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  • Le Maroc célèbre ses liens internationaux

    Le Maroc célèbre ses liens internationaux

    Au-delà du traditionnel message d’hospitalité envoyé à l’occasion de la Fête nationale marocaine, le consul général Mohammed El Hamouli s’est adressé à une assistance nombreuse, réunie au domaine des calanques pour se féliciter de la « relation privilégiée » qu’entretiennent le Maroc et la France.

    Un retour au ciel bleu après des temps orageux qui s’est concrétisé par la signature d’un « partenariat d’exception renforcé ». Sébastien Lecornu, à l’occasion de son voyage officiel à Rabat mi-juillet a annoncé que les deux pays travaillaient à l’élaboration d’un traité bilatéral, qui serait « le premier que la France signera avec un pays hors de l’Union européenne ».

    Mohammed El Hamouli a rappelé que les liens d’amitié se tissaient aussi au plan local avec des jumelages et la récente signature d’un nouvel accord de partenariat entre les maires de Marseille et Casablanca. Sur le plan économique, c’est le Port de Marseille-Fos qui accueillera la liaison énergétique avec celui de Nador « pour transporter de l’énergie propre » entre les deux rives de la Méditerranée, s’est réjoui le consul général devant des diplomates du monde entier et des élus dont Samia Chabani pour la Ville de Marseille, David Galtier pour la Région mais aussi le maire d’Istres et vice-président de la Métropole, Robin Prétot.

  • La Marseillaise ambiance la Plaine avec sa Tournée d’été

    La Marseillaise ambiance la Plaine avec sa Tournée d’été

    « La Marseillaise représente ma ville, ça fait sens pour moi de venir animer ce show », raconte K-Meleon, animateur de la soirée et rappeur. « C’est toujours super de pouvoir visibiliser des projets marseillais et multiculturels sur scène », poursuit-il avant de monter sur scène. K-Meleon enchaîne : « Faites un tonnerre d’applaudissements pour Studio Swag ». Le collectif de danseurs présente un cours de danse, pour « oublier le regard des autres », explique Sidibé, professeur d’afro à Studio Swag. Breno et Kenz-June, sur scène, apprennent une chorégraphie au public ravi. Noha, Lou et Marie, emportées par la musique, s’intègrent aux spectateurs : « On voyait les danseurs de loin, ça donnait trop envie, et la musique est trop chouette ».

    C’est Matteo, DJ du collectif Chinese Man qui a ensuite pris le contrôle de la scène avec la rappeuse Tracy. Au milieu du concert, celle-ci décide d’aller dans le public qui danse autour d’elle.

    Avant de laisser la place au collectif Twerkistan, Mirabelle Lamoureux, adjointe à la vie nocturne du secteur et une dizaine d’élus de la mairie de Didier Jau montent sur scène pour saluer le public. « Merci à La Marseillaise de nous informer et en plus de nous faire danser ! », lance l’élue quand Léo Purguette rappelle les valeurs fondatrices de notre journal qu’il préside « Vive La Marseillaise ! Vive Marseille Vive la Résistance ! » À ses côtés, Rafaël Jacquelain, directeur commercial donne rendez-vous le 13 septembre à l’opéra de Marseille pour La Marseillaise breaking cup !

    Voilà désormais le collectif de Dj Twerkistan et les danseurs, Tigana, Olivia et Samantha qui ambiancent la Plaine comme jamais.

    La tournée d’été La Marseillaise se poursuit lundi 3 août à l’espace mistral de l’Estaque avec une toute autre programmation : le groupe Jukebox, Tribute Fahrenheit et DJ Bobzilla. C’est toujours gratuit, festif et ouvert à tous.

  • [Entretien] Christine Hernandez, PCF : « Chaque olivier plantéest un acte de résistance »

    [Entretien] Christine Hernandez, PCF : « Chaque olivier plantéest un acte de résistance »

    La Marseillaise : Comment est née la campagne du PCF « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine », dont vous êtes la coordinatrice ?

