Category: sports

  • Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Défaits lors de ses trois premiers matches en prenant à chaque fois le bonus défensif, le RC Toulon devait enfin lancer sa saison ce samedi à Mayol face au promu vannetais qui, de son côté, n’avait pas encore pris le moindre point.

    Approximatifs, auteurs de nombreuses fautes de main et réduits à 14 dès la 10e minute suite au carton jaune reçu par leur capitaine Lewis Ludlam, les Toulonnais ont eu toutes les peines du monde à se mettre dans l’avancée dans le premier acte. Et se sont mis à subir face à des Bretons plus précis et entreprenants, qui ont logiquement trouvé l’ouverture grâce à Hulleu, trouvé en bout de ligne par Kuruvoli (0-7, 22e).

    Alors que Vannes confortait son avantage sur une pénalité de Cotamanac’h (0-10, 30e), pour sanctionner son indiscipline (7 pénalités concédées en première mi-temps, 13 sur l’ensemble du match), le RCT reprenait enfin le momentum. Après un essai refusé à Ametlla pour avoir aplati avant la ligne (27e), Albornoz, sur un coup de pied de 50 mètres, concluait en solitaire pour remettre les siens dans la partie (7-10, 34e).

    Ribbans et Fickou pour la libération, Kpoku pour le bonus

    Toujours handicapé par son déchet et ses trop nombreuses fautes, le RCT démarrait tout de même mieux le second acte. Et finissait par prendre les devants pour la première fois de la rencontre, grâce à David Ribbans, en force, en sortie de maul (14-10, 53e).

    À défaut d’être à leur meilleur niveau ballon en main, les hommes du tandem Mignoni-Azéma se montraient dominants territorialement. Les entrants faisaient du bien, et c’est l’un d’eux, Gaël Fickou, qui, trouvé sur un ballon sauté, donnait un peu d’air à Mayol, grâce à son premier essai en rouge et noir (21-10, 65e), avant que Kpoku ne profite de la fatigue bretonne pour inscrire l’essai du bonus (28-10, 76e).

    Loin de démériter et parfois très intéressant dans le jeu combiné, Vannes n’abdiquait pas, mais ne parvenait plus à faire sauter le verrou toulonnais, à l’image de deux longues séquences de pilonnage infructueuses de la ligne d’en-but dans le dernier quart d’heure, et cela jusqu’après la sirène.

    Résistant sans être pleinement convaincant, le RC Toulon est parvenu à sauver l’essentiel, et à s’offrir cinq point vitaux pour se rassurer, et ne pas plonger dans la crise.

    TOULON 28 – 10 VANNES (MT : 7-10)

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    Points Toulon : 4E Albornoz (33e), Ribbans (53e), Fickou (65e), Kpoku (76e) ; 4T Jaminet (33e, 53e, 65e), Albornoz (76e)

    Points Vannes : 1E Hulleu (22e) ; 1T Cotamanac’h (22e) ; 1P Cotamanac’h

    Cartons jaunes : Ludlam (10e) pour Toulon

    TOULON : Ametlla (Gros, 47e), Baubigny (Damond, 47e), Sinckler (Sorhaindo, 47e) – Mezou (Rebbadj, 54e), Ribbans (Ollivon, 54e) – Abadie, Kpoku, Ludlam (cap.) – White (Serin, 54e), Albornoz – Ferté, Brex, Jones (Fickou, 52e), Cowie – Jaminet (Kaletaona, 67e). Entraîneurs : Pierre Mignoni et Franck Azéma

    VANNES : Beria (Djehi, 52e), Sanerivi (El Bibouji, 52e), Bourgeois (Schonert, 56e) – Marks (Kalamafoni, 64e), Desjeux (Mézou, 52e) – Blanc-Mappaz (cap.), Pedemonte (Augry, 52e), Ishagashvili – Kuruvoli (Le Bail, 48e), Cotarmanac’h – Hulleu, Tabuavou, Stevenson, Surano – Jonas (Benmegal, 69e). Entraîneur : Jean-Noël Spitzer

  • [Rugby] Montpellier et sa bande d’ex-Toulousains

    [Rugby] Montpellier et sa bande d’ex-Toulousains

    Ni indifférence, ni défiance. Le stade toulousain et Montpellier rugby ne vivent pas tout à fait sur la même planète même s’ils se sont croisés au sommet du rugby français le 27 juin lors d’une finale (28-20) moins inégale qu’imaginée. Et se retrouvent dimanche 27 septembre sur les bords de la Garonne.

