Tag: 84

  • Face aux dangers de la route, les collégiens sensibilisés

    Face aux dangers de la route, les collégiens sensibilisés

    Si l’an passé, cinq décès de moins ont été enregistrés sur les routes de Vaucluse par rapport à 2024, le chiffre reste toujours trop élevé. Trente-cinq personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route sur un total global de 533 accidents (contre 587 en 2024), impliquant voitures, deux-roues, cyclistes et piétons. Les accidents mortels touchent pour un tiers les vélos/trottinettes, un tiers les motos et le dernier tiers les voitures.

    « Les dernières estimations de l’Observatoire départemental de la sécurité routière montrent une surreprésentation des usagers de deux-roues motorisés dans l’accidentalité vauclusienne, alors qu’ils représentent seulement 2% du trafic », alertait en octobre la préfecture, tout en précisant que « la vitesse reste la première cause de mortalité pour les usagers de deux-roues motorisés et dans 67% des accidents mortels, l’usager est le présumé responsable de l’accident ». Si, en lien avec la police et la gendarmerie, plusieurs opérations de contrôle ont été menées, le meilleur moyen pour éviter les accidents reste la formation et la prévention.

    Plus de 130 000 jeunes sensibilisés en 30 ans

    Depuis 30 ans, le Département de Vaucluse s’y attelle auprès des collégiens. Lors de cette année scolaire, sept établissements d’Avignon, Orange, Carpentras, Cavaillon, mais aussi Le Pontet ou Cabrières ont reçu -ou vont recevoir comme ce mardi le collège Champfleury à Avignon- divers intervenants qui « mènent des actions de prévention et d’éducation visant à sensibiliser les collégiens aux règles essentielles de sécurité », expose le conseil départemental.

    À chaque session, une journée entière d’ateliers est prévue grâce à la présence d’un cascadeur professionnel simulant un choc entre une voiture, lancée à 50km/h, et un piéton. Gendarmes, pompiers ou associations locales engagées dans la prévention routière sont aussi mobilisés. Distances de sécurité, effets de l’alcool au volant, sanctions, conduites dangereuses, gestes de premier secours… Autant de thématiques abordées « afin d’adopter les bons comportements pour se protéger et protéger les autres, qu’ils soient piétons, utilisateurs de trottinettes, cyclistes, motocyclistes ou futurs conducteurs », précise le Département, qui investit près de 40 000 euros sur cette opération.

    « L’objectif de ces campus est de sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers comme la vitesse à l’alcool et l’inattention, chaque action contribue à sauver des vies », promeut Christelle Jablonski-Castanier, vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges. La focale est de plus en plus mise sur les trottinettes électriques, mode de déplacement en vogue chez les plus jeunes. « Nous animons un atelier sur leur réglementation, fait valoir Elsa Lamaison, cheffe du pôle sécurité routière à la préfecture. Rappel de l’âge légal, équipement, interdiction de monter à deux ou d’être sur son téléphone portable, l’objectif est de créer une culture de sécurité dès le plus jeune âge. » Depuis 1996, plus de 131 500 jeunes ont été sensibilisés dans les collèges.

  • Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    C’est certainement l’une des plus belles réponses, à visage découvert cette fois, à la haine et au racisme. Depuis plusieurs jours, de nombreux professeurs de lycées à Marseille ou à Marignane se prennent en photo en diffusant un message de soutien à Zaïd. Ce petit garçon d’à peine deux semaines, né aux premières heures de 2026 à Avignon, et dont la naissance, relayée par La Provence comme le premier bébé de l’année, a suscité, en ligne, un déferlement abject de haine lié à son prénom (nos éditions du 7 et 8 janvier). Les parents de Zaïd ont d’ailleurs porté plainte.

    « Cela m’a meurtri, raconte Pascal Raimond, professeur de gestion au lycée professionnel de la Calade à Marseille. On ne peut donner et souhaiter que de l’amour à un bébé. J’ai très mal dormi la nuit qui a suivi, je me mettais sans arrêt dans la peau des parents. Que faire pour manifester mon indignation et adresser un message de réconfort aux parents ? » Le lendemain, il propose donc à ses collègues de lycée de poser pour une photo de soutien, diffusée ensuite sur le groupe WhatsApp. « Et là, ça a fait boule de neige, tous les jours de nouvelles photos sont publiées », n’en revient toujours pas Pascal Raimond. Les lycées marseillais Diderot, César, de l’Estaque ou Maurice-Genevoix à Marignane se sont aussi mobilisés, de même que l’école Estaque gare à Marseille. Le professeur « espère tellement que ces photos remontent à la famille de Zaïd ».

  • Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Il fallait bien un restaurant de l’intra muros pour officialiser ce qui mijotait depuis plusieurs semaines dans le cadre de l’union à gauche en vue des municipales. Ce vendredi, à deux mois du premier tour, c’est un choix fort qu’ont opéré deux partis de l’actuelle majorité sortante. Plutôt que de suivre le candidat qui apparaissait comme le plus naturel, David Fournier (PS), les militants et responsables locaux de Génération.s et du PCF ont opté par la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    « Avignon est un laboratoire, à rebours d’autres élections », reconnaît Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Sans être brouillé avec David Fournier, l’actuel adjoint au maire juge la méthode de Mathilde Louvain plus pertinente : « On a mené un travail de terrain, en parlant d’abord de programme avec les citoyens, cela a créé une dynamique qu’on a voulu préserver alors que David a démarré sa campagne de manière très traditionnelle. » Autrement dit, chercher d’abord à recueillir les soutiens des partis. Malgré les remontrances du national, conduisant, mercredi soir, les militants locaux à un nouveau vote, qui a confirmé le choix initial. « On nous a fait remarquer que dans les villes à direction communiste, il y avait en face des listes insoumises mais l’enjeu local a primé », poursuit Julien De Benito.

    À ses côtés, Éric Deshayes est dans la même démarche. Référent Génération.s 84 et adjoint au maire, il indique avoir « d’abord cherché à privilégier l’écoute des habitants dans une démarche d’ouverture citoyenne plutôt que d’aller ajouter notre logo à la collection de partis ». Depuis plusieurs semaines, le PCF et G.s font partie intégrante du mouvement citoyen Avignon collectif qui rejoint également LFI. « On n’est pas dans le rejet des partis mais pour de nouveaux visages et de nouvelles pratiques », abonde l’artiste Thomas Pitiot, membre actif d’Avignon collectif.

    « Tout faire » pour n’avoir qu’une liste au 2nd tour

    Tout comme Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports, devancée en avril par David Fournier pour représenter le PS aux municipales. Désormais en dehors du PS, l’élue considère qu’Avignon collectif « a permis aux citoyens hors partis d’être acteurs » d’une démarche programmatique et de renouveau. « La ville s’est transformée pendant deux mandats, c’est une base sur laquelle s’appuyer pour impulser un nouvel élan », complète Rémy Blanc, conseiller départemental PCF.

    « On est ravis que nos énergies se rejoignent et que, pour une fois, le national ne vient pas miner une situation locale », se satisfait Mathilde Louvain, mettant en avant « le fond plutôt que les personnes ». « Ça bouillonne à Avignon, si certains nous pensaient petits, on est plus grands qu’on ne le croit », se délecte le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault, fort soutien de campagne et possible candidat seulement en position non éligible. Ce nouvel attelage espère arriver en tête à gauche au 1er tour et « tout faire pour qu’il ne reste qu’une liste au second tour », conclut Mathilde Louvain.

  • Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    « L’ARS a détruit des gens. » Lundi soir, au sein de l’Hôtel de ville d’Apt, on ne décolérait pas contre la décision de l’agence régionale de santé de mettre un terme à l’activité de chirurgie à l’hôpital. La Ville organisait une soirée de remerciements au personnel et ensemble de soutiens, mobilisés pendant six mois contre ce choix.

    Une décision qui a pris effet au 31 décembre et qui est officiellement en vigueur depuis le 6 janvier. Consultée par La Marseillaise, la « décision de suspension totale et immédiate de l’autorisation d’activité de soins de chirurgie » est motivée par la dissolution du groupement de coopération sanitaire de moyens (GCS) entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt. Un outil classique de coopérations entre établissements pour mutualiser les moyens mais aussi les autorisations d’activités. « L’autorisation de chirurgie a été subordonné à la condition particulière de mettre en œuvre cette autorisation d’activité dans le cadre d’un GCS », estime l’ARS dans ses motivations. Or, ce GCS a été dissous au 31 décembre dernier. « L’engagement auquel était assorti l’autorisation de chirurgie n’est plus respecté (…) dès lors l’autorisation peut être suspendue ou retirée », justifie l’ARS.

