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  • Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Il est à peine plus de 9h, ce mardi matin. Près d’une dizaine de personnes patiente devant les portes de l’antenne des Restos du cœur sur la rocade, l’une des trois que compte Avignon. À côté de l’arrêt de tram des Olivades, le sous-sol de la salle polyvalente désaffectée de la Cabrière abrite l’association caritative. La porte affiche encore les stigmates de la semaine passée, où un mot indique que « suite aux fortes pluies, le centre est fermé mardi 23 et jeudi 25 ».

    La réouverture a donc lieu ce mardi. « On a envoyé un SMS groupé aux bénéficiaires », expose Antoine Perroy, bénévole et responsable de l’accueil et des inscriptions. Soit quelque 640 familles qui, une fois par semaine, ont accès à une distribution alimentaire, mais aussi à quelques produits d’hygiène de première nécessité. « Le nombre de bénéficiaires a progressé ces dernières années », constate-t-il.

    Dès qu’on pénètre dans le local, un ancien parking semi-enterré, l’odeur de l’humidité est encore prégnante. Mais ce n’est rien comparé à l’état observé de la semaine dernière, où jusqu’à 5cm d’eau ont envahi les lieux. « Le lundi, on a commencé avec les moyens du bord pour nettoyer, mais le mardi, la Ville a envoyé une société de nettoyage », souligne Antoine Perroy.

    Fort heureusement, les pertes alimentaires n’ont pas été majeures, avec un seul congélateur qui a rendu l’âme. « Mais c’est toujours écœurant de devoir jeter la nourriture », se désole Inès, bénévole depuis le mois de mai. Aux côtés de Jean-François, elle est dévolue ce mardi au rayon légumes et conserves. « Je ne sais pas si on aura plus de monde cette semaine, mais pour certaines familles, ça a dû être très compliqué de manger la semaine dernière », redoute Inès, tout en délivrant des attentions aux bénéficiaires qui défilent de stands en stands. Certains, comme Wafa, sont à la fois bénéficiaires et bénévoles. « C’est ma manière de les remercier », confie pudiquement cette maman de trois enfants.

    « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas »

    « C’est vraiment la galère », lâche Christine. À 65 ans, elle est au RSA et espère toucher sa retraite dès le mois prochain. « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas, assène-t-elle. Je ne suis pas venue depuis un mois à cause de soucis de santé, j’habite Verquières [petite commune du nord des Bouches-du-Rhône, Ndlr], je suis prête à vendre ma voiture, mais il n’y a rien là-bas, sauf une petite épicerie qui vend les yeux de la tête. La baguette est à 1,40 euro, alors je me rabats sur du pain de mie longue conservation à 70 centimes. » Cherchant à se rapprocher de sa fille à Avignon, Christine est en attente d’un logement social.

    Les Restos du cœur cherchent aussi, depuis longtemps, un nouveau toit, la salle polyvalente devant être rasée. L’inondation de la semaine dernière est venue renforcer la nécessite d’un local moins vétuste, de 600 à 700 m2. « On ne sait pas encore quand aura lieu la démolition, mais les besoins sont là, on a des idées, mais pour le moment ça ne colle pas », fait valoir Antoine Perroy. Le but étant de rester dans le secteur Rocade. Au plus près des besoins.

  • Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Jeudi dernier, le comité électoral de la France insoumise a désigné Mathilde Louvain comme tête de liste pour les municipales des 15 et 22 mars (lire notre édition de vendredi). Une suite logique après avoir déjà hérité du statut de co-cheffe de file en juin, aux côtés de Farid Faryssy. Le choix du national intervient deux semaines après une assemblée municipale locale, « qui s’est passée de manière plus ou moins simple et régulière », selon Mathilde Louvain qui, désormais, « ne ferme la porte à aucun militant » pour l’épauler dans la construction du programme.

