Category: sports

  • L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    Après le Real Madrid au mois de septembre, l’OM s’apprête à défier une autre grande institution du football européen. Le mythique club de Liverpool, champion d’Angleterre en titre, débarque au stade Vélodrome, ce mercredi soir à 21h, lors de la 7e et avant-dernière journée de la Ligue des champions.

    Une rencontre qui vaut son pesant d’or, puisqu’en cas de match nul seulement, les Phocéens se rapprocheraient très fortement d’une qualification pour les barrages de la compétition, a minima. « La préparation footballistique est plus difficile quand tu affrontes Liverpool, contrairement à la préparation mentale », estime Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien. « C’est la progression que l’on doit avoir de notre côté. On doit penser que tous les matches doivent être préparés de la même manière, car notre histoire prouve qu’on peut gagner contre tout le monde. Ce match peut changer la saison en Ligue des champions. Je ne pense pas qu’il faille penser à un résultat pour changer une saison. Le plus important est la façon dont on joue le match. Même une défaite, comme au Trophée des champions, peut nous booster », poursuit le technicien italien

    Ce dernier est encore traumatisé par la cruelle défaite face au PSG, au Koweït. « Dans le football, il y a deux équipes : une gagne et l’autre perd. Si tu arrives à mener juste avant la fin et que tu perds, pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite. Contre le PSG au Trophée des champions, c’est une défaite qui va rester ancrée en moi, je ne vais pas l’oublier et vais y penser jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne me sens pas défait. On sait là où on pourrait mieux faire, mais on doit donner le maximum. On essaye de gagner des trophées », ajoute De Zerbi, présent aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, dont il reconnaît très volontiers et de manière répétée son importance au sein de l’effectif.

    « Il a le niveau élevé qui permet aux joueurs plus jeunes d’apprendre. Il a une forte personnalité et ce genre de joueurs est indispensable pour l’équipe. […] Si tu as un joueur comme Højbjerg, le niveau s’élève du point de vue du football et de la personnalité », souligne De Zerbi. Son milieu de terrain danois, parfois capitaine de la formation olympienne, va fêter ses retrouvailles avec les Reds, après avoir évolué durant neuf saisons en Premier League.

    « Quand tu les joues, tu sais qu’il faut être au plus haut niveau, avec la tête, les jambes et la bonne mentalité. On joue au Vélodrome et on va essayer de tout faire pour prendre les points », lance l’ancien cadre de Tottenham et de Southampton, club dans lequel il a côtoyé Virgil Van Djik, capitaine des Scousers, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la planète. « Il a tout gagné et continue à être constamment un joueur de top niveau. C’est un leader dans son équipe et son pays. Beaucoup de jeunes veulent faire comme lui. Quand j’ai joué avec lui, cela se voyait que c’était un joueur de très très haut niveau », témoigne le milieu âgé de 30 ans, conscient de l’armada de « joueurs fantastiques » à la disposition d’Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool. « Nous devrons jouer un bon match, mais on a de l’ambition. On travaille tous les jours pour ça. Ce sera un match très difficile », prévient le soldat Højbjerg, toujours sur ses gardes.

    Les Reds ne prennent pas le match à la légère

    Au bord du top 8, à la lisière d’être éligible pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les célèbres Reds de Liverpool débarquent dans la cité phocéenne en faisant de cette rencontre européenne « une priorité », comme l’a indiqué Milos Kerkez, l’arrière gauche hongrois. Mais aussi avec la ferme intention de mettre fin à une série de quatre matches sans victoire dans leur championnat. « Je comprends parfaitement la frustration des supporters. Ils ont le droit à la liberté d’expression, mais nous sommes nous aussi déçus. Nous devons rester unis dans les moments difficiles », souligne le défenseur de 22 ans, conscient que cette confrontation face aux Olympiens sera « difficile ». Une opinion partagée par son entraîneur, Arne Slot. « L’OM est un grand club actuellement », reconnaît le technicien néerlandais, qui voue une grande admiration pour Roberto De Zerbi. « Je le considère comme l’un des meilleurs au monde. […] Je ne suis pas responsable du recrutement des entraîneurs, mais si c’était le cas, De Zerbi figurerait parmi mes premiers choix », poursuit Slot. Il compte sur l’expérience de son capitaine Virgil Van Djik, qui s’apprête à disputer son 350e match avec Liverpool, pour canaliser les offensives marseillaises.

