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  • Une petite lueur d’espoir pour les habitants du quartier Saint-Michel à Apt

    Une petite lueur d’espoir pour les habitants du quartier Saint-Michel à Apt

    « Jamais un ministre ne s’était déplacé à Saint-Michel depuis sa construction. 60 ans plus tard, un autre revient, cela veut dire beaucoup. S’il y a eu un ministre pour construire, il y en aura un pour réparer ». Après avoir pu échanger avec Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, Ourada Belaïd voit un signal positif. Secrétaire générale de l’association de défense des habitants de Saint-Michel (Adhasami), elle-même évacuée en octobre dernier, elle espère que cette visite soit le déclencheur d’un plan de rénovation indispensable pour reconstruire ce quartier.

    « Il nous a donné de l’espoir pour obtenir les fonds nécessaires », embraye Viviane McCreery, la présidente de l’Addhasmi. Car si une grande partie de Saint-Michel est une copropriété privée, c’est parce que l’État a progressivement vendu ces logements construits à la hâte sur un terrain argileux et destinés aux militaires. « Les propriétaires ont été victimes d’un système dévastateur et injuste », estime-t-elle. Mais avant une rénovation, de très longues années s’annoncent. Et face à l’urgence (crédits et charges en cours, chauffage cet hiver, possibles nouvelles évacuations), « nous avons rarement quelque chose de concret à annoncer aux habitants », déplore Viviane McCreery, pas vraiment rassurée sur ces points par la visite. « Il faut désigner une seule personne responsable qui gère tous les aspects car l’administration est trop découpée », revendique la présidente.

  • Dans le Vaucluse, une usine d’huiles essentielles mise en demeure de dépolluer

    Dans le Vaucluse, une usine d’huiles essentielles mise en demeure de dépolluer

    Une sorte de double peine. Dans la nuit du 2 au 3 août, un violent incendie a détruit 1 300 m2 de l’entreprise Rosier-Davenne, laboratoire de production d’huiles essentielles à Châteauneuf-de-Gadagne. Depuis, le site est fermé, au moins jusqu’à la fin du mois. « Nous prenons le temps nécessaire pour remettre les choses en place dans les meilleures conditions et assurer une réouverture efficace », note dans un courriel automatique Rosier-Davenne*.

    Au-delà du sinistre, l’impact sur le milieu environnant est placé sous haute surveillance et fait l’objet d’un suivi par la Ville et différents services sanitaires et environnementaux de l’État. Dans un communiqué le 7 août, la municipalité indiquait que « selon l’ARS, les polluants détectés ne présentent pas de toxicité majeure et leurs concentrations dans l’eau de la nappe restent faibles ». Mais, la situation « nécessite une surveillance attentive », estime la Ville dans une nouvelle communication, jeudi dernier. Insistant sur le fait que « les très fortes odeurs » pouvant être perçues ne « présentent pas de toxicité », la Ville invite à ne « pas consommer l’eau provenant des forages privés dans le secteur potentiellement concerné par la pollution de la nappe ». Pollution dont les « conclusions sur son étendue » sont à ce stade encore « prématurées ».

    C’est dans cette même optique que la préfecture a pris, le 10 août, un arrêté mettant en demeure Rosier Davenne « de faire cesser toutes pollutions au milieu naturel et mettre en œuvre les mesures prescrites ». L’État s’inquiète notamment de « l’incertitude sur l’étanchéité » du bassin de rétention enterré du site, qui a récupéré une partie des eaux de l’extinction de l’incendie. Idem, ces mêmes eaux souillées se sont « déversées dans le réseau d’eaux pluviales qui se rejette dans le cours d’eau le canal du Moulin ». L’arrêté somme le labo de réaliser plusieurs mesures à court terme (une ou deux semaines) ou plus long terme (un à deux mois). L’entreprise doit, par exemple, « vider, sous une semaine, tous les effluents contenus dans le bassin de rétention » ou « réaliser le pompage des eaux polluées stagnantes dans le fossé, puis son curage » mais aussi « effectuer une étude sur l’état du bassin de rétention » et « procéder, sous deux mois, au nettoyage du site ».

    * Qui n’a pu être jointe.

