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  • À Morières, le RN utilise les ficelles les plus grossières

    À Morières, le RN utilise les ficelles les plus grossières

    Avec seulement deux listes, on saura dès dimanche soir si Morières renouvelle son bail à l’extrême droite et son maire RN sortant Grégoire Souque ou referme la parenthèse pour élire Annick Dubois, conseillère municipale d’opposition (PS), à la tête d’une liste d’union de la gauche. En attendant, les deux candidats livrent une âpre fin de campagne. En fin de semaine dernière, Annick Dubois a diffusé un tract et communiqué de presse listant les promesses oubliées de Grégoire Souque : « Six ans de mandat, six ans d’inaction », pointant six principales thématiques (démocratie, sécurité, éducation ou encore culture/sport). « Face à ce bilan fragile, le maire sortant tente aujourd’hui de relancer sa campagne par de nouvelles promesses, parfois en revenant sur ses propres décisions », cingle la tête de liste. « Bien conscient de son bilan pauvre, le candidat d’extrême droite a choisi une campagne basée sur l’intimidation : instrumentalisation d’événements tragiques sans aucun recul, attaques personnelles, accusations mensongères et grotesques », déplore celle qui est aussi conseillère départementale.

    En réponse, le maire s’est fendu d’un tract grossier, distribué dans les boîtes aux lettres, avec les visages sur fond noir de Jean-Luc Mélenchon et du député de la circonscription Raphaël Arnault (LFI). « Les Moriérois doivent savoir pour qui ils votent ! » tente de faire frissonner le document. Manquerait presque l’invasion de chars russes sur la place de la Liberté. Le RN reproche à Annick Dubois son soutien au Nouveau front populaire (NFP) lors des dernières législatives et sa satisfaction après la victoire de Raphaël Arnault face notamment à Grégoire Souque, candidat suppléant de Catherine Jaouen (RN). Autre attaque : le maire-candidat vilipende Annick Dubois sur sa participation à la marche, dimanche, en soutien aux droits des femmes car « parasitée par l’extrême gauche ». Sur une des photos, on y voit en arrière-plan un drapeau LFI…

    Problème, la publication de Grégoire Souque au sujet de son tract, a été « likée » par le compte officiel de la Ville de Morières. Une erreur rapidement réparée après que la liste d’Annick Dubois s’en est émue : « C’est à la fois interdit et grotesque : ce soutien officiel déguisé est une violation flagrante du Code électoral. On sent un maire en pleine panique qui multiplie les erreurs. En une seule journée, il réussit l’exploit de ne pas respecter la loi électorale et d’insulter la manifestation du 8 mars ! ».

  • À Avignon, les familles verront-elles la facture augmenter ?

    À Avignon, les familles verront-elles la facture augmenter ?

    Si son choix est délicat, Cécile Helle nous confiait, mi-décembre à l’heure de tirer un trait sur le conseil municipal, que la remunicipalisation des cantines scolaires est la délibération dont elle est la plus fière. Un projet lancé au tout début du premier mandat de la maire (PS), contre vents et marées. Une décision qui a ensuite permis, lors de ce second mandat, de baisser par trois fois les prix de la cantine. Ainsi, plus de la moitié des élèves déjeunent pour moins d’un euro (80% d’entre eux fréquentent la cantine) avec un tarif maximal de 2,85 euros. Un véritable choix politique – pour lequel le RN et sa candidate Anne-Sophie Rigault avait voté contre en séance – quand on sait que le prix de revient d’un repas est de 12 euros. Joël Peyre, élu aux finances, rappelle souvent que malgré l’augmentation du prix des denrées, cumulée à la baisse des tarifs, le budget cantines restait moins élevé que lors de la privatisation.

    Dans la même veine, Avignon est l’une des rares communes à avoir maintenu les rythmes scolaires sur 4,5 jours (notre édition de ce mercredi), en proposant des activités périscolaires gratuites. Dont l’engagement financier (1,8 million d’euros annuels) est à la charge exclusive désormais de la commune. Les familles ne sont pas non plus mises à contribution lors de l’accueil du matin et la garderie du soir. Toujours côté pouvoir d’achat scolaire, la Ville a mis en place un kit de rentrée, offrant à chaque enfant un nécessaire de fournitures.

