Category: sports

  • [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    L’heure est désormais à la digestion. Celle d’une élimination aux portes de la finale du Mondial, où la route vers le trophée tant convoité s’est arrêtée face à une équipe d’Espagne bien supérieure dans la maîtrise du jeu. Dominés dans les secteurs clés, incapables d’imposer leur rythme et trop imprécis dans les moments importants, les Bleus n’ont jamais véritablement donné le sentiment de pouvoir renverser le cours de cette demi-finale. Une prestation en deçà des attentes, qui contraste avec les performances affichées jusque-là dans la compétition et laisse un goût amer au sein du groupe tricolore.

    « Je pense qu’on n’a pas fait le match qu’on voulait faire. Que ce soit tactiquement ou techniquement, dans le niveau global qu’on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du monde, tu ne gagnes pas », a déploré Kylian Mbappé après la rencontre. « L’Espagne a respecté son plan et ce à quoi elle est fidèle. C’est une équipe qui aime contrôler le ballon et le tempo. Notre objectif, c’était de venir les chercher haut pour ne pas les laisser installer ce faux rythme. Parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous. On n’a pas réussi à faire ça, et il y a eu trop d’approximations techniques. On n’a pas su leur faire mal quand on devait le faire. C’était à nous de changer ce rapport de force et c’est dans ça qu’on a échoué. Le reste, ce sont des conséquences de ce que j’ai évoqué avant. »

    Deschamps critique l’arbitrage

    Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a également fait part de sa grande déception, affirmant que ses joueurs étaient « anéantis ». « La déception est là, les joueurs étaient anéantis dans le vestiaire, car c’est un groupe de compétiteurs. Mais il ne faut pas balayer tout ce qui a été bien fait. Je suis comme les joueurs, j’avais cette ambition et cette volonté. On en avait la possibilité. On a beaucoup de fierté dans ce qu’on a réalisé dans des conditions difficiles. Il faut accepter la défaite et la victoire de l’Espagne. C’est le très haut niveau », a déclaré le technicien en conférence de presse.

    « L’Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n’a pas trouvé les solutions. Si on n’a pas l’expression offensive et technique qu’on a eue jusqu’à maintenant, c’est de notre faute. Il y a aussi le mérite de l’adversaire. Il fallait être au maximum et l’équipe de France ne l’était pas ce soir », a-t-il ajouté. Le sélectionneur a souligné les « erreurs techniques » de ses joueurs, indiquant qu’ils avaient été « un ton en dessous », avant de tacler l’arbitrage. « Je ne veux pas passer pour une pleureuse. Mais je veux vous poser une question. Est-ce que l’arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? Je vous laisse y répondre », a-t-il lancé sans vergogne.

    Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l’équipe nationale, s’est aussi dit « fier » de son parcours. « Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde, ndlr), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C’est ainsi. Ce n’est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match », a-t-il expliqué avec fatalité.

    ET AUSSI

    Audience record de l’année 2026

    Quelque 20,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé mardi soir sur M6 l’élimination de la France par l’Espagne (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde de football, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mercredi. Toutes chaînes confondues, il s’agit d’un record depuis le début de l’année 2026. Le précédent remontait au quart de finale remporté par les Bleus le 9 juillet face au Maroc (2-0), suivi par plus de 16 millions de téléspectateurs en moyenne sur M6.

    Football pas si populaire…

    À quelques jours de la finale de la Coupe du monde, prévue dimanche à New York, les prix ont décidé de disputer leur propre compétition. Sur les plateformes de revente, la place la moins chère s’affiche désormais à 4 451 euros, tandis que certains billets grimpent jusqu’à 188 803 euros. « C’est scandaleux, c’est inadmissible », a dénoncé Rafael Louzán, le président de la Fédération espagnole, rappelant que les supporters doivent également payer les vols et des hôtels dépassant parfois les 800 euros.

    Migné quitte Haïti

    Sur le banc d’Haïti depuis mars 2024, Sébastien Migné quitte son poste de sélectionneur, comme annoncé mardi par la Fédération haïtienne de football. Il vient de prendre part à la deuxième Coupe du monde de l’histoire du 88e pays au classement FIFA.