    Entre Toulouse et Montpellier, les deux pôles de l’Occitanie, les ponts ne sont pas coupés. L’un, centenaire aux 25 titres, et l’autre, qui fête son 40e anniversaire avec un seul Brennus sous le bras, ne vivent toutefois pas sur la même rive. Le Stade est une institution dans la ville de Nougaro, le MHR tente de construire son histoire dans une période fertile, avec le manager Joan Caudullo comme nouveau guide.

    Dans un passé récent, Montpellier a cherché à s’inspirer du modèle toulousain, qui concilie style attractif et palmarès hors-norme, mais la greffe n’a jamais pris. Entre 2019 et janvier 2021, le manager Xavier Garbajosa, biberonné par l’ex-gourou Guy Novès, a vainement cherché à importer l’ADN toulousain au côté de Jean-Baptiste Elissalde.

    Caudullo y puise certains principes, comme la confiance au long cours, mais ne veut en rien imiter le jeu de mains toulousain. « Depuis quarante ans, le jeu de Montpellier a toujours été comme ça. Avec des avants forts et costauds qui doivent dominer l’adversaire pour pouvoir gagner. Le MHR a un ADN, on veut y rester fidèle. Si on y reste fidèle, si on préserve le même état d’esprit, on réalisera une bonne saison » répète-t-il. Mantra du Languedoc.

    Cela n’empêche pas Montpellier de recycler d’anciens toulousains en rupture de ban, de confiance ou de jeu. Au cours de l’été deux anciens joueurs du Stade toulousain ont rejoint l’Hérault. Le trois-quarts Dimitri Delibes, confronté à une concurrence féroce, et Sébastien Bézy, demi de mêlée qui a transité pendant plusieurs saisons à Clermont.

    « Ce n’est jamais facile de faire sortir des joueurs de ce club-là » remarque Caudullo, qui a réussi à convaincre Delibes malgré les convoitises de Toulon et Bayonne.

    Ces deux joueurs de la ligne arrière gonflent la diaspora toulousaine. Ils rejoignent quatre avants qui ont défriché la passerelle entre Ernest-Wallon et le complexe Du Manoir. L’ancien international Yacouba Camara (17 sélections), originaire de la banlieue parisienne, a été le premier à franchir le pas. Ensuite, Bastien Chalureau, en quête de rédemption après une affaire judiciaire, Florian Verhaeghe et Christopher Tolofua, passé par les Saracens et Toulon, possèdent en eux une graine toulousaine.

    Verhaeghe (29 ans), rappelé en équipe de France au cours de l’été, incarne le savoir-faire des avants du champion de France. Le seconde ligne international (5 sélections) malaxe féroce goût du combat et habileté dans le jeu. Entre ombre et lumière qu’il fuit quelque peu.

    Le discret grand échalas (2,04m), qui plane sur la touche, est aujourd’hui une valeur sûre du pack montpelliérain, mis en avant par son manager Joan Caudullo. « Florian est dans une continuité des performances qui l’ont amené à être en équipe de France cet été. Il a un objectif et on a un objectif pour lui : les tests de novembre. Il ne fait pas partie de cette fameuse liste de 33, mais en tout cas on va mettre en place les choses pour qu’il soit performant chez nous et en forme en novembre parce que je reste persuadé qu’il y sera s’il continue à être aussi performant qu’il l’est sur les deux premiers matchs », apprécie le manager.

