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  • [C’est l’été] Lecture : « Les grands cimetières sous la lune », de Georges Bernanos

    [C’est l’été] Lecture : « Les grands cimetières sous la lune », de Georges Bernanos

    Préfacée par Vincent Duclert, la réédition du chef-d’œuvre de Georges Bernanos, écrit à mi-chemin du reportage et du pamphlet, et où se dégage une odeur de sang, nous rappelle qu’il y a 90 ans débutait la guerre d’Espagne, responsable de 600 000 morts, de la souffrance et de la terreur des innocents. Conflit qui opposa les républicains aux franquistes, et dont nous pouvons dire qu’elle fut le prélude de la Seconde Guerre mondiale. Un de ces rares romans que l’on referme en se disant « Je le relirai »… Si vous l’avez lu, relisez-le.

    Éditions Payot, 8,50 euros

  • [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    Le 2 juillet dernier, c’est un Jean Castex tout sourire et un peu empreint de nostalgie qui débarque en gare d’Avignon centre, après avoir emprunté la Virgule, ce court trajet de 4 km et 5 minutes qui relie la gare TGV. Le PDG de la SNCF ne tarde pas à confier que se trouver ici lui « rappelle quelques souvenirs ». Car l’ex-Premier ministre a occupé le poste de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse entre 1999 et 2001. « Dans mes attributions, j’avais en charge de préparer l’ouverture de la gare d’Avignon TGV », se remémore-t-il. Il n’était plus en poste quand, douze ans plus tard la Virgule a été mise en service. « Avignon a la chance d’avoir ces deux gares connectées [à la différence d’Aix-en-Provence notamment], aujourd’hui cela fonctionne mais, reportez-vous dans les archives, il en a fallu des réunions pour que le projet marche », rappelle encore Jean Castex.

    « Pratique », elle « évite de prendre un bus ou un taxi »

    Quelques jours plus tard, en ce samedi de la mi-juillet, l’historique de la Virgule est loin d’être la préoccupation des passagers en gare TGV. Le flot de passagers débarquant de la Virgule presse le pas dans le brouhaha des valises à roulette. « Je n’ai que 10 minutes pour attraper mon TGV pour Strasbourg », nous répond un homme sans qu’on ait le temps d’en savoir plus. Les deux voies A et B de la Virgule ont leur espace d’attente propre en parallèle du quai nord, afin de permettre une correspondance quai à quai. « Je suis arrivée de Nice, j’attends le TER pour aller dans le centre et profiter du Festival, ça évite de prendre un bus ou un taxi », apprécie Julie. Adam, étudiant à Paris, démarre ses vacances pour revenir chez ses parents… absents. « Ils ne sont pas loin de l’intra-muros, c’est pratique pour rentrer sans sortir de la gare », salue-t-il. Pas de bémol en ce samedi mais on sait parfois que les délais entre l’arrivée en gare TGV et le départ vers le centre peuvent avoisiner la demi-heure, malgré une trentaine d’allers-retours effectués jusqu’à environ 21h depuis Avignon centre et 22h en partance de la gare TGV, soit avant les dernières arrivées.

    Le chantier, d’un montant total de 38 millions d’euros, a nécessité deux ans et demi de travaux avant sa mise en service le 15 décembre 2013. Dans le détail, sur les 4 km de ligne, un seul kilomètre nouveau a dû être construit depuis la gare TGV pour ensuite raccorder le réseau Paris-Lyon-Méditerranée (PLM). Deux nouvelles voies de terminus TER ont vu le jour à Avignon TGV, entraînant la création d’un nouveau quai de 175 m de long. Côté génie civil, un pont-rail de 22 m de long pour le franchissement de l’échangeur routier de la gare a été bâti ainsi qu’une tranchée couverte sous la plateforme PLM pour permettre le raccordement de la nouvelle ligne à la voie classique.

