Category: sports

  • Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Au MetLife Stadium, à l’ouest de New York, les Bleus, finalistes de la dernière édition, ont idéalement lancé leur quête d’une troisième étoile dans un match qui avait tout du piège, 24 ans après la défaite française contre les Lions de la Teranga en ouverture du Mondial-2002.

    Face aux Sénégalais, vainqueurs de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, mais dépossédés de leur titre sur tapis vert au profit du Maroc, l’équipe de Didier Deschamps a vécu une première période compliquée, à l’image d’un Mbappé maladroit et peu inspiré.

    Mais l’attaquant vedette a retrouvé toute son efficacité après la pause en s’offrant le record de buts en équipe de France d’Olivier Giroud, grâce à ses 57e et 58e réalisations. Chaque fois après un très bon travail préliminaire important du joueur du Bayern Munich, Michael Olise.

    « Je suis très content de pouvoir rentrer un peu plus dans l’histoire de mon pays, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. Maintenant, je sais pourquoi je suis là, je suis là pour aider l’équipe. J’aurais le temps de penser à ce genre de choses, plus tard, quand j’aurais arrêté de jouer », a déclaré Mbappé après la rencontre.

    La Norvège a également tenu son rang

    Le buteur du Real Madrid pourrait entrer encore un peu plus dans les annales de son sport pendant cette Coupe du monde, une compétition qui a déjà forgé sa légende. Sacré à seulement 19 ans en 2018 en Russie et finaliste en 2022 au Qatar, il a désormais inscrit 14 buts en phase finale et n’est plus qu’à deux unités des deux détenteurs du record de l’épreuve, l’Allemand Miroslav Klose et Lionel Messi, depuis la nuit de mardi à mercredi [voir ci-contre].

    Bradley Barcola, qui avait remplacé un décevant Ousmane Dembélé, a également participé à la victoire inaugurale des Français, quelques minutes après son entrée en jeu (2-0 ; 82e).

    « Ça soulage, on a eu un peu d’appréhension, un peu de frustration au début aussi », a confié Deschamps.

    Seule petite ombre au tableau, Ibrahim MBaye a réussi à profiter des lacunes françaises en défense, notamment celle de Theo Hernandez côté gauche, pour tromper Mike Maignan en toute fin de rencontre, d’une frappe puissante que le portier milanais n’a pas réussi à dévier hors cadre.

    Dans l’autre rencontre du groupe I, la Norvège a facilement dominé un Irak vaillant mais limité (4-1). Dans le duel à distance que se livrent les grands artificiers du football, Erling Haaland a répondu au capitaine des Bleus en inscrivant lui aussi un doublé, et en manquant de peu le triplé en toute fin de match. Les deux nations doivent s’affronter lors de la 3e et dernière journée, un match qui pourrait décider du vainqueur de cette poule.

    Les stars du football mondial ont répondu présentes à l’occasion de leurs premières minutes dans cette Coupe du monde en Amérique du Nord.

    Prochain match des Bleus
    le lundi 22 mai contre l’Irak
    (23h, heure française)

    ET AUSSI

    Le record pour Lionel Messi

    Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Argentine affrontait l’Algérie pour son entrée dans le Mondial. Si les coéquipiers de Julian Alvarez n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires (3-0), ils le doivent à un homme. Lionel Messi a inscrit les trois buts de la rencontre, son premier triplé dans la compétition. Il en a profité, lors de sa 200e sélection, pour égaler le nombre de buts marqués dans l’histoire de la Coupe du monde, 16 réalisations, comme l’Allemand Miroslav Klose.

    Mbaye plus jeune buteur africain

    Le joueur du PSG Ibrahim Mbaye a battu un record lors du match France-Sénégal. Buteur dans le temps additionnel, après avoir transpercé Mike Maignan, l’attaquant est devenu le plus jeune joueur africain à marquer lors d’un Mondial, à 18 ans et 143 jours. Le record global est détenu par Pelé, seul joueur de moins de 18 ans à avoir inscrit un but dans une phase finale.