    Un héritage, visible aussi à travers la gratuité des musées et des bibliothèques, que Cécile Helle interroge régulièrement ces dernières semaines. Sera-t-il dilapidé, remis en cause, ajusté ? Pour l’heure, aucun candidat ne s’est aventuré à dire qu’il rendrait au privé la gestion des cantines. La plupart comptent revenir à la semaine des 4 jours, remodelant ainsi l’organisation du mercredi. Olivier Galzi (DVD) souhaite « créer un plan mercredi de qualité, structuré avec les associations » et « expérimenter l’élargissement des horaires d’accueil et d’aide aux devoirs notamment pour les travailleurs en horaires décalés ». Une mesure qui resterait gratuite pour les familles, précise le candidat qui compte, en revanche, refaire payer les musées aux touristes.

  • À Avignon, Olivier Galzi reçoit les critiques adverses

    À Avignon, Olivier Galzi reçoit les critiques adverses

    En descendant de tribune, jeudi dernier, à l’issue de la présentation de sa liste, Olivier Galzi souffle. Et note l’âpreté d’une fin de campagne. Si le candidat (DVD) n’est pas avare de critiques sur ses adversaires, l’ex-journaliste TV concentre, ces derniers jours, de vives critiques. Le fait que le dernier sondage le place légèrement en tête n’y est certainement pas étranger.

    À l’issue du débat de mercredi dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) s’est fendue d’un post sur les réseaux sociaux, le qualifiant de « méprisant », dénonçant « les petites phrases et les attaques personnelles » d’Olivier Galzi. Dans le week-end, par deux vidéos distinctes, Stéphan Fiori (DVD) a, lui, ciblé, la composition de la liste de son rival à droite. « Pas moins de 20 de ses colistiers sur 53 ont un passé politique, il affirme le contraire avec une assurance déconcertante », analyse le candidat, égrenant le pedigree de la plupart d’entre eux. Olivier Galzi se targue d’incarner pourtant un « renouveau des pratiques et des visages ».

    À gauche, si les sujets de divergences et débats enflammés entre soutiens sur les réseaux sociaux sont légion avec les équipes de David Fournier (notre édition du 28/02), Mathilde Louvain (LFI) a, dans un communiqué lundi, épinglé Olivier Galzi au sujet de son passé professionnel, « dont il a vanté le bilan », chez Edeis, entreprise de conseil et gestion auprès des collectivités. Notamment les monuments et aéroport de Nîmes, déficitaires. « Il est à craindre qu’Olivier Galzi avance au service de ses anciens camarades d’Edeis », redoute Mathilde Louvain, alors que l’aéroport d’Avignon, géré par la Région, cherche son futur délégataire. Sentant peut-être la pression monter, Olivier Galzi a republié, lundi, un message de Dominique Santoni, présidente LR du Département. Il est écrit : « Le courage politique n’est pas d’attaquer l’adversaire, mais d’élever le débat et de proposer pour l’avenir. »

  • À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    Cela reste un marqueur de la politique municipale conduite par Cécile Helle (PS) : être l’une des dernières villes à ne pas avoir abrogé la réforme des rythmes scolaires installée en 2014. Les enfants avignonnais fréquentent les écoles pendant 4,5 jours, mercredi matin inclus, permettant de dégager du temps pour des activités périscolaires. Un point dont s’enorgueillit régulièrement la première magistrate. « Je vois peu de questions sur l’école et la jeunesse dans cette campagne, interrogeait Cécile Helle lors d’un meeting de soutien à David Fournier avec Olivier Faure. L’accueil du matin et du soir restera-t-il gratuit, va-t-on supprimer les activités périscolaires, comment garantir aux enfants l’accès au sport, à la culture, à la citoyenneté? »

    Un sujet qui revient en filigrane dans cette campagne bien que depuis plusieurs années, un comité s’est créé militant pour le retour à 4 jours, soutenu notamment par FO Éducation. Un rassemblement en ce sens s’est d’ailleurs tenu samedi dernier. La majorité sortante est jusque-là restée inflexible, citant, dans un communiqué de novembre, le fait que les scientifiques et chronobiologistes s’accordent à dire que « l’organisation actuelle du temps scolaire ne correspond pas aux besoins biologiques et cognitifs des enfants ».

    Dès septembre ou à la rentrée 2027 ?

    Parmi les candidats, sans trop de surprise, David Fournier est le seul à défendre la mesure, martelant son utilité pour l’accès au panel de larges activités. L’adjoint au maire sortant souhaite toutefois « mener une large consultation avec les enseignants, parents d’élèves et enfants », alertant aussi sur les « incidences d’une suppression envers les animateurs ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI) en fait un « premier acte de mandat » : « Mettre en place une vaste concertation concernant les rythmes scolaires ». Mais les éventuelles « évolutions ou alternatives » n’entreraient en vigueur qu’à la rentrée 2027 au vu du timing.