    C.K.

  • Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Le défi est loin d’être impossible à relever, mais il s’annonce particulièrement de taille. Les Spartiates de Marseille, cinquièmes de Ligue Magnus, s’apprêtent à défier les Ducs d’Angers, troisièmes du championnat, ce mercredi (à 19h), à l’occasion de la 34e journée. Invaincus sur leurs cinq dernières rencontres de Magnus, les Angevins ont connu leur dernière défaite dans cette compétition le 23 décembre, face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. « C’est un bon match test avec les play-offs qui se dessinent devant nous », soutient Fabien Colotti, capitaine de la formation phocéenne, conscient que cette équipe angevine peut être un futur adversaire à la suite de la saison régulière. Cette saison, les Marseillais n’ont toujours pas réussi à s’imposer face à eux, malgré trois tentatives où le score s’est révélé serré à chaque fois, dont une confrontation qui s’est prolongé jusqu’aux tirs au but. « C’est justement une source de motivation à nos yeux », glisse l’attaquant international français âgé de 29 ans, persuadé que des « systèmes bien appliqués » et des « efforts collectivement soutenus » peuvent leur offrir leur 20e victoire de la saison. Les Spartiates, qui restent sur une défaite sur la glace des rapaces de Gap, affichent de très bons résultats à domicile. Ils ont notamment été victorieux à six reprises sur leurs neuf dernières journées dans leur Temple.

    Qualification pour les play-offs dans le viseur

    Entre temps, Luc Tardif, l’entraîneur marseillais, a vu trois de ses protégés faire leur valise : le Finlandais Kalle Myllymaa et les Canadiens Alexandre Lavoie et Brett Thompson, casque d’or du groupe phocéen. Avec son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général des Spartiates, ils se sont employés à palier ces départs, avec le recrutement des Finlandais Micke-Max Asten et Julius Valtonen. Avec ces nouveaux éléments, les Marseillais envisagent et visent la qualification pour les play-offs. Elle pourrait arriver plus vite que prévue.

    34e journée de Ligue Magnus

    À 19h, au Palais omnisports
    de Marseille.

  • Les Français ont vécu un mardi catastrophique à l’Open d’Australie

    Les Français ont vécu un mardi catastrophique à l’Open d’Australie

    Heureusement que Gracheva a été naturalisée française en 2020, sinon il n’y aurait pas eu la moindre victoire tricolore mardi à l’Open d’Australie. Varvara Gracheva, bien connue des Phocéens pour être la double tenante du titre à l’Open féminin du TC Marseille, a passé le 1er tour du Grand Chelem australien en s’imposant face à la Suisse Viktorija Golubic (6-1, 2-6, 6-1). Elle affrontera au deuxième tour la Kazakhe Elena Rybakina, tête de série n°5. Sa victoire a permis de rattraper la journée cataclysmique de ses compatriotes. Aucun tennisman français a trouvé le chemin de la victoire. Mené lourdement dans les deux premiers sets, Hugo Gaston a été contraint de déclarer forfait contre l’Italien Jannik Sinner, n°2 mondial. Au même moment, Valentin Royer s’est frotté à l’Américain Taylor Fritz, tête de série n°9. Le Francilien a lutté dans les deux premières manches, en remportant d’ailleurs le deuxième set, avant de craquer face à la solidité de l’ex-numéro 4 au classement ATP.

    Défait par l’Australien Dane Sweeny, le Mousquetaire Gaël Monfils a disputé son dernier match à l’Open d’Australie. Ugo Humbert et Giovanni Mpetshi-Perricard, tombés respectivement face à l’Américain Ben Shelton et l’Argentin Sebastian Baez, ont également été écartés du tableau principal.

