Tag: 84

  • Avec des initiations gratuites, le golf cherche à plaire à tous

    Avec des initiations gratuites, le golf cherche à plaire à tous

    Septième sport qui compte le plus de licenciés en France, devant notamment la natation ou le rugby, le golf ne veut plus être perçue comme une discipline réservée qu’à une élite fortunée. Depuis plusieurs années, le club d’Avignon Châteaublanc cherche à casser cette image et propose, les week-ends, des initiations de deux heures totalement gratuites *. Avec « un objectif simple : rendre ce sport plus accessible et le faire découvrir au plus grand nombre. Ces séances permettent à des personnes de tous horizons de franchir la porte du golf, souvent pour la toute première fois, dans un cadre convivial et sans engagement », présente Adrien Scafidi, responsable communication du golf.

    En ce dernier samedi de décembre, une dizaine de personnes aux profils très variés s’est inscrite. Sous un beau soleil hivernal, Gabriel, prof du jour, remet un set de plusieurs clubs à chacun et, avant même de parler vocabulaire golfique et technique, démine le terrain. « N’importe qui peut se rendre au golf, il y a un bar-restaurant accessible à tous [à l’issue de l’initiation, une consommation est même offerte] tout comme le practice [terrain d’entraînement] avec des seaux de 40 balles à 3,20 euros donc le côté cher, on oublie d’entrée », pose-t-il. S’en suit un cheminement en plusieurs étapes sur le green, « qui s’apparente le plus au minigolf », au plus près du trou puis en s’en éloignant et changer de type de club d’un putter à un fer 7 ou 9.

    « Je veux en refaire et m’inscrire », apprécie Malo, 14 ans, plutôt branché foot. Preuve que les initiations ne sont pas sans lendemain, « cette année, près de 350 personnes y ont participé et à l’issue, environ 140 participants ont choisi de poursuivre l’expérience en souscrivant un abonnement, ce qui démontre l’efficacité de ces actions pour démocratiser la pratique et renouveler le public du golf », se félicite Adrien Scafidi. Plusieurs formules sont proposées avec des cours collectifs, « où vous vous faites rapidement des connaissances pour ensuite jouer », assure Gabriel ou une formule tout compris avec cours à volonté et un set de clubs offerts. Avec plus de 440 000 licenciés, le golf a connu ces dix dernières années une progression de 8% de ses adhérents. « Ces chiffres confirment que les initiatives de découverte, comme les nôtres, jouent un rôle important dans le renouvellement et l’élargissement du public golfique », conclut Adrien Scafidi.

  • L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    À quelques mètres du pied d’une arche du pont Daladier, un panneau jaune typique des enquêtes publiques a sacrément jauni. Il annonce toujours l’enquête publique réalisée il y a quatre ans, début 2022, en vue de travaux d’amélioration des systèmes d’endiguement et de protection contre les crues du Rhône, sur les îles Piot et Barthelasse. À l’époque, la consultation avait beaucoup mobilisé, soulevant de vives oppositions sur l’impact environnemental. Un avis favorable avait été donné au projet que la préfecture a fini par acter en avril 2024.

    « Les travaux de protection de l’île Piot ont été autorisés dans un premier temps, ce qui permet de débuter les travaux de protection au droit de la zone la plus densément peuplée », nous indique le Grand Avignon qui a démarré le chantier fin novembre. Celui-ci, d’un montant de 3,4 millions d’euros (avec l’aide de l’État, de la Région, du Département, de la Ville d’Avignon et de la Compagnie nationale du Rhône), doit durer jusqu’à la fin du printemps.

    Quiconque se rend actuellement le long de l’allée Marie-Josée-Roig à proximité du camping ne peut que constater des grilles et chaussée en friche. Les travaux concernent les secteurs de Bagatelle, le chemin de l’île Piot, la RD 228 et le chemin de la Barthelasse.

    « Rehaussement des murs existants, construction de nouveaux murs [notamment jusqu’aux escaliers menant sur le pont] et merlons et réalisation de protections amovibles » sont prévus par le Grand Avignon. En parallèle, un réaménagement paysager, mené avec la Ville, sera réalisé : végétalisation, modification de la circulation et des revêtements de sols, installation d’équipements de loisirs et de repos sont annoncés.