    14 millions de téléspectateurs devant France-Sénégal

    Le lendemain du match France-Sénégal, M6 a dévoilé son audience de la soirée. En moyenne, 13,99 millions de téléspectateurs ont suivi la rencontre. Cela faisait deux ans que la télévision française n’avait pas connu pareille audience, avec la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris (17,1 millions).

    Partey privé de territoire canadien

    Le milieu de terrain du Ghana Thomas Partey n’a pas participé au premier match de son pays face au Panama. Pour cause, il sera jugé pour viols au Royaume-Uni l’an prochain et le Canada ne lui a donc pas délivré de visa. Le joueur de Villareal plaide non coupable de pas moins de huit chefs d’accusation.

  • La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La première journée de la phase de groupes s’est maintenant achevée et certaines nations ont eu plus de mal à se lancer que d’autres. C’est le cas de la Suisse. La Nati devait entamer son Mondial d’une façon légère en affrontant le Qatar, aucun point en Coupe du monde à ce jour. Le train helvète a fini par dérailler.

    Un nombre incalculable d’occasions manquées, un penalty transformé et une égalisation qatarie au crépuscule du temps additionnel (1-1). Une punition finalement juste, tant les coéquipiers de Granit Xhaka ont manqué de tranchant dans la surface adverse. Justement, le milieu de Sunderland était remonté après avoir égaré deux points d’entrée. « Je crois que nous devons d’abord redescendre sur terre et regarder la réalité en face. Nous ne sommes pas aussi prêts que ce que nous avons peut-être laissé entendre lorsque nous parlions de réaliser le meilleur tournoi de notre histoire », s’est énervé le Suisse.

    Danger face à la Bosnie-Herzégovine

    Ce jeudi soir (21h), les Suisses devront éviter un autre piège, celui tendu par la Bosnie-Herzégovine. Réaliste face au Canada, la plus grande équipe du Mondial (1,87 m de moyenne) peut également jouer un mauvais tour aux hommes de Murat Yakin. Toutes les équipes de ce groupe B ayant un point, la 2e journée sera cruciale. Cette dernière permettra de dessiner une hiérarchie et d’entrevoir les qualifiés de la poule. La Suisse doit s’imposer pour apercevoir les 16e de finale.

  • Une forte amende pour l’OM, maintenu en Ligue Europa

    Une forte amende pour l’OM, maintenu en Ligue Europa

    La décision de l’UEFA était attendue depuis plusieurs semaines. L’OM risquait d’être exclu de toutes compétitions européennes dès la saison 2026-2027. Cette incertitude planait au-dessus de la Commanderie, laissant de nombreux dossiers de la nouvelle direction en suspens. L’instance européenne a, ce mercredi après-midi, détaillé sa décision concernant le champion d’Europe 1993 : « L’Olympique de Marseille n’a pas atteint l’objectif final de l’accord transactionnel, n’ayant pas respecté la règle relative aux revenus footballistiques pour la saison 2025-2026 (c’est-à-dire pour les périodes de référence se terminant en 2023, 2024 et 2025). Compte tenu de la gravité limitée de l’infraction et de l’effondrement susmentionné des recettes de diffusion nationales, la Première Chambre de l’ICFC a infligé au club plusieurs sanctions disciplinaires. »

    Premièrement, une exclusion sera appliquée si le club se qualifie pour une compétition de l’UEFA au cours des trois prochaines saisons, à moins qu’il ne remplisse les objectifs de recettes pour la saison 2026-2027. Deuxièmement, une restriction d’inscription de nouveaux joueurs sur la liste A des compétitions de l’UEFA pour la saison à venir a été décidée. Ensuite, une double amende a été infligée à l’OM, ce qui va encore davantage fragiliser ses finances : 6 millions d’euros dans un premier temps, puis 4 millions supplémentaires pour avoir « déclaré un ratio de coûts d’effectif supérieur à 70% pour l’année 2025 », d’après la décision de la première chambre de l’Organe de contrôle financier des clubs (ICFC).

