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  • La CGT réalerte sur des failles dans la protection de l’enfance en Vaucluse

    La CGT réalerte sur des failles dans la protection de l’enfance en Vaucluse

    La protection de l’enfance est une compétence majeure du Département. « Une question prégnante à laquelle je suis attachée », assurait il y a un an la présidente Dominique Santoni (LR), qui annonçait récupérer elle-même cette délégation. Mais, selon la CGT, la situation reste ultra-problématique. Il y a un peu plus d’un mois, le syndicat des personnels du Département a adressé une lettre ouverte à la présidente et au préfet pour dénoncer l’état des lieux général au sein de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

    « Nous ne voulons pas attendre un accident, une violence ou un drame pour entendre, demain, que chacun connaissait les difficultés, mais que personne n’avait mesuré leur gravité », écrit Amandine Laugier, secrétaire générale de la CGT du CD84, qui demande « un état des lieux réel des moyens humains consacrés à la protection de l’enfance » et « pas uniquement des organigrammes ou des effectifs théoriques ». La CGT ne pointe pas une défaillance ponctuelle, mais bien un problème plus structurel. « C’est la capacité même du dispositif à garantir pleinement et en permanence la protection des enfants confiés qui doit aujourd’hui être interrogée, nous considérons que certaines situations signalées sont susceptibles d’exposer les enfants comme les professionnels à des risques graves qui ne peuvent être banalisés », estime le syndicat.

    Depuis, le courrier est resté lettre morte. Mobilisée auprès des lycéens et étudiants, la CGT ne prévoit exceptionnellement pas de rassemblement, ce vendredi, en marge de la séance plénière. Contacté, le Département assure qu’une réponse sera apportée lors de la séance. Il est prévu à l’ordre du jour la contractualisation avec l’État sur la protection de l’enfance. De 4,9 millions d’euros en 2025, le partenariat passe à 5,3 millions en 2026 avec une forte progression de la part du Département quand celle de l’État reste stable.

  • Au Département de Vaucluse, la gauche tente de reprendre la main

    Au Département de Vaucluse, la gauche tente de reprendre la main

    Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour trouver un successeur à Dominique Santoni. Élue il y a dix jours sénatrice, la présidente LR du Département de Vaucluse a un mois pour démissionner. La nouvelle parlementaire attend déjà mercredi, date butoir pour déposer un recours éventuel sur les sénatoriales, avant de quitter la présidence. Dominique Santoni présidera d’ailleurs, ce vendredi, une traditionnelle séance plénière d’octobre. Elle devrait céder son fauteuil a priori dans la première quinzaine de novembre, lors d’une séance dédiée.

    D’ici là, « ça va s’agiter », glisse un élu départemental. La droite, majoritaire d’une courte tête, s’est réunie dès le lendemain des sénatoriales pour s’entendre sur un successeur. Sans surprise et sauf gros revirement d’ici là, Christian Mounier, actuel vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture, est pressenti pour achever le mandat sur 18 mois. En face, l’extrême droite (6 RN, 2 Ligue du sud) n’est pas en capacité de disputer la gagne (les élus avaient voté blanc en 2021 lors de l’élection à la présidence). À l’inverse de la gauche, qui avait vu la présidence lui échapper de peu, suite au revirement du binôme de Bollène et son maire, Anthony Zilio, appui final de Dominique Santoni, élue avec 14 voix contre 12 pour Jean-François Lovisolo.

    Anthony Zilio de nouveau au centre du jeu

    Depuis, la présidente a toujours su préserver sa majorité baroque. Avec des votes fluctuants au gré des dossiers, comme il y a quatre ans, lors de l’absorption du bailleur social public Vallis habitat par Grand delta habitat, soutenue par Jean-François Lovisolo et rejetée par Anthony Zilio… Mais l’élection d’un nouveau président a déjà eu un mérite : se faire réunir toutes les composantes dites de gauche de l’hémicycle. En présentiel ou en visio – pour Anthony Zilio – une quinzaine d’élus, issus des quatre groupes, s’est rassemblée, ce lundi en fin de matinée, au Département. Une première depuis cinq ans. « C’est très bien de se réunir dans ce cadre aussi large », commente Jean-François Lovisolo, qui préside le groupe Territoires de progrès (4 élus). Retenu, le maire de La Tour-d’Aigues n’était pas présent, mais s’était entretenu en amont avec Sophie Rigaut (PS), présidente du groupe Pour un Vaucluse solidaire et écologique (6 élus) et instigatrice de la réunion.

