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  • David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    Partie du Pas-de-Calais en train de nuit pour Menton, puis Toulon et Nîmes, lundi Marine Tondelier n’est pourtant pas las du train-train quotidien en arrivant ce mardi à Avignon pour soutenir David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement, rejointe par les Verts. La secrétaire nationale des Écologistes est lancée depuis un an dans un tour de France des communes, en vue des municipales, mais en gardant à l’esprit aussi de quoi nourrir son projet pour la présidentielle de 2027, où elle a déjà annoncé sa candidature. « Avec les régionales de 2028, on s’apprête à mener la bataille politique la plus dure et la plus importante de notre vie, estime Marine Tondelier. On a tous conscience de cette responsabilité qui a un côté écrasant mais très motivant. »

    Une motivation qu’elle puise sur le terrain. En milieu d’après-midi, une visite de l’entreprise Promodal, spécialisée dans le transport combiné rail-route, était organisée. « C’est très inspirant d’aller voir les gens qui se battent et attendant des réponses de notre part », commente-t-elle à la sortie. David Fournier est lui rattrapé par les enjeux locaux de mobilité sur la LEO, plan Faubourgs ou arrêté anti poids lourds sur la Rocade.

    Au local de campagne ensuite, David Fournier salue « l’esprit fédérateur des Écologistes », qui en le rejoignant « ont impulsé la dynamique d’union de la gauche ». Marine Tondelier est sur la même « boussole », « avoir un maximum de ville à gauche ». « Sauf exceptions, de manière assez instinctive, les Écologistes ont partout été responsables pour garder l’union », assure-t-elle. Ce qui ne fut pas le cas en 2020 où Jean-Pierre Cervantès, désormais rangé derrière David Fournier, avait fait cavalier seul au 1er comme au 2nd tour.

    Marine Tondelier ne s’est pas attardée sur le cas de Sabah Badji, cheffe de file suspendue après s’être ralliée à Mathilde Louvain (LFI). « Les gens ont le droit d’avoir et de suivre leur liberté de conscience mais les résultats parleront d’eux-mêmes », projette la patronne écologiste. Et si dans d’autres communes, son parti soutient LFI, « statistiquement, il y a un isolement de LFI qui a tenu à partir tout seul partout, je pense qu’il y aura un vote utile, très fort, dès le premier tour pour les listes d’union », projette Marine Tondelier qui raconte que récemment dans un train, Manuel Bompard, coordinateur national des insoumis, lui a dit « ne plus avoir de partenaires » à gauche. « Pas mieux », intervient David Fournier, laissant transparaître à demi-mot qu’il ne serait guère enclin à s’allier avec Mathilde Louvain au second tour.

  • Sur le volet social, Olivier Galzi croit au ruissellement local

    Sur le volet social, Olivier Galzi croit au ruissellement local

    Fin janvier, lors de la présentation de son programme, Olivier Galzi (DVD) avait mis sous l’éteignoir le volet social et solidarité. Une absence que nous avions relevée alors qu’Avignon affiche un taux de pauvreté de plus de 30%, « dépassant 55% dans certains périmètres prioritaires », note désormais le candidat, dans un communiqué sur cette thématique. « Le social, c’est comme l’écologie, ça doit tout irriguer. C’est vrai que ce n’est pas ressorti comme un élément distinctif », concède-t-il à La Marseillaise.

    Fidèle à son adage du « bon sens qui va tout conditionner », l’ex-journaliste TV brosse la philosophie globale de sa vision sociale : « On ne partage pas la pauvreté, mais on partage la richesse. Notre programme est destiné à redonner une attractivité, laquelle attractivité va générer un apport de richesse par les familles et les entreprises, qu’on essaie de faire revenir à Avignon, par les visiteurs à l’année… On peut ensuite commencer à penser à redistribuer cette richesse. » Une forme de ruissellement ? « Appelez ça comme vous voulez, mais cette théorie a mauvaise presse au niveau national, parce que les gens ne l’ont pas vue mais, je pense qu’au niveau local, c’est plus facile de voir du ruissellement », répond-il, défendant également « un programme financé et finançable ».

