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  • Un nombre de passages limités dans les déchetteries du Grand Avignon

    Un nombre de passages limités dans les déchetteries du Grand Avignon

    La dernière version du règlement des déchetteries remontait à 10 ans. En ce début d’année, le Grand Avignon a revu le fonctionnement de ses dix déchetteries communautaires, qui inclut désormais les sites de Caumont et Sauveterre. « Les principales modifications proposées visent à améliorer l’accueil, la fluidité et l’équité d’accès aux équipements », liste l’Agglo dans la délibération votée en février, lors d’une séance du bureau.

    Pour les particuliers, qui doivent être titulaires d’une carte gratuite *, les principaux changements viennent dans l’instauration d’un nombre de passages annuels maximum, fixés à 18. En contrepartie, « le volume autorisé par jour a été augmenté à 3 m³, contre 2 m³ auparavant, offrant ainsi aux usagers la possibilité de déposer plus de déchets », précise le Grand Avignon à La Marseillaise. « Le seuil fixé à 18 passages annuels a été déterminé comme largement suffisant pour couvrir les besoins ordinaires d’un foyer, tout en encourageant une meilleure organisation des apports et une limitation des déplacements inutiles », peut-on lire dans la délibération. Le Grand Avignon voit aussi dans cette limitation « un moyen efficace de lutter contre les dépôts abusifs ou d’origine professionnelle réalisés sous couvert d’apports ménagers, garantissant ainsi une utilisation conforme du service public ».

    Autre avancée, la possibilité de venir déposer ses déchets avec son utilitaire, véhicule habituel des professionnels pas soumis aux mêmes règles : « Le règlement autorise désormais l’accès aux utilitaires ne dépassant pas 2 tonnes, tels que Renault Kangoo, Ford Transit, Peugeot Partner, Volkswagen Caddy [y compris en configuration deux places, Ndlr.], représentant un véritable assouplissement par rapport aux règles précédentes, qui avaient été prises pour se prémunir d’éventuels dépôts abusifs par les professionnels, pour lesquels la collecte en déchetteries est payante ». Enfin, autre nouveauté, « une dérogation a également été formalisée pour les situations exceptionnelles, comme les décès ou les sinistres, afin de répondre à des besoins ponctuels spécifiques et générateurs de gros volumes à écouler en déchetteries pour les particuliers ».

  • Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Comme en 2014 et 2020, le collectif handicap Vaucluse (CHV), qui regroupe une vingtaine d’associations, se mobilise sur les municipales. En étoffant et modifiant sa démarche *. « Jusque-là, on avait sollicité que les candidats à Avignon en leur demandant leur programme qui restait général en plein de bons sentiments, cette année on a sondé les principales villes en leur soumettant nous-mêmes un questionnaire plus précis », expose Sophie Mercatant, présidente du CHV.

    Sur 34 listes sondées entre début janvier et début février, 50% ont répondu (plus 3 hors délais, non comptabilisées dans la synthèse), avec des disparités (zéro retour à Cavaillon, 100% à Avignon). « Le taux de participations est plutôt bon », juge tout de même Sophie Mercatant. Avant d’être potentiellement élus, les candidats rendent accessibles à 80% leurs réunions publiques mais 60% pour leurs documents de campagne. « 94 % des listes (16 sur 17) indiquent la présence d’au moins une personne en situation de handicap, visible ou invisible, sur leur liste », apprécie la présidente du CHV.

    Les résultats ne donnent pas d’enseignements généraux, montrant un bord politique pas plus sensible à la question qu’un autre. « Il n’y a pas de résultats similaires entre candidats d’une même carte politique », note Arnaud Roudière, du Riad [relais pour intervenants à domicile]. Le CHV se félicite aussi de voir que les candidats ne raisonnent plus qu’en handicap physique en termes d’accessibilité « mais évoque aussi les handicaps sensoriels ou mentaux ».