  • Les fans anglais fortement encadrés lors de leur passage à Marseille

    Les fans anglais fortement encadrés lors de leur passage à Marseille

    Les supporters de Liverpool ne marcheront pas seuls, ce mercredi soir. Ils seront 3 300 en parcage visiteurs, à chanter leur You’ll never walk alone, pour la rencontre prévue, au Vélodrome. Pour les diriger vers le stade, la préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône a décidé de les encadrer strictement. Les fans des Reds sont arrivés par grappes sur Marseille, entre lundi soir et la journée de mardi. Parmi eux, Thomas et Bjart, deux amis traversant l’Europe pour suivre leur club favori. Ils étaient impressionnés par le nombre de policiers présents, les camions de CRS s’agglutinant par dizaine le long de la mer. « Nous avons vu qu’il y avait des interdictions, la police doit aussi faire son travail. Nous sommes habitués à ça, mais même à Milan ou Istanbul ça s’est très bien passé et nous avons eu de bons rapports avec la police. » Les deux hommes espéraient vivre « un bon jour de match et surtout dans le calme ».

    Avant la rencontre, ces supporters seront rassemblés place de la Joliette (2e) pour monter dans des rames de métro spéciales, mises à disposition par la RTM. Fin novembre, le club de Newcastle s’était plaint du traitement de ses fans. Un long temps d’attente après le match avait été pointé du doigt et un usage « disproportionné et pas nécessaire de la force », après l’utilisation de bombes au poivre et de matraques.

    « Les supporters anglais sont respectueux »

    Mardi soir, un autre groupe d’amis trinquait à leur périple et à cet affrontement de Ligue des Champions sur la terrasse d’un pub irlandais du Vieux-Port. Tous ont acheté une casquette de l’OM, premier souvenir de leur déplacement phocéen. Paul expliquait ne pas craindre la journée de mercredi car « les fans de Liverpool ont l’expérience des déplacements européens et il y a moins de problèmes. Nous ne cherchons pas le conflit », souligne-t-il. Vicky, fort accent des bords de la Mersey, appuyait son côté pacifiste : « Nous respectons vos lois et vos règles lorsque nous venons ici. Je ne pense pas qu’il y ait besoin d’autant de policiers, on dirait qu’ils cherchent à provoquer une situation qui ne va jamais arriver. Les supporters anglais sont respectueux », dit-elle avec certitude. Michael est lui aussi sûr que tout va bien se passer, que ce soit avec la police ou avec les Marseillais. Il rappelle que les deux villes ont d’étroites similitudes. « Ce sont deux villes portuaires, avec beaucoup d’immigration. Nous, elle est irlandaise, vous plus nord-africaine. Toutes ces origines influencent la ville et ses habitants. C’est important de le dire. » Du football et du plaisir, c’est donc ce que sont venus chercher, à Marseille, les 3 300 hommes et femmes de la patrie des Beatles.

  • Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Djibril Cissé

    Après s’être révélé sous les couleurs d’Auxerre, l’Arlésien Djibril Cissé, dont la côte dépassait les frontières hexagonales, a fait le voyage jusqu’en outre-Manche pour rejoindre Liverpool. Au pays des Beatles, il n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face à la forte concurrente au poste d’attaquant avec le Tchèque Milan Baros, l’Espagnol Morientes, l’Anglais Peter Crouch et le jeune tricolore Florent Sinama-Pongolle.

    Sa double fracture du tibia péroné l’a également éloigné des terrains pendant plusieurs mois, lors de la saison 2004-2005. Mais, mine de rien, Cissé apportera finalement sa pierre à l’édifice en inscrivant l’un des tirs au but lors de la finale victorieuse en Ligue des Champions 2005. De nouveau blessé en 2006, il choisit de rejoindre l’OM sous la forme d’un prêt avec option d’achat.

    Malgré une première saison compliquée, il se montrera de nouveau décisif en inscrivant un doublé en finale de la Coupe de France face à Sochaux. L’éclosion de Mamadou Niang, puis de Hatem Ben Arfa et Bakary Koné, lui feront à nouveau perdre sa place de titulaire. Comme à Liverpool, Djibril Cissé est resté trois saisons dans la cité phocéenne, avec un bilan de 37 buts en 80 matches.