    La fin de l’activité chirurgie à Apt avait été annoncée en juin dernier. Pourtant, dès début septembre 2024, l’hôpital d’Avignon a entamé la manœuvre, par un courrier de son directeur Pierre Pinzelli « notifiant sa demande de retrait du GCS entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt ». Ce GCS avait pour mission initiale de « fluidifier la filière de prise en charge des patients sur le pays d’Apt et conforter l’accès aux soins spécialisés en établissements publics ». Un accès aux soins qui se fait désormais à… Cavaillon. Curieuse conception.

  • Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Fort des échos positifs rencontrés auprès de la population lors de ses différents échanges, l’équipe de « Bollène, à gauche » avait pris soin de demander l’interdiction de circulation devant son local de campagne, ce mardi soir, à l’occasion de l’inauguration de ce lieu qui, depuis déjà plusieurs semaines, accueille débats et réflexions sur le programme municipal en cours d’élaboration. La salle s’est en effet avérée trop petite pour contenir la foule de sympathisants.

    C’est un Bollénois de fraîche date et encore plus récemment père de famille, Théo Falques, qui prenait la parole en premier afin d’expliquer son engagement sur la liste. Pour ce professeur, membre de la France insoumise, Bollène est une ville très bien située et dotée d’un fort potentiel, mais plombée par une urbanisation trop éparpillée où la place de la voiture est trop importante. Il souhaite développer en priorité les déplacements doux. Autre colistière jeune maman et bollénoise de toujours, Reine Bougrine, appuie sur la jeunesse, se rappelant avoir bénéficié de centres de vacances aujourd’hui fermés. Enfin, Patricia Ramière Baumann, membre de l’Anacr et jeune retraitée, plaide pour apaiser les relations entre les élus, la direction et le personnel communal, afin de redonner tout son sens à ce service public.

    Déjà candidat en 2020 (10,5%), Daniel Barrière (PCF) s’est placé comme le candidat de la gauche, alors que le maire-candidat sortant Anthony Zilio (SE) en était issu en 2020 et mène une majorité très diverse. Plus de justice sociale, de paix, d’écologie, de culture, et d’actions envers la jeunesse ont été les orientations énoncées par Daniel Barrière.

  • Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Ce n’était plus qu’une formalité. Après avoir annoncé il y a 20 jours entrer en négociations avec David Fournier (PS) et « l’union de la gauche » aux municipales, Benoît Belvalette a transformé officiellement l’essai ce jeudi lors d’un point presse. Le candidat Place publique était déjà présent samedi dernier à l’inauguration du local de campagne de David Fournier. « C’est un moment fort de la campagne », estime Benoît Belvalette, « même si c’est douloureux et qu’il y a un travail de deuil » de ne pas avoir à conduire une liste.

    Fin décembre, celui qui est aussi co-référent Place publique 84 reconnaissait que le sondage paru dix jours plus tôt et le créditant de 2% avait douché tous les espoirs. « Ce n’est pas un échec, on est une jeune formation, désormais on entre dans une autre étape de campagne », veut-il garder le sourire. Il insiste sur le fait que « le risque RN et l’intérêt d’Avignon » sont bien plus importants que les ego. Et d’adresser un message à Paul-Roger Gontard (La Convention), autre adjoint sortant encore en lice : « Tu fais un mauvais choix si tu maintiens ta liste, il faut être responsable et rejoindre l’union de la gauche. » Une supplique qui vise aussi, sans trop d’espoir, le PCF et Génération.s. Mais ces deux partis de la majorité doivent officialiser, aux côtés du collectif Avignon citoyen, ce vendredi leur soutien à la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    Après Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste, David Fournier enregistre donc un soutien supplémentaire. « Vous apportez de la fraîcheur et des attitudes saines, cet élan a bousculé en bien l’échiquier politique », remercie David Fournier.