    Ces quatre joueurs se sont fondus dans le moule montpelliérain. Trois d’entre eux, avec le pilier Mohamed Haouas, le 3e ligne Alex Bécognée et le centre Arthur Vincent, tissent le fil conducteur d’un MHR, champion en 2022, finaliste en 2026.

    Dimitri Delibes est un cas à part. Le solide trois-quarts (1,90m, 85 kg), promis à jouer à l’aile plus qu’au centre, est une pièce rapportée de la magie toulousaine. La première de l’histoire. Celle d’un jeu où l’on peut relancer du bout du terrain selon l’inspiration de Dupont, Ntamack, Ramos, Capuozzo, Gourgues ou Menoncello…

    Delibes (27 ans) peut tout à la fois asseoir la légitimité de Montpellier et donner des ailes à un jeu circonscrit pour l’heure à la force première de ses avants. Son doublé devant Perpignan peut tout à la fois élargir le champ d’action de la bande à Caudullo et inciter d’autres joueurs de son profil à rebondir de Toulouse à Montpellier. Pour le moins, il lance sa saison à l’heure de retourner dimanche à Toulouse. Loin de toute indifférence.

  • [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    Une bataille fratricide. Corentin Mézou, deuxième ligne du Rugby Club Toulonnais depuis l’été 2024, défiera une nouvelle fois son grand frère Timothé, ce samedi, à l’occasion de la quatrième journée de Top 14 face à Vannes. Le Varois avait notamment affronté son aîné lors de sa deuxième titularisation chez les Rouge et Noir en septembre 2024. « On ne s’est pas “mis de pièce“, mais entre nous c’est toujours essayer de savoir qui va manger l’herbe », a lancé Timothé à nos confrères du Midi Olympique. « Maman ne veut pas regarder le match et papa doit être comme un dingue », a poursuivi le Vannetais. Les frères Mézou ont débuté le rugby au sein du même club, l’Union rugbystique de Landerneau, en Bretagne. Une région chère à Corentin, qui a par ailleurs réalisé une partie de sa formation au RC Vannes, entre 2020 et 2023.

    Deuxième titularisation de suite

    Touché à l’épaule lors du match de préparation face à Clermont, le deuxième ligne toulonnais a retrouvé sa place dans le quinze lors du déplacement à Castres le week-end dernier. Il sera de nouveau titulaire face aux Hermines, aux côtés de l’international anglais David Ribbans. « Solide en défense, performant en touche et très impliqué dans le combat », comme l’a souligné Laurent Emmanuelli, directeur sportif du RC Toulon, Corentin a prolongé cet été son contrat dans la rade jusqu’en juin 2029.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • Zidane débute par une victoire

    Zidane débute par une victoire

    C’était le grand soir, le début des choses concrètes. Zinédine Après une première période délicate, Kylian Mbappé a trouvé la faille (54e), mais s’est blessé au genou sur sa frappe. Le capitaine a été immédiatement remplacé. Les Turcs ont ensuite été moins frileux que lors du premier acte, ce qui a conduit Mike Maignan à intervenir plusieurs fois pour conserver le score. Le gardien turc a été expulsé en fin de partie pour une main en dehors de la surface, mais le score est finalement resté à 1-0 jusqu’au bout. Prochain match dès lundi, à Bruxelles, face à la Belgique.

  • [Hockey sur glace] Les Marseillais prêts à défier les Niçois avec un renfort

    [Hockey sur glace] Les Marseillais prêts à défier les Niçois avec un renfort

    C’est le derby du Sud. Auteurs d’un bon début de saison, les Spartiates de Marseille vont accueillir les Aigles de Nice, ce dimanche (18h30) au Palais omnisports Marseille grand-est, à l’occasion de la cinquième journée de Ligue Magnus. Les deux formations se sont récemment affrontées lors du Trophée de la Région Sud, où les protégés de Luc Tardif ont remporté la finale devant leurs supporters. Le premier « round » a été donc remporté par les Spartiates, mais les Aigles n’ont pas dit leur dernier mot. Victorieux des Gothiques d’Amiens (4-3, ap.) et du Hormadi d’Anglet (3-2), avant d’être défaits sur le fil par les Jokers de Cergy-Pontoise aux tirs au but (6-5, ap.), les Niçois ont pu compter sur l’efficacité d’Hugo Nogaretto, décisif à quatre reprises.