    Show comme au SuperBowl

    Selon la BBC, The Times et The Athletic, le show prévu à la mi-temps de la finale de la Coupe du monde pourrait rallonger la durée de celle-ci. La pause pourrait ainsi durer 20 à 25 minutes, dont onze minutes d’un concert façon Super Bowl qui verra se produire Madonna, Shakira et BTS.

  • OM : le tandem Genesio-Lorenzi annonce la couleur

    OM : le tandem Genesio-Lorenzi annonce la couleur

    Le mois de juillet est celui des bonnes résolutions dans le football. Et cette année, alors que la reprise verra Strasbourg rendre visite au Vélodrome le 21 août pour lancer la nouvelle saison, l’OM en a plus que de raison. « Nous nous devons de placer le club sur de nouveaux rails, lui redonner sa stabilité et une viabilité économique ». Stéphane Richard, qui est désormais président, a défini le cadre dans lequel son directeur sportif et son entraîneur vont devoir travailler. Conscient que « ce défi n’est pas simple ».

    Travailler avec des bouts de ficelles pour arriver à des miracles, Gregory Lorenzi a démontré qu’il en était capable avec Brest : « J’ai une âme de bâtisseur et lorsque je m’engage, c’est sur du long terme. » Il a pris en main les Tyzefs lorsqu’ils étaient en Ligue 2. « Le projet était progressif et le parcours a été exceptionnel, avec la Ligue des Champions au bout », se souvient-il. Mais avec l’OM, c’est un tout autre challenge qui s’offre à lui. « Il est excitant, mais aussi difficile du point de vue financier. Il faut reconstruire. Cela prendra du temps. Mais je suis motivé », a-t-il confié en conférence de presse.

    Lui est chargé d’alimenter le groupe de nouvelles recrues. Mais aussi de faire rentrer de l’argent frais dans les caisses du club en vendant certains éléments. Les départs de Mason Greenwood et Hamed Traoré entrent dans ce cadre. « Cela ne veut pas dire que tout le monde peut partir. Il faut juste retrouver un équilibre financier. Car l’OM doit rester ambitieux. Il faut juste l’être avec ces contraintes financières. »

    Honneur et fierté

    Bruno Genesio était au courant de la situation lorsqu’il a franchi le Rubicon. Il aurait pu opter pour un nouveau bail lillois, avec à la clef une campagne en Ligue des Champions, « mais j’avais besoin de l’adrénaline que procure un club comme Marseille. Je suis venu en connaissance de cause. Entraîner ici, c’est à la fois un honneur et une fierté », souligne le Gone.

    Il est conscient qu’il s’attaque à une mission compliquée. « Depuis que je suis arrivé, je comprends que l’OM représente beaucoup. Que l’engouement et les attentes sont d’un tout autre niveau que ce qui se trouve ailleurs.»  Les finances serrées ne l’inquiète pas. Celui qui est présenté comme un entraîneur pragmatique compte bien apporter sa contribution à la renaissance sportive olympienne.

    Il ouvre ainsi la porte aux jeunes. « Partout où je suis passé, je leur ai fait confiance. Je leur répète que ce sont eux qui ont les cartes en main et doivent nous donner envie de les faire jouer », précise-t-il. Pour lui, le moment est venu de « trouver la bonne alchimie… et pouvoir aider l’OM à battre ses concurrents directs ».

    Il sait que le moment est venu de tourner une page, dans une période incertaine. Bruno Genesio qui a avoué « avoir trouvé des gens éprouvés, mais qui ont toujours envie de tout donner pour l’OM ». D’où son envie de réussite.

    L’OM en Côte d’Ivoire, sans Pierre-Emerick Aubameyang

    Sitôt terminée la première conférence de presse de Bruno Genesio et Gregory Lorenzi, l’OM s’est envolé pour la Côte d’Ivoire.

    Dans le cadre du partenariat avec le programme d’Etat « Sublime Côte d’Ivoire », un stage de trois jours est au menu des Olympiens. Il se terminera sur un match amical, le premier, face à Yamoussoukro, vendredi.