    Au-delà du cadre interne aux insoumis, Mathilde Louvain pourra s’appuyer sur Raphaël Arnault. Le député LFI-NFP se voit en « coordinateur » de la campagne et ne sera sans doute pas situé loin sur la future liste insoumise. Une liste qui ne sera pas estampillée 100% LFI. « Notre volonté première est l’union, mais pas n’importe comment et pas vers n’importe quel objectif », pose Mathilde Louvain qui, à 32 ans, se lance pour la première fois dans une élection comme candidate. En clair, le rassemblement ne se fera pas sur la base d’une incantation à l’unité, mais sur des idées, car « aujourd’hui voir un assemblage de logos sur un tract, ce n’est pas une garantie, l’union doit être populaire, à savoir intégrer la population dans le processus de travail », prône-t-elle.

    Salariée d’une structure culturelle, « Avignonnaise depuis trois ans », Mathilde Louvain assure discuter « jusqu’à David Fournier (PS) ». « Pour contrer la menace de l’extrême droite, il faut un programme pour et ne pas utiliser cette menace comme seul argument, estime-t-elle. Mais on n’ira pas faire d’alliance contre-nature jusqu’à la Macronie ou même avant. »

    « Aucun sens à faire tabula rasa »

    Dans le cadre d’un éventuel rassemblement, LFI pose aussi sa condition de leadership. « On a toujours été transparents à vouloir une tête de liste LFI ouverte à des citoyens ou partis de gauche », assume-t-elle. Quoiqu’il advienne des tractations qui peuvent aller jusqu’à décembre, Mathilde Louvain mise sur le collectif pour élaborer un projet. « Il y a plusieurs groupes de travail sur l’urbanisme, la culture, l’éducation… qui travaillent avec les habitants afin d’aller à la source des préoccupations », prône-t-elle. D’ailleurs, si elle accède à l’Hôtel de ville, Mathilde Louvain entend rompre « avec le rôle individuel de la fonction ». Militante à la CGT spectacles, elle trace quelques axes du projet sans encore dévoiler « de mesures fortes » : logement, gestion publique de l’eau, tranquillité publique (davantage de médiateurs) ou santé. « Il n’y a aucun sens politique à faire tabula rasa », prévient-elle.

  • Le club de foot veut plaquer sa mise en touche par le rugby

    Le club de foot veut plaquer sa mise en touche par le rugby

    Après la Préfecture, voici la Ville qui s’attaque à l’Orange football club (OFC). Pour rappel, en janvier, le club s’était vu retirer son agrément suite à des actes « de violences » contre des officiels et adversaires. Une décision suspendue en urgence, en mars, par la justice, qui avait permis à l’OFC de reprendre entraînements et matches dans ses catégories de jeunes. En juin, un nouveau bureau avait été élu « pour préparer la prochaine saison avec ambition et détermination » en misant sur les 6-13 ans.

    Mais c’était sans compter sur la Ville d’Orange. La municipalité a en effet décidé d’octroyer les installations du stade Clapier au rugby club orangeois. Conséquence, l’OFC est à l’arrêt complet, laissant 12 équipes sans entraînement et compétitions. Une décision que le club conteste en justice. Ce mardi après-midi, le tribunal administratif de Nîmes va étudier le recours déposé par l’OFC. Si, légalement, la Ville était en droit de remettre en jeu une nouvelle convention pour l’occupation du stade, le club de foot estime que les dés étaient pipés.

    « Insincérité » de la décision municipale

    « L’OFC avait un dossier de 20 pages à déposer avant le 31 août, date à laquelle la mairie devait statuer », resitue Simon Renault, avocat du club. Or, « lors de l’assemblée générale du club de rugby le 10 juillet, en présence du maire [Yann Bompard, Ligue du sud], il a été annoncé déjà l’octroi du stade Clapier au RCO », précise Me Renault. « Je vais insister sur l’insincérité de la décision de la mairie, qui a rompu l’égalité de traitement en refusant d’analyser la candidature », déplore l’avocat.

    Alors que le club de rugby a déjà accès aux stades Costa, Perenon et Pic, l’OFC a reçu un courrier de refus, le 22 juillet, signé de l’adjointe à la vie associative, s’appuyant sur le passif de violences du club et doutant de la capacité du « maintien de l’ordre public » lors de l’utilisation du stade. « Cela a privé d’activité plus de 300 jeunes dont la plupart vivent juste à côté du stade Clapier », rappelle Simon Renault. Entre-temps, en mai, un nouveau club, l’Olympique club orangeois, a vu le jour dans la ville.

