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  • Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille : « Nous sommes avant tout des compétiteurs »

    Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille : « Nous sommes avant tout des compétiteurs »

    La Marseillaise : Quel sentiment vous anime avant cette finale face aux Croates de Jadran Split ?

    Paul Leccia : Un sentiment déjà de bonheur, parce que c’est vraiment un exploit de se retrouver en finale. Et, surtout, venant après le match de Sabadell qu’on avait raté, je suis bien content de la façon dont ils se sont repris. Et d’être en finale, ce qui permet tous les espoirs.

    Comment expliquez-vous qu’ils se soient repris de la sorte ?

    P.L. : Il y a plusieurs explications. Mais moi, la première qui me vient à l’esprit, c’est qu’il y avait eu des changements au début de la saison. Les joueurs ne jouaient pas encore en osmose, pas de façon homogène, n’avaient pas pris toute leur qualité. Après Sabadell, ils se sont vraiment rendu compte qu’il fallait qu’ils jouent en équipe. Dès l’instant où tout le monde a adhéré, ça a changé les résultats.

    Votre premier et dernier titre européen remonte à 2019. Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?

    P.L. : J’en garde un souvenir énorme de plaisir et de joie pour les joueurs. D’autant qu’on avait fait un circuit avec un but d’avance, une égalité. ça s’était fait un peu doucement. Moins visible qu’aujourd’hui. Mais j’en garde un souvenir extrême, parce que c’était la première fois qu’un club français de water-polo atteignait ce niveau et avait une victoire sur le plan européen. C’est vraiment comme l’OM, à jamais les premiers !

    Qu’est-ce qu’apporterait un deuxième trophée continental au Cercle des nageurs de Marseille ?

    P.L. : Honneur sur honneur ça ne fait jamais co-honneur. C’est quelque chose de gratifiant sur le moment, mais ça ne change pas la vie du club. Il n’empêche que c’est notre but chaque saison, quand on a des joueurs nouveaux, de jeunes joueurs qui montent. Il est indispensable que l’on mette tout en œuvre pour gagner, parce que nous sommes avant tout des compétiteurs. Et c’est le principe même du sport de haut niveau.

  • Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Un titre donnerait une tout autre dimension à cette saison. Écartés de la course à la Ligue des champions dès la deuxième phase de groupes, les joueurs du Cercle des nageurs de Marseille ont désormais l’occasion de sauver leur exercice. Ce samedi (18h), ils disputeront la manche aller de la finale de l’Euro Cup face aux Croates du Jadran Split. « Les fins de saison comme ça, c’est magique », savoure Ugo Crousillat.

    Le capitaine marseillais, vainqueur de la Ligue des champions avec le club hongrois de Szolnok en 2017, rêve cette fois d’un sacre européen avec son club de cœur. Pour rappel, l’international français ne faisait pas partie de l’effectif phocéen lors du titre en Euro Cup décroché en 2019. « J’ai eu la chance, dans ma carrière, de gagner beaucoup de trophées. Mais remporter une Coupe d’Europe avec son club, ça aurait une saveur différente sur le plan émotionnel », confie l’ailier tricolore, vice-champion du monde en 2013. Pour transformer ce rêve en réalité, le capitaine marseillais et ses coéquipiers devront venir à bout d’une équipe face à laquelle le CNM est invaincu depuis leur première confrontation. « C’est une formation très compétitive, qui aime jouer ce genre de rendez-vous », souligne l’entraîneur Milos Scepanovic, six fois victorieux face à Jadran Split, comme gardien puis comme coach depuis 2017.

    Un adversaire à la hauteur

    « Ils ont quatre ou cinq joueurs capables de faire basculer un match, qui ont brillé ces dernières années avec la sélection croate. C’est surtout une équipe très expérimentée. Il faudra réussir à imposer notre rythme, car nous avons aussi des arguments à faire valoir. Mais, dans ce type de rencontre, beaucoup de choses se jouent sur les duels individuels », poursuit le technicien monténégrin, qui gardait déjà les cages marseillaises lors du sacre européen de 2019. « Pour moi, c’est le meilleur moment de ma carrière », insiste le double demi-finaliste olympique, conscient que le CNM n’évoluait pas dans la même dimension à l’époque.

