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  • Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Alors que les premiers travaux de terrassement du projet d’élevage industriel de poules pondeuses ont commencé mardi à Saint-Jurs, et qu’un permis a été accordé pour un projet similaire à Roumoules, plusieurs associations ont déploré mercredi lors d’une conférence de presse la multiplication de ces installations sur le plateau de Valensole, qu’elles estiment « illégales ». Elles souhaitent déposer « dans les prochaines semaines » « un référé suspension » et « une plainte » concernant le projet de Saint-Jurs, a annoncé l’avocat et ancien adjoint marseillais Sébastien Barles, dénonçant des atteintes à la biodiversité et aux nappes phréatiques. Hervé Garcin, président de cette nouvelle association de protection de l’environnement du plateau de Valensole, a expliqué « mener la lutte » contre cette « épidémie de poulaillers industriels ». L’ancien député LFI Léo Walter et de nombreuses associations étaient à ses côtés mercredi pour dénoncer ces projets, alors qu’une réunion publique était organisée à Saint-Jurs.

    « Je ne comprends pas cette mobilisation, parce qu’on est sur des élevages qui sont relativement petits, et qui n’ont aucune nuisance sur l’environnement », a réagi Stéphane Monmagnon, gérant de la Compagnie générale d’agriculture, en charge des deux projets d’installation de poulaillers. Il affirme que les animaux y seront « dans des conditions confortables, à l’extérieur » et que ces projets garantissent des « revenus pour l’agriculteur entre 2 500 et 3 000 euros net par mois ». « On a suivi le parcours que nous impose la loi, y compris les instances de protection de la nature, personne n’a eu à redire », affirme-t-il. Contactée, la mairie de Saint-Jurs n’a pu être jointe dans l’immédiat.

  • Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

    Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

    « Comme bien d’autres lieux culturels, on a aujourd’hui beaucoup moins de moyens. Nous avons donc dû resserrer la programmation, aller à l’essentiel », amorce Francesca Poloniato lors de la présentation de saison 2026-27 du Zef. Résultat : « 70 à 80 000 euros en moins sur le budget », notamment induits par la Région et l’État, et « 10 spectacles en moins », résume la directrice de cette scène nationale de Marseille, en poste depuis 2015, qui a annoncé partir à la retraite à l’issue de cette saison. « Je partirai avec le sentient d’avoir donné le meilleur de moi-même », rappelle-t-elle avant que des applaudissements nourris ne saluent son dévouement de 12 ans. Loin de se satisfaire des baisses de subventions, Francesca Poloniato estime que ces contraintes budgétaires « nous ont poussés à nous interroger sur ce que nous avions vraiment envie de défendre ». Illustration dès les 7 et 8 octobre au Merlan avec Le paradoxe de John. Conçue et mise en scène par Philippe Quesne, dans le cadre du festival Actoral, une pièce qui se demande « à quoi sert l’art dans notre vie ».

    Multiplicité des arts

    Fidèle à son ADN, le Zef suit toujours le fil rouge de la danse. Des Murmures de la forêt chorégraphiés par Nathalie Pernette aux danses altruistes d’Ambra Senatore (Le moulin des autres), en passant par les Braises sur lesquelles souffle Michel Kelemenis ou Lullaby shot, « lâcher prise militant et libérateur » de Leïla Ka, en collaboration avec l’Association de promotion de l’Espace culturel Busserine. La saison sera aussi traversée par le cinéma et la musique, mais surtout le théâtre. Parmi les propositions, des créations de « la bande du Zef » comme Le rituel du verre d’eau, enquête d’Anaïs Allais Benbouali autour des couples franco-algériens dont elle est elle-même l’un des fruits, ou encore la comédie musicale de Myriam Marzouki, Violetta ne veut plus mourir dans la dernière scène.

  • [Pétanque féminines] Le trio partant pour La Londe est connu

    [Pétanque féminines] Le trio partant pour La Londe est connu

    Soixante-dix joueuses, selon le concept une joueuse licenciée avec une partenaire non licenciée, sont venues participer sous la direction des déléguées Christiane Calenzo et Yasmine Manessour et l’arbitrage de Jacques Montemarano.

