Category: sports

  • Les Spartiates à Gap, histoire d’une amitié et d’une rivalité

    Les Spartiates à Gap, histoire d’une amitié et d’une rivalité

    Les Spartiates se déplacent chez un vieil ami. Pour leur premier voyage de la saison, les Marseillais se dirigent, ce mardi, vers Gap pour affronter les Rapaces (20h30). Forts de leur victoire inaugurale, vendredi, face à Anglet, les hommes de Luc Tardif veulent confirmer dans les Hautes-Alpes. Une équipe que connaît bien le capitaine phocéen Fabien Colotti, ancien joueur gapençais : « Nous les avons affrontés deux fois en préparation (une victoire et une défaite, après prolongation). Il faudra dicter le jeu, se mettre à leur intensité sur les patins car ils patinent forts. On sait qu’on est plus talentueux avec le palet, il faut maintenant le montrer. »

    En bons amis

    Gap et Marseille, c’est aussi l’histoire de deux clubs qui ont lié un partenariat pour continuer leur développement et celui de leurs joueurs. En 2019, les Spartiates deviennent club affilié des Rapaces avec, au centre de cet accord, les « licences bleues ». Concrètement, des jeunes de moins de 21 ans en manque de minutes pouvaient être prêtés à Marseille, alors en D1 (la deuxième division française). Inversement, si les Haut-Alpins étaient en pénurie dans leur effectif, ils pouvaient piocher dans celui des Marseillais, toujours avec cette limite d’âge. Quelque chose qui se fait beaucoup dans le hockey français.

    Fabien Colotti se souvient d’une anecdote à ce sujet : « Lorsque j’étais joueur à Gap, Paul Joubert jouait en 3e ou 4e ligne avec nous. Il avait été prêté à Marseille et a été l’un des artisans de leur titre de champion de D1, en 2021. » Le partenariat a été brisé en 2023 à cause de la montée en Ligue Magnus des Marseillais, mais Gap a porté le casque des Spartiates à l’occasion de deux finales de Coupe de France (perdues contre Angers puis Grenoble).

    Deux équipes qui se connaissent et qui se donnent rendez-vous ce mardi soir pour une nouvelle joute sur glace, à l’Alp’Arena de Gap.

  • Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Lundi matin. Madrid sort petit à petit de sa torpeur, après avoir connu un dimanche rattrapé par l’actualité internationale. Le centre ville de la capitale espagnole devait vivre au rythme de la fête du cyclisme, avec l’arrivée finale de la Vuelta.

    Sauf que le peloton du Tour d’Espagne n’est jamais arrivé. Sur la Gran via ou encore paseo del Prado, près de 100 000 personnes se sont mobilisées. Leur souhait : montrer leur soutien au peuple palestinien, victime des soldats de Tsahal qui sont en train de détruire systématiquement Gaza. De fait, la course a été neutralisée.

    Ce fait rappelle que Madrid est devenue une ville audacieuse. Avec sa fameuse Movida, qui, au début des années 1980, a révolutionné une scène culturelle sclérosée par le franquisme. Avec ses musées, dont celui de la Reine Sophie accueillant Guernica, tableau qui, à lui seul, justifie un séjour dans la capitale espagnole.

    Son retour au pays, en 1981 après un exil à New York, a été le symbole d’une démocratie retrouvée. Le musée qui l’accueille a d’ailleurs été construit pour lui servir d’écrin. Dès le premier coup d’oeil, on devine la douleur, mais aussi la stupeur et l’incompréhension ressenties par les habitants. Picasso l’a peint en 1937 pour dénoncer le bombardement du village basque de Guernica par la sinistre légion Kondor, venue d’Allemagne soutenir le coup d’Etat de Franco. S’il était encore en vie, il aurait sans doute pu créer un pendant appelé Gaza. Tant l’attaque sur la ville palestinienne a été aussi subite qu’inutile que celle sur le village du Pays Basque, le 26 avril 1937.

    En noir et blanc, elle est une allégorie des désastres de la guerre, quand celle-ci, comme dans la bande de Gaza, s’attaque à des populations civiles. Le regard est attiré par de nombreux détails qui, s’ils étaient seuls, pourraient sembler banals. Mais mis en scène par le génial andalous, ils constituent un instantané de ce dont la folie humaine est capable. Et qui ne cesse, malheureusement, de se régénérer.