    « Cela a été très constructif dans l’intérêt de la collectivité, l’idée était de se parler et on continuera à le faire », synthétise brièvement Sophie Rigaut. L’heure n’était évidemment pas aux grandes annonces ce lundi. Si on temporise à gauche sur la possibilité de présenter un candidat, l’inconnue réside surtout dans son identité. Jean-François Lovisolo botte en touche : « En 2021, il y a eu fait majoritaire, je ne vois pas ce qui a changé en 2026 dans l’équilibre politique du Département. » Anthony Zilio pourrait-il opérer une nouvelle bascule et viser la présidence avec le soutien du reste de la gauche prête à pardonner l’épisode de 2021 ? Contacté, le maire de Bollène n’a pas donné suite. « On a tout intérêt à maintenir un esprit de concorde en vue de 2028 [date des prochaines départementales] », juge Rémy Blanc (PCF).

    La réunion de ce lundi, peu importe l’issue sur la présidence dans un mois, a d’ores et déjà permis à la gauche de poser des jalons pour 2028. Élection où le RN visera bien plus que ses 4 cantons actuels sur les 17 de Vaucluse.

  • [Entretien] Stéphane Le Nallio : « Le Vaucluse a des secteurs d’emplois porteurs »

    [Entretien] Stéphane Le Nallio : « Le Vaucluse a des secteurs d’emplois porteurs »

    Après quatre années dans les Alpes-Maritimes, Stéphane Le Nallio a pris, le 1er juillet, la direction de France travail dans le département, qui affiche le taux de chômage le plus élevé de la région. Il entend être au plus près des besoins des entreprises et des demandeurs d’emploi pour inverser la tendance.

    La Marseillaise : Vous avez pris vos fonctions il y a trois mois, quel est votre regard sur ce premier trimestre ?

    Stéphane Le Nallio : J’ai pu faire le tour du territoire où nous comptons 8 agences et 450 collaborateurs. Cela m’a permis cet été de découvrir le Vaucluse, que je ne connaissais pas. J’ai pu mieux appréhender aussi le contexte socio-économique, les difficultés. On est un département avec le taux de chômage le plus important de la région Paca, à 10,7% [soit 62 000 demandeurs d’emploi], contre 8 à 8,5% en moyenne dans la région. On a 30% de seniors, 13,5% de jeunes et 12% de bénéficiaires du RSA. Et malgré tout, je découvre des secteurs porteurs et marquants : l’industrie, l’agroalimentaire, l’agriculture, même si on a l’impression que ce ne sont pas des postes pérennes, le transport et la logistique. Donc tout l’enjeu, c’est d’arriver à travailler les besoins des entreprises et, en même temps, mettre en relation et travailler la qualification des demandeurs d’emploi pour faire se rencontrer ces deux mondes. Je n’ai pas encore rencontré ces entreprises, ce sera en novembre. Là, j’ai vu bien sûr les différents représentants de l’État, comme le préfet ou la direction du travail, puis les responsables économiques type CCI, Medef, CPME.

    Ce taux de chômage élevé est plutôt structurel. Quelle est votre méthode pour changer la donne ?

