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  • Au Pontet, un front républicain pour sortir le RN se profile

    Au Pontet, un front républicain pour sortir le RN se profile

    En 2020, Joris Hébrard, maire RN du Pontet avait été réélu pour un second mandat, dès le premier tour, récoltant 57% des voix face à trois listes divers droite. En juin, le premier magistrat a annoncé, dans le magazine municipal, sa volonté de briguer un 3e mandat. Pour se donner une chance d’éviter six nouvelles années d’extrême droite, ses opposants espèrent partir unis.

    « Le rassemblement des forces républicaines, sociales et solidaires est en bonne voie pour faire obstacle à la politique d’exclusion et de grippe-sou de l’extrême droite », annonce, dans un communiqué, Michel Lovera, chef de file du PCF, mandaté pour représenter la gauche, historiquement peu implantée au Pontet. Un soutien est acté auprès de Jean-Firmin Bardisa, actuel chef de file de l’opposition et qui a annoncé sa candidature il y a un mois et demi. En lice aussi en 2020, Christophe Roux (UDI) s’est rallié à Bardisa. « Début octobre, on a aussi rencontré Caroline Grelet-Joly [autre élue d’opposition] qui, a priori, ne souhaite pas nous rejoindre mais n’a pas encore décidé si elle sera candidate », fait valoir Michel Lovera. En face, l’extrême droite pourrait aussi avancer divisée. Le premier adjoint, Patrick Suisse, et éphémère maire lors de la parenthèse de moins d’un an d’Hébrard comme député, a des velléités de liste même si le maire œuvre pour l’en dissuader.

    En attendant, les représentants de cette large liste républicaine doivent se revoir encore ce mercredi soir et espèrent lancer leur campagne début novembre. « Même si on peut avoir des divergences, un travail sur des thématiques partagées est engagé », assure Michel Lovera.

  • Helle et Santoni primées ensemble

    Helle et Santoni primées ensemble

    Chaque année, Le trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique, remet des prix à des élus pour « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » selon Alexandre Farro, président du trombinoscope. Pour la première fois, cette récompense, baptisée Prix des Territoires, a été décernée localement dans la Région Paca.

    Le Vaucluse et sa ville-centre Avignon ont été mis à l’honneur lors de la remise des prix, ce lundi soir à l’Hôtel de Région à Marseille. Ainsi, Dominique Santoni, présidente LR du Département, a été désignée « conseillère départementale de l’année », à l’issue d’un vote de cinq journalistes. « Une reconnaissance de l’action volontariste et innovante impulsée par le Département dans bien des domaines, et notamment celui de la santé », se félicite Dominique Santoni, qui n’oublie pas « tous ceux qui font vivre le Vaucluse au quotidien ».

    De son côté, Cécile Helle a été élue maire de l’année de la Région, aux côtés de cinq autres édiles (un par département). La première magistrate (PS) d’Avignon a été saluée pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats, comme elle s’y était engagée en 2014. « Engagement et action au service du bien commun… deux des valeurs qui ont été retenues pour cette distinction qui vient couronner 12 années d’engagement au service des Avignonnais », apprécie l’intéressée.

  • Joël Peyre veut des élus irréprochables

    Joël Peyre veut des élus irréprochables

    Après une proposition sur la santé avec l’installation de centres médicaux municipaux, Joël Peyre continue à mener campagne en vue des municipales des 15 et 22 mars. Candidat (PRG) déclaré, le conseiller municipal délégué aux finances a présenté, ce mardi, une charte éthique et de bonne conduite. « On ne peut pas être crédible si les élus ne respectent pas la loi et la morale, chacun devra être exemplaire et irréprochable, surtout à l’heure où un ancien président de la République va être incarcéré, ce n’est pas du luxe », pose Joël Peyre.

