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  • Avignon : la lecture de Maurras finalement déprogrammée de la Semaine provençale

    Avignon : la lecture de Maurras finalement déprogrammée de la Semaine provençale

    La polémique était trop forte. Selon nos informations, l’association organisatrice de la Semaine provençale a décidé, mardi, de déprogrammer la lecture d’un texte de Charles Maurras, initialement prévue ce vendredi à la bibliothèque Ceccano. Une décision directement prise à la demande du maire Olivier Galzi (DVD) qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ».

    Depuis plus d’une semaine, plusieurs associations (LDH, Libre pensée) ou partis politiques de gauche étaient montés au créneau pour s’opposer à cette séquence, en rappelant le parcours antisémite, nationaliste et xénophobe de Maurras, qui a fondé l’Action française. Une pétition soutenue par des universitaires avait aussi été lancée.

    Il y a une semaine, la Ville avait plaidé pour « une contextualisation claire et indispensable de cette lecture ». Avant donc finalement de demander le retrait de cette initiative, alors que la manifestation se poursuit jusqu’à ce dimanche. La conférence en question reste, elle bien maintenue.

  • [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    La marche était cette fois trop haute. Élu sénateur il y a six ans, Lucien Stanzione (PS) n’a pu renouveler son bail au Palais du Luxembourg, cédant son siège au RN, Thierry D’Aigremont. Avec 198 voix (15%), il se classe 3e d’un scrutin où la droite (501 v.) maintient deux sénateurs (Jean-Baptiste Blanc et Dominique Santoni). Lucien Stanzione recule de 86 suffrages par rapport 2020. « Les pertes d’Avignon et Carpentras [aux municipales] c’est moins 130 voix, le handicap était trop fort même si on peut considérer que sans ces communes, j’ai progressé de 50 voix », analyse, ce lundi, Lucien Stanzione.

    « On ne peut pas être satisfait, sur le plan personnel et politique, mais, avec mes colistiers, on ne s’est pas dérobé », estime-t-il dans un contexte électoral guère porteur pour la gauche avec la percée du RN et ses 8 communes. « Je tiens à saluer la responsabilité des partis de gauche qui ont accepté la stratégie d’ancrage territorial, sans attache partisane, et non comme il y a six ans où chaque formation désignait quelqu’un pour être sur la liste », souligne le premier fédéral du PS. La présence d’une liste LFI menée par Julien Gautier (30 v.), très critique sur le bilan du sénateur de gauche, n’a pas été de nature à faire trébucher Lucien Stanzione.

    Celui-ci n’envisage pas pour autant une retraite politique. « Il va falloir reprendre la bataille sur le terrain : trois rendez-vous arrivent, les législatives [a priori en juin], les départementales et les régionales [mars 2028]. Je n’exclus rien pour l’avenir, où mon expérience de sénateur peut servir sur ces scrutins locaux, mais pas aux législatives. On a aussi des jeunes qui émergent qu’il faut pousser pour assurer la relève », se projette Lucien Stanzione.

    Fédération du parti communiste, Vaucluse

    « Ce résultat est la conséquence directe des élections municipales où l’extrême droite a progressé soit par des listes directes soit en faisant élire des personnes avançant masquées sous couvert d’apolitisme. Cela n’entame en rien la volonté des communistes à continuer le combat contre les idées nauséabondes propagées par les parlementaires d’extrême droite. Nous tenons à féliciter les quatre sénateurs communistes sortants réélus au niveau national qui continueront de défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs de ce pays face aux forces réactionnaires ».

    Pierre Bressieux,

    président de la fédération

    des Républicains 84

    « La fédération félicite chaleureusement Jean-Baptiste Blanc pour sa réélection et Dominique Santoni pour son élection.
    Le parti salue le travail accompli par le sénateur sortant et l’engagement de Dominique Santoni au service du Vaucluse et des collectivités ».

    Réactions

  • [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    Au bout d’une longue soirée, où il a fallu patienter près de 2h30 après la clôture du scrutin pour officialiser les résultats, les 1 318 grands électeurs ont finalement été fidèles à la physionomie politique de Vaucluse post-municipales. Avec 501 voix (38%), la liste de droite glane deux sénateurs : le sortant LR Jean-Baptiste Blanc et la présidente LR du conseil départemental, Dominique Santoni. Derrière, le RN récolte 349 voix (27%) et empoche le 3e siège avec Thierry D’Aigremont.