    Christine Hernandez : La campagne est née au mois d’avril 2025, à l’initiative du Parti communiste (PC) du Val-de-Marne, à l’occasion de la Journée internationale de la Terre. La fédération souhaitait s’engager pour la Palestine, mais dans le cadre d’un projet concret de solidarité politique et financière, tout en menant une bataille politique pour l’existence d’un État libre et souverain en Palestine. Le PC du Val-de-Marne avait déjà fait une campagne de solidarité, appelée « Urgence Gaza, Urgence Palestine », qui avait récolté plus de 25 000 euros.

    Cette fois, l’idée était de créer une nouvelle campagne pour la Cisjordanie occupée, où existe une grave problématique de spoliation de la terre, de colonisation et d’annexion. Est donc venue l’idée d’une campagne de plantation, pour défendre une réappropriation des terres, devenue nationale en mai 2025.

    Le choix des oliviers est très symbolique…

    C.H. : L’olivier, en plus d’être un symbole culturel de l’identité palestinienne [pour son lien avec la terre, son ancienneté et sa longévité, Ndlr], représente aussi la paix, comme l’a défendu Yasser Arafat [leader de l’Organisation de libération de la Palestine entre 1969 et 2004 et président de l’Autorité nationale palestinienne de 1996 à 2004], dans son discours devant l’ONU en 1974.

    L’olivier est par ailleurs la cible de la colonisation israélienne depuis toujours. Depuis 1948 [année de création de l’État d’Israël, qui débouche sur la première guerre Israélo-Arabe, Ndlr], avec les expulsions et les accaparations de terres, mais surtout depuis la guerre des Six jours de 1967 [depuis laquelle une grande partie de la Cisjordanie est occupée par Israël, illégalement au regard du droit international, Ndlr]. Au total, un million d’oliviers ont été arrachés depuis le début de l’occupation militaire israélienne en 1967, dont 50 000 après le 7 octobre 2023.

    Les colons les brûlent, les détruisent ou les arrachent pour que les Palestiniens ne puissent plus vivre de leur production agricole.

    La campagne permet donc à la fois de soutenir les agriculteurs, de contribuer au maintien d’une souveraineté alimentaire, puisqu’on fait tout avec l’huile d’olive, mais participe aussi du maintien de l’existence d’un État de Palestine. En effet, planter permet de protéger les terres de la spoliation et de l’occupation militaire. Chaque olivier planté est donc un acte de résistance.

    Quel est pour l’instant le bilan
    de la campagne, lancée il y a plus d’un an
     ?

    C.H. : Depuis le début de l’opération, des communiqués de presse ont été diffusés partout en France, les fédérations se sont investies, des ventes militantes se sont également organisées dans les marchés ou lors d’événements politiques du parti. Cette mobilisation nous a permis d’obtenir, à ce jour, 54 000 euros et de planter plus de 11 000 oliviers en Palestine. 366 familles ont pu en bénéficier. Nous avons désormais un nouvel objectif de 100 000 euros pour poursuivre notre action.

    Une délégation du parti, rassemblant de nombreuses fédérations, s’est rendue en Cisjordanie du 10 au 22 juillet, dans le cadre de la campagne. Avez-vous pu constater ses impacts sur le terrain ?

    C.H. : Nous avons visité plusieurs villages de Cisjordanie occupée, notamment Sebastia, un village agricole situé au nord de Naplouse et qui a vu ses terres complètement confisquées. Grâce à cette campagne, des oliviers ont pu être réimplantés là où d’autres avaient été arrachés. Nous sommes donc directement allés voir les plantations. Certains oliviers ont été plantés dans des endroits très protégés, en dehors de la colonisation, d’autres plus près des zones occupées. Nous tentons en fait de répondre à deux problématiques. D’abord, celle des attaques faites aux agriculteurs, qui voient leurs arbres arrachés et qu’il faut donc remplacer. Ensuite, celle induite par la loi israélienne sur la propriété des absents, qui permet aux colons de s’approprier les terres non-exploitées, d’où l’importance de replanter partout.

