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  • Pierre Pinzelli bien parti pour rempiler à la tête de l’hôpital d’Avignon

    Pierre Pinzelli bien parti pour rempiler à la tête de l’hôpital d’Avignon

    Officiellement, la décision de l’Agence régionale de santé (ARS) n’est pas encore tombée, mais dans les couloirs de l’hôpital d’Avignon, il semble bien acquis que Pierre Pinzelli poursuive sa mission de directeur. « Votre sollicitation est trop précoce, la décision ne pourra être prise que pour la toute fin de cette année ou le début de l’année prochaine, la période des vœux sera sans doute plus adaptée pour évoquer cette décision », nous répond l’intéressé, âgé de 61 ans, en poste depuis janvier 2022 et dont le mandat de 4 ans s’achève à la fin de l’année. Selon les informations de La Marseillaise, sa demande de renouvellement pour un second et dernier mandat est en cours de validation.

    Si pour des ouvertures de postes avec candidatures – comme cela vient d’être le cas avec l’arrivée prochaine d’un directeur à l’hôpital d’Orange –, le processus relève du centre national de gestion [organisme qui gère les carrières de directeurs d’hôpitaux], dans le cadre d’un renouvellement, seule une décision de l’ARS suffit. « On a donné un avis très favorable, le directeur est renouvelé », ne fait pas mystère Loïc Souriau, directeur de l’ARS de Vaucluse. « En attendant, je poursuis mon action avec la grande détermination qui me caractérise et qui anime mon quotidien depuis toujours, préfère temporiser Pierre Pinzelli. En ma qualité de directeur d’hôpital depuis de nombreuses années, je suis avant tout au service de l’hôpital public. »

    S’il a le soutien de l’autorité de tutelle, le directeur est loin de faire consensus. « Quel patron fait l’unanimité ? Je n’ai pas encore trouvé », répond Loïc Souriau. En juin, l’ARS a pourtant été destinataire d’un courrier d’alerte de la commission médicale d’établissement (CME), instance représentant le personnel médical de l’hôpital. Les chefs de pôle dénonçaient notamment une manière de diriger « contre-productive qui conduit à un point de rupture en raison du manque d’objectivité et de l’entêtement » du directeur. Ce dernier, répondait alors à Ici Vaucluse, qu’il n’y avait pas de « crise », jugeant même la lettre « accessoire ». « Certains signataires sont très remontés depuis qu’ils savent que le directeur reste », nous confie une salariée de l’hôpital, désabusée par le management de Pierre Pinzelli.

    Cécile Helle reste silencieuse

    À noter qu’une nouvelle CME sera élue le mois prochain. Sollicitée, Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon et présidente du conseil d’administration, n’a pas souhaité s’exprimer sur ce renouvellement. Alors que beaucoup, syndicats en tête comme la CGT, aimeraient que la maire pousse pour un départ du directeur. Son avis n’est toutefois pas décisionnaire.

    Tout le monde a encore en mémoire les révélations, en mars, du Canard enchaîné (notre édition du 27 mars) accusant le directeur de favoritisme après les embauches de sa compagne, entraînant l’ouverture d’une enquête par le parquet. Des faits que Pierre Pinzelli réfutait en bloc. À la tête d’un hôpital de plus de 3 300 agents et près de 1 000 lits, le directeur concentre aussi un large pouvoir dans la santé publique du département, en gérant aussi l’hôpital de Cavaillon et, par intérim depuis deux ans, celui de Carpentras. Il préside également le groupement hospitalier de territoire de Vaucluse.

    Si au cours de son mandat, un vaste projet de modernisation (156 millions d’euros) a été acté, l’hôpital a perdu sa certification, début 2024, délivrée par la Haute autorité de santé (HAS). Une décision inédite qui, si elle n’empêche pas le centre hospitalier de fonctionner, fait désordre. La HAS doit d’ailleurs revenir en mai 2026 pour une inspection. Il y a trois ans le directeur a aussi mis fin à la gratuité du parking de l’hôpital – une proposition de loi devrait être étudiée fin novembre contre le principe de stationnement payant à l’hôpital public – et a connu, en novembre dernier, un mouvement de grève de 20 jours au bloc opératoire.

