Category: sports

  • [Pétanque] Elles se sont montrées à leur avantage !

    [Pétanque] Elles se sont montrées à leur avantage !

    Les joueuses du Cercle St-Barnabé avec leur succès à Entraigues ont réalisé très beau résultat qui les propulse au CRC1.

    Les filles du 12e rejoignent leurs homologues de l’Étoile Bouliste Septémoise qui se sont brillamment comportées à Cannes et ont conservé leur place à ce niveau.

    À l’identique la performance des « Vertes » de Biver. Après deux victoires contre Grasse et Briançon puis un partage des points face à Entraigues, les joueuses de Julien Ivaldi franchissent un cap supplémentaire et à leur tour évolueront l’an prochain en CRC1. La deuxième équipe des Vertes pointera l’an prochain en CRC2, après avoir obtenu un titre en Provence.

    À l’honneur aussi la Boule des Canourgues qui se maintient dans cette division CRC1 après une seconde place obtenue à Cannes ce week-end. Le club du président Roca Monserrat alias « Toto », reste toutefois en attente de la validation des résultats.

    En attendant et pour l’heure la palme revient aux Pieds Tanqués de Miramas, qui terminent en tête de leur groupe et participeront à la finale du CRC1, le 22 novembre au Pontet (84). Ce sera la dernière chance pour une qualification au CNC D2 Féminin 2027.

    Concernant le CNC, on y retrouve le dernier club bucco-rhodanien à savoir les Amis de St-Julien. Les Marseillaises, depuis quatre ans à cet étage, accueilleront entre autres Saint-Tropez et Ajaccio les 17 et 18 octobre. Nous aurons l’occasion de revenir sur ces deux compétitions ultérieurement…

  • [National jeu provençal] Missud, Cano, Aubert créent la surprise à Laragne

    [National jeu provençal] Missud, Cano, Aubert créent la surprise à Laragne

    Deux-cent quarante et une triplettes avaient pris le départ de cette édition. Une édition qui fut truffée de surprises avec la chute des grands favoris au fil des tours et un dernier carré inédit.

    Lorsque Juan Lopez, Enzo Paolucci et Itab Zermani dominent Mohamed Benmostefa, Christophe Martello et Benoît Bovo dans le choc des 8e de finale. On pense les voir flirter avec la victoire avec comme concurrent la triplette Loïc Pellegrini, Loic Del Peloso et Martin Torres tombeur de François Gomez puis dans la foulée Simon Chamberon et enfin Bernard Quatrefages. C’est sans compter sur des outsiders aux dents longues. Torres rendra les armes face à Belleveaux et Lopez contre Pavanello. Ce dernier, le plus capé des demi-finalistes, endosse le costume de favori avec Daniel Lepart et Marc Bouffier mais doit s’incliner face à l’expérimenté Jean Pierre Aubert.

    Lui, le jeune tireur Manuel Cano (17 ans) et Jonathan Missud vont aller au bout de l’aventure en dominant en finale Clyde Belleveaux, Stéphane Pluquet et René Rolland qui avaient battu Bruno Barros, Yann Leonetto et Michel Malacarne en demi-finale.

    La victoire au cadrage face à Coco Peyronel, Alain Valdes et Tony Lafleur l’une des équipes favorites leur a donné une grande confiance en eux.

    Dans le Régional doublette (220 équipes) la victoire est revenue à Marc Dusaillant et Joseph Dubois vainqueur de Anthony Acchiardi et Anthony Bagarre.

  • [National pétanque] José Tur la force tranquille

    [National pétanque] José Tur la force tranquille

    Un exploit retentissant pour celui que les initiés connaissent mais dont le grand public semble parfois ignorer le parcours boulistique d’un grand passionné.

    Pétanqueur à l’origine, José s’est ensuite tourné vers le Jeu Provençal où il a brillé de mille feux avec ses deux partenaires et amis d’enfance, Jean Marc Gillot et Vincent Barra. Un trio redoutable et homogène. En 2011, ils décrochent le titre de champion départemental sous les couleurs de la Boule Pélican et se qualifient pour le championnat de France à Gruissan. La même année il remporte le National Pertuis en compagnie de Jean Pierre Denne et Patrick Sanchez.