    L’idée était aussi de contribuer à l’émergence de jumelages entre communes françaises
    et palestiniennes…

    C.H : Développer les coopérations entre villes françaises et palestiniennes était en effet un axe important que devait porter la délégation. L’objectif est de pérenniser ces coopérations sur la base, par exemple, de l’agriculture, de la jeunesse ou d’autres formes d’échanges. L’idée est de légitimer notre solidarité internationale et de l’inscrire dans la durabilité. La reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron n’a été suivie d’aucun acte politique fort. Pourtant, elle est insuffisante. Les jumelages permettent de légitimer institutionnellement toutes les relations avec les villes palestiniennes et c’est en ce sens qu’ils sont importants. Un jumelage pourrait d’ailleurs se concrétiser avec Sebastia.

    Vous avez aussi rencontré des acteurs locaux de la résistance…

    C.H. : Nous avons rencontré l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP), au sein de laquelle figure le Parti du peuple palestinien, qui correspond au Parti communiste palestinien. La campagne a été saluée comme étant un espoir pour le peuple palestinien. Les Palestiniens sont unanimes. Aujourd’hui, le constat est très aggravé. Mais cette campagne suscite un espoir. Elle permet de protéger la terre. Une chose est sûre, les Palestiniens cultivent l’espoir de rester sur leur terre. Et ils ont besoin, pour ça, d’une réelle solidarité internationale. La campagne permet d’y contribuer. L’olivier, c’est la paix, c’est l’espoir.

    Lien pour la cagnotte sur Hello asso ou
    sur le site du PCF.

    Une délégation du Parti communiste français (PCF), rassemblant plusieurs fédérations, s’est rendue en Cisjordanie, du 10 au 22 juillet, dans le cadre d’une campagne intitulée « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine ». L’initiative, lancée en 2025 par les communistes du Val-de-Marne, avant d’être reprise au niveau national, est menée en collaboration avec l’Association des agronomes arabes (AAA), basée à Ramallah. Son objectif : apporter un soutien concret au peuple palestinien face à l’occupation et la colonisation israélienne. Pour l’heure, 54 000 euros ont été récoltés et plus de 11 000 oliviers, symboles de l’identité palestinienne, ont été plantés.

  • La Ronde d’Aix-en-Provence s’annonce palpitante

    La Ronde d’Aix-en-Provence s’annonce palpitante

    Pour l’AVC Aixoise, elle est la vitrine d’un savoir-faire reconnu en matière d’organisation. La Ronde d’Aix-en-Provence va donner un petit air de Grande Boucle au cœur historique de la cité du Roy René. S’il n’existe pas ici d’équivalent à la rue Lepic, le cours Mirabeau s’annonce tout aussi prestigieux que les Champs-Élysées pour faire vibrer les passionnés de la petite reine.

    Cette année, la 76e édition de la Ronde d’Aix aura une saveur particulière. Elle succède en effet à l’année du centenaire de l’AVCA, célébré comme il se doit en 2025. Pour marquer l’entrée de l’association dans son deuxième siècle d’existence, ce rendez-vous entre les deux Tours de France a été quelque peu dépoussiéré.

    Nouveautés et têtes d’affiche

    L’AVC a voulu faire de cette Ronde d’Aix 2026 « un événement du cyclisme régional autrement que par la présence des grands noms de la petite reine », note son président, Jean-Daniel Beurnier. Ainsi, parmi les nouveautés, le club propose, en ouverture, « des courses d’animation ouvertes aux jeunes du département et, plus tard dans la soirée, une parenthèse féminine, avant la finale des pros ». Le but pour l’AVC Aix étant de « renforcer le lien avec les clubs amis du département ».