  • À Entraigues, William Bouquet dans les pas de Guy Moureau

    À Entraigues, William Bouquet dans les pas de Guy Moureau

    Guy Moureau l’avait annoncé en 2020 : son 8e mandat de maire (PCF) d’Entraigues-sur-la-Sorgue sera le dernier. Un choix confirmé début janvier, lors de ses vœux à la population, où il avait intronisé celui qu’il espère voir lui succéder, William Bouquet. « Je serai présent durant la campagne à ses côtés pour continuer à porter une voie originale, de respect, d’écoute et d’humanisme », promettait Guy Moureau, présent notamment à la tribune le 12 février dernier lors d’une réunion publique.

    À 57 ans, William Bouquet, « jamais encarté » est « un natif du village ». Adjoint depuis deux mandats aux sports et aux associations, il est responsable de formation après avoir été directeur d’un réseau de transport logistique. « J’avais 100 salariés, un chiffre d’affaires annuel entre 12 et 14 millions d’euros, qui est presque l’équivalent du budget de la commune, fait valoir William Bouquet. Je ne dis pas que je compte gérer la mairie comme une société même si ça commence à devenir de plus en plus le cas, avec les baisses de dotations, et faire en sorte qu’on puisse continuer à investir avec un budget serré. »

    « Quand je m’investis, c’est à 100% »

    Très investi dans la vie associative sportive, « à 19 ans j’ai été président du club de tennis », il s’est engagé en 2014 pour « rendre ce que la ville m’avait donné ». « J’ai mis en place des choses qui manquaient, comme une journée des associations ou relancer une course pédestre », retrace-t-il. Si William Bouquet pense avoir retenu l’attention de Guy Moureau, c’est que « quand je m’investis, c’est à 100% et les gens le remarquent ». « Je souhaite être dans la continuité, qu’Entraigues garde son esprit village avec du lien social, que les gens se disent bonjour dans la rue et ne pas se développer à outrance et devenir une ville-dortoir », brosse le candidat.

    Pourquoi avoir accepté de « relever ce défi » qui s’apparente à un sacerdoce ? « Je n’ai pas envie qu’Entraigues tombe aux mains de personnes qui sont parachutées, qui ne connaissent même pas les rues de ma ville et sont là pour un parti national et pouvoir élire des sénateurs », pique-t-il, à l’adresse de Catherine Chavrier (RN), qui avait notamment été candidate Reconquête en 2022 loin d’Entraigues. Parmi les propositions de la majorité sortante, renouvelée d’un tiers, « développement du photovoltaïque, qui a un impact positif sur l’environnement et les finances de la ville, l’achèvement du quartier gare avec 250 logements ou rebâtir une salle des fêtes ». Le tout, « sans augmentation d’impôts ».

  • Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Il y a neuf mois, Julien Paudoie était désigné pilote Renaissance pour les municipales avec l’objectif d’un rassemblement visant à « fédérer les énergies citoyennes pour redonner espoir et ambition à notre ville ». L’atterrissage se fera finalement hors piste électorale. « Renaissance ne soutiendra personne », confirme l’intéressé, ce lundi.

    Un épilogue sans surprise, tant les discussions avec Olivier Galzi, candidat (DVD) qui semblait pourtant le plus à même de trouver un terrain d’entente avec le bloc macroniste, n’ont jamais abouti. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien, avait clarifié, fin janvier, Olivier Galzi [soutenu pourtant par l’UDI et Horizons]. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste. » Sur les réseaux sociaux, Julien Paudoie avait alors fait l’analogie entre le film Gourou et l’ex-journaliste TV.

    Ce lundi, dans une lettre aux habitants qui avaient notamment participé l’été dernier à la consultation en ligne du collectif Voix d’Avignon – regroupant les partis de centre droit –, Julien Paudoie estime qu’« Avignon mérite mieux que des calculs personnels ». « Un rassemblement ne se résume pas à un accord de circonstances. Il suppose une méthode claire, une parole stable et une loyauté réciproque », juge celui qui était jusque-là conseiller municipal depuis deux mandats à Rochefort-du-Gard et élu au Grand Avignon.