    À droite, Olivier Galzi attendra aussi la rentrée 2027 pour modifier les rythmes. Mais il compte bien revenir à 4 jours, « pour harmoniser Avignon, alléger l’emploi du temps des enfants et faciliter l’organisation des familles ». En parallèle, il entend « construire un plan mercredi de qualité, structuré avec les associations, les acteurs culturels, sportifs et scientifiques ». Toujours à droite, en plus d’imposer « une tenue scolaire unique », Stéphan Fiori veut aussi revenir à la semaine à 4 jours. En 2027 était-il annoncé dans son programme mais, tout dernièrement 2026, a surgi. Anne-Sophie Rigault (RN) est aussi sur ce credo-là.

  • À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    Actuellement, aucun bateau ne marque un arrêt au port fluvial d’Avignon – Le Pontet. Pas de lien avec les déboires en cours à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), qui gère le site mais a été mise sous tutelle fin janvier (lire aussi page 22). Jusqu’au 19 mars, la navigation sur le Rhône est interrompue entre Lyon et la Méditerranée, sur décision de la Compagnie nationale du Rhône, pour un entretien des écluses à grand gabarit.

    Outre cette parenthèse, le port fluvial est installé sur un domaine de 8,5 hectares accueillant quelque 150 bateaux par an pour 200 000 tonnes de marchandises, issues du transport de produits vracs (céréales, engrais, sable, gravier, etc.). Un sujet très loin de polariser les débats dans la campagne, le port, déjà caché par essence, reste absent des programmes. Il y a un peu plus d’un an, la CCI qui a la main sur le site depuis 1961, avait initié une grande étude (notre édition du 3/02/25) « pour imaginer le port de demain » alors qu’aucun gros investissement n’a été réalisé depuis plus de 15 ans. Mais la crise de gouvernance n’a pas encore permis de prendre une orientation sur le dossier, alors que l’étude d’opportunité était encore en cours en novembre dernier. Une seconde étude de faisabilité est ensuite programmée, visant à un plan d’actions et un calendrier opérationnel.

    La philosophie du projet ne change pas. Face à la baisse du principal marché actuel (béton, granulats), le port doit trouver de nouveaux débouchés, en misant sur la logistique du dernier kilomètre et l’exploration de nouvelles énergies décarbonées (hydrogène notamment). « Le fluvial apparaît comme une solution de transport décarboné et complémentaire au transport routier, nécessaire au pré et post-acheminement », listait la CCI dans la commande de son étude, louant le « rôle de plateforme logistique » du port.

  • À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    « Campagne pluvieuse, campagne radieuse », philosophe-t-on, ce lundi, au local de campagne de Patrick Blanès (PS), tête de liste de l’Élan citoyen pour Cavaillon. En ce jour de marché dans le centre-ville, la météo n’est guère propice à engager les discussions. « On arrive en fin de campagne, les gens nous connaissent déjà », assure Jean-Pierre Reneleau, secrétaire de la section PCF et 3e sur la liste qui, en dehors du climat électoral, « tracte une fois par mois sur le marché ». « On vous voit souvent, vous », a bien remarqué un forain, remballant ses montres et bijoux entre deux gouttes.

    Cavaillonnais pur jus, cadre chez Airbus helicopters, Patrick Blanès mène sa 5e campagne des municipales, la première comme tête de liste, après avoir été directeur de campagne de Christian Morand en 1995, bref conseiller municipal entre juin 1999 et 2001, et sur la liste d’Olivier Florens (DVG) en 2014 puis sur celle de Benoît Mathieu, estampillée macroniste, en 2020. « La tête de liste était LREM, mais il y avait plusieurs sensibilités », justifie celui qui fut candidat NFP aux dernières législatives, battue par la sortante RN Bénédicte Auzanot (57% – 43%). La liste de gauche compte neuf encartés sur 37, venus du PS, PCF ou Génération.s. « On n’a pas le soutien de LFI, je ne participe pas à la curée actuelle contre les insoumis, mais lors de la campagne 2024, j’avais déjà dit que je préférais François Ruffin à Jean-Luc Mélenchon », rappelle la tête de liste.