  • Renaud Muselier pique la CCI sur la gestion de l’aéroport

    Renaud Muselier pique la CCI sur la gestion de l’aéroport

    Qui pilotera les commandes de l’aéroport dans un peu plus d’un an ? Il est encore trop tôt pour le savoir, mais l’actuel délégataire, la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), en poste depuis 2018, s’est fait sermonner par Renaud Muselier. Ce vendredi, en séance plénière, à l’occasion d’un rapport d’ajustement budgétaire de l’aéroport, le président (Ren.) n’a pas manqué de rappeler les déboires de gouvernance.

    « La CCI a eu des difficultés internes conséquentes et redoutablement efficaces, il faut rappeler qu’elle a été la seule de France à être mise deux fois sous tutelle », pointe Renaud Muselier. Le président fait écho, ici, à la prise en main par la préfecture, en août, pendant un mois et demi, avant que Gilbert Marcelli ne soit finalement reconduit à la présidence, il y a un mois. Notons toutefois que cette tutelle n’était pas liée à des dysfonctionnements financiers, mais à des démissions au sein du bureau. Néanmoins, cette pique de Renaud Muselier s’apparente à une mise sous pression du délégataire, dont le contrat s’achève le 31 décembre 2026.

    La Région travaille actuellement sur le renouvellement de cette DSP. En mars, un marché ad hoc avait été lancé avec, dans le cahier des charges, la volonté de viser la neutralité carbone. Alors que l’aéroport, structurellement déficitaire, est dans le viseur de riverains ou d’associations comme Extinction Rébellion qui réclame son démantèlement, « il reste stratégique », assure Renaud Muselier. En séance, les élus vauclusiens, qu’ils soient dans la majorité (Bénédicte Martin et Jean-François Périlhou) ou dans l’opposition RN (Anne-Sophie Rigault), ont tous défendu le rôle de l’aéroport. « Après avoir investi autant d’argent public, il serait insensé de le laisser végéter », estime Anne-Sophie Rigault. « Nous ne nous interdisons rien sur le développement des vols commerciaux [absents depuis l’été 2022] », continue de croire la Cavaillonnaise Bénédicte Martin. « Le tissu économique local attend sa survie, mais aussi sa prospérité », défend Jean-François Périlhou, maire LR de Vaison-la-Romaine et président de la commission transports. En avril, le ministre des Transports avait aussi salué « le rôle central de la plateforme ».

  • Les débuts « timides » des médecins volontaires

    Les débuts « timides » des médecins volontaires

    Ausculter dans un désert médical reste encore une donnée rare en Vaucluse, malgré la mise en place du dispositif « Un médecin près de chez vous » (notre édition du 24-09). Il y a un mois, l’Agence régionale de santé (ARS) instaurait une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour (ou 100 euros la demi-journée). « Ces créneaux viendront compléter l’offre de soins locale et alléger la pression sur les médecins déjà installés », assure l’ARS dans un communiqué. Cinq territoires ont été retenus dans toute la région, dont trois en Vaucluse.

    Dans la région, « vingt médecins généralistes libéraux se sont d’ores et déjà engagés et des premiers patients ont pu les consulter et bénéficier ainsi du dispositif », indique l’ARS. Mais dans le détail, le Vaucluse est le moins bien loti. Car, sur les trois zones concernées – le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône-Lez-Provence (Bollène) -, un seul médecin est venu consulter la semaine dernière à Sault, sur une journée. « Il a reçu une dizaine de patients », précise à La Marseillaise Loïc Souriau, directeur de l’ARS 84. Installé à Pertuis, le médecin est venu sur une journée de repos habituel. « J’ai beaucoup de travail à Pertuis, j’essuie les plâtres, mais ça se passe bien, a confié le Dr François Faure. Les gens sont contents de voir un nouveau médecin. » Mais, à date, aucun nouveau créneau de consultation n’a été ouvert par ses soins ou un autre praticien.