    Mario Balotelli

    Après une première expérience mitigée en Angleterre sous les couleurs de Manchester City, Mario Balotelli débarque à Liverpool en août 2014. Il n’y jouera qu’une seule saison, où il affiche des statistiques très décevantes : 4 buts en 28 apparitions. L’international italien aura davantage marqué son passage chez les Reds par son tempérament nerveux, très critiqué en outre-Manche.

    Toute sa carrière, Balotelli cherchera un club où s’installer durablement. L’OGC Nice l’accueillera trois saisons, avant que « Super Mario » ne rejoigne l’Olympique de Marseille, lors du mercato hivernal de la saison 2018-2019, après avoir été écarté du groupe azuréen.

    Son intérim de six mois dans la cité phocéenne s’est avéré concluant : il a inscrit 8 buts en 15 rencontres, toutes compétitions confondues. Un passage réussi qui lui a permis de retourner en Italie, avant de continuer sa carrière en changeant de club chaque année depuis.

    Boudewijn Zenden

    « Bolo » Zenden arrive à l’Olympique de Marseille à l’été 2007, lorsque Rafael Benitez, entraîneur de Liverpool, n’a pas souhaité le conserver après deux saisons où il a peu porté le maillot emblématique des Reds.

    Joueur d’expérience, formé au PSV Eindhoven et passé de grandes écuries européennes comme le FC Barcelone et Chelsea, l’international néerlandais commençait à approcher de sa fin de carrière.

    Il a tout de même tenu un rôle important au sein de l’effectif, grâce à son apport sur l’aile gauche. Zenden a eu l’occasion d’affronter ses anciens coéquipiers Liverpuldiens lors des quatre rencontres de Ligue des Champions qui constituent les seuls passifs entre les Olympiens et les Reds (deux fois lors de la saison 2007-2008 et deux fois également en 2008-2009). Didier Deschamps, qui a succédé à Erik Gerets la saison suivante, lui a proposé de prolonger son aventure à l’OM, mais « Bolo » a préféré finir sa carrière à Sunderland.

    Timber dans la mire

    En parallèle du dossier Himad Abdelli, l’OM avance également sur la piste menant à Quinten Timber. Le milieu néerlandais, en fin de contrat dans six mois avec Feyenoord, dispose déjà d’un accord verbal avec l’OM. Les discussions se poursuivent désormais entre clubs, alors que la concurrence européenne existe. Pour faire de la place dans l’effectif, Angel Gomes et Darryl Bakola seraient sur le départ. Sécurité avant tout La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a dévoilé, lundi, des mesures pour encadrer les 3 300 supporters britanniques attendus mercredi pour le match de Ligue des Champions entre l’Olympique de Marseille et Liverpool. Entre périmètres d’interdiction et acheminement sécurisé, les autorités veulent éviter tout débordement.

    Les fans de Liverpool ont interdiction « de stationner ou de circuler sur la voie publique dans le centre-ville de Marseille » du mardi 20 janvier à midi jusqu’au jeudi 22 janvier à 5h.

  • Arthur Gea réalise un exploit et file au deuxième tour de l’Open d’Australie

    Arthur Gea réalise un exploit et file au deuxième tour de l’Open d’Australie

    Toujours invaincu en 2026, Arthur Gea (198e mondial), originaire de Carpentras dans le Vaucluse, a réalisé l’exploit de s’imposer (7-5, 7-6 [7-1], 7-5), lundi matin, face au Tchèque Jiri Lehecka (19e), lors du 1er tour du tableau principal de l’Open d’Australie. « L’objectif, c’était d’aller chercher la victoire donc forcément il y a eu un peu de tension à la fin des sets. Mais c’est un match de tennis, comme un autre, même si l’événement est plus prestigieux. Mais dans l’idée, ça ne change pas de d’habitude », a-t-il lancé à l’issue de son succès.

    Cette première victoire en carrière sur le circuit principal lui permet de rejoindre le deuxième tour du premier Grand Chelem de l’année, où il sera opposé au Suisse Stanislas Wawrinka, vainqueur du Serbe Laslo Djere en quatre sets (5-7, 6-3, 6-4, 7-6 [7-3]) et grand ami d’un autre Vauclusien, Benoît Paire. « C’est une légende donc ça ne va pas être facile. Mais ça va être sur un gros court, donc, ça c’est parfait. Et je vais essayer de le faire courir. A mon avis, à 40 ans, ça doit être compliqué de faire bouger les jambes. Donc, je vais essayer de le fatiguer », lance-t-il sans sourcilier, quelques jours après avoir été titré au Challenger de Nouméa, puis n’avoir pas encaissé le moindre set lors des qualifications.