    « Aujourd’hui, tout le monde s’attend à ce qu’on gagne. Les gens sont très excités à l’idée de disputer cette finale et de pouvoir ramener le trophée. Mais chaque équipe qui arrive à ce stade n’est pas là par hasard. La gestion des émotions fera souvent la différence », ajoute Scepanovic. Avec un effectif jugé supérieur sur le papier et un historique des confrontations favorable, les poloïstes marseillais abordent logiquement cette finale avec le statut de favoris. Une lecture que les principaux intéressés refusent toutefois d’endosser.

    « C’est une finale, il n’y a plus d’histoire. Et encore une fois, c’est Split. C’est une équipe de niveau Ligue des champions qui n’a pas gagné de Coupe d’Europe depuis longtemps. Ils seront eux aussi très motivés », prévient Crousillat, convaincu que les Croates auront déjà la tête à une grande fête pour le match retour, prévu le 6 juin.

    Les Marseillais espèrent en tout cas s’appuyer sur l’élan du public, déjà déterminant lors de la demi-finale retour face à Radnicki Kragujevac. « Quand il y a un but, un bloc défensif ou un arrêt du gardien, le public pousse. Franchement, tu sens cette vague de bruit derrière toi », raconte le joueur de 37 ans.

    Il reste fidèle à son image : spontané et authentique. « Je suis à la fois confiant, parce qu’on a de vraies forces, et très prudent, parce que dès qu’on nous explique qu’on a fait le plus dur en éliminant la meilleure équipe de la compétition, je balaie immédiatement ce discours », martèle l’enfant du Cercle.

    Une première réponse sera apportée, ce samedi au bassin Pierre-Garsau, théâtre qui leur a jusqu’ici particulièrement réussi.

  • Les clubs provençaux partent à la conquête de leurs coupes

    Les clubs provençaux partent à la conquête de leurs coupes

    Après la Ligue de Méditerranée, le week-end dernier, c’est au tour du district de Provence d’organiser ses finales de coupes.

    Regroupées sur trois jours, sur les terrains du complexe sportif Marcel-Roustan de Salon-de-Provence, elles seront l’occasion d’une belle fête du football départemental. Dans laquelle toutes les catégories seront présentes, des plus jeunes, avec notamment le challenge Laggiard, jusqu’aux seniors.

    « Ces finales représentent l’aboutissement d’une saison sportive riche pour nos clubs et mettent en lumière l’engagement de l’ensemble des acteurs du football provençal », confie Franck Kodjabachian, président du District.

    Le Rove en force

    Outre les dix-huit finales qui composent le plateau, ces journées seront aussi l’occasion de proposer des animations annexes. Un village accueillera diverses animations thématiques, autour des valeurs que souhaite promouvoir le District de Provence.

    Parmi les temps forts, la finale des seniors, opposant Berre à Gignac, ce samedi. Les deux adversaires se retrouveront pour la quatrième fois de la saison. Les Berrois auront la faveur des pronostics, une semaine après avoir gagné la Coupe de la Méditerranée, face aux Aviateurs. À suivre, également, la finale du challenge Laggiard, entre Port-Saint-Louis et Le Rove. Le Rove qui, sur les diverses journées, est l’association qui a qualifié le plus d’équipes dans les différentes finales. Elles seront en effet cinq à défendre les couleurs sang et or, en U16, U17, U19, ainsi que dans les challenges Laggiard et Crouzet.

    À noter qu’une finale n’a pas pu être programmée. Celle des seniors femmes à onze. Elle devait opposer la réserve de l’OM à la formation de Rousset. Elle sera jouée dans les prochains jours.

    Samedi 23 mai

    U14 : Cheminot – La Castellane 10h00

    U15 : Arles – Malpassé 12h00

    U16 : Le Rove – Malpassé 14h00

    U17 : Le Rove – S.O Caillols 16h00

    Futsal Meyreuil – St Barthelemy 17h00

    U19 : Le Rove – SCAAB 18h00

    Séniors Berre – Marignane-G 20h00

    Dimanche 24 mai

    Vétérans Airbus – Croix Sainte 10h00

    U15 F Croix Sainte–SCAAB 12h00

    U18 F St Victoret – St-Loup 14h00
    Séniors F: St Martin – Michelis 16h00

    Vétérans St Mitre R– SCAAB 18h00

    Lundi 25 mai

    Challenge Laggiard
    Port St Louis – Le Rove 10h00

    Chalenge Garau

    Carnoux – Istres 11h30

    Challenge Romanelli

    Gemenos – Pennes Mirabeau 14h00

    Challenge Régnier

    Ca Croix Sainte – Fcl Malpasse 15h30

    Challenge Oliver

    Luynes – Marignane-Gignac 17h00

    Challenge Crouzet

    Le Rove – Luynes . 18h30

  • Le Rouet dans la dernière ligne droite avant l’Euro des micro-nations

    Le Rouet dans la dernière ligne droite avant l’Euro des micro-nations

    Depuis leur qualification pour la phase finale de l’Euro Conifa, les joueurs du Rouet n’ont pas chômé.