    Voit-il aussi localement de possibles candidats aux pedigrees peu recommandables voire condamnés ? « Oui », confirme-t-il sans « vouloir faire de la délation ». Cette charte, largement inspirée de l’association Anticor, s’articule en 7 points. « Elle sera adoptée en conseil municipal, soumise à l’approbation de tous, on verra à ce moment-là si certains ont des choses à cacher », se projette déjà Joël Peyre. En 2014 en arrivant à l’Hôtel de ville, la maire Cécile Helle (PS) avait vainement tenté de mettre en place une charte dans la même veine. « Là, les candidats s’engageront dès la campagne », précise-t-il.

    Soutien de Joël Peyre, Philippe Pascal vient apporter sa caution sur le sujet. « L’éthique a guidé toute ma vie comme lanceur d’alerte sur l’affaire Mariani », rappelle l’ex-inspecteur de l’Urssaf et candidat DVG lors des dernières législatives. Casier judiciaire vierge pour se présenter, déclaration des intérêts patrimoniaux et professionnels, mise en ligne de tous les documents administratifs, obligation de formation des élus font partie des grands axes de cette charte. « Toute mise en examen entraînera la suspension des fonctions exécutives », prévient Joël Peyre qui ne compte utiliser une enveloppe de frais de représentation de maire « uniquement pour des repas, pas pour l’habillement ». Des mesures qu’il compte bien porter dans le cadre des discussions à gauche qui se poursuivent. « Il faut arriver à un accord, on ne peut pas faire autrement », convient-il.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • L’enfance, un enjeu majeur lors d’une séance mineure en Vaucluse

    L’enfance, un enjeu majeur lors d’une séance mineure en Vaucluse

    Ce vendredi en ouverture de la séance plénière, la présidente LR du Département Dominique Santoni a appelé l’assemblée départementale à « donner une toute image et débattre de manière respectueuse et collective, loin du spectrale affligeant de la scène politique nationale ». Message entendu, il est vrai grâce à un ordre du jour sans dossier explosif. Les élus ont expédié les 34 rapports en une heure et quart.

    En attendant plus de débat le 21 novembre lors d’une séance consacrée au rapport d’orientations budgétaires, la question de la protection de l’enfance a été le cœur des discussions. Le vote d’un plan d’actions 2025-2027 conjoint avec l’État a permis à la gauche de rebondir sur le sujet brûlant du centre départemental enfance famille (CDEF), dont deux services vont faire l’objet d’une transformation (notre édition du 19 septembre). « Si on doit passer à une autre gestion à cause d’une décision de justice [un arrêt de la cour de cassation met fin au SAPSAD, service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile], il est normal que ça suscite des inquiétudes pour les agents », interpelle Sophie Rigaut (PS), présidente du groupe Pour un Vaucluse solidaire et écologique, se posant en appui de la présidente « pour rassurer, prendre le temps de réfléchir et de travailler avec vous ».

    Une « opacité »

    à « désamorcer »

    Un message loin d’être anodin. Car le flou entoure ce complexe dossier, où même les conseillers départementaux siégeant au sein du conseil d’administration (CA) du CDEF n’ont pas toutes les données. « On ne veut pas se retrouver informé en CA d’une situation à laquelle nous n’étions pas avisés, c’est inconfortable », déplore Annick Dubois, élue PS. Le 18 septembre dernier, à l’appel de la CGT, plus d’une centaine de personnes s’étaient réunies pour s’opposer à la fermeture ou réorganisation du SAPSAD et du centre maternel.

    Depuis, les agents demeurent dans le brouillard. Ce vendredi, en amont de la séance, le syndicat CGT des personnels du Conseil départemental a de nouveau déployé un barnum revendicatif, en présence d’agents du CDEF. « Ce n’est plus possible d’agir dans l’opacité alors qu’on parle de service public envers une population fragile », dénonce Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Dans l’hémicycle, Dominique Santoni temporise et renvoie à une « réflexion » plus large sur le CDEF. « Mais rien n’est avancé, on mènera ensemble cette réflexion », assure la présidente.