  • L’OM rêve de dépoussiérer sa belle étoile

    L’OM rêve de dépoussiérer sa belle étoile

    La nouvelle formule, testée la saison dernière, sera-t-elle la bonne ?

    Car depuis son sacre de Munich, en 1993, la Ligue des champions n’a pas toujours été tendre avec l’OM. En témoigne le fiasco face au Panathinaïkos, il y a deux ans. Les Olympiens disputaient face aux Grecs le troisième tour de qualification, duquel ils ont été incapables de sortir. Malgré un doublé de Pierre-Emerick Aubameyang au Vélodrome.

    Deux ans plus tôt, sous la houlette d’Igor Tudor, la malédiction s’est répétée. Mais cette fois, l’OM était qualifié pour la phase de groupes. Opposé à Tottenham, Francfort et au Sporting du Portugal, ses chances de qualification étaient réelles. Mais malgré deux succès contre les Portugais, le parcourt marseillais n’est pas allé plus loin, plombé par les défaites face aux Anglais et aux Allemands.

    La plus douloureuse étant celle au Vélodrome contre Tottenham. Où quelques secondes après que Sead Kolasinac a raté la balle du 2 – 1 pour son équipe, un contre anglais, ponctué par Pierre-Emile Höjbjerg, faisait voler en éclats les rêves olympiens.

    Ce match résume les difficultés phocéennes à renouer avec le passé prestigieux du club. En témoigne le triste record de treize défaites consécutives, établi entre le 13 mars 2012 à Milan contre l’Inter et le 25 novembre 2020 au Vélodrome face à Porto.

    Humilité et ambition

    Une série négative dont la première échéance avait pourtant permis à l’OM de qualifier pour les quarts de finale. Le but rocambolesque de Brandão restant ainsi le dernier fait d’armes olympien en C1.

    Les entraîneurs qui se sont succédé sur le banc ont répété que l’objectif était de qualifier le club pour la Ligue des champions chaque saison. Ce fut presque le cas puisque lorsqu’Albert Emon, Erik Gerets, Didier Deschamps et Elie Baup, les Olympiens ont participé à six phases de groupes, se qualifiant à deux reprises pour les huitièmes de finale.

    La campagne qui débute mardi à Madrid sourira-t-elle enfin aux Phocéens ? Roberto De Zerbi a annoncé la couleur, après la victoire contre Lorient. « Nous y allons avec humilité. Le Real, ce n’est pas n’importe qui. Mais aussi avec de l’ambition, car l’OM club a une histoire dans cette compétition, notre maillot pèse lourd en Ligue des champions. Le club, la ville, le public nous imposent de l’ambition. »

  • Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Comment faire pour encadrer des groupes qui vont venir en bus, avions, trains et même voitures ?

    C’est cette équation que doivent résoudre les forces de l’ordre espagnoles, en amont d’un match Real – OM classé à risque dès l’annonce du tirage au sort. Afin de prévenir d’éventuels débordements, le club marseillais a participé à diverses rencontres, avec les groupes de supporters, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Ce retour à Madrid ravive de très mauvais souvenirs. Le 1er octobre 2008, l’avant-match Atlético – OM avait dégénéré. La police avait chargé les supporters olympiens aux abords et dans le stade Vicente Calderon. Ce qui avait motivé l’attaque : la banderole du Commando Ultra, dont l’emblème évoque une tête de mort, interdite dans les enceintes espagnoles.

    À l’issue de violentes interventions, dans lesquelles le président Pape Diouf avait échappé de peu à un matraquage en règle, un supporter membre des Ultras avait été interpellé et incarcéré deux mois en Espagne, avant de poursuivre sa détention à Luynes.

    Centre-ville interdit

    Depuis, l’OM a effectué d’autres déplacements en Espagne. Notamment à Madrid, mais face au Real un an après le sinistre duel contre l’Atlético. Ce retour dans la capitale espagnole va donc se faire sous étroite surveillance. La police a demandé des photos des tifos prévus. Il est conseillé aux supporters marseillais d’éviter de se déplacer en groupes dans le centre de Madrid, et de se montrer discrets. Afin d’éviter au maximum les contacts avec les supporters madrilènes, qu’ils soient du Real ou de l’Atlético, un lieu de rassemblement sécurisé va être mis en place, où seront invités à se regrouper les fans olympiens avant de se rendre en cortège au stade. Les billets seront nominatifs et des contrôles d’identité seront effectués en amont de la rencontre.