    La partie Barthelasse

    dans un second temps

    C’est « un moyen de protéger plus de 5 000 habitants durablement contre d’éventuelles crues et sorties de lit du Rhône jusqu’à une crue vicennale (probabilité de 1/20 par an) », assure le Grand Avignon. Si la dernière immense crue remonte à 2003, il n’a pas été rare de voir le fleuve se montrer moins tranquille en mars ou octobre 2024. Outre cette première phase, le Grand Avignon continue de concerter quant au second axe du projet sur les digues de la Barthelasse. « Une étude approfondie de solutions variantes en vue de limiter l’impact des travaux sur la ripisylve [bois, buissons en bord de cours d’eau] et sur les milieux aquatiques et semi-aquatiques a été lancée », précise la collectivité. Des échanges avec « les structures associatives de l’île regroupant les riverains et usagers » ont lieu mais n’ont pas encore permis d’aboutir « à des solutions conciliant la protection des populations et des activités économiques avec la préservation du patrimoine naturel de la Barthelasse ».

  • Les pompiers et le Samu réveillonnent sur le qui-vive

    Les pompiers et le Samu réveillonnent sur le qui-vive

    Samu bonjour. » Une réponse au bout du fil entendue au moins une dizaine de fois, mercredi après-midi, en à peine un quart d’heure, au centre d’appels du Samu à Avignon, au sein des locaux du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Vaucluse. C’est là que le préfet, entouré du premier adjoint d’Avignon ou du président du Grand Avignon, entamait sa tournée des services de santé et de sécurité mobilisés en cette Saint-Sylvestre.

    « C’est un moment traditionnel qui permet de jeter un regard sur l’année passée et avoir des projections pour celle à venir », brosse Thierry Suquet au moment de remercier les quelque 310 pompiers en poste ce jour-là, comme une journée classique. Un service pour qui, le 31 décembre, ne rime pas « avec jour de fête », constate-t-il. « On reçoit un peu plus de 400 appels ce jour-là, un quart de plus que d’habitude », chiffre le colonel Christophe Paichoux, directeur du Sdis. En effet, cette nuit du Nouvel an a été chargée pour les pompiers de Vaucluse, avec 14 feux de poubelles, 15 de voitures et des incendies d’habitations. 17 sapeurs-pompiers sont intervenus dans le quartier Monfavet, à Avignon, pour un incendie de toiture dans une maison inhabitée. Un entrepôt de stockage de 500 m² a aussi pris feu à L’Isle-sur-la-Sorgue, mobilisant 22 soldats du feu.

    Côté Samu aussi, les appels sont en « accroissement en raison d’une activité de médecine de ville en retrait ». Le préfet s’est ensuite rendu à l’hôpital d’Avignon, mais aussi en gendarmerie et dans les polices nationale et municipale d’Avignon.

  • Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Il y a pile un an, au moment d’adresser ses vœux pour 2025, Cécile Helle parlait d’une « année de curiosités », en écho au riche programme consacré à Terre de culture pour célébrer les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de l’inscription du palais des Papes et du pont d’Avignon au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais 2025 a aussi été une curieuse année politique où, très tôt début février, la maire (PS) annonçait sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat pour les municipales des 15 et 22 mars.

    Depuis, la curiosité politique s’est étoffée avec trois à quatre actuels élus de la majorité sortante qui se sont positionnés pour prendre la succession. Ce mercredi, dans ses vœux 2026 aux Avignonnais, Cécile Helle ne prend toujours pas parti officiellement pour l’un ou l’autre. « L’année qui s’annonce constituera donc assurément une nouvelle étape, dont je souhaite personnellement qu’elle s’inscrive dans la continuité de ce qui a été impulsé depuis 2014, avec une ville qui place, en son cœur, l’émancipation dès le plus jeune âge, la bienveillance envers nos aînés et les plus fragiles, l’invention de moments fraternels qui font du bien à tous », écrit l’édile.

    Rendez-vous tout

    le mois dans les quartiers

    Dans nos colonnes, il y a deux semaines, la première magistrate implorait à ce qu’une « dynamique de rassemblement se mette absolument en place au risque de perdre la ville », assurant avoir « une préférence » parmi les prétendants.

    Cécile Helle formule deux autres vœux, comme continuum de sa politique : « Espérer que les services publics municipaux et celles et ceux qui l’incarnent chaque jour continuent d’être présents en nombre auprès de vous » et également « que la ville nature et d’eaux continue de grandir », écho au développement d’îlots de fraîcheur de végétalisation. Cet ultime message de vœux permet aussi à Cécile Helle une introspection sur le rôle de maire, quelqu’un qui « plus que jamais croit en sa ville et en éveille ses forces et ses atouts, qui loin des discours et des postures, rêve, imagine, invente et propose à ses habitants d’incroyables voyages ». Et de donner rendez-vous aux diverses cérémonies de vœux dans les quartiers en janvier, des moments qu’elle affectionne. Les deux premières auront lieu quartier Nord, le mardi 6 (18h30, maison commune Nord), puis, le lendemain, à destination des îles Piot et de la Barthelasse (18h30, société Nautique d’Avignon).