    Contactée, la municipalité d’Orange ne « fait pas de commentaire » et réserve « ses arguments pour l’audience ».

  • A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux civils de Gaza

    A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux civils de Gaza

    Depuis presque deux ans et le massacre d’Israéliens du 7 octobre par le Hamas, le conflit israélo-palestinien n’avait guère résonné en conseil municipal. Ou pour de mauvaises raisons quand, en juin dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) avait cru bon de monter une polémique au sujet du foulard-ceinture aux couleurs de la Palestine porté par l’adjointe aux sports (PS) Zinèbe Haddaoui.

    Ce samedi, au cours d’une séance plutôt calme, ce sujet a animé les débats. En ouverture, la Ville, par la voix de la maire Cécile Helle (PS), a décidé de voter « une contribution exceptionnelle en faveur des populations civiles de Gaza ». Un total de 100 000 euros, versé pour moitié au comité français des Nations unies pour l’enfance et à Médecins sans frontières. « Un caractère d’humanité et de solidarité important », souligne la première magistrate, quelques jours à peine après la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Pas moins de 16 élus prendront la parole. À commencer par Michel Bissière (DVD), dont la hauteur de vue a été saluée par la majorité. « Les valeurs universelles de paix et de protection de l’enfance dépassent les clivages politiques, ce vote est un acte humaniste qui ne doit pas être instrumentalisé et ne marque pas le soutien à un camp », énonce-t-il. Une analyse absolument pas partagée par l’extrême droite. « La reconnaissance de l’État palestinien risque d’encourager le terrorisme contre les Juifs », pense Ghislaine Persia (Reconquête), qui s’abstiendra. Autre stratégie au RN, où les 6 élus ont préféré ne pas prendre part au vote. En se drapant de vertu réglementaire, au motif qu’une telle délibération serait hors la loi. « 14% des inscrits ne vous permets pas de parler au nom de tous les Avignonnais, vous n’avez pas la compétence locale pour délibérer sur un sujet international », estime Anne-Sophie Rigault. La candidate investie par le RN aux municipales de mars accuse même la majorité « d’apporter de la division dans une ville qui a besoin d’unité ». De quoi faire bondir, au sens propre, Zinèbe Haddaoui. Debout, l’adjointe aux sports montre sa tenue jaune et bleue, en écho à l’Ukraine, sans ceinture palestinienne. « Vous avez l’indignation à géométrie variable, nous avons un devoir de solidarité envers les enfants du monde entier, c’est vous qui créez le conflit et l’animosité », renvoie l’élue.

    Le Premier adjoint sur la retenue

    À ses côtés, Paul-Roger Gontard, (La Convention), convie les symboles et s’empresse d’aller chercher la statue de Joseph Viala dans l’ancienne salle du conseil, « un enfant martyr de la Révolution, frappé [à 15 ans] d’une balle d’un adulte ». « On voit bien que l’humanité ne fait pas partie de vos valeurs », assène aussi David Fournier (PS) à Anne-Sophie Rigault. Julien De Benito (PCF) rappelle, lui, « les accointances de l’extrême droite avec Benjamin Netanyahou, qui a reçu en mars Jordan Bardella ». Claude Nahoum est un peu plus gêné. Le Premier adjoint, ex-président du consistoire d’Avignon, « soutient la délibération à caractère humanitaire » mais aurait aimé « un peu plus de soutien quand l’arbre en hommage à Ilan Halimi a été abattu cet été [en Seine-Saint-Denis] ». Enfin, à Mouloud Rezouali (les Écologistes), qui regrettait l’absence de drapeaux palestiniens sur l’Hôtel de ville, Cécile Helle répond « devoir de concorde » du maire. « Je n’ai jamais raté de cérémonies d’hommage aux peuples qui ont souffert », conclut-elle sur le chapitre.