    Le propriétaire Frank McCourt et le futur président Stéphane Richard ont donc un an pour entrer dans les clous fixés par l’UEFA. À défaut, l’exclusion des compétitions européennes sera cette fois effectivement prononcée. Dans un communiqué, l’OM dit prendre « acte de la décision rendue » et se réjouit « de participer à l’UEFA Europa League lors de la saison 2026-2027. […] Le club poursuivra les efforts nécessaires afin de respecter l’ensemble de ses engagements et de répondre aux conditions exprimées par l’UEFA. »

    Un déficit à 9 chiffres

    Ces sanctions s’expliquent par le non-respect d’un accord de règlement conclu en 2022. Cette année-là, l’OM avait déjà écopé d’une amende de 2 millions d’euros, dont 1,7 million avec sursis. Les dirigeants s’étaient alors engagés à rétablir l’équilibre des finances selon les règles du fair-play financier. Concrètement, leur déficit ne devait pas dépasser 60 millions d’euros sur trois saisons. Or, selon la DNCG, gendarme financier du football français, les pertes de l’OM ont atteint 157 millions d’euros sur les trois exercices concernés. Un montant élevé, mais revu à la baisse par l’UEFA.

    « On a essayé d’expliquer aux autorités de régulation européennes le panorama des médias en France, le manque de visibilité. J’espère que l’UEFA comprendre », expliquait le propriétaire, lors de la conférence de présentation de Stéphane Richard, le 10 avril. L’instance européenne a pris en compte la chute des droits TV nationaux. La saison n’a pas encore débuté que le serrage de ceinture s’impose déjà.

    La Roma également sanctionnée, pas Monaco et Paris

    En plus de la décision concernant l’OM, l’UEFA a évoqué le cas de l’AS Roma dans son communiqué, ce mercredi. « La Louve » reçoit une première amende de 2 millions d’euros, puis une autre deux fois plus élevée, pour les mêmes raisons que les Marseillais. Le déficit romain « excédait légèrement » le seuil autorisé.

    D’autres clubs habitués aux joutes continentales étaient dans le viseur de l’instance européenne, mais n’ont finalement reçu aucune sanction cette saison.

    L’AS Monaco et le Paris Saint-Germain étaient concernés, tout comme les deux clubs milanais, Besiktas, Trabzonspor et le Royal Antwerp.

  • Désormais plus de 3 000 triplettes au Mondial La Marseillaise

    Désormais plus de 3 000 triplettes au Mondial La Marseillaise

    C’est avec quelques jours d’avance sur les temps de passage de l’édition 2025 que la barre des 3 000 équipes engagées sur la ligne de départ du Mondial La Marseillaise a été franchie ce lundi matin. À moins de trois semaines du coup d’envoi, le 5 juillet au parc Borély, le rythme reste soutenu.

    En milieu de journée 3 043 équipes étaient inscrites. À dix jours de l’ouverture du bureau central des inscriptions au siège du journal La Marseillaise sur le cours d’Estienne d’Orves, la barre des 10 000 joueurs est en approche et le record de participation de 2025 (4 784 équipes) est toujours dans le viseur.

    Déjà 25 pays sur la ligne

    de départ

    Des triplettes venues de 94 départements métropolitains et de plus loin encore. La Guyane, la Guadeloupe, avec trois joueurs venus de Saint-Barth’, et la Réunion seront de la partie. Mais à l’image d’une Coupe du monde de football, le Mondial La Marseillaise à pétanque fait aussi le plein de nations étrangères. 25 pays, représentants plus d’une centaine d’équipes sont d’ores et déjà annoncés pour en découdre au parc Borély, confirmant la dimension internationale de ce Mondial La Marseillaise.

    Sur le podium des nations, l’Allemagne dont la sélection nationale juniors sera engagée dans le Mondial des jeunes, se distingue avec près d’une trentaine de triplettes inscrites. Elle devance la Belgique avec une vingtaine de triplettes et la Suisse représentée par une quinzaine d’équipes. D’autres pays comme l’Algérie, l’Italie, la Suède ou l’Espagne alignent plusieurs formations, confirmant leur tradition boulistique. La sélection d’Andorre, Monaco, le Mexique, le Togo, le Danemark, le Maroc, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie, le Sénégal ou les États-Unis seront aussi au rendez-vous. À noter également la présence de deux équipes japonaises.