  • Face au RN, Jean-Firmin Bardisa affiche ses colistiers au Pontet

    Face au RN, Jean-Firmin Bardisa affiche ses colistiers au Pontet

    Et si Le Pontet était perdu par l’extrême droite ? La commune centenaire voisine d’Avignon pourrait être gagnée par Jean-Firmin Bardisa. L’actuel élu d’opposition, classé initialement DVD, mène depuis plusieurs mois la construction d’une large liste républicaine, allant du PCF à l’UDI. Une condition sine qua none pour espérer faire chuter Joris Hébrard, maire RN briguant un 3e mandat. D’autant que l’édile aura face à lui son 1er adjoint, Patrick Suisse, qui conduira une liste également.

    Il y a deux semaines, devant l’Hôtel de ville, Jean-Firmin Bardisa a présenté sa première affiche de campagne de la liste, « Le Pontet c’est vous », mais aussi plusieurs colistiers : Christophe Roux, candidat UDI en 2020, Michel et Graziella Lovera (PCF), Simone Guys, Aïssetta Samba, Vincent Montagard ou André Beraha. « Cette présentation marque une étape forte du lancement de la liste, symbole d’un travail collectif et d’une ambition claire : permettre aux Pontétiens de se réapproprier leur ville en lui redonnant un nouveau souffle citoyen », souligne Jean-Firmin Bardisa. Le groupe entame désormais une série de rencontres afin de présenter son projet. Un apéritif citoyen aura lieu le vendredi 23 janvier, à partir de 18h, à la salle Saint-Louis, rue des Épées.

  • Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    « Je vais voter pour vous ». En ce lundi matin, un homme pousse la porte du local de campagne de Benoît Belvalette, tête de liste Place publique pour les municipales. Le candidat le remercie sans oser lui dire qu’il ne sera pas le futur maire d’Avignon.

    Car si Benoît Belvalette a convié la presse entre deux réveillons, c’est pour annoncer « entrer en négociations avec le PS » en vue du scrutin des 15 et 22l mars. En l’occurrence, la future liste conduite par David Fournier, qui a déjà reçu l’appui des Écologistes, de l’Après, du parti animaliste ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. Contacté, David Fournier confirme être « en discussions avancées » avec Benoît Belvalette, ayant bon espoir de donner rendez-vous « la semaine prochaine » pour officialiser cette union. Les deux hommes, qui discutent régulièrement déjà depuis plusieurs mois, devaient se voir ce lundi après-midi et mardi.

    Voir Place publique se rapprocher du PS, « dans une dynamique d’union et pas un ralliement de façade », n’a rien de surprenant. Dès son entrée en campagne en septembre, Benoît Belvalette appelait à « une alliance du bloc de gauche ». À deux mois et demi du premier tour, la possible entente avec David Fournier a été précipitée par la parution dans La Provence, il y a dix jours, d’un sondage créditant Benoît Belvalette de 2% quand David Fournier est à 18%, très loin devant tous les autres concurrents à gauche. Concédant un « coup dur » à la découverte du sondage, car « depuis plus d’un an, on a acquis une légitimité en travaillant sur un programme détaillé dans une approche globale qu’on ne retrouve pas à gauche », Benoît Belvalette a réuni la semaine dernière son équipe, qui a acté ce choix. « Ce n’est pas de la tambouille d’arrière-cuisine, mais une main tendue formidable, justifie Thierry Brochot, délégué général de Place publique. Il y a aussi un principe de responsabilité à soutenir des mairies sortantes et maintenir un maximum de villes à gauche. »

    LFI en ligne rouge

    « Continuer à avancer seul mettrait en péril la possibilité de garder Avignon à gauche alors que le risque RN est très fort », embraye Benoît Belvalette, qui espère que cet accord, s’il aboutit, donne l’exemple à Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) ou le collectif Avenir citoyen de Zinèbe Haddaoui (dis. PS), Génération.s et du PCF. « On permet d’élargir le socle électoral à gauche et servir de trait d’union », projette Benoît Belvalette. Celui-ci a quelques garde-fous à poser dans les échanges avec David Fournier, comme des mesures « pour la jeunesse qui doit être au cœur du projet », une liste renouvelée aux deux tiers, 4 à 5 postes éligibles ou « pas d’accord avec LFI ». « La présence de Farid Faryssy nous a fortement questionné, mais en tant que parti responsable, on ne peut pas rester bloqué sur son cas », justifie Benoît Belvalette.