  • Avignon met un coup de règle sur le kit de rentrée scolaire

    Avignon met un coup de règle sur le kit de rentrée scolaire

    « On attend les élections de 2026 avec un peu d’inquiétude. On espère que le futur maire ne décidera pas de supprimer ce dispositif au nom des économies ». Il y a un an, Frédérique Corcoral, alors adjointe au maire en charge du quartier Ouest et des personnes en grande précarité, avait une vision prémonitoire. Le dispositif en question ? Un kit de fournitures scolaires fourni par la Ville à chacun des 8 750 élèves de maternelle et d’élémentaire. Une mesure instaurée à la rentrée de 2024, qui « permet de rétablir une forme d’équité : tous les enfants, quels que soient leurs milieux, arrivent à l’école avec le même matériel », défendait alors Frédérique Corcoral.

    Mais visiblement moins du goût de la nouvelle municipalité Galzi (DVD) qui a décidé de supprimer ce kit, « dans un contexte financier particulièrement contraint et une démarche de revue des dépenses ligne par ligne », répond-on en mairie, sollicitée par La Marseillaise. Elle juge le dispositif « coûteux » [81 000 euros] et peu efficace, « un kit sur 4 n’ayant pas été retiré, ce qui interroge le besoin réel des familles et la pertinence d’une distribution systématique à l’ensemble des élèves ». La municipalité estime que « les réponses existent déjà au plus près du terrain », entre allocation de rentrée scolaire et une « part importante » des fournitures « déjà achetées directement par les écoles grâce aux dotations versées par la Ville ». Des dotations en revanche maintenues, à 42 euros par élève de primaire et 45 euros en maternelle. « En résumé, la Ville fait le choix d’une gestion responsable de l’argent public : réserver ce qui fonctionne, recentrer les dépenses sur les besoins réels et garantir que l’effort éducatif demeure intact », conclut-on à l’Hôtel de ville.

    Pas d’augmentation des tarifs de cantine à ce stade

    Une décision, relevée et dénoncée par la section PCF d’Avignon : « Olivier Galzi choisit de sabrer dans les politiques sociales engagées par ses prédécesseurs, plutôt que de poursuivre les efforts qui permettaient de mieux protéger les familles et d’améliorer le quotidien des enfants avignonnais », poursuit, au nom de la section, Julien De Benito, ex-adjoint de Cécile Helle. Le PCF juge que cette mesure contribuait à « rendre effectif le droit à l’école publique, laïque et gratuite ». Notons par ailleurs, et pour l’heure, que les tarifs de la restauration municipale ne bougeront pas. Baissés par trois fois lors du précédent mandat, ils permettent à un enfant sur deux de déjeuner pour moins d’un euro.

  • À Avignon, le plan Faubourgs encore détricoté par l’avenue Monclar

    À Avignon, le plan Faubourgs encore détricoté par l’avenue Monclar

    Il est presque midi vendredi dernier. Au croisement de l’avenue Monclar et des boulevards Monod et Ferry, les automobilistes ralentissent et peinent à savoir s’il faut se fier au stop ou au nouveau feu tricolore encore éteint pour adopter la bonne conduite. Normalement, ce lundi à 9h, le feu fera foi et sera mis en service dans le cadre de la révision du plan Faubourgs, mis en place par la nouvelle majorité. Une nouvelle étape importante de franchie depuis trois mois et le lancement, en grande pompe, du premier ajustement de circulation autour de l’inflammable sujet des mobilités.

    Malgré l’absence de concertation, et trois semaines après la remise en double sens de la porte Saint-Lazare (notre édition du 28 juillet), le maire Olivier Galzi (DVD) continue de détricoter une des mesures phares du mandat précédent de sa prédécesseure, Cécile Helle (PS). Lors du conseil municipal de fin juin, au moins 300 personnes avaient bruyamment manifesté leur hostilité à ce démantèlement sous les fenêtres de l’Hôtel de ville, réclamant un moratoire. Olivier Galzi reste, lui, persuadé d’avoir l’adhésion d’une majorité silencieuse…

    « J’ai peur des risques pour nos enfants »

    Le changement sur l’avenue Monclar est encore perçu comme « une autre modification sans concertation ni étude d’impact » par l’association des 4 boulevards qui invite les riverains à faire remonter « les problématiques nouvelles soulevées par cette décision unilatérale ». L’opposition de gauche, qui avait porté ce dossier, parle d’un « contre sens historique », craignant « une insécurité routière ».