    Un stage auquel n’a pas pris part Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant gabonais a pris la direction de La Corogne, qui vient de retrouver la Liga espagnole. L’homme aux 14 buts et 10 passes décisives la saison dernière a obtenu un bon de sortie de la part de ses dirigeants. Il sera le troisième départ de la semaine.

  • La collection Nicollin met le foot à l’honneur

    La collection Nicollin met le foot à l’honneur

    Le maillot de l’équipe de France porté par Zinédine Zidane lors de la coupe du monde 1998, le trophée Jules-Rimet de la coupe du monde de 1930 ou encore le ballon de la finale de la compétition de l’édition de 2006, qui opposa la France à l’Italie. Ces pièces – pour ne citer qu’elles – sont exposées aux côtés d’une quarantaine d’autres à l’hôtel de ville de Montpellier, jusqu’au 18 juillet. Provenant de la collection -riche de 13 000 pièces- de Louis Nicollin, président historique du MHSC, club montpelliérain de la ville, elles ont été rassemblées à l’occasion de la coupe du monde de football se déroulant aux États-Unis. Il s’agit de la troisième collaboration entre la famille Nicollin et la municipalité socialiste, après une édition consacrée au Tour de France, en 2025 lors du passage de la Grande Boucle à Montpellier, précédée d’une autre consacrée aux Jeux olympiques en 2024 à l’occasion de ceux organisés à Paris.

    De Robert Herbin

    µà Mbappé

    Après l’olympisme et le vélo, c’est donc au football d’être mis en lumière par le fond de Louis Nicollin. Une évidence pour la famille montpelliéraine. « La collection est née avant tout de la passion immense de notre père pour le football. Une passion sincère, populaire et profondément humaine, qui s’est transmise au fil des années et des générations. Celle du MHSC bien sûr, mais aussi celle du football mondial, de ses légendes, de ses maillots, de ses histoires et de toutes les émotions que ce sport procure », racontent les frères Laurent et Olivier Nicollin.

    Des trésors uniques que pourront observer les mordus du ballon rond et autres curieux. « Chaque pièce possède une histoire particulière : un maillot porté lors d’un match historique, un souvenir transmis par un joueur, un objet devenu témoin d’un moment de légende », poursuivent les frères Nicollin. En effet, aux côtés des maillots de légendes, aussi bien récentes à l’instar de Kylian Mbappé et son maillot de la coupe du monde de 2022 ou plus anciennes – Robert Herbin en 1966, on retrouve des objets plus insolites, comme une figurine de Juanito, mascotte officielle de l’édition de 1970 au Mexique. Mais aussi des fanions, des chaussures ou encore un chronomètre.

    Le football ne se restreignant pas aux hommes, les filles sont également représentées avec le maillot d’Ophélie Leroux de 2011 ou celui de l’Espagnole et ballon d’or féminin Alexia Putellas de 2023. « À travers cet événement, nous souhaitons partager avec les habitants, les visiteurs et tous les passionnés ces objets et maillots qui ont fait l’histoire tout en participant, nous l’espérons, au rayonnement de notre territoire. Car le football possède cette force unique : celle de rassembler toutes les générations et tous les publics autour d’une même passion », insistent Laurent et Olivier Nicollin. Et ce malgré les mauvais exemples donnés par le président de la Fifa Gianni Infantino, spoliant les valeurs du football pour celles de l’argent.

    Mais pas de ça avec la collection Nicollin, préférant témoigner sur l’histoire de ce sport d’origine populaire. Un travail de conservation et d’inventaire est en cours, dans la perspective d’ouvrir un musée.

  • [Tour de France] Tadej Pogacar toujours plus fort

    [Tour de France] Tadej Pogacar toujours plus fort

    Rien ne semble pouvoir empêcher Tadej Pogacar d’aller chercher un cinquième sacre à Paris.

    À la sortie des étapes auvergnates, le Slovène compte 3 minutes 36 d’avance sur son dauphin, Jonas Vingegaard. Le Danois a bien tenté de s’accrocher, mais il n’a pas pu suivre dans l’attaque portée à 15 kilomètres de l’arrivée par le porteur du maillot jaune. Il cède 44 secondes. Et voit revenir Remco Evenepoel et Paul Seixas.