    Entre la fin du Tour de France et le début du Tour de France Femmes, plusieurs coureurs de renom sont annoncés sur la ligne de départ, ce vendredi.

    Jean-Michel Bourgouin, le manager du club aixois, a su trouver les arguments pour convaincre des champions, très sollicités, à venir participer à la course. Ainsi, le public va pouvoir encourager plusieurs coureurs professionnels. à savoir Alexandre Delettre (TotalEnergies), le Vauclusien Nicolas Breuillard (TotalEnergies), Sandy Dujardin (TotalEnergies), Clément Russo (Groupama-FDJ), Carlos Verona (Lidl-Trek), Alex Baudin (EF Education-Easypost), Emmanuel Houcou (Pinnarelo-Q36.5) et le vétéran Steve Chainel (Cross Team Legendre).

    Paul Magnier et une surprise en tête d’affiche

    La tête d’affiche sera sans nul doute Paul Magnier. Le Français de la Quick Step n’était pas au départ du dernier Tour. Mais il s’est distingué sur les routes du Giro, où il a remporté trois étapes. Il aura l’occasion de se rappeler aux bons souvenirs des amateurs de sprint.

    à suivre également, Rémi Cavagna. Le champion de France du contre-la-montre vient sur le cours Mirabeau avec des ambitions. La présence de rivaux de très haut niveau, et celle d’un coureur surprise, ne feront que galvaniser ses forces.

    Si le programme de la soirée a quelque peu évolué, la formule des courses reste quant à elle inchangée. Elle est composée de séries qualificatives (dix tours de circuit de 800 mètres). Les premiers de chaque série sont qualifiés pour les demi-finales, ainsi de suite jusqu’à la petite et la grande finale.

    De quoi tenir en haleine un public qui s’y connaît en matière de cyclisme.

    Le programme en détail de la Ronde

    La 76e Ronde d’Aix-en-Provence va donner un coup de projecteur sur le cyclisme régional, avec des courses de jeunes et une série réservée aux femmes.

    18h : Courses d’ouverture réservées aux jeunes cyclistes du département.

    19h : Présentation des coureurs participant à la Ronde d’Aix.

    20h15 : Demi-finales, courses sur dix tours.

    20h45 : Finale C, classement des places 21 à 32, sur dix tours.

    21h : Finale B, classement des places 13 à 20, sur dix tours.

    21h15 : Critérium féminin, sur dix tours.

    21h40 : Finale de la Ronde d’Aix Finale principale de la 76e édition.

  • Les salariés d’Haribo décidés à ne rien lâcher

    Les salariés d’Haribo décidés à ne rien lâcher

    « On est toujours lààà ! » Vers une sixième semaine de grève pour les salariés d’Haribo, qui occupent toujours, ce jeudi 30 juillet, le parvis de l’usine marseillaise. Pour assurer leur présence, plusieurs d’entre eux viennent même pendant leurs vacances. Une détermination sans faille après une nouvelle proposition, lundi, de la direction, jugée largement insuffisante par les organisations syndicales.

    « On réclame 100 euros de plus par mois et pour le moment rien n’a bougé, explique Sofia Calabria, déléguée CGT du site. à part une pseudo-proposition de passer de 0,9% à 1,5% [d’augmentation de salaire], mais les 0,6% supplémentaires seraient conditionnés à un rattrapage de nos cinq semaines de mobilisation. Ce n’est pas acceptable ».

    Car la production de bonbons pour la période d’Halloween, une des périodes de vente cruciale pour l’année, aurait dû démarrer fin juin, la grève ayant considérablement ralenti la production, estimée à 100 tonnes par jour. « Nous, on est dans l’embarras, mais ils le sont aussi, et ça, il ne faut pas l’oublier. C’est ce qui fait qu’on tient et qu’on va tenir », prévient Thierry Cambola, délégué syndical FO. Pour lui, il est pourtant urgent de « trouver un terrain d’entente », qui satisfasse l’intersyndicale.