  • A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux populations civiles de Gaza

    A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux populations civiles de Gaza

    Depuis presque deux ans et le massacre d’Israéliens du 7 octobre par le Hamas, le conflit israélo-palestinien n’avait guère résonné en conseil municipal. Ou pour de mauvaises raisons quand, en juin dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) avait cru bon de monter une polémique au sujet du foulard-ceinture aux couleurs de la Palestine porté par l’adjointe aux sports (PS) Zinèbe Haddaoui.

    Ce samedi, au cours d’une séance plutôt calme, ce sujet a animé les débats. En ouverture, la Ville, par la voix de la maire Cécile Helle (PS), a décidé de voter « une contribution exceptionnelle en faveur des populations civiles de Gaza ». Un total de 100 000 euros, versé pour moitié au comité français des Nations unies pour l’enfance et à Médecins sans frontières. « Un caractère d’humanité et de solidarité important », souligne la première magistrate, quelques jours à peine après la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Pas moins de 16 élus prendront la parole. À commencer par Michel Bissière (DVD), dont la hauteur de vue a été saluée par la majorité. « Les valeurs universelles de paix et de protection de l’enfance dépassent les clivages politiques, ce vote est un acte humaniste qui ne doit pas être instrumentalisé et ne marque pas le soutien à un camp », énonce-t-il. Une analyse absolument pas partagée par l’extrême droite. « La reconnaissance de l’État palestinien risque d’encourager le terrorisme contre les Juifs », pense Ghislaine Persia (Reconquête), qui s’abstiendra. Autre stratégie au RN, où les 6 élus ont préféré ne pas prendre part au vote. En se drapant de vertu réglementaire, au motif qu’une telle délibération serait hors la loi. « 14% des inscrits ne vous permets pas de parler au nom de tous les Avignonnais, vous n’avez pas la compétence locale pour délibérer sur un sujet international », estime Anne-Sophie Rigault. La candidate investie par le RN aux municipales de mars accuse même la majorité « d’apporter de la division dans une ville qui a besoin d’unité ». De quoi faire bondir, au sens propre, Zinèbe Haddaoui. Debout, l’adjointe aux sports montre sa tenue jaune et bleue, en écho à l’Ukraine, sans ceinture palestinienne. « Vous avez l’indignation à géométrie variable, nous avons un devoir de solidarité envers les enfants du monde entier, c’est vous qui créez le conflit et l’animosité », renvoie l’élue.

    Le Premier adjoint sur la retenue

    À ses côtés, Paul-Roger Gontard, (La Convention), convie les symboles et s’empresse d’aller chercher la statue de Joseph Viala dans l’ancienne salle du conseil, « un enfant martyr de la Révolution, frappé [à 15 ans] d’une balle d’un adulte ». « On voit bien que l’humanité ne fait pas partie de vos valeurs », assène aussi David Fournier (PS) à Anne-Sophie Rigault. Julien De Benito (PCF) rappelle, lui, « les accointances de l’extrême droite avec Benjamin Netanyahou, qui a reçu en mars Jordan Bardella ». Claude Nahoum est un peu plus gêné. Le Premier adjoint, ex-président du consistoire d’Avignon, « soutient la délibération à caractère humanitaire » mais aurait aimé « un peu plus de soutien quand l’arbre en hommage à Ilan Halimi a été abattu cet été [en Seine-Saint-Denis] ». Enfin, à Mouloud Rezouali (les Écologistes), qui regrettait l’absence de drapeaux palestiniens sur l’Hôtel de ville, Cécile Helle répond « devoir de concorde » du maire. « Je n’ai jamais raté de cérémonies d’hommage aux peuples qui ont souffert », conclut-elle sur le chapitre.

  • A Avignon, David Fournier pose une petite première pierre vers l’union

    A Avignon, David Fournier pose une petite première pierre vers l’union

    Sans faire offense à Génération écologie, ce n’est pas un partenaire de poids qui vient d’officialiser son soutien, ce vendredi, à David Fournier, chef de file PS pour les municipales des 15 et 22 mars 2026. Mais, dans le match à distance qui oppose, pour l’heure, le candidat assumé au poste de maire aux autres prétendants de gauche à l’Hôtel de ville, chaque ralliement est bon à prendre. « C’est le premier acte d’un rassemblement, il y en aura d’autres dans les prochaines semaines », assure David Fournier.