    Au milieu de cette grande foule qui s’annonce festive et bigarrée, les principaux favoris à la victoire ont désormais pris place. Si le roi Philippe Quintais a annoncé qu’il ne viendra pas pour des raisons de santé, la plupart des favoris sont là avec en tête d’affiche : Puccinelli, Fournier, Herleman ; Hatchadourian, Doerr, Ziegler ; Bonetto, Robineau, Rocher ; et Baudino, Delahaye, Riviera.

    Du côté du Grand Prix féminin Paprec près de 130 équipes sont déjà inscrites. Parmi elles déjà de jolis noms dont Kaylie Victoor-Demeter, Ludivine Lovet, Charlotte Darodes et une certaine Fabienne Berdoyes, la sextuple lauréate de l’épreuve, qui fait son retour après quelques années d’absence. Pour le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes aussi la barre est déjà haute avec plus de 130 équipes engagées sur les trois épreuves.

  • La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    Après les Boulomanes du Carénage en mai, et la Boule Phocéenne ce lundi 15 juin, c’est au tour de la Boule Fleurie Crauroise de recevoir le prestigieux label « club mondial ». Imaginé par le Mondial La Marseillaise, celui-ci a vocation à faire vivre, à travers un réseau de clubs et autour d’une charte commune, les valeurs et l’esprit de la plus grande des compétitions de pétanque au monde.

    « C’est très important pour nous d’être dans un club tel que la Boule Fleurie Crauroise, car il fait certainement partie des dix plus grands en France », se réjouit Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise.

    Des éloges qui ne sont pas galvaudés. Créée en 1911 et fort de 115 ans d’expérience, la Boule Fleurie Crauroise compte parmi ses plus de 200 licenciés quelques grands noms de la pétanque, tels que Laurent Matraglia, Ligan Doerr, et surtout Henri Lacroix, multiple champion du monde et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. Tous trois ont remporté les championnats de France de triplette en 2025.

    « Continuer à faire briller nos couleurs »

    « Ce club, c’est notre petit patrimoine local », sourit Anthony Coronado, son président depuis cinq ans, fier du chemin parcouru ces dernières années. « C’était un club des plus classiques au départ. On a voulu développer son image et le structurer. Ce label concrétise cinq ans de travail, c’est une grande surprise et une grande fierté. On s’y est mis à plusieurs, et on va essayer de continuer à faire briller nos couleurs. » Et cela, dans le milieu du sport-boule au sens large : « Même si on aime beaucoup la pétanque, ici, c’est surtout une terre de Provençale. On a mis en place il y a presque dix ans le National de la Crau, qui est devenu une référence, et organisé de nombreux championnats du Var. »

    Lui aussi grand amateur de boules, Christian Simon, maire de la Crau depuis 2008, laisse parler son chauvinisme : « C’est la reconnaissance d’un club varois, même si le Mondial se passe dans les Bouches-du-Rhône (sourire). » Une distinction finalement logique dans une commune où la pétanque « représente beaucoup. On a des places pour jouer dans le centre-ville, où on a organisé le championnat du Var tête-à-tête 2026, avec près de 600 joueurs. Cela nécessite 300 à 350 jeux, et la municipalité fait en sorte de pouvoir les mettre en œuvre. » Avec l’espoir que le Var brille du 5 au 8 juillet prochains, au Parc Borély.

  • L’Angleterre face à un premier défi majeur

    L’Angleterre face à un premier défi majeur

    Un choc, un classique du football européen et le remake de la demi-finale de la Coupe du monde 2018. Anglais et Croates se retrouvent, ce mercredi (22h), pour ouvrir leur compétition, au Texas. Il y a 8 ans, dans le dernier carré, le Damier s’était imposé après prolongation (2-1), brisant les rêves des Three Lions.