    Voilà pour la théorie. Comment mettre en pratique ? Ces derniers jours, Olivier Galzi a réalisé deux vidéos, savamment mises en scène, où il va au-devant de squatteurs. Alors qu’à gauche on grince face à cette « politique spectacle » ou ce « one man show », selon Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le candidat temporise : « Je ne suis pas en train d’expliquer qu’il faut nettoyer au Karcher, mais vu le nombre de vues que j’ai sur ces vidéos-là et le nombre de likes, je suis à peu près en phase avec la population. » Pour remédier à cette problématique d’errance, qu’il chiffre à entre 60 et 100 personnes, Olivier Galzi parle de « solution individuelle ».

    Recréer de la mixité sociale

    En lien avec les services municipaux ou des associations, il entend « créer un nouvel accueil de jour », « tendre des mains », et séparer le bon grain de l’ivraie. Aider ceux qui ont envie de s’en sortir en répondant aussi aux problématiques psychiques et d’addiction tout en étant ferme sur les oisifs volontaires. « On va faire en sorte de leur faire comprendre et envoyer le signal qu’Avignon ne sera pas la ville qui les accueillera de manière favorable », prévient Olivier Galzi.

    Au-delà, le candidat s’inscrit dans la vision du plan local de l’habitat du Grand Avignon, qui a pour but de créer de la mixité à l’échelle du territoire en ne concentrant pas toute la grande pauvreté dans les logements très sociaux d’Avignon. « On souhaite créer des logements sociaux pour les classes moyennes et aider les locataires à devenir propriétaires, via le bail réel solidaire, un dispositif innovant pour acheter son logement 40% moins cher que le prix du marché », détaille Olivier Galzi. 150 places en crèche en quartier prioritaire de la Ville sont aussi annoncées.

  • En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    Il y a un peu plus d’une semaine, lors du meeting de campagne à Avignon de la candidate LFI Mathilde Louvain, aux côtés du député Antoine Léaument, le média d’extrême droite Frontières est resté en live pendant plus de deux heures devant le lieu du meeting. Une sorte d’affrontement resté verbal ou enfariné -pour le « journaliste » vedette de Frontières- auquel Jacques-Élie Favrot a été confronté. Une scène qui, aujourd’hui, prend un autre relief alors que le nom du collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI-NFP) est jeté en pâture, désigné par le groupuscule d’extrême droite Némésis comme un des agresseurs ayant entraîné la mort du militant identitaire lyonnais.

    Par la voix de son avocat, Jacques-Élie Favrot a, dimanche, « formellement démenti être responsable de ce drame » et s’est mis en retrait de sa fonction de collaborateur. Ce lundi, la présidente de l’Assemblée nationale lui a suspendu l’accès au palais Bourbon par crainte de « troubles à l’ordre public ». Côté justice, le procureur de Lyon n’a, pour le moment, délivré aucune indication sur le profil des agresseurs. Pour rappel, samedi, Raphaël Arnault a fait part de son « horreur et dégoût » suite au décès et souhaité « que toute la lumière soit faite sur ce drame ».

    « On n’a rien à voir avec ça »

    Contacté, Raphaël Arnault, qui siégeait à l’Assemblée nationale le soir du drame, n’a pas donné suite. « Même si ça prend des proportions énormes, on n’a rien à voir avec ça », confie-t-on dans son entourage, qui n’a guère goûté de voir, dimanche, trois députés RN se mettre en scène devant la permanence parlementaire de Raphaël Arnault. Pancarte « l’extrême gauche tue », Catherine Rimbert, Marie-France Lorho (par ailleurs condamnée et inéligible pour emploi fictif de son ex-assistant Yann Bompard, les deux ont fait appel) et Hervé de Lépinau (candidat aux municipales de Carpentras) demandent la démission ou la levée de l’immunité parlementaire du député insoumis. Le tout, sans la moindre prudence judiciaire. À Camaret, le maire RN a, ce lundi, mis les drapeaux de la mairie en berne tenant aussi pour responsable les « militants de l’extrême gauche ».