    Alors qu’en milieu de semaine, Joël Peyre (PRG), conseiller municipal en charge des finances et également candidat, se targuait d’un soutien important au sein de la majorité, David Fournier veut sortir de cette logique comptable. « Je n’attaquerai personne, mais j’ai au moins trois fois plus de soutiens que les cinq ou six prétendus », prend-il quand même le soin de préciser. Une manière aussi de préserver un climat apaisé en vue d’une unité que chacun appelle de ses vœux, mais qui reste difficile à concrétiser. D’autres adjoints, à l’instar d’Éric Deshayes (lire ci-dessous), pressent ses camarades à s’entendre.

    Plus d’un mois après un point presse de rentrée où David Fournier appelait à l’unité derrière lui au nom de la continuité socialiste, voilà donc avec Génération écologie (GE) un soutien presque d’ouverture. « Pas du tout, GE était déjà inscrit dans un rassemblement écologiste en 2020 autour de Jean-Pierre Cervantès [actuel élu d’opposition, Ndlr.] », défend David Fournier. Onzième de cette liste lors des dernières municipales, Mazy Djezzar, référent GE 84, se range cette fois derrière le candidat PS.

    « Pas un bricolage tactique »

    Ce jeune professeur de maths, originaire des Grands-Cyprès, défend « une écologie sociale et solidaire qui ne peut pas être qu’un luxe pour quelques urbains éclairés ». Ce ralliement « n’est pas un bricolage tactique, David incarne une vision verte et solidaire pour Avignon et il aime les gens », plaide Mazy Djezzar. « Nous avons beaucoup de points d’accords programmatiques, que nous dévoilerons plus tard, et il y a aussi l’objectif commun de maintenir une gauche dynamique en responsabilité », revendique David Fournier. Bien que dirigé actuellement par l’ancienne ministre (ex-PS) Delphine Batho et soutien du NFP, GE s’est parfois associée à la droite. Comme France Gamerre, adjointe à Marseille sous Jean-Claude Gaudin entre 2001 et 2008. « Je me fous de la droite ou de la gauche, je suis une écologiste non dogmatique », assume la présidente d’honneur de GE. À ses côtés, vendredi, Cécile Vignes, co-référente régionale et élue à Marseille sur une liste de droite dont elle est revenue aujourd’hui. « À Avignon, les forces de gauche portent un projet qui défend le vivant, je suis de leur côté », conclut-elle.

  • A Avignon, Génération.s sonde les candidats à gauche

    A Avignon, Génération.s sonde les candidats à gauche

    Une semaine après avoir porté, avec le PCF et l’Après, une pétition appelant au rassemblement à gauche en vue des municipales des 15 et 22 mars, Génération.s poursuit son combat pour l’union. « Certaines formations politiques s’entredéchirent pour choisir leur stratégie et leur tête de liste. Nous faisons le pari de l’intelligence citoyenne et parions sur le programme comme base de l’unité », brosse Éric Deshayes, co-référent Génération.s Vaucluse et adjoint en charge de la ville démocratique.

    Dans cette optique, son parti vient d’adresser un questionnaire aux candidats déclarés ou à venir, mais aussi chefs de file des partis de gauche. « On souhaite avoir des engagements et de la transparence auprès des habitants sur le bilan de la majorité, la lutte contre l’extrême droite, les priorités, la gouvernance ou le périmètre de l’union », détaille Éric Deshayes. En parallèle, Génération.s demande un retour sur 20 premières propositions qu’il porte : maison des citoyens, expérimentation d’un revenu d’existence jeunes, renforcement de la vidéo surveillance, création d’une brigade du civisme ou illumination du pont d’Avignon aux couleurs de l’Ukraine et de la Palestine.