    L’extrême droite ravit ce poste à la gauche du sénateur PS sortant, Lucien Stanzione. Bien que handicapé par les pertes de Carpentras et d’Avignon, le parlementaire socialiste « n’a pas démérité », glissait-on à droite, avec 198 voix (15%) soit 86 de moins qu’en 2020. En 4e position, la liste « Le bon sens des territoires », d’Anaïs Hausmann (DVD) recueille 173 voix (13%). « La graine est désormais plantée, réagit, par un communiqué, l’adjointe avignonnaise, propulsée dans cette campagne par son compagnon Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon. Le score pour cette toute première élection est une victoire et montre qu’il existe une place pour notre démarche et ouvre de belles perspectives pour l’avenir. » Notons toutefois que la candidate a préféré s’éclipser avant la proclamation des résultats.

    Plus loin derrière, la liste LFI de Julien Gautier recueille 30 voix (2%). «C’est un petit score mais en dynamique car on avait un socle de 15 grands électeurs », se contente l’élu de la Tour d’Aigues, qui voit « un département politiquement sinistré avec une droite qui va travailler avec l’extrême droite et une gauche dite raisonnable qui a abandonné ses idées et donc perd sans avoir besoin de nous. » Enfin Sylvie Viala (Modem) avec 19 voix et Jade Escoffier (div. EXD, 16 voix) ferment la marche.

    Au final, si la droite conserve ses deux sénateurs, elle est en recul de 260 voix en six ans. « L’ambiance était difficile, avec plus de listes et une liste avignonnaise qui a déployé beaucoup de moyens et nous a mordu les mollets », analyse Jean-Baptiste Blanc. Bien que quasi assuré de sa réélection, le Cavaillonnais avait le visage fermé pendant la soirée. « Cela prouve quand même qu’il y a une morale et que le travail de terrain paye », se félicite-t-il. Dans la même veine, Dominique Santoni abonde : « Les élus ont choisi l’expérience, la proximité et le bilan, ce soir, c’est le bon sens vauclusien qui a gagné. » Allusion au mouvement lancé par Olivier Galzi et dont cette campagne a fortement distendu les liens entre la majorité avignonnaise et le reste de la droite départementale. Dimanche soir encore, le calumet de la paix était loin d’être fumé entre les deux camps.

    Loin de ces dissensions, l’extrême droite a fait le plein, élisant là son premier sénateur. « Cinq des 8 parlementaires vauclusiens sont du RN », se délecte Thierry D’Aigremont. Le néo-sénateur, patron du RN 84, confirme aussi vouloir abandonner son poste de conseiller régional. « On était l’alternance, ça s’est concrétisé », acquiesce-t-il, « tendant la main » à ses homologues de droite « pour travailler ensemble pour le Vaucluse sur des sujets transpartisans ». « À condition qu’on ne parle pas de politique mais que des dossiers », pose Jean-Baptiste Blanc.

    L’accession au Sénat de Dominique Santoni provoque une autre élection en Vaucluse, celle au sein de l’hémicycle du Département. Sauf recours sous 10 jours, la présidente a un mois pour démissionner. Elle présidera la prochaine séance du 9 octobre. Dès ce lundi, une réunion de majorité devrait débattre d’un potentiel successeur. Ce pourrait être Christian Mounier, vice-président à l’eau et l’agriculture.

    « Ce soir, c’est
    le bon sens vauclusien
    qui a gagné »

  • Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Avant d’entrer dans le vif du contenu du conseil municipal, ce lundi soir (18h) à l’hôtel de ville, l’émotion prédominera. Il manquera en effet à l’appel Michel Adam, adjoint en charge de la propreté, décédé brutalement lundi soir dernier à la sortie du conseil communautaire. Après l’hommage, la vie politique reprendra ses droits avec 42 délibérations à adopter. La première dizaine d’entre elles s’inscrivent dans le fil rouge du précédent conseil municipal. Il y a trois mois, juste après avoir décrit une situation financière aux abois, la majorité d’Olivier Galzi (DVD) avait refusé de voter le compte administratif 2025 afin de ne pas cautionner l’héritage de Cécile Helle (PS).

    Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté. Le voici inscrit à l’ordre du jour. « On s’attelle à trouver 6 millions d’euros, pas pour résoudre les problèmes financiers de la mairie mais pour avoir un budget à l’équilibre qui va nous éviter la tutelle par la préfecture », martelait fin août Olivier Galzi. Dans sa recherche de ressources tous azimuts pour signifier « que tout ne sera plus gratuit à Avignon », le premier magistrat évoquait la fiscalité. Si rien n’est encore acté quant à la politique tarifaire de location de salle municipale, la Ville va monter au plafond maximum deux taxes : celle sur la vacance des locaux d’habitation, qui entrera en vigueur au 1er janvier et se substituera à la taxe sur les logements vacants et la taxe d’habitation sur les logements vacants pour ne faire plus qu’une.

    Les adjoints ont toujours la même rémunération

    Le taux sera porté à 30% la première année puis 60% la seconde. Autre levier, celui sur la taxe d’habitation des résidences secondaires : son taux passera aussi, en 2027, à 60% contre 48,6% actuellement.

    En revanche, il n’y aura pas de dépenses en moins concernant les indemnités des adjoints. Après avoir, à l’entame du mandat, augmenté de 500 euros bruts par mois la rémunération des 20 adjoints, Olivier Galzi avait rétropédalé fin juin « face à la nécessité de faire d’immenses efforts collectifs ». Sauf qu’aucune délibération en ce sens n’est à l’ordre du jour… Les adjoints devraient donc continuer à percevoir 1 700 euros bruts mensuels. Par ailleurs, côté finances toujours, comme révélé dans nos colonnes (notre édition du 08/09), la Ville va acter en séance la création d’un fonds de dotation, baptisé « Avenio aeterna » ou « Avignon l’éternelle ». Un levier pour récolter de l’argent venu de mécènes privés, moyennant défiscalisation, autour de projets sur le patrimoine, la culture ou le sport.

    Enfin, autre sujet qui fera certainement débat, les subventions. Déjà fin juin, la baisse globale de subsides aux associations avait fait grincer. Un complément autour de deux structures culturelles à l’ordre du jour. Mais aussi à l’association Icipass dans le cadre d’une convention triennale (21 000 euros). Celle-ci a la charge de corbeilles solidaires à destination des seniors et des étudiants. « Le bilan de ce dispositif souligne le besoin actuel de ces publics : sur l’année 2025, 2 239 corbeilles ont été distribuées auprès des seniors et 1 798 corbeilles attribuées aux étudiants », peut-on lire dans le rapport soumis aux votes. Une délibération qui intervient alors que la Ville a arrêté son soutien à l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé qui venait en aide aux étudiants.

  • Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    À jamais les premiers. En remportant, ce dimanche, le premier semi et marathon d’Avignon, Walid Boumaza et Lilian Eudier ont forcément marqué l’histoire sportive locale. S’ils doivent leurs victoires à leur entraînement et état de forme respectifs, une partie non négligeable de précieuses petites mains a largement contribué à leur succès. Quelque 550 bénévoles se sont mobilisés ces trois derniers jours pour que l’événement se déroule de la meilleure des manières pour les 4 000 coureurs -dont 40% de femmes- au départ (1 600 pour le semi et 2 400 pour le marathon).

    « Pendant la course, dites-leur merci, faites-leur un petit sourire, s’il y a un couac ce n’est pas de leur faute », remerciait déjà Bertrand Delhomme, co-organisateur, dès vendredi après-midi à l’ouverture du village de course et retrait des dossards. Le Vauclusien, déjà actif sur d’autres courses locales comme le semi du Ventoux, s’attendait à avoir « quelques détails d’organisation à ajuster » à l’issue de cette première. Si les marathoniens ont peut-être trouvé le temps long sur des lignes droites et boucles dans les confins de la Barthelasse, le parcours du semi (9km en ville et 11km sur l’île fluviale) ne laissait place à aucun ennui.

    Avec plus de 260 signaleurs qui assuraient les intersections, même dans les moindres et nombreuses ruelles de l’intra muros, impossible de faire fausse route. En plus d’aiguiller, les bénévoles délivraient aussi de nombreux encouragements, souvent personnalisés grâce aux prénoms affichés sur le dossard. On pensait voir le nombre de soutiens décroître sur la partie plus sauvage du tracé dans la Barthelasse, il n’en fut rien.

    Outre ces signaleurs, une centaine de bénévoles ont œuvré vendredi et samedi au retrait des dossards quand d’autres sont restés en place jusqu’à tard dimanche pour démonter la zone d’arrivée. Bananes, orange, pâtes de fruits, carreaux de chocolat, eau, sodas mais aussi bonbons et saucissons à l’arrivée, les 10 et 6 ravitaillements du marathon et du semi ont nécessité une forte logistique. « Eau plate ou eau gazeuse? », questionne Majiah sur la zone d’arrivée, où malgré l’abondance de coureurs, aucune attente n’est à noter.