    « Il y a un réel besoin d’être écouté »

    Parmi ses colistiers, on retrouve notamment Vérane Nieto, que La Marseillaise avait suivie il y a trois ans, lors d’une grève de la faim pour que sa fille, en situation de handicap, obtienne une place en foyer. « Elle est précieuse et dévouée dans cette campagne », salue Patrick Blanès. Maire depuis 2017, Gérard Daudet (LR) compte bien rempiler. Et aura aussi fort à faire avec Bénédicte Auzanot qui, rappelons le, élue députée a préféré quitter le conseil municipal pour rester à la Région et les indemnités qui vont avec. Dans ce contexte, la gauche unie, absente sous ce format-là il y a six ans, espère déjouer les pronostics. Le RN accuse déjà la liste de préparer un retrait, largement rejeté au sein des équipes. « Laissons se passer le premier tour », tempère Patrick Blanès, dont la campagne des législatives, il y a moins de deux ans, a permis de renouer et entretenir le fil entre militants de gauche. « Les gens sont en attente, sont contents de revoir la gauche », apprécie Jean-Pierre Reneleau.

    « Ce qu’il ressort des attentes, c’est un réel besoin d’être écouté, d’être associé aux décisions », campe la tête de liste, qui a co-construit un projet de 100 mesures. Sur le marché, les militants passent devant le local de campagne de Gérard Daudet. Patrick Blanès salue de loin quelques connaissances. « Je parle avec tout le monde », dit-il. Même au curé, croisé sur le marché. « Il n’a qu’un bulletin, c’est le paroissial », sourit la tête de liste. « Patrick est quelqu’un de sérieux, j’ai confiance, il y arrivera », lâche une dame, qui fut la compagne du dernier maire de gauche de la commune, François Lombard (PS).

    Sous les bâches de devantures, de brefs échanges s’installent parfois. « De toute façon, avec la guerre, les problèmes de climat, que le RN arrive ou pas, il ne pourra rien faire », confie un homme désabusé. Patrick Blanès s’efforce de recentrer le débat sur des décisions d’impact local comme justement le déplacement du marché ou les problèmes d’urbanisme. « On veut dynamiser l’agriculture locale avec des magasins de producteurs et en préservant une ceinture maraîchère », prône-t-il. En quittant le marché, un tract de Bénédicte Auzanot dépasse d’une poubelle. Personne ne se risque à y voir un signe.

  • Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Ardent défenseur d’un retour en gestion publique de l’eau, le Collectif de l’eau ne pouvait pas rater l’occasion des municipales pour sonder les divers candidats au sein du Grand Avignon. « Nous sommes surpris par l’absence de débat autour de ce sujet central par rapport notamment à la question des déchets et de la propreté, qui sont aussi une compétence communautaire », campe Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau.

    Comme déjà amorcé début décembre, lors du dernier conseil communautaire où une possible hausse de la facture avait finalement été retirée de l’ordre du jour, l’association a fait en sorte que les candidats se mouillent sur la question de la régie publique. Car l’actuelle délégation de service public touche à sa fin au 31 décembre 2028. « Le sujet va arriver très vite au début de la nouvelle mandature, c’est un dossier qui se prépare tôt », avertit Bernard Goron, vice-président du Collectif de l’eau. Un questionnaire a ainsi été adressé aux principaux candidats, dont les questions ne se limitent pas qu’à la régie publique, mais, plus largement, au contrôle du délégataire, à la place des usagers et à la tarification.

    Sans trop de surprise, c’est à gauche que ces questions-là infusent le plus. Spontanément déjà, sans passer par le Collectif, Mathilde Louvain (LFI) et David Fournier (PS) se sont prononcés à plusieurs reprises pour un retour en gestion publique de l’eau. Par exemple, il y a près de deux semaines, lors de la venue du maire (PS) Michaël Delafosse en soutien à David Fournier, l’édile héraultais a notamment confié que depuis une décennie que l’eau est dans le giron public à Montpellier, les fuites sur le réseau sont passées de 25% à 14%. Un sujet qui résonne fort ici. « Mathilde Louvain a été la première à nous rencontrer, elle est alignée sur ce qu’on pense avec aussi l’instauration d’une tarification sociale », souligne Mireille Dapon, sans toutefois prendre parti.

    Hors Avignon, il faudra renverser les majorités

    Dans le reste de la ville-centre, « Olivier Galzi [DVD] n’a pas pris position, se retranchant derrière un audit », relate le Collectif qui interprète la réponse comme plutôt favorable « à des DSP bien contrôlées car il met en avant son expérience professionnelle [chez Edeis, conseil aux collectivités] ». Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) n’ont, eux, pas donné suite et « pas de présence de l’eau dans leur programme », note le Collectif.