    Le Français, pour son premier Tour, termine pour la première fois sur le podium d’une étape. Le benjamin du peloton aurait aimé faire mieux, être par exemple le premier tricolore à s’offrir une étape, qui plus est le 14-Juillet.

    Mais il doit se contenter de la troisième marche du podium du jour. Toutefois, ses prestations depuis le départ de Barcelone montrent que Paul Seixas a le potentiel pour aller chercher Tadej Pogacar. Pas cette année, car il est encore un peu trop tendre. Mais à moyen terme, il devrait être candidat à une victoire finale.

    Carapaz, trop court

    Le combatif du jour portait une tunique rose, de la couleur de son sacre dans le Giro. Richard Carapaz a été le principal animateur d’une journée encore marquée par des températures caniculaires. L’Équatorien était encore en tête au terme de la dernière difficulté du jour. Mais dans le col du Pertus, Tadej Pogacar a placé son attaque fatale pour ses rivaux. Il a été déposé par le Slovène à 250 mètres du sommet et quinze kilomètres de la ligne.

    Cette dixième étape, entre Aurillac et la station du Lioran, aurait pu être fatale à deux coureurs du haut du classement. Tom Pidcock et Matteo Jorgenson ont chuté dans la descente du Puy Mary, à trente kilomètres de l’arrivée. Les deux ont pu remonter sur leur machine. Mais si le Britannique a pu limiter les dégâts, l’États-unien coéquipier de Jonas Vingegaard, a laissé des plumes et terminé l’étape le coude ensanglanté.

    Au classement général, le double champion du monde possède désormais 3 minutes 36 d’avance sur Jonas Vingegaard et 4 minutes 06 sur Remco Evenepoel.

    Le Belge monte sur la troisième marche du podium à la place d’Isaac del Toro, le coéquipier de Tadej Pogacar, qui a cédé du terrain après avoir eu une défaillance dans la dernière ascension. Le Mexicain termine 8e de l’étape à 1 minute 31 de son leader.

    Paul Seixas gagne une place au général et pointe à la 5e position, à 4 minutes 35 du maillot jaune. Le Français a été impressionnant dans le final au sein du premier groupe de poursuivants comprenant Jonas Vingegaard, qui a lâché dans les derniers mètres, Remco Evenepoel en difficulté à un moment avant de bien finir, Florian Lipowitz, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose.

    Un autre Français, Lenny Martinez, figure dans le Top 10 au général à 6 minutes 34, après avoir terminé neuvième de l’étape.

    Cette victoire constitue le 24e succès dans la Grande Boucle pour Tadej Pogacar. Ce dernier endosse le 60e maillot jaune de sa carrière. Il égale Miguel Indurain à la troisième place de tous les temps, derrière Eddy Merckx (111) et Bernard Hinault (79).

    Pour le bonheur des sprinters

    Entre Vichy et Nevers, les sprinters sont invités à reprendre du service dans la 11e étape.

    Ce ne sont pas les deux petites côtes de la Billonnières et de Billy-Chevannes qui leur couperont les pattes. Les 161,3 kilomètres promettent une course rapide. Certains tableront sur une belle sortie à l’avant de la course. La marge qui leur sera accordée sera peut-être minime, mais pourquoi ne pas profiter d’un concours de circonstances.

  • [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    Huitième demi-finale pour les Bleus, seconde pour la Roja.

    Les statistiques semblaient en faveur des hommes de Didier Deschamps, invaincus depuis leur match d’ouverture face au Sénégal. Mais l’Espagne et sa défense de fer sont venus confirmer qu’elles étaient bien la bête noire des Français ces dernières années. Après leur avoir barré la route d’une finale de Ligue des Nations et d’un Euro, les Ibères ont encore une fois réussi leur coup.

    Avec une entame qui avait tout du cauchemar pour Didier Deschamps. Sur la première véritable action dangereuse, Ivan Barton, l’arbitre salvadorien, offrait sur un plateau un penalty à Mikel Oyarzabal, après que Lamine Yamal soit venu s’empaler sur Lucas Digne. Malgré le bon choix de Mike Maignan sur sa ligne, la France était menée pour la première fois dans le tournoi.