    Un attaquant suédois peut

    en cacher un autre

    Après Adel Koudri, l’attaquant suédois Oscar Gustafsson s’est à son tour blessé, lors du match face aux Dragons de Rouen. Avec deux absents sur le secteur offensif, le staff des Spartiates a engagé Anton Gradin. Vice-champion d’HockeyAllsvenkan (championnat suédois) en 2023-2024 et sans club depuis la faillite du club norvégien du Sparta Sarpsborg, le Scandinave est déjà auteur d’une passe décisive et d’un but, vendredi, contre Bordeaux.

  • Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Organiser un marathon demande autant, voire plus, de préparation que de courir 42,195 km. Après avoir ouvert les inscriptions en novembre dernier, le top départ est imminent. « On a hâte d’y être, de voir ce bel événement avec un affect important puisqu’on est du territoire », souligne Bertrand Delhomme, coorganisateur avec Christophe Cecco. Les deux Vauclusiens sont déjà à la manœuvre sur des courses dans le département mais changent de braquet avec cette première édition du marathon, mais aussi du semi.

    Depuis plusieurs jours, la température sportive monte en ville avec de grandes affiches roses annonçant l’événement, des panneaux d’information indiquant les restrictions et un marquage au sol du parcours avec une trace rose (marathon) et orange (semi). Et comme pour un départ, beaucoup de monde s’est pressé ce vendredi après-midi devant l’espace Jeanne-Laurent pour l’ouverture du village et le retrait des dossards. Parmi les premières, Pascale qui repart même avec plusieurs dossards. « J’ai récupéré celui des copines de l’équipe féminine de Pujaut [Gard, côté Grand Avignon], on est six au total à participer au semi », indique-t-elle.

    Au total, 4 000 coureurs s’élanceront dimanche depuis la gare centre jusqu’au centre de loisirs de la Barthelasse et un parcours roulant. 2 400 sont inscrits sur le marathon (départ 9h) et 1 600 sur le semi (départ 8h). « Il y a 1 350 Vauclusiens et 300 Avignonnais mais 85 départements et 15 nationalités sont représentés dont beaucoup d’Allemands et de Belges », détaille Bertrand Delhomme. L’organisation est aussi rendue possible par la mobilisation des services municipaux, impliqués dans la logistique, sécurisation et nettoyage. « Cela va être exceptionnel, la météo aussi », prédit Xavier Bourgue, adjoint aux sports, saluant aussi la participation de partenaires privés (NGE) mais aussi de 550 bénévoles. « Pensez à eux tout au long du parcours, faites-leur un sourire et remerciez-les », invite Bertrand Delhomme.

  • [Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle

    [Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle

    Légende, joueur emblématique, capitaine d’expérience, appelez-le comme vous voulez, mais Ugo Crousillat a marqué de son empreinte le club du Cercle des nageurs de Marseille. Le partenariat remplit de succès entre les deux parties n’est d’ailleurs pas près de s’arrêter. Le poloïste de 35 ans (36, le 27 octobre) a prolongé son contrat alors qu’il courait déjà jusqu’en 2028. Le CNM a sorti sa carte +2 pour conserver son attaquant jusqu’à la fin de la décennie. Le premier pas est venu des dirigeants phocéens.