     C’est dans la continuité de ce que je propose depuis le début de la saison. Donc, il n’y a pas vraiment de surprise. La surprise, c’est de gagner face à un aussi bon adversaire mais le jeu est le même », a résumé le protégé de l’Autrichien Gerald Melzer, ex-68e mondial en novembre 2016.

  • Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Nom d’équipe : Unibet Rose Rockets, activité annexe : chaîne Youtube. Un ovni est sur le point d’atterrir à Marseille. Rien à voir avec un certain rappeur aux trois lettres, mais le cyclisme mondial a aussi son alien. La formation néerlandaise, sous licence française, est pour le moins atypique dans le peloton. Fondée par trois Youtubers fans de cyclisme il y a seulement trois ans, cette équipe gravit les échelons à vitesse grand V. Après une entrée remarquée en troisième division, les Rockets sont désormais au deuxième niveau et pourraient être invités sur le Tour de France.

    Une ascension express que l’on doit notamment à Bas Tietema. Cet ancien espoir de la bicyclette aux Pays-Bas est l’un des co-fondateurs de cette structure. Contre vents et marées, il s’est armé, il s’est entouré et la progression a été fulgurante. Son projet fou – l’invitation sur la Grande Boucle en 2026 – a été largement décrié par des spécialistes de la discipline, jugeant le timing bien trop court. Mais son objectif est en passe d’être validé.

    Lafay dans le moule

    La licence française ouvre une porte plus grande à propos d’une wild-card, puisqu’Unibet Rose Rockets est désormais aligné sur la Coupe de France, dont le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise est la première étape, le 1er février. Bas Tietema évoquait ceci avec nos confrères de Vélofuté : « Notre rêve est de participer au Tour de France, car nous avons commencé à filmer nos vidéos YouTube sur le Tour et nous avons maintenant une équipe performante. Il est essentiel d’être aussi prêts que possible. C’est déjà un grand compliment que l’on nous considère maintenant comme un candidat potentiel ».

    Unibet Rose Rockets est l’une des rares formations à montrer l’envers du décor, à travers sa chaîne Youtube, grâce à un groupe média très présent aux côtés des coureurs. Des jours de course aux présentations des recrues. Parmi elles, Victor Lafay, cycliste aussi atypique que sa nouvelle équipe. Le Haut-Savoyard avait pensé à arrêter le cyclisme, à 29 ans, pour se consacrer… à la vente de fromages au Japon. Vainqueur d’étape sur le Tour, il a modifié sa décision et repart pour au moins une année avec Tietema et les siens. Bas Tietema explique le projet vidéo autour de sa formation. « Les gens apprennent à beaucoup mieux connaître notre équipe en regardant ces vidéos, et pas seulement en regardant une course. Que ce soit Lukas Kubis, Victor Lafay et son transfert, ou Dylan, les gens sont tellement captivés par leur histoire. » Même sans Lafay et leur sprinteur star Dylan Groenewegen, les Violets et Roses vont arriver sur le Grand Prix cycliste avec l’ambition de jouer les premiers rôles.

  • Le rugby des montagnes s’accroche

    Le rugby des montagnes s’accroche

    Rugby des villes, rugby des villages. Mais aussi rugby des montagnes.

    Dans le cadre de son tour de France des Ligues, Florian Grill est allé à la rencontre des clubs de Sud – Paca. Le président de la Fédération française de rugby (FFR) a surtout passé deux jours dans les départements alpins, où il a rencontré « des dirigeants héroïques, qui font vivre le rugby dans des conditions qui ne lui sont pas favorables ».