    Avec 60% de grévistes, la dynamique reste forte, même au cœur de l’été. La veille, les salariés du site d’Uzès sont venus pour un barbecue de soutien, ainsi que l’Union départementale FO et des délégations interprofessionnelles de la CGT. Comme tous les jours, Fabien Trujillo, animateur régional pour la fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, est là. « Ce n’est pas avec quelques miettes, et encore sous conditions, qu’on va régler les problèmes, analyse-t-il. On ne fait pas plus de cinq semaines de grève par hasard. C’est le paiement de la force de travail qui pose souci chez Haribo. » Il insiste : « Des salaires à 2 100 euros [bruts], ce n’est pas non plus la panacée, quand on voit ne serait-ce que le coût du logement à Marseille ».

    Un marché en croissance

    Surtout, la croissance du marché français de la friandise profite au groupe allemand, avec une marge nette de 8,2% en 2024 contre 6,7% l’année précédente, pour un résultat net de 32 millions d’euros. Le montant distribué à la famille Riegel, actionnaire exclusif, reste confidentiel. « Aujourd’hui, qui permet à ces actionnaires de s’engraisser ?, interroge Fabien Trujillo. C’est quand même les salariés et leur savoir-faire. »

    Les soutiens sont aussi politiques. Les élus marseillais du PCF, présents sur le site dès le 8 juillet, ont pris la plume pour réclamer la reprise des négociations. Le sénateur Jérémy Bacchi a également interpellé le préfet par courrier. On retrouve aussi Hervé Street, coordinateur régional de Debout ! Paca. « Haribo, c’est finalement pour les grands et pas les petits », ironise-t-il, prônant une obligation, « de par la loi, de redistribution des richesses des entreprises ».

    Dans un long communiqué, la direction estime pour sa part que les revendications syndicales et ses propositions « étaient trop éloignées pour permettre la conclusion d’un accord. » Pour elle, « il est important de prendre en compte l’ensemble du dispositif de rémunération ». Et de sortir la calculette : des augmentations qui, en 4 ans, « ont dépassé l’inflation cumulée de 1,3 point », une « rémunération annuelle moyenne d’un ouvrier de production supérieure de 24% à la moyenne nationale », « une progression automatique de 30% du salaire au cours des trente premières années d’ancienneté ». La direction l’assure, elle reste « pleinement [engagée] en faveur d’un dialogue social constructif (…) avec [ses] salariés », mais les renvoie à une réunion prévue le 28 septembre.

  • À Brignoles, un feu rapidement fixé et maîtrisé, mais des habitants en colère

    À Brignoles, un feu rapidement fixé et maîtrisé, mais des habitants en colère

    On a bien cru à l’éternel recommencement, à une rengaine cauchemardesque qui pousse, depuis douze jours, les sapeurs-pompiers du Var, ainsi que ceux venus leur prêter main-forte, au bord de l’épuisement. L’incendie des Arcs-sur-Argens et de Taradeau tout juste fixé, le 21 juillet, après avoir parcouru 200 hectares en deux jours, qu’il fallait déjà lutter contre un feu d’une ampleur bien supérieure dans le massif du Gros Bessillon. Rebelote mercredi : alors que les soldats du feu étaient parvenus, la veille, à fixer l’incendie qui aura ravagé 4 500 hectares et détruit 33 maisons en une semaine, c’était du côté de Brignoles – qui avait déjà subi plusieurs départs de feu rapidement maîtrisés ces derniers jours – que les flammes se déclaraient, à 16h45, dans la forêt bordant la RD12, en direction de Camps-la-Source.

