Category: sports

  • Bouc-Bel-Air accueille la spectaculaire Coupe du monde de vol en soufflerie

    Bouc-Bel-Air accueille la spectaculaire Coupe du monde de vol en soufflerie

    Sous l’égide de la Fédération aéronautique internationale et de la Fédération française de parachutisme, 98 compétiteurs issus de 22 nations différentes, s’affronteront dans un tunnel de vol de 17 mètres situé au Décathlon village de Bouc-Bel-Air, à l’occasion de la Coupe du monde et des Championnats d’Europe de vol en soufflerie. Un spectacle aérien mêlant performance, précision et créativité, à travers quatre disciplines : Dynamic 2-Way (à deux), Dynamic 4-Way (à quatre), Freestyle et SoloSpeed (seul). La compétition sera marquée par la présence de Flavien Poulenard, originaire de Saint-Etienne et chef moniteur chez iFly Aix-Marseille dont le parcours est intimement lié à l’histoire d’iFly. Premier client d’iFly Lyon lors de son ouverture en 2016, il découvre la chute libre indoor et développe immédiatement une passion pour cette discipline spectaculaire. De simple pratiquant à ses débuts, il devient moniteur professionnel, avant de s’imposer comme athlète de haut niveau et de décrocher le titre de Champion de France en 2023, 2024 et 2025.

    Programme de la semaine :

    Mardi 31 mars : arrivée des compétiteurs et entraînements.

    Mercredi 1er avril – 09h00 : Speed test.

    Mercredi 1er avril – 19h00 : cérémonie d’ouverture.

    Jeudi 2 avril – 08h00 : début de la compétition.

    Samedi 4 avril – 17h30 : fin de la compétition.

    Samedi 4 avril – 21h15 : cérémonie de remise des médailles.

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »

    La Marseillaise : Après une cinquième place en saison régulière, votre équipe s’est faite éliminer en quart-de-finale des play-offs pour la troisième année consécutive face à aux Boxers de Bordeaux. Une surprise à vos yeux ?

    Jonathan Zwikel : Je pense qu’il n’y a pas eu de surprise, ni négative ni positive. On est un peu là où est notre budget. Maintenant, il y a une déception de ne pas avoir pu faire mieux. Même si notre niveau d’exigence monte, c’est notre place. Et ça n’a pas été évident, vu les péripéties qui sont arrivées entre les changements de joueurs et les pressions. Et après, sur les playoffs, un peu de regret, parce qu’on n’était pas loin sur tous les matches et qu’on aurait pu avoir une équipe un peu plus complète. Et au-delà de la déception, il y a cette satisfaction d’avoir donné tout ce qu’on pouvait pour essayer de challenger Bordeaux. C’est assez contradictoire, parce qu’on n’a pas pris 4-1, mais on était dans le coup sur tous les matchs.

    Qu’est-ce qui vous manque
    pour passer ce cap fatidique
     ?

    J.Z. : Un peu de tout. On est dans une position intermédiaire qu’on a atteinte très rapidement. Mais la vérité, c’est que pour atteindre l’échelon supérieur, il faut un peu plus d’expérience et un peu plus de qualité dans les joueurs. On est très proche de passer un cap, mais on n’y est pas encore. Ça paraît spectaculaire, parce que ça fait trois années d’affilée, et trois années d’affilée contre la même équipe. Mais au final, ça ne fait que trois années qu’on est là. On est réguliers dans notre progression. Mais le petit step d’après est d’entrer dans le top 4. Ça nous a donné beaucoup d’indications sur la manière d’y arriver.

    Laquelle est la plus importante ?

    J.Z. : Celle d’être en adéquation avec nos convictions. La première étape là-dedans, c’est au moment où tu conçois l’équipe. Beaucoup de choses se jouent l’été quand tu crées le modèle d’équipe que tu veux avoir. Tu choisis les joueurs qui vont jouer dans ce modèle. Cette année, on s’en est un peu écarté. On a couru après des adaptations. Et ça a été une année épuisante à cause de ça. On a dû faire des changements, etc. Ça ne veut pas dire d’aller tête baissée. Mais ça veut dire d’aller à fond dans notre identité.