    « Je désamorce, il n’y a aucune inquiétude à avoir », insiste-t-elle. Rémy Blanc (PCF) tente d’obtenir plus de détails : « Est-ce que l’équipe du SAPSAD peut candidater à sa propre succession et si elle n’est pas retenue, nous serions une nouvelle fois confrontés à la perte d’un service public qui fonctionne 7 jours sur 7 et 24h24 », questionne-t-il. « On est bien trop en amont », renvoie Dominique Santoni demandant « à ne pas agiter de torchons ». En creux, la gauche redoute que la protection de l’enfance soit victime de contraintes budgétaires et qu’on « se retrouve devant le fait accompli comme lors de la fermeture du labo [départemental d’analyses fermé l’an dernier] », prévient Rémy Blanc.

  • Aubert englué dans un grand écart entre national et local

    Aubert englué dans un grand écart entre national et local

    En juin 2024, lors des élections législatives pour lesquelles il n’était pas candidat, Julien Aubert avait déjà assuré sans ciller préférer voter pour un candidat RN que LFI. L’ex-député LR, vice-président de son parti, va désormais plus loin. Dans la même veine que Bruno Retailleau, voilà qu’il voterait dimanche « évidemment pour le candidat de l’UDR [parti d’Éric Ciotti allié du RN] » face à la candidate PS lors de l’élection législative partielle dans le Tarn-et-Garonne.

    Une déclaration, sur BFM jeudi soir, que n’a pas manqué d’applaudir Éric Ciotti, « saluant un appel clair ». De quoi jeter le trouble en vue des municipales à Avignon. Depuis un an, Julien Aubert prépare sa campagne sans s’être encore déclaré. Sollicité par nos soins pour savoir si son raisonnement s’appliquerait localement, l’intéressé s’en sort par une pirouette : « On m’a posé la question : qui voteriez-vous dans le Tarn-et-Garonne ? À Avignon, la réponse est : pour moi, au premier et surtout au 2nd tour ! » Cela veut donc dire qu’il est candidat ? Julien Aubert s’empresse de modifier et de parler – encore – au conditionnel pour Avignon.

    « Aucun lien avec le projet municipal »

    Pressentant que sa prise de position pour l’extrême droite le mettait dans l’embarras local, celui qui avait tenté de conquérir la mairie de Carpentras en 2014 démine sur ses réseaux sociaux : « Tout ceci n’a aucun lien avec un projet municipal. Bien que non-macroniste, j’ai tendu la main au socle commun. Bien que de droite, j’accepterai volontiers et nous en avons des gens de gauche qui veulent changer de mairie. Idem pour des gens qui ont pu voter RN et ne sont pas convaincus par la candidate actuelle [Anne-Sophie Rigault] », développe Julien Aubert, regrettant au passage les cavaliers seuls annoncés d’Olivier Galzi (lire ci-dessus) et de Stephan Fiori (DVD), pourtant cofondateur d’Avignon passion, le mouvement de Julien Aubert. « Seuls ces candidats peuvent faire perdre, mais pas gagner », égratigne-t-il.

    La semaine dernière, le vice-président des LR se posait en seule « alternative » crédible au RN pour battre la gauche, assumant n’avoir « aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense ». Un grand écart qui peut vite virer au claquage.

  • L’enfance, un enjeu majeur lors d’une séance mineure

    L’enfance, un enjeu majeur lors d’une séance mineure

    Ce vendredi en ouverture de la séance plénière, la présidente LR du Département Dominique Santoni a appelé l’assemblée départementale à « donner une toute image et débattre de manière respectueuse et collective, loin du spectrale affligeant de la scène politique nationale ». Message entendu, il est vrai grâce à un ordre du jour sans dossier explosif. Les élus ont expédié les 34 rapports en une heure et quart.