    Mais José est multicarte et capable de briller aux deux jeux. La présence de Mickaël Bonetto dans la famille lui permet de donner la pleine mesure de son talent en quelques occasions. Et c’est à Laragne que José s’illustre en menant le bouchon avec maestria en 2024 ( victoire), 2025 (perdu en 8e après avoir mené 12 à 4) et cette année. Dans les jeux particulièrement difficiles, il a pointé avec maturité et une certaine force tranquille permettant à Michael et Dawson ses deux équipiers de luxe de finir le travail.

    C’est une performance XXL car contrairement aux idées préconçues, jouer avec les forts n’est pas à la portée de tout le monde.

  • [National pétanque] Tur, Herleman, Bonetto remettent ça à Laragne

    [National pétanque] Tur, Herleman, Bonetto remettent ça à Laragne

    Laragne, lieu mythique de la petite boule, comme le nom de la société locale organisatrice hors pair de ce critérium bouliste , 72e édition, avec comme point d’orgue ce National devenu Qualif’Masters et qui intègre le top 1 000. Un bond en avant qui attire les grosses cylindrées sur la place des aires où les terrains très techniques sont un régal pour les spécialistes aussi bien au tir qu’à l’appoint.

    Et dans ces jeux-là, la moindre défaillance technique peut être fatale même aux meilleurs. Dès le premier jour Hatchadourian (face à N’Diaye). Cano « Chato » ou encore Fred Bauer mordaient la poussière.

    En 8e de finale d’autres têtes de séries succombaient (Gbetable. Batista, Mallet, Durk, Philipson suivis en quart par les champions du monde Italiens Cocciolo et Chiapello qui n’étaient pas associés).

    Avec tous ces favoris au tapis qui restait-il dans le dernier carré me direz-vous ? Eh bien les étonnants frères Bouchon qui furent demi-finalistes du championnat de France. Associée à Baviera, les Bas Alpins ont éliminé Fournié. Hélas pour eux la demi-finale n’était pas du même acabit et la défaite face à Cano, Vigne et Albaladejo était inéluctable.

    Dans l’autre demi-finale Tur, Bonetto, Herleman sont sortis du piège tendu par le redoutable trio Andriantseheno, Zimmerman. Hidalgo. Un duel de titan remporté par le jeune champion du monde de tir de précision Herlemann qui a fait preuve de maturité, de grande force mentale dans les moments clés. Pourtant Hidalgo était redoutable au tir. La victoire de Tur impérial à l’appoint, Bonetto et Herlemann dans la douleur (13 à 12) ouvrait la porte à un éventuel doublé en trois ans. Pour cela il fallait passer le dernier obstacle, en l’occurrence les tenants du titre Cano, Vigne et Albaladejo.

    Ces derniers, sans doute usés par ce long périple, n’ont pas su hisser leur niveau de jeu face à une armada beaucoup plus solide où chaque joueur à son poste a su donner un peu plus pour s’imposer largement. Une victoire en famille avec un sacré niveau de jeu.

    Laragne est un haut lieu de la pétanque et du jeu Provençal. Pendant 7 jours les passionnés s’en donnent à cœur joie pour ce Critérium qui fêtait son 72e anniversaire. Sans nul doute la plus vieille manifestation de France. Une participation record, un public nombreux et une organisation sans faille autour du président Fabien Monfort. Détour vers la cité des Hautes-Alpes.

  • [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    La Marseillaise : Comment avez-vous eu l’idée d’organiser cet événement ?

    Ariane Carré : Mes enfants font tous partie du Handball Club Verdon. J’avais discuté avec l’entraîneur
    et la secrétaire de mes activités. Et tout de suite, ça a répondu présent. Ils avaient des questions des jeunes qu’ils ne savaient pas comment gérer. Et puis, il y avait une envie de faire quelque chose pour les jeunes femmes sur le territoire, plus largement qu’au club.

    Quelles questions se posaient
    les jeunes ?

    A.C. : C’était surtout des questions sur les règles, sur comment faire quand on a mal. L’entraîneur ne savait pas toujours quoi faire pour adapter la pratique sportive dans ces moments-là. Il avait envie de pouvoir répondre présent et de savoir comment répondre.

    L’idée est donc de former
    les hommes, les entraîneurs,
    les papas à être présents pour
    des adolescentes qui peuvent
    se poser des questions ?