    Principal bouleversement, la réouverture de l’avenue Monclar dans le sens sud/nord (vers les remparts) depuis le croisement des boulevards Monod et Ferry. Les automobilistes pourront à nouveau passer devant l’école Marcel-Perrin, où plus aucune voiture ne circulait depuis plus de deux ans. La Ville assure que la « borne rétractable sera relevée aux heures d’entrée et de sortie » des classes. « J’ai peur qu’il y ait beaucoup plus de bruit et de risques pour nos enfants », redoute une maman d’élève croisée à proximité, anxieuse à une grosse semaine de la rentrée.

    Parmi les ajustements notables, la remise en circulation à double sens des boulevards Ferry et Monod dans ce secteur. La piste cyclable sur Monclar est maintenue en l’état. « Je suis assez partagée », ne sait pas trop quoi encore penser Lise Demeyer. Depuis mars, elle a ouvert le café créatif L’Éklâ, au quasi-croisement Monclar-Monod. « J’ai à la fois peur de perdre en calme avec plus de bruit, des difficultés de stationnement alors que je tiens un lieu de créativité et, d’un autre côté, je vais gagner en visibilité et avoir moins de bouchons pour venir travailler, ce changement pourrait débloquer tout ça », développe-t-elle.

    À quelques mètres de là, le pharmacien est, lui, beaucoup plus tranché. « Je vois clairement ce changement d’un très bon œil même s’il faut être prudent le temps des nouvelles habitudes », se projette Michel Paulet. Installé depuis 20 ans, il estime que les travaux de l’avenue Monclar lui ont fait perdre 100 clients par an depuis deux ans. « On était un peu coupé du reste de la ville, le plan Faubourgs c’est peut-être bien pour ceux qui y vivent, mais c’est catastrophique pour ceux qui y travaillent », juge le pharmacien. D’autres révisions sont encore prévues, mais pas datées officiellement, côté Saint-Ruf ou Sixte Isnard.

  • Sur la Barthelasse à Avignon, la maison du Parc en quête d’un repreneur

    Sur la Barthelasse à Avignon, la maison du Parc en quête d’un repreneur

    En juin 2023, s’ouvrait la maison du Parc sur l’île de la Barthelasse. Une bâtisse entièrement réhabilitée pour plus de 500 000 euros, le long des berges du Rhône face au pont d’Avignon, et pensée comme une porte d’entrée sur les îles fluviales avignonnaises avec possibilité de s’y restaurer et de s’informer avec des équipes d’Avignon tourisme. Au printemps et à l’été, des soirées guinguettes étaient également organisées. Mais, dans la foulée des municipales, la nouvelle majorité (DVD) a décidé d’arrêter les frais (notre édition du 15 mai). La raison ? Un coût de fonctionnement jugé trop élevé.

    « Cet endroit n’était qu’une source de dépenses avec zéro recettes, il est illogique qu’il ne rapporte pas d’argent, insiste Corinne Chatriot, première adjointe, jointe ce vendredi. C’est un très bel endroit, la Ville ne peut pas se permettre de n’en payer que l’entretien, il faut un retour économique. » Selon la municipalité, le coût de fonctionnement dépassait les 100 000 euros annuels quand, par exemple, la venue d’un food-truck lors de soirées guinguettes était facturée 115 euros l’emplacement.

    Actuellement, la maison du Parc végète. Les portes sont closes et la seule trace d’activité récente est un panneau vantant les animations estivales qui se sont tenues à proximité. La Ville a mis sur la table une double issue pour ne pas laisser dépérir le lieu : l’une provisoire et immédiate, l’autre plus pérenne et à court terme. « On propose de l’ouvrir à des associations qui ont besoin d’espace pour des animations, activités ou réunions », présente Corinne Chatriot. Le 6 septembre prochain, la maison du Parc sera d’ailleurs le point central du forum des associations, qui se tient sur les allées Roig et au centre de loisirs. Elle servira aussi de point d’appui au marathon d’Avignon le 27 septembre, où sera donnée l’arrivée.

    « Pas un endroit

    où l’on fera la fête »

    Les associations devraient pouvoir investir ce lieu jusqu’à la fin de l’année a minima. Car en parallèle, la municipalité va lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour un nouveau projet de « snacking et petite restauration », pose Corinne Chatriot. « Il y a une vue magnifique, ça se prête à avoir un endroit comme ça », justifie la première adjointe. Si les critères de l’AMI restent à être affinés, nul doute que beaucoup seront vigilants sur le fait de conserver un lieu accessible à tous, avec des tarifs et une configuration qui ne seraient pas réservés qu’à quelques happy few. « Une certitude, ce ne sera pas un endroit où on fait la fête, il y a des voisins, ce serait trop irrespectueux », assure Corinne Chatriot, entrouvrant tout de même la porte à une ouverture « nocturne, sans que ce soit bruyant ».