  • [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    Les mauvaises langues diront qu’à quelques mois des municipales, la Ville a mis le paquet sur les festivités de fin d’année. Sauf qu’à Avignon, la programmation de décembre est assez similaire d’une année sur l’autre, même si 2025 a été rythmée par une programmation Terre de culture, marquant la 25e année de l’année capitale européenne de la culture. Entre la forêt enchantée sur la place de l’hôtel de ville ou le monde des lutins, place Saint-Didier, Avignon s’est inspirée cette année de la fête des Lumières à Lyon pour attirer encore plus les regards.

    Des Anooki, « d’étranges petits esquimaux lumineux ne se déplacent qu’en couple, et jouent à cache-cache dans nos rues », souligne la maire Cécile Helle (PS). Créés à Lyon, cinq couples ont été installés porte de la République, place Saint-Didier, aux Halles, à l’hôtel de ville et rue du Vieux Sextier/rue Bonneterie. Évacuons la polémique lancée par certains sur l’utilité des Anooki – ceux de la place Saint-Didier ont même été victimes de coups de couteau… – pour ne garder que leur rôle photogénique. « Ils sont trop mignons », glisse Maëlle se faisant photographier devant un des couples, celui justement meurtri de la place Saint-Didier, un début de soirée de semaine. Plus globalement, cette étudiante apprécie le fait « que l’ambiance de Noël se ressente pendant tout le mois, n’importe quel soir de la semaine et pas seulement lors de gros événements ciblés ».

    Gros bémol cependant, les illuminations sont surtout circonscrites à l’intra-muros. Franchir les remparts plonge directement dans l’ambiance : arches lumineuses le long de la rue de la République, grands sapins éclairés dans le hall de l’hôtel de ville et les principales places, rues commerçantes baignées de couleurs, ou encore des « joyeuses fêtes » projetés sur les remparts. « Cela donne un côté apaisant, commente Franck à la sortie d’un caviste. Surtout dans un centre-ville pas toujours très accueillant le reste du temps. »

    Le pont d’Avignon reconstitué lors du feu d’artifice

    Outre les illuminations permanentes de décembre, trois grandes parades lumineuses ont égayé les samedis après-midi et ont largement fait le plein de spectateurs. « Il y avait des danseuses sur des échasses, des dirigeables style Jules Verne, c’était très sympa », raconte Guilhem, qui a assisté à celle du 13 décembre. La recette du succès selon lui ? « C’est gratuit, facile d’accès sans contrainte de temps ou de sac à ouvrir et populaire », analyse cet habitant de l’intra-muros.

    Deux autres gros temps forts ont aussi jalonné cette période festive. Les 19, 20, 21 et 22 décembre, le Grand mix, spectacle de sons et lumières, a été projeté, en continu en soirée toutes les 15 minutes, sur la façade du palais des Papes. « Un mapping drôle, poétique et participatif qui invite le public à entrer virtuellement dans les musées de la Ville, avec une galerie de 80 portraits qui prennent vie et interprètent des tubes de Diams, Dalida ou ACDC ! », décrit la municipalité. Dans la même veine, un feu d’artifice a été tiré le 23 au soir depuis les berges du Rhône, période hivernale désormais traditionnelle pour ce genre de spectacle pyrotechnique. Qui a fait la part belle à dix tableaux holographiques afin de réédifier le pont d’Avignon.

  • Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Élue depuis 2014, d’abord sur la liste de Patricia Talet, puis ensuite sur son nom il y a cinq ans et demi, Fabienne Vera (PCF) se lance à nouveau dans la course aux municipales (15 et 22 mars) à Vedène. La 4e commune la plus importante du Grand Avignon (11 000 habitants) est dirigée par Joël Guin (DVD) depuis 2008 et actuel président du Grand Avignon. Si ce dernier est prêt à rempiler pour un 4e mandat de maire, il ne briguera pas en revanche la tête de l’agglomération. Il aura déjà fort à faire pour conserver sa mairie face à une possible autre liste issue de sa majorité avec Philippe Maire et celle du RN, menée par l’élu sortant Geoffrey Fallami.