    A.C. : Oui, ça et puis aussi, ce qui était important pour nous, c’était que les garçons qui sont avec ces jeunes filles en sport, soient aussi sensibilisés pour savoir la réalité de ce que les jeunes filles vivent, savoir comment réagir, comment soutenir, que ce soit une réalité sportive vraiment prise en compte. Une fille sur deux décroche le sport à 14 ans, à cause de ses règles, de la puberté. Une fille sur deux ne va régulièrement pas à l’entraînement à cause de ses règles.

    L’événement que vous organisez porte, plus généralement, sur
    la féminisation du sport
     ?

    A.C. : L’idée, c’est de montrer qu’on peut faire du sport à tous les âges de la vie, et qu’une femme, malgré toutes les étapes qu’elle va rencontrer, la puberté, la grossesse, le postpartum, la ménopause, cela ne doit pas s’empêcher de faire du sport. Et qu’au contraire, cela doit être une réalité sportive à prendre en compte et faire bouger les lignes, autant chez les femmes que chez les hommes, les conjoints, les entraîneurs.

    Il y aura donc des interventions sur le postpartum, la ménopause et les effets que cela a sur
    les performances sportives
    des femmes samedi
     ?

    A.C. : Il y aura un stand qui va traiter de ces sujets. Il y a une intervention sur la nutrition de l’athlète sportive, faite par un ancien cycliste professionnel qui a fait son sujet d’études sur la nutrition de l’athlète sportive.

  • Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    À l’occasion de la 26e cérémonie de remise départementale de matériel sportif, 40 sections sportives, sur les 65 qui bénéficient de l’opération, étaient présentes à l’hôtel du Département (4e arrondissement) mercredi après-midi.

    Avant les prises de parole de la présidente du Conseil départemental, Martine Vassal (DVD), et de Tom Arnoux, vice-champion du monde d’IQFOIL – une discipline de la planche à voile –trois ateliers sportifs étaient proposés aux jeunes athlètes : un stand de biathlon avec initiation au tir de précision, deux rameurs reproduisant les mouvements de l’aviron et quatre SkiErg Concept2 simulant la pratique du ski de fond. Des échecs à l’aviron, 24 disciplines sont représentées au sein des 65 sections sportives concernées.

    « C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place »

    Tom Arnoux, natif de Marseille, a profité de l’événement pour passer un message : « Les associations sportives nous ouvrent des portes pour faire ce qu’on aime, ça m’a permis de découvrir d’autres sports. C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place, donc c’est émouvant de voir tout ce monde-là et j’espère qu’ils vont pouvoir avoir les subventions et les aides pour leur permettre de faire du sport plus souvent. »

    L’athlète a également glissé un petit mot sur la réduction du nombre d’heures de cours de sport : « Réduire ce temps de loisir, ça fait un peu mal au cœur, mais on voit qu’il y a un mouvement qui soutient le sport et qui permet de mettre tout en œuvre pour en profiter au maximum ».

    Tous les élèves des sections sportives du département ont reçu, pour cette rentrée, une multitude d’éléments. Après un passage sur le podium et une photo de groupe aux côtés de Martine Vassal et Tom Arnoux, chaque collégien est reparti avec un sac de sport contenant une gourde et une serviette avec une tenue sportive complète composée d’une veste et d’un tee-shirt. C’est notamment le cas de Maïssa, élève de cinquième au collège Edgar-Quinet (3e) et inscrite à la section Échecs de son établissement : « J’aime bien faire du sport, surtout en compétition et c’est en dehors de l’école, donc ça nous occupe souvent. C’est bien aussi car ça permet de se vider la tête. Je suis contente d’être ici et reconnaissante envers mes professeurs ».

    En plus des équipements sportifs offerts aux collégiens, chaque section va bénéficier d’équipements sportifs répondant aux besoins identifiés des disciplines concernées. Au-delà de l’aspect compétitif qui motive les élèves, l’aspect de la santé est lui aussi beaucoup mis en avant.

    « Entretenir la santé

    des adolescents »

    Des valeurs que valorisent le Département et sa présidente, Martine Vassal : « Notre ambition est de favoriser la réussite scolaire et sportive des jeunes collégiens. Avec cette remise de matériels et d’équipements, le Département réaffirme son engagement en faveur d’une pratique régulière dès le plus jeune âge, à la fois pour entretenir la santé des adolescents, mais aussi pour partager les valeurs sportives. C’est aussi ça, l’héritage des Jeux Olympiques 2024 ! »

    Une fois les discours et la remise des équipements terminés, une nuée d’élèves s’est dirigée vers le fond de la salle, attirée par le buffet proposé à l’occasion. Après le sport, le réconfort.