    Autre aspect, qui pourrait être un frein aux candidatures, la maison du Parc « ne peut être louée que d’avril à octobre en raison du risque inondation », prévient la première adjointe. Approuvé il y a trois ans, le plan de prévention des risques inondations (PPRI) du Rhône à Avignon classe la zone en aléa fort de crue. Un point « à faire évoluer dans le temps », estime toutefois la première adjointe, jugeant la topographie de la maison du Parc moins exposée.

  • [Entretien] « On va créer une inégalité hydraulique avec les digues du Coulon »

    [Entretien] « On va créer une inégalité hydraulique avec les digues du Coulon »

    La Marseillaise : Vous organisez samedi en fin de journée une balade/rassemblement à Robion pour mettre en avant 17 km d’îlots de fraîcheur. Dans quel but ?

    Pierre Leclerc : On souhaite fêter un double tour de force d’avoir réussi à déposer en 15 jours deux recours en justice contre deux étapes d’expropriations et d’aménagements des digues du Coulon. C’est aussi une occasion de se rencontrer entre différents acteurs associatifs. Enfin, l’idée est de faire connaître le Coulon bleu, où il y a tout le temps de l’eau l’été. Ceux qui viendront samedi verront qu’il coule à flots, qu’il y a des cascades malgré la sécheresse. C’est un privilège d’avoir 17 kilomètres de rivière, en plus à l’ombre. Et quand on voit que Cavaillon est promise à être une des villes les plus insupportables à vivre face aux températures [selon un classement du Parisien], c’est étonnant qu’on soit amené à raser ces 17 km.

    Vous parlez de recours. Sur quoi portent-ils ?

    P.L. : Il y a un premier concernant des expropriations à Robion porté par trois riverains du Coulon, quartier de la Tengude. L’agglomération Luberon Monts de Vaucluse veut y refaire les digues d’ici à 20 ans. Il y a un deuxième recours, beaucoup plus important, avec 5 associations et 9 riverains, côté Cavaillon, pour s’opposer au commencement des travaux prévus l’année prochaine par le SIRC (syndicat intercommunautaire rivière Calavon-Coulon). On attaque sur tous les aspects écologiques. Les travaux consistent à raser des digues existantes pour les remplacer par des digues inégales. Parfois on peut admettre, comme sur l’île de la Barthelasse, un côté sacrifié car il est 30, 40 ou 50 fois moins peuplé que le côté protégé. Là, on va créer une inégalité hydraulique aux dépens de la population la plus nombreuse, soit environ 900 personnes, pour protéger, avec une digue dite insubmersible les 200 hectares du quartier agricole du Grès qui compte 300 personnes. Au lieu que l’eau aille des deux côtés, elle n’ira plus que d’un côté. Tout ça derrière pour obtenir des terrains constructibles.

    Il y a un an, vous alertiez sur l’absence de plan de prévention des risques inondations (PPRI) du Coulon aval. Le dossier a depuis été relancé…

    P.L. : Oui, alors qu’il date de 2002… Il devrait y avoir une enquête publique à la fin de l’année. On a eu droit à une nouvelle consultation avec trois réunions publiques en juin assez houleuses. Pour nous ce PPRI reste scandaleux. C’est notre motivation principale à l’association depuis 13 ans : il y a des zones inondables totalement cachées, des milliers de gens à L’Isle-sur-la-Sorgue, au Thor, à Châteauneuf-de-Gadagne, à Velleron et jusqu’au centre d’Entraigues qui sont inondables et dont le risque est caché dans le PPRI.

  • Le projet d’hôtel de luxe à Orange sort renforcé de la consultation

    Le projet d’hôtel de luxe à Orange sort renforcé de la consultation

    Généralement, les consultations ou enquêtes publiques ne passionnent guère les foules. Le projet Orange baie des Princes en a été le parfait contre-exemple. Il faut dire que la construction d’un hôtel de luxe sur une ancienne carrière dans la colline Saint-Eutrope coche toutes les cases d’un brûlant sujet. Pour rappel (notre édition du 6 août), le promoteur Immobilis compte, sur cette friche industrielle de 15 ha, bâtir 5 îlots (1,75 ha au total sera artificialisé) et implanter un hôtel de 180 chambres, un hôtel d’entreprises, une résidence seniors et une autre dite « éco-touristique, cyclo-touristique, oeno-touristique » et enfin un spa.