    En sondant les candidats, Génération.s espère prouver que les projets des uns et des autres se ressemblent. « On veut pousser la logique au maximum et montrer aux gens qu’ils sont d’accord sur plein de choses », insiste l’adjoint, qui rappelle « qu’on a tous très bien travaillé ensemble pendant ce mandat, on ira là où il y a le plus grand rassemblement collectif ».

  • Les agents psy face à une maison d’accueil « inhumaine »

    Les agents psy face à une maison d’accueil « inhumaine »

    Les témoignages affluent de toutes parts ce jeudi midi, devant la MAS (maison d’accueil spécialisée) de Bel-Air. La structure médico-sociale de l’hôpital psychiatrique de Montfavet, qui héberge 60 résidents autistes ou polyhandicapés, traverse une crise sans précédent. Un appel à la grève, lancé par la CGT, avait lieu ce jeudi. « Cela fait 27 ans que je travaille ici, je n’ai jamais vu ça », se désole Sylvie, ASH (ménage). « On nous dit de nous occuper des résidents et que la priorité ce n’est pas le ménage, mais avoir un lieu propre fait partie du soin », développe-t-elle. « Plusieurs matins et tous les après-midi de l’été, il n’y avait qu’une seule infirmière au lieu de 2 pour 60 résidents », décrit Carine, infirmière. « Les résidents ne sortent jamais, ils restent enfermés », s’émeut Gaby. Franck, lui, dénonce un « glissement des tâches, avec des fiches de postes pas respectés ».

    Comme des ASH obligés d’endosser un rôle d’aide soignante. « Un poste de maître de maison a été créé il y a plusieurs années, qui ne correspond à aucune qualification, tout ça pour payer moins », déplore Claire Moreno, secrétaire générale CGT de l’hôpital de Montfavet. Le syndicat estime à 17 le nombre de postes à créer, en plus des environ 80 salariés, dont 40% contractuels. « On réorganise toujours mais à la baisse, on fait des économies sur le dos des agents et la prise en charge des résidents devient inhumaine », s’émeut Claire Moreno. La syndicaliste, au bord des larmes, se désole à « chaque lecture de fiche d’événements indésirables ». Et dire, « qu’on est en 2025, année de la santé mentale », soupire-t-elle. Une situation qui a empiré ces derniers mois, et qui a déjà fait l’objet de 5 droits d’alerte. « Cela me fait mal au cœur », se désole Jacques Rousset. À la retraite depuis 4 ans, cet ancien chef du pôle médico-social, gérait la MAS. Il est accueilli avec d’immenses sourires. « Je viens témoigner ma solidarité face à cette détérioration sans précédent de la prise en charge, c’est à l’image de ce qu’il se passe dans le pays où une logique comptable et déshumanisée est à l’œuvre », expose-t-il.

    Le « déficit » comme justification

    Des propos qui seront corroborés quelques minutes plus tard par Laure Baltazard, directrice adjointe de l’hôpital de Montfavet, venue à la demande de la CGT entendre les agents, aux côtés du DRH Nizar Chaffai.

    « Une contrainte budgétaire se pose à nous, comme dans beaucoup de MAS, on a un déficit de 1,5 million d’euros soit 15% du budget et l’on doit préserver des marges de manœuvre pour investir, tente-t-elle de justifier. Nos effectifs tels qu’ils sont organisés ne sont pas à la hauteur des recettes que nous recevons. » « Tant que vous mettrez l’argent en balance avec le soin, ça ne marchera pas ! », l’interrompt une agent tout en lui enjoignant de défendre plus de budget auprès des autorités de santé supérieures. « Il faut des réponses maintenant ! », conclut-elle.

  • Vers la fin des parkings payants à l’hôpital ?

    Vers la fin des parkings payants à l’hôpital ?

    La proposition de loi était jusque-là passée inaperçue cet été. Leurs auteurs viennent de communiquer dessus : le 11 juillet, trois députés LFI-NFP, dont le vauclusien Raphaël Arnault, ont déposé un texte « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». « Que l’on vienne pour se soigner ou pour porter soutien et réconfort à un proche, la première chose que l’on voit lorsqu’on arrive à l’hôpital public : une barrière. Et la seule façon de l’ouvrir, c’est de sortir sa carte bleue », déplore Raphaël Arnault.