    Dans la foulée, William Saliba était lâché par son dos. La tour de contrôle de la défense tricolore devait abandonner son poste à la demi-heure de jeu, obligeant l’arrière-garde française à se réorganiser dans l’urgence.

    À la pause, le score était donc favorable aux Espagnols. Alors que l’attaque bleue, habituellement tonitruante, n’avait toujours pas trouvé le moyen d’inquiéter Unaï Simon. La maîtrise du ballon par la Roja expliquant cette difficulté offensive.

    Des Bleus trop prévisibles

    S’il y avait de la volonté dans le camp français, il manquait la justesse dans les deux surfaces. Surtout celle d’Unaï Simon, le dernier rempart espagnol qui passait une soirée sans danger. Quant au jeu tricolore, il devait changer d’orientation, avec la sortie prématurée d’Adrien Rabiot, très tôt averti et dont l’impact risquait de lui coûter plus cher.

    En réorganisant son onze, Didier Deschamps espérait redonner de l’allant. Mais le jeu français restait trop prévisible. Et les atouts offensifs trop discrets, pour surprendre l’organisation espagnole. Le second but de la Roja, signée Pedro Porro en était l’illustration. Le défenseur de Tottenham profitait d’une défense française statique pour faire un peu plus douter les Bleus de leur capacité à renverser la situation.

    Un trident émoussé

    Le trident Mbappé – Olise – Dembélé restait en dedans, incapable de se défaire d’une défense adverse toujours aussi compacte. Et toujours pas de frappe française cadrée à l’entame des vingt dernières minutes. Alors que Lamine Yamal voyait son but refusé pour hors-jeu, ce qui aurait levé tout espoir de revenir, même si au fil des minutes, les chances bleues étaient de plus en plus ténues.

    Vingt ans après leur seul face-à-face en coupe du Monde, les Espagnols étaient donc partis pour prendre leur revanche. Et prolonger leur série positive aux dépens des Français.

    Des Français qui rêvaient d’un nouveau jour de gloire. Malheureusement, ce 14 juillet 2026 n’a pas été, sportivement parlant, à la hauteur des attentes. La défense de fer espagnole a eu raison d’une force de frappe tricolore totalement inoffensive.

    Pour venir à bout de cette Espagne-là, il aurait fallu des Bleus au sommet de leur art. Ce qui n’a pas été le cas. Ce sont donc Lamine Yamal et sa bande qui viseront une seconde étoile, seize ans après la consécration du tiki-taka en Afrique du Sud. Reste à savoir qui de l’Argentine ou de l’Angleterre se mettra sur leur chemin, dimanche à New York.

    La France devra se contenter de la petite finale. Pas sûr que cela suffira à satisfaire leurs envies.

    Demi-finale.

    Stade Arlington de Dallas

    Arbitre : I. Barton (SAL).

    Buts : Oyarzabal (22 sp), Porro (58).

    Avertissements : Rabiot (9) à la France, Cucurella (32) à l’Espagne.

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba (Lacroix, 30), Digne (T. Hernandez, 72)- Tchouaméni, Rabiot (Koné, 46) – Dembélé, Olise (Cherki, 72), Barcola (Doué, 57) – Mbappé ( c ).

    Entraîneur : D. Deschamps

    ESPAGNE : Simon – Porro (Llorente, 84), Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri ( c ), Olmo (Pedri, 78), Ruiz (Merino, 78) – Yamal, Oyarzabal (Torres, 74), , Baéna (Williams, 84).

    Entraîneur : L. de la Fuentès

    Un Angleterre – Argentine des plus indécis

    La seconde demi-finale sera un duel Europe – Amérique du Sud.

    Elle verra surtout l’Argentine, championne du Monde en titre, tenter de prolonger la défense de son titre. Face à des Anglais qui ne comptent pas s’arrêter, si proche d’une nouvelle finale, qui les fuit depuis leur seul sacre, en 1966.

    Le coup d’envoi sera donné à 21h, à Atlanta.

    ANGLETERRE : Pickford – Konsa, Stones, Guéhi, O’Reilly – Rice, Anderson – Saka, Bellingham, Gordon – Kane.

    ARGENTINE : E. Martínez – Molina, Romero, L. Martínez, Tagliafico – Paredes, Mac Allister, Fernández – de Paul – Álvarez, Messi. M.Ga.