    Ils ont préparé d’arrache-pied le rendez-vous de Milan, avec des séances d’entraînement très intenses. Et un premier match amical contre Martigues Sud qui a permis de jauger les qualités du groupe. Lucien Jaserne a pu estimer les forces et faiblesses de chacun. Et, en bon sélectionneur national, se faire une première idée sur le groupe qu’il emmènera en Lombardie.

    Une liste de 22 joueurs a été définie, avec deux gardiens de but. Notamment l’expérimenté Jean-Baptiste Didier qui sera en quelque sorte le grand frère des Jaune et Bleu.

    À deux semaines du coup d’envoi de l’Euro, un dernier test grandeur nature est au menu des Rouégasques. Samedi, ils vont affronter une sélection des Bouches-du-Rhône. L’occasion de voir où se situe la sélection et dans quel état de forme sont les joueurs retenus.

    Lucien Jaserne utilisera ce face-à-face pour tenter diverses tactiques. Il sera temps ensuite de se projeter sur la compétition officielle. L’équipe du Rouet connaît ses deux adversaires de la phase de groupes. Elle débutera face aux Suisses du Tessin, qu’ils ont déjà affronté et battu lors des qualifications. Puis enchaînera sur un duel face à un adversaire plus coriace, Chypre du nord, dans laquelle évoluent des joueurs de Ligue 1 turque.

    Le Rouet – Sélection des Bouches du Rhône.

    Samedi, 17h, stade de Carry-le-Rouet. Entrée gratuite.

  • Championnat de Ligue : les jeunes ont rendez-vous à l’Élysée

    Championnat de Ligue : les jeunes ont rendez-vous à l’Élysée

    À la suite du championnat départemental qui s’est déroulé à Pélissanne il y a quelques semaines, les quatre triplettes, champions, vice-champions et demi-finalistes dans les trois catégories ont rendez-vous ce samedi à Salon dans le fief de la Boule de l’Élysée le groupe cher à la présidente Cécile Masse – Roulant. Ce samedi, les « Treizistes » seront confrontés à leurs homologues des différents comités de la Ligue Paca. À partir des demi-finalistes, un nouvel horizon va s’ouvrir aux lauréats. En effet se profile à l’horizon, le Tarn plus précisément Blaye-les-Mines où va se dérouler les 11 et 12 juillet (tout juste après le mondial La Marseillaise Crédit Mutuel des jeunes), le championnat de France.

    Ils forment la délégation bucco-rhodanienne

    Juniors : Dylan Rayne Langlade-Joseph Torrens-Enzo Alazay Jean-Mason Deslys-Dawson Herlemann-Malvin Lacroix Ilan Del Rio-Miguel Roméra- Erwan Segu Fabio Marco-Gianni Seignouret-Tylan Kapfer

    Cadets : Liam Conti – Antonio Albert – Anthony Vierjon

    Loni Szczotkowski – Mylan Teyrryn – Ezekiel Cortes

    Modeste Gomez – Manon Bert – Nolan Aguerro

    Mathéo Vigne – Cyprien Cortes – Hered Mercedes Brami

    Minimes : Meysson Herleman – Enzo Milito -Santiago Gomez

    Jean Navarro – Vincent Llinares – Clement Rigaud

    Anthony Barjolle – Tyron Sbrega – Esaïe Cortes Sacha Mathieu – Milpeno Gonzales – Gabriel Verdoïa

  • Coupe de Provence : la Boule modérée et Leï Pétouliers, à chacun sa victoire…

    Coupe de Provence : la Boule modérée et Leï Pétouliers, à chacun sa victoire…

    Mercredi, deux rencontres de Coupe de Provence se sont déroulées à la Boule Modérée. Un double choc au Jeu Provençal et féminine.