    Vers une deuxième édition fin février

    Venue du Pontet, Majiah fait partie de la vingtaine de bénévoles préposées sur cette zone. « J’ai déjà donné des coups de main sur d’autres courses, là on a une référente, on communique sur un groupe dédié pour faire en sorte qu’il y ait une fluidité permanente », expose-t-elle entre deux verres servis. Sa nièce, Lina, est à ses côtés. Toutes deux sont là aussi pour encourager 3 membres de leur famille engagées sur la course.

    Greg est, lui, bénévole pour la première fois. De 6h30 à 16h30, il a géré le barriérage entre les ponts Daladier et du Royaume, filtrant les passages de vélos, piétons ou véhicules de sécurité. « Je cours régulièrement et je suis content d’avoir des bénévoles, là je suis blessé donc c’était l’occasion d’aider, c’est très fluide en interne, je renouvellerai l’expérience avec plaisir », relate Greg. Et peut-être même dans 5 mois déjà. Si un débrief de l’événement est prévu ce mardi, les organisateurs confirment vouloir organiser une deuxième édition, fin février, et ouvrir ainsi la saison des marathons.

  • [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    Ce dimanche, les 1 318 grands électeurs vauclusiens devront départager 7 listes de 5 candidats pour désigner 3 sénateurs. Il y a six ans, 5 listes étaient en lice. La droite avait envoyé deux élus, partis sur deux listes distinctes, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR), et la gauche un, Lucien Stanzione (PS). À 79 ans, Alain Milon ne rempile pas et préside le comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le Cavaillonnais est, sauf catastrophe, assuré d’être réélu au vu de la configuration des municipales, la droite ayant conservé ses bastions à Sorgues, Cavaillon, Apt ou L’Isle-sur-la-Sorgue. « Je suis très humble, rien n’est gagné », s’avançait-il, prudent, fin août à Gordes lors de la venue du président LR du Sénat, Gérard Larcher. En seconde de liste, Dominique Santoni, présidente LR du Département, peut légitimement espérer être élue même si plusieurs maires souhaiteraient plutôt la voir rester à la tête de Vaucluse plutôt que de filer au palais du Luxembourg.

    À Gordes, la droite sortante s’était évertuée à vanter son expérience et bilan, autant de pierres dans le jardin du maire d’Avignon. Car Olivier Galzi (DVD) a propulsé sa compagne et adjointe au maire Anaïs Hausmann en tête de liste du Bon sens des territoires. Un mouvement officialisé il y a deux semaines par le premier magistrat de la cité des Papes, se revendiquant hors des logiques d’appareils. Malgré une liste sans maire ni élus notoires, Anaïs Hausmann a reçu les soutiens d’Hervé Marseille (UDI), président du groupe centriste au Sénat, puis de Jean-Louis Borloo.

    Loin de ces querelles, l’extrême droite rêve d’obtenir son premier sénateur vauclusien. Thierry D’Aigremont, patron du RN 84, possède un socle de grands électeurs assez solide dans le sillage des victoires à Carpentras, Orange, Bédarrides ou Monteux. Ses adversaires, au premier rang duquel Lucien Stanzione (PS), estiment qu’un sénateur RN n’aura aucune utilité pour le Vaucluse et sera isolé au parlement. Le sortant socialiste, affaibli par les pertes de Carpentras et Avignon, a cette fois constitué une liste DVG et s’appuie sur son bilan et connaissance du terrain pour séduire au-delà de son spectre traditionnel. Un peu plus à gauche, Julien Gautier porte l’étendard insoumis. Enfin, Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et Jade Escoffier (divers extrême droite), complètent le casting.

  • Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Organiser un marathon demande autant, voire plus, de préparation que de courir 42,195 km. Après avoir ouvert les inscriptions en novembre dernier, le top départ est imminent. « On a hâte d’y être, de voir ce bel événement avec un affect important puisqu’on est du territoire », souligne Bertrand Delhomme, coorganisateur avec Christophe Cecco. Les deux Vauclusiens sont déjà à la manœuvre sur des courses dans le département mais changent de braquet avec cette première édition du marathon, mais aussi du semi.