    Les flammes ont rapidement gagné du terrain, avec près de 100 hectares parcourus en trois heures, poussant les autorités à évacuer 650 personnes dans plusieurs quartiers de la commune. Mais cette fois, aucun scénario catastrophe : vers minuit, l’incendie était déclaré fixé, puis maîtrisé à 3hdu matin, après avoir parcouru 130 hectares. Cela, grâce aux moyens aériens importants rapidement déployés (3 Canadair, 7 hélicoptères bombardiers d’eau et 2 avions Dash) en fin d’après-midi, ainsi que la mobilisation des 270 sapeurs-pompiers avec leurs 70 engins, qui ont continué de s’employer la nuit tombée. Mais aussi à la faveur de conditions « favorables car l’humidité a été très élevée », expliquait au matin le maire de Brignoles, Didier Brémond. Une situation bien différente de celle du Gros Bessillon, où les éléments n’ont, au contraire, rendu que plus difficile la maîtrise du feu.

    70% des incendies sont criminels

    L’édile, à l’instar des pompiers mobilisés, se méfiait cependant de la reprise des vents dans l’après-midi. Cela n’a pas empêché l’ensemble des personnes évacuées de regagner leur domicile dans la matinée de jeudi, malgré l’odeur de fumée encore bien présente dans certains secteurs.

    Habitants du quartier de Tombarel, au pied de l’incendie, Aurélie et ses deux enfants se sont réfugiés dans la précipitation chez leur famille à Varages, après avoir reçu une alerte sur leur téléphone : « On observait la fumée arriver, on ne voyait plus rien. On a pris ce qui nous passait sous la main. On a aussi pris le chat. Mon mari est resté jusqu’à 21h avec les voisins pour arroser les champs à côté en prévention. » Il a aussi fallu gérer le stress des enfants : « Ma fille pleurait, mon fils, qui a un trouble autistique, était très focalisé, c’est lui qui a vu la fumée en premier. » Jeudi matin, au-delà du soulagement, il y avait aussi « de la colère, car on se doute que c’est un acte criminel. Cela fait deux fois que ça arrive au même endroit, ça paraît très suspect. On ne comprend pas, des vies sont mises en danger, on va garder la colline devant nous toute noire ». Didier Brémond partage cette conviction : « Je pense que tous ces feux ne sont pas des accidents et j’espère qu’il y aura des sanctions fortes, c’est inadmissible. » Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que 70% des incendies étaient intentionnels, 263 personnes ayant été interpellées en France depuis le 28 juin, dont plusieurs dans le Var. Un homme de 39 ans, reconnu coupable d’avoir volontairement provoqué un incendie à Ollioules, a été condamné à un an de prison par le tribunal correctionnel de Toulon, mercredi.

    Même constat pour Gabsi, sa voisine, hébergée, avec ses deux enfants, chez des amis : « Souvent, c’est volontaire et c’est dommage que des personnes mettent en danger la vie des habitants. » Elle tient à louer l’activité des pompiers, dont « le travail n’est pas assez reconnu, ils risquent leur vie pour les nôtres ». Marquée par « l’ambiance pesante entre la fumée, les avions, les hélicoptères, ce qui ne nous était jamais arrivé », elle gardait ses « valises prêtes, car avec le vent prévu cet après-midi, on se tient prêt à reévacuer ».

    Habitante du quartier des Agasses, situé en contrebas de l’incendie, depuis 45 ans, Christiane a vu les panaches de fumée de près. « Très perturbée » après son évacuation précipitée par la police, accueillie chez son fils, elle n’a rien pu avaler jusqu’à jeudi midi. Si elle reconnaît que « les pompiers font ce qu’ils peuvent avec leurs moyens », elle pointe du doigt les services techniques municipaux et ce qu’elle considère comme un manque d’entretien des espaces végétalisés : « Il y a des herbes et des arbres très secs. On ne nettoie plus nos forêts et les bords de routes. Mon voisin s’est battu avec la mairie pour que le champ d’à côté soit fauché. Et on nous dit d’entretenir nos parcelles… » Elle peine à se contenir : « J’ai 80 ans, je n’ai rien à perdre. Si je croise les personnes qui ont mis le feu, je pourrais m’en prendre à elles. »

  • Refuser l’impuissance

    Refuser l’impuissance

    La loi transpartisane pour modifier la politique forestière afin de répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique, déposée le 23 juillet dernier, permettra un débat fondamental au Parlement. La nécessité de protéger les forêts qui atténuent le changement climatique, régulent le cycle de l’eau, préviennent l’érosion des sols ou fournissent une ressource renouvelable est désormais vraiment sur la table. Une prise de conscience qui s’est faite au prix de morts chez les soldats du feu et de larmes et de traumatisme dans la population.