    En clair, là où Renaissance proposait un deal clair en forme d’union avec des garanties sur le projet et le nombre de places, comme l’ont fait par exemple David Fournier (PS) ses soutiens, Olivier Galzi a opposé une fin de non-recevoir. « Je ne crois pas aux partis pour relever notre ville ; en revanche, je crois aux hommes et aux femmes de bonne volonté, indiquait Olivier Galzi lors de la présentation de son programme. Ceux-là sont les bienvenus, quelle que soit leur préférence politique. Pourvu qu’ils laissent leurs étiquettes au vestiaire. »

    « Cacher les étiquettes ne dispense pas de s’assumer »

    On pourrait retrouver certains militants Renaissance sur la liste, comme pour LR, sans donc qu’ils soient présentés comme tels. Une vision que ne partage pas Julien Paudoie, qui aurait aimé « sincérité et vérité » : « Dépasser les clivages ne peut pas signifier les masquer. Cacher les étiquettes ne dispense pas d’assumer ce que l’on est. Le combat contre les extrêmes ne se mène ni par des récits arrangés, ni par le mépris des électeurs tentés par ces partis, ni par des effacements opportunistes. »

    Julien Paudoie devrait être bien embêté au moment de se rendre dans l’isoloir dans moins de trois semaines. Il a été aperçu, « pour écouter », aux côtés de l’élu d’opposition DVD Michel Bissière, lors de la présentation de la liste de Stéphan Fiori. « Je ne reviendrai pas à Rochefort, je resterai à Avignon et continuerai à agir », assure celui qui a œuvré dans plusieurs cabinets (Renaud Muselier à la Région ou les ministres Sabrina Agresti-Roubache et Françoise Gatel). En faisant du sur-Macron sur le dépassement des partis, Olivier Galzi a donc fini par piéger les macronistes eux-mêmes.

  • Vaucluse : un mois pour donner son avis sur l’arrivée de parcs solaires

    Vaucluse : un mois pour donner son avis sur l’arrivée de parcs solaires

    Alors que la compagnie nationale du Rhône a en projet d’installer plus de 900m linéaires de panneaux photovoltaïques sur la via Rhona à Caderousse, l’installation de parcs solaires fait actuellement l’objet d’un document cadre. En lien avec la Chambre d’agriculture, l’État élabore cette feuille de route, qui entre dans sa phase de consultation publique *. Jusqu’au 20 mars, la population est amenée à s’exprimer sur ce document qui liste plusieurs emplacements compatibles ou non avec l’installation de cette énergie renouvelable.

    Le document soumis à étude table sur 418 parcelles pour un espace total de 484 hectares. Avec moins de 5% de production totale d’énergie, le photovoltaïque reste encore marginal en France mais progresse. Ainsi, au 3e trimestre 2025, la puissance raccordée était de 26 315MW contre 13 000MW début 2022. La consultation s’inscrit dans le cadre de « la loi de mars 2023 relative à l’accélération de la production des énergies renouvelables, qui vise à rattraper le retard de la France en matière d’énergies renouvelables, au regard de l’urgence climatique, énergétique et géopolitique, tout en préservant la souveraineté alimentaire », indique la préfecture.

    Développer les panneaux au-dessus des exploitations

    C’est en ce sens que le projet a été élaboré avec la Chambre d’agriculture, chargée de « rédiger une proposition au préfet identifiant toutes les zones pouvant accueillir des installations photovoltaïques au sol compatibles avec l’exercice d’une activité agricole sur les terrains naturel, agricole ou forestier ». Ainsi, la Chambre vauclusienne rappelle plusieurs priorités : « La souveraineté alimentaire doit primer sur la souveraineté énergétique et le déploiement des énergies renouvelables doit être raisonné et encadré et ne doit pas porter atteinte à la vocation agricole des terres. »

    L’accent est aussi mis sur l’agrivoltaïsme, où « il est nécessaire de prioriser les projets sur les terrains agricoles, naturels ou forestiers », souligne la Chambre d’agriculture. Sur la carte jointe au document, les parcelles se situent majoritairement en bord de Rhône ou non loin de zones industrielles. « Une fois ce document-cadre arrêté, aucun projet photovoltaïque sur terrain naturel, agricole, ou forestier ne pourra se faire sur les terrains exclus de celui-ci à l’exception des projets agrivoltaïques », fait valoir la préfecture, précisant qu’à « l’issue de cette consultation, le document sera modifié au besoin ». Il entrera ensuite en vigueur par arrêté préfectoral.