  • [Football] Le long chemin de l’équipe des Comores vers la lumière

    [Football] Le long chemin de l’équipe des Comores vers la lumière

    Comores – Sénégal au stade Vélodrome, une confrontation immanquable, promettant un rassemblement de deux communautés phares de la cité phocéenne. Pour les Comoriens, « c’est une très grosse affiche ». Désormais deuxième gardien d’Aubagne (Ligue 3), Ali Ahamada a évolué à Toulouse et possède 37 sélections avec les Cœlacanthes, l’animal emblème de l’équipe nationale.

    Le portier né à Martigues raconte qu’un tel match aurait déjà pu se dérouler il y a quelques années. « Il y a énormément de personnes qui cherchaient à créer cet engouement, cette ferveur à travers un match. À l’époque, c’était en 2020, je connaissais quelqu’un, un agent de match, qui cherchait à organiser un Comores-Algérie au Vélodrome. Justement parce que, vu les deux grosses communautés présentes à Marseille, ça aurait été le rêve de pouvoir organiser ça dans un contexte où tu es au Vélodrome », explique-t-il.

    Abassi Boinaheri, ancien joueur comorien, né à Marseille, parle, lui, de « fierté » de voir une rencontre pareille se disputer sur le boulevard Michelet. Ahamada s’attend à voir une vague comorienne débarquer au Vélodrome, ce dimanche 4 octobre. Comparant même cette ferveur avec les concerts de certains grands artistes. « À mon avis, ce sera à guichets fermés. C’est une certitude que les Comoriens vont se déplacer en masse. C’est comme les chanteurs qui font deux ou trois dates au Stade de France. Tu peux organiser un match Comores contre qui tu veux au Vélodrome et faire trois dates consécutives. »

    Le foot se développe

    à petits pas dans le pays

    Une rencontre de ce calibre est donc un événement monumental pour un tout petit pays comme les Comores. Avec ses 850 000 habitants pour 3 000 km², cette nation est l’une des plus petites et des plus pauvres d’Afrique. Le développement du foot y est limité, mais en plein essor, malgré très peu de moyens. « Pour moi, l’évolution est extraordinaire. Maintenant, les plus jeunes peuvent participer pleinement aux compétitions africaines. C’est l’une des choses qui a permis aux Comoriens qui vivent sur l’île d’avoir plus de fierté, grâce au football », souligne Abassi Boinaheri, appuyant aussi le fait que de « nouveaux stades émergent ».

    Depuis 2019, la sélection possède un stade national, le Stade omnisports d’Iconi-Maouzini, où elle peut disputer tous ses matches, devant 10 000 personnes au maximum. Par ailleurs, l’équipe est affiliée à la Fifa depuis 2005, c’est-à-dire hier. D’où un développement plus tardif que beaucoup de nations africaines.

    Pourtant, cela n’a pas empêché le petit pays posé dans l’océan Indien de participer à deux Coupes d’Afrique des Nations, en 2021 et 2025. Déjà un exploit, avec même un huitième de finale il y a cinq ans. C’était contre le Cameroun, à Yaoundé, avec une courte défaite 2-1. « C’est l’histoire du Comorien. Rien ne lui a été donné, mais il a de l’abnégation et une grande croyance », souligne l’actuel gardien du Scaab.

    Justement, les Cœlacanthes ont démarré leur campagne de qualification à la CAN 2027. Après une défaite face au Cameroun, ils ont vaincu la Namibie pour prendre la 2e place provisoire du groupe G. En restant dans le top 2, les Comores auront leur siège pour la phase finale de la compétition. Une prouesse de plus.

  • La trêve internationale vire au cauchemar pour l’OM

    La trêve internationale vire au cauchemar pour l’OM

    Au soir de la défaite amère face au PSG, Bruno Genesio comptait sur la trêve internationale pour panser les plaies de son équipe.

    « Nous allons prendre un peu de repos et ensuite travailler avec ceux qui vont rester », indiquant : « Je ne baisse pas les bras… Ce groupe a fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas m’en satisfaire ». L’entraîneur marseillais avait devant lui trois semaines pour réfléchir à des solutions.