    Est-ce que vous comptez, comme la saison passée, procéder à un bouleversement total de l’effectif ?

    J.Z. : Il y a encore beaucoup d’inconnus. Chaque année, l’idée n’est pas de changer pour changer. Mais changer pour trouver le bon équilibre. Et encore une fois, cette année, on a eu beaucoup d’indications. On va essayer de repartir dans la direction qu’on veut avoir. Mais il y a beaucoup de joueurs qui sont là cette année et qui correspondent à la trajectoire qu’on peut prendre. On va essayer de les garder.

  • L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    Avec Alban Juster à la présidence par intérim après la démission de Pablo Longoria, Medhi Benatia pour le moment dans le rôle de directeur sportif et Habib Beye sur le banc, en remplacement de Roberto De Zerbi, l’OM tient, à court terme, son trio décisionnaire. Mais comme toute institution, le club phocéen doit également se projeter sur le long terme, notamment à l’approche de la saison prochaine. Or, à ce stade, l’OM n’a aucune certitude quant à la stabilité de sa gouvernance, que ce soit à la présidence ou à la direction sportive, deux postes clés pour impulser une nouvelle dynamique.

    Dans un entretien accordé à nos confrères du JDD, le propriétaire américain Frank McCourt a néanmoins esquissé le profil recherché pour succéder à Pablo Longoria. « Ma préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille, je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La personne doit être un manager d’envergure et expérimenté. J’espère qu’on l’annoncera avant la fin de la saison », lance l’homme d’affaires bostonien.

    Depuis, les rumeurs se multiplient. L’une d’elles est alimentée par la sortie, lundi, de l’éditorialiste de RMC Sport, Daniel Riolo : « Le nom qui circule le plus, c’est celui de Mohamed Bouhafsi. Un profil que moi, je trouve excellent pour ce poste. D’un point de vue du sport, de la politique ou de la société marseillaise, il coche toutes les cases. Il connaît Frank McCourt, il connaît Medhi Benatia qui va partir, il connaît Habib Beye si celui-ci doit rester, les joueurs, les agents… Son carnet d’adresses dans le foot et ses réseaux sont très importants. »

    Fan de l’OM et régulièrement présent au Vélodrome, Mohamed Bouhafsi ne dispose toutefois pas, à première vue, de l’expérience attendue pour répondre pleinement aux critères évoqués par McCourt, samedi dernier. Dirigeant au sein du groupe Mediawan, le natif d’Oran n’aurait cependant pas besoin d’un tel vécu selon Daniel Riolo. Le journaliste de RMC va même plus loin, affirmant que Mohamed Bouhafsi serait séduit à l’idée de prendre les rênes de l’OM : « Je sais que ça l’intéresse, que c’est l’un des objectifs de sa vie. Nous, on l’a connu très jeune, mais c’était il y a quinze ans, il a fait son parcours. Je répète qu’au niveau du sportif, de la politique, de la ville de Marseille, de la société marseillaise dans son ensemble, il colle parfaitement. »

    Un ex-dirigeant de Puma ?

    Richard Teyssier, ex-directeur marketing et marque monde de Puma, figurerait dans la short-list pour devenir président, selon Foot Mercato. Ce quinquagénaire avait participé à la signature du partenariat entre l’OM et Puma, en 2018, lorsqu’il était directeur de l’équipementier pour la France.

    Le poste de directeur sportif reste également en suspens, d’autant plus que Frank McCourt a confirmé le prochain départ de Medhi Benatia, à la demande du dirigeant marocain. Selon le journaliste Adrien Pittore, de premiers contacts auraient même été établis avec Dimitri Payet et Steve Mandanda, qui disposeraient de clauses liées à une future fonction au sein de l’organigramme olympien.