    Depuis plusieurs jours, la température sportive monte en ville avec de grandes affiches roses annonçant l’événement, des panneaux d’information indiquant les restrictions et un marquage au sol du parcours avec une trace rose (marathon) et orange (semi). Et comme pour un départ, beaucoup de monde s’est pressé ce vendredi après-midi devant l’espace Jeanne-Laurent pour l’ouverture du village et le retrait des dossards. Parmi les premières, Pascale qui repart même avec plusieurs dossards. « J’ai récupéré celui des copines de l’équipe féminine de Pujaut [Gard, côté Grand Avignon], on est six au total à participer au semi », indique-t-elle.

    Au total, 4 000 coureurs s’élanceront dimanche depuis la gare centre jusqu’au centre de loisirs de la Barthelasse et un parcours roulant. 2 400 sont inscrits sur le marathon (départ 9h) et 1 600 sur le semi (départ 8h). « Il y a 1 350 Vauclusiens et 300 Avignonnais mais 85 départements et 15 nationalités sont représentés dont beaucoup d’Allemands et de Belges », détaille Bertrand Delhomme. L’organisation est aussi rendue possible par la mobilisation des services municipaux, impliqués dans la logistique, sécurisation et nettoyage. « Cela va être exceptionnel, la météo aussi », prédit Xavier Bourgue, adjoint aux sports, saluant aussi la participation de partenaires privés (NGE) mais aussi de 550 bénévoles. « Pensez à eux tout au long du parcours, faites-leur un sourire et remerciez-les », invite Bertrand Delhomme.

  • À Avignon, l’intersyndicale espère une « journée noire » mardi

    À Avignon, l’intersyndicale espère une « journée noire » mardi

    Depuis plus de trois ans et les immenses manifestations contre la réforme des retraites, il est rare de retrouver un aussi large front syndical appelant à une journée d’action commune. En l’occurrence ce mardi dans la fonction publique. Dans le Vaucluse, le cortège a rendez-vous à Avignon (10h30) au départ du cours Jean-Jaurès jusqu’au Palais des papes. « On appelle à une journée noire, elle sera réussie si plusieurs services publics sont à l’arrêt, des écoles fermées », campe Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’UD CGT 84. Un message délivré ce vendredi lors d’un point presse au sein de l’UD CFDT, en présence de FO, la FSU, Solidaires et l’Unsa.

    Les syndicats réclament une revalorisation des salaires et redoutent que les services publics soient davantage sacrifiés dans le prochain budget d’austérité. « Faire mieux avec moins, je ne sais pas comment on fait », ironise Laurence de Villèle pour qui les services publics sont une sorte de valeur refuge pour tous en ces temps de crises. « Ce n’est pas la dépense publique qu’il faut réduire, c’est l’injustice fiscale qu’il faut combattre », défend la représentante CGT, en faisant allusion aux « 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises en 2023 [selon une commission d’enquête du Sénat] ».

    Des salaires en dessous

    du Smic

    « Qui sont les vrais assistés dans ce pays ? », questionne faussement Alice Raimundo, secrétaire adjointe de la FSU. La prof des écoles dénonce « les cadeaux fiscaux aux plus riches » et plaide notamment pour la taxe Zucman « qui aurait rapporté 20 milliards d’euros et permettrait d’augmenter les salaires de 10% ». L’intersyndicale s’émeut de la paupérisation dans la fonction publique. « Il y a 56 branches qui sont en dessous du Smic avec des indemnités de compensation, rappelle Étienne Raoul, délégué FO 84. Depuis 2000, l’inflation a progressé de 58% quand le point d’indice n’a bougé que de 15,95%. » Exemple criant de cette précarité, les AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap], « qui ont un temps partiel imposé sur la base du Smic », rappelle Étienne Raoul. « Bien souvent ce sont des femmes qui subissent cette discrimination salariale, abonde Pascale Battaglia, trésorière de l’Unsa 84. Avant, c’était le 2e salaire du foyer, aujourd’hui beaucoup de femmes vivent seules et portent leur famille à bout de bras. »

    « L’austérité ne marche pas, si on augmente les salaires c’est, derrière, de l’argent dépensé dans l’économie à l’inverse des cadeaux fiscaux pour rentiers », peste Florent Ponzo, secrétaire CFDT santé. Des décisions qui « conduisent au délabrement du service public, cela pousse les gens hors du champ républicain qui se tournent alors vers le RN, un leurre casé avec le capitalisme », décrypte Laurent Derbès, secrétaire adjoint Solidaires des finances publiques. Une position contre l’extrême droite unanimement partagée, hors FO qui applique une stricte neutralité politique.