    Une desserte locale vers Carpentras ou Cavaillon

    « Cette nouvelle liaison entre Avignon TGV et Avignon centre renforcera l’offre de services ferroviaires régionaux autour d’Avignon, espérait la SNCF il y a 15 ans, lors de la pose de la première pierre le 27 juin 2011. En assurant une desserte de la gare d’Avignon TGV par des TER d’origines multiples, cette connexion apporte une réponse efficace à l’important développement économique et urbain rencontré par les bassins de vie alentour et à l’engorgement routier. » Cette Virgule peut desservir également Cavaillon et Carpentras – depuis la réouverture de la ligne en 2015 – et les plus petites communes sur leurs trajets (Entraigues, Sorgues, L’Isle-sur-la-Sorgue, Morières, Saint-Saturnin, le Thor…) sans rupture de charge. Quelque 2 000 voyageurs par jour étaient attendus lors de la création de la Virgule. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs refuse de communiquer les données de fréquentation, « étant donné que nous évoluons désormais dans un contexte concurrentiel », nous répond l’opérateur.

  • [C’est l’été] À Fréjus, le raisin est en fête

    [C’est l’été] À Fréjus, le raisin est en fête

    Mettre la culture provençale et le savoir-faire de tout un terroir à l’honneur, tel est l’objectif de la Fête du raisin qui se tient jusqu’au dimanche 2 août dans le centre historique de Fréjus. Organisé par diverses associations qui ont à cœur de faire perdurer les traditions provençales et en partenariat avec l’office de tourisme, c’est un programme riche et varié qui vous attend, le tout avec la présence de vignerons de l’AOC Côte de Provence Fréjus et de l’AOC Côté de Provence qui vous feront découvrir leurs cépages. Sans oublier que Fréjus fait désormais partie du jeune label « Vignobles et découvertes ».

    Au programme donc, défilé aux flambeaux accompagné de fifres et tambourins, défilé en musique ou encore spectacles et animations folkloriques vont animer les rues.

  • [C’est l’été] Légendes marseillaises et cubaines sur le Vieux-Port

    [C’est l’été] Légendes marseillaises et cubaines sur le Vieux-Port

    Au niveau de l’Hôtel de Ville, la Bonne mère en toile de fond. Un décor on ne peut plus raccord avec le concert du Rat Luciano, à quelques encablures du Panier, quartier historique dans lequel il a laissé traîner ses guêtres durant des décennies. Prévu vendredi 31 juillet à partir de 20h30, un événement gratuit organisé par la Ville dans le cadre de l’Été marseillais qui octroie « carte blanche » à cette légende du hip-hop qui sera « accompagné de plusieurs invités. Une célébration de la musique, de la création et de l’histoire du rap », indique la municipalité. En son centre, Le Rat Luciano aura l’occasion d’alterner entre son album culte Mode de vie béton style, sorti en 2000, et son dernier opus en date, Magma. Eruptions volcaniques garanties avec ce projet qui lui permet de prouver qu’il n’a rien perdu de sa verve. Des titres Phares éteints à Baiser froid, un choc thermique assuré par ce boxeur d’instrus aux rimes intemporelles.

    Le son de Cuba

    Le lendemain soir, sur cette même « Scène sur l’eau », changement d’ambiance, visiblement encore plus « caliente ». Et pour cause, au tour du Buena Vista Orchestra de prendre le relais mélodieux pour donner un aperçu de ce que la musique afro-cubaine a fait de plus beau. Réunissant certains piliers du Buena Vista Social Club et de l’Afro Cuban All Stars, « un orchestre de virtuose qui fait battre le cœur de La Havane », offrant au public marseillais « une immersion totale dans l’histoire musicale de l’île », campe la Ville. Dirigée par le violoniste Rolando Morejon Reyes, une ode à la richesse artistique cubaine qui fait swinguer un répertoire pluriséculaire à coups de cuivres et de percussions comme peu d’autres les maîtrisent.