  • Dudon, champion du monde dans l’ombre

    Dudon, champion du monde dans l’ombre

    Son handicap ne l’a jamais empêché de viser les sommets. À seulement 24 ans, Nohan Dudon est déjà double champion d’Europe et champion du monde 2025 de parakaraté en kata (démonstration).

    Atteint d’une déficience visuelle sévère depuis l’âge de 3 ans, le jeune Marseillais a su transformer l’adversité en force. À l’origine de son handicap, le syndrome de Lyell, une maladie rare qui provoque une nécrose aiguë de l’épiderme et touche également les muqueuses. « C’est comme si le corps se défendait et, pour se défendre, il se détruit tout seul. Comme chez les grands brûlés, la peau se détériore et ça atteint même les muqueuses, notamment dans les yeux. Aujourd’hui, j’ai quasiment perdu la vue et je crains beaucoup le soleil », explique Nohan Dudon. Après plusieurs mois passés en réanimation, sa famille s’installe à Vins-sur-Caramy, petit village varois situé à une dizaine de kilomètres de Brignoles. C’est là que commence son histoire avec le karaté. « Il n’y avait qu’un club sur place. J’y suis allé un peu par hasard », se souvient celui qui débute à seulement 4 ans.

    D’abord, la pratique reste ludique. « Au départ, c’était simplement pour me faire plaisir, comme n’importe quel enfant. Pour m’amuser avec mes copains de l’école. » Mais rapidement, les choses évoluent. « Petit à petit, on a commencé à faire des petites compétitions entre clubs. On essayait de trouver des solutions pour me faire participer », raconte-t-il.

    De l’UNSS au titre mondial

    Durant son adolescence, son entraîneur dirige également la section UNSS (Union nationale du sport scolaire) de son collège, ce qui lui permet de participer chaque année aux championnats de France, aux côtés d’enfants valides.

    Parallèlement, le parakaraté se développe progressivement. À 16 ans, Nohan Dudon franchit un cap en remportant son premier championnat de France. « L’équipe de France voulait que je les rejoigne, mais j’étais encore trop jeune. Il fallait attendre d’être majeur. Alors je me suis dit que j’allais travailler à fond pendant deux ans pour être sûr d’y être », raconte le jeune prodige. Mais la pandémie de Covid freine son élan.

    Il poursuit malgré tout sa progression et décroche une deuxième place lors de ses premiers championnats du monde en 2021, synonyme de sélection en équipe de France. Il s’impose depuis comme l’un des leaders de la discipline. Son palmarès parle pour lui : champion d’Europe en 2024, puis à nouveau en 2025, année où il décroche également le titre mondial en Égypte, tout en devenant numéro un mondial.

    Malgré ce parcours impressionnant, Nohan Dudon ne bénéficie toujours pas du statut de sportif de haut niveau. Une situation qu’il juge incompréhensible. « Je ne trouve pas ça normal, surtout dans le sens où je m’entraîne comme un athlète valide », explique-t-il.

    Le parakaraté, discipline encore récente, compte encore trop peu de participants pour être pleinement reconnu par l’État. Sans ce statut, le karatéka passe à côté d’aides essentielles. « Vivre cette vie, c’est beaucoup de dépenses, d’énergie, d’argent et de temps à gérer au quotidien », souligne Nohan.

    En parallèle de sa carrière sportive, il poursuit un master en ingénierie ergonomique de l’activité physique à la Faculté des sciences du sport de Luminy. « Il me faudrait plus d’aides pour rester au sommet de ma forme », confie-t-il. Depuis 2024, il peut toutefois compter sur le soutien de l’association Valentin-Haüy, qui l’accompagne dans sa préparation physique et mentale.