    « Face à la droite et à son extrême, les Vedènais doivent avoir une alternative », pose Fabienne Vera qui présentera une liste divers gauche, Vedène autrement. Alors que le RN a fait de la Ville une cible gagnable, « nous sommes en première ligne face à l’extrême droite qui sème la division parmi nos concitoyens et dans les communes alors que tout doit être mis en œuvre pour vivre ensemble, libres, égaux, dans la fraternité », appuie la tête de liste, qui sera secondée par Karim Benanane.

    « Avec les services publics de proximité, les communes sont des lieux de résistance, de construction et d’alternatives indispensables contre le délitement des liens sociaux dont souffrent les habitants », souligne cette militante, bien connue aussi du droit au logement. Fabienne Vera a, en perspective, des réunions publiques avec Anticor autour de la probité ou sur la laïcité, et plaide « pour des régies publiques agricoles et de l’eau ». Propreté et tranquillité publique, sécurité pour piétons et cyclistes, plan annuel pour la réhabilitation des routes et trottoirs, moratoire sur les futures constructions ou démocratie participative sont quelques-uns des axes du programme. « Nous appelons à choisir la voie des élus progressistes et de gauche pour refuser le désespoir d’une société libérale qui abandonne ces concitoyens », conclut Fabienne Vera.

  • La fréquentation culturelle au plus haut à Avignon

    La fréquentation culturelle au plus haut à Avignon

    C’est une délibération rédigée par Cécile Helle elle-même : l’héritage de Terre de culture 2025 avec la pérennisation de plusieurs dispositifs lancés cette année concoctée pour marquer le 25e anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture. Portée par la présence des œuvres de Jean-Michel Othoniel, dont deux resteront à Avignon après un don de l’artiste, la fréquentation des sites emblématiques a été au plus haut cette année. « Il y a eu 720 000 visiteurs au palais des Papes, sur les bases du record de l’an dernier alors que le pont d’Avignon progresse de 15% et va atteindre un record historique à 530 000 visiteurs », révèle la maire PS. À cela s’ajoutent 330 000 visiteurs dans les musées, « dont 100 000 au musée Lapidaire qui a doublé sa fréquentation », précise Cécile Helle et espère que leur gratuité sera maintenue.

    Revenant sur « le succès populaire » de Terre de culture 2025 dont une soirée bilan avait lieu vendredi, l’édile a acté la « pérennisation de nouveaux dispositifs d’action et d’éducation artistique et culturelle ». Comme les quatre Maisons folie, lieux hybrides de fabriques culturelles, mais aussi les Explorateurs de la culture (à destination des publics éloignés des pratiques culturelles), le festival Tous artistes, le métro Europa ou l’Odyssée des petits curieux. « Cette année a été l’illustration de ce que nous avons fait pour la culture depuis 12 ans », se félicite Cécile Helle. L’élue à la vie étudiante, Anne Gagniard, le premier adjoint, Claude Nahoum, ou l’adjoint à la ville démocratique, Éric Deshayes, ont également abondé. « Cette année a été un acte de résistance à l’heure où beaucoup de collectivités ont effacé de façon radicale la culture de leur programmation », appuie ce dernier.

  • À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    « J’espère avoir été à la hauteur de l’honneur que m’ont fait les Avignonnais ». Moment d’émotion et d’adieux ce samedi, en clôture du conseil municipal. Après presque 12 ans à la tête de la Ville, Cécile Helle présidait sa dernière séance. Une fois l’ordre du jour épuisé, la maire (PS) a adressé une série de remerciements à ses élus successifs, les services, son cabinet qui ont contribué à cette « aventure incroyable ». Dans la foulée, peut-être plus ému que Cécile Helle, Claude Nahoum le premier adjoint lui a, au nom de la majorité, rendu la pareille.