    Un logement gratuit proposé

    « On a d’autres médecins volontaires en cours d’inscription [dans le processus, en lien avec l’ordre des médecins et l’assurance maladie], mais ça reste timide », concède Loïc Souriau, qui « espère un engouement un peu plus important pour les semaines à venir ». Les trois cabinets médicaux identifiés sont donc à Sault (quartier Mougne), Lapalud (place Fernand-Morel) et Valréas (cours Tivoli). L’ARS relance « un appel au volontariat auprès des médecins généralistes libéraux de la région pour renforcer cette initiative de solidarité territoriale ».

    Ce démarrage poussif, Loïc Souriau l’explique par « la nouveauté ». « On met tout en œuvre pour vraiment apporter des conditions d’accueil, de confort, il y a tout le matériel nécessaire à disposition dans les cabinets, la commune de Lapalud propose un logement gratuit pour un médecin qui souhaiterait venir plusieurs jours », développe le directeur de l’ARS 84. Bien qu’expérimental, le dispositif n’a pas de durée limitée pour l’heure. En Vaucluse, 44% des médecins devraient être à la retraite dans moins de 4 ans.

  • La justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    La justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    « Ce n’est pas perdu, mais ce n’est pas gagné », résume, déçu, mais pas résigné, le collectif Apt à faire bloc à la lecture de la décision de justice rendue le 14 octobre par le tribunal administratif de Marseille. La justice vient de rejeter deux recours qui visaient à suspendre la décision, prise en juin, par l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer le service de chirurgie et endoscopie du centre hospitalier d’Apt. Un choix contre lequel est vent debout l’ensemble de la population, élus de tous bords et personnels médical ou non de l’hôpital.

    Les deux recours sont des référés suspensions, qui se prononcent sur l’urgence de la situation et permettent d’avoir une première décision rapide, quand le recours sur le fond n’est étudié que dans de lointains délais, incompatibles ici avec la décision de l’ARS prenant effet au 31 décembre. La municipalité d’Apt, ainsi que le comité des usagers pour le soutien et la défense de l’hôpital, avaient donc saisi la justice au début du mois. En vain, pour le moment. Dans l’ordonnance concernant le référé du comité des usagers, consultée par La Marseillaise, la juge motive sa décision en estimant que le requérant « n’apporte aucun élément permettant d’établir que les risques [pour la santé des patients, Ndlr] seraient avérés et que les autres établissements autorisés à exercer la chirurgie ne seraient pas en capacité de prendre en charge l’ensemble des patients ».

    En outre, la justice, conteste « la notion d’urgence caractérisée » en se fondant sur des données (activité, part d’Aptésiens se faisant déjà opérer ailleurs…) issues d’un communiqué de presse de l’ARS de juin dernier… « Des chiffres erronés », soupire Dominique Thévenieau, président du comité des usagers, conforté par l’équipe médicale du centre hospitalier qui, tableaux de rapports d’activité de l’hôpital, dément les calculs de l’ARS.

    Une action devant l’ARS le 6 novembre

    Pas question de se laisser abattre, le président réfléchissait à déposer un nouveau recours et fonde des espoirs sur un second référé de la Ville, déposé cette fois à Nîmes, portant « sur la rupture du groupement de coopération sanitaire qui est en cours ». Côté syndicat aussi, un recours en urgence est à l’étude. « Rien n’est encore ficelé, mais on étudie un autre angle d’attaque [que ceux rejetés] », confie Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT de Vaucluse, qui porte aussi un recours sur le fond « sur la mise en danger de la population avec 15 témoignages qui disent que sans ce service, ils seraient morts ou gravement handicapés ».

    En attendant, la mobilisation se poursuit. Après une manifestation le 9 octobre dernier à Apt, cette fois, une grande action aura lieu le 6 novembre (15h30) à Avignon, devant le siège de l’ARS.