    En attendant plus de débat le 21 novembre lors d’une séance consacrée au rapport d’orientations budgétaires, la question de la protection de l’enfance a été le cœur des discussions. Le vote d’un plan d’actions 2025-2027 conjoint avec l’État a permis à la gauche de rebondir sur le sujet brûlant du centre départemental enfance famille (CDEF), dont deux services vont faire l’objet d’une transformation (notre édition du 19 septembre). « Si on doit passer à une autre gestion à cause d’une décision de justice [un arrêt de la cour de cassation met fin au SAPSAD, service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile], il est normal que ça suscite des inquiétudes pour les agents », interpelle Sophie Rigaut (PS), présidente du groupe Pour un Vaucluse solidaire et écologique, se posant en appui de la présidente « pour rassurer, prendre le temps de réfléchir et de travailler avec vous ».

    Une « opacité »

    à « désamorcer »

    Un message loin d’être anodin. Car le flou entoure ce complexe dossier, où même les conseillers départementaux siégeant au sein du conseil d’administration (CA) du CDEF n’ont pas toutes les données. « On ne veut pas se retrouver informé en CA d’une situation à laquelle nous n’étions pas avisés, c’est inconfortable », déplore Annick Dubois, élue PS. Le 18 septembre dernier, à l’appel de la CGT, plus d’une centaine de personnes s’étaient réunies pour s’opposer à la fermeture ou réorganisation du SAPSAD et du centre maternel.

    Depuis, les agents demeurent dans le brouillard. Ce vendredi, en amont de la séance, le syndicat CGT des personnels du Conseil départemental a de nouveau déployé un barnum revendicatif, en présence d’agents du CDEF. « Ce n’est plus possible d’agir dans l’opacité alors qu’on parle de service public envers une population fragile », dénonce Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Dans l’hémicycle, Dominique Santoni temporise et renvoie à une « réflexion » plus large sur le CDEF. « Mais rien n’est avancé, on mènera ensemble cette réflexion », assure la présidente.

    « Je désamorce, il n’y a aucune inquiétude à avoir », insiste-t-elle. Rémy Blanc (PCF) tente d’obtenir plus de détails : « Est-ce que l’équipe du SAPSAD peut candidater à sa propre succession et si elle n’est pas retenue, nous serions une nouvelle fois confrontés à la perte d’un service public qui fonctionne 7 jours sur 7 et 24h24 », questionne-t-il. « On est bien trop en amont », renvoie Dominique Santoni demandant « à ne pas agiter de torchons ». En creux, la gauche redoute que la protection de l’enfance soit victime de contraintes budgétaires et qu’on « se retrouve devant le fait accompli comme lors de la fermeture du labo [départemental d’analyses fermé l’an dernier] », prévient Rémy Blanc.

  • En Vaucluse, l’argent des PV revient sur la route

    En Vaucluse, l’argent des PV revient sur la route

    Le vote du plan départemental de l’habitat ou la contractualisation avec l’État des actions envers la protection de l’enfance – un secteur en pleine mutation, qui inquiète les agents (notre édition du 19/09) – seront parmi les dossiers structurants à l’ordre du jour de la séance plénière du conseil départemental, ce vendredi matin. Mais, en ouverture des 32 rapports, une délibération vient éclairer un sujet qui intéresse de près les automobilistes : où va l’argent des amendes liées aux infractions routières ?

    En 2023 en France, plus de 13 millions d’amendes ont été dressées pour défaut de stationnement ou excès de vitesse. Une partie de l’argent est redistribuée aux collectivités locales, qui, en 2025 ont perçu au global 666,8 millions d’euros. Une somme directement versée soit aux communes quand elles ont plus de 10 000 habitants, soit aux Départements, chargés ensuite de ventiler une enveloppe aux villes de moins de 10 000 habitants.

    Pas question que cet argent ne parte n’importe où : la loi impose qu’il serve à subventionner des projets visant à améliorer la sécurité des usagers, l’accès au réseau de transports en commun, les aménagements cyclables et piétons, ou la mise en accessibilité de l’espace public. Cette année, le Vaucluse a reçu 1,2 million d’euros. Un total de 57 communes va bénéficier de subventions sur 60 projets. Cela va, au maximum, de 24 500 euros pour, par exemple, sécuriser un croisement aux abords de l’école d’Ansouis, à 1 500 euros pour la pose de ralentisseurs à Méthamis. La Tour-d’Aigues recevra 21 000 euros pour mettre aux normes mobilité réduite des trottoirs. Le montant global de subventions s’élève à 834 000 euros. C’est un peu plus que l’an passé, où 795 000 euros avaient bénéficié à 63 communes.