    Debout, la majorité mais aussi des élus d’opposition écologistes ou de centre droit, applaudissent l’instant. Point final d’un conseil dense, marqué par le vote du budget, où malgré l’échéance des municipales (15 et 22 mars), la majorité a parlé d’une seule voix. Bien sûr à l’heure du café, les conversations tournaient autour du sondage paru le matin dans La Provence, donnant Anne-Sophie Rigault (RN) à 22%, Olivier Galzi (DVD) à 21% mais surtout David Fournier (PS) à 18%, très loin devant ses autres concurrents de la majorité de gauche (Joël Peyre est à 5%). « On n’est plus dans la marge d’erreur », apprécie David Fournier, qui appelle plus que jamais au rassemblement.En séance, contrairement à la précédente fin novembre où certains candidats cherchaient à faire un (petit) pas de côté, la majorité a fait corps derrière Cécile Helle et son bilan. Et ce à l’occasion du vote du budget 2026. « Avignon a retrouvé une situation financière saine, bien meilleure qu’il y a 12 ans », souligne Joël Peyre, monsieur budget des deux mandats. « Une gestion exemplaire, je tiens à remercier mon collègue et ami Joël Peyre pour avoir conduit cela », flatte David Fournier, adjoint à l’administration municipale, qui remercie aussi ses « collègues élus et toi ma chère Cécile » pour les valeurs portées. « Ensemble et solidaires, nous en serons le garant », assure avec malice David Fournier, qui cite là le nom de sa liste. « Ce bilan n’est pas à rougir mais à honorer », embraye Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et prétendant au fauteuil de maire, glissant que le budget est le fruit « d’une vision collective, eaucoup dans cette salle en auront besoin pour porter un projet ».

    « La tâche n’est pas facile »

    Personne n’avait envie et intérêt à gâcher ou faire de l’ombre à la sortie de Cécile Helle. Dans une longue intervention testamentaire, la maire estime laisser les clés d’Avignon « dans les meilleures conditions » et distille quelques conseils : « Je souhaite bon courage au maire qui me succédera, la tâche n’est pas facile, elle demande de l’audace, le don de soi, porter la quotidienneté tout en ayant une vision d’avenir ». Message directement adressé à Anne-Sophie Rigault. L’élue RN livre un alter bilan ultra manichéen : « Vous laissez un chantier colossal où tout est à refaire, tout à reprendre », ne s’embarrasse pas la candidate. « J’ai été une maire réélue, meilleur gage que votre action est reconnue, réplique Cécile Helle. Les Avignonnais ont déjà dit en 2020 qu’ils ne voulaient pas de vous, ils vous le rediront encore en mars, Avignon est une ville solidaire et progressiste. » Tout au long du conseil, la gauche aura concentré ses critiques sur l’extrême droite, son vrai adversaire. À l’instar de Mouloud Rezouali, siégeant dans l’opposition écologiste mais soutien de Davier Fournier : « Mme Rigault, vous fonctionnez comme une IA dont l’algorithme est basée sur la noirceur, le pessimisme et l’intolérance, vous n’aimez pas les Avignonnais ! ».

    EN BREF

    Un public nombreux et bruyant

    Si habituellement, le nombre de présents dans le public tient sur les doigts d’une main, la cinquantaine de chaises était remplie ce samedi. Le dernier conseil municipal du mandat, ultime également pour Cécile Helle, a attiré du monde. Pas d’Olivier Galzi, candidat (DVD) cette fois, mais Farid Faryssy, ex-LFI soutien de David Fournier. Mais aussi le président du bailleur GDH Michel Gontard, premier adjoint lors du mandat précédent. Un public qui s’est bruyamment applaudi l’intervention d’Anne-Sophie Rigault, élue et candidate RN. La maire a rappelé l’usage que le public ne devait pas se manifester. Elle redira la même chose après la conclusion de Joël Peyre, élu aux finances. Et même, sourire aux lèvres, lorsque sa majorité s’est levée pour l’applaudir à l’issue de sa conclusion sur le budget.

    Un nouveau centre de loisirs

    Les élus ont acté la création d’une nouvelle base de loisirs municipale à la Murette en lieu et place de l’ex-école maternelle du clos de la Murette, fermée en juillet dernier. L’ouverture, prévue en septembre prochain, nécessite 400 000 euros d’investissement. « Cela répond à des objectifs de demande des familles, de diversifier des lieux d’accueil et d’optimisation du patrimoine municipal », présente Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) aux sports, précisant que le centre ne déshabille pas le site de la Souvine (transformé en base de loisirs sur les périodes de vacances) pour rhabiller la Murette. « Ce n’est pas un transfert d’activité, on monte en puissance avec 170 places supplémentaires », détaille l’adjointe.

    Unanimité pour la nouvelle cuisine

    Si les élus RN ont, par le passé, voté contre la baisse des tarifs de cantine, l’unanimité a régné pour acter la construction d’une nouvelle cuisine centrale au MIN (18 millions d’euros), permettant de répondre à la demande croissante du nombre de repas dans les cantines.