    Un état de fait en cours à Avignon depuis bientôt trois ans, où l’actuelle direction a mis fin à la gratuité du site, confiant à Q-Park l’exploitation du stationnement. Le directeur relativise aujourd’hui les tarifs avec un ticket moyen à 2,50 euros et 45 minutes de gratuité. « Il y a quelques mois un homme a dû payer 200 euros de parking à l’hôpital d’Avignon pour avoir veillé sur sa femme mourante », rappelle le député. Pour l’heure, les autres hôpitaux publics de Vaucluse (Orange, Carpentras, Cavaillon) conservent leurs parkings gratuits.

    « La mise en place de parcs de stationnement payants dans des établissements publics de santé est un modèle qui se généralise en France : seul un quart des parkings des hôpitaux publics sont toujours gratuits. Nous assistons à une privatisation rapide qui entraîne des coûts importants et supplémentaires pour les usagers alors qu’une hospitalisation ou une urgence n’est jamais un choix », dénoncent Raphaël Arnault et ses homologues, Sandrine Nosbé (9e circonscription de l’Isère) et Pierre-Yves Cadalen (2e circonscription du Finistère).

    La proposition de loi, fruit d’un « échange constant avec les organisations syndicales et les associations d’usagers des différents hôpitaux », est composée de trois articles. L’un d’eux stipule que « les parkings ne devront plus faire l’objet de contrats de concession et permet de résilier ceux existants ». Du côté de Raphaël Arnault, on espère que le texte, inscrit à la niche parlementaire de la France insoumise, soit étudié en commission des affaires sociales fin novembre. Avec l’espoir réel d’être adopté « s’il n’y a pas d’obstruction », la mesure faisant plutôt consensus à gauche et au RN.

  • Voirie : où en sont les travaux de l’année

    Voirie : où en sont les travaux de l’année

    La Ville dispose cette année d’une enveloppe de 1,5 million d’euros pour rénover plusieurs tronçons de voirie. Un montant qui ne tient pas compte de travaux plus importants qui relèvent, eux, du budget d’investissement. Il y a trois mois, Fabrice Tocabens, adjoint (PS) délégué aux mobilités, avait dressé la liste des secteurs principaux concernés par ces travaux d’entretien.

    Ce mercredi matin, c’est presque au bout de l’avenue de l’Arrousaire, au niveau du point SNCF, qu’il donne rendez-vous pour un point d’étape. « On vient de terminer les travaux en début de semaine, tout a été repris sur 400m depuis l’école. Il n’y a pas de changement de sens de circulation, ni de suppression de stationnement, seul un nouveau marquage pour le double sens des vélos a été mis », fait valoir Fabrice Tocabens. Un tronçon jusque-là « très abîmé par des travaux de dévoiement de réseaux et qui n’offrait plus de qualité de roulage », précise l’adjoint. Un montant de 100 000 euros a été nécessaire, soit plus du double de celui mis pour refaire un axe de 350m le long du tramway, avenue de Tarascon, entre la Rocade et la rue Jouveau.

    Mais le chantier majeur (185 000 euros) à venir sera celui de l’avenue Semard entre la Rocade et en direction de Cap Sud. Près de 700m de voirie cabossée, avec un marquage au sol presque invisible. Les travaux devraient durer une semaine à partir du 6 octobre. « Ils auront lieu de nuit entre 22h et 5h, la circulation y sera coupée avec une déviation qui empruntera le sens habituellement inverse côté MIN », détaille Fabrice Tocabens. Cet autre sens, lui aussi mal en point, devrait être traité l’an prochain.

    Montfavet ne sera pas oublié. À compter du 27 octobre, de nuit aussi, l’axe principal du quartier, entre le pont SNCF et le chemin de la croix de Joannis sera refait à neuf (115 000 euros). Enfin, vraisemblablement début 2026, « des travaux d’entretien auront lieu en demi-chaussée sur le pont Daladier », annonce Fabrice Tocabens. Un chantier qui ne peut se faire que le jour pour des raisons de sécurité de nacelle.