    À un mois du premier tour des municipales, ce contexte risque de peser alors « que les haines sont attisées par l’extrême droite », regrette-t-on dans l’équipe de Mathilde Louvain. À Carpentras, un local visant LFI a été tagué (lire ci-dessous). À Avignon, la question de mettre en retrait de la campagne Raphaël Arnault ne s’est pas encore posée. Le député, qui pourrait seulement être sur la liste à une place symbolique, est toutefois « investi » dans la campagne, assurait-il mi-janvier. « En fonction de l’enquête, les responsabilités seront établies et il reviendra au député d’avoir sa propre réaction, en revanche il n’appartient pas à LFI de contrôler les réactions des adversaires potentiels », conclut-on du côté de Mathilde Louvain.

    Carpentras : un lieu tagué « LFI, antifa assassin »

    Ce samedi, l’espace Fenouil à Carpentras, un lieu associatif privé, doit accueillir un forum « Décolonisons nos esprits », organisé par les candidats LFI aux municipales. Un site qui « a été la cible de tags intimidants », dénonce la France insoumise. Sur des photos, consultées par La Marseillaise, on peut y lire « LFI, antifa assassin », « Arnaut (sic) tueur ».La présence du député Raphaël Arnault à ce forum a été annoncée. « Dans un contexte marqué par la montée des discours d’extrême droite, les menaces et les tentatives de pression n’ont pas leur place dans un débat démocratique », déplore LFI. F.C.

  • La justice enjoint la Ville de retirer une croix du Luberon

    La justice enjoint la Ville de retirer une croix du Luberon

    Ce n’est pas une querelle de clocher mais de laïcité qui oppose, depuis plus de trois ans, la fédération vauclusienne de la Libre pensée et la commune de Robion. L’association, qui a comme vertu cardinale l’application de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, a dans son viseur la présence d’une croix en bois, dite de Corilou, sur les hauteurs d’un massif du Luberon.

    Après plusieurs courriers et échanges avec la Ville et la préfecture, la Libre pensée avait saisi le tribunal administratif de Nîmes pour faire retirer cette croix, contraire au respect de la laïcité car installée après 1905. Dans une décision du 6 février, la justice vient de donner raison à l’association et « enjoint le maire de faire procéder au déplacement de la croix litigieuse dans un délai de deux mois ». Hors monument funéraire, la loi veille « à la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes » et « s’oppose à l’installation dans un emplacement public, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse ». Selon l’association, qui a produit plusieurs témoignages, la croix a été mise en l’état il y a moins de 20 ans.

    « Ce jugement confirme que la laïcité institutionnelle n’est pas une option, ni pour un maire, ni pour un préfet, et vient rappeler que le domaine public ne saurait être mis à disposition d’opérations de propagande religieuse », salue, dans un communiqué l’association, récusant toute christianophobie, assurant agir de la sorte « pour toutes les religions ». Une décision qui désole le maire Patrick Sintès (DVD), confiant à Ici Vaucluse, qu’il fera appel. Selon lui, la croix est historique et mémorielle. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’habitants s’émeuvent aussi de la disparition annoncée.

  • Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    En avril dernier, la date du 2 avait été retenue pour la visite de chantier du futur gymnase inclusif, sortant de terre à Saint-Chamand, juste à côté du château. Une date faisant écho à la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Dix mois plus tard, ce mercredi 11 février, le calendrier résonne encore d’un symbole pour l’inauguration de la structure, en ce jour de la loi de 2005, censée œuvrer à l’égalité des droits des personnes en situation de handicap. Un lieu qui va connaître ses premières activités ce samedi par un atelier de sensibilisation à l’autisme.

    Autant dire que l’émotion était forte dans les discours, à commencer par Sarah Hirsch, directrice de l’association Le Pas (Loisirs éducatifs et physiques adaptés sports), à l’origine de ce gymnase baptisé Jules-Maillet, du nom d’un ancien adhérent actif décédé il y a un peu plus de deux ans, à 27 ans. « Tu nous manques et tu es dans nos cœurs », adresse la directrice, en regardant Marc, le papa de Jules, qui a très fortement contribué financièrement à la création de ce gymnase. « Ton geste d’une immense générosité a permis de boucler ce projet à un moment où on était sans solution », salue Sarah Hirsch, remerciant aussi « la centaine de contributeurs » et son équipe désormais de 8 salariés.