    Il devait notamment profiter de cette parenthèse pour faire travailler sa classe biberon, dans l’optique du match amical face à Montpellier, samedi, au stade Francis-Turcan de Martigues. Et se projeter sur les deux déplacements à Troyes et Angers ou la réception d’Olympiakos, qui seront déterminants pour la suite en Ligue 1 et en Ligue Europa, alors que l’OM a vécu la trêve dans la peau d’un relégable.

    Deux Fennecs sur le flanc

    C’était sans compter sur les aléas des rencontres internationales. Depuis le début de cette trêve, quatre Olympiens se sont blessés avec leur équipe nationale. Le premier a été Derek Cornelius. Le Canadien a été touché à la hanche, à l’occasion d’une séance d’entraînement. Il a dû être hospitalisé et les nouvelles n’ont pas été bonnes pour Bruno Genesio. Il ne devrait pas pouvoir rejouer avant le début 2027.

    Dans la foulée, ce sont Amine Gouiri, puis Himad Abdelli, qui ont connu la blessure. Le premier lors du premier match de l’Algérie face à la Zambie. Si les Fennecs se sont imposés 3-1, le meilleur buteur marseillais (4 buts) a ressenti une douleur à cuisse. Il a immédiatement été libéré par Brahim Hemdani, nouveau sélectionneur, et a été rapatrié à la Commanderie pour se soigner.

    L’Algérie a disputé un deuxième match, face au Burundi. Outre d’avoir été tenus en échec (2-2), ils ont surtout enregistré la blessure d’Himad Abdelli. Victime d’un gros tacle à la cheville, il a quitté le stade de Bujumbura en s’aidant de béquilles. Il doit passer des examens pour connaître la nature de son mal.

    Bruno Genesio n’était pas au bout de sa peine. Une autre mauvaise nouvelle est venue de l’équipe de France espoir. Tadjidine avait été appelé par Bernard Diomède, mais a face à l’Allemagne, pour le premier match, il a dû quitter le terrain en fin de rencontre. Le minot a été laissé au repos face à l’Angleterre pour le deuxième match. Il devrait ne pas participer au troisième, contre l’Italie.

    Côté marseillais, Bruno Genesio croise les doigts pour que la blessure de Tadjidine Mmadi ne soit pas trop grave. Alors que son staff médical est à pied d’œuvre pour soigner au plus vite Amine Gouiri, en vue du match de reprise à Troyes.

    Quant aux blessés d’avant la trêve, Tochukwu Nnadi et Geoffrey Kondogbia poursuivent leur remise à niveau. Alors que les nouvelles concernant Igor Paixão sont rassurantes. Le Brésilien avait été remplacé par précaution face au PSG. Et devrait être apte le 11 octobre, au stade de l’Aube.

  • [Voile] Pratt et Radulic-Ferrat s’attaquent à leur finale

    [Voile] Pratt et Radulic-Ferrat s’attaquent à leur finale

    C’est le jour J pour le duo Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat. La finale des championnats du monde de course au large démarre, ce mercredi, à Marseille. Mardi en fin de journée, les deux navigateurs ont pu découvrir leur bateau, tiré au sort, puisque toutes les embarcations sont des Class 30 identiques. Après un travail sur l’électronique et sur les voiles, ils sont revenus sur la qualification, qui a eu lieu la semaine dernière.

    « C’était une manche intense et pleine de rebondissements. On est partis avec du vent très léger et on a fait un premier bord qui a été difficile dans les choix stratégiques. Mais ensuite on a assez bien géré et ça nous a permis de reprendre la tête avant la dernière partie plus ventée et avec plus de mer », détaille précisément Maïlys Radulic-Ferrat.

    48 heures chrono

    Cette première place en qualification leur a permis de prendre du repos. Quatre jours bienvenus, alors que certains adversaires ont dû passer par des repêchages. « Les premiers sont arrivés vers 8h ou 9h, ce mardi matin, donc ils n’auront pas beaucoup de repos », souligne Maïlys. Le tandem marseillais explique que chacun des 11 bateaux en lice peut l’emporter, mais il ne laisse pas la place au stress ou aux calculs. « Le classement de la finale, c’est le classement du championnat du monde, donc il y a une envie de bien faire et de tout mettre en place pour réussir à naviguer devant. Après, ça reste une navigation comme une autre. Il faut faire ce qu’on sait faire et naviguer du mieux possible », note simplement Christopher Pratt.

    Pour gagner la finale, il faudra passer sous les 48 heures de course. Le drapeau bleu-blanc-rouge flotte sur le Class 30 frappé du numéro 12. Le calme avant la tempête.