    Le Parti communiste porte lui la proposition d’un grand service public forestier, s’adressant tant à la forêt publique qu’à la forêt privée. Service public : le terme clé est lâché. Un service public déprécié et ringardisé par les tenants d’une vision libérale du monde. Le capitalisme a exploité et épuisé la planète, mais pas seulement.

    Le roi est nu

    Sa logique individuelle, ses recherches de profit toujours plus importantes et toujours à plus court terme, ses clés de lecture uniquement comptable ont sapé toutes possibilités d’agir collectivement et interdit toute possibilité de planifier et de mener une stratégie globale. Les investissements ont été considérés comme des charges, les fonctionnaires attaqués, les agences publiques montrées du doigt… Mais les incendies l’ont montré : le roi est nu. La France n’est ni préparée, ni apte à affronter les défis du bouleversement climatique. Rien n’est joué cependant et la bataille doit être menée. Les débats pour cette loi transpartisane devront permettre de dire clairement les choses et de regagner du terrain. La présidentielle suivra durant laquelle il faudra regarder la situation en face et refuser l’impuissance.

  • L’OM passe la troisième face à Nîmes

    L’OM passe la troisième face à Nîmes

    Avec ce jeudi, encore à huis clos, une nouvelle rencontre de préparation, cette fois contre Nîmes à partir de 18 heures, à suivre en direct sur Ligue 1+ pour les abonnés.

    Après ce match, les Olympiens vont changer d’air. Comme la saison dernière, le groupe va s’installer à Zeist, aux Pays-Bas. Une semaine de préparation à laquelle ne prendront pas part Facundo Medina et Geronimo Rulli. Les deux Argentins sont toujours au repos et ne reprendront qu’à compter du 12 août. S’ils sont toujours Olympiens. Car le club discute d’un transfert.

  • L’escalade de la guerre entre Trump, ses alliés et l’Iran

    L’escalade de la guerre entre Trump, ses alliés et l’Iran

    « Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée », a déclaré le président américain selon ses propos rapportés par un journaliste de la chaîne Fox News.

    L’armée jordanienne a déclaré mercredi avoir abattu cinq missiles iraniens, tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé avoir visé des installations militaires américaines en Jordanie. Donald Trump a dit que « les forces américaines n’ont eu que quelques minutes pour abattre ces missiles balistiques iraniens qui arrivaient », selon le journaliste Trey Yingst, qui s’est entretenu hors antenne avec le président.

    Le reporter l’a aussi interrogé sur les bombardements menés par les États-Unis et de l’Arabie saoudite contre des positions de groupes armés pro-iraniens en Irak, en réponse à des attaques contre des cibles américaines et des installations pétrolières saoudiennes. Le président américain « a dit que ces frappes étaient coordonnées avec le gouvernement irakien », a déclaré le journaliste.

    Peu avant, la présidence irakienne a pourtant dénoncé, sans nommer les États-Unis ni l’Arabie saoudite, « les bombardements qui ont visé les bases du Hachd al-Chaabi », une alliance de groupes armés irakiens qui inclut des factions pro-iraniennes, les considérant comme une « attaque inacceptable et une violation flagrante de la souveraineté de l’Irak, visant ses institutions officielles ». Selon le Hachd al-Chaabi, qui dénonce une « agression », au moins 20 de ses membres ont été tués et 32 blessés dans ces frappes. Donald Trump a, selon ses propos rapportés par Fox News, « qualifié ces milices pro-iraniennes de cancer pour le monde et dit qu’il envisageait des mises en garde supplémentaires contre les soutiens de l’Iran ».