    Un lieu ouvert à d’autres clubs

    Le projet d’un coût de 780 000 euros a été financé à hauteur de 30% par des fonds publics (Ville, Département, Région, CAF, MSA, Agence nationale du sport) ou privés comme la fondation Orange. « On n’a pas lâché l’affaire sur ce projet au long cours », résume la maire Cécile Helle (PS), rappelant que le sujet est en route depuis 7 ans. « On a été interpellé à raison sur la nécessité de rendre plus inclusive la pratique du sport et réaliser un tel gymnase », note l’édile, là où la municipalité a cédé le terrain pour un bail à construire. Le Pas espère aussi percevoir une subvention de fonctionnement, à ce stade bien indécise selon l’issue des urnes municipales. « À quelques semaines du renouvellement des conseils municipaux, j’adresse un message clair aux candidats, intégrez ces enjeux dans vos projets, l’égalité des chances doit être un pilier et pas un supplément d’âme », appuie Étienne Ferracci, président de la CAF de Vaucluse.

    D’une surface de 240m2, le bâtiment dispose d’un espace gymnase de 80m2 et devrait accueillir quelque 90 personnes régulièrement, dès l’âge de 3 ans et jusqu’à l’âge adulte. « Il a été conçu en suivant les recommandations de la haute autorité de santé et nos expériences de terrain », détaille Sarah Hirsch. Les fenêtres ne sont volontairement pas à hauteur des yeux, plusieurs notes de luminosité existent et le matériel est insonorisé. Mais le site se veut ouvert à tous, des partenariats avec des clubs sportifs classiques sont prévus.

  • À Orange, Antoine Boudet ne regarde pas dans le rétro

    À Orange, Antoine Boudet ne regarde pas dans le rétro

    « Il a une bonne tête », « Qu’il est beau ! ». Sur le marché d’Orange, ce jeudi matin, Antoine Boudet séduit. Le candidat à la tête du collectif Tous orangeois, plutôt classé divers gauche bien que sans soutien de partis, apprécie. Mais il est là pour parler de fond et inviter à la présentation du programme le soir même. « On n’est pas d’accord, mais vous avez été très bon hier soir [lors du débat organisé par La Provence] », le félicite même… Yann Bompard, le toujours maire (Ligue du sud), croisé sur le marché. L’intéressé prend le compliment mais s’en serait bien dispensé.

    À un mois du premier tour, « la campagne prend enfin forme », constate cet ostéopathe qui se lance pour la première fois en politique. Allusion à l’épisode tragi-comique des valses d’inéligibilité frappant Yann et Jacques Bompard. « Même s’il reste un socle de fanatiques de la famille Bompard, des gens sont quand même choqués et prennent conscience qu’il faut de la probité pour se présenter », note Antoine Boudet. Deux Orangeoises de très longue date sont dubitatives. « En 30 ans, il y a eu de bonnes choses mais il faut laisser la place », commente l’une. « J’espère qu’il y aura du changement », ajoute l’autre.

    Antoine Boudet ne veut pas s’appesantir sur le sujet : « Le tout sauf Bompard ne fait pas un projet, on se bat pour des idées. » Si sur la sécurité, il plaide pour plus de prévention, « sciemment abandonnée pendant 30 ans », et une police qui soit plus dans la proximité, le candidat mise sur la jeunesse et le sport. « La jeunesse se sent isolée, on souhaite créer un espace pluriel qui lui sera dédié », propose celui qui est aussi engagé dans la vie associative côté foot. « Les clubs ne sont pas assez soutenus avec une enveloppe équivalente à une ville de la taille de 5 000 habitants pour les associations sportives [en juin, la chambre régionale des comptes notait que la part du sport dans le total des subventions est passée de 49% à 28% entre 2018 et 2023, Ndlr.], les licences coûtent cher, il faudrait un nouveau gymnase pour développer par exemple le fustal », expose-t-il. Face aux deux listes d’extrême droite, Antoine Boudet doit partager le champ républicain avec Carole Normani et Marc Martinet, tous deux au centre droit. Sur le marché, des discussions amicales ont lieu avec des soutiens de Normani, à qui une liste d’union avait été proposée. Toutes les hypothèses seront encore sur la table au soir du 1er tour.

  • Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Si depuis septembre, David Fournier (PS) accumule les soutiens de différents partis de gauche – dont le PRG dernier en date, lire ci-contre – l’adjoint au maire sortant était en famille, ce jeudi soir, lors d’une réunion publique à la salle Saint-Jean. Sa maman et ex-députée Michèle Fournier-Armand était là, mais c’est surtout sa famille politique qui était à l’honneur. Olivier Faure, premier secrétaire national du PS, était là, tout comme le premier fédéral Lucien Stanzione, et Cécile Helle. Une première publique pour la maire socialiste depuis qu’elle a officialisé son soutien à David Fournier.

    « Cela n’a pas été simple, mais celui qui a insufflé la dynamique de rassemblement au sein de la majorité et au-delà, c’est David, redit-elle. Il a les qualités pour être un leader et animateur. » « Il ne sera pas un Jupiter local et vous consultera », loue Olivier Faure. Proximité, humanisme, autant de qualités louées envers David Fournier. Face notamment aux autres candidats qui ne seraient pas assez Avignonnais, comme Olivier Galzi « inscrit sur les listes électorales depuis septembre », pique le candidat. « Avignon ne peut pas être un lieu de one man show, on ne s’improvise jamais maire, il faut avoir cette capacité à ressentir les gens parce qu’il connaît votre quartier », analyse Olivier Faure. « David connaît Avignon comme sa poche, c’est une qualité essentielle que de vivre dans la ville dans laquelle on se présente et que l’on peut mesurer charnellement », embraye Cécile Helle.

    « Avignon mérite mieux que l’extrême droite et des aventuriers de la politique », poursuit David Fournier, qui a redécliné quelques axes de son programme, car « rien n’est gagné d’avance », prévient Lucien Stanzione. Dans une campagne, se prétendre le plus local ne fait pas un projet, Cécile Helle appelant à « être dans la continuité ». La maire souhaite entendre les prétendants sur « l’école, la jeunesse » et le devenir de ses mesures comme la gratuité du périscolaire, la baisse des tarifs de la cantine ou l’accès au sport et à la culture. « Nous sommes fiers d’avoir mené une politique de gauche qui n’a laissé personne au bord du chemin », défend-elle.

    Après avoir salué « l’élégance » de Cécile Helle qui « a fait le choix de transmettre plutôt que de mourir sur scène », Olivier Faure insiste aussi sur les différences entre gauche et droite, voire extrême droite. « Si Avignon bascule, ce serait un symbole délétère pour le reste du pays, vous êtes une ville de remparts, soyez un rempart face à l’extrême droite », implore le patron des socialistes, présent encore ce vendredi à Avignon.

    Le PRG en ultime soutien

    C’est « le dernier ralliement », annonce David Fournier (PS) ce jeudi : le parti radical de gauche (PRG) de son président vauclusien, Pierre Maurel, « qui sera adjoint », précise David Fournier. Il voit dans cet appui, « plus qu’un représentant d’un parti, une caution morale ». Un soutien en forme de pied de nez final aux adjoints sortants et ex-prétendants, Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention), qui se sont retirés de la course, sans intention de vote. « À partir du moment où Joël a abandonné, il fallait poursuivre le rassemblement, seule la gauche républicaine peut permettre d’éviter le RN et la droite dure », justifie Pierre Maurel. Qui écarte toutefois tout rapprochement avec LFI au second tour. « C’est une ligne rouge, mais d’abord pensons au 1er tour », enjoint Pierre Maurel, candidat aux municipales en 2008 et 2014 sur des listes Modem-centre droit. « Cessons de faire de la politique-fiction, on discutera de manière collégiale », martèle David Fournier.

  • À Avignon, Stéphan Fiori brandit l’inexpérience comme atout

    À Avignon, Stéphan Fiori brandit l’inexpérience comme atout

    Après avoir, fin septembre, lancé sa candidature, puis, début décembre, présenté son programme, Stéphan Fiori (DVD) tenait, mardi soir, son 3e grand rendez-vous de campagne. Le candidat chef d’entreprise dévoilait, à Montfavet, ses 52 colistiers. Éphémère encarté LR et ayant contribué à lancer le mouvement Avignon passion, soutien désormais d’Olivier Galzi, Stéphan Fiori érige l’inexpérience politique en argument électoral. « Vous avez l’impression que la ville est bien gérée aujourd’hui avec des personnes expérimentées ? », grince-t-il, à la sortie de scène, devant la presse.

