Category: sports

  • JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    Face à la polémique liée au coût jugé exorbitant pour installer les épreuves sur glace à l’Allianz Riviera de Nice, Roger Didier, maire (DVD) de Gap, avait, à plusieurs reprises, proposé sa ville comme alternative moins onéreuse. « Gap est un haut lieu des sports de glace en France, comme en témoignent les quatre titres de champion de France remportés par son équipe de hockey. […] De plus, l’accueil de certaines épreuves à l’Alp’Arena […], permettrait de remédier aux enjeux budgétaires que pose le projet d’une triple patinoire à Nice », argumentait l’élu dans un communiqué paru en novembre, proposant notamment l’accueil du curling à la patinoire gapençaise.

    L’Alp’Arena proposée

    « Nous avons expertisé tous les sites, répond Renaud Muselier, président de Région, ce lundi. Nous avons eu la confirmation qu’il n’y avait pas les équipements, qu’à Gap, c’était trop petit. » La ville de Gap n’a, à cette heure, pas réagi à l’annonce de dimanche. Mais, avec le ski alpin majoritairement en Savoie et les épreuves en patinoire déplacées à Lyon, cette décision risque de faire grincer des dents dans le département, où certains dénonçaient déjà un déséquilibre entre les Alpes du Sud et celles du Nord dans la répartition des compétitions majeures.

  • [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.

    Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.

    Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.

    Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.

    La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?

    Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.

    Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?

    J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.

    Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?

    J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.

    Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?

    J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.

    Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?

    J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.

  • Premier jet du bouchon studieux pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Premier jet du bouchon studieux pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Comme un air de rentrée. à un peu plus d’un mois du coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, programmée du 5 au 8 juillet au parc Borély, une grande partie des membres de l’organisation était réunie lundi dans la salle Les Rotatives, au siège du journal La Marseillaise.

    Initié par Maryan Barthelemy, le nouveau directeur de l’épreuve et directeur des événements du journal, ce rendez-vous a été l’occasion de présenter les grandes lignes de cette Marseillaise 2026 et pour les nouveaux venus, de faire connaissance.

    Autour de lui, Léo Purguette, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Maurice Caumel, le directeur technique et son successeur désigné, Étienne Paolacci, ainsi que l’ensemble des chevilles ouvrières, bénévoles, salariés et amis du journal ou partenaires, de ce concours unique en son genre.

    Car la fête s’annonce cette année encore hors-norme. Lundi matin plus de 2 150 équipes étaient déjà engagées, représentant plus de 90 départements français et pas moins de 25 pays étrangers. Appliquée et conviviale, à l’image du Mondial, cette réunion de travail a permis de faire le point en interne sur l’état d’avancement de l’organisation, de cibler les derniers points chauds à régler et de focaliser sur les points d’attention liés aux changements qui interviendront cette année dans le déroulement de l’événement.

    Mais nous garderons encore quelques semaines la surprise…

  • Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Cinquante-six ans de vie et peut-être une première dans l’élite du rugby français. À travers toutes ces saisons, le club aixois a progressé dans la hiérarchie nationale jusqu’à s’établir depuis quelques années en deuxième division. Mais tout a commencé lors de l’été 1970. « Il y avait un club de rugby sur Aix, qui était l’AUC Rugby, donc une section du club omnisports universitaire d’Aix-en-Provence. Cette section rugby avait été assez florissante, puisqu’elle avait des équipes à tous les niveaux, c’était un club assez important. Il y a un ensemble de dirigeants qui en ont eu un peu marre de cette direction de l’AUC. Ils ne se reconnaissaient pas trop dans cette direction universitaire et ils ont décidé de débaptiser le club et de fonder l’Aix Rugby Club », explique Jean-Luc Chovelon, ancien journaliste de La Marseillaise et auteur d’un livre historique sur Provence Rugby.

    Un nom aujourd’hui bien connu a lancé cette nouvelle aventure : Maurice David. Avocat aixois et amateur de rugby, il va être l’un des instigateurs de ce projet. « C’est effectivement la figure tutélaire de la création de ce club », appuie Jean-Luc Chovelon. Il en a été le premier président, jusqu’en 1973, alors que le club évoluait dans les championnats régionaux.