    Au programme selon le règlement les participantes vont en découdre sur trois parties, en 13 points, désignées par tirage au sort et vont devoir faire preuve de la plus grande dextérité, tant au tir qu’à l’appoint, lors de trois ateliers ludiques programmés.

    Tout au long de la compétition, on a pu voir ces joueuses expérimentées, conseiller leurs partenaires un tant soit peu néophytes. À l’image d’Hélène Mokrani, la sociétaire de la B. Beaumont, qui orientait sa jeune partenaire Célia Petit, elles termineront à la 5e place à quelques points des leaders, ou encore Sylvie Gavioli de la Boule Modérée venue avec sa fille Aurélie

    Les binômes formant le trio de tête du classement seront qualifiés pour la finale régionale les 17 et 18 octobre, à la Londe-les-Maures. Quant à ceux classés jusqu’à la huitième place, ils recevront un bon cadeau. Le quota atteint en nombre de participantes place le département des Bouches-du-Rhône en deuxième position sur le plan régional. Ce qui n’offre que trois places pour participer à la finale régionale.

    Classement final

    Phase départementale des Odalyades

    1er : Patricia Cafiero/ Marjorie Luiggi
    (B. Les Galéjeurs)

    2e : Jenny Soon Mazzella -Delphine Gaubert (B. Velaux)

    3e : Nadia Lourdault – Dandy Burg
    (B. Gazeuse)

    4e : Angelina Luppino – Luque Cassandra
    (B. Barquaise)

    5e : Hélène Mokrani – Célia Petit
    (B. Beaumont)

    6e : Céline Nguyen Van – Julie Proven (B.Peyrollaise)

    7e : Vanessa Chareyre – Laura Gabriel
    (B. Plate)

    8e : Christelle Romanelli – Mélanie Bonardo (B. Barjacquets Rognac)

  • [Jeu provençal] Christian Villard et Patrick Filosa lauréats

    [Jeu provençal] Christian Villard et Patrick Filosa lauréats

    Souffrant certainement de la concurrence dans un calendrier bien chargé, cette épreuve aura retenu l’attention d’un peu moins d’une trentaine de binômes. Lesquels vont en découdre sous l’autorité de l’arbitre Jean-Luc Ballester.

    À défaut de quantité, ce qui aura fait le bonheur du président Jean Léonetti et de son état-major, c’est que la qualité était, au moins, au rendez-vous… Certains sont même venus de loin, des Saintes-Maries-de-la-Mer à l’image de la famille Scano. Ces derniers échouent en quarts de finale.

    Présents aussi, la famille Blanche Cyrille et Amandine des Canourgues, qui vont manquer la route des quarts. « Difficile de nous sortir de ce champ de mines… », sera leur explication, tout ça dans la bonne humeur !

    Toutefois pour leurs vainqueurs, les « Marc » locaux, Caillol et Hampartzoumian, ce succès restera sans lendemain, car ils ne vont pouvoir entrer dans le dernier carré.

    Deux équipes locales vont s’éviter en demi-finales et connaître des fortunes diverses.

    Francis Minniti et Alain Raphel vont s’incliner face aux futurs vainqueurs.

    Quant à Patrick Boggiano et Gilbert Rizzo, ils vont prendre le meilleur sur Lucien Morucci et Alain Villevieille.

    Dans le dernier acte, c’est l’ex-footeux -bien connu- Patrick Filosa acoquiné à Christian Villard qui va s’illustrer. Au terme d’une partie au cours de laquelle personne n’aura rien lâché.

    Demi-finales

    Boggiano (B.Plate) bat Lucien Morucci-Alain Villevieille (B.Grand Pavois)

    Villard bat Francis Minitti – Alain Raphel (B.Plate)

    Finale

    Christian Villard – Patrick Filosa (E, N.H.) battent Patrick Boggiano – Gilbert Rizzo (B. Plate) 13 à 11

  • [Coupe de France de pétanque] Six clubs bucco rhodaniens toujours en route

    [Coupe de France de pétanque] Six clubs bucco rhodaniens toujours en route

    Le 1er tour de zone dans le cadre de l’épreuve reine de la pétanque nationale est arrivé à sa date butoir.