    La reprise des hostilités au Moyen-Orient survient après une accalmie de plusieurs jours dans le conflit.

    Cours du pétrole

    à la hausse mercredi

    De son côté, la télévision d’État iranienne a annoncé mercredi que les États-Unis avaient mené des frappes sur une ville du nord-ouest du pays, à la frontière avec l’Irak. « Il y a quelques minutes, un secteur situé dans la région frontalière de Piranshahr a été touché par des frappes aériennes de l’ennemi américain », a rapporté la télévision d’État. Une puissante alliance armée pro-Iran irakienne a jugé mercredi « inévitable » une riposte aux frappes américano-saoudiennes meurtrières qui ont ciblé l’Irak, après que des missiles en provenance du pays ont visé l’Arabie saoudite. « Notre riposte contre l’ennemi américain est inévitable, et pourrait frapper ses instruments en Arabie saoudite », a affirmé dans un communiqué la Résistance islamique en Irak, nébuleuse qui a revendiqué des centaines d’attaques contre des installations américaines dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

    Les cours du pétrole repartent à la hausse mercredi en raison de la reprise des frappes au Moyen-Orient qui suscite des inquiétudes pour l’approvisionnement en or noir, après une accalmie des hostilités de plusieurs jours. « Ces évolutions jettent un froid sur l’idée d’une désescalade rapide » dans le Golfe, estiment les analystes du cabinet d’économistes ING Warren Patterson et Ewa Manthey. Avec les infrastructures pétrolières saoudiennes de plus en plus prises pour cible, le risque de perturbations de l’approvisionnement prolongées augmente », affirment-ils.

  • Violent séisme dansle sud-ouest du Japon

    Violent séisme dansle sud-ouest du Japon

    Parmi les treize victimes, trois ont trouvé la mort dans un centre commercial et cinq dans une usine de papier. Des médias ont par ailleurs fait état d’une personne décédée dans une maison affaissée. Les autorités n’ont pas donné de détails sur les autres décès. Cette secousse de magnitude 7,1, qui a frappé mardi le département de Kumamoto sur l’île de Kyushu, a causé des dégâts considérables : maisons effondrées, ponts endommagés, incendies et des dizaines de milliers d’habitants privés d’électricité et d’eau. Une violente explosion consécutive au séisme a par ailleurs fait s’effondrer partiellement un centre commercial de Kashima, dans la banlieue de la ville de Kumamoto. Trois personnes y ont trouvé la mort, a annoncé mercredi Akio Yoshida, président du groupe Aeon qui exploite le site. Une autre est en arrêt cardio-respiratoire, et trois personnes restent portées disparues. Environ 130 policiers, 450 pompiers et 170 militaires étaient mobilisés sur place. La cause de l’explosion, survenue 50 minutes après le séisme, « fait encore l’objet d’une enquête, mais il est probable qu’elle soit due au gaz », a ajouté Keiji Ohno, autre dirigeant d’Aeon. Cinq personnes ont également trouvé la mort et quatre autres étaient portées disparues à l’usine Nippon Paper Industries de Yatsushiro, où une partie d’une colossale cheminée industrielle s’est effondrée. Plus de 9 000 personnes ont trouvé refuge durant la nuit dans des centres d’évacuation et 84 000 subissaient des coupures d’eau. En 2016, deux tremblements de terre dévastateurs – l’un de magnitude 6,5, suivi deux jours plus tard par un autre de magnitude 7,3 – avaient frappé Kumamoto. Ils avaient fait 273 morts et plus de 2 800 blessés. Situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, le Japon est l’un des pays les plus exposés aux tremblements de terre, la très grande majorité d’entre eux restant de faible intensité.