    Pour chaque nouvelle équipe, il faut forcément des couleurs. Il a fallu trouver un terrain d’entente et se réunir autour d’une seule nuance. Le choix a été vite fait. « Ils avaient tous des maillots à dominance jaune et noir, qui étaient les couleurs de l’AUC. Ils ont tout teint en noir, c’était la seule couleur qui leur permettait de pouvoir uniformiser tous ces maillots. » La couleur noire est restée jusqu’à aujourd’hui. Dès la fin des années 1970, l’ARC découvre les compétitions nationales et ne fait que progresser…

  • Le Sud conserve uniquement les épreuves haut-alpines

    Le Sud conserve uniquement les épreuves haut-alpines

    Cette fois-ci, la carte des sites ne devrait presque plus bouger. Depuis les balbutiements de la candidature Alpes 2030, certains ouvrages olympiques ont voyagé de station en station au gré des accords et désaccords avec les mairies alpines. La question du ski alpin n’est d’ailleurs pas totalement réglée ; elle devrait l’être dans les prochaines semaines.

    Un pôle était pourtant censé rester inchangé, tant l’entente entre Christian Estrosi (ex-maire Horizons de Nice) et Renaud Muselier était importante. Mais les tournois de hockey sur glace, le patinage artistique et le short-track basculent donc vers la région lyonnaise. Nice a tout perdu, depuis l’élection d’éric Ciotti (UDR), et la région Sud laisse sa voisine Auvergne-Rhône-Alpes organiser la majorité des épreuves. « Les deux régions devaient se partager équitablement les médailles. Finalement, le Sud passe de 52 à 33 médailles avec des épreuves concentrées sur le pôle briançonnais », expliquait, ce lundi, Renaud Muselier.

    Sept disciplines en attendant la huitième

    Les Jeux Olympiques 2030 n’auront pas lieu dans les Alpes-Maritimes, mais les Hautes-Alpes seront bien hôtes d’une partie de la compétition. Les villages de Montgenèvre et Serre-Chevalier se partageront le ski et snowboard freestyle, avec, au minimum, sept disciplines différentes. Le saut acrobatique, le ski de bosses et le big air se tiendront dans la dernière citée. Montgenèvre accueillera le reste, c’est-à-dire le halfpipe, le slopestyle, le snowboard alpin, ainsi que le ski et le snowboard cross. Le Sud conserve les épreuves les plus modernes et spectaculaires des JO : les sensations fortes seront au rendez-vous pour athlètes et spectateurs. Elles sont également les plus accessibles financièrement, avec des prix plus attractifs que les sports rois que sont l’alpin, le hockey et le biathlon.

    Les Hautes-Alpes devraient empocher une discipline supplémentaire, d’ici à la fin du mois de juin. Cela était convenu de longue date entre les deux régions : les épreuves additionnelles doivent se dérouler dans le Sud. Finalement, seul le ski-alpinisme sera proposé au Comité international olympique (CIO). Pas de freeride, qui avait été un temps évoqué pour la station de La Grave. Hôte d’une étape du tour mondial, Puy-Saint-Vincent est une habituée des grands événements, mais une entrée dans la carte des sites paraît improbable.

    Pour accueillir tous ces sportifs, il faut un village olympique. Basé à Briançon, il sera aménagé sur un site classé, le fort des Têtes. Édifice érigée par Vauban au XVIIIe siècle, il dispose de 36 000 m² et se trouve perché à 1 400 mètres d’altitude. Plus d’un millier d’athlètes y vivront lors de la quinzaine olympique.

    Ces modifications doivent être validées durant la commission exécutive du 11 juin. Ensuite, le CIO décidera, lors de sa 145e session, les 24 et 25 juin à Lausanne, de confirmer ou non la totalité de la carte des sites. Si le dossier est accepté, le comité d’organisation pourra enfin démarrer les différents chantiers. Une nouvelle étape importante dans la préparation des JO 2030.