  • Vaucluse : les vignerons réclament une année blanche pour reprendre leur souffle

    Vaucluse : les vignerons réclament une année blanche pour reprendre leur souffle

    La « bonne surprise » des vendanges ne masque pas pour autant les difficultés chroniques du secteur viticole. Ce jeudi à Orange, Céline Barnier, présidente de la fédération des vignerons indépendants de Vaucluse, a délivré un message contrasté. « Le volume et la qualité [des vendanges] sont au rendez-vous, la plupart des vignerons sont satisfaits avec un rendement estimé à +10 à 20% en un an », annonce la viticultrice installée à Sarrians.

    Malgré la chaleur et quelques épisodes de grêle, les vignes se sont bien portées, épargnées aussi par les maladies. Reste désormais « à commercialiser ce joli volume », pour les 400 domaines viticoles de la fédération [11 000 hectares et 47 appellations] qui produisent encore à 75% de vin rouge, même si la part du blanc est passée en 10 ans de 3 à 12%. Problème, « les caisses sont vides », déplore Céline Barnier. « On réclame une année blanche bancaire, où on ne rembourse aucun encours de dette et de capital, c’est le seul moyen pour retrouver de la trésorerie et un peu de souffle », espère la présidente. Une demande au niveau national est en train d’être adressée au ministère de l’Agriculture.

    « 90% des exploitations ont des difficultés, cet encours bancaire du milieu viticole, c’est 7 milliards d’euros dont 10% en Vaucluse, chiffre Pierre Saysset, directeur de la fédération des vignerons indépendants 84. Ça ne coûterait que 145 millions d’euros à l’État mais derrière, cela nous permettrait de continuer à faire notre métier et faire travailler les autres secteurs de l’embouteillage, des plants de vignes… » Taxes Trump à l’export, gel, conséquences des différents conflits en Ukraine ou en Iran, ce cumul pèse lourd pour les viticulteurs, déjà frappés par la baisse de consommation de vin. « Il est systématiquement diabolisé, or c’est un élément qui fait partie de notre culture, avec modération, ce n’est pas un danger suprême », estime la présidente de la fédération.

    Dans ce contexte, l’arrachage de vignes se développe. De 300 hectares l’an dernier, les intentions en Vaucluse pour 2026 sont à 1 240 hectares. Olives, pistaches, amandes, grenade, aloe vera sont autant de cultures porteuses aujourd’hui. « On ne réclame pas de l’argent pour être sous perfusion mais pour s’adapter et ensuite vivre de notre travail », conclut Céline Barnier.

  • Un baromètre citoyen pour premier bilan d’Olivier Galzi

    Un baromètre citoyen pour premier bilan d’Olivier Galzi

    Après avoir lancé, début juillet, le mouvement-laboratoire d’idées « Voix d’avenir, voix d’Avignon », Julien Paudoie a entamé sa première phase concrète. Le président de l’association, par ailleurs référent Renaissance à Avignon, a initié un baromètre citoyen en ligne * qui se veut une consultation sur les six premiers mois de la nouvelle municipalité Galzi (DVD).

    Ouvert depuis début septembre et jusqu’à mi-octobre, le baromètre a dépassé les 500 réponses. Quelque 25 questions sont posées sur la propreté, la sécurité, le commerce, les mobilités mais aussi les finances ou la relance de la LEO. « Tous les quartiers sont représentés mais avec une dominance de l’intra-muros, il ressort des choses positives et d’autres moins », décrit Julien Paudoie, qui ne souhaite pas dévoiler en détail le contenu, ni livrer son avis sur les six mois « pour que les gens continuent à s’exprimer en toute franchise et garder un positionnement pour faire avancer Avignon ».

    Un baromètre qu’il compte mettre un peu en sommeil suite au décès soudain de Michel Adam, adjoint à la propreté, une des thématiques fortes du baromètre. La démarche s’inscrit dans un temps long et « de fond pour construire des propositions et pourquoi pas organiser des débats contradictoires sur la LEO ou les rythmes scolaires », projette Julien Paudoie. « On voit beaucoup d’avis sur les réseaux sociaux, mais ce qui s’y exprime ne constitue pas nécessairement le reflet de ce que pense l’ensemble des habitants », juge-t-il. D’où l’idée de ce baromètre « pour prendre la température et avoir un outil qui rassemble tous les avis ».