    Ainsi, lors de son étape à Briançon, il a assisté au tournoi de snow-rugby, organisé par le club local. « C’était incroyable. J’ai vécu des moments comme seul le rugby sait en faire. Je tiens à saluer le travail des dirigeants de ce club, qui font vivre le rugby dans les Alpes. »

    Il salue « le travail des bénévoles sans qui notre sport serait absent dans ce territoire. Il est nécessaire de se souvenir aussi que c’est grâce à eux que le rugby professionnel existe et qu’il est primordial de valoriser leur investissement ». Côté club, « avoir la visite du président de la FFR, c’est une première pour Briançon et nous l’apprécions », confie Loïc Pons. Pour le président du RCB, « c’est reconnaître le travail de nos bénévoles qui font vivre le rugby dans des conditions très difficiles depuis 56 ans. Florian Grill a été surpris de découvrir notre tournoi de rugby sur la neige. Un rendez-vous qui permet d’ouvrir le sport à d’autres pratiques. Notre ADN de montagnards fait que ça marche ! » Florian Grill a aussi rendu visite au club de Digne-lès-Bains. « Il y a dans cette structure une dynamique exceptionnelle. Ce qui a été fait ici, à l’occasion du Mondial des clubs amateurs, mais ce qui se fait au quotidien, avec notamment les ateliers de rugby adapté, doit être encouragé et servir de modèle », apprécie-t-il.

    Le président de la FFR a pris le temps de discuter avec les représentants des clubs des deux départements alpins de Haute Provence. « Nous allons mettre en place des antennes locales, afin de réduire les distances et permettre aux clubs de poursuivre leur développement », détaille-t-il. Florian Grill a aussi touché du doigt les contraintes du quotidien. « Pour ces clubs, un déplacement est une véritable expédition. Surtout en hiver. Leurs mérites n’en sont que plus grands », souligne-t-il.

  • Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Dans les Bouches-du-Rhône, Provence rugby est la locomotive de la pratique du ballon ovale.

    Mais le club aixois n’est que la partie émergée de l’iceberg rugby. Son existence n’est possible « que parce que des petits clubs sont là pour former les professionnels de demain ». C’est à la rencontre de ces clubs formateurs que Florian Grill est allé. Durant quatre jours, le président de la Fédération française de rugby (FFR) a pu ainsi toucher du doigt le quotidien de ces clubs.

    À Marseille, où il a assisté au match Smuc – Digne dimanche, il a aussi vu dans quel état se trouve sa discipline. « Dans une ville d’un million d’habitants, il n’est pas normal qu’il y ait si peu de clubs » regrette-t-il. Comme il a pu constater « le manque de structures adaptées pour une pratique correcte ».

    S’il a conscience « que le football écrase tout », il estime « qu’il y a du potentiel pour développer le rugby, à condition d’en avoir la volonté ». Du côté du Smuc, Florian Grill a trouvé un club qui a cette volonté de diffuser la pratique en allant à la rencontre des pratiquants potentiels.

    Une académie se précise

    « Nous avons lancé une collaboration auprès d’une école et d’un collège, en misant sur les valeurs sociales de notre sport. Que le président de la FFR vienne voir comment nous agissons, c’est valorisant », confie Stéphane Tollet. Le président du club du 8e arrondissement de Marseille évoque les actions menées au sein de l’école primaire de La Soude, et de la convention signée avec le collège de Provence pour l’ouverture d’une classe de rugby.

    « Il s’agit d’un projet social et sportif qui permet de développer les compétences des enfants que l’on nous a signalés », précise Jimmy Courtial. Le directeur sportif du Smuc a carte blanche pour mettre en route ce que le président Florian Grill présente comme « une antenne de rugby de proximité dans les quartiers ».

    Le club marseillais a ciblé deux autres collèges, Marseilleveyre et Honoré Daumier. « À terme, nous souhaitons créer une véritable académie, avec des bourses pour aider les joueurs à mener de front études et pratique sportive », détaille Jimmy Courtial.

    Les dirigeants marseillais se sont donné quatre ans pour que la dynamique s’enclenche. « Il y aura des retombées auprès des jeunes, mais aussi des bénéfices pour notre équipe fanions, que nous aimerions amener en Fédérale 1 », souligne Stéphane Tollet. Mais, pour aller au bout, il faudra avant tout obtenir des structures adaptées. « Je constate qu’à Marseille, les installations sportives ne sont pas à la hauteur des besoins du rugby » déplore Florian Grill. « Nous avons touché du doigt ce problème avec la montée en puissance de nos féminines, qui sont freinées par ces manques », confirme Stéphane Tollet.