    « Ce n’est pas quelque chose que j’avais dans ma tête tout de suite. Moi, je me projetais déjà jusqu’en 2028. Puis j’ai eu l’agréable surprise, même si ce n’en était pas vraiment une, que le club, à la fin de la saison, m’a fait savoir qu’ils étaient très contents de moi et ils m’ont proposé d’étendre mon contrat jusqu’en 2030. J’ai été très heureux, très honoré, sincèrement. Surtout quand ça vient de son club de cœur », explique le principal intéressé. Le rendement d’Ugo Crousillat est également toujours aussi bon. Rien qu’en championnat, l’an passé, il a inscrit 32 buts en seulement 11 rencontres. Le natif de Marseille a frôlé les trois buts par match dans une Pro A que le CNM a une nouvelle fois largement dominé. Mais pas question de se reposer sur ses lauriers à cause de ce contrat longue durée. Les lauriers, justement, il veut les récolter encore et encore.

    « C’est cool, on pourrait dire j’ai mon contrat jusqu’en 2030, je suis peinard. Je ne le vois pas du tout comme ça. Je le vois vraiment comme une grande responsabilité, parce que je sais ce que représente le sport de haut niveau en termes d’investissement, en termes de sacrifice, surtout dans un club comme Marseille qui a de grandes ambitions. Et si je le fais, c’est pour être au top jusqu’en 2030. » La surprise de cette offre passée, le joueur a accepté sans tergiverser cette proposition puisqu’il n’envisageait pas de dire stop en 2028. Désormais, il est lié à son club de cœur jusqu’à ses 40 ans. Un chiffre symbolique pour boucler une carrière et basculer vers une autre.

    La préparation mentale dans un coin de sa tête

    Ugo Crousillat pense déjà à la suite, c’est la vérité, mais sa concentration sur le water-polo reste totale. « Ma grande priorité aujourd’hui, c’est de performer avec le Cercle. On va dire que c’est 95% de ma vie professionnelle. J’ai été formé en préparation mentale, en coaching mental aussi, qui sont deux choses différentes. Je fais depuis un peu plus d’un an de l’optimisation du potentiel. J’ai déjà commencé, j’accompagne aujourd’hui des sportifs de haut niveau, des chefs d’entreprise. Je fais un mix de la préparation mentale, du coaching, de ce que j’ai appris dans ma carrière de sportif de haut niveau, de mes rôles de capitaine », énumère-t-il.

    L’attaquant travaille aux côtés d’une académie de jeunes footballeurs, sur le sujet de la préparation mentale. « Une passion », d’après ses dires, même s’il ne sait pas encore si « ce sera à 100% mon métier ou quelque chose à côté de mon métier ». Le Marseillais hésite également sur un autre plan : l’équipe de France. En retrait depuis janvier, il pèse en ce moment le pour et le contre, laissant une ouverture pour revenir tout en évoquant le niveau de fatigue qu’engendrent les stages avec les Bleus. En attendant une décision, la Pro A reprend dès ce samedi, contre Montpellier (18h), avant la Supercoupe d’Europe, mercredi à Barceloneta. L’exploit est permis et ce sera avec Crousillat.

  • Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Provence Rugby était à la recherche du match parfait et ce n’était pas encore pour ce vendredi soir. Loin de là. Dans un duel déséquilibré seulement sur le papier, entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2, les Aixois ont failli chuter à domicile, face à Aurillac (24-20). Une victoire arrachée dans les dernières minutes pour rester invaincu avant les deux semaines de repos.

    Les balbutiements ont été trop nombreux, pour des Aixois globalement méconnaissables lors du premier acte. Dès l’entrée de partie, Aurillac a mis la pression aux locaux. Un essai refusé à la 2e minute puis un autre, cette fois bien valable, dans les secondes qui ont suivi. Le score est rapidement monté à 10-0, tant les hommes du Cantal ont malmené la ligne provençale.

    Il a fallu patienter jusqu’à la 26e minute pour voir les premiers points des Noirs. À la suite d’un long ballon porté, le talonneur Romain Latterrade a aplati sur le côté gauche du terrain. Un essai, une pénalité et c’était tout à la pause, tant Provence a réalisé des fautes de main au moment de passer devant (10-10).

    Deux constantes durant ce match : le Stade Aurillacois a le plus grand mal à défendre les mauls et les en-avant dans la zone de marque se sont multipliés pour les Provençaux. À force de manquer des opportunités, les hommes de Philippe Saint-André ont été punis. Avant l’heure de jeu, l’ailier Ronald Pieters est venu ajouter 7 points au compteur des visiteurs.