  • L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    Gagner son match 4 – 0, quatre jours avant d’aller défier l’ogre madrilène, c’était la meilleure des façons pour l’OM de se préparer.

    Même si le duel face à Lorient a laissé quelques traces. Roberto De Zerbi a tenu à rassurer concernant Benjamin Pavard et Nayef Aguerd. Le champion du monde a souffert de crampes, et pour le Marocain, « ça va » a indiqué l’entraîneur olympien, sans plus de précision.

    Plus préoccupante est la sortie, avant la pause d’Amine Gouiri. Victime d’un choc violent avec le défenseur breton Bamo Meïté, l’attaquant se plaint de la clavicule. Il a passé des examens médicaux dans le week-end et Roberto De Zerbi attend d’en avoir les résultats pour l’intégrer au groupe qui se rendra à Madrid, ce lundi après l’entraînement à la Commanderie.

    À propos de la prestation de son équipe, qui « a très bien joué à tous points de vue, la pression, la vitesse. » Il note aussi que « nous avons eu beaucoup d’occasions de but ». Il a surtout apprécié le comportement de ses dernières recrues, qui ont toutes pu participer au festival offensif face aux Merlus.

    Il a notamment testé une nouvelle ligne défensive. Et l’association Aguerd – Pavard a montré une belle complicité et une certaine solidité, qui demande à être vue face à un adversaire plus coriace que le promu breton.

    Après les ratés des trois premières journées, Roberto De Zerbi estimant que la victoire contre le Paris FC ne compensait pas les fiascos de Rennes et Lyon, l’Italien a enfin vu quelque chose d’intéressant. « Dommage que ce soit déjà la quatrième journée » a-t-il soupiré. Avant Madrid et le PSG, rendre une copie propre contre Lorient était donc indispensable.

  • Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Dans la lignée des confrontations de la saison passée, Pierre Mignoni, l’entraîneur du RC Toulon, avait prédit « un match compliqué » contre les Castrais. Et il faut reconnaître qu’il a une nouvelle fois vu juste. Ses protégés ont dû s’employer samedi soir, à l’occasion de leur retour devant leurs supporters à Mayol, pour repartir victorieux (16-12) dans cette deuxième journée de Top 14.

    « Castres est une bonne équipe qui est difficile à jouer, souligne Sergio Parisse, l’entraîneur de la touche varoise. Ce soir, on s’attendait à voir cette équipe de Castres réagir suite à leur défaite concédée à domicile contre Pau. Et ils ont lutté pour la victoire jusqu’à la dernière minute. Bravo à eux. Pour nous, c’est un match gagné, on va le prendre. Mais dans le contenu, il y a beaucoup de choses à revoir », ajoute-t-il, en faisant notamment référence à un jeu au pied qui manquait de maîtrise, avec des coups de pied trop souvent mal ajustés. « On n’a pas osé sur des turnovers, garder le ballon, on s’est débarrassé trop tôt du ballon. Puis, nous n’avons jamais eu le contrôle en première mi-temps. On a été trop fébriles, même en deuxième mi-temps, avec beaucoup d’erreurs. Le match a été très serré jusqu’à la fin. On défend très bien un ballon porté à cinq mètres de notre ligne. On a été très solidaires. Donc même sans faire un grand match, nous avons été solidaires jusqu’à la fin », note l’ancien international italien aux 142 sélections.