  • Apt : la justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    Apt : la justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    « Ce n’est pas perdu, mais ce n’est pas gagné », résume, déçu, mais pas résigné, le collectif Apt à faire bloc à la lecture de la décision de justice rendue le 14 octobre par le tribunal administratif de Marseille. La justice vient de rejeter deux recours qui visaient à suspendre la décision, prise en juin, par l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer le service de chirurgie et endoscopie du centre hospitalier d’Apt. Un choix contre lequel est vent debout l’ensemble de la population, élus de tous bords et personnels médical ou non de l’hôpital.

    Les deux recours sont des référés suspensions, qui se prononcent sur l’urgence de la situation et permettent d’avoir une première décision rapide, quand le recours sur le fond n’est étudié que dans de lointains délais, incompatibles ici avec la décision de l’ARS prenant effet au 31 décembre. La municipalité d’Apt, ainsi que le comité des usagers pour le soutien et la défense de l’hôpital, avaient donc saisi la justice au début du mois. En vain, pour le moment. Dans l’ordonnance concernant le référé du comité des usagers, consultée par La Marseillaise, la juge motive sa décision en estimant que le requérant « n’apporte aucun élément permettant d’établir que les risques [pour la santé des patients, Ndlr] seraient avérés et que les autres établissements autorisés à exercer la chirurgie ne seraient pas en capacité de prendre en charge l’ensemble des patients ».

    En outre, la justice, conteste « la notion d’urgence caractérisée » en se fondant sur des données (activité, part d’Aptésiens se faisant déjà opérer ailleurs…) issues d’un communiqué de presse de l’ARS de juin dernier… « Des chiffres erronés », soupire Dominique Thévenieau, président du comité des usagers, conforté par l’équipe médicale du centre hospitalier qui, tableaux de rapports d’activité de l’hôpital, dément les calculs de l’ARS.

    Une action devant l’ARS le 6 novembre

    Pas question de se laisser abattre, le président réfléchissait à déposer un nouveau recours et fonde des espoirs sur un second référé de la Ville, déposé cette fois à Nîmes, portant « sur la rupture du groupement de coopération sanitaire qui est en cours ». Côté syndicat aussi, un recours en urgence est à l’étude. « Rien n’est encore ficelé, mais on étudie un autre angle d’attaque [que ceux rejetés] », confie Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT de Vaucluse, qui porte aussi un recours sur le fond « sur la mise en danger de la population avec 15 témoignages qui disent que sans ce service, ils seraient morts ou gravement handicapés ».

    En attendant, la mobilisation se poursuit. Après une manifestation le 9 octobre dernier à Apt, cette fois, une grande action aura lieu le 6 novembre (15h30) à Avignon, devant le siège de l’ARS.

  • Le dépistage du cancer du sein de retour à Cavaillon

    Le dépistage du cancer du sein de retour à Cavaillon

    Les chiffres sont assez éloquents : avec plus de 15% en Vaucluse, le taux de mortalité lié au cancer du sein est le plus important de la région. Chaque année, près de 500 nouveaux cas sont déclarés dans le département. Ceci expliquant peut-être cela, le Vaucluse fait partie des dix départements français participant le moins (39%) à la campagne annuelle de prévention. Faute notamment de structures permettant de réaliser les dépistages. Pendant 4 ans, cela a été le cas à Cavaillon, pourtant 4e commune la plus peuplée du département. Depuis 2021, les femmes devaient se faire dépister dans d’autres villes « avec des délais qui pouvaient être très longs », reconnaît l’hôpital.

    Une anomalie réparée depuis ce lundi. Le centre hospitalier vient d’ouvrir les consultations au sein d’un nouveau centre de mammographie. « Le dispositif va progressivement monter en charge pour atteindre 8 demi-journées hebdomadaires courant 2026, l’organisation est calibrée pour faire face rapidement à un besoin de 3 500 dépistages par an, indique l’hôpital. C’est statistiquement 25 cancers du sein qui pourront être précocement diagnostiqués annuellement. » Plus de 70 femmes par semaine pourront ainsi être dépistées. « Grâce au partenariat avec l’assurance maladie de Vaucluse, les examens seront réalisés sans avance de frais », assure l’hôpital, qui a recruté quatre personnes dans le service d’imagerie.