    Les deux présidents espèrent que leurs efforts ne seront pas bridés par ces carences. « Nous avons besoin du soutien des institutions pour mener à bien nos missions. Mettre en place nos antennes de développement du rugby au plus près des gens, afin qu’ils puissent pratiquer sans contraintes », insiste Florian Grill. Quitte à partager les stades avec les cousins du football.

    Pour lui, le jeu en vaut la chandelle. « Car, en plus des essais, le rugby transforme les personnes. Il est un acteur majeur dans l’éducation. J’aime à rappeler que plus de rugby, cela amène une société meilleure et des relations apaisées. »

  • Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Ils devaient tout faire pour ne pas repartir du nord-ouest de l’Angleterre avec une défaite, sous peine de voir leur aventure européenne s’arrête précipitamment. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont réussi leur mission samedi soir sur la pelouse de Gloucester, lors de la 4e et dernière journée de poule. Ce troisième succès dans cette compétition leur permet de décrocher leur qualification pour les 8e de finale, où ils sont assurés de recevoir le futur adversaire au stade Mayol.

    « On est très content de la victoire, ça faisait un moment qu’on ne gagnait pas à l’extérieur », reconnaît Andréa Masi, entraîneur de l’attaque varoise. « On a dominé, mais il y a un peu de frustration, parce qu’on a manqué de précision. Pendant la période de Noël, on ne s’est pas trop entraînés, il y a un manque de repères collectifs et de rythme. Mais nos avants ont dominé physiquement, même si on n’est pas encore au top. Ça nous tenait à cœur de gagner à l’extérieur, ça va nous faire du bien pour la confiance. Maintenant, on veut aller le plus loin possible. On veut jouer des gros matches, il faut les vivre pour gagner de l’expérience », poursuit le technicien italien.

    Un plein de confiance

    « C’était un match très dur, c’est toujours difficile ici, contre une équipe qui se bat. Le plus important, c’était de gagner », martèle Lewis Ludlam, le troisième ligne toulonnais, conscient que ce genre de succès rebooste les troupes. « Nous, les avants, on devait donner une bonne plateforme à nos trois-quarts. On doit rester comme ça chaque semaine. On a beaucoup perdu à l’extérieur, là c’était important de gagner, ça donne confiance à l’équipe. L’ambition, c’est les trophées ! On veut en gagner un. On est contents, on a l’occasion de le faire maintenant », ajoute l’international anglais, auteur de l’un des quatre essais inscrits à Gloucester, aux côtés de Mathis Ferté et d’un grand Gaël Dréan. Les Rouge et Noir peuvent désormais se concentrer sur la réception de Montpellier, samedi 24 janvier (à 16h35).

    GLOUCESTER 14 (7)

    TOULON 31 (21)

    4e journée de Champions Cup

    Kingsholm Stadium, à Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : 2 essais (Clement 31’ ; Williams 68’), 2 transformations (Barton 32’, 69’)

    Toulon : 4 essais (Dréan 9’, 80+1’ ; Ferte 13’ ; Ludlam 37’), 4 transformations (Domon 10’, 14’, 38’, 80+2’)

    GLOUCESTER : Barton – Hathaway, Butler, Atkinson, Cotgreave – Atkinson, Williams (cap.) – Clement, Ludlow, Trenholm – Alemanno, Eite- Laulala, Crane, Bleuler. Remplaçants : Knowles (65’), Ruskin (44’), Knight (44’), Gwynne (64’), Venter (55’), Austin (79’), Byrne (60’), Morris (60’).

    Manager : George Skivington

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Ferté – Albornoz, White – Mercer, Ollivon (cap.), Ludlam – Ribbans, Alainu’uese – Sinckler, Baubigny, Gros. Remplaçants : Toevalu (78’), Ametlla (68’), Priso (47’), Javakhia (55’), Abadie (60’), Serin (55’), Garcia (78’), Sinzelle (68’).

    Manager : Pierre Mignoni