    S.L.-N. : Effectivement, cela ne date pas d’hier. En Vaucluse, si je fais une analyse, on est un peu coincé entre le gros bassin marseillais, qui attire beaucoup de population et propose beaucoup d’emplois, et toute la zone de la vallée du Rhône avec les industries du nucléaire. L’enjeu, c’est comment on fait rentrer en mouvement les populations qui sont dans le Vaucluse pour pouvoir répondre aux besoins des entreprises vauclusiennes mais aussi penser à des questions de mobilité pour les Bouches-du-Rhône ou pour la Drôme. Chaque année, nous travaillons avec les collègues des territoires voisins en disant comment on peut faire bénéficier nos populations de ces emplois. Le Vaucluse a une forte représentation agricole, on a à peu près 10% de notre demande d’emploi inscrite dans les métiers agricoles.

    Sur la question agricole, certains employeurs ne font plus appel
    à France Travail, peu satisfaits,
    et optent pour des travailleurs détachés. Pourquoi
     ?

    S.L.-N. : Nous avons un vivier localement, avec 5 000 travailleurs agricoles inscrits, qui sont tout à fait compétents dans ces métiers-là. Cette année, on a encore fait une opération viticulture, où on a pu proposer plus de 400 vendangeurs aux 38 domaines qui nous ont fait confiance. Il faut peut-être que chacun change son regard, travailler sur la marque employeur, sur la valorisation des conditions de travail pour que derrière, nous aussi, cela nous permette d’attirer les demandeurs d’emploi inscrits, dans le monde agricole et qui parfois nous disent, « oui, mais moi, je ne veux plus y aller ».

    Comment expliquer le delta entre
    ce taux de chômage et des secteurs en tension qui peinent à recruter
     ?

    S.L.-N. : Toute la difficulté est de faire se rencontrer les besoins des entreprises, qui parfois sont exigeants et pointus, je pense notamment dans l’agroalimentaire, avec les qualifications des demandeurs d’emploi. Pour cela, nous avons des outils, comme la préparation opérationnelle à l’emploi : on prend une personne avec ses compétences, ses capacités. En face, il y a le besoin de l’entreprise et on met un cursus de formation avec des tutorats en entreprise. Il y a aussi tout l’accompagnement, peut-être un petit peu moins connu du grand public, qui est réalisé par 65 conseillers en agence, dédiés justement à accompagner les entreprises sur les conditions de travail, leur fiche de poste. Ils ont pour objectif de recueillir les besoins des entreprises, d’aller les prospecter et ensuite de les mettre en relation avec les conseillers qui, eux, accompagnent les demandeurs d’emploi, et faire en sorte que ça matche.

    Avez-vous, dans votre feuille de route, des objectifs précis de baisse du taux de chômage ?

    S.L.-N. : Non, nous n’avons pas d’objectifs chiffrés. Notre mission, c’est bien évidemment de réduire les tensions sur le marché du travail. L’objectif, c’est d’accompagner au mieux les demandeurs d’emploi dans leur parcours, dans l’accès à une qualification, dans la connaissance des métiers, la réorientation. Aujourd’hui, on sort du schéma historique où les gens rentraient dans une entreprise et y restaient des dizaines d’années. Maintenant, pour les jeunes qui rentrent sur le marché du travail, on sait très bien que qu’ils ne vont pas pouvoir garder le même emploi pendant 40 ans. Pour cela, plusieurs rendez-vous sont organisés comme des semaines sectorielles, à l’instar de celle du commerce qui démarre ce lundi. Il y a les événements classiques comme les forums, job dating ou visites d’entreprises. Mais il y a aussi au quotidien, dans chacune des 8 agences, des événements, où on accueille une agence d’intérim, un employeur qui a des besoins en termes de recrutement ou qui va venir parler de son secteur d’activité. L’agence, aujourd’hui, ce n’est pas juste un lieu où on reçoit les chercheurs d’emploi, c’est vraiment un lieu de vie et un lieu de rencontre entre les candidats et les opportunités du territoire.

    Quid des allocataires du RSA ?

    Le Département a engagé une forte politique de « remise au travail », avec aussi beaucoup de radiations
    et de suspensions. Quel est votre point de vue
     ?