    Le premier adjoint en lice

    Celui-ci a accordé trois places éligibles et une charnière à Place publique. Benoît Belvalette, Maurine Monnard et Claude Nahoum, actuel premier adjoint, devraient truster ces sièges. « Si on n’a pas de convergences programmatiques, on va droit dans le mur », prévient Benoît Belvalette, qui réfute donc toute « alliance de circonstances ». Fort soutien à la jeunesse, évaluation des politiques publiques ou renouvellement des élus sont édictés en priorité. Fin décembre, le chef de file de Place publique souhaitait un renouvellement de 2-3. « On est revenu dessus, c’est plus compliqué à appliquer dans une large union », pondère-t-il. N’attendant pas qu’on lui pose la question, Benoît Belvalette évoque le sujet LFI, une ligne rouge pour Place publique : « On n’a pas changé, un accord n’est pas possible pour nous. » Même au second tour ? « On prendra une décision collégiale, l’avis de Place publique sera important », tranche David Fournier quand, mardi, LFI s’était montré ouvert au dialogue.

  • LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    Plus de trois mois après avoir été désignée tête de liste de la France insoumise pour les municipales (15 et 22 mars), Mathilde Louvain a lancé officiellement sa campagne, ce mardi soir, dans un restaurant de l’intra muros. Entourée de plusieurs colistiers et militants, celle qui travaille dans une structure de théâtre avignonnaise a présenté la philosophie de son programme et quelques premières mesures. « C’est un projet de rupture et de radicalité concrète autour des biens communs et du vivre-ensemble », introduit la candidate.

    Par rupture, il ne faut pas y voir une opposition frontale au bilan des 12 années de la majorité sortante de Cécile Helle (PS). Mais plutôt sur les politiques nationales « et un budget aride avec moins de ressources alors que les besoins vitaux augmentent ». Contrairement aux candidats de droite et d’extrême droite qui brossent un portrait calamiteux et outrancier d’Avignon, Mathilde Louvain n’est pas là pour pointer des défaillances. Le nom de sa liste « Faire mieux pour Avignon » résonne aussi comme un message à l’adresse des partenaires de gauche. « Il y a déjà des choses qui se font », reconnaît sans fard la candidate, notamment sur le bâti scolaire quand LFI propose un plan pluriannuel sur le sujet.

    Une seule liste de gauche souhaitée au second tour

    Comme « base structurante », Mathilde Louvain parle de « démocratie locale » avec la proposition d’instaurer un référendum d’initiative citoyenne communale. Il est beaucoup question de logement comme « l’encadrement des loyers » ou la création d’une « brigade contre le logement insalubre ». « Nous souhaitons une régie publique de l’eau et la gratuité des 15 premiers m3 », revendique la candidate. Des prérogatives revenant au Grand Avignon, où « il faudra créer un rapport de force », admet-elle. Question tranquillité publique, LFI entend « revoir les missions de la police municipale qui ne doit pas être un supplétif de la nationale ». Médiation, proximité avec brigade à vélo sont prévues en répartissant mieux les effectifs.

    Créditée de 14% dans un sondage paru fin décembre dans La Provence, Mathilde Louvain garde « la porte ouverte » à d’éventuels renforts. « Les discussions vont bon train », confie-t-elle au sujet notamment du collectif Avignon citoyen. Les choix finaux de Génération.s et du PCF, dont les militants revotent ce mercredi, sont aussi attendus. Quant au second tour ? « On fera tout pour qu’il n’y ait qu’une seule liste. On prendra nos responsabilités face à l’extrême droite », assure Mathilde Louvain. « Si on est premiers, bien évidemment on ouvrira la discussion [avec la liste de David Fournier], s’il y a un autre scénario, ce n’est pas à nous de répondre… », complète Bruno Launay, un des colistiers. Bien d’autres questions vont animer les deux prochains mois.

  • [Entretien] Antoine Boudet : « Apporter de la sérénité dans le débat à Orange »

    [Entretien] Antoine Boudet : « Apporter de la sérénité dans le débat à Orange »

    La Marseillaise : Comment s’est déroulée votre désignation et comment appréhendez-vous cette mission ?