  • À Avignon, la Ville se défend de tout « passe-droit » sur le logement social

    À Avignon, la Ville se défend de tout « passe-droit » sur le logement social

    C’est officiellement avec sa casquette d’adjoint au maire en charge du logement que Jean-Marc Bluy (DVG) a reçu la presse, ce vendredi matin, pour répondre « à un candidat » qu’il ne nommera jamais. En l’occurrence, Olivier Galzi (DVD) qui dans son programme promet la « transparence totale dans l’attribution des logements sociaux, sur la base de critères clairs par le centre communal d’action sociale (CCAS), qui deviendra le guichet unique et le seul décisionnaire, garantissant ainsi l’équité et la fin du clientélisme. »

    « La campagne ne permet pas tout », tient à rectifier Jean-Marc Bluy, soutien de son côté de David Fournier (PS). L’élu est accompagné de Sandrine Cros, assistante de direction au sein du service logement, en charge des dossiers de demandes de logements sociaux. « Je ne suis pas du tout dans la politique mais on ne peut pas se laisser salir, je suis très intègre et il y a aucun passe-droit, revendique-t-elle. Avant d’accuser, il aurait mieux valu venir s’informer et voir comment ça se passe. Le CCAS a un rôle d’accompagnement social mais n’est pas du tout dans la gestion des logements sociaux, qui est très encadrée juridiquement. »

    N’étant plus elle-même bailleur depuis une dizaine d’années, la Ville dispose tout de même d’un contingent de 150 logements pour lesquels elle pousse des candidats. « On doit proposer trois dossiers par logement, c’est ensuite la commission d’attribution du bailleur social qui se réunit et décide, expose Jean-Marc Bluy. Tout est encadré, tracé et évalué avec équité. » Chaque mois, la municipalité organise une dizaine de permanences dans les mairies annexes pour recevoir les demandeurs de logements. « 70 % de la population est y éligible », chiffre l’élu. Malgré tout, 200 demandes restent en souffrance au sein du service logement.

  • Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    On a connu meilleur contexte de dernière ligne droite pour une première campagne. Mais à Avignon, Mathilde Louvain préfère regarder devant. « Les Avignonnais ont besoin de savoir ce qu’on leur propose, on répondra toujours à toutes leurs questions pour clarifier », assure la tête de liste insoumise. « Quand on porte un projet pour l’humain, on ne peut pas être pour la violence », redit-elle. À l’heure d’entamer une tournée populaire en cinq dates, dont la première ce samedi (15h, à Montfavet parvis de l’école Sainte-Catherine), Mathilde Louvain ne craint pas de voir le drame de Lyon lui coller comme le sparadrap du capitaine Haddock : « Cela ne menace pas notre campagne, même si nous recevons des intimidations qui ne nous feront pas baisser les yeux ni les bras. » Selon elle, « la cabale médiatique ressoude les rangs et crée de la solidarité ». Saluant le soutien des partenaires (PCF, G.s, Avignon collectif), la candidate dément « toute défection ou désertion ».

    Jusque-là, Raphaël Arnault montrait son « envie de s’investir » dans la campagne, sollicitant si besoin une place symbolique sur la liste. « Il ne sera pas candidat, la décision avait été prise avant la semaine dernière », précise Mathilde Louvain, qui continue à échanger avec le député, contraint de rester en retrait car « il est menacé de mort ». Sa présence aurait-elle eu de toute façon un effet repoussoir ? « Non, c’est un soutien, pas un fardeau. Il reste un élu de la République qui a toute sa place dans la vie politique avignonnaise », défend Mathilde Louvain, prenant ses distances avec les collaborateurs parlementaires, mis en cause par la justice. « Ils étaient là aux côtés de Raphaël mais en aucun cas, lui ou ses collaborateurs ne participent au programme, à la liste », expose la candidate.