  • Chez les seniors, des clés pour ne pas battre en retraite

    Chez les seniors, des clés pour ne pas battre en retraite

    Laurence attend un beau cadeau d’anniversaire. Ce jeudi, cette Avignonnaise fêtait ses 51 ans et espérait retrouver un travail. « Je suis au chômage depuis juin, je n’avais quasiment jamais connu cette situation jusque-là. Je suis assistante polyvalente, on m’avait rassuré en disant qu’il y avait des offres mais c’est compliqué », constate-t-elle. Son âge est un frein selon elle. « Je l’ai enlevé de mon CV depuis peu pour passer un premier filtre et avoir des entretiens », expose-t-elle.

    Des Laurence, le bassin du Grand Avignon en compte 6 400. Autant de seniors, soit plus de 50 ans selon France travail, en recherche d’emploi. Autres éléments chiffrés : 32% des seniors du territoire sont à France travail depuis plus d’un an, contre 21% en moyenne pour les autres catégories. Enfin, 28% d’entre eux ont un taux de retour à l’emploi sur un mois contre 38% pour les moins de 50 ans. Des statistiques éloquentes exposées ce jeudi matin à l’hôtel de ville d’Avignon. Dans le cadre de la Semaine bleue, la municipalité y organisait avec France travail une matinée dédiée à l’emploi des seniors. « Cela conjugue la volonté de la Ville d’offrir ce service à ses habitants, au moment où le gouvernement dit qu’il n’y a pas de fatalisme sur l’emploi et alors que France travail déploie une offre de services renforcée pour les seniors où on met le paquet sur l’accompagnement personnalisé », campe Jean-Louis Peignien, directeur de l’agence France travail d’Avignon.

    Bientôt un actif sur trois

    à plus de 50 ans

    Lors de la table ronde, on cajole ces jeunes seniors à coups de « talents expérimentés » en insistant dans la vie des entreprises à lutter contre les stéréotypes sur l’âge, à encourager le partage des compétences et former sur la 2e partie de carrière. « D’ici à 2030, un actif sur trois aura plus de 50 ans, rappelle Fabrice Greffet, directeur des relations publiques du groupe d’insertion La Varappe, et président du comité inclusion du Medef Sud. On a longtemps perçu les seniors comme trop chers et moins adaptables, or c’est une ressource à ne pas négliger. » « L’âge n’est pas un sujet dans l’entreprise », assure la DRH d’ID Logistics qui constate « un frein » chez les seniors à candidater. Présent au job dating, Rémi Marconnet, directeur de l’agence Laforêt à Avignon, note que « 70% de ses employés ont plus de 50 ans ». Il recherche tous les profils. « Dans l’immobilier, avoir du vécu est rassurant aussi bien pour nos acheteurs que nos vendeurs », plaide-t-il.

    Micro en main, Marie-Ange, « licenciée après 38 ans de boîte au sein d’une entreprise qui a été liquidée », vient apporter des bémols. « L’expérience peut être un moins, j’ai eu de multiples entretiens dont un où on n’était plus que deux et c’est la plus jeune qui a eu le poste, l’âge a pesé dans la balance », témoigne-t-elle et perdant « un peu confiance » au bout d’un an de chômage. Une autre parle « d’une convention d’immersion de 15 jours réussie » qui a débouché sur un emploi pérenne. « On sait qu’après 50 ans ça peut être compliqué quand on est charpentier par exemple mais ces profils-là peuvent ensuite former les plus jeunes », fait valoir Anne Chabrier, chargée de mission chez France travail. Et montrer ainsi que la valeur traverse le nombre d’années.