    Un tour d’horizon nous permet d’établir un bilan avec un constat : six clubs seront présents au prochain tour…

    La Boule de Vitrolles vainqueur du club de Simon Santiago la B. Estoublon (04)

    Les Boulistes de l’Étoile Septèmoise ont brillé et sont revenus de l’Hérault en héros, après avoir pris le meilleur sur le Raid Boule Lézignanais.

    La Boule Doria, le club cher à Thierry Barriere a rendu fructueux son déplacement de la Côte d’Azur avec un succès sur Colomars. La Boule Aixoise a pour sa part réalisé aussi un déplacement fructueux sur la Côte d’Azur en s’imposant à Antibes. Vous avez pu vivre dans nos colonnes, la victoire du cercle Saint-Barnabé face au prestigieux DUC de Nice.

    Dernièrement, c’est la Boule Modérée qui a rejoint la saga des qualifiés. Les joueurs du président Fred Marinello ont accueilli et dominé les visiteurs de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

    On attend maintenant la suite de l’événement. Un tirage au sort doit avoir lieu prochainement

  • [Apnée] Le défi de Sven Narbonne pour entrer dans l’histoire de Marseille

    [Apnée] Le défi de Sven Narbonne pour entrer dans l’histoire de Marseille

    On pourrait croire qu’être à la fois sportif de haut niveau et acteur sur des tournées au théâtre serait impossible. Pourtant, Sven Narbonne, né le 16 octobre 1987, plongé dans l’univers aquatique depuis sa jeunesse, non loin d’ici à Bandol en chassant les poissons, nous prouve le contraire. La tentative qu’il va réaliser ce jeudi est le fruit d’un travail et d’une persévérance digne d’un scénario de cinéma.

    Une histoire qui a pris un tournant quand le sudiste était au plus bas : « Ma pratique a bouleversé ma vie. J’étais alcoolique, je faisais presque 100 kg, je ne prenais pas soin de moi puis le contact avec l’eau m’a permis de me rendre compte que c’était incohérent avec la volonté de performer ». Il raconte notamment les sacrifices qu’il a dû faire pour arriver au haut niveau : « J’ai toujours eu envie d’aller vers l’excellence. J’ai pris des décisions avec l’interdiction de manger du gluten, plus du tout de lactose aussi pour les sinus, j’ai perdu 20 kg en faisant régulièrement de la course à pied, du vélo et du yoga ».

    Au-delà de la performance, la plus grande motivation pour l’homme aux mille facettes reste sa famille. Avant chaque plongée, il s’assure d’avoir à son poignet les bracelets de son fils et de sa femme, qui l’a soutenue même quand Sven était en difficulté : « Je l’ai rencontrée au travail car elle est metteuse en scène, donc on se côtoyait souvent et elle voyait que j’avais un problème. Fumer, boire pour s’échapper de la réalité. Et un jour, on se réveille en ne se reconnaissant plus. Elle m’a énormément aidé, surtout avec la parole pour libérer mes problèmes. C’est courageux de dire à la personne qu’on aime “Je te reconnais pas“ ».

    « Des choses fantastiques et des idées noires »

    De par sa profondeur, la variation de l’environnement et ses nombreux risques, l’apnée est un sport dangereux, potentiellement mortel si les mesures de sécurité ne sont pas bien respectées. Par exemple, en Méditerranée, le delta entre la température de l’eau en surface et celle en profondeur est énorme, environ 10 à 15 degrés. Une donnée à prendre en compte pour que la plongée de Sven Narbonne se passe dans les meilleures conditions : « Il y a un choc thermique unique à cette mer, les plongées sont très exigeantes ici, c’est comme si on rentrait dans un frigo ! L’année dernière, en arrivant à 80 mètres sur une tentative de 83 mètres, je sentais des problèmes de compensation sur les oreilles, je n’avais pas fait le travail correctement et un tympan a explosé. Cette erreur m’a coûté quatre semaines d’arrêts ».

    Sélectionné en équipe de France cette année et cinquième mondial en mer en 2025, Sven Narbonne est devenu une référence dans ce sport qui est en essor depuis quelques années, avec plus de 25 000 licenciés et 750 moniteurs selon la FFESSM (Fédération française d’études et de sports sous-marins).