  • L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    Greenwood en Turquie

    Le premier grand feuilleton estival a trouvé sa conclusion. L’OM a trouvé un terrain d’entente avec Fenerbahçe concernant le transfert de Mason Greenwood. L’Anglais, après deux saisons intéressantes sous le maillot olympien, était suivi par plusieurs clubs. La Roma a été la première à faire des avances. Mais sanctionné par l’UEFA, le club de la capitale italienne a finalement renoncé.

    Trois autres sont alors entrés dans la danse. Fenerbahçe, l’Atlético de Madrid et al-Ahly. Les offres étaient proches, avec une base de 40 millions d’euros. Seul le montant du bonus différait.

    Mason Greenwood a refusé de s’engager du côté d’al-Ahly. Si elle semblait la plus intéressante pour lui, il ne se sentait pas de prendre aussi tôt sa retraite sportive, en rejoignant un championnat saoudien peu intéressant sportivement.

    Restaient en lice Fenerbahçe et l’Atlético de Madrid. C’est finalement le club turc, qui avait dépêché un négociateur à Marseille pour appuyer sa requête, qui décroche la timbale. L’OM va empocher 40 millions d’euros, auquel s’ajoutera un bonus en cas de revente. Néanmoins, les dirigeants marseillais devront verser une partie de cette indemnité à Manchester United.

    Mason Greenwood a signé un contrat de quatre ans. Assorti d’une conséquente revalorisation salariale. Il est le second départ, après le prêt payant de Hamed Traoré au Genoa.

    Des pistes défensives pour l’après-Balerdi

    Si la priorité reste aux ventes, l’état-major marseillais continue de surveiller certaines opportunités, notamment dans le secteur défensif. Après la piste Jean-Clair Todibo, celle menant à Malang Sarr est apparue. Libre de tout contrat, le défenseur de 28 ans s’est parfaitement relancé cette saison sous les couleurs lensoises, au point de figurer dans l’équipe type de Ligue 1 des trophées UNFP. Ses performances ont également attiré l’attention de la Real Sociedad.

    Accessible financièrement, puisqu’aucune indemnité de transfert ne serait à verser, l’arrivée de Malang Sarr semble toutefois conditionnée au départ de Leonardo Balerdi. Avec l’une des plus fortes valeurs marchandes et l’un des salaires les plus élevés de l’effectif, l’international argentin, actuellement blessé, figure parmi les candidats au départ cet été. En quête d’un défenseur central, la Juventus Turin garde un œil sur l’ancien capitaine olympien, mais seulement en cas d’échec dans le dossier menant au Slovène Tarik Muharemovic.

    Benatia toujours là

    Toujours dans un souci de vendre, la direction de l’OM continue de faire confiance à Medhi Benatia, son ancien directeur sportif. Selon L’Équipe, il continue de peser sur certains dossiers internes, notamment en ce qui concerne le mercato. L’ancien international marocain aurait d’ailleurs obtenu une proposition en provenance d’Arabie saoudite pour Pierre-Emile Højbjerg.

    Premier match amical en Côte d’Ivoire

    Dans le cadre de leur préparation estivale en vue de la saison à venir, les Olympiens s’envoleront mercredi pour la Côte d’Ivoire. Ils y séjourneront durant trois jours à l’occasion du partenariat noué avec « Sublime Côte d’Ivoire », un programme porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs du pays ouest-africain. Un déplacement qui sera également l’occasion pour les Marseillais de disputer leur première rencontre amicale, jeudi à 15 heures, face au Yamoussoukro FC.

    Selon la communication officielle de l’OM, l’ensemble des rencontres du Summer Tour sera diffusé sur OM.fr et sur la chaîne Twitch officielle du club. L’accès au direct sera réservé aux membres Peuple Bleu & Blanc Essential, Gold et Platinum, ainsi qu’aux abonnés (subs) de la chaîne Twitch officielle de l’OM.

  • L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    Comme face au Cap-Vert et l’Égypte, ils ont eu recours à la prolongation pour poursuivre leur aventure. Dès potron-minet en Europe, c’est la Suisse qui, cette fois, en a fait les frais. Alors qu’Alexis MacAllister avait rapidement ouvert le score pour l’Argentine, Don Ndoye a égalisé peu après l’heure de jeu.