  • Opération dégraissage pour Grégory Lorenzi à l’OM

    Opération dégraissage pour Grégory Lorenzi à l’OM

    À peine embarqué à bord du navire marseillais, le nouveau directeur du football de l’OM, Grégory Lorenzi, n’a pas le temps de prendre ses marques. Il doit immédiatement se pencher sur un dossier crucial pour l’avenir à court terme du club phocéen : l’équilibre des comptes.

    Selon plusieurs estimations, l’Olympique de Marseille doit réaliser entre 50 et 60 millions d’euros de ventes lors du mercato estival afin de réduire son déficit et présenter des garanties suffisantes. Un enjeu majeur à l’approche du passage, toujours redouté, devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

    D’ailleurs, le club olympien a sollicité un report de son audition auprès du gendarme financier du football français. Selon L’Équipe, cette demande a été acceptée. Les dirigeants marseillais espèrent désormais être auditionnés à la fin du mois de juin, le temps de conclure plusieurs transferts et d’assainir leur situation financière avant ce rendez-vous décisif.

    En parallèle, Grégory Lorenzi doit également trancher la question de l’entraîneur. À ce jour, Habib Beye n’a toujours pas été officiellement informé d’une rupture de contrat. Pour éviter d’éventuelles sanctions, la direction marseillaise va devoir se séparer de certains éléments à forte valeur marchande. Parmi les principaux candidats à un départ figurent Mason Greenwood, Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Højbjerg, tous considérés comme des actifs majeurs.

    De grosses ventes

    et de gros salaires en moins

    Le dossier de l’ailier anglais s’annonce comme le plus délicat à gérer. Valorisé autour de 55 millions d’euros par Transfermarkt, le troisième meilleur buteur de Ligue 1 la saison passée susciterait notamment l’intérêt de l’AS Rome. Un élément complique toutefois l’équation : Manchester United percevra 40% du montant d’un éventuel transfert de son ancien Golden Boy. « Il fait partie des joueurs qui font l’objet d’une grande réflexion. S’il y a une opportunité qui se présente, forcément, elle sera à étudier », a confié Grégory Lorenzi dans les colonnes de L’Équipe.

    Le cas du défenseur international argentin, convoqué avec l’Albiceleste pour la prochaine Coupe du monde, ainsi que celui du milieu de terrain danois, mieux rémunéré du club, restent également ouverts, en l’absence d’offres concrètes pour le moment.

    Au-delà des indemnités de transfert, certains départs permettraient aussi de réduire significativement la masse salariale. Geoffrey Kondogbia (450 000 euros mensuels) et Pierre-Emerick Aubameyang (350 000 euros mensuels) figurent parmi les principaux concernés.

    Le milieu de terrain centrafricain de 33 ans serait notamment proche d’un départ vers Sunderland, révélation de la dernière saison de Premier League. D’autres noms comme Gouiri, Medina et Aguerd pourraient apparaître après la Coupe du monde (du 11 juin au 19 juillet).

    Près de 12 millions d’euros grâce à la Ligue Europa

    Avec sa cinquième place en Ligue 1, l’Olympique de Marseille s’est qualifié pour la phase de groupes de la Ligue Europa. Avant même le début de la compétition, le club phocéen est déjà assuré de percevoir plusieurs millions d’euros de la part de l’UEFA. Cette qualification lui garantit une prime de participation de 4,31 millions d’euros, à laquelle s’ajoutent des revenus calculés en fonction de son parcours historique sur la scène européenne et de sa valeur sur le marché des droits télévisés. Selon les estimations publiées par Sportune, ces mécanismes pourraient rapporter près de 8 millions d’euros supplémentaires à l’OM. Une somme totale d’environ 12 millions d’euros, non négligeable.

  • Les choses sérieuses vont commencer pour le Rouet

    Les choses sérieuses vont commencer pour le Rouet

    Après un ultime match de préparation face à la sélection des Bouches du Rhône (4 – 4), les Rouegasques ont pris la direction de Verano Brianza.

    C’est au cœur de la Lombardie, à quelques kilomètres de Milan, que les hommes au maillot jaune s’apprêtent à vivre leur premier grand rendez-vous international. Une participation à l’Euro 2026 de la Conifa, la fédération des micro-nations du football.