    En plus des casquettes d’athlète de haut niveau et d’acteur, le Bandolais est moniteur d’apnée au Yachting club Pointe Rouge, où il forme et accompagne les plus curieux au cœur du Parc des Calanques. Lui aussi est passé par la case apprentissage et a réussi à dompter ses peurs : « C’est un bien-être absolu d’être dans l’eau, il y a des choses fantastiques, mais aussi des idées noires, le mental est très important en apnée. Je pense souvent à la mort avant de plonger, ce sport m’a appris que chaque instant compte et que c’est un privilège d’être en vie. Je médite 30 minutes par jour et j’ai appris à écouter le corps pour le connaître car ça reste un endroit dangereux avec la gestion de la pression de l’eau sur le corps qui s’intensifie ».

    Un événement qui a donc pour but d’entrer dans l’histoire du monde de l’apnée en France, mais qui intervient principalement en vue des championnats du monde qui se dérouleront à Chypre le 3 octobre prochain avec, pour objectif, une médaille internationale pour l’athlète français.

  • Saint-Tropez star de la petite balle jaune cette semaine

    Saint-Tropez star de la petite balle jaune cette semaine

    Les tournois français du circuit secondaire se poursuivent lors de ce mois de septembre. Après le Challenger de Cassis puis celui de Rennes (remporté par l’Aixois Sascha Gueymard Wayenburg), c’est au tour de Saint-Tropez d’accueillir une compétition classée 125. Dans un décor provençal, non loin des vignes, le tournoi varois propose depuis le début de la semaine des confrontations alléchantes.

    Deux anciens joueurs du Top 10 étaient présents sur la ligne de départ, ce mardi. Malheureusement pour les organisateurs, le Bulgare Grigor Dimitrov et le Belge David Goffin n’ont pas franchi ce premier cap. Ils ont respectivement été battus par deux hommes venus des Pays Baltes, l’Estonien Mark Lajal (finaliste à Cassis, 6-3 6-4) et le Lituanien Edas Butvilas (7-6 6-3).

    Martineau et Mayot

    sur le pont jeudi

    Durant la journée de mercredi, la moitié du deuxième tour s’est jouée sur les courts tropéziens. L’Estonie était à la fête puisque Daniil Glinka a déjà composté son billet pour les quarts de finale après sa victoire 6-4 3-6 6-4 face à Ugo Blanchet. Mark Lajal l’a imité en battant un autre Français, le jeune Thomas Faurel (6-1 6-2). Ensuite, le Croate de 21 ans, Dino Prizmic a sécurisé un retour dans le Top 100 lundi prochain suite à son succès 6-1 7-6 contre le vétéran espagnol David Jorda Sanchis.

    Ce jeudi, c’est au tour du bas de tableau de s’affronter et tenter de rejoindre les quarts. Deux Français engagés avec Matteo Martineau contre l’Allemand Masur et Harold Mayot opposé à Butvilas. Autres rencontres au programme, celle entre la tête de série 3 Jesper De Jong et l’Italien Andrea Guerrieri. Enfin, le Britannique Billy Harris fera face au qualifié américain Murphy Cassone, vainqueur au 1er tour d’un autre Français, Clément Tabur.

  • Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Matches amicaux, Ligue des Nations ou encore éliminatoires pour la CAN 2027, les Marseillais ont répondu à l’appel de leur sélection pour cette première trêve de la saison. Près de 3 semaines loin des Bouches-du-Rhône pour 23 joueurs, des moins de 16 ans aux A. Parmi eux, plusieurs éléments de l’équipe première mais aussi des jeunes à fort potentiel.

     Amine Gouiri

    et Himad Abdelli (Algérie)

    Ils sont deux Olympiens à rejoindre la sélection algérienne pour cette phase de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Amine Gouiri et Himad Abdelli ne joueront que deux matches, contrairement à leurs coéquipiers en club. Après une Coupe du monde décevante – élimination au 2e tour par la Suisse (2-0) –, les Fennecs ont un nouveau sélectionneur en la personne de Brahim Hemdani. Comme Zidane, il effectuera ses deux premières rencontres avec son pays. La Zambie viendra, vendredi à 20h, à Tizi Ouzou, avant un déplacement mardi prochain, à Bujumbura, capitale du Burundi.