    Dréan (encore) en sauveur

    Avec des actions de jeu qui n’ont jamais pu aboutir pour les deux équipes en première période, où seuls les buteurs ont pu faire parler leur talent au pied, à l’image d’un Marius Domon serein dans l’exercice, la différence dans cette rencontre s’est faite grâce au seul essai inscrit de la partie. Doté d’une vitesse de pointe phénoménale, l’ailier toulonnais Gaël Dréan a une nouvelle fois épargné son équipe d’une défaite amère. « C’est un lancement sur mêlée. On va chercher l’extérieur car on n’avait pas beaucoup attaqué. On a une occasion avant que l’on cafouille et là on arrive à aller à l’extérieur. C’est bien que l’on marque en première main, ça fait plaisir », se réjouit le Breton de 24 ans, qui a joué les rôles de sauveur à quelques reprises la saison passée. « L’essai de Gaël nous fait énormément de bien. C’est un essai en première main après une mêlée. Il bat trois ou quatre défenseurs. Il nous fait énormément de bien cet essai », surenchérit Sergio Parisse. Mais, aux yeux du héros de la soirée, acclamé comme il se doit au moment d’aplatir le cuir à l’heure de jeu, son exploit individuel n’efface pas la prestation collective mitigée.

    « On est quand même frustrés de la copie rendue ce soir, martèle Dréan. On sait que Castres n’est pas une équipe facile à manœuvrer. Mais on a beaucoup de choses à corriger d’autant plus que l’on va recevoir La Rochelle, le soir encore (samedi 20 septembre, à 21h). Ce sera pareil, sur un terrain humide. Il va falloir faire mieux. » Tout est dit.

  • L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    Comme l’a fait Lyon récemment en créant les Lyonnes, l’équipe féminine de l’OM a désormais son identité propre.

    Terminé l’OM Féminines, et bienvenue aux « Marseillaises ». « Nous avions eu l’idée bien avant les Lyonnais, mais il nous a fallu un peu plus de temps pour concrétiser ce qui constitue une vraie volonté de développer la section féminine au sein de l’OM », explique Stefano Petruzzo.

    La remontée en Ligue 1 a été le vecteur de cette métamorphose. Et cette identité nouvelle « est une valeur ajoutée qui permet de mieux identifier nos équipes féminines » poursuit le directeur général de la section féminine de l’OM. C’est aussi un clin d’œil à la symbolique marseillaise, est la planche d’appel pour poursuivre le développement du football féminin en faisant de Marseille un pôle d’attraction.

    Ces « Marseillaises », qui ont été présentées officiellement avant la rencontre de Ligue 1 OM – Lorient, vendredi, ont déjà plusieurs cordes à leur arc. Outre l’équipe une, en élite senior, « nous avons une réserve que nous aimerions voir accéder rapidement en troisième division, et nos U19 ont de très bons résultats » détaille Stefano Petruzzo.

    À terme, un centre de formation va voir le jour. « Il y a beaucoup de talents dans la région. C’est à nous de proposer les structures pour les retenir afin d’alimenter notre filière » continue le dirigeant. En précisant que « Franck McCourt et Pablo Longoria ainsi que l’ensemble de la direction du club sont d’accord pour ces investissements ».

    Installation à Martigues

    Avec le retour en Ligue 1, la question des structures, notamment du stade, est redevenue cruciale. De par sa configuration, l’OM Campus n’est pas adapté pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Évoluer au Vélodrome, « ce sera possible sur quelques matches. Nous sommes en train de finaliser les choses » confesse Stefano Petruzzo. Il se murmure ainsi que « Les Marseillaises » recevraient les Lyonnes et le PSG dans le jardin de l’OM.

    Toutefois, après plusieurs semaines de discussions, un accord a été trouvé afin que les coéquipières de Tess Laplacette s’installent au stade Francis Turcan de Martigues. « C’est la jauge idéale, avec 8 000 places, des possibilités d’hospitalité, d’animations et assurer le confort des supporters » souligne le dirigeant olympien.

    Ce déménagement dans le fief du FC Martigues est une solution à moyen terme, le temps de trouver une option sur Marseille. Le club réfléchit également à mettre en place des facilités de déplacement pour ses supporters qui voudront se rendre dans la Venise provençale.

    Ayant désormais trouvé leur maison, Les Marseillaises donnent rendez-vous pour la première à domicile. Ce sera le vendredi 19 septembre, à 21 heures, face au Havre. Elles enchaîneront sur la réception de Fleury, le samedi 27 septembre à 17 heures.