  • [Roller] Carla Pasquinelli, un quotidien à corps gagnant sur tous les terrains

    [Roller] Carla Pasquinelli, un quotidien à corps gagnant sur tous les terrains

    Carla Pasquinelli va (plus ou moins) à 100 à l’heure, sur ses patins et dans la vie, avec légèreté et (plus ou moins) sans stress. Au point d’égarer son passeport avant son départ pour les championnats du monde de roller freestyle, qui se tiennent à partir de cette semaine, au Paraguay. « Je l’ai perdu il y a une semaine. J’ai un passeport temporaire d’urgence et j’ai vécu ça dans un calme absolu. Je n’ai pas stressé une seconde. C’est là que je me dis que je suis très à l’aise dans la désorganisation », dit-elle entre deux rires.

    Elle est comme ça Carla, organisée, désorganisée, un peu entre les deux, au milieu d’un planning riche qu’elle s’impose avec plaisir. Car ses deux métiers sont aussi ses passions. Il y a 20 ans, on lui a montré ce qu’était le roller et l’aventure s’est lancée. Une entrée fracassante, alors que la Marseillaise n’était qu’une écolière de maternelle. « Je ne faisais que ça comme sport. C’est surtout que ma mère m’avait inscrit à tous les clubs de roller de la ville. J’avais 15 heures de roller par semaine, il n’y avait pas vraiment la place pour autre chose. Je voyais ça plus comme une activité, je m’amusais, et je pense que c’est toujours le cas. »

    Tant d’amusement et de liberté que la freestyleuse de 25 ans ne se rendait pas vraiment compte qu’elle était en train de devenir athlète de haut niveau. « Franchement, ça m’est tombé dessus. Le roller, je ne le voyais toujours pas comme un sport et on m’a dit qu’il passait sur les listes ministérielles liées au sport de haut niveau. Mais ça n’a pas changé grand-chose, je faisais déjà du sport de manière assez sérieuse », détaille la jeune femme.

    L’ostéopathie,

    son autre voie

    Être sur des patins lui permet aussi de rouler sa bosse, de mûrir et d’être prête à affronter une multitude de situations. Quand on lui demande les aptitudes nécessaires pour pratiquer le roller, Carla Pasquinelli répond du tac au tac : la résilience. « Parce que c’est un sport où on tombe beaucoup. On a beau avoir répété une figure un milliard de fois, ce n’est jamais acquis. » Ensuite, elle ajoute directement la patience, mot tatoué sur son poignet gauche, parmi tant d’autres dessins gravés sur la peau de ses bras. Le mental occupe donc une part importante, mais cette adepte de la musculation et de l’escalade n’oublie pas le physique, le corps, son outil de travail.

    Ses six dernières années, la vice-championne du monde 2022 a vécu au rythme intense des compétitions et de ses études d’ostéopathie. « J’ai toujours été passionnée de thérapie manuelle. J’avais envie de me servir de mes mains et de faire du soin. J’étais aussi passionnée par l’humain, par le mouvement en général », justifie-t-elle avec un enthousiasme évident. Cet équilibre est un rouage important de sa vie. Elle ajoute : « Le roller, c’est ma passion. L’ostéopathie, c’est ma passion aussi. Je n’ai jamais vu de contrainte à ça. J’étais toujours très heureuse de me lever le matin, que ce soit pour aller en cours ou à mes entraînements. »

    Le double projet a été rondement mené avec, malgré tout, six années au lieu de cinq. Un redoublement qui a coïncidé avec une absence des skateparks dû à des blessures à répétition, chevilles et genoux en tête. « Je pense que le moral a pris un coup à ce moment-là et j’ai aussi été moins performante dans mes études. » Des études bouclées pour de bon au début de l’été. La rideuse phocéenne est entrée pleinement dans la vie active, mais jongle toujours entre ses nombreux voyages et ses premières consultations. Son cas est singulier, unique : la trouver dans un skatepark et sur Doctolib est pourtant d’une logique implacable.

    Sa vie se déroule souvent en dehors de Marseille, mais elle réussit à consacrer deux après-midi – « le mardi et le jeudi, car je rentre de voyage le lundi et je repars le vendredi » – à ses nouveaux patients au Centre méditerranéen du sport (12e). Un quotidien tumultueux, sorti des sentiers battus, mais qu’elle maîtrise. Comme sur des roulettes.