    « Un élu donne une impulsion, une vision, une volonté politique, la Ville a des administratifs, elle est organisée et tourne sans élu », estime-t-il, précisant qu’à « ce jour personne n’est encarté et n’a jamais été élu au conseil municipal ». Dans l’assistance pourtant, un élu actuel, Michel Bissière (DVD), en observateur, lui qui sera candidat nulle part (notre édition de mardi). Pierre Bories, époux de la maire LR de Villeneuve-lès-Avignon, sera 15e de liste et a longtemps été encarté à droite, étant candidat suppléant lors des dernières législatives.

    Stéphan Fiori parle de « droiture, compétence et audace, fini les arrangements entre amis et les projets pensés pour les intérêts particuliers ». À l’entendre, si on est élu et membre d’un parti, on n’est plus dans « la vraie vie ». La vraie vie du candidat est quand même très pro business, avec près d’une dizaine de commerçants, mais aussi quelques « collaborateurs » du cabinet d’assurances de Stéphan Fiori ou même des proches, « mon témoin de mariage », « la meilleure amie de ma femme ». « Toutes les catégories socio professionnelles sont représentées avec aussi des retraités, fonctionnaire, étudiants ou demandeurs d’emplois », assure le candidat, qui revendique 7 jeunes de moins de 27 ans.

    « La campagne aurait été plus simple financièrement avec l’appui d’un parti politique mais nos idées auraient été noyées par le dogme et les injonctions », fustige-t-il. « On ne joue pas notre carrière politique, quoi qu’il arrive, le 23 mars on ira travailler », projette Émilie Desmarest, désignée pour être première adjointe, à la tête avec son mari chef étoilé de trois restaurants. « En tant qu’entrepreneur, je me suis organisé avec mes associés et ma fille qui entre dans la structure, pour être maire à plein temps », promet Stéphan Fiori, qui récuse toute alliance au second tour. Compliqué quand son allié le plus naturel, Olivier Galzi, le qualifie de « vendeur de rêve venu de Rognonas ».

    Camping-car de campagne : la préfecture recadre

    Fin janvier, Stéphan Fiori lançait sa permanence mobile, un camping-car à son effigie pour sillonner la ville. Une initiative qui a fait le buzz, à la grande satisfaction du candidat. Or cet affichage électoral est soumis à des règles strictes. La jurisprudence interdit cette publicité mobile avec visage et nom du candidat. Selon nos informations, confirmées par la préfecture, les services de l’État ont adressé un courrier postal au candidat il y a une semaine pour lui rappeler les dispositions du code électoral en la matière. « En toute transparence, je n’ai rien reçu et j’ouvre la boîte aux lettres tous les matins », confie Stéphan Fiori. Peut-être y a-t-il eu une erreur de code postal ? En attendant, le candidat assure qu’il n’y « a plus de sujet » et s’est mis en règle. « À la demande d’un opposant, un constat d’huissier a été fait, mais cela n’a débouché sur rien », assure Stéphan Fiori.

  • Orange : la préfecture confirme les recours d’un Bompard toujours maire

    Orange : la préfecture confirme les recours d’un Bompard toujours maire

    Y aura-t-il un maire éphémère à Orange après Yann Bompard ? Plus les jours passent, moins l’hypothèse a de l’épaisseur (notre édition de ce mardi). Ce mardi, dans un communiqué, la préfecture a confirmé la stratégie judiciaire du maire (Ligue du sud) condamné et inéligible pour tenter d’étirer son mandat jusqu’au bout. « Yann Bompard ayant déposé un recours le 6 février contre l’arrêté de démission d’office de conseiller municipal et de maire devant le tribunal administratif de Nîmes, l’arrêté est suspendu jusqu’à ce qu’il soit statué sur sa requête », fait valoir la préfecture. Une requête qui sera étudiée le 6 mars, soit une semaine avant le 1er tour des municipales.

    Pour rappel, le 26 janvier dernier le tribunal de Marseille a reconnu Yann Bompard coupable de détournements de fonds publics, le condamnant notamment « à la privation de son droit d’éligibilité pour une durée de cinq ans avec exécution provisoire », note la préfecture. Le lendemain, le préfet a donc pris ce fameux arrêté de démission d’office. Or Yann Bompard, l’a donc contesté, entraînant le gel de la décision. Et ce, selon l’entourage du maire, pour ne « pas entraîner de latence » dans la gestion des affaires courantes. Quoi qu’il arrive au tribunal administratif, Yann Bompard ne pourra pas se présenter aux municipales.

  • À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche

    À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche

    La maman, Christiane Benoît-Gontard, fut 2e adjointe sous Marie-Josée Roig (UMP). Le papa, Michel Gontard, fut 1er adjoint de Cécile Helle (PS) lors de son premier mandat. Leur fils, Paul-Roger Gontard, ne progressera pas -encore?- dans l’échelon municipal en devenant maire d’Avignon. Ce mardi, l’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme a en effet renoncé à concourir. « Par responsabilité et par cohérence avec mes convictions, j’ai fait le choix de ne pas conduire de liste à cette élection municipale, un choix difficile, mais assumé pour ne pas affaiblir par la division le camp républicain », annonce-t-il dans un communiqué.

    Une issue quasi inéluctable tant son champ politique s’était réduit depuis le renoncement, début janvier de Joël Peyre (PRG), depuis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier (PS) ou le soutien de Cécile Helle à ce dernier. Depuis un mois, Paul-Roger Gontard menait des discussions avec son homologue adjoint à l’administration municipale mais qui n’ont jamais pu aboutir, malgré encore des échanges ce week-end. « Un point sera fait très prochainement », nous confiait, vendredi, Paul-Roger Gontard au sujet de sa candidature. Voilà qui est fait, lui qui martelait que « personne ne peut gagner seul ». Il y a un peu plus de deux semaines, il se présentait pourtant comme la seule offre « claire » à gauche se disant prêt « à aller jusqu’au bout ».

    Une gauche moins éclatée que la droite

    Au sujet de la vaine alliance avec David Fournier, Paul-Roger Gontard résume : « Si ces échanges ont été animés par la volonté partagée de dépasser les différences et de construire plutôt que d’opposer, nous n’avons pas réussi à trouver un point d’accord politique et programmatique qui respecte les fondamentaux de chacun ». Il évoque « des divergences importantes ». Comme, sans clairement la nommer, l’incompatibilité d’un éventuel rapprochement avec la France insoumise au soir du 1er tour. « Nous ne pouvons laisser ouverte la possibilité d’une alliance avec une force d’extrême gauche selon les circonstances », estime le désormais ex-candidat. L’adjoint évoque aussi « la répartition des rôles au sein d’une éventuelle majorité, le renforcement du contrôle citoyen et éthique de l’action publique, la garantie d’une stabilité des impôts locaux » comme pierres d’achoppement. Paul-Roger Gontard ne précise pas son intention de vote et assure qu’il faudra compter avec lui pour l’avenir : « Je resterai un acteur attentif et exigeant du débat démocratique local. D’autres combats seront à mener pour y parvenir, je prendrai toute ma part pour y contribuer ». Dans l’immédiat, David Fournier, qui salue « une décision courageuse », « invite les amis et soutiens de Paul-Roger Gontard à rejoindre notre dynamique de rassemblement ». À un mois du 1er tour et un an après le renoncement de Cécile Helle, « je suis heureux de constater que nous ne nous présenterons pas divisés », analyse David Fournier.

    De fait, alors que certains commentateurs redoutaient ou moquaient une gauche morcelée, en fin de compte, seules deux listes sont en lice, chacune revendiquant plusieurs soutiens : Mathilde Louvain (LFI, appuyée notamment par le PCF et Génération.s) et donc David Fournier (PS, soutenu par les Ecologistes, Place publique ou l’Après). Rappelons qu’en 2020, LFI et EELV étaient candidats face à Cécile Helle. Sauf énorme surprise, il devrait donc y avoir cinq candidats [contre 8 en 2020], dont 3 à droite ou à son extrême, Olivier Galzi (DVD), Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) complétant le casting.