    Un soutien précieux à l’approche de sa prochaine échéance : le championnat d’Europe 2026, prévu à Francfort, en Allemagne, du 20 au 24 mai. « J’ai énormément travaillé sur mes études récemment et je me suis un peu moins entraîné, mais j’ai repris progressivement. Je me sens prêt pour aller chercher un troisième titre européen consécutif », conclut-il avec détermination.

  • Une semaine olympique à Luminy et au Département

    Une semaine olympique à Luminy et au Département

    Le Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13) et le Département des Bouches-du-Rhône ont ouvert le bal de la Semaine olympique et paralympique, lundi, respectivement au campus de Luminy et à l’hôtel du Département. Au cours d’une journée labellisée « Charte des 15 engagements écoresponsables » du ministère des Sports, le CDOS 13 est devenu le premier du genre à labelliser un événement, au cours duquel la matinée a permis aux scolaires, via l’Union sportive de l’enseignement du premier degré, de participer à diverses animations sportives et d’être sensibilisés à des questions sociétales, telle que l’inclusion, ou environnementales, avec un jeu des déchets.

    Des stars au rendez-vous

    De son côté, le Département s’est investi au travers de la tournée Provence Terre de Sports. Gratuite et ouverte à tous, elle propose une multitude d’activités sportives dans l’esprit sportif et des valeurs olympiques. En famille ou entre amis, petits et grands ont pu, dès lundi, s’essayer au badminton, au canoë-kayak ou encore au judo. Dès ce mardi, onze autres disciplines viennent s’ajouter aux treize animations déjà installées depuis le premier jour.

    Au-delà des activités, les visiteurs auront l’occasion de rencontrer sur place plusieurs sportifs de haut niveau lors d’une séance de dédicaces et photos. Les talentueux joueurs de tennis-fauteuil, Ksénia Chasteau et Nicolas Charrier, seront présents à l’hôtel du Département le mercredi 1er avril à partir de 13h. Et la prodige du VTT, Lily Planquart, sera quant à elle disponible le jeudi 2 avril de 10h à 12h.

    Depuis son lancement, la tournée Provence Terre de Sports a déjà réalisé 45 étapes dans 36 communes des Bouches-du-Rhône. Elle se poursuivra 18 au 20 mai au complexe sportif Pierre-de-Coubertin, à Châteaurenard.

    Provence Terre de Sports à Marseille

    Du 30 mars au 3 avril de 9h à 12h et de 13h à 16h. Accès gratuit et ouvert à tous. Animations accessibles à partir de 6 ans.

  • Les anciens du club vivent une nouvelle vie loin de l’OM

    Les anciens du club vivent une nouvelle vie loin de l’OM

    Adrien Rabiot

    Depuis son départ houleux, suite à sa bagarre avec Jonathan Rowe dans les vestiaires rennais lors de la première journée de la saison, Adrien Rabiot a rapidement retrouvé une dynamique positive sous les couleurs de l’AC Milan. Le milieu de terrain français âgé de 30 ans s’est imposé comme un élément clé du système de Massimiliano Allegri, retrouvant un rôle de leader technique et physique au cœur du jeu milanais. Associé notamment à Luka Modric, Rabiot a contribué à solidifier l’entrejeu des Rossoneri, tout en se montrant prolifique en termes statistiques : 5 buts et 4 passes décisives après les 21 premières journées de Serie A. Un rendement qui lui a permis d’être convoqué à chaque rassemblement des Bleus cette saison.

    Valentin Rongier

    Pilier de l’Olympique de Marseille, son départ l’été dernier a été mal vécu par les supporters olympiens. Valentin Rongier, a entamé un nouveau chapitre de sa carrière sous les couleurs du Stade Rennais. Après six saisons passées sur la Canebière, dont plusieurs comme capitaine, le milieu de terrain français de 31 ans a rejoint la Bretagne aux côtés de Quentin Merlin, avec l’objectif d’apporter son expérience à un effectif rennais en reconstruction. Rapidement intégré dans l’entrejeu breton, Rongier s’est distingué par sa fiabilité et son intelligence tactique, retrouvant un rôle de régulateur du tempo qui avait fait sa force à Marseille. Moins exposé médiatiquement mais toujours aussi précieux dans l’équilibre collectif, l’ancien Nantais s’est imposé comme un relais important entre la défense et l’attaque, tout en apportant son leadership dans le vestiaire.

    Azzedine Ounahi

    Il ne porte plus le maillot de l’OM depuis 2024, mais Azzedine Ounahi fait officiellement partie des départs de l’intersaison. Après s’être brillamment relancé au Panathinaïkos, le milieu de terrain marocain âgé de 25 ans a retrouvé l’un des cinq grands championnats européens en débarquant au sein du prometteur effectif catalan. Techniquement au-dessus de la moyenne, Ounahi a rapidement retrouvé de l’influence dans le jeu, se distinguant notamment par plusieurs performances marquantes face à des adversaires majeurs, avec des buts importants contre Bilbao ou le Real Madrid, contribuant directement à des points précieux pour Gérone.

    Luis Henrique

    Acheté 25 millions d’euros cet été par l’Inter Milan, Luis Henrique a rejoint la cour des grands. Arrivé pour apporter de la vitesse et de la percussion dans le couloir droit, le Brésilien a toutefois connu une adaptation plus délicate que prévu dans un effectif très concurrentiel. Utilisé principalement comme piston ou ailier de rotation, il a dû composer avec un temps de jeu limité lors de ses premiers mois en Serie A, ne faisant que quelques apparitions au début de saison, sans parvenir immédiatement à s’imposer. Encore en phase d’adaptation au très haut niveau italien, Henrique apparaît ainsi comme un pari à moyen terme pour l’Inter.

    Amir Murillo

    Poussé vers la sortie après des performances jugées irrégulières et plusieurs erreurs défensives en janvier, Amir Murillo travaille à faire taire ses détracteurs. Son adaptation en Turquie s’est révélée rapide pour le défenseur de 29 ans. Dès ses premières apparitions, Murillo s’est illustré offensivement, notamment lors de sa troisième rencontre où il a inscrit un but spectaculaire d’une frappe puissante depuis l’aile droite, confirmant son apport dans le couloir droit et sa capacité à se projeter vers l’avant. Ce début encourageant contraste avec sa fin de parcours marseillaise, marquée par une mise à l’écart progressive du groupe professionnel et des critiques sur ses performances défensives. Désormais davantage libéré dans son jeu, Murillo apporte son expérience et sa polyvalence à Besiktas, où il s’impose progressivement comme une solution crédible dans la rotation défensive.

  • Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Deux joueuses rêvaient de fouler la pelouse du Vélodrome sous les couleurs olympiennes, mais l’ont désormais fait en portant le maillot de l’équipe vainqueure. L’attaquant américaine Ashley Clark, ex-capitaine et serial-buteuse de l’OM Féminines entre 2021 et 2024, qui a récemment fait son retour dans l’Hexagone après une saison aux États-Unis et un bref passage en Islande, puis la gardienne algérienne Chloé N’Gazi (29 ans), présente dans l’effectif durant l’année civile 2025. « Franchement, c’était parfait. C’est passé comme prévu », se réjouit la portière montpelliéraine, auteure d’un grand nombre d’arrêts face aux nombreux assauts de l’attaque phocéenne. « J’avais de la pression, c’est normal de revenir dans son ancien club et en plus de jouer au Vélodrome devant tant de personnes. Mais je suis contente, on a répondu présentes en tant qu’équipe et ça fait du bien à la confiance », confie celle qui a rêvé toute la semaine de ce rendez-vous.

    Montpellier survit jusqu’au bout

    Sa prestation sur la mythique pelouse du stade Vélodrome a amplement contribué à la victoire des Héraultais, en grand danger dans la lutte pour le maintien avec Saint-Etienne et Lens. « Je me suis préparée mentalement pour faire un bon match, surtout pour gagner les trois points parce qu’on en a besoin. On a un objectif maintenant et c’est le plus important. J’ai mis de côté tout ce qui a pu se passer avant, tout ce qui a pu être dit et on a fait le boulot », souligne N’Gazi, persuadée que la courte défaite face au Paris Saint-Germain, la semaine dernière, leur a mis « un coup derrière la tête la semaine dernière ». « Je pense qu’on a fait preuve de sagesse en se remettant vite au travail, en oubliant ce qui s’était passé, en gardant seulement le positif. Et aujourd’hui, je pense qu’on a montré qu’on avait quand même du mental, qu’on n’est pas encore mort et que tout est encore possible. En tout cas, nous, on veut y croire et on travaille pour ça », ajoute l’internationale algérienne aux 23 sélections. Elle tient d’abord à se concentrer sur la fin de saison avec Montpellier, avant de songer à la Coupe d’Afrique des Nations féminine qui a été reportée du 25 juillet au 16 août 2026.

  • Malgré le froid, la Ronde de Château-Gombert a tenu ses promesses

    Malgré le froid, la Ronde de Château-Gombert a tenu ses promesses

    Du vent, beaucoup de vent, mais une matinée réussie. La 25e édition de la Ronde de Château-Gombert se tenait, ce dimanche, au niveau du Domaine de la Nègre. Parmi les 800 inscrits – un record – environ 700 ont pris le départ des trois courses au programme. Coureurs comme bénévoles ont bravé le froid pour vivre pleinement cette épreuve. « C’est vrai que la météo a été difficile, il y a eu pas mal de vent, il a fait froid, mais ça s’est relativement bien passé. On a eu beaucoup de courageux, donc franchement très sympa, il y a beaucoup de monde qui a joué le jeu », décrit Jonathan Tropé, organisateur de la Ronde.

    Surtout que l’Athletic Club Phocéen, élaborateur de l’événement, s’était montré ambitieux pour fêter son quart de siècle d’existence. La jauge de participants est passée de 500 à 750. « C’est une prise de risque, on a testé des choses, on prend nos marques. Il faut quand même mettre les 700 personnes là-haut, parce qu’il n’y a pas moyen de se garer, donc c’est un défi pour nous. On a dû retarder, pour être honnête, les départs d’une dizaine de minutes, tout au plus, pour être sûr que les coureurs soient là pour participer. »

    Concernant les différentes courses, Ségolène Petit et Théo Vialatte ont dompté Le Challenge Terre de Running et ses 24 kilomètres. La Ronde (12kms) est revenue à Irène Gorban et Jérémy Fort, alors que les 5,5 kilomètres de L’Inoubliable ont été remportées par Dolores Soto et Eric Benayoun.

    Les résultats complets de toutes les courses sont à retrouver sur athle-provence.fr

  • Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Encore une chute pour le RCT. En déplacement à Perpignan samedi après-midi, les Rouges et Noirs ont connu leur dixième défaite de la saison, lors de cette 20e journée de Top 14. La quatrième lors des cinq dernières rencontres en championnat. « Ça va être dur de vous parler comme ça, à chaud… On s’était bien préparés pourtant », a lancé l’ailier toulonnais Mathis Ferté en peinant à trouver ses mots pour exprimer cette situation dramatique. « À la mi-temps, on s’est dit que ce n’était pas possible. On ne s’envoyait pas, on n’avait pas d’énergie. Sans révolutionner le rugby, il fallait au moins mettre du combat », poursuit le jeune homme de 22 ans, titularisé pour la 18e fois de la saison. Le groupe varois a complètement perdu pied depuis quelques semaines et se retrouve aspiré dans une spirale négative infernale. « Oui, l’équipe a perdu confiance, bien sûr », a reconnu le manager Pierre Mignoni, qui n’arrive pas à expliquer comment ses protégés ont pu réaliser une telle prestation après un stage de quatre jours dans le Pays catalan. « C’est une période difficile, tous les clubs en traversent, les joueurs en ont connu tout au long de leur carrière. C’est dans ces moments-là qu’on voit les hommes. On parle beaucoup de talent. Mais il faut avant tout du cœur », a-t-il martelé.