     Pierre-Emile Højbjerg (Danemark)

    Cette fenêtre internationale verra Pierre-Emile Højbjerg voyager entre Copenhague, Oslo et Cardiff. Quatre matches sont au programme de la sélection danoise en ce début d’automne. Absents à la Coupe du monde, les Danois souhaitent remonter la pente. Ils commenceront ce jeudi en Norvège avant d’accueillir par deux fois, le Pays de Galles (dimanche) puis le Portugal (jeudi prochain). Le dimanche 4, ils se déplaceront en terres galloises pour leur quatrième rencontre de Ligue des Nations. Après cette série, ils y verront plus clair dans le groupe 4 de la Ligue A.

     Derek Cornelius (Canada)

    Aperçu par bribes depuis le début de la saison, Derek Cornelius reste un maillon important de la défense canadienne. L’équipe du sélectionneur américain Jesse Marsch effectuera trois matches face à des nations du continent américain. Deux affrontements à domicile, pour commencer, les samedis 26 septembre et 3 octobre. Le Chili débarquera à Toronto avant que le Pérou ne pose ses valises à Montréal. Ensuite, un derby aura lieu à Minneapolis puisque Canadiens et Américains se joueront pour un nouveau match amical (mardi 6 octobre).

     Nayef Aguerd (Maroc)

    Lui aussi retrouve sa sélection, mais parce qu’il était blessé toute la fin de saison dernière. Nayef Aguerd a vécu la Coupe du monde sur son canapé suite à une tenace blessure à l’aine. Pour ce rendez-vous automnal, lui aussi aura deux rencontres à jouer dans ces éliminatoires pour la CAN 2027. Ce vendredi, contre le Gabon, les Marocains lancent leur campagne de qualification. Suivra ensuite un déplacement abordable en Afrique du Sud, pour y affronter le Lesotho (mardi 29). De quoi permettre au défenseur de retrouver ses compatriotes en douceur.

     Antoine Valero et Milan Leccese (France U19)

    Dans une liste de haut niveau pour la relève du football français, Antoine Valero et Milan Leccese sont bien à leur place. L’attaquant et le milieu de terrain ont été récompensés de leur bon début de saison avec les U19 et la Pro 2 des Olympiens pour figurer dans un groupe partant en stage en Espagne. Le dernier cité s’est illustré en National 2 avec deux buts en autant de matches, ajoutant deux autres unités et deux passes décisives lors de ses prestations chez les moins de 19 ans. En N2, Antoine Valero a lui aussi marqué à deux reprises réalisant trois rencontres solides à ce niveau. Dans la région de Valence, la génération 2008 des Bleuets affrontera, coup sur coup, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. Un programme riche pour les Minots.

  • Hautes-Alpes : Noémie, Gaëlle et Leïla ont repris la ferme des Garçins

    Hautes-Alpes : Noémie, Gaëlle et Leïla ont repris la ferme des Garçins

    « Trois jeunes filles, non-issues du milieu agricole, qui ne sont pas du territoire et qui reprennent une ferme qui est là depuis des années… Il y avait de quoi avoir des a priori ! ». Mais l’installation de Gaëlle Ruchier, Noémie Lhôte et Leïla Carcanade dans la ferme des Garçins s’est faite sans encombre. « On a été hyper bien accueillies, lance Gaëlle, reconnaissante. Il y a eu automatiquement une vraie solidarité, c’est chouette pour un début ! »

    À 29 et 30 ans, les trois jeunes femmes ont repris en avril 2026 une ferme familiale située au col du Festre dans le Dévoluy, à presque 1 500 mètres d’altitude. Pendant des années, le couple de cédants, Eric et Leslie, cultivait des céréales et les transformait en pains, brioches et biscuits, cuits au feu de bois et vendus sur place ou livrés localement. Ils possédaient aussi un cheptel de vaches et une trentaine de ruches dont ils tiraient du miel. Suite à des soucis de santé, ils ont été contraints de transmettre la ferme, qui habituellement se maintenait de génération en génération. Cette fois-ci, ce n’était pas dans les projets de leurs enfants.