    Un projet qui a nécessité un investissement de 345 000 euros (290 000 euros de matériel et 55 000 euros de travaux) financé par la Région (150 000 euros), la Ville (90 000 euros), l’ARS (55 000 euros) et l’hôpital (50 000 euros).

  • Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Après Avignon, c’est Carpentras qui fait l’objet d’un sondage Ifop pour les municipales (15 et 22 mars). L’étude, auprès de 507 habitants et réalisée par téléphone du 30 septembre au 6 octobre, a été commandée par Aimer Carpentras, la liste de l’actuel maire, Serge Andrieu (DVG). Publié vendredi dans La Provence et Ici Vaucluse, le sondage, consulté par La Marseillaise, donne le maire sortant en tête au premier tour.

    À la question « si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour ? », Serge Andrieu, qui avait annoncé il y a un an et demi sa candidature dans nos colonnes, recueillerait 33 % des voix. Il devance Francis Adolphe (27 %). Ce dernier, maire jusqu’en 2018, avait dû démissionner après avoir épuisé tous les recours pour faire annuler sa condamnation pour violences conjugales. Pas encore candidat, bien qu’ayant déjà ouvert un local de campagne, Francis Adolphe est aujourd’hui en froid avec son successeur.

    Suit derrière de près Christian Richaud, investi par le RN (26 %). Encore peu connu, il dirigeait auparavant le magasin de bricolage Weldom. Enfin, l’élu d’opposition, Bertrand de la Chesnais, soutenu par le RN en 2020, récolterait 14 %. Candidat, le général est sondé sur une liste divers droite, mais il reste bien à l’extrême, ayant été le directeur de campagne d’Éric Zemmour à la présidentielle 2022.

    Même pris avec prudence, ce sondage rassure Serge Andrieu, qui a fait face à des remous dans sa majorité – en mai le plan local d’urbanisme avait initialement été rejeté – ou, il y a trois semaines, le maire a annoncé le départ de trois de ses élus, qui « m’ont informé de leur volonté de rejoindre une autre liste [a priori celle de Francis Adolphe] ». Ce sondage « ne présage de rien, mais il a le grand intérêt de faire taire tous ceux qui, par leurs bavardages, racontent n’importe quoi. Je ne veux pas laisser notre ville à ceux qui la salissent pour leur intérêt personnel », réagit-il. Le PCF a annoncé son soutien à Serge Andrieu. Par ailleurs, le sondage place aussi le maire en tête de la notoriété. 90 % des sondés le connaissent. Francis Adolphe (80 %), Bertrand de la Chesnais (60 %) et Christian Richaud (31 %) complètent ce classement.

  • Vaucluse Un prétendu petit abattement en trompe-l’œil

    Vaucluse Un prétendu petit abattement en trompe-l’œil

    On ne sait pas si le message passera comme une lettre à la Poste, mais l’union des retraités CGT de Vaucluse y a mis tout son cœur, vendredi, en fin de matinée. Serge Andreozzi, membre du bureau et retraité de La Poste, a déposé dans la boîte aux lettres de l’antenne de l’Agirc-Arrco, dans l’intra muros d’Avignon, une motion pour la revalorisation des retraites complémentaires. Une dizaine de retraités l’accompagnait lors de ce rassemblement, s’inscrivant dans un appel national (lire ci-dessus), jour d’un conseil d’administration des caisses complémentaires de retraite.

    « Depuis 8 ans, le taux du point n’a pas bougé, à l’inverse de l’inflation : cela me fait perdre 200 euros par mois », calcule Serge Andréozzi. Le syndicat, soulignant la très bonne santé financière de l’Agirc-Arrco, exige notamment la mise en place automatique d’un principe de revalorisation annuel indexé sur l’évolution du salaire moyen.