    De cette rencontre intense, au cœur de l’été russe, il ne reste plus que Harry Kane, John Stones, Jordan Pickford et Jordan Henderson, côté anglais. Pour cause, de l’eau est passée sous le Tower Bridge et le sélectionneur Thomas Tuchel a bouleversé sa liste pour le rendez-vous nord-américain. Cole Palmer, Harry Maguire, Luke Shaw, Trent Alexander-Arnold et Phil Foden – pour ne citer qu’eux – ne sont pas du voyage.

    La Croatie avec un groupe très équilibré

    Un groupe anglais surprenant, avec moins de stars mais davantage d’homogénéité. La concurrence y est forte, mais l’incertitude demeure autour du niveau réel de cette sélection. D’autant que les noms prestigieux ne manquent pas dans le camp adverse. L’inoxydable entraîneur Zlatko Dalic a gardé son ossature expérimentée avec Luka Modric (199e sélection ce mercredi soir), Mateo Kovacic, Ivan Perisic et a appelé certains prodiges, qui sortent d’une saison pleine avec leurs clubs. Petar et Luka Sucic, l’excellent Martin Baturina, Luka Vuskovic et le désormais établi Josko Gvardiol, lui qui fut un maillon important du Manchester City de Pep Guardiola.

    Un match sous haute tension, indécis, qui s’annonce comme l’un des grands rendez-vous de cette fin de la première journée de la phase de groupes.

  • Pierre-Emile Højbjerg attire la convoitise de l’Atalanta

    Pierre-Emile Højbjerg attire la convoitise de l’Atalanta

    Après la Juventus de Turin, désireuse de lui mettre le grappin dessus depuis le dernier mercato hivernal, l’Atalanta Bergame est entrée dans la course pour s’offrir les services de Pierre-Emile Højbjerg, d’après Gianluca Di Marzio, l’un des spécialistes du mercato.

    Le milieu de terrain international danois de 30 ans, auteur de 75 apparitions sous le maillot olympien depuis son arrivée dans la cité phocéenne à l’été 2024, figure parmi les départs potentiels susceptibles de renflouer les caisses de l’OM.

    Dans un contexte économique toujours surveillé de près, et alors que le club phocéen pourrait être fixé ce mercredi sur une éventuelle sanction de l’UEFA pour non-respect de l’« accord de règlement » signé en 2022, la direction olympienne reste contrainte d’envisager certaines ventes importantes pour équilibrer ses comptes.

    Malgré son statut de cadre et son rôle central dans l’entrejeu de Roberto de Zerbi, Højbjerg n’est donc pas considéré comme totalement intransférable. L’ancien joueur de Tottenham, qui a même porté le brassard de capitaine en l’absence de Leonardo Balerdi, séduit particulièrement le nouveau staff bergamasque.

    Désormais dirigée par Maurizio Sarri, fraîchement nommé sur le banc de l’Atalanta, la formation lombarde entend bâtir un milieu de terrain à la fois technique, discipliné et expérimenté. Le profil du Danois correspond parfaitement aux exigences du technicien italien, qui apprécie les joueurs capables de structurer le jeu tout en assurant un important volume de course.

    Transfert supérieur

    à 10 millions d’euros

    Dans ce projet de reconstruction, Sarri et son nouveau directeur sportif Cristiano Giuntoli – les deux hommes ayant déjà collaboré avec succès à Naples – souhaitent donner une nouvelle identité à l’Atalanta après la fin du cycle Gasperini. Le dossier Højbjerg s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur le renouvellement de l’entrejeu, d’autant que le départ du Brésilien Éderson vers Manchester United, estimé à environ 45 millions d’euros, pourrait offrir une importante marge de manœuvre financière aux dirigeants bergamasques.