    Une transmission réussie

    À présent, ce sont les trois amies qui s’affairent dans la boulangerie et s’occupent quotidiennement des vaches. Elles ont abandonné les ruches, mais ont développé la vente directe de viande. Avant cette nouvelle vie, Gaëlle était cuisinière, Noémie travaillait dans le tourisme avant de se pencher vers l’agriculture, et Leïla était salariée agricole dans le maraîchage. Elles se sont rencontrées au cours de leur BPREA, le (Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole). « On avait toutes envie de s’installer en collectif, se souvient Leïla. Ça donne de la force, ça nous permet d’allier nos compétences, et c’est joyeux ! »

    Le collectif a pu acquérir cette ferme grâce à Terre de Liens, qui a acheté le foncier, le bâtiment agricole et la maison avec de l’épargne citoyenne. « Autrement, la ferme aurait été inaccessible », admet Leila. Les porteuses de projet sont tombées amoureuses du lieu. Elles ont même pu récupérer le troupeau de vaches et Stella, la chienne qui les garde. Elles ont seulement acheté le matériel agricole. Pendant plusieurs mois, elles ont travaillé avec le couple pour qu’il les forme, notamment pour transformer les variétés de blé ancien en pain. « La transmission était chargée émotionnellement pour Eric et Leslie, dit Leïla. Nous, on arrivait avec nos idées nouvelles. Il fallait articuler tout cela. Mais au final, tout s’est bien déroulé. » Même si, elle le sait, « c’est loin d’être la réalité des autres installations ».

    Terre de Liens inaugure la ferme ce samedi à partir de 14h. Avec au programme : visite de la ferme, table ronde sur l’agriculture dans le Dévoluy, repas et concert.

  • Maurras enflamme la Semaine provençale d’Avignon

    Maurras enflamme la Semaine provençale d’Avignon

    Pour la 11e édition de la Semaine provençale, l’association qui l’organise, l’Oustau de la Cultura Prouvançalo, aura connu des préparations moins agitées. La programmation de la lecture d’un texte de Charles Maurras, auteur d’extrême droite nationaliste, xénophobe et antisémite du XXe siècle, lors d’une conférence organisée ce vendredi 2 octobre à la bibliothèque municipale Ceccano d’Avignon a mis le feu aux poudres. Une lecture qui sera « contextualisée », assure-t-on du côté de la municipalité, co-organisatrice.

    « Le but n’est pas de le mettre en évidence ni de le porter aux nues », affirme Bernard Deschamps, membre de l’association qui a participé à la programmation. La lecture de quelques lignes d’un « texte de jeunesse » qui aurait été écrit en provençal en 1890 « en quelque sorte pour l’office de tourisme de Martigues » à l’occasion d’une exposition autour d’Henri Bosco, servirait simplement à rappeler le rôle qu’a tenu Charles Maurras au sein du Félibrige, organe de promotion et de la sauvegarde de la langue d’oc « dans lequel il a mis la panique et dont on veut informer les gens », poursuit-il. Et assure « qu’il y a de tout » dans ces lectures, citant en exemple trois textes d’André Chamson « qui fut un grand résistant et académicien ».

    Tandis que la section locale de la France insoumise avait déjà exprimé son incompréhension à propos de cette programmation, la Ligue des droits de l’Homme s’est également empressée de lancer un appel à « l’ensemble de la société civile, les intellectuels, les universitaires et les écrivains à se mobiliser fermement pour faire barrage à la légitimation publique d’une pensée haineuse, antisémite et antirépublicaine ».

    Expos et concerts

    Une polémique que les organisateurs tentent de faire oublier avec une programmation fournie pour la dizaine de jours de l’événement. Avec tout d’abord une inauguration musicale le samedi 26 septembre entre la place Pie et le Palais du Roure avec estrassaires et distributions de programmes. Puis un concert d’orgues le soir à la métropole de Notre-Dame des Doms. Ou encore une initiation aux histoires et contes de Vaucluse le mercredi 30 septembre à 15h30 à la bibliothèque municipale du Puzzle. Où seront présentées les légendes de la Tarasque, le Drac ou la Coulobre de Fontaine-de-Vaucluse. L’occasion également de faire des initiations aux plus jeunes, notamment avec les écoles de Montfavet.

    Un événement qui est appelé à se développer sous la nouvelle municipalité, assure Eric Peytié, adjoint au maire d’Avignon délégué à Montfavet et à la culture provençale. « Nous avons envisagé plusieurs manifestations afin de mettre la culture provençale à sa place à Avignon », explique-t-il. En évoquant la création d’un autre week-end annuel « pour la faire rayonner encore plus ».