    Les Helvètes ont fait mieux que se défendre. Même réduits à dix après l’expulsion de Breel Embolo, ils ont continué à faire douter le champion du monde en titre. Qui a définitivement assuré sa place dans le dernier carré grâce à Lautaro Martinez (3-1).

    À Atlanta, jeudi, l’Argentine affrontera l’Angleterre. Des Anglais qui doivent à Jude Bellingham, auteur de deux buts, d’éviter la sortie de route. Face à une équipe de Norvège qui n’a rien lâché (2-1, après prolongation).

  • [Beach-Volley] Marion Castelli et Caroline Reb reprennent la main aux Catalans

    [Beach-Volley] Marion Castelli et Caroline Reb reprennent la main aux Catalans

    Non, Marion Castelli et Caroline Reb ne sont pas encore à la retraite.

    « Lorsque nous avons été battues l’an dernier, certains ont dit que nous étions trop vieilles. Je pense que nous avons répondu ! » clame Marion, quelques minutes après que le trio dont elle est la capitaine ait gagné sa 140 levée du tournoi des Catalans.

    Le coup de jeune apportée par Sammy Slater, venue des États-Unis et nouvelle licenciée au club des Catalans, est une des explications de ce renouveau. À cela s’est ajoutée la faim de victoire, à laquelle n’ont pas résisté les finalistes Fanette Jaumet, Anouk Dupin et Céleste Paille, balayée en deux manches (21/14, 21/18).

    Chez les hommes, c’est un trio inédit qui s’est affirmé au fil du tournoi. À l’image d’une finale où ils ont eu un peu de retard à l’allumage, Hilir Henno, Nathan Canovas et Anatole Chaboissant ont terminé en boulet de canon.

    Le trio Andrej Jokanovic, Noah Gardavour, Andréas Brinck a cru trop tôt à la victoire, après avoir survolé le premier set et mené de 14 points dans le second. Mais les services précis d’Anatole Chaboissant et les feintes de ses compères ont permis d’enclencher une remontada (12/21 – 21/19 – 15/8).

    La qualité de cette cuvée 2026 du tournoi des Catalans a de quoi satisfaire Jean Castelli. Le président du CBCV a « apprécié le spectacle, malgré une canicule éprouvante. Heureusement, les joueurs ont su bien gérer la situation ». Tout est lancé pour une 77e édition, l’an prochain.

  • Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Pour la troisième fois de sa carrière, Mathieu van der Poel s’offre une étape du Tour.

    Sous une chaleur écrasante en Corrèze, le coureur d’Alpecin a logiquement surclassé, sur la ligne, le Norvégien Tobias Johannessen, le Britannique Tom Pidcock et le Français Alex Baudin.

    À la veille de la première journée de repos, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 2 minutes et 42 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard. Les deux hommes ont terminé avec tous les autres favoris dans un peloton d’une quarantaine de coureurs, à six secondes seulement du vainqueur.

    Cette victoire, à quelques kilomètres des lieux chers à son grand-père Raymond Poulidor, qui repose à Saint-Léonard-de-Noblat, constitue un vrai soulagement pour son équipe Alpecin, où Jasper Philipsen a raté le coche lors des trois premières arrivées au sprint.

    L’étape, réduite de 185 à 155 km alors que le département de la Corrèze a basculé en vigilance rouge canicule, a été marquée comme prévu par une bataille féroce pour prendre l’échappée sur un terrain accidenté, idéal pour les baroudeurs.

    Malgré la fournaise, des dizaines de coureurs ont tenté de partir à l’avant, dont Julian Alaphilippe, très offensif en début d’étape.

    Le bon coup est parti à la mi-course, dans le difficile Suc au May, en haut duquel huit coureurs – que des costauds – ont formé un groupe déterminé à se jouer la victoire : Tobias Johannessen, le mieux placé au général (13e), Quinn Simmons, Derek Gee-West, Tom Pidcock, Lennert Van Eetvelt, Pablo Castrillo, Mathieu van der Poel et le Français Alex Baudin.