    Antoine Boudet : Avant les fêtes, on a fait un processus de vote. Chaque membre du collectif désignait la personne qu’il estimait être plus représentative pour la liste. Deux noms sont sortis [outre le sien, celui de Gilles Taillardas]. Cela a donné lieu à un second tour pour nous départager. Être tête de liste est une responsabilité que j’ai acceptée sans hésitation. Je suis aussi entouré de personnes d’expérience, comme Anne-Marie Hautant, qui a été vice-présidente de la Région [sous Michel Vauzelle] et conseillère municipale lors du précédent mandat. De nouveaux colistiers nous ont rejoints aussi, comme Pénélope Nardo, infirmière à la retraite, Fabienne Fauré, directrice financière à la retraite ou Aziz Yahyouy, chef d’entreprise employant 15 personnes à Orange. La liste, qui n’est pas encore figée, se veut riche d’expériences et d’ancrages dans tous les secteurs de la vie orangeoise : associatif, sportif, économique, social, environnemental, culturel et celui de la santé.

    Vous êtes à la tête d’un collectif qui se veut hors des partis. Comment vous présentez-vous à la population ?

    A.B. : Les gens ne nous questionnent pas réellement sur si on est de gauche ou de droite. Notre liste sera composée majoritairement de personnes qui ne sont pas encartées, comme moi qui n’ai jamais adhéré à un parti. Évidemment, il y a des gens qui vont être très identifiés à gauche, d’autres qui vont être plutôt au centre ou un peu plus à droite. On a nos fibres qui caractérisent et qui sont diverses. On a tous nos combats qu’on essaie de rassembler pour construire le programme qui ira avec. De par mon engagement associatif et sportif, et puis ma qualité d’ostéopathe, je suis très attaché à redonner de l’accès aux soins et au sport-santé.

    Alors que le 26 janvier, la justice se prononcera sur une possible inéligibilité du maire d’extrême droite Yann Bompard, sentez-vous un dégagisme ambiant ?

    A.B. : En toute honnêteté, c’est ce qu’on aimerait entendre, mais ce n’est pas toujours le cas. L’effet Bompard a encore un petit peu de crédit, mais il en perd beaucoup. À l’heure où la confiance en la politique n’est pas très élevée, ça les décrédibilise, mais presque aussi tous les politiques. On ne se présente pas comme des politiciens de métier et essayons d’apporter de la fraîcheur et d’apparaître comme la liste qui va redonner de la sérénité dans le débat public. J’ai un caractère assez apaisé, j’aime bien dialoguer, je tends des perches. Il faut redonner plus de vie démocratique et démontrer aux gens qu’on n’est là pas pour des intérêts personnels mais pour défendre des intérêts communs. Le tumulte actuel au conseil municipal avec les départs, les changements [démission au sein de la majorité Bompard pour rejoindre l’opposition RN et son candidat], est un mauvais spectacle.

    Outre une éventuelle condamnation du maire, quels éléments sont susceptibles de faire basculer la campagne ?

    A.B. : On suit attentivement ce qui se passe et ça va impacter forcément la manière dont l’élection va se dérouler. On continue notre chemin comme on l’a toujours fait. On va présenter rapidement quelques grands axes de programme pour, ensuite, à la fin du mois exposer un programme complet. On entend ramener de la fraîcheur dans les personnes qui vont s’impliquer dans la vie communale. Notre force, c’est la variété de contacts.

  • Un soutien de plus à droite pour Olivier Galzi à Avignon

    Un soutien de plus à droite pour Olivier Galzi à Avignon

    En fin de semaine dernière, Serge Perramond, secrétaire d’Avignon passion, nous indiquait que le collectif créé par Julien Aubert pour les municipales déciderait mi-janvier de son orientation en vue du scrutin des 15 et 22 mars (notre édition du week-end). « Finalement, la décision a été prise plus vite que prévu », livre ce lundi Serge Perramond. Réunis en visioconférence samedi matin, les membres d’Avignon passion ont décidé de soutenir Olivier Galzi (DVD) pour « construire une alternative crédible, rassembleuse et porteuse d’espoir », estime Avignon passion dans un communiqué.

    Le mouvement trouve en l’ex-journaliste TV « de nombreuses convergences de fond et de forme, à travers un ton politique assumé, alliant pragmatisme, autorité, empathie et ambition ». « Avec l’objectif que l’alternance puisse se faire pour ne pas reconduire une équipe sortante au bilan calamiteux, le bon sens l’a emporté », précise Serge Perramond, reprenant le mantra de campagne d’Olivier Galzi. Avignon passion avait le choix aussi de se « retirer sans participer, mais cela aurait mis à bas tout le travail fait », note Serge Perramond. De brefs et vains échanges ont eu lieu aussi avec Stéphan Fiori, autre candidat DVD pourtant membre fondateur d’Avignon passion.