  • [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    Destinée à l’origine à de petits ensembles musicaux, la musique de chambre charme les amateurs de musique classique depuis la période baroque, au XVIIe siècle. Un genre encore cultivé par de nombreuses formations comme l’illustre la 34e édition du Festival international de musique de chambre de Salon-de-Provence dont les trois coups sonnent samedi 1er août à midi à l’Abbaye de Sainte Croix par une performance de Frank Braley. Ce pianiste y présentera un programme conçu façon « cabinet de curiosités ». Un voyage surfant sur les touches noires et blanches si chères à son cœur, des Préludes de Debussy (1913) jusqu’au Ghost Rags de William Bolcom, en passant par des standards jazz de Gershwin, époque comédie musicales de Broadway, comme The Man I Love. La journée d’ouverture de cette manifestation, 34e du nom, fera aussi escale à 21h au Château de l’Empéri. Au menu, un plateau de musiciens chevronnés montrant les multiples facettes de la musique de chambre. Leur répertoire piochera aussi bien du côté de compositeurs tels que Nino Rota ou Aram Khatchatourian, qui rappellent à quel point le style « peut être théâtral et cinématographique », situent les organisateurs, que dans L’art de la fugue de Bach, dont « les lignes, rigoureuses et implacables » voient leur rythme « respirer autrement » sous la maestria du trio Belli (trombone), Fischer (percussions) Rimmer (piano). « Trois siècles plus tard, la mécanique du contrepoint continue d’avancer avec une étrange énergie », indique le programme du festival qui va jusqu’à comparer : « Presque du groove. »

    Corée du Sud à l’honneur

    « La musique de chambre est si vaste qu’elle va de la musique baroque qu’on jouait dans une église au sein d’une petite formation jusqu’à la musique contemporaine avec de l’électronique. La musique de chambre, c’est tout ce qu’il y a entre l’orchestre et le soliste », aime à rappeler Eric Le Sage, parmi les fondateurs du festival salonais. Jalonnant le programme de son doigté contagieux, ce pianiste chevronné sera d’ailleurs, entre autres, à l’affiche du 2 août, pour un programme autour de Leonard Bernstein et des Symphonic Dances de West Side Story, « condensé orchestral de la comédie musicale ».

    Signe de l’ouverture d’une musique victime de procès en désuétude, le festival international de musique de chambre de Salon invitera aussi le 5 août au Château de l’Empéri Lambert Wilson. Acteur reconnu, le voilà transformé en baryton « espiègle » piochant du côté de Poulenc comme de Stravinsky. La clarinettiste Yebin Seo et la violoncelliste Danbin Lee seront également de la partie, tous deux « membres de l’Arko Ensemble, placé sous la direction artistique de Jae-Yeon Won. Le fruit d’un investissement remarquable de la Corée du Sud dans la formation de ses musiciens classiques depuis 20 ans. Les Coréens considèrent Salon comme le foyer de l’École française de musique de chambre ».

    www.festival-salon.fr

  • [C’est l’été] Soirée théâtre avec Le petit festival de la forêt à Gardanne

    [C’est l’été] Soirée théâtre avec Le petit festival de la forêt à Gardanne

    Cette année, Le petit festival de la forêt organisé depuis trois ans par l’association Marseille en scène et sa compagnie de théâtre le Funny Musical devait prendre de l’ampleur. Au lieu de trois soirées habituellement proposées, une quatrième devait s’y ajouter. Mais au lieu de cela, une seule pièce de théâtre est finalement maintenue. « Cette décision fait suite à l’absence de décision de la Métropole concernant les subventions culturelles 2026 sur lesquelles le festival comptait pour assurer sa survie. Sans ce financement, il nous est malheureusement impossible de maintenir l’événement dans des conditions viables », confie Maëlys Saulnier, chargée de production au sein de l’association Marseille en Scène. « Pour autant nous sommes contents de ce partenariat qui dure avec l’écomusée qui gagne davantage à être connu. »