    Mais derrière, l’équipe UAE de Tadej Pogacar a imprimé un gros tempo pour rester à portée de fusil. La formation Netcompany Ineos, au prétexte de défendre la onzième place d’Egan Bernal au général, a pris le relais pour garder l’échappée sous pression.

    L’entente au sein de celle-ci a commencé à se déliter à 27 kilomètres de l’arrivée. Mathieu van der Poel, mécontent que ça ralentisse et de voir revenir le peloton à trente secondes, a alors secoué le cocotier dans le Mont Bessou, un raidard de 900 mètres qui devait lui rappeler les bergs du Tour des Flandres, pour placer son attaque décisive.

    Un temps distancés, Johannsen, Baudin et Pidcock ont réussi à s’accrocher, malgré un problème de dérailleur pour le Britannique, réglé à grands coups de talon.

    Le quatuor s’est alors dirigé ensemble jusqu’à Ussel où le triple vainqueur de Paris-Roubaix, beaucoup trop rapide, a logiquement remporté le sprint alors que le peloton se rapprochait dangereusement.

    Face à la canicule, le syndicat des coureurs a demandé une évolution à l’avenir des heures de départ des courses estivales afin de protéger la santé des athlètes, avant le départ de la 9e étape, raccourcie en raison des fortes chaleurs ce dimanche.

    Première pause pour le peloton

    Après une semaine intense, les rescapés de la Grande Boucle vont observer une journée de repos, ce lundi.

    C’est à Aurillac, dans le Cantal, que les coureurs vont recharger les batteries. Avec au menu une sortie collective et des soins spécifiques pour chaque cycliste.

    La compétition reprendra mardi, avec la dixième étape qui verra l’épreuve partir d’Aurillac, pour rejoindre la station du Lioran, soit 166,6 kilomètres et sept cols, dont deux de première catégorie.

  • Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    La délégation bucco-rhodanienne emmenée par le président Patrick Fara, s’est mise en évidence, on peut le dire dans les trois catégories.

    Partons des plus grands avec ces juniors et les deux équipes reversées dans la Coupe de l’Avenir.

    Gianni Seignouret, Maco Fabio, Tylan Kapfer les champions de ligue d’une part et Joseph Torrens, Enzo Alazay, Dylan Rayne-Langlade les champions départementaux de l’autre.

    Les premiers vont s’incliner en finale face à la Franche-Comté 10 à 13.

    Les seconds seront battus en quart de finale par l’Occitanie 8-13.

    Les cadets de la Boule Aixoise, vice-champions

    Loni Szcztkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes déjà champions de Ligue, vont réaliser un parcours digne d’un rouleau compresseur. Dominant tour à tour les représentants de l’Aquitaine et de la Bretagne sur le même score de 13 à 2, infligeant une Fanny à ceux de la Bourgogne en quart, avant de poursuivre en écartant le Centre-Val de Loire
    13 à 5. C’est dans le dernier acte que la machine va connaître une défaillance. « Nous ne sommes pas bien entrés dans la partie, face à ces adversaires que nous connaissons bien, ça nous a été fatal. C’est la loi du sport » nous déclare Loni, tout auréolé avec ses partenaires d’un titre de vice-champions de France.

    Linares, Rigaud, Navaro : champions de France

    Tel un ouragan, les jeunes minimes de la Boule Batarelloise, ont tout emporté sur leur passage. Un trio qui nous a montré que l’on ne baissait jamais les bras. Souvenons-nous en finale du championnat de ligue : largement menés par leurs adversaires, ils vont retourner la situation et prendre le titre.

    Au France ce week-end les protégés d’Anthony Linares – qu’un point de règlement dénoncé un peu tardivement a obligé à prendre du recul et d’être suppléé par Cintia Cantiget, lors des deux dernières parties – Vincent Linares, Clément Rigaud et Jean Navarro vont s’imposer respectivement face à la Normandie (027) 13-0, Occitanie 13-7, Bourgogne
    13-12, La Nouvelle-Aquitaine 13-0. et enfin la Normandie (050) 13-7, après trois succès dans le Swiss.

    Ils réalisent un grand huit, qui les propulse vers le titre de champion de France.