    Le Top 6 s’éloigne

    Si la première mi-temps s’est avérée désastreuse pour les Toulonnais, avec un essai aplati seulement contre trois pour les Perpignanais, la deuxième période a été, en revanche, plus intéressante pour les Rouges et Noirs. Les troisièmes ligne ont parfaitement joué leur rôle : le jeune géorgien Mikheili Shioshvili, puis l’international anglais Lewis Ludlam avaient permis au RCT de revenir à quatre longueurs des locaux à une vingtaine de minutes de la sirène. Mais l’USAP possédait encore l’énergie nécessaire pour mettre un dernier coup d’accélérateur dans les dernières minutes de la partie. « Bizarrement, les choses se sont remises un peu dans l’ordre », a constaté Pierre Mignoni, conscient que le momentum d’une saison peut basculer en un clin d’œil. Pour autant, le top 6 tant convoité afin de disputer les play-offs et espérer retrouver la Champions Cup la saison prochaine s’éloigne de plus en plus. « Au-delà de ça, quel visage on veut montrer pour cette fin de saison ? Est-ce qu’on veut se battre pour aller chercher quelque chose ? », s’est interrogé le manager perdu.

  • La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    Elles ont quitté la pelouse la tête basse, avec le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de l’événement.

    Pour leur première historique au Vélodrome, samedi soir, les Marseillaises se sont inclinées face à Montpellier, pourtant lanterne rouge de l’Arkema Première Ligue. « Il y a tellement de déception », confie l’entraîneuse Corinne Diacre, quelques instants après le coup de sifflet final, consciente qu’il « vaut mieux tourner trois fois sa langue dans sa bouche » à chaud. « Il y avait beaucoup d’enjeux sur ce match, à deux niveaux : sportif et organisationnel. On est passées à côté de l’enjeu sportif. En revanche, sur l’aspect organisationnel, on peut remercier les 35 000 spectateurs qui se sont déplacés. Mais pour l’instant, on n’a pas trop la tête à faire la fête », poursuit-elle. La technicienne phocéenne estime que l’ensemble du groupe, elle comprise, n’a pas été à la hauteur du rendez-vous, tant individuellement que collectivement. Un sentiment partagé par ses joueuses. « Personnellement, je me sens honteuse », lâche la capitaine Tess Laplacette.

    Trop de pression

    La défenseure de 26 ans, originaire d’Hyères, tenait à faire bonne figure devant les 35 000 spectateurs venus les encourager. « On prend deux buts en début de chaque mi-temps. C’est une faute professionnelle. On ne va pas se voiler la face », ajoute-t-elle, en référence au contre-son-camp d’Inès Kbida dès la 40e seconde de jeu, puis au but de la jeune Justine Rouquet à la 49e minute. « Au final, j’avais raison quand je disais que les cinq premières minutes de chaque mi-temps sont déterminantes, surtout dans des événements comme celui-ci. On n’a pas su gérer la pression. On n’a pas su être à la hauteur. L’adversaire était largement à notre portée », ajoute Laplacette, persuadée que son équipe a « manqué de mouvement, de courses et de qualité technique », malgré plusieurs occasions franches, dont la réduction du score signée Mathilde Bourdieu (51e). « On ne fait pas un non-match. On peut avoir des regrets, mais on est plus déçues qu’en colère. La pression et le double enjeu ont joué aussi », analyse la milieu de terrain expérimentée Laura Bourgouin, déjà tournée vers les trois dernières journées, qui s’annoncent décisives dans la course au maintien.