    En milieu de semaine, deux rencontres de Coupe de Provence se sont déroulées à la Boule Modérée. Un double choc au Jeu Provençal et féminines entre les locaux et Leï Pétouliers, sous l’arbitrage de Michel Borghino.

    L’initiative mérite d’être saluée. Les deux présidents ayant souhaité regrouper les deux rencontres, ce mercredi dans le fief de la Boule Modérée, il y a eu du sport et des rencontres suivies par de nombreux spectateurs.

    Si sur le plan du Jeu Provençal, les locaux ont fait cavaliers seuls. On note tout de même cette volonté de bien faire des coéquipiers du capitaine Robert Allilèche mais la marche était trop haute… Le duel entre les féminines va être longtemps indécis, il va même falloir aller au bout du suspense. À l’image de cette dernière triplette décisive. Les locales Adam, Gavioli et Sériat-Gautier vont par deux fois perdre la main, pour au final s’incliner. Llovet, Ortéga et Poulet ne vont pas laisser passer leur chance…

    La soirée va se clôturer par un copieux dînatoire dans une ambiance vraiment sympathique et conviviale.

    En bref, quelques résultats

    On note que la Boule Plate, chère au président Jean Léonetti a qualifié ses deux formations les féminines face à Saint-Barnabé et les seniors face au Pelican. La Boule Brets Barjaquet a pris le meilleur sur les Galéjeurs Châteauneuf à Pétanque, mais s’est inclinée au Jeu Provençal face à la B. Diplomate de Saint-Victoret. La Boule du Vallon après sa défaite au Jeu Provençal (notre édition du jeudi 21 mai), reste en course en coupe de Provence à Pétanque après son succès face à la B. Catala. Une épreuve ou reste en course Gabriel Fauré qui a mis hors circuit les Amis de Saint-Julien. Qualifiées aussi, les féminines de la Boule aixoise, victorieuses de la Boule Barquaise.

  • Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Le Mondial La Marseillaise lance un réseau de clubs boulistes, structuré autour d’une charte de labellisation « Club Mondial ». Pensée comme un outil de rayonnement, l’initiative vise à fédérer des structures capables de faire vivre, toute l’année et sur l’ensemble du territoire régional, l’esprit et les valeurs de la compétition. « On sent un intérêt des clubs pour cette démarche, on espère en labelliser une vingtaine d’ici la fin de l’année », explique David Gabriele, responsable commercial de La Marseillaise.

    « à jamais les premiers »

    Premier club labellisé, les Boulomanes du Carénage ont officiellement signé la charte ce 22 mai. Installé quai de Rive Neuve, sur le Vieux-Port (7e), son terrain municipal offre quinze pistes à l’ombre des mûriers et de l’abbaye Saint-Victor. Un cadre idéal qui contribue à son succès. « Jouer aux boules sur le Vieux-Port même Pagnol ne l’a pas fait », sourit Jean-Marc Michel, son vice-président.

    En quelques années, le club a connu une belle croissance. « Nous étions une trentaine d’adhérents à la création, nous sommes aujourd’hui 138 », précise le dirigeant. Un développement porté par un esprit convivial assumé : « Ici, c’est l’ambiance guinguette. On vient jouer, discuter, partager un verre. Il y a des licenciés confirmés mais l’objectif reste que tout le monde puisse pratiquer. »

    Son site exceptionnel attire un public varié, entre locaux, touristes et personnalités de passage. Le rappeur marseillais Muge Knight y est un habitué, tandis que des figures de la pétanque comme Marco Foyot, Jean-Michel Puccinelli ou le footballeur, champion d’Europe 1984, Manuel Amoros, ont déjà foulé ses terrains. « Dylan Rocher doit venir prochainement », ajoute Jean-Marc Michel qui ambitionne aussi des actions avec les scolaires à partir de la rentrée de septembre.

    « On sera à jamais les premiers », glisse-t-il avec fierté, conscient que ce label constitue un levier de médiatisation important. « Le Mondial est une marque forte qui va nous apporter de la visibilité », souligne le vice-président. Avant de déboucher sur cette reconnaissance officielle, le rapprochement s’est d’abord fait à travers des tournois entreprises.

    Un honneur et une fierté

    « Cette première labellisation des clubs amis du Mondial me tenait à cœur. Je crois pas qu’il y ait un cadre plus beau que le Vieux-Port et quoi de plus naturel que de la démarrer par notre club voisin », apprécie Maryan Barthelemy. Pour intégrer ce réseau, « plusieurs critères entrent en jeu », rappelle le directeur des événements du journal La Marseillaise et directeur du Mondial : affiliation à la Fédération française, capacité d’accueil d’au moins dix terrains, conformité aux normes d’accueil du public, accessibilité aux personnes à mobilité réduite. S’ajoutent des services essentiels, comme des sanitaires entretenus, une offre de restauration et la possibilité de prêt de boules.

    « Ce label est une fierté pour notre petit club du Vieux-Port », confie Emmanuel Montella, président du club. « Quand on dit qu’on joue ici, certains pensent à un film de Pagnol. Là, on montre que c’est bien réel. » Créé il y a une dizaine d’années sous la municipalité de Jean-Claude Gaudin, le site connaît une nouvelle dynamique ces dernières années, grâce à la construction d’un local avec le soutien de la mairie des 1er et 7e arrondissements. « Nous pouvons désormais accueillir nos adhérents dans de bonnes conditions », souligne le président. « Chez nous, on vient pour se détendre. »

    Romain Pastor, conseiller municipal délégué (DVG) aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales, salue une initiative « qui permet de faire vivre au quotidien notre culture bouliste dans des lieux de vie emblématiques » de la ville de Marseille. « Nous sommes ici, entre Notre-Dame de la Garde, l’hôtel de Ville et le théâtre de la Criée… Une partie de boules, c’est parfois théâtral mais c’est aussi sérieux. Et quoi de mieux que le Mondial La Marseillaise pour incarner notre art de vivre et le transposer dans sa dimension de compétition sportive ? ».

  • « La Marseillaise » mobilisée face aux attaques de l’extrême droite

    « La Marseillaise » mobilisée face aux attaques de l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Après l’attaque en justice pour diffamation contre La Marseillaise, son président et directeur de publication Léo Purguette et l’un de ses journalistes, Tristan Arnaud, par le député du Gard Alexandre Allegret-Pilot, un procès devait de tenir le 7 avril dernier, au tribunal correctionnel de Marseille. La présidente a choisi de fixer la date du procès au fond au 6 avril 2027.

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs, clubs de la presse de la région…. Depuis la notification de cette plainte dont s’est saisie une magistrate, de nombreuses personnes issues d’horizons divers témoignent de leur soutien à La Marseillaise dans ce combat. Les rassemblements organisés depuis plusieurs mois, à l’initiative des Amis de La Marseillaise et leur président Serge Baroni, du syndicat CGT et des personnels du journal réunissent des centaines de personnes.

    En cause, dans cette procédure initiée par le député d’extrême droite, deux articles, comme l’avait détaillé Léo Purguette, le 25 septembre 2025, jour de l’audition par la juge : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et transphobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchevique, a supprimé ses tweets et verrouillé son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    La Marseillaise maintient ses écrits, dénonce une procédure bâillon et appelle à la solidarité financière pour assurer sa défense ainsi qu’à la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse.

  • « La Marseillaise » gravit les sommets des Alpes

    « La Marseillaise » gravit les sommets des Alpes

    C’est probablement une histoire unique en France. Des habitants des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, en mal de pluralisme de la presse, ont décidé de se mobiliser pour que notre journal parte à la conquête de leurs départements. Constitués en comité des Amis de La Marseillaise, présidée par l’énergique Frédérique Lainé, plusieurs dizaines d’entre eux se sont mobilisées durant presque un an pour créer les conditions de l’extension de notre zone de diffusion vers les Alpes.

    Dynamique intéressante

    Le 7 février, c’était chose faite avec une mobilisation simultanée sur une dizaine de marchés et une vente de 600 exemplaires.

    « Nous sommes désormais présents dans 150 points de vente supplémentaires, avec une moyenne des ventes dans les départements alpins au-dessus de la moyenne », se félicite Jean-Jacques Schneider, directeur général, qui annonce la « construction d’événements en cours dans les stations avant les JO ».

    Le 27 juin, une Fête de La Marseillaise sera organisée à La Bâtie-Neuve, pour prolonger la dynamique. Entre attrait de la nouveauté et soif de pluralisme, les départements alpins accueillent bien l’arrivée La Marseillaise.