    S.L.-N. : Nous avons une convention avec le Conseil départemental pour accompagner une partie des bénéficiaires du RSA. Des postes spécifiques de conseillers promotion entreprise ont été créés, qui ont pour objectif d’aller prospecter les entreprises qui ont des besoins, et de leur proposer directement un vivier de candidats bénéficiaires du RSA. Je trouve que ça fonctionne plutôt bien, on est dans la redynamisation, c’est un modèle qui n’existe pas là d’où je venais. Les bénéficiaires du RSA ne sont pas des gens qui veulent juste bénéficier du système, mais sont aussi en difficulté sociale. Et quand on arrive à redynamiser ces personnes, par de l’accès à la qualification et de l’emploi direct, on a des résultats probants.

  • [Parole de maire] Richard Kitaeff : « Gordes est une commune vivante toute l’année »

    [Parole de maire] Richard Kitaeff : « Gordes est une commune vivante toute l’année »

    La Marseillaise : Comment définiriez-vous votre commune au-delà de la carte postale ?

    Richard Kitaeff : C’est une commune vivante toute l’année, avec une vraie vie culturelle, sociale et économique dont l’ADN, est le patrimoine et la culture. Il y a un vrai tissu associatif et une activité touristique qui devient de plus en plus qualitative, parce qu’on a fait beaucoup d’efforts ces dernières années pour diminuer le tourisme de masse. Je précise que nous ne sommes pas du tout dans un tourisme destructeur, comme sur les falaises d’Étretat, où il y a vraiment une détérioration des espaces publics. On a créé des parkings de délestage qui permettent donc de ne plus envahir le centre-ville, en développant aussi une présence policière plus importante dans le centre. On n’a pas de vrai problème de congestion urbaine, comme le connaissent certains villages touristiques, parce que le passage central de Gordes est une route départementale, et donc c’est quand même assez fluide. Nous avons lancé aussi un projet de 3 millions d’euros d’investissement dans le centre-village, avec la création de places de convivialité, des nouveaux revêtements au sol qui permettent de créer de la végétalisation.

    Donc Gordes n’est pas en vie que 3 mois par an ?

    R.K. : Pas du tout. Certes nous avons un rayonnement international par notre patrimoine, le village des Bories, l’abbaye de Sénanque mais c’est un village vivant toute l’année. Par exemple, on a créé un marché de producteurs locaux dans le centre-ville pendant la période d’hiver, qui s’appelle le marché des petites Halles. Il y a aussi un salon du livre « Lire à Gordes » en avril avant la saison touristique. Tous les mois, on a les « Vendredis de Gordes » et les « Mardis de l’économie », qui sont des conférences sur l’actualité avec des personnalités. Et on a créé dix nouvelles fêtes depuis quelques années, comme « Cuisine en fête » en février. Donc pour un village de moins de 2 000 habitants, c’est très dynamique.

    Comment conserver des familles ou des jeunes quand le prix de l’immobilier est l’un des plus élevés de Vaucluse ?

    R.K. : On a deux écoles à Gordes, et on a toujours réussi jusqu’à présent à les maintenir, malgré la chute démographique. Après, le collège est à Cabrières-d’Avignon, le lycée, à Cavaillon ou L’Isle-sur-la-Sorgue. Malgré les prix immobiliers, il y a chaque année des familles qui s’installent à Gordes, sinon, les écoles auraient fermé depuis 25 ans. Donc en réalité, il y a quand même des jeunes qui arrivent à s’installer, à acheter des terrains et à construire des maisons. Mais depuis 2020, nous avons engagé une politique où la commune a préempté plusieurs terrains pour garder justement la maîtrise du foncier public. Nous sommes en train d’établir des études et des projets pour arriver à construire. Le but, c’est d’essayer d’avoir des lotissements à prix raisonnables, de développer des projets immobiliers à taille humaine tout en respectant nos règles architecturales et paysagères. Et donc cela nous permettra, dans les années à venir, de développer des résidences pour les jeunes familles. Donc on met tout en œuvre pour conserver la possibilité pour les locaux de s’installer.