    Hors Avignon, l’association à l’appui de Fabienne Vera (PCF), candidate à Vedène et partie prenante du Collectif. Moins du maire et président du Grand Avignon sortant Joël Guin, qui s’est montré favorable à la DSP. À Morières, Annick Dubois (PS) plaide pour la gestion publique, tout comme les candidates de gauche à Villeneuve-les-Avignon et aux Angles, respectivement Anne Daniel (celle-ci a été présidente du Collectif de l’eau gardois) et Anaïs Rambaud. Mireille Dapon regrette en revanche l’absence de retours de maires classés à gauche, et sans concurrence aux municipales, à Velleron (Philippe Armengol) et Sauveterre (Jacques Demanse).

  • Sur la Rocade, les polices seront réunies en juin

    Sur la Rocade, les polices seront réunies en juin

    Cécile Helle a bien conscience qu’elle ne coupera pas le ruban dans 3 mois pour inaugurer les locaux d’un poste de police mutualisé entre agents nationaux et municipaux. « Mais l’un d’entre nous oui », espère la maire (PS) visant, ce vendredi matin, David Fournier, adjoint à l’administration et candidat pour prendre la relève. Dans le quartier Sud Rocade, au sein de la résidence Le Mistral en cours de réhabilitation dans le cadre du programme de rénovation urbaine, deux anciens appartements et des locaux commerciaux et professionnels s’apprêtent donc à devenir un poste de police mutualisé sur 200m2 de plain-pied. Ils sont mis à disposition par le bailleur Grand delta habitat.

    Une visite de chantier était organisée, permettant à la maire de glisser quelques chiffres plus politiques en ces temps électoraux. « Nous avons actuellement 102 policiers municipaux et j’ai signé, la semaine dernière, l’embauche de 4 nouvelles recrues », se targue-t-elle, prenant à témoin Yvan Beleme, directeur de la police municipale. « C’est un projet de longue haleine lancé sous le préfet Gaume [parti à l’été 2022] qu’il a fallu défendre fortement car la police de proximité n’est pas trop le dogme en cours à Beauvau [siège du ministère de l’Intérieur], appuie Cécile Helle. Le projet est lié aussi au démarrage des travaux de rénovation urbaine. » Le tout alors que la facture a doublé, passant de 500 000 euros à 1 million, pris en charge pour plus de moitié par la Ville, l’État investissant 250 000 euros et le Grand Avignon 200 000 euros.

    Si police nationale et municipale auront des bureaux distincts, les agents partageront des vestiaires et locaux communs. Une dizaine de policiers au total seront rattachés à ce nouveau poste entre réception du public pour dépôts de plainte ou point d’ancrage de la brigade territoriale de la police municipale. Les horaires d’accès du public devraient être des heures de bureau classiques du lundi au vendredi, bien que les agents seront sur le terrain entre 6h et 20h. « On gagne en visibilité auprès des habitants mais aussi en collaboration et travail de partage d’informations », se félicite Yvan Beleme. En 2023 déjà, les deux polices ont été réunies dans des locaux à Montfavet mais sous la forme d’une simple cohabitation sans un vrai travail mutualisé.

  • À Avignon, Olivier Galzi et sa liste qui cadre à droite

    À Avignon, Olivier Galzi et sa liste qui cadre à droite

    Assis au premier rang, jeudi soir à la salle de Montfavet, le sénateur LR Jean-Baptiste Blanc, et l’un de ses prédécesseurs Alain Dufaut, viennent applaudir Olivier Galzi, qui présentait sa liste. « Je les découvre », assure le candidat (DVD) à Avignon, satisfait du soutien « avec l’étiquette laissée au vestiaire ». Si le Cavaillonnais Jean-Baptiste Blanc prospecte en vue des sénatoriales de septembre en quête de grands électeurs, sa présence vient confirmer que l’ex-journaliste TV est le candidat de la droite.

    Un créneau que préempte aussi Stéphan Fiori, l’entrepreneur qui ici même un mois plus tôt, dévoilait une liste très pro business. « Ce n’est pas mon sujet, on ne discute pas ensemble ni avant, ni après le premier tour », répond Olivier Galzi alors que Stéphan Fiori a assuré vouloir se maintenir, hypothéquant de fait une possible victoire de la droite. Mais avant cela, il y a un premier tour et 52 colistiers, de 18 à 77 ans. « Ils se sont engagés sans rien négocier, pas par calcul électoral ou personnel, la seule promesse que l’on s’est faite, c’est de donner notre temps et notre énergie », revendique Olivier Galzi.