    Un projet dans les cartons depuis 15 ans qui vient de faire l’objet d’une vive consultation du public lors d’un trimestre, achevée le 31 juillet. Contrairement à l’enquête publique où le commissaire enquêteur doit donner un avis qui agit comme sésame à la validation d’un permis de construire, la consultation est une première étape en vue d’un permis d’aménager et d’une autorisation environnementale. Au total, 1 947 contributions ont été apportées. « Cette consultation du public s’est déroulée dans un climat très houleux et il faut bien le dire assez pénible », résume, sur la forme, le commissaire enquêteur Bruno Espieux.

    La mairie ne se positionne pas encore

    Quant au fond, ses conclusions viennent plutôt approuver le dossier. « Ce projet est lourdement attaqué en ce qu’il porterait gravement atteinte à la biodiversité », relève-t-il. Or, « le dossier ne permet absolument pas de conclure que ce projet va se traduire par un saccage de la biodiversité, bien au contraire ». Le commissaire enquêteur se fonde sur une « masse documentaire très volumineuse, qui a fait l’objet d’analyse par les autorités publiques » qui n’ont émis « aucun avis négatif », abonde-t-il. Toutefois, Bruno Espieux estime que « plusieurs questions méritent d’être éclaircies ». Il formule ainsi trois sortes de réserves, pointant « le risque inondation et la question du tunnel de la Mine », le « risque éboulement » avec des études complémentaires souhaitées et, enfin, la question du parking et circulation.

    « Nous retenons de ces conclusions un avis de fond très favorable », se réjouit, auprès de La Provence, Emmanuel Purpan, porteur du projet pour Immobilis, assurant que les trois points soulevés font déjà l’objet « de travaux engagés par nos équipes ». Côté opposants, comme l’Association de défense de l’environnement orangeois (Adeo), son président Thierry Jaumard n’est pas « étonné » de l’avis bien qu’il se satisfasse « de voir aborder la question du tunnel de la Mine qui n’est pas répertorié et entretenu et doit absorber toute l’eau ». Tout le monde attend désormais la position du maire Jean-Dominique Artaud (RN). Il reste toujours sur la réserve quand la précédente majorité Bompard, à laquelle il a longtemps appartenu, soutenait le promoteur.

  • Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Il y a deux semaines, l’assassinat d’une mère de famille, dont le principal suspect est son ex-conjoint, avait suscité une vague d’émotions à Bollène, mais aussi dans la commune voisine de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) où « cette femme pétillante et maman aimante de deux petits garçons » tenait un salon esthétique. Katerina est une nouvelle victime d’un féminicide. En juin, elle avait signalé et exposé le climat de violences et bénéficiait d’un téléphone grave danger. Son ex-compagnon, qui avait été candidat aux dernières municipales sur la liste RN, a depuis été placé en détention provisoire et mis en examen pour meurtre sur conjoint.

    Preuve de l’émotion et que ce meurtre dépasse le seul cadre privé familial, une marche blanche était organisée ce mercredi soir au départ et à l’arrivée de l’hôtel de ville de Bollène. Alors que les organisateurs, deux amis de Katerina, attendaient 200 personnes, l’hommage a réuni un millier d’habitants de Bollène ou d’ailleurs. « Je ne la connaissais pas, mais c’est impossible de rester insensible, plus on sera nombreux à s’insurger, plus j’espère que ces violences cesseront », veut croire Nathalie, Bollénoise présente avec sa fille ado.

    « Nous refusons de baisser les yeux »

    « Vous êtes venus parce que ce qu’il s’est passé vous a bouleversé et que certaines atrocités dépassent les liens personnels, et touchent à notre capacité à ne pas rester indifférent à l’injustice, votre présence est un message de soutien mais aussi pour dire que nous refusons de banaliser la violence et de baisser les yeux », remerciera, en clôture de la marche, Tiffany Garofalo, co-organisatrice de l’hommage. « Tout le territoire partage cette douleur, observe Laurence Desfonds-Farjon, 1re adjointe au maire de Bollène. Derrière ce féminicide, il y a un visage, un nom, une famille, nous avons le devoir de dire plus jamais ça et de condamner l’inacceptable. »

    Devant la mairie, la maman de la victime venue de République tchèque, pays de Katerina, peine à contenir ses larmes. Seule à porter du noir, elle s’est effondrée en sanglots un peu plus tôt lorsque le cortège a fait une halte, sur les hauteurs du centre-ville devant la maison de Katerina, où a eu lieu le meurtre. Son portrait a été apposé sur la porte du garage de la bâtisse, encore sous scellés. Bien que séparé avant le drame, le nom du couple est encore fixé sur la boîte aux lettres.