    Prêté à l’Olympique de Marseille en provenance de Tottenham à l’été 2024, avec une option d’achat de 13,5 millions d’euros levée à l’issue de sa première saison, Pierre-Emile Højbjerg ne fera pas l’objet d’un départ à bas prix. L’OM a déjà repoussé une première offre avoisinant les 10 millions d’euros, formulée par le club turc de Besiktas. La direction marseillaise reste ferme : aucun départ ne sera étudié en dessous de la valeur réelle du joueur, estimée autour de 15 millions d’euros par Transfertmarkt, voire davantage en cas de concurrence entre clubs.

    La campagne de réabonnements décalée

    La campagne de réabonnements du club marseillais devait initialement commencer ce mardi, mais le flou autour du renouvellement des abonnements a gagné du terrain. Et pour cause : face à l’incertitude liée aux sanctions de l’UEFA, l’OM a finalement décidé de la décaler, selon La Provence. Elle ne commencera donc qu’une fois que les dirigeants olympiens auront été informés par l’instance européenne, vraisemblablement ce mercredi ou jeudi. Cette attente a également empêché toute communication concernant les tarifs des abonnements. Aucune information n’a en effet filtré sur les prix qui devaient être proposés aux fidèles du stade Vélodrome. Ces derniers devront donc encore patienter un peu avant d’être définitivement fixés. C.K.

  • La France vient à bout du Sénégal pour son entrée en lice

    La France vient à bout du Sénégal pour son entrée en lice

    Les démons du match France-Sénégal 2002 sont bel et bien derrière eux. Le Mondial asiatique n’avait pas porté chance aux Bleus, le nord-américain débute de la manière idoine. Après une première période terne, Olise et ses coéquipiers ont réglé la mire pour battre les Lions de la Teranga (3-1), mardi soir.

    Il a fallu attendre la fin du premier quart d’heure de jeu pour voir l’action inaugurale de l’équipe de France. Finalement, ces premières minutes de jeu ont été à l’image du reste. De grosses approximations techniques, aussi bien sur les contrôles que les passes. Si le Sénégal n’a pas trouvé la faille lors de cette période, il a touché le montant par l’intermédiaire de Nicolas Jackson (25e). Le joueur prêté au Bayern Munich la saison dernière a vu sa frappe s’écraser sur le poteau avant d’heurter la jambe de Mike Maignan. Les balles perdues ont été le maître mot de ce premier acte pour les deux formations, au grand dam des nombreux spectateurs et téléspectateurs. 45 minutes ternes, sous le soleil de la banlieue new-yorkaise.

    Le match s’est progressivement emballé et les défenses se sont ouvertes. Michael Olise, dès la reprise, a offert la meilleure occasion à l’équipe de France. Le gardien sénégalais Edouard Mendy est monté rapidement pour boucher les angles, face au joueur formé à Chelsea.

    Kylian Mbappé a enfin trouvé la faille

    Les premières réelles vibrations autour de cette partie sont arrivées autour de l’heure de jeu. Peu inspiré depuis le coup d’envoi, Kylian Mbappé est monté en puissance et aurait pu obtenir un penalty. L’arbitre australien a décidé, avec l’aide de la vidéo, de ne pas l’accorder au capitaine tricolore.

    Mais il n’a pas fallu patienter plus longtemps pour le Bondynois. Idéalement lancé par le métronome Michael Olise, Mbappé a trompé Mendy pour inscrire un 57e but en Équipe de France. Cette réalisation lui permet alors d’égaler Olivier Giroud, meilleur buteur de l’histoire des Bleus, et de revenir à trois buts de Miroslav Klose, canonnier le plus prolifique en Coupe du monde. Et même à deux buts de l’Allemand et passer devant Giroud, avec un but au bout du temps additionnel (3-1, 97e), après la réalisation de Barcola (2-0, 82e) et celle de Mbaye (2-1, 96e) pour réduire la marque. Un doublé et une victoire : Mbappé et la France sont lancés.