    Un message qu’elle s’évertuera à faire passer lors de sa tournée programmatique, sous haute sécurité. « On est la seule alternative de gauche à l’extrême droite, dans le sens où notre projet est social, tourné vers les habitants et que la rupture que l’on prône, c’est instaurer un rapport de force avec les collectivités, l’État, pour aller chercher les moyens dont on a besoin », fait valoir Mathilde Louvain. Le terme de « rupture » agace la liste concurrente de gauche de David Fournier (PS). « Par rupture, ce n’est pas un rejet complet du bilan mais c’est revoir la gouvernance de la mairie ou revenir aux régies publiques comme celle du camping par exemple », illustre la candidate qui estime se singulariser « par un projet transversal et pas un catalogue de mesures ».

  • À Avignon, le chant du cygne des Républicains sans soutien officiel

    À Avignon, le chant du cygne des Républicains sans soutien officiel

    C’est une page politique symbolique qui se tourne à Avignon : les Républicains n’auront pas de candidat ni de soutien officiel. « Le parti n’a investi personne », nous annonce Julien Aubert, vice-président LR, qui a longtemps mené une précampagne avant de renoncer en novembre.

    Cela ne veut pas dire pour autant que le parti de droite historique ne sera pas représenté au conseil municipal. Depuis le retrait de Julien Aubert, Serge Perramond avait reçu mandat du parti pour discuter avec des partenaires potentiels (notre édition du 13 janvier). Celui-ci devrait être sur la liste d’Olivier Galzi, mais avec sa casquette de secrétaire du mouvement Avignon Passion, lancé par Julien Aubert, et qui s’est rallié à Olivier Galzi, mi-janvier. À titre personnel et associatif mais donc pas avec sa casquette partisane. « La campagne n’est pas encore arrivée à son terme », temporise Serge Perramond, embarqué dans une curieuse dichotomie.

    « Olivier Galzi n’a pas souhaité demander l’investiture LR, ce qui signifie que si Serge Perramond est sur sa liste, ce sera davantage au nom de son action au sein d’Avignon Passion que de LR », décrypte Julien Aubert. Olivier Galzi, qui a eu l’appui de l’UDI et d’Horizons, n’en désire pas plus, ne « croyant plus aux partis pour relever notre ville ». Le recul annoncé de LR devrait avoir des conséquences aux sénatoriales de septembre alors que le parti a deux sénateurs sur trois en Vaucluse.

  • Au Pontet, Jean-Firmin Bardisa parle projet pour déloger le RN

    Au Pontet, Jean-Firmin Bardisa parle projet pour déloger le RN

    En quelques secondes, la colonne d’affichage municipal, à deux pas du marché ce jeudi, est vite recouverte d’affiches de Joris Hébrard. Le maire (RN) sortant tente de briguer un 3e mandat et arrive sur place. Pourtant, il a bien moins de chances que d’écraser la concurrence comme en 2020 où, face à trois listes DVD, il avait été réélu au 1er tour (57,20% des voix).

    La dynamique est cette fois inverse. « Le fond de cette campagne, c’est que l’extrême droite se divise et que les autres forces se rassemblent », constate Michel Lovera, militant communiste, et candidat sur la liste de Jean-Firmin Bardisa. Ce dernier, cadre territorial au Département, concourt pour la 3e fois et a réussi à bâtir une liste citoyenne et républicaine. « On se présente comme alternative entre une liste RN officielle et une liste RN dissidente [Patrick Suisse, frais ex-premier adjoint, Ndlr.] », expose-t-il, en distribuant tracts et trombinoscope de liste, aux côtés également de Christophe Roux, candidat (UDI) en 2020. « Sans être investi par aucun parti politique, on a rassemblé des citoyens, de gauche, de droite ou du centre qui se trouvent ensemble sur des dénominateurs communs comme la santé », fait valoir Jean-Firmin Bardisa.

    Entre la météo maussade et le ramadan, les étals ne débordent pas. Les candidats font aussi leur marché et certains Pontétiens ont, dans leurs mains, plus de tracts que de fruits et légumes. « La situation est assez pagnolesque avec le premier adjoint démissionnaire qui explique qu’il va faire mieux que ce qu’il n’a fait en 12 ans », raille la tête de liste. Pour rappel, alors élu député en juin 2022, Joris Hébrard avait laissé l’Hôtel de ville à Patrick Suisse avant de l’éconduire quelques mois plus tard quand il a préféré revenir en mairie. « J’avais dit à M. Suisse, si tu veux rester dans le fauteuil de maire, faut se présenter devant les Pontétiens, ne fais pas ton usurpateur, je m’occuperai de toi si tu me mets dans l’opposition », campe aujourd’hui Joris Hébrard, bien obligé de « renouveler 70% de son équipe », une partie ayant rejoint Patrick Suisse.