    Gordes ferait partie des huit bureaux de Poste qui pourraient fermer en Vaucluse. Redoutez-vous ce départ ?

    R.K. : Nous n’avons aucune information officielle en ce sens, au contraire, la direction nous a confirmé qu’il était hors de question que la Poste de Gordes ferme. Dans les villages de notre taille, il faut avoir l’accord du maire. Et je n’y suis pas favorable. Donc je ne pense pas que la Poste puisse fermer.

    Médicalement, vous êtes aussi bien lotis avec un hôpital et un Ehpad…

    R.K. : Oui et depuis peu, nous disposons d’un centre de radiologie, qui va proposer également des mammographies. C’est l’un des seuls centres de radiologie en France dans une commune de cette taille. Donc de nombreux patients qui étaient obligés parfois d’aller jusqu’à Avignon, Marseille ou Montpellier peuvent maintenant se rendre à Gordes. En tant que président du conseil de surveillance du centre hospitalier [spécialisé dans le postopératoire], je suis vigilant à ce qu’il continue son développement. D’ailleurs, il a été labellisé hôpital de proximité. Cet hôpital présente un pôle de gérontologie performant, qui accueille aussi l’Ehpad. Il y a une sorte de triangle de soins entre l’hôpital, le centre de radiologie et le futur pôle de santé communal que nous sommes en train de créer. Il y aura des infirmiers, des généralistes et professeurs de médecine. C’est intéressant parce que c’est un vrai service rendu à la population du Luberon et des Monts de Vaucluse.

    De manière plus générale, qu’est-ce qui vous plaît dans votre mandat ?

    R.K. : Les fonctions de maire sont très exigeantes, mais je suis très motivé en y consacrant mon activité principale tout en restant avocat. Nous sommes l’une des seules mairies de France à ne pas avoir de direction des services et de secrétariat général. Nous avons donc fait confiance à nos personnels administratifs en autonomisant les postes, ce qui nous permet de réaliser des économies d’échelle importantes de l’ordre de 3 millions d’euros sur le fonctionnement en 6 ans. C’est très important sur un budget de 5 millions d’euros annuels. Depuis 2020, nous avons investi environ 8 millions d’euros alors que nous n’avons jamais augmenté les impôts, ni emprunté et qu’en parallèle, nous avons remboursé 50% de notre dette. Je suis très satisfait de cette situation, qui a permis de créer un pôle santé, un centre de radiologie, un salon du livre, des travaux qui changent le visage de la commune et des hameaux avec une nouvelle station d’épuration, des classes de convivialité, une cour d’école végétalisée, la restauration de deux cimetières, la création d’une aire de jeu… Tout ça a été financé seulement sur les économies réalisées dans la gestion, je dirai originale, de la mairie. C’est une période historique parce qu’il n’y a jamais eu plusieurs millions d’euros de travaux dévolus à l’amélioration du centre-village.

  • À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé

    À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé

    Fabienne Vera, élue (PCF) de Vedène, se rappelle avoir fait l’ouverture du collège Lou-Vignarès comme élève au début des années 80. Ce jeudi, c’est en quelque sorte une seconde ouverture qui est inaugurée : après trois ans d’un chantier sur site, l’établissement a entièrement fait peau neuve. Seule une pièce attenante à la cantine n’a pas été rénovée. « Au-delà d’une simple réhabilitation, c’est une métamorphose complète », apprécie Jean-Philippe Didelet, le principal, soulignant « les conditions d’apprentissage et de travail » optimales des 750 élèves, mais aussi des professeurs et personnels.

    16,4 millions d’euros

    ont été investis

    « L’égalité des chances passe par le bien-être des enfants, on ne peut pas leur demander d’apprendre si leur environnement n’est pas à la hauteur », estime Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge des collèges, devant le maire Joël Guin (DVD), Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, et Vincent Lelionnais, secrétaire général adjoint de la préfecture. « Cela me rappelle ce que j’ai vécu il y a 25 ans quand j’étais au collège et qu’il avait été entièrement refait, le cadre pédagogique évolue et change beaucoup de choses », se remémore-t-il.