    Des entrées décisives

    Le banc a heureusement été impactant pour Provence Rugby. La rentrée d’une nouvelle première ligne a apporté du sang neuf et les arrières ont usé la ligne d’Aurillac. Au point de voir les Rouges accumuler les fautes devant leur en-but. Un carton jaune plus tard, Aix-en-Provence a trouvé la faille au près par Pontanier, son 1er essai au club, puis par l’autre pilier remplaçant, Eliott Nyemsi. La fatigue a eu raison des Auvergnats, d’une grande bravoure toute la partie, comme les Narbonnais il y a de ça deux semaines. Arthur Coville et ses coéquipiers réalisent le 5 sur 5 sur ce bloc, sans briller continuellement.

    PROVENCE 24 (10)

    AURILLAC 20 (10)

    5e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Environ 8 000 spectateurs

    Essais : Latterrade (26e), Pontanier (69e), Nyemsi (73e) pour Provence ; Pelesasa (3e), Pieters (54e) pour Aurillac

    PROVENCE : Vareiro – Cellio, Bituniyata, Lenoir, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    AURILLAC : Staniforth – Pieters, Bastard, Vergnaud, Yabaki – Abzhandadze, Labarbe – Pelesasa, Coustalat, Huurman – Rolland, Ganiashvili – Burduli, Khonelidze, Mtchedlidze

    Entraîneur : Roméo Gontineac

  • Grandes voix des Spartiates

    Grandes voix des Spartiates

    Perchés à quelques mètres au-dessus de la glace, ils bénéficient d’une vue imprenable sur le jeu. Depuis le début de la saison, Alain et Avesta, deux fervents supporters des Spartiates de Marseille, font partie du quatuor de commentateurs « bénévoles » qui se relaient lors des matches à domicile diffusés sur Magnus TV, la plateforme officielle du championnat. « Il y a pas mal d’improvisation parce que ça va très vite », confie Alain, passionné de hockey sur glace depuis de nombreuses années. Il suit les Spartiates depuis la saison 2015-2016, celle où le club marseillais a accédé à la Division 2, soit le troisième échelon national.

    Et quand l’association lui a proposé de devenir commentateur, lors de la montée en Ligue Magnus en 2023, il n’a pas hésité à accepter le challenge. « C’est vrai que je parle assez facilement et du coup je me suis pris au jeu », raconte le membre de l’ancien groupe de supporters, Dark Spartan, où sa voix était déjà un atout au mégaphone. Pour cette rentrée des Spartiates, l’expérimenté commentateur est désormais accompagné d’Avesta, supporter « récent » des hockeyeurs marseillais. « Je les ai découverts par le biais d’amis. Je suis venu une première fois et j’ai trouvé ça incroyable. Je me suis rapidement pris de passion pour cette équipe et ce sport, où je trouvais tout ce que je ne retrouvais plus dans le football : de la combativité et de l’intensité. C’est vraiment un amour tardif, mais c’est vraiment génial », souligne le jeune homme au béret blanc, dans le style Peaky Blinders.

    « À la sauce marseillaise »

    Derrière ses lunettes teintées, Avesta cherche également à « retransmettre les émotions » qu’il vit au bord de la glace. Ce qu’il faisait déjà durant son enfance lorsqu’il commentait ses matches de PES [Pro Evolution Soccer, célèbre jeu vidéo de football, Ndlr] tout seul dans sa chambre. Sauf que le jeune bénévole se retrouve aujourd’hui à décrypter des rencontres de hockey sur glace pour plusieurs milliers d’auditeurs. Surtout quand le flux est parfois repris par Sport en France et BFM Marseille Provence, où les supporters des équipes adverses sont nombreux à être devant leur téléviseur. « De base, on s’adresse à des passionnés de hockey qui ne tombent pas par hasard sur le match et payent exprès un abonnement pour voir leurs équipes favorites. Mais on doit également ne pas oublier que certains peuvent parfois découvrir ce sport pour la première fois. Il faut savoir expliquer certaines actions et vulgariser le hockey », détaille Alain. Face aux Dragons de Rouen mardi, les deux commentateurs sont montés à quatre reprises dans les aigus, sur les quatre buts inscrits par les Spartiates. « (Emil) Tavernieeeer ! », a lancé par deux fois Avesta, conscient que le jeune attaquant finno-français a marqué les esprits des spectateurs présents dans la patinoire et devant leur écran.