    Plusieurs personnes déposent des fleurs et se recueillent devant le portrait avant de reprendre la marche dans un silence pesant. Et ce derrière une banderole « Plus jamais ça, ensemble pour toutes les Katerina », tenue à ses extrémités par deux hommes portant un T-shirt floqué « Être un homme, ce n’est pas frapper, c’est protéger ». « Repose en paix Katerina, nous ne t’oublierons jamais », conclut Tiffany, suivie d’une salve d’applaudissements.

  • Olivier Galzi défend son arrêté en utilisant un fait divers

    Olivier Galzi défend son arrêté en utilisant un fait divers

    Habituellement, Olivier Galzi n’est pas avare en communication et sait orchestrer toute nouvelle décision. Le maire (DVD) n’avait pourtant pas fait la promotion d’un nouvel arrêté réglementant l’occupation de l’espace public, publié sur la seule page internet des actes administratifs de la Ville. Si la municipalité a répondu aux diverses sollicitations presse, Olivier Galzi a attendu ce mardi pour évoquer l’arrêté sur ses réseaux sociaux.

    Et ce, en se servant d’un fait divers, relaté par Vaucluse matin, où le 15 août sur fond de forte alcoolisation, un individu a arraché un bout de menton à un autre pour cause de refus de cigarette. « Notre arrêté entend donner à la police municipale une base légale pour intervenir avant que de tels drames ne se produisent ! », assure le premier magistrat, visiblement agacé des critiques de son « opposition de gauche et leur réseau d’associations »… À l’instar de la Ligue des droits de l’homme ou de la fédération des acteurs de la solidarité, prête à attaquer en justice l’arrêté (notre édition de mercredi) qualifié « d’anti-mendicité ».

    Olivier Galzi accuse la gauche d’une forme d’angélisme : « Elle refuse de voir le lien entre la présence de groupes de marginaux dans la rue et l’insécurité qui peut en découler… Elle fait croire que nous nous en prenons aux “pauvres” comme si la pauvreté impliquait toutes les dérives décrites dans notre arrêté. Quel mépris pour eux et quel aveuglement coupable envers les victimes ! » La gauche et les associations s’interrogent sur la durée (6 mois) de l’arrêté et quelle politique plus globale est mise en place à destination de ce public vulnérable.

  • Le ban des vendanges prêt à réinvestir Avignon

    Le ban des vendanges prêt à réinvestir Avignon

    Contraint l’an dernier de délaisser le jardin du Rocher des Doms en travaux pour s’installer sur la place du palais des Papes, le ban des vendanges s’ancre finalement par choix cette année aussi devant le célèbre monument d’Avignon. Une manifestation quasi trentenaire qui se déroulera le samedi 29 août de 17h à minuit. « C’est une grande fête populaire gratuite qui célèbre la première économie de Vaucluse, l’ultime rendez-vous avant la rentrée », souligne David Bérard, délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône, l’association organisatrice, qui a présenté l’édition ce mardi.

    Quelque 10 000 personnes sont attendues, d’abord autour d’un défilé des confréries bachiques dans les rues du centre-ville depuis l’église Saint-Agricol puis d’une messe vigneronne avec bénédiction des vendanges à la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Suivra l’ouverture du marché gourmand (16 stands) à 18h30 avant la proclamation officielle du ban (19h) et le bal (20h30). « On n’est pas là pour pousser à l’ultra consommation, on arrête la vente d’alcool à 23h », assure François-Xavier Nicolas, vice-président des Compagnons. Le ban des vendanges met d’ailleurs à l’honneur une seule appellation, celle de Vaison-la-Romaine. « C’est la fête des confréries, pas un événement où les producteurs vendent leurs vins », précise Brigitte Bouvier, présidente des Compagnons.

    Malgré des vendanges de plus en plus précoces – celles pour le blanc et rosé ont démarré il y a deux semaines -, Brigitte Bouvier annonce un millésime « plutôt prometteur avec des volumes un peu en baisse à cause la sécheresse », observe celle qui est aussi directrice du lycée viticole d’Orange.