    16,4 millions d’euros ont été investis – dont 2 millions d’euros de fonds européens pour la rénovation énergétique et 500 000 euros par l’État, le reste étant à la charge du conseil départemental. Démarré en janvier 2023, le chantier a été complètement achevé en septembre. Le bâtiment d’origine grisâtre et énergivore a laissé place à un ensemble blanc et lumineux qui devrait permettre 60% d’économie d’énergie.

    Une salle polyvalente et un foyer des élèves ont été créés. Cantine, salles de classe, CDI, administration, vie scolaire… tout a été repris. Sans oublier la cour désimperméabilisée et végétalisée. Le tout en site occupé nécessitant l’installation de 30 salles de classe provisoires pour maintenir les cours.

  • Vaucluse : un plan contre les inondations

    Vaucluse : un plan contre les inondations

    En Vaucluse, le Rhône et la Durance, d’ordinaire assez calmes, se réveillent quand arrivent les pluies automnales. La préfecture en a profité, ce lundi 28 septembre, pour présenter sa campagne de sensibilisation aux pluies méditerranéennes. Qui, cette année, risquent d’être particulièrement fortes.

    En effet, « si le début de l’automne est une période propice au développement de pluies intenses sur le pourtour méditerranéen, cette année, le risque est d’autant plus marqué que la saison estivale 2026 est historiquement chaude », car « l’augmentation de la température de la mer Méditerranée est l’un des facteurs favorisant le phénomène », précisent les services de l’état.

    Particulièrement exposé

    Il est rappelé que le Vaucluse est particulièrement exposé aux inondations, avec pas moins de 80% des communes et 40% de la population qui sont exposées à ce risque. « L’attractivité touristique du département, la pression démographique qu’il connaît autour du Rhône, et son nécessaire développement territorial ont provoqué une concentration des enjeux dans les zones inondables », expose la préfecture.

    De nombreux travaux et entretiens des digues sont donc lancés ou en cours sur le territoire. Comme, par exemple, le confortement de celle de Caderousse, dont les demandes de financement vont être déposées prochainement. Dix bons gestes à adopter seront aussi diffusés, notamment se réfugier au domicile à l’étage des maisons, si possible.

  • Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    « Franchement, vous faites un truc qui sert à rien », finit par lâcher Olivier Galzi, las des relances de son opposition de gauche, lundi soir, en clôture du conseil municipal. Le maire (DVD) était sommé de se positionner quant à une motion portée par le groupe de « La nouvelle Avignon populaire (LFI-PCF) ». Lu par Mathilde Louvain, le vœu plaide pour que la direction de l’hôpital « abandonne tout projet de privatisation ou de délégation au secteur privé de sa structure d’accueil de la petite enfance et que la crèche soit pleinement maintenue dans le giron du service public, avec des moyens humains et financiers pérennes garantissant un accueil optimal pour les enfants ».

    Depuis cet été, personnel et usagers, épaulés par l’intersyndicale CGT-FO-CFDT, sont vent debout contre la possible externalisation de ce service interne à l’hôpital, proposant des horaires adaptés au rythme de travail des agents hospitaliers. Mi-septembre, un vif échange a eu lieu directement dans le bureau du directeur, Pierre Pinzelli. Celui-ci assurait qu’aucune décision sur le mode de gestion n’était prise, mais que la crèche nécessitait de lourds investissements de modernisation « et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins ».

    Ce lundi soir, ils étaient une quinzaine devant l’Hôtel de ville à réaffirmer leur attachement à une crèche publique hospitalière. « Nous partageons l’ensemble des objectifs que vous venez d’énoncer, mais le centre hospitalier est un établissement autonome et, par conséquent, c’est lui qui décide du mode de gestion pour sa crèche », répond Olivier Galzi à Mathilde Louvain.