    « Un vieux baron a dit, au XIXe siècle, que l’important était de participer. Je lui réponds que non. L’important, c’est gagner. Et c’est ce que nos gars vont faire ! » Pierre Ie, prince du Rouet, résume la confiance qui anime le groupe de Lucien Jaselme.

    Celui qui, dans sa jeunesse, a évolué en Ligue 2 à l’AS Aixoise, et connu quelques sélections en équipe de France juniors, sous les ordres d’un certain Georges Boulogne, a su trouver les ingrédients pour construire un groupe solide et solidaire. Un groupe capable de se qualifier pour une phase finale d’un tournoi majeur après moins d’un an d’existence.

    Pour déterminer le groupe qui ira en Lombardie, il a testé une centaine de joueurs. « Notre inscription à la Conifa a été acceptée, grâce à notre dossier qui était en béton », souligne-t-il. Alors que l’Alsace et l’Occitanie ont été recalée, le Rouet a pu se lancer dans les éliminatoires. Terminer invaincu et décrocher la timbale.

    «C’est un plaisir de travailler avec un tel groupe. Les gars sont sérieux, ils se sont préparés comme des pros, et c’est un véritable plaisir que de les retrouver pour lancer l’aventure de l’Euro» poursuit le sélectionneur national.

    Le Tessin en ouverture

    C’est au Beach café de la plage du Rouet qu’a eu lieu la dernière réunion, avant le grand départ. C’était l’occasion de présenter aux partenaires les 20 joueurs qui composent la sélection nationale. Et d’évoquer l’objectif sportif.

    «Sur ce que j’ai vu lors des derniers matches de préparation, mes joueurs sont très affûtés. Je peux donc dire que nous y allons pour rapporter le titre» insiste Lucien Jaselme. Pour lui, «tout va se jouer sur le premier match. Le gagner nous lancerait idéalement dans la compétition».

    Un premier match, mardi à 14 heures, face au Tessin. Une équipe qui fut leur premier adversaire lors des éliminatoires et que les Rouegasques avaient nettement dominé. «C’est Chypre du nord qui sera déterminant», poursuit le sélectionneur. «Ce sont les favoris, ils ont quelques joueurs évoluant en D1 turque». Réponse jeudi, à partir de 17h30. L’autre groupe se compose du Groenland, la Padanie et la Rhétie. Le premier de chaque groupe sera en finale. Pour les autres, suivront des matches de classement, le samedi.

    Trente accompagnateurs vont faire le voyage avec les joueurs. Pour les autres supporters rouegasques, une fan zone sera mise en place au Beach café sur la plage du Rouet. Quant aux rencontres, elles seront diffusées sur le site Conifatv.com

    Après l’Euro, la Principauté du Rouet songe au Mondial

    Pour les dirigeants de la sélection nationale du Rouet, participer à l’Euro des micro-nations n’est qu’une étape.

    Ils souhaitent ancrer leur formation, et leur nation, dans le paysage sportif et la géographie mondiale. Ainsi, après l’aventure en Padanie, d’autres projets sont sur le grill. Une tournée au Groenland est ainsi dans les cartons, ainsi que l’accueil de l’équipe du Penjab.

    Jérôme Baboulet et ses collègues travaillent également à organiser un match amical face à une sélection nationale Fifa, ce qui serait une première dans l’histoire de la Conifa. Enfin, la Principauté souhaiterait organiser la Coupe du Monde sur la Côte Bleue. Peut-être dès 2028.

  • Tomili Moirabou, de la Mars Cup à l’équipe fanion de Istres FC

    Tomili Moirabou, de la Mars Cup à l’équipe fanion de Istres FC

    Dans le football, certains parcours suivent une trajectoire toute tracée, tandis que d’autres empruntent des chemins plus sinueux. Celui de Tomili Moirabou, surnommé « Faïz » par ses proches, appartient incontestablement à la seconde catégorie. Formé à l’US Cheminots Grande Bastide dès l’âge de 10 ans, le Marseillais de 22 ans, originaire de la cité Maison Blanche dans le 14e arrondissement, a dû surmonter plusieurs obstacles avant de voir son talent reconnu. « Après les Cheminots, j’ai joué pendant sept saisons au SO Caillolais. Lorsque je suis arrivé en U19, je souhaitais rester au club pour évoluer au niveau national, mais il n’a pas souhaité me conserver », raconte le joueur d’origine mahoraise, arrivé en métropole à l’âge d’un an. Confronté à ce premier revers, Faïz décide alors de prendre du recul.