    Le candidat, qui met en place une charte éthique pour ses colistiers, liste six principes : transparence, équité, lisibilité, responsabilité, intégrité et consultation. Des promesses distillées sous forme de critiques à l’endroit de la majorité sortante et de celui qui entend la poursuivre, David Fournier (PS). En parlant de transparence, Olivier Galzi aurait pu être un peu plus clair sur certains profils de colistiers, dont plusieurs ont déjà été élus (Valérie Wagner, Christian Paly, Isabelle Altayrac) sous la majorité de droite de Marie-Josée Roig (UMP). Jamais dans leur présentation, cela n’a été évoqué. Le seul dans ce cas fut Florian Borba-Da Costa, adjoint au commerce de la maire Cécile Helle lors du premier mandat. Ou Marc Serein, antépénultième de liste, et maire (PS) de Bollène (2000-2008). Les possibles délégations n’ont pas été confirmées, mais Jean-Luc Queyla (3e de liste) et ancien chef des pompiers d’Avignon [candidat en 2020 avec Michel Bissière (LR)] devrait s’occuper de la sécurité.

    On note beaucoup de cadres, consultants, entrepreneurs, directeurs, responsables. Un manque de diversité ? « Non, coupe court Olivier Galzi. On a énormément de gens qui sont issus de la méritocratie, qui ont des compétences et ont, comme point commun dans leur parcours, de s’être mis au service des autres. » À l’instar de sa « moitié, bien qu’elle ne soit pas là pour ça », Anaïs Haussmann.

  • À Avignon, Amine Kessaci appelle à voter David Fournier

    À Avignon, Amine Kessaci appelle à voter David Fournier

    Vous êtes un héros, Monsieur, je ne pensais pas vous voir ici », salue, la voix tremblante, un ado de 17 ans à destination d’Amine Kessaci. En ce début d’après-midi de vendredi, sur la place de l’Horloge, le militant antinarcotrafic, candidat aux municipales à Marseille en 3e position sur la liste de Benoît Payan (DVG), est là en appui de David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement de plusieurs partis, dont les Ecologistes où Amine Kessaci milite. Même à Avignon, sa popularité dépasse celle du candidat local. « Tu es un exemple, ton aura, ton combat sont un modèle d’engagement », ne manque pas de souligner David Fournier, qui s’était rendu, mi-novembre à Marseille, à l’hommage rendu à Mehdi, petit-frère d’Amine Kessaci, froidement abattu dans un crime considéré comme d’intimidation.

    « Je n’ai pas peur, personne ne m’empêchera d’aller tracter », assure avec force et charisme Amine Kessaci, suivi de près par un impressionnant dispositif de sécurité. En aparté, il confie qu’il est plus facile pour lui de faire campagne hors de Marseille et défendre ses idées au niveau national par le biais de son association Conscience ou le projet qu’il porte avec l’association des maires de France. « On souhaite créer un dispositif très concret de dépaysement, qui permettra entre maires de s’entraider pour sortir des jeunes des réseaux de narcotrafic en les envoyant dans d’autres villes avec un emploi et un logement », illustre-t-il. En attendant, Amine Kessaci vient dire « toute sa confiance à David pour porter la dignité dans les quartiers populaires, pour réparer ce qui a été cassé, réapporter du service public, travailler avec la police municipale, qu’il ne faut pas désarmer », glisse-t-il, dans une allusion à certaines prises de position de la France insoumise.

    Un appel au vote utile

    dès le 1er tour

    David Fournier se pose en garant d’une approche globale sur la sécurité, défendant la proximité en misant sur des postes mutualisés entre police nationale et municipale, comme celui en travaux sur la Rocade (lire page 16), sans oublier les attentions portées aux enfants (petit-déjeuner dans les écoles, bas tarifs dans les cantines) ou à la jeunesse et leurs familles (sécurité sociale de l’alimentation, mutuelle communale pour le logement et les véhicules). Juste avant de conclure la séquence, Amine Kessaci insiste sur le vote utile. « Face à la droite et son extrême, la désunion n’est pas la solution, je dis à tous les électeurs de gauche, la seule liste en capacité de gagner, c’est celle de David dès le 1er tour, quand on se dit antifasciste, il faut aussi parfois accepter de se retirer », prévient-il.