    La crèche, un atout « d’attractivité médicale »

    Trop court pour l’opposition qui demande au maire, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, de se mouiller davantage. « Au conseil de surveillance, je demande de préserver des places pour le personnel hospitalier avec des horaires élargis et une tarification accessible, développe le maire. Je n’interviens pas dans le mode du choix de gestion. J’ai même envie d’aller plus loin : un mode de gestion publique n’est pas une garantie d’un bon service. » Olivier Galzi assure en parallèle travailler « à des solutions pour proposer des places dans les crèches municipales pas très loin » de l’hôpital.

    Quand David Fournier (PS) rappelle que cette crèche « aide à l’attractivité médicale » ou que Oukacha Rtili (LFI) renvoie le maire à son programme municipal « où vous marquiez votre soutien à l’hôpital public », Olivier Galzi se fait le porte-voix du directeur de l’hôpital : « Son souhait est d’optimiser le coût et le service rendu ». Et de clore le débat. « On a fait le tour, vous verrez bien en conseil de surveillance ».

    La motion a été rejetée par toute la majorité, le RN s’abstenant, seules la gauche avec ses dix voix a voté pour.

    ET AUSSI

    Galzi – Rigault, tensions à la chaîne

    Entre le maire et son opposante RN, la soirée a été piquante. Avant même l’entame des rapports, Anne-Sophie Rigault s’est plainte de ne pas disposer d’un bureau, le seul attribué étant à ses yeux« insalubre », déplorant aussi l’absence de réponses à ses questions en amont des séances ou le détail des votes. « Je ne suis pas sourd d’oreille, vous l’aurez à la Saint-Glinglin », s’agace un peu plus tard Olivier Galzi quand son opposante en remet une couche. Le maire dénoncera aussi« un coup politique qui a entravé l’enquête interne »au sujet du vol de viande à la cuisine centrale, affaire pour laquelle Anne-Sophie Rigault a récemment fait un signalement à la justice. « Vous parlez de vol, or, cela n’a pas été caractérisé à l’inverse de votre nouveau sénateur que l’on peut traiter de voleur », balance Olivier Galzi en référence à la condamnation définitive en 2014 de Thierry D’Aigremont à deux ans de prison avec sursis pour recel de vol. L’élue RN avait un peu plus tôt évoqué la défaite aux sénatoriales d’Anaïs Hausmann, compagne du maire, absente lundi soir.

  • Maurras passe finalement à l’as de la Semaine provençale d’Avignon

    Maurras passe finalement à l’as de la Semaine provençale d’Avignon

    La polémique était trop forte. L’association organisatrice de la Semaine provençale a décidé, mardi, de déprogrammer la lecture d’un texte de Charles Maurras, initialement prévue ce vendredi à la bibliothèque Ceccano. Une décision directement prise à la demande du maire Olivier Galzi (DVD) qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ». « L’évocation de son seul nom a suscité tant de remous qu’on préfère avoir une conférence sereine », précise Bernard Deschamps, secrétaire de l’Oustau de la culturo provençalo, à Vaucluse Matin.

    Depuis plus d’une semaine, plusieurs associations (LDH, Libre pensée) ou partis politiques de gauche étaient montés au créneau pour s’opposer à cette séquence, en rappelant le parcours antisémite, nationaliste et xénophobe de l’auteur qui a fondé l’Action française. Une pétition soutenue par des universitaires avait aussi été lancée.

    Il y a une semaine, la Ville avait plaidé pour « une contextualisation claire et indispensable de cette lecture ». Précisons que la conférence incriminée n’est pas annulée en soi. Baptisée « Ils ont aussi écrit en provençal, le saviez-vous ? », elle est maintenue ce vendredi (14h), mais sans lecture de Maurras, donc. « On s’en félicite, la voix de la raison a été entendue », réagit Fabienne Haloui, présidente de la section Avignon-Carpentras-Orange de la Ligue des droits de l’homme. Ce qui n’empêche pas l’association, aux côtés du Mrap, de la CGT spectacle et d’Avignon collectif, de maintenir vendredi (19h, place Pie) une célébration populaire alternative pour rappeler qui était Maurras et lire des textes de poètes provençaux progressistes.