  • La Fête de La Marseillaise, un tremplin pour les artistes toulonnais

    La Fête de La Marseillaise, un tremplin pour les artistes toulonnais

    Le Tremplin « Première scène » est un tremplin musical qui a lieu lors de la Fête de La Marseillaise à Toulon, plages du Mourillon, à 19h. L’événement accueille cinq groupes locaux du département du Var. Les artistes auront 15 minutes pour présenter leur projet avec un morceau final. Le public pourra également voter pour désigner le groupe gagnant. Ces jeunes, âgés de 20 à 27 ans, incarnent chacun un genre différent, allant de la musique électronique au rap, jusqu’au blues… Une excellente occasion pour des jeunes artistes locaux de se faire connaître et de s’essayer au métier de la scène. Trois artistes ou groupes se représenteront, voici leur présentation. « L’idée c’est de permettre à des groupes qui n’ont pas encore fait de scène de se tester et de faire connaître leur musique à un public », explique Yonna Capobianco, responsable des jeunes, de l’animation et du tremplin.« L’idée aussi serait que la musique soit le plus accessible à tous ! D’autant plus que les musiques sont issues d’une production personnelle », assure-t-elle. Toute la journée, l’entrée est ouverte gratuitement au public !

    Olive, une musique électronique qui mélange pop, rock, rap

    À 20 ans, Olive, de son nom de scène, se consacre depuis un an à son projet musical. « Je compose, je mixe et j’enregistre tout seul, depuis chez moi », raconte ce Niçois. Sa musique, qui mélange électro, pop, rock et rap, se veut « émotionnelle et contemplative. Je parle de choses très concrètes de la vie de tous les jours », précise-t-il. Ce tremplin est pour lui un bon moyen de s’entraîner et aussi de combattre le trac : « Avant, j’étais guitariste dans un groupe. Là, c’est différent de prendre le micro, tout seul », confie-t-il, content de participer à cette fête avec des « valeurs dans lesquelles je me reconnais ». Ce tremplin est l’occasion de montrer au public ses compositions. Dont « Inverser l’épaule », une chanson qui parle de ne pas trop se prendre au sérieux. « Aujourd’hui, la musique est trop sérieuse. J’avais envie de proposer quelque chose d’un peu plus humain, d’un peu plus personnel », conclut-il.

    Paul Wild, un voyage musical

    Auteur-compositeur, Paul Wild (Paul Chapon de son vrai nom) a grandi dans le Sud de la France. Très jeune, il baigne dans la culture musicale des années 60 à 80 grâce à son père. Il commence d’abord par la guitare électrique avant de découvrir le jazz à 20 ans au conservatoire de Toulon. « Je reviens pourtant à la culture afro-américaine dans laquelle j’ai grandi, le blues, la soul… », décrit-il. C’est surtout son voyage en Australie pendant deux ans qui affine sa musique : « Je commence à écrire mes propres chansons. Je raconte ce qu’il m’arrive là-bas. Je remplis des carnets de voyage qui se transforment en musiques », se souvient-il. Pour le tremplin, il présentera ce projet musical de voyage, avec quatre compositions dans un style aux empreintes de blues expérimental, de gospel… Pour créer cette « intimité de voyage, très pure », sa voix sera uniquement accompagnée d’une guitare acoustique. « Je suis heureux de jouer lors de cet événement local, mais aussi qui est engagé dans des luttes sociales », affirme le musicien, qui participe à un tremplin pour la première fois.

    RollsNRookie, deux copains rappeurs

    RollsNRookie, en référence à Rox et Rouky, est un collectif musical né d’une amitié entre Otama et Yuzuu. Les deux rappeurs se situent au croisement du hip-hop, de la trap et du pop rap. Aujourd’hui âgés de 22 ans, ils ont commencé leur projet à 18 ans : « À la base, on écrivait chacun dans notre coin. On s’est retrouvés tous les deux grâce à la musique », raconte Yuzuu, l’un des deux membres du groupe. Ces jeunes musiciens locaux ont débuté sur leur téléphone, avec des instrumentales trouvées sur YouTube. « Maintenant, on crée nos propres compositions », affirme Yuzuu. Tous deux sont portés par une vision commune de la musique : « Repousser les frontières entre rap et musiques expérimentales. » Parmi les thèmes abordés : la Côte d’Azur, l’introspection, la mélancolie, le quotidien ou encore l’amour. « Moi, j’aime bien aller dans la fantaisie et l’imaginaire », ajoute Yuzuu. Ce tremplin est, pour eux, une « occasion de se représenter. Ça nous fait kiffer d’être sur scène et de rencontrer d’autres personnes ».