    Un lien intergénérationnel

    « Le petit festival de la forêt permet de donner accès à la culture et au théâtre à la population locale, en extérieur dans une forêt très agréable et chaleureuse, le tout dans une ambiance guinguette », ajoute-t-elle. Sera donc présentée ce jeudi la pièce Un Marseillais à Paris, création originale de la compagnie Funny Musical qui a également été jouée au Festival d’Avignon. « C’est une pièce qui parle de Vincent Scotto, un compositeur d’origine marseillaise qui a écrit plus de 4 000 chansons connues du grand public. Pour autant, très peu de gens connaissent sa vie et c’est ce que nous avons voulu raconter », explique Maëlys Saulnier. « La pièce a été pensée comme une comédie musicale avec certaines de ses chansons, le tout avec beaucoup d’humour et de modernité pour un moment familial, accessible à tous les âges. »

    Un Marseillais à Paris a donc pour objectif de rassembler les générations et de créer du lien entre les anciens à qui parlent les chansons et les plus jeunes qui pourront découvrir un univers musical.

    Spectacle à 21h. Ouverture à 19h.

  • La belle campagne des frères Popov en Asie

    La belle campagne des frères Popov en Asie

    En deux semaines, les frères Popov ont montré qu’il fallait désormais compter avec eux sur le circuit mondial.

    Christo a été le premier à dégainer. Le cadet de la fratrie est allé chercher son premier succès dans un Open 750, au Japon. Au passage, il s’est offert des succès contre deux des meilleurs mondiaux. « C’est un titre qui me revient mais qui revient aussi à toute l’équipe qui m’entoure et aussi à la France. C’était top de recevoir autant d’encouragements, ça me fait chaud au cœur. C’est top pour la France, je suis très content. »

    La semaine suivante, en Chine, alors que Christo était éliminé en quart de finale, son frère aîné a pris le relais. à Shangzhou, Toma junior a sorti le grand jeu, devenant le premier badiste tricolore à se hisser en finale d’un Open 1000, équivalent d’un tournoi du Grand chelem en tennis.

    Celui que personne n’attendait à ce niveau-là, a su hausser son niveau. Et faire douter le Taïwanais Chou Tien Chen en finale. Il a même pris la deuxième manche, mais a craqué dans la troisième. « Je suis content de ma prestation, quand même… J’aurais aimé pousser un peu plus loin, car c’était une finale. »

    Le Fosséen retient « la très belle semaine » et sa manière de maîtriser « des conditions de jeu très, très compliquées, que j’ai su gérer en m’adaptant dans les moments clef ». Il rappelle « j’ai battu deux adversaires qui, d’habitude, étaient plus forts que moi. Et dans la finale, je pense ne pas avoir démérité. Je regrette mon premier set, où je suis très mal entré dans la partie ».

    Christo et Toma junior Popov ont fait le plein de confiance. Ils peuvent désormais se focaliser sur leur prochaine, échéance. Les championnats du Monde seront le point d’orgue du calendrier. Et les résultats des Fosséens vont booster la délégation française. Rendez-vous du 17 au 23 août, à Dehli, en Inde.

  • Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    On le savait talentueux, appliqué, solide, mais le week-end dernier, dans le cadre du championnat de France à Bergerac, Sébastien Batista a étonné tout le monde en produisant une prestation XXL pour échouer à quelques longueurs du titre national.

    Il a démontré à la France entière qu’il avait atteint un niveau exceptionnel aussi bien par son talent mais également de par son mental à l’image de cette demi-finale arrachée dans la douleur à Yohan Cousin, l’homme en forme du moment.

    Il nous avait confié lors de son titre départemental acquis en avril qu’il adorait le tête à tête : « C’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue ».

    Son parcours est dans la lignée de tous ces jeunes formés par Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle. Le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux dans les catégories jeunes.