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Un week-end de course en hommage au pilote monégasque Jules Bianchi

    Un week-end de course en hommage au pilote monégasque Jules Bianchi

    En ayant roulé pendant près de deux jours sans s’arrêter, même quand la pluie s’est abattue samedi, les 32 équipages présents ce week-end sur le circuit du Castellet ont rendu un vibrant hommage à Jules Bianchi – le pilote de Formule 1 monégasque fauché le 5 octobre 2014 sur le circuit japonais de Suzuka et qui a succombé à ses blessures après plus de neuf mois passés dans un coma profond – à l’occasion du marathon créé en son honneur en 2015. « Notre Jules n’est plus physiquement parmi nous, mais on le fait revivre », lance Jean Alesi, président du circuit Paul Ricard. « Son papa et sa maman ont été extraordinaires en organisant ce marathon. C’est un grand honneur de pouvoir accueillir un tel événement chez nous », poursuit-il pour ce dixième anniversaire symbolique. « Tout ce que l’on veut, c’est qu’on ne l’oublie pas », livre Philippe Bianchi, le père de Jules, très ému lors de la remise des prix.

    100 000 euros pour l’association

    « C’est une très belle preuve d’amour que vous lui faites. Soyez certain qu’il est près de nous, je le sais et je le sens. C’est quelque chose d’extraordinaire pour notre famille. Grâce à vous, on arrive à faire de belles choses », ajoute le président de Bianchi Lagorce Events, qui s’est engagé, avec son associé Franck Lagorce, à reverser 50 000 euros pour l’association Jules Bianchi #17, afin de venir en aide notamment à l’hôpital L’Archet, à Nice. Une somme à laquelle s’ajoutent les 50 000 euros qu’a remis l’association Barbagiuans de Monaco.

  • Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Avec trois distances au programme, dont une totalement inédite, les Bosses de Provence, célèbre course cyclo-sportive marseillais qui fêtait son 30e anniversaire ce week-end, semble avoir trouvé la formule idéale.

    Alors que le Vélo club La Pomme, l’organisateur de cet événement, avait fixé un plafond de 2 000 inscrits, notamment pour des questions de sécurité et de logistique, ce sont plus de 2 100 amateurs du deux-roues qui se sont donné rendez-vous dimanche matin au campus de Luminy. « Même si la plupart des participants sont des régionaux de l’étape, on a quand même des coureurs qui sont venus de plus de 70 départements français », note Patrick Sorin, président du club à la manœuvre, fier de l’affluence sur le 93km, avec plus de 1 000 personnes au départ. « Le nouveau parcours de 150km a déjà trouvé son public, avec un peu plus de 650 compétiteurs, qui se sont frottés à une ascension inédite du col de la Sainte-Baume par Mazaugues », poursuit-il, persuadé que ce tracé « un peu plus roulant que le 164km des années précédentes » convient à un public plus large.

    La formule randonnée séduit de plus en plus

    Si la majorité des participants vient dans le but de réaliser la meilleure performance possible, certains préfèrent savourer l’instant. « On s’est dit que ça faisait une bonne sortie en amoureux », raconte Benoît, en se lançant avec son épouse sur le 93km sous la formule randonnée. « On aime tous les deux faire du vélo, mais on n’a pas trop le temps d’aller sillonner les routes », ajoute l’Aixois, en franchissant la ligne d’arrivée en quatre heures, soit le même temps que le vainqueur du 150km chronométré.

    « Notre but était d’organiser une épreuve plus collective, où les coureurs se retrouvent dans des paquets qui améliorent l’expérience personnelle avec une meilleure ambiance et une plus grande sécurisation du parcours », souligne le président Sorin, en comptabilisant plus de 350 participants. « J’ai l’impression que l’on a trouvé la formule gagnante entre la formule chronomètre et randonnée », se réjouit l’organisateur. Il se réunira avec ses équipes dès mardi pour évoquer la 31e édition des Bosses de Provence, avec une possible « évolution » du 93km.

    Classement du 50km :

    1- Anton Gagneuil (1’25’’01)

    2- Raphaël Boucault (1’25’’02)

    3- Eric Cimo (1’25’’02)

    Classement du 93km :

    1- Emilien Vaireaux (2’28’’18)

    2- Maxime Queyret (2’28’’18)

    3- Kevin Sagau Renard (2’28’’19)

    Classement du 150km :

    1- Rafael Philippe (4’01’’22)

    2- Florian Coste (4’03’’55)

    3- Bastien Terranova (4’04’’15)