    Durant une saison blanche, il rejoint l’académie Garrincha, une structure spécialisée dans les stages de perfectionnement située à proximité de son quartier d’origine. « Cette expérience m’a permis de me préparer au monde senior », explique-t-il. Ses progrès lui ouvrent ensuite les portes de l’équipe réserve d’Aubagne FC. « J’ai eu l’occasion de m’entraîner à plusieurs reprises avec l’équipe première. Mais le club n’a finalement pas donné suite pour m’intégrer durablement au groupe », poursuit l’ailier gauche.

    Le tournant l’été dernier

    À l’issue de la saison 2024-2025, Tomili Moirabou participe à l’aventure de la Mars Cup, le prestigieux tournoi des quartiers marseillais. Aligné sous les couleurs de Saint-Just, il contribue au beau parcours de son équipe, qui atteint les demi-finales de la compétition. « Je savais que ce tournoi pouvait offrir de véritables opportunités aux joueurs qui y participent », confie celui qui décroche dans la foulée une place au sein du Carnoux FC, en National 3.

    Au fil des éditions, la Mars Cup s’est imposée comme une formidable vitrine pour les talents locaux. Plusieurs joueurs aujourd’hui reconnus y ont fait leurs premiers pas sous les projecteurs, à l’image de Yacine Benhattab, dit « Zino », ancien joueur d’Aubagne qui a évolué cette saison avec le Stade de Reims en Ligue 1 (prêté par le FC Nantes). Autre exemple, le Marocain Gessime Yassine, vainqueur de l’épreuve avec La Viste en 2024 avant de participer à l’épopée du RC Strasbourg jusqu’aux demi-finales de la Coupe de France 2026. À son tour, Tomili Moirabou espère transformer l’essai. Ses qualités de percussion, sa vitesse, son explosivité et sa capacité à évoluer sur plusieurs postes offensifs ont convaincu l’Istres FC, pensionnaire de National 2, de lui offrir sa chance dès la saison prochaine. À lui désormais d’écrire la suite de son histoire.

    Début de la 7e édition

    L’édition 2026 de la Mars Cup, célèbre tournoi des quartiers marseillais, a débuté dimanche 31 mai avec les premières rencontres des phases de poule au stade La Martine. Les huit équipes en lice vont s’affronter lors de chaque dimanche du mois de juin. Les deux meilleures formations de chaque poule seront qualifiées pour les demi-finales, qui se tiendront le 24 juin. La grande finale aura lieu le 28 juin. Entre-temps, la compétition féminine et le tournoi juniors se produiront le week-end du 13 et 14 juin au stade Pierre-Delort.

    Billetterie disponible via la plateforme Shotgun

  • « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    Utiliser le football comme outil de lien social, d’expression et de réappropriation de l’espace public. Telle est l’ambition portée par Archipel 13, association marseillaise d’éducation populaire, sportive et artistique, à travers son événement « Foot 2 Meufs ». Organisée en partenariat avec l’US Endoume Catalans, cette deuxième édition, mêlant football féminin, culture, pratiques artistiques et initiatives associatives, s’est tenue dimanche au stade Francis Di Giovanni.

    Sortir des préjugés

    « Le projet est parti du besoin d’un groupe de filles qui expliquaient qu’il leur était compliqué de pratiquer le football, que ce soit à l’école ou en club », raconte Léna Jimenez, cofondatrice de l’association. Elle souligne notamment que certaines jeunes filles se heurtaient à des difficultés financières pour assumer le coût de la licence et de l’équipement nécessaire. Mais l’obstacle principal résidait surtout dans le regard porté sur elles. « Elles recevaient sans cesse des jugements, y compris de la part de leur entourage. Nous avons donc voulu apporter une réponse à ce problème », insiste l’ancienne présidente. Dans l’imaginaire collectif, le football reste encore trop souvent considéré, à tort, comme un sport masculin. Au fil de ces temps de partage autour du ballon rond, l’association a également ouvert la réflexion à d’autres thématiques. Des ateliers culturels, comme la photographie, mais aussi des échanges autour de questions sociétales, notamment sur la place des femmes et des personnes minorisées dans le football, ont ainsi trouvé leur place au sein du projet.

  • Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    En manquant le cadre sur le cinquième tir au but de son équipe, Gabriel a offert au PSG sa seconde Ligue des Champions.

    Ironie de l’histoire, les Parisiens vont pouvoir broder une seconde étoile sur le maillot grâce au coup de pouce d’un ancien de Ligue 1. En effet, avant de rejoindre Arsenal en 2021, Gabriel a porté le maillot de Lille durant deux saisons. Une seconde étoile qui a été plus dure à décrocher que la première.

    Car la finale à Budapest face aux Gunners anglais a été plus indécise que celle de Munich, où le PSG avait surclassé l’Inter (5-0). Il aura fallu l’habituel penalty providentiel, transformé par Ousmane Dembélé peu après l’heure de jeu, pour que les Parisiens reviennent dans le match.

    La suite est connue. Arsenal a joué la montre, misant sur les tirs au but. Et c’est le PSG qui s’est montré plus efficace dans cet exercice. « Le secret, ça a été de ne rien changer. Nous avons fait ce que nous devions faire… Nous avons un entraîneur qui nous pousse vers l’avant, depuis le premier jour du retour de vacances, il nous a parlé de ce deuxième titre. Il nous a montré le chemin… Le Paris Saint-Germain mérite d’être tout en haut », a confié Marquinhos, le capitaine parisien.

    Passage à l’Élysée

    Après une première nuit de célébrations dans la capitale hongroise, mais aussi à Paris et un peu partout en France, avec leurs cortèges d’exactions (lire ci-contre), la délégation parisienne est rentrée au pays.

    L’avion a quitté la Hongrie en début d’après-midi. Mais dès le petit matin, ils étaient près de 100 000 à se masser sur le Champ de Mars, à Paris, où était prévu un défilé des désormais doubles champions d’Europe.

    Malgré la chaleur et la très longue attente, le vol des Parisiens ayant pris du retard, la foule est restée. Ainsi que celle massée aux abords du Parc des Princes, point d’orgue annoncé de commémorations qui sont passées par un stop dans les jardins de l’Élysée, où Emmanuel Macron a reçu la délégation parisienne.

    Pour faire monter l’ambiance, des écrans géants diffusaient le voyage des deux bus des joueurs, partis de Roissy à 17h30. Des animations musicales, avec des concerts en direct, avec la Tour Eiffel en toile de fond, accompagnaient les acclamations de fans prenant leur mal en patience. Ainsi, des « Ousmane ballon d’or » ont fusé à plusieurs reprises pour saluer la performance du
    buteur parisien Ousmane Dembélé, tenant du trophée et désormais favori à sa succession. « La Marseillaise » a même été entonnée.

    C’est à 18h09 exactement que le cortège a débuté son défilé sur le Champ de Mars. En sortant par le grand portail de l’École militaire les coéquipiers de Marquinhos ont fait leur triomphale apparition devant le peuple de la capitale. Le capitaine brésilien du PSG portant la coupe aux grandes oreilles en tête du cortège remontant vers la Tour Eiffel.

    La fête gâchée

    Laurent Nuñez a annoncé dimanche que 780 personnes avaient été interpellées dans 71 villes de France lors des festivités consécutives à la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

    Le ministre de l’Intérieur a précisé que ces interpellations avaient donné lieu à 457 gardes à vue. Il a souligné qu’il y avait eu en France « 219 participants blessés dont huit graves, ainsi que 57 représentants des forces de l’ordre ».

    Avant que le parquet de Paris ne confirme le décès d’une personne, victime d’un accident sur le boulevard périphérique, obstrué par des blocs de béton.