    Perdu en 8e au Mondial La Marseillaise

    « J’ai commencé assez tard la pétanque [14 ans, Ndlr]. Mes années d’adolescence ont été riches puis j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’ai des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Il a accompli un excellent Mondial la Marseillaise avec ses partenaires Stéphane Pagni et Philippe Roux, stoppés en 8e de finale par les futurs vainqueurs et un certain Cousin.

    Pendant deux jours, il a confirmé son énorme potentiel donnant la réplique aux meilleurs joueurs de France voire du Monde avec un aplomb et un sang froid incroyable.

    En Finale contre le champion du monde Christophe Sarrio la barre était-elle trop haute ? Pas obligatoirement, c’est tout simplement Christophe Sarrio qui a été exceptionnel. D’ailleurs en pleine partie Sébastien Batista a lâché. « Je joue bien mais lui, il joue super bien. »

    Dès la première mène, Sébastien Batista a planté un carreau sec à dix mètres montrant qu’il avait laissé les complexes à la maison. La suite fut à l’image de ses prestations précédentes avec une boule manquée au tir et trois à l’appoint. Presque parfait. Mais en face, on avait mis le turbo notamment au tir. Sarrio a été à la hauteur de sa réputation et surtout, il est enfin récompensé après quatre finales perdues lors de championnats de France précédents. Chapeau !

    À noter également l’honorable performance de l’autre Bucco- Rhodanien, Jean Antoine Cano battu par l’alpin Thierry Lacroix au stade des 16e de finale.

    Résultats

    Quart de finale

    Sébastien Batista (13) bat Raphaël Rebecchi (42) 13 à 5

    Yohan Cousin (76) bat Adrien Delahaye (06) 13 à 11

    Ludovic Montoro (Paca 06) bat Jérémy Guiquero (44) 13 à 5

    Christophe Sarrio ( Auvergne Rhône Alpes 69) bat Dawson Miclo (77) 13 à 11

    Demi-finale

    Batista bat Cousin 13 à 12

    Sarrio bat Montoro 13 à 3

    Finale

    Sarrio bat Batista 13 à 8

    Championnat de France doublette femme : Bandiera- Peyre binôme gagnant

    Toujours à Bergerac le championnat doublette féminin a délivré un verdict implacable avec pratiquement les quatre grandes favorites présentes dans le dernier carré. Après avoir battu les tenantes du titre Anna Maillard et Cindy Peyrot en demi-finale au bout d’un suspense à toute épreuve, Audrey Bandiera et Nelly Peyre ont dominé Nadège Baussian-Protat et Mouna Beji en finale.

    À noter l’excellente performance des représentantes des Bouches du Rhône, Manon Sauzer et Manon Mahé. Elles ont baissé pavillon au stade des quarts de finale face à Charlotte Darodes.

    RÉSULTATS

    Quarts de finale

    Charlotte Darodes / Torea Tairio (Gironde 33) bat Manon Sauzer / Manon Mahe (PACA 13) — 13 à 6 Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji(Rhône 69) bat Debbie Hemery / Nadège Biau(Occitanie 31) 13 à 6 Anna Maillard / Cindy Peyrot (PACA 83) bat Delphine Meschiatti / Stéphanie Jullien(PACA 83) — 13 à 4 Audrey Bandiera/ Nelly Peyre (Var 83) bat Anne Gelis / Laure Legrelle-Vedrines (Occitanie 12) — 13 à 7

    Demi-finales

    Audrey Bandiera / Nelly Peyre bat Anna Maillard/ Cindy Peyrot 13 à 12

    Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji Bat Charlotte Darodes/ Torea Tairio 13 à 7

    Finale

    Audrey Bandiera/ Nelly Peyre bat Nadège Baussian-Protat/Beji Mouna 13 à 8

  • Une sapeur-pompier de Saint-Martin-de-Crau en Gironde

    Une sapeur-pompier de Saint-Martin-de-Crau en Gironde

    « J’ai toujours voulu être utile aux autres », témoigne Sophie Houles. L’assistante de direction au sein de la mairie de Saint-Martin-de-Crau raconte s’être portée volontaire dès le début des feux en Gironde, il y a maintenant neuf jours. Sapeur-pompier volontaire depuis quatre ans, la quarantenaire jongle entre son métier à la mairie et ses « missions sur des urgences vitales ».