    « L’occasion est unique »

    Semblant assez détaché, le maire ne se dit « pas forcément inquiet » mais convient que le match sera serré. « La liste de M. Bardisa, c’est une mosaïque de partis mais les rassembler ne signifie pas rassembler l’électorat, ici des gens non RN votent pour moi », estime-t-il. Pour autant, « l’occasion est unique de déloger l’extrême droite », reconnaît Patrice Enjolras. Cet ouvrier chez Liebig, militant CGT, est 25e de liste. « On veut changer les choses en place et si on peut inverser la tendance du projet qu’on nous promet au national avec un tapis rouge déroulé… », espère-t-il. Marie-Claude, retraitée, n’a jamais supporté de voir sa ville passer au RN. « Je n’ai jamais mis les pieds en mairie, pas même pour récupérer le colis de Noël, chacun a ses idées au niveau national mais l’intérêt de la ville est plus important », apprécie-t-elle au sujet de la liste Bardisa.

    Mais, comme à Orange avec la liste citoyenne d’Antoine Boudet, faire campagne contre l’extrême droite n’est pas un fonds de commerce électoral. « Ce qui m’a séduit c’est le projet, je ne serai jamais engagé si c’était une liste d’opposition au RN », commente Najibe Lmoumène, 5e de liste. Ce médecin est aux premières loges pour constater la désertification médicale de la commune « avec l’absence de médecin traitant et des délais de six mois pour prendre des rendez-vous ». Jean-Firmin Bardisa prévoit la création d’un centre municipal de santé. « On se retrouve aussi sur la jeunesse ou les aînés », appuie Michel Lovera. Création d’un pass job étudiant, d’une salle municipale d-esport ou d’une navette sécurisée les soirs de week-end pour se rendre à Avignon sont annoncés. Un principe décliné aussi pour les seniors en journée pour le centre-ville.

  • À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    Après avoir eu le choix entre deux listes en 2014 et 2020, les habitants de Pernes-les-Fontaines auront trois options dans l’isoloir dans un mois. Didier Carle, maire (DVD) sortant, se représente et sera opposé pour la première fois à une liste RN conduite par Gérard Gilles. Lors des deux derniers scrutins, Robert Igourlen avait porté les couleurs d’une liste DVG. Cette fois-ci, un changement s’est opéré de ce côté de l’échiquier. Un collectif citoyen transpartisan, qui « exprime l’envie de renouveler un référentiel de gauche au-delà des clivages, sans s’écarter des problématiques locales », s’est mis sur pied pour aboutir, après un vote, à la candidature de Mario Moretti, secondé de près par Véronique Sabatini.

    La liste « Pernes et vous » a ainsi « conçu un programme en intelligence collective, ouvrant le champ des possibles, pour envisager le développement économique de la commune marquée par une forte attractivité, une animation culturelle foisonnante et une vie associative exceptionnelle ». Mario Moretti, qui a siégé dans l’opposition entre 2008 et 2014, est un jeune chef d’entreprise retraité du bâtiment, impliqué dans la vie associative. Véronique Sabatini est, elle, vétérinaire. « Souhaitant prendre en main leur destin sous forme de démocratie participative », les candidats entendent associer au mieux la population.

    Le volet solidarité et justice sociale passe par « garantir un logement décent à tous ». Pas une sinécure dans une commune où l’immobilier coûte cher et reste l’une des plus sanctionnées financièrement pour carence de logements sociaux (450 000 euros en 2025). « Pernes et vous » souhaite donc préserver de la mixité sociale et créer un tiers lieu, « ouvert largement au spectacle vivant ainsi qu’aux initiatives des habitants ». Enfin, côté transition écologique il est prévu une réhabilitation thermique des bâtiments communaux ou un meilleur maillage intercommunal en transports en commun. Une prochaine réunion publique a lieu le 28 février (18h30), salle des fêtes des Valayans.