    FRANCE 3 (0)

    SENEGAL 1 (0)

    1ère journée du groupe I de la Coupe du monde

    MetLife Stadium, New Jersey

    Arbitre : Alireza Faghani (AUS)

    Buts : Mbappé (66e, 90+7’), Barcola (82e) ; Mbaye (90+6’)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Upamecano, Saliba, Koundé – Rabiot, Tchouameni – Doué, Dembele, Olise – Mbappé

    Entraîneur : Didier Deschamps

    SENEGAL : Mendy – Diouf, Niakhaté, Coulibaly, Diatta – P.Gueye, I.Gueye, Camara – Mané, Sarr, Jackson

    Entraîneur : Pape Thiaw

    ET AUSSI

    Les folles 24 heures de la Tunisie

    Un premier match catastrophique et un fort remue-ménage d’entrée pour les Tunisiens. Après la lourde défaite contre la Suède (5-1), la fédération tunisienne a décidé de remercier son sélectionneur, Sabri Lamouchi. Le Franco-Tunisien paie déjà ses choix, alors que sa nation est en pleine reconstruction. Pour continuer cette Coupe du monde, Hervé Renard a été appelé, en pompier de service, pour sauver ce qui reste à sauver.

    Quid de Neymar ?

    Attraction de la liste brésilienne concoctée par Carlo Ancelotti, Neymar est toujours inapte. L’ex-joueur du PSG n’a pas encore repris l’entraînement sur le terrain, alors que son pays doit affronter Haïti, dans la nuit de vendredi à samedi. Nul ne sait s’il participera à au moins un match dans cette Coupe du monde.

    Plus de visa pour un attaquant iranien

    L’attaquant iranien Mehdi Torabi a vu son visa pour entrer sur le sol américain expirer à la suite du match contre la Nouvelle-Zélande (2-2). Contrairement à ses coéquipiers, ils n’avaient droit qu’à une seule entrée aux États-Unis. La fédération a annoncé « entamer des démarches » pour régler cette situation au plus vite.

    Lionel Messi puissance 200

    Des paliers records, Lionel Messi en a franchi de très nombreux durant sa longue carrière. Un nouveau cap a été dépassé, la nuit dernière, lors du match Argentine-Algérie. La légende du Barça a atteint les 200 sélections. Seul un joueur fait mieux dans toute l’histoire du football : Cristiano Ronaldo. Le Portugais affiche actuellement à 228 sélections. Luka Modric talonne Messi d’une unité (199), pour ses derniers moments avec la Croatie.

  • Maurel, Durk et Prud’homme, incontournables favoris

    Maurel, Durk et Prud’homme, incontournables favoris

    Ils vont de nouveau faire trembler le Parc Borély. Comme on vous l’a annoncé en début d’année, le pointeur martégal Pierre Maurel et les bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme ont décidé de remonter la triplette, déjà finaliste du Mondial en 2021. « Je repense souvent à ce jour-là », lance le local de l’étape qui rêve de remporter La Marseillaise, « le plus beau concours du monde » à ses yeux. « C’était une aventure exceptionnelle, on a vécu des moments extraordinaires. Mais maintenant ce qu’il nous manque dans ce concours, c’est la victoire », poursuit Maurel, déjà vainqueur de deux Nationaux sur ce début de saison : Draguignan avec Maison Durk et Jean-Michel Puccinelli, puis le souvenir « Fernand Rivière » à Nice, en hommage à son oncle, aux côtés des Corses Basil Jackel et Joseph Barbato. De belles performances qui confirment son excellente saison 2025, où il a terminé troisième du classement Passion pétanque française (PPF) et des points Nationaux.

    Trio d’amis avec du caractère

    Les trois compères vont ainsi disputer leur troisième Marseillaise, après la finale en perdue 2021 et leur élimination prématurée en 16e de finale l’année suivante. « Chaque fois que l’on joue ensemble, on fait des beaux résultats. On sait que l’on a ce qu’il faut pour remporter ce Mondial », souligne Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition en compagnie de son frère Sony et Delson Boulanger. « C’est un concours où il faut aller doucement, tout en ayant conscience qu’on ne peut pas se rater sur une partie. C’est donc toujours mieux quand on est une partie d’amis », ajoute le pensionnaire du club de Décines, qui « arrive à faire le dos rond à côté des deux gueulards ». Comme Maurel, Durk et Prud’homme réalisent un début de saison très honorable. Les deux bombardiers ont même été dimanche jusqu’en quart de finale du National de Firminy. Ils seront d’ailleurs en lice pour un titre de champion de France triplette, ce week-end, à Douai.