    Sophie Houles est partie ce jeudi matin à cinq heures pour « prendre la relève », « cela fait des jours que ça dure et tout le monde est épuisé ». La sapeur-pompier explique : « Je peux partir grâce à la convention de la mairie avec le Sdis. » Cet accord permet aux sapeurs-pompiers volontaires de bénéficier d’une autorisation exceptionnelle d’absence pour partir soutenir leurs collègues sur les feux.

    Être au service des autres

    « En élevant seule des enfants, je ne pouvais pas me permettre d’être sapeur-pompier », confie Sophie Houles. Aide à domicile pour personnes âgées, puis dans une maison de retraite, et aujourd’hui assistante de direction à la mairie, elle raconte, depuis son enfance, « avoir toujours eu cette envie d’apporter mon petit truc, même si c’est minime ». C’est ce qui l’a poussée à se porter volontaire chez les sapeurs-pompiers.

    « J’aime beaucoup la nature et les animaux, c’est aussi ça qui m’a poussée à me porter volontaire », confie-t-elle. « Forcément, ça me touche de voir tous ces hectares de forêts partir en fumée », ajoute Sophie Houles. Cela représente également un « défi professionnel » pour cette originaire du Sud qui a peu fait face à des feux dans sa carrière.

    Bien qu’elle n’ait jamais parlé à ses enfants de cette envie de faire partie des soldats du feu, sa fille s’est engagée à 14 ans comme sapeur-pompier professionnel. Elle était dans le Var pour combattre les feux jusqu’à ce début de semaine.

    « L’anxiété et la peur, on les met de côté lorsqu’on part sur ce type de mission », assure-t-elle la voix ferme. Ce qui prime pour elle, c’est « ce que je vais pouvoir apporter sur le terrain ».

    Gabrielle Cartellier

  • À Forcalquier, pour voir le film, il faut d’abord pédaler

    À Forcalquier, pour voir le film, il faut d’abord pédaler

    Sensibiliser à l’utilisation du vélo et donner accès à la culture en zone rurale : tels étaient les objectifs de la projection organisée mercredi soir en centre-ville de Forcalquier par les associations Cinécyclo et Mobiclou.

    Les spectateurs y sont invités à pédaler pour produire l’énergie nécessaire à la projection, ce qui permet d’ouvrir une réflexion sur la mobilité en zone rurale. L’idée est de promouvoir « le vélo comme moyen de locomotion au quotidien » malgré les difficultés intrinsèques au territoire et le manque d’aménagements sur les routes, explique Frédéric Hafner, bénévole chez Mobiclou. « Le vélo électrique a changé la donne » et a rendu la pratique du vélo plus accessible et réaliste dans les Alpes-de-Haute-Provence, où le terrain est souvent très pentu, explique le bénévole. « On peut par exemple faire la moitié du trajet pour aller au travail en voiture ou en train, et l’autre à vélo », avance Pierre Adnot, membre de la collégiale de Mobiclou.

    Le film projeté mercredi raconte « la transition de la voiture au vélo », explique Tom Morel, le responsable de l’antenne marseillaise de Cynécyclo. Il est en tournée et sera en projection ce soir à Revest-des-Brousses. Son association est la seule à organiser des projections à l’aide de l’énergie du pédalage, selon lui. Il espère organiser bientôt « une tournée sur la montagne de Lure ».

    L’association forcalquiérenne Mobiclou fournit également des vélos adaptés aux différents handicaps, et initie à l’auto-réparation. Elle s’adresse aussi aux personnes qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture.