Il va falloir s’habituer à évoquer la liste de ZZ après celle de DD. C’est le jour J pour Zinédine Zidane, qui s’apprête à présenter son premier groupe en tant que sélectionneur de l’équipe de France (18h). Quatre matches sont au programme de cette première trêve de la saison, tous en Ligue des Nations pour les Bleus. Turquie, Italie et Belgique deux fois, de sérieux adversaires feront face au champion du monde 1998 et sa sélection.
Qu’attendre de l’ancien numéro 5 du Real Madrid après 14 ans où Didier Deschamps a replacé la France en haut de l’échiquier mondial ? Le principal intéressé a tout refusé pour occuper le siège de sélectionneur et se retrouve attendu par les fans. Une véritable ferveur s’est logiquement créée, tant ses succès avec les Madrilènes, comme entraîneur, ont été grands (trois Ligues des Champions consécutives notamment). Aujourd’hui, ces succès paraissent lointains et le Marseillais n’a plus coaché depuis 2021. Mais la méthode et les préceptes de l’ex-milieu de terrain sont encore bien ancrés dans les esprits de chacun.
La recette du chef Zidane au Real était finalement simple. Plaisir, travail, cohésion, l’homme de 54 ans faisait en sorte que chaque joueur se sente important dans le groupe. Il a placé les ingrédients nécessaires pour créer une équipe saine et aller chercher de grandes victoires, avec de grands joueurs. Un point qu’avait confirmé Gareth Bale lors d’une interview à la fin de sa carrière. Le Gallois, élément fort du dispositif du Français, évoquait des séances d’entraînement assez minimalistes et une tactique peu complexe, sauf face aux plus grosses écuries européennes, où la préparation était plus poussée. D’où les succès continentaux à la chaîne pour son Real Madrid.
Diriger un club et une équipe nationale, ce n’est de toute évidence pas la même chose, mais est-ce si différent de gérer le groupe France et celui de la capitale espagnole ? Qui plus est, avoir de l’autorité sur son vestiaire paraît déjà acquis tant l’aura de Zinédine Zidane et le respect de sa personne sont importants dans le football et au-delà. Non pas que Didier Deschamps ne soit pas dans la même catégorie, au contraire, mais Zidane reste Zidane.
L’autre grande question soulevée par l’arrivée du nouveau sélectionneur concerne l’effectif. Va-t-il opérer une véritable rupture avec les habitudes de son prédécesseur ? Faut-il s’attendre à une revue d’effectif dès ce vendredi ? DD avait ses cadres et avait construit un groupe sur plusieurs années. Celui-ci ne bougeait pas énormément, sauf blessures. Nul ne sait aujourd’hui si Zidane va se tourner vers une stratégie similaire ou non.
Ces dernières semaines, alors que la saison connaissait ses balbutiements, les premiers présélectionnés ont commencé à fuiter dans la presse. Ismaelo Ganiou, Jérémy Jacquet, Enzo Le Fée, Pablo Pagis, Andy Diouf… Beaucoup de joueurs n’ayant jamais vu la couleur du maillot bleu et qui pourraient représenter de nouvelles alternatives à court et moyen termes.
Plus concrètement, la blessure de William Saliba libère un spot en défense centrale et les méformes des latéraux pourraient profiter à Diouf, mais aussi à Adrien Truffert, son pendant à gauche. À l’heure actuelle, le mandat de ZZ est une plongée dans l’inconnu pour les fans et suiveurs des Bleus. Premier éclaircissement prévu à 18h.
Vendredi 25 septembre (20h45) : Turquie – France
Lundi 28 septembre (20h45) : Belgique – France
Vendredi 2 octobre (20h45) : France – Italie
Lundi 5 octobre (20h45) : France- Belgique

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