  • Un trio magique pour lancer les Bleus

    Un trio magique pour lancer les Bleus

    Pour sa dernière campagne à la tête des Tricolores, Didier Deschamps va d’emblée entrer dans le vif du sujet avec cet affrontement corsé contre les Lions de la Teranga, champions d’Afrique sur le terrain, mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc, à l’issue d’une finale de la CAN-2025 chaotique.

    Pour des Français considérés comme de sérieux prétendants à la victoire, c’est un test d’envergure qui s’annonce au MetLife Stadium, ce mardi soir. Une enceinte où ils espèrent prendre leurs marques pour y revenir en finale, le 19 juillet, et ajouter une nouvelle étoile à leur maillot, histoire de clore en beauté et en apothéose l’incroyable parcours de leur sélectionneur.

    Certes, la configuration de cette compétition à 48 pays autorise des jokers et une contre-performance ne serait pas rédhibitoire pour la suite dans un groupe I où figurent l’Irak et la Norvège d’Erling Haaland. Mais un faux-pas dès la première rencontre ferait désordre pour une formation avec de si hautes ambitions et instillerait forcément le doute dans les esprits.

    D’autant que croiser le Sénégal rappelle cette défaite 1 à 0 des champions du monde en titre lors du match d’ouverture du Mondial-2002, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour. Sur le papier, les Bleus présentent toutefois de nombreuses garanties pour s’éviter un tel scénario. Portés par un secteur offensif envié de tous, ils font preuve d’une impressionnante permanence au plus haut niveau international, matérialisée par leur qualification pour quatre finales sur les sept dernières éditions de la Coupe du monde.

    Mbappé, le guide

    Leur atout numéro 1 se nomme bien évidemment Kylian Mbappé. Le capitaine sait mieux que quiconque comment aborder une épreuve qui a fait de lui une star planétaire et doit guider ses coéquipiers vers une troisième victoire. Champion du monde en 2018, finaliste quatre ans plus tard avec un triplé entré dans la légende contre l’Argentine de Lionel Messi (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2), l’attaquant sort d’une saison sans trophée et très mouvementée en coulisses avec le Real Madrid malgré un deuxième titre de meilleur buteur en Liga. Il aura donc soif de revanche pour faire taire les critiques aux États-Unis, lui le fan de culture et de sports américains.

    Mais Mbappé ne sera pas seul cette fois et Deschamps compte aussi énormément sur Ousmane Dembélé pour l’épauler. Le Ballon d’Or, auréolé d’un extraordinaire doublé en Ligue des champions avec le PSG, doit enfin prendre une autre envergure en bleu, à l’image de son rôle de leader en club, après plusieurs phases finales passées dans l’ombre.

    Le duo est désormais complété par Michael Olise, magnifique attaquant qui a éclaboussé de sa classe la Ligue des champions 2025/2026 avec le Bayern et vient d’inscrire le 8 juin un triplé de toute beauté face à l’Irlande du Nord (3-1) au cours de l’ultime match de préparation avant le décollage pour le camp de base de Boston.

    Mais il faudra que la défense française, qui a pris la fâcheuse habitude de prendre au moins un but lors de ses cinq dernières sorties, se montre solide pour empêcher une catastrophe dès ses premiers pas dans ce Mondial. Car le Sénégal a des arguments solides à faire valoir. En se hissant en finale de la Coupe d’Afrique en 2019, 2021 et 2025, l’équipe actuellement dirigée par Pape Thiaw est devenue une référence du continent.

    Avec des cadres comme le gardien Edouard Mendy, le défenseur et capitaine Kalidou Koulibaly, le milieu Idrissa Gueye et bien sûr l’immense vedette Sadio Mané, les Lions de la Teranga devront être pris très au sérieux.