    Les retraités CGT goûtent peu les propositions budgétaires du gouvernement Lecornu. Comme la suppression de l’abattement fiscal des retraités et son remplacement par un forfait de 2 000 euros. « J’ai fait les calculs hier soir, ça m’a empêché de dormir, j’aurais dû attendre ce matin car ça réveille, expose Serge Andreozzi. Avec mon épouse, nous avons 2 800 euros de retraite cumulée avec un abattement fiscal de 3 000 euros. Si le budget passe, on sera imposé de 40 euros de plus par mois, mais en cumulé, on perdra 110 euros avec le doublement des franchises médicales. » Françoise Lichière, ex-secrétaire générale de l’USR CGT 84, abonde en mettant en lumière l’effet pervers de ce changement fiscal : « On nous bassine depuis des semaines sur le fait que c’est juste une petite somme en plus par mois, mais en redevenant imposable, il y a plein d’autres petites choses en plus à payer comme par exemple l’abonnement transports. »

    Les retraités vauclusiens s’attellent déjà à la préparation locale de la journée d’action nationale et intersyndicale du 6 novembre. « On ne va pas rester les bras ballants », prévient Serge Andréozzi.

  • Avignon : Memento planche sur sa mise en scène inaugurale

    Avignon : Memento planche sur sa mise en scène inaugurale

    Depuis plusieurs semaines, les équipes du Département s’affairent au transfert des archives départementales – 28 km de documents – depuis le palais des Papes vers la zone d’Agroparc à Avignon, où vient d’être bâti Memento. Ce pôle des patrimoines qui, outre les archives départementales, accueillera aussi le service archéologie ou les réserves des trois musées départementaux, se veut « l’illustration du passé qui se tourne vers l’avenir », soulignait Dominique Santoni, présidente LR du Conseil départemental, il y a un mois, lors de sa conférence de presse de rentrée tenue à Mémento.

    Le bâtiment de 11 600 m2 est opérationnel, mais pas encore ses activités publiques. Son ouverture est prévue pour la fin avril. Une fête inaugurale est attendue, en même temps qu’une première exposition. Ce à quoi s’affaire le Département, qui a lancé un marché pour la « conception et mise en œuvre de la scénographie de “Mon trésor” ». Les candidats ont jusqu’à la fin du mois pour faire parvenir leurs propositions. Une cinquantaine d’objets de tous les formats et époques (dessin, céramique, statue, monnaies…) seront présentés, « moins de dix feront en plus l’objet d’un dispositif numérique ».

    Ces objets « ont acquis un statut de “trésor” historique du fait de leur conservation à travers le temps, de leur unicité, de leur rôle de témoin du passé », note le cahier des charges. « L’exposition ne proposera pas une histoire exhaustive, mais des clins d’œil de ce dont ces originaux sont la trace. » Elle se tiendra dans une salle dédiée de 100 m2 non loin de l’accueil et durera une année.

  • La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    Depuis deux mandats, Michel Terrisse (DVD) préside aux destinées d’Althen-des-Paluds (3 000 habitants entre Monteux et Entraigues). Si le maire sortant n’a pas encore fait part de ses intentions pour mars prochain, la gauche, elle, se met en ordre de marche pour reconquérir l’Hôtel de ville. Entre 2001 et 2014, Lucien Stanzione en a été le maire. Toujours conseiller municipal, le sénateur PS vient d’apporter son soutien au collectif Ambition Althen, qui, sans revendiquer d’étiquettes, entend porter « une liste progressiste ».

    Elle est notamment le fruit d’un rapprochement entre les deux listes d’opposition, celle de Lucien Stanzione et celle d’Yvan Capo. Une trentaine de personnes participe au collectif, qui promet « une gouvernance honnête, transparente et démocratique », selon Jean Maître, conseiller municipal d’opposition. « Ce projet est l’affaire de tous, il ne se concentre pas dans les mains d’un seul homme, mais d’un collectif volontaire et solidaire », poursuit-il.

    Ciblant des « gaspillages » d’argent public (manière dont le projet de nouvelle cantine a été monté, lotissement de 50 lots en jachère), Yvan Capo parle de « dépenser autrement avec une approche qui repose sur la compétence, la rigueur et l’efficacité ». Davantage de poids pour le CCAS, un lieu d’accueil pour les jeunes ou « des festivités fédératrices » sont quelques-unes des premières propositions de campagne.