  • Cacophonie et invectives autour de la situation financière d’Avignon

    Cacophonie et invectives autour de la situation financière d’Avignon

    Détendez-vous, ça va bien se passer ». Gérald Darmanin n’était pas présent, ce lundi soir, en conseil municipal d’Avignon. C’est bien le maire Olivier Galzi (DVD) qui glisse ce propos à son opposition au sortir de plus d’une heure d’échanges musclés et décousus sur la situation financière de la Ville. Et on ne peut pas vraiment dire que cela se soit fait en détente et que tout se soit bien passé.

    La séance s’est pourtant ouverte par un moment œcuménique et solennel pour rendre hommage à Michel Adam, adjoint à la propreté, subitement décédé la semaine dernière au sortir du conseil communautaire et dont les obsèques auront lieu ce jeudi. Symboliquement, son siège est resté vide, sous les yeux de sa famille. C’est Cécile Bénistant qui lui succède au sein de l’assemblée municipale.

    La politique a rapidement repris le pas. Dans le droit fil du dernier conseil municipal d’il y a trois mois, la situation financière de la Ville a animé les débats. Pour rappel, fin juin, le maire avait présenté un audit apocalyptique sur les finances municipales avant que la majorité ne refuse d’approuver le compte administratif. Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté.

    Ce point était de nouveau soumis aux votes des élus. Déjà que les finances publiques sont un sujet aride, le quidam n’aura pas trouvé de quoi étancher sa soif de pédagogie en écoutant la séquence financière. Beaucoup d’invectives dans un climat ambiant de cacophonie et bataille de chiffres, chaque camp essayant d’en faire une analyse à dessein. Rare point de concordance, le fait que la Ville s’endette de 6 millions d’euros supplémentaires « pour financer les coups partis », regrette Emmanuelle Roux-Panis, adjointe aux finances.

    Les deux groupes de gauche mettent, eux, en avant un avis de la chambre régionale des comptes paru fin juillet, faisant état d’un excédent de 12 millions d’euros sur le compte administratif 2025. Preuve pour David Fournier (PS) que l’audit présenté en juin « n’était qu’une campagne de dénigrement, un coup politique qui fait pschitt au détriment de l’intérêt général ». « Votre argumentaire ne tient plus, comment justifier aux associations ou aux familles [pour la végétalisation des cours d’écoles] que vous sabrez les budgets ? », ajoute Oukacha Rtili (LFI). « Où est la situation alarmiste qui justifie vos choix, assumez-les ! », embraye Rémy Blanc (PCF). Côté RN, Anne-Sophie Rigault tente de faire entendre son amendement afin que soit votée la baisse des indemnités des adjoints. Fin juin, Olivier Galzi avait annoncé revenir sur cette hausse votée dès le premier jour de son mandat mais qui ne s’est toujours pas concrétisée.

    « Vous êtes un Robin

    des Bois à l’envers »

    Un point soulevé aussi par David Fournier qui dénonce « des mensonges ». « Vous êtes un Robin des Bois à l’envers, vous prenez aux pauvres pour donner aux riches », attaque l’ex-tête de liste aux municipales. « Vous ne dites que des choses fausses, après 12 ans d’errements vous ne pouviez pas être réconciliés avec les chiffres en 5 mois », réplique Olivier Galzi, qui ne peut s’empêcher de ne jamais laisser son opposition aller au bout de ses interventions sans la couper par des remarques. Sur les 12 millions d’euros, « ce n’est pas une cagnotte, mais une somme immédiatement réaffectée dans le fonctionnement ». Et d’asséner que cette « nouvelle dette a le nom de Cécile Helle [ex-maire PS], on essaye d’équilibrer les comptes pour ne pas partir en tutelle et là, les Avignonnais auraient grandement souffert ». Le prochain conseil municipal devrait être consacré aux orientations budgétaires et éclairer sur les premiers vrais choix de la majorité. « Le budget 2027 sera douloureux », promet Olivier Galzi.