Category: sports

  • Aubagne s’apprête à faire son entrée historique en Ligue 3

    Aubagne s’apprête à faire son entrée historique en Ligue 3

    Jamais deux sans trois. Le Sporting club Aubagne Air-Bel (Scaab) va entamer sa troisième saison consécutive en troisième division française. Avec un changement majeur cette année, la professionnalisation du championnat et la création de la Ligue 3. Sur le banc du club aubagnais, Karim Masmoudi, qui est arrivé la saison dernière au mois d’avril après le départ de son homologue portugais Gabriel Santos. Les résultats ne suivant pas, le précédent entraîneur de 43 ans a quitté le club d’un commun accord avec la direction, après treize mois sur le banc. Pour la première saison en troisième division, Gabriel Santos avait emmené son collectif à la sixième place du championnat, au terme d’une saison exceptionnelle. La deuxième saison a été plus compliquée, avec un bilan de 9 victoires et 13 défaites. Les Aubagnais sont finalement arrivés onzièmes avec 37 points, avec Karim Masmoudi sur le banc pour les deux dernières rencontres du championnat. Cette saison, l’objectif du club est de se maintenir. « Se maintenir et avoir 38 points le plus rapidement possible », soutient Karim Masmoudi. Et il peut compter sur ses joueurs, de retour à l’entraînement depuis le 26 juin. « On sait que l’objectif principal du club c’est de se maintenir. Mais si on peut aller chercher plus haut, on n’hésitera pas », assure Soiyir Ahmada. Le club a prolongé certains de ses joueurs cadres, à l’image du défenseur central Mohamed Nehari et de son gardien, Jordan Gil, toujours blessé. Mais le mercato estival a aussi provoqué le départ de treize joueurs et l’arrivée de seize recrues.

    L’effectif en mouvement

    Parmi les petits nouveaux, Adame Faïze, 21 ans, attaquant de l’équipe réserve du Losc la saison dernière, acteur de plusieurs apparitions avec le groupe professionnel, Karim Cissé, 22 ans, milieu offensif et international guinéen en provenance de l’ASSE et Yoan Zemoura, 25 ans, ancien attaquant du FC Versailles. Mais aussi de jeunes talents du club : Nohan Parmentier, 17 ans, défenseur en U17 la saison dernière, et Tiago Moreira, 21 ans, ex-gardien de l’équipe réserve. Soiyir Ahmada, 19 ans, arrivé au Scaab l’été dernier en provenance de l’OM, jonglait l’année dernière entre les U19 et le groupe N1 et intègre pleinement l’effectif cette saison. Avec une moyenne d’âge de 23,5 ans, le Scaab est le deuxième effectif le plus jeune du championnat, à ce stade du mercato qui prendra fin le 1er septembre. « J’ai envie de construire une équipe marseillaise. Une équipe à la mentalité sudiste, qui ne lâche rien », insiste l’ex bras droit de Majdid Bougherra, ancien sélectionneur de l’Algérie. Il sera aidé de ses deux adjoints, Kassim Abdellah et Hippolyte Catella. Avec la professionnalisation de la troisième division, le Scaab obtient pour la première fois de son histoire le statut professionnel. « C’est un beau coup de projecteur pour tout le monde. Pour les joueurs, le staff, le club », observe Karim Masmoudi. Premier test à domicile vendredi 7 août à 20h45 face à Thionville pour le Scaab.

    Fanny Velay

    Le challenge, inédit en France

    La Fédération Française de Football a instauré le challenge en Ligue 3, une première pour un championnat en France. Les coaches auront deux possibilités par match de demander le changement d’une décision arbitrale. L’action doit entrer dans l’un des 4 cas : but marqué ou non, penalty ou non, carton rouge ou identité erronée d’un joueur sur un carton. Chaque challenge remporté sera conservé par l’entraîneur.

    P.G.

  • OM : Facundo Medina et Geronimo Rulli dans le sas de sortie

    OM : Facundo Medina et Geronimo Rulli dans le sas de sortie

    Le club marseillais poursuit sa politique de réduction de sa masse salariale.

    Deux joueurs sont en effet proche de quitter l’OM. À savoir Geronimo Rulli et Facundo Medina. Pour le premier, un accord a été trouvé avec Manchester City. Pour le second, malgré l’arrivée de Miguel Gutierrez, le Bayer Leverkusen a accepté de verser les 25 millions d’Euros demandés par les dirigeants marseillais.

    Concernant Facundo Medina, les trois parties étant sur la même longueur d’onde, la finalisation du dossier devrait se faire dans les prochaines heures. Pour Geronimo Rulli, la balle est dans le camp de l’agent du gardien de but. Mais les clignotants semblent au vert, là aussi.

  • Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Marcel Laborde, maître d’œuvre de l’événement héraultais a frappé un grand coup. Ia lancé un nouveau concept, une nouvelle formule sur invitation. Un pari fou l’image du personnage qui bouscule les habitudes

    Un pari en passe d’être réussi avec 4 continents représentés, 26 pays, 64 équipes hommes, 32 équipes femmes.

    Ce sera les 12 et 13 août à l’Aréna sud de France à Montpellier. Un événement international unique.

    Avec les Malgaches la référence de la pétanque mondiale aujourd’hui mais également la Tunisie, le Sénégal, Le Bénin, le Maroc, l’Algérie pour l’Afrique. Le Cambodge, Vietnam, Malaisie, Thaïlande (avec les championnes du monde), Laos, Japon pour l’Asie. Les États-Unis, le Canada, le Pérou, le Mexique, le Chili compléteront le tableau en ajoutant les pays européens.

    Pratiquement tous les meilleurs joueurs et joueuses Français seront présents avec comme parrain et marraine de l’épreuve Marine et Mickaël Bonetto.

    Au-delà de cet événement international Montpellier va vivre au rythme de la pétanque du 10 au 14 août.

    On commencera le 10 août avec le National jeune sur deux jours (en système Suisse) minimes, Cadets, juniors avec la présence des tout nouveaux champions du monde de tir de précision Dawson Herlemann et Kimberlay Bousch (126 équipes).

    Les 11 et 12 août honneur aux Dames avec le National Féminin (entr’elles). Début Des hostilités à 10h00 (système Suisse). Limité à 128 équipes.

    Les jeudi 13 et vendredi 14 août, place aux Vétérans pour l’hommage Bernard Gassier. Limité à 128 équipes. Début des hostilités à 10h00.

    Voilà Marcel Laborde et son équipe de bénévoles lancés dans la dernière ligne droite pour ce peut être considéré comme un des plus grands événement boulistique de l’année, de par la qualité des protagonistes mais aussi par la diversité des compétitions qui donne à ces événements le statut de grande fête de la pétanque. Très fier de pouvoir acter la formule après des mois de préparation Marcel Laborde est dithyrambique sur l’investissement de la Municipalité de Montpellier.

    « Je tiens à remercier chaleureusement Michaël Delafosse Maire de Montpellier et toute son équipe, notamment Hervé Martin, de la Métropole, et Christophe Bourdin, de la Ville de Montpellier. Christian Assaf a également été un soutien majeur, tout comme Olivier Nicollin, qui nous a toujours soutenus. Je tiens à rendre hommage également à Jean Louis Gasset (hélas décédé) qui fut précurseur de cette idée de l’odyssée des nations à mes côtés. »

  • Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Il tient enfin son premier grand concours. Cyril Josuan n’avait jamais pu s’imposer dans une épreuve de cet acabit. C’est chose faite depuis lundi soir. Assez tardivement il s’est sorti avec ses partenaires du piège tendu par les champions de France Cédric Soma et Juan Lopez associé à Adel. Djafari après une finale à vous couper le souffle. Le joueur de la Boule commerciale de Saint-Martin-de-Crau a été décisif. Notamment à l’ultime mène où un devant de boule royal condamne ses adversaires.

    Cette victoire est également le travail d’un collectif, d’un mental à toute épreuve avec un Thierry Terreno égal à lui-même qui excelle dans les moments clés. Menés 2 à 8, les trois hommes n’ont jamais lâché face à un adversaire redoutable.

    Des adversaires qui se sont un peu sabordés alors que le score était de 12 à 9 en leur faveur avec l’avantage de boules. Un point médiocre de Jean permet à Djafari d’enchaîner avec un Boule qui tête le bouchon. Terreno tape à sa seconde. Djafari rentre dans la Boule de Jean, Soma imite son partenaire puis est long. Lopez est long puis le gagne. Jouant tape à sa première, Jean ajoute, Josuan aussi. Voilà comme une partie devient irrespirable. 12 à 12. La suite on la connaît avec la victoire de la triplette Jérémy Jean, Thierry Terreno et Cyril Josuan. Au-delà du résultat, il faut retenir le magnifique spectacle fourni par les six acteurs. Un vrai bonheur.

    Il faut également souligner l’organisation de la Boule Fleurie Crauroise avec son président Anthony Coronado et son équipe.

    La cité varoise est devenue un des bastions du jeu provençal avec des terrains de rêve. Un lieu magique dans la ville.

    Les aficionados ne s’y trompent pas. 170 triplettes étaient encore présentes. C’est un plébiscite pour le club et le Jeu Provençal qui a bien besoin de redorer son blason avec de tels événements réussis. Même si la Boule Crauroise est également une force vive de la pétanque avec tous ses champions, Henri Lacroix en tête. Rappelons qu’elle est devenue cet été un des premiers clubs avec le Label « club Mondial » lancé par le Mondial la Marseillaise. Un réseau de clubs destiné à faire rayonner le plus grand concours du monde.

    Résultats

    Quart de finale

    Terreno bat Olivier Atzeni, Loïc Ceyte,

    Theo Antigo (Salon les Canourgues)

    Gosselin bat Laurent Matraglia. Julien Aguero, Albert Didonna

    Djafari bat Mathieu Era, Thierry Basso, Olivier Bernard

    Joseph Dubois bat Nicolas Sauvat, Sébastien Hirselj, David Gaubert

    Demi-finale

    Djafari bat Joseph Dubois, Rudy Lafleur Anthony Bagarre.

    Terreno bat Claude Gosselin, Martin Torres, Marvin Romero

    Finale

    Thierry Terreno, Jérémy Jean, Cyril Josuan bat Adel Djafari, Cédric Soma, Juan Lopez 13 à 12.

  • [Tour de France] Demi Vollering prend le meilleur

    [Tour de France] Demi Vollering prend le meilleur

    La Néerlandaise Demi Vollering a remporté mercredi à Belleville-en-Beaujolais la 5e étape du Tour de France Femmes en devançant au sprint la Suissesse Marlen Reusser, qui a conservé le maillot jaune, et la Polonaise Kasia Niewiadoma.

    Ces trois coureuses se sont isolées en tête en deux temps, sous l’impulsion de Vollering, dans les deux dernières des huit difficultés du jour, le Col de Durbize et Mont Brouilly, à 30 puis 10 kilomètres de la ligne. Auparavant, un groupe s’était échappé dans la seconde partie de journée avec quelques éléments solides, ce qui pouvait espérer une victoire finale. Ce ne fut finalement pas le cas. Lauréate sortante, la Française Pauline Ferrand-Prévot a connu une mauvaise journée en terminant à deux minutes et demie de la vainqueure, perdant toute chance de réaliser le doublé. Elle pointe désormais à la 17e place du classement à cinq minutes de la tête. « Il ne faut pas se voiler la face : un tel écart, c’est irrécupérable », a concédé la Rémoise.

    Pieterse fait le trou pour

    le maillot à pois

    Demi Vollering / Marlen Reusser / Kasia Niewiadoma : le trio de tête de cette étape disputée dans les monts du Beaujolais préfigure sans doute le podium final le 9 août. Restera à connaître l’ordre dimanche soir à Nice.

    Au classement provisoire, Reusser reste en tête avec 12 secondes d’avance sur Vollering. Niewiadoma, 3e, concède 1 mn 17 sec.

    Le trou est fait avec la quatrième place occupée par l’Allemande Antonia Niedermaier à 2:40. Autre grande gagnante de la journée de mercredi sur les routes du Tour : Puck Pieterse. La Néerlandaise d’Alpecin, championne du monde de VTT comme Pauline Ferrand-Prévot, a accentué son avance au classement de la montagne. En passant en tête des six premiers grands prix (sur huit), elle compte désormais 37 points au compteur, soit 23 de mieux que sa dauphine.

    La vallée du Rhône

    avant le Ventoux

    Jeudi, entre Montbrison et Tournon-sur-Rhône, la 6e étape propose un nouveau parcours accidenté, délicat à négocier après six jours de course. À moins de 50 km de la ligne, le col de Lalouvesc (8,6 km à 5%) favorisera un écrémage et peut-être une belle échappée.

    Une nouvelle journée casse-pattes donc, avant que le peloton du Tour de France Femmes ne s’attaque au Mont Ventoux. Le géant de Provence devrait être le juge de paix de cette édition 2026. Après cette étape, les favorites y verront sans doute plus clair à propos de leurs ambitions.

    Ce jeudi, 6e étape entre Montbrison et Tournon-sur-Rhône (153,4 km)

  • Plan-de-Cuques continue son sans-faute en pré-saison

    Plan-de-Cuques continue son sans-faute en pré-saison

    La préparation se poursuit pour Plan-de-Cuques qui affrontait Toulon pour son 3e match amical en quelques jours. Sur son parquet, le HBPC s’est imposé sur le score de 32-31, « un match intense, avec son lot de réussites et d’échecs », comme le soulignera la coach Angélique Spincer après la partie. Un but d’écart, comme la semaine dernière dans le Var (35-34).

    La première mi-temps de cette rencontre fut prolifique. Les gardiennes n’ont pas eu la réussite escomptée et le tableau d’affichage évoluait rapidement. La chaleur était accablante au gymnase des Ambrosis, Angélique Spincer utilisant à foison son éventail sur le bord du terrain. Sur le 40×20 du HBPC, les connexions entre coéquipières se perfectionnaient. Manon Loquay a par ailleurs été souvent trouvée au poste de pivot. Les locales tournaient avec une longueur d’avance à la pause.

    Si Clémence Nkinkanda était malade, ce mercredi, les trois autres recrues (Agathe Quiniou, Lorine Boudekhane, Beatriz Sousa) ont aussi poursuivi leur intégration. Face à une équipe de Toulon ayant réalisé un mercato emballant (Daphné Gautschi, Andrea Novellan, Laura Kanor etc.), Plan-de-Cuques a finalement fait la différence dans la dernière minute. Un jet de 7 m de Nele Antonissen a finalement scellé la victoire. « On continue de travailler et de s’ajuster. C’est bien de gagner mais ça n’aura aucun impact sur notre entrée dans le championnat, le 29 août », expliquait Angélique Spincer.

    Ce jeudi, le HBPC est sur le terrain de l’OGC Nice pour un 4e rendez-vous amical de la pré-saison. À trois semaines du grand démarrage de l’exercice 2026-2027.

  • Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Si tu ne viens pas à la montagne, la montagne viendra à toi !

    Le sujet de thèse de doctorat de Marie Nivet et Josep Rebull, sous la direction de David Ben Dahan (Aix-Marseille université), Thomas Rupp (Université de Savoie-Mont Blanc) et Grégoire Millet (université de Lausanne) propose une alternative active pour accompagner les séniors au-delà de 65 ans.

    « L’espérance de vie augmente, et l’idée est d’accompagner ce fait en proposant des activités sportives adaptées, dans un cadre qui permet de retarder au maximum le recours aux médicaments » indique Marie Nivet. Étudiante au Bourget du Lac, elle s’est lancée dans une thèse dont le sujet est cet accompagnement. Thèse sur laquelle elle travaille depuis plusieurs années avec Josep Rebull, et qui implique deux sites universitaires français.

    « Des études ont montré que l’air des montagnes, en lui-même, avait déjà des vertus thérapeutiques. En y associant une pratique sportive adaptée à l’âge, il y a la possibilité de prolonger l’espérance de vie en bonne santé » poursuit-elle.

    Appel à candidats

    Les deux doctorants se sont donc lancés dans une étude clinique de longue haleine. Ils ont été les premiers à se lancer dans cette thématique, dont le but « est de comprendre comment la pratique sportive en altitude agit sur les muscles, notamment le cœur, et le corps » détaille Marie Nivet.

    Conscients qu’il n’est pas possible à tous les séniors de venir pratiquer régulièrement une activité physique en montagne, avec le concours de leurs directeurs de recherches et l’hôpital de La Timone, ils ont pu mettre en place une unité qui recrée les conditions d’une pratique en altitude.

    « Les exercices viennent au plus près des gens. Nous avons déjà effectué un suivi sur 20 personnes, et les résultats sont encourageants » poursuit la doctorante. Elle lance un appel afin que d’autres personnes rejoignent le programme. « Il y a peu de contrainte. L’étude se fait en trois séances d’une heure et demie. Les gens doivent avoir 65 ans et plus, sans limite haute ».

    Après une visite médicale d’aptitude, les séances se font sous encadrement. Au-delà d’une démarche de développement du sport santé, « cette recherche a pour objectif de mieux comprendre certains mécanismes du vieillissement afin de contribuer au développement de stratégies favorisant le bien vieillir », précise Marie Nivet.

    marie.nivet @univ-smb.fr

    josep.rebull-barrera@etu-univ-amu.fr

  • [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    Dimanche, 17h. Alors que certains reviennent de la plage, les 15 jeunes filles retenues pour le stage de cohésion de l’équipe de France junior féminine de boxe s’activent.

    Dans la salle de la Muniz Boxing Academy, elles mettent en place le matériel, préparent les ateliers, en écoutant les conseils de Malik Nahim, entraîneur du collectif jeunes de la Fédération française de boxe. « Nous avons des filles qui viennent préparer les championnats du Monde où les JO des jeunes, et d’autres qui participent à leur premier stage. L’idée est de créer un vivier, dans lequel les filles se sentent à l’aise et travaillent en équipe » explique l’éducateur.

    Anthony Veniant, dans un premier temps, puis Freddy Heugbeke, membres de la Commission technique nationale de la Fédération française de boxe, sont venus successivement lui prêter main-forte. De même que des éducateurs de la Muniz Academy ont aussi mis la main à la pâte.

    Au menu des jeunes filles, « beaucoup de travail physique. Il fallait remettre en route les organismes, avant de passer à la préparation des grands rendez-vous de l’automne » détaille Malik Nahim.

    Objectif Dakar

    Venue de Montgeron, Shanon Cabane est déjà un peu du côté de Dakar. « Ce sera en novembre, pour les JO de la jeunesse. J’ai aussi à préparer les championnats du Monde » confie celle qui est venue à la boxe pour faire plaisir à son grand-père. « Depuis, je n’ai plus décroché. J’avais touché au tennis, la danse, la natation. Mais la boxe c’est autre chose. »

    Elle y a trouvé un équilibre. Quant au stage, « il me permet de travailler avec d’autres filles, car dans mon club, je suis la seule de ma catégorie. Là, c’est plus équilibré » reconnaît-elle.

    La Francilienne a fait la connaissance de la Montpelliéraine Sunjie Lopes, dont c’est la première participation. à treize ans, elle entame sa cinquième saison, et est déjà championne de France de sa catégorie (-54 kg). « C’est mon père qui m’a fait découvrir la boxe. Et je ne regrette pas mon choix ».

    Si elle s’est lancée dans la compétition, pour elle, la boxe est avant tout un vecteur « qui amène la confiance en soi, une meilleure appréhension de son corps. Et il est possible de faire à la carte, sans avoir à combattre » détaille-t-elle.

    Le choix d’Aix-en-Provence a été naturel pour Malik Nahim. « Le cadre est idéal pour le type de stage que nous proposons. Le CREPS nous a ouvert ses portes, et la salle d’Eddy Muniz est parfaite pour faire du bon travail. »

    Les filles, qui entament leur seconde semaine de travail, peuvent effectuer les exercices de réathlétisation. Et varier les plaisirs. « C’est aussi un stage de cohésion. Il y a donc une partie consacrée à la détente » précise l’entraîneur national.

    Elles ont donc eu droit à une sortie en bateau, une activité plage, une initiation à l’accrobranche et avant de rentrer chez elles, elles iront sur le lac de Peyrolles. « Ce groupe est le fruit d’un travail de sélection. Il est amené à s’étoffer au fil des mois, afin de créer un vivier de jeunes femmes au sein de la fédération » confie Malik Nahim.

    Ces rendez-vous sont également importants pour permettre aux boxeuses de progresser. « En club, elles n’ont pas toujours l’occasion de travailler entre elles, même s’il y a de plus en plus de filles qui pratiquent. Ces stages sont donc un bon complément, dans lequel elles peuvent se lâcher ».

    Sous le regard d’entraîneurs nationaux, elles bénéficient d’un soutien précieux. Un regard qui permet de corriger certaines erreurs dans leur pratique et acquérir des automatismes. « C’est le meilleur moyen de créer une émulation » estime l’éducateur. Quant à Eddy Muniz, ancien champion du Monde, il n’a pas hésité une seconde à ouvrir ses portes au stage. Celui qui a opté pour la transmission de son savoir peut ainsi observer d’autres méthodes et faire progresser son école.

    Un autre club de boxe a été partie prenante de ce stage. Le Boxing Club Larbi Mohammedi a mis à disposition sa salle et ses installations, au coeur du Jas de Bouffan à Aix en Provence. Les stagiaires ont ainsi pu apprécier les structures adaptées à une préparation optimale.

  • [Tour de France] Ferrand-Prévot perd deux minutes

    [Tour de France] Ferrand-Prévot perd deux minutes

    Arc-en-ciel pour Marlen Reusser, nuages gris pour Pauline Ferrand-Prévot. La championne du monde de l’exercice a remporté mardi la 4e étape du Tour de France Femmes, un contre-la-montre de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon où elle a pris le maillot jaune de leader à la Norvégienne Sigrid Haugset.

    La Française Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, a échoué au-delà de la 30e place, concédant 2 minutes et 13 secondes à Reusser, ou 1mn55 à la Néerlandaise Demi Vollering, 3e, présentée comme l’autre grande favorite de la Grande Boucle. Un revers conséquent pour la championne olympique de VTT, qui n’avait plus pratiqué l’effort solitaire en compétition officielle depuis 2021.

    Demi Vollering impressionne

    Dès les premiers instants de ce contre-la-montre, les doutes sont apparus à propos de la dernière vainqueure du Tour de France. Une position bien différente par rapport aux grandes spécialistes du genre et des secondes perdues, kilomètre après kilomètre. Elle concédait déjà plus d’une 1min20 de retard lors du seul passage intermédiaire. Ensuite, dans la descente puis les rues de Dijon, « PFP » a continué de perdre du temps face aux autres favorites pour le classement général. Au final, elle compte 2 minutes de retard sur Reusser et Vollering, avant les étapes de montagne.

    La première citée s’est montrée ravie, après course, puisqu’elle a rempli le but qu’elle s’était fixé. « Ce n’était pas parfait aujourd’hui, mais je suis super contente. Le Tour de France, c’était mon objectif numéro 1 de la saison. J’avais un “objectif Dijon”, j’y pensais depuis décembre. Je suis tellement heureuse de prendre le maillot jaune. » Une seule adversaire de Ferrand-Prévot a fait pire qu’elle : Kim Le Court-Pienaar. La Mauricienne a lâché 10 secondes de plus que la Française.

    Au classement général, Marlen Reusser possède donc 14 secondes d’avance sur Demi Vollering, la Tricolore Cédrine Kerbaol montant sur le podium provisoire (+54’’). La Bretonne s’est classée à une excellente 7e place, en Bourgogne, ce mardi après-midi. Mercredi, une 5e étape accidentée entre Mâcon et Bellevile-en-Beaujolais, avec pas moins de huit grands prix de la montagne sur les 140 kilomètres du parcours.

  • Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Les projecteurs éclairent la piste du Qatar Sports Club Stadium de Doha. Au départ, huit hommes côte à côte. Tous portent une tunique frappée de « la virgule » ou des trois bandes, sauf un. Thomas Wilkes, tout juste 22 ans, arbore le maillot de son club : le Martigues Sport Athlétisme. Il ne le sait pas encore, mais le spécialiste du 110m haies va prendre la 3e place de cette étape de la Ligue de Diamant, le plus haut grade mondial de meetings. Avec à la clé, un record personnel en 13 secondes et 28 centièmes.

    Cette performance, parmi d’autres tout au long de l’été, lui a permis de valider son ticket pour les championnats d’Europe élites, à Birmingham (10-16 août). Une première sélection en équipe de France A pour le natif d’Aix-en-Provence. « Je suis heureux parce que c’est la récompense de beaucoup de travail. Pas forcément cette année, mais les années précédentes, quand j’étais blessé. Je pense que c’est ce travail-là qui paie maintenant, donc beaucoup de satisfaction. »

    Avant d’exploser au niveau mondial, Thomas Wilkes a connu les blessures, quasiment toutes au même endroit. « J’ai eu deux ans de galère avec dix blessures aux ischios-jambiers. Cette année, c’est ma première saison complète. J’ai réussi à me débloquer mentalement par rapport à ça parce que j’avais beaucoup d’appréhensions. Cette année, je me suis prouvé que je pouvais enchaîner les compétitions sans blessures. Je n’ai jamais fait autant de compétitions. Là, je suis en super confiance, à 200% », lâche-t-il.

    Bien entouré à Aix

    Le jeune hurdleur bucco-rhodanien a retranché deux dixièmes à son record personnel, comparé à l’année 2025 (13.48 contre 13.27). Une explosion hors-norme, qui a débuté sur une course en solo, à Orange. Lors des interclubs, pour sa rentrée estivale, le sprinteur a claqué un 13.38 en courant seul, avec dix haies en face de lui et pas de présence humaine autour. « C’est ça qui m’a mis dans le bain. C’est ça qui m’a fait réaliser que cette saison, il y avait peut-être quelque chose à faire », dira-t-il simplement.

    Les chronos vont continuer de descendre avec notamment 13.32 et 13.27 réalisés, coup sur coup, à Paris. Ensuite, les temps seront sans doute moins dans la même gamme, mais il arrivera tout de même à grimper sur le podium des championnats de France, fin juillet (3e). Aujourd’hui, Thomas Wilkes évolue dans un cadre idéal au sein du Creps d’Aix-en-Provence. « J’ai trouvé un très bon équilibre dans ma vie. Je pense que c’est vraiment la clé. C’est ça qui a fait qu’aujourd’hui, je peux enfin lâcher les chevaux. » Outre son coach, Franck Né, il est bien entouré avec des partenaires d’entraînements redoutables. En tête, Sacha Alessandrini, numéro 3 européenne cette année, mais aussi Ronan Greff ou Raphaël Mohamed.

    Ces championnats d’Europe, il les aborde avec l’envie de faire sa place, au milieu des stars. « Je n’y vais pas en spectateur non plus. Mais je le prends comme une nouvelle expérience, après les Diamond League, les France Elite etc. J’y vais pour apprendre des grands, je vais être entouré de légendes de l’équipe de France. » À Birmingham, Thomas Wilkes sera loin d’être un touriste.

    Un athlète international en mal de sponsor

    Trouver des partenaires pour accompagner sa carrière est parfois compliqué, surtout dans l’athlétisme. Thomas Wilkes porte sur chaque course le maillot de Martigues Sport Athlétisme pour une raison très simple : il n’a pas de sponsor.

    « J’espère que l’année prochaine, j’en aurai. Mais en tout cas, pour le moment, je n’en ai pas. Je suis fier d’être dans ce club-là. Ils m’ont accueilli cette année, ça se passe super bien. Je les remercie énormément, d’ailleurs, parce qu’ils m’ont beaucoup apporté cette saison. Pour les remercier, je mets le maillot dans tous les coins du monde », raconte l’athlète.

    Les Martégaux auront même un autre athlète aux championnats d’Europe avec le discobole Lolassonn Djouhan.