    « On essaie d’être le plus objectif possible, mais toujours à la sauce marseillaise », sourit le jeune Phocéen, pourtant originaire de la Capitale. « On essaie de mettre vraiment la ferveur qu’on a au fond de nous », ajoute-t-il, en donnant des surnoms aux hockeyeurs locaux comme « le bouclier » pour le gardien tchèque Libor Kasik, plébiscité par le public à chaque match.

  • Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Messieurs les chirurgiens, il faut stopper l’hémorragie. Après un enchaînement de trois défaites sur les trois premières journées de Top 14, le Rugby Club Toulonnais court désespérément après un premier succès.

    Le club varois n’avait pas connu un tel début de saison depuis l’exercice 2005-2006, où les Rouge et Noir venaient de retrouver le chemin de la première division. Ils avaient dû patienter jusqu’à la septième journée pour connaître leur première victoire. Un point à Bayonne (27-26), un autre contre La Rochelle (20-21), puis deux à Castres (29-27) : les protégés de Franck Azéma se sont toujours battus pour décrocher le bonus défensif à chacune de leur apparition. Mais l’heure est venue d’ouvrir leur compteur de victoires, et sortir de la zone rouge, face au RC Vannes, dernier du championnat avec zéro pointé.

    « Bien sûr qu’il y a beaucoup de déception, de frustration et de colère aussi, mais il n’y a pas le feu », lance Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu à pied du RCT. L’ancien demi d’ouverture estime que son équipe « ne doit pas être à trois points aujourd’hui ». Mais « il y a eu pas mal de changements dans notre fonctionnement, dans notre système de jeu, il faut du temps pour que ça se rode », poursuit le membre de l’encadrement du XV de France.

    Vannes, pas une blague

    Si « des axes d’amélioration » ont été visibles contre Castres le week-end passé, notamment sur « les zones de ruck », Toulon va devoir se méfier de leurs adversaires du jour. Eux aussi ont également besoin à tout prix d’une victoire pour, enfin, lancer leur saison. « C’est une équipe qui produit un beau rugby, qui aime tenir le ballon et solide en conquête », souligne Petitjean. « On ne peut pas parler de Vannes comme une petite équipe », ajoute-t-il, en ayant à l’esprit leur dernier match assez serré face au Stade Toulousain (défaite
    23-29). Les Bretons avaient déjà tenu tête aux Varois à Mayol, il y a deux ans, où le match s’était décanté à partir de la 63e minute. Le retour a été plus salé pour les Toulonnais, défaits en encaissant 29 points et un bonus offensif. « On a très bien préparé ce match. Maintenant, à nous de mettre les choses en place le jour J si on veut faire un gros match et l’emporter », conclut Maxime Petitjean, persuadé qu’il y a « un peu de pression ».

    REPÈRES

    Slimani blessé

    Le pilier droit Rabah Slimani, arrivé sur la Rade cet été en provenance du Leinster, s’est blessé lors de la courte défaite à Castres (29-27), le week-end dernier. L’international français est victime d’unefracture du pouce. Il sera donc éloigné des terrains plusieurs semaines. Son absence s’ajoute à celle d’un autre pilier droit, le Géorgien Beka Gigashvili.

    Match à la Mosson

    Confirmé par L’Équipe, Montpellier devrait recevoir Toulon au stade de la Mosson, le dimanche 4 octobre à 21h05,à l’occasion de la cinquième journée de Top 14.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.