    Mobilité, sécurité, attractivité économique… Avignon passion doit encore échanger dans les prochains jours avec Olivier Galzi pour affiner ou amender des axes programmatiques, alors que le candidat présentera son projet le 29 janvier. « Je prends acte du soutien d’Avignon Passion et remercie ses membres de leur confiance », réagit Olivier Galzi, sollicité par La Marseillaise. « On a un gage de confiance mutuelle », pose Serge Perramond qui, à titre personnel, postule sur la liste. Il devrait aussi représenter le parti LR, dont il est chef de file depuis le renoncement de Julien Aubert. « On verra plus tard, il reste du temps pour en discuter, il faut être deux pour s’accorder », temporise celui qui est aussi président du pôle des entreprises de la zone de Fontcouverte. Surtout qu’Olivier Galzi martèle « qu’Avignon doit tourner une page pour écrire un nouveau chapitre de son histoire, et nous avons la conviction que cela ne sera possible qu’en laissant de côté les étiquettes partisanes ». Mais il a déjà l’assentiment de l’UDI et Horizons. Cela paraîtrait incongru que celui de LR ne suive pas.

  • Le PCF plus si enclin finalement à soutenir la liste insoumise à Avignon

    Le PCF plus si enclin finalement à soutenir la liste insoumise à Avignon

    À deux mois du premier tour des municipales (15-22 mars), les ultimes accords et orientations s’achèvent avant de mener campagne. À gauche, deux blocs semblent se dessiner : l’un, conduit par David Fournier (PS), réunissant de nombreux partis de gauche qu’ils soient dans la majorité sortante de Cécile Helle ou non, et l’autre, mené par Mathilde Louvain (LFI). Cette dernière a également les faveurs du collectif Avignon citoyen, dans lequel sont parties prenantes Génération.s et le PCF.

    Après une réunion vendredi soir, le collectif se réunissait encore, ce lundi soir, pour tenter de finaliser un accord avec LFI, dont une délégation était présente. Une réunion qui se tenait au sein de la fédération du Parti communiste. Pourtant, il se pourrait que le PCF revienne sur son choix initial de se tourner vers la liste insoumise, décidé le 3 janvier. « Depuis, des points de blocage sont apparus », confie Julien De Benito, secrétaire départemental et co-chef de file pour les municipales à Avignon. Les militants sont même conviés à un nouveau vote, mercredi soir. La possibilité cette fois de soutenir David Fournier semble crédible.

    Qu’est-ce qui explique ce revirement ? Deux éléments principalement, liés au contexte national. Le 24 janvier, Mathilde Louvain doit lancer sa campagne par un meeting, en présence des députés LFI, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, et Aly Diouara. La venue de ce dernier est un casus belli. Le député, qui n’a jamais caché son aversion à l’égard du PCF, est candidat aux municipales à La Courneuve, fief communiste depuis 1959, contre Nadia Chahboune investie par le PCF. « Au-delà des discussions de fond, ce choix pour lancer la campagne nous interroge », souligne Julien De Benito. Difficile en effet de demander aux militants communistes d’aller applaudir un tel soutien.

    Génération.s également dans l’attente

    Réuni samedi, le conseil national du PCF a laissé aussi la situation avignonnaise en suspens. « Il y a eu des remontées qui font état de contradictions entre Avignon et ce qu’il se fait généralement par ailleurs », fait valoir Julien De Benito. Les cas des villes voisines d’Arles et Nîmes, où les têtes de liste d’union de la gauche [respectivement Nicolas Koukas et Vincent Bouget] sont communistes et soutenues par le PS, ont été évoqués. Que ce soit donc Mathilde Louvain ou David Fournier, « avec qui les échanges n’ont jamais été interrompus, dans tous les cas, les deux listes auront à se retrouver au second tour », projette Julien De Benito.

    Du côté de Génération.s, présent dans Avignon collectif et dans la majorité sortante, 85% des militants ont acté un soutien à Mathilde Louvain. Mais, comme pour le PCF, « cette orientation reste suspendue à la décision de nos instances nationales », précise Éric Deshayes, référent G.s 84 et adjoint au maire.