Category: sports

  • Carnoux évite le piège tahitien

    Carnoux évite le piège tahitien

    Carnoux n’a pas tremblé. Face à une formation tahitienne visiblement encore en plein jet-lag, les Carnussiens ont débuté tambour battant. En moins de vingt minutes, la qualification pour le 8ème tour de la Coupe de France était bien engagée. Un doublé de Vacher, encadrant un but de Mokhtari avait permis aux hommes de Samir Tahrat de prendre un avantage confortable.

    Côté tahitien, il y avait bien une envie de réagir. Mais à aucun moment, les offensives des joueurs du Pacifique ne venaient inquiéter l’arrière garde provençale. Tandis que le gardien du CFC passaient une soirée des plus confortable. Alors que chaque coup d’accélérateur carnussien amenait l’insécurité devant le but de Teamoturi. Sur une de ces accélérations, Gomis offrait sur un plateau le quatrième but à Benarbia.

    Pour Piraé, l’objectif était d’éviter une punition. Mais, incapables de mettre le pied sur le ballon, les joueurs du Pacifique étaient comme des surfers pris au piège de Teahupo’o. Voyant revenir inexorablement les vagues blanches qui les secouaient sans relâche.

    Dans l’acte II, Carnoux gérait son avantage. Samir Tahrat cherchant à préserver son groupe des blessures, songeant aux échéances du championnat. Ce qui n’empêchait pas Teamoturi, le gardien de Piraé, d’effectuer de belles interventions. Et sa défense de réaliser quelques bourdes. L’une d’elle profitait à Benarbia qui, comme son coéquipier Vacher, s’offrait un doublé qui refermait le couvercle sur les derniers espoirs de rebond tahitien. Piraé qui sauvait l’honneur en fin de match, avec un but de Tau, sur corner.

    Carnoux FC (N3) – AS Piraé (R1) 5 – 1 (4 – 0)

    7è tour de la Coupe de France.

    Stade Marcel Cerdan, 1000 spectateurs environ.

    Arbitre : V. Ougier.

    Buts : Vacher (6, 19), Mokhtari (8), Benarbia (27, 64) pour Carnoux, Tau (89) pour Piraé.

    CARNOUX : Koceila (Ali Assani, 81) – Djamacouné, Sahnoune ( c ), Sylva (Coulomb, 46), Tohouli – Benarbia, Benchikh (Djouhri, 69), Vacher – Sahraoui, Mokhtari (Goguey, 46), Gomis.

    Entraîneur : S. Tahrat

    PIRAE : Teamoturi – Barsinas (Bennett, 46), Tave, Ka. Lenoir, Tanetoa (Pito, 69) – Bourebare ( c ), Salem, Gritton – Tau, Labaste (Holozet, 76), Diarra (R. Terai, 79).

    Entraîneur : V. Terai.

  • [Entretien] Le président de Montpellier Atlas Paillade : « Laissez nous rêver »

    [Entretien] Le président de Montpellier Atlas Paillade : « Laissez nous rêver »

    La Marseillaise : Vous allez jouer le 7e tour de la Coupe de France au stade de la Mosson. Que représente cette opportunité inédite ?

    Mahfoud Benali : Le Stade de la Mosson, c’est le rêve de tous les licenciés. Et là, ce rêve-là se réalise. Les gamins rêvent de devenir pro ou de jouer au Montpellier-Hérault. C’est une consécration et une fierté pour nous, pour tout le club. On remercie le maire de Montpellier qui n’a pas hésité un instant. Dès que je lui ai envoyé un SMS, il m’a dit « pas de problème, je vois tout de suite avec les services, je reviens vers vous ». Une demi-heure après, c’était réglé.

    N’est-ce pas une mise en lumière pour votre club ?

    M. B. : Oui, exactement. Notre club créé en 1999 joue un rôle important depuis des années, on fait du bon boulot. On avoisine les 500 licenciés, on a une école de foot, on a beaucoup de bénévoles et dirigeants. Pour ma part, je suis passionné de foot. La semaine, j’exerce le métier d’expert-comptable au quartier depuis plus de 20 ans. De ma fenêtre, je vois le stade de la Mosson.

    Pouvez-vous relever le challenge sportif ?

    M. B. :L’écart est important. Bourg-en-Bresse évolue en 3e division, nous en 6e division. C’est un vrai challenge, un vrai défi. Mais, tout est possible en Coupe de France. Moi, je suis un rêveur. Laissez-moi rêver. C’est ça, la magie de la Coupe de France. Si on passe ce tour, on peut rêver à un 32e de finale face à un club de Ligue 1.

    L’attente autour de vous est importante sur le terrain mais aussi en dehors. En avez-vous conscience ?

    M. B. :Exactement. C’est pour ça qu’on a fait une réunion lundi avec la Métropole. On va traiter ce match-là comme un match pro. C’est-à-dire qu’il faut le même dispositif de sécurité que pour un match de Montpellier -Hérault sachant que l’on attend autour de 5000 personnes.

    Pour ce match, peu importe le résultat, l’essentiel, c’est de réussir cette fête.

    N’êtes-vous pas porteur de l’image du quartier, parfois stigmatisée ?

    M. B. :Il n’y a jamais eu un problème chez nous. Des gens parlent, évoquent des sous-entendus. Mais dans les faits, sortez-moi un problème qu’on a eu lors de nos matchs à nous. L’an passé, à Tarbes lors de la finale du championnat, il y a eu un problème, mais nous n’étions pas l’organisateur. On a eu un retrait de quatre points. En appel, il a été réduit à deux points. L’an passé, Montpellier-Hérault a eu des problèmes lors du match face à Saint-Etienne le 16 mars. Est-ce que Montpellier a eu moins de 4 points de pénalité ? Non. À juste titre, d’ailleurs. Et là, on va sanctionner un club de quartier. Il y a deux poids, deux mesures.

    Et au-delà de ce tour de Coupe de France, quel est votre objectif pour la saison ?

    M. B. :L’année dernière, on a raté la montée en National 3. Cette année, il n’y a pas de barrage. On repart avec la même volonté et motivation. Après notre victoire devant le Grau du Roi, on est premiers. À terme, on veut arriver jusqu’au National. Notre ambition, c’est d’être le deuxième club de Montpellier et d’être «la réserve» du MHSC, dont on souhaite le retour en Ligue 1. On a un projet l’année prochaine de créer des classes sport-études au collège Arthur Rimbaud. Le maire, le département sont d’accord. Ils nous suivent dans ce projet. Les gamins seront en classe le matin, l’après-midi au football. On fera quatre classes. Sixième, cinquième, quatrième et troisième. On a plein de talents, plein de gamins. On veut donner la chance à des gamins d’accéder au haut niveau de football. On n’est pas en concurrence avec le MHSC, mais complémentaire.

    Dans notre quartier, le football est incontournable. Tous les gamins en rêvent. On a eu quelques réussites avec Redouane Halhal, qui est passé au MHSC, à l’Atlético Madrid et joue au Pays-Bas.

    Vous avez comme entraîneur un ancien joueur du MHSC, à savoir Geoffrey Dernis.Qu’est-ce qu’il vous apporte ?

    M. B. : Il nous apporte la rigueur d’un ancien pro. Il est très écouté et respecté par les gamins. Cela n’a pas de prix. On a trouvé un bon deal. Il se régale avec nous, passe son diplôme.

    Il y a peu, le maire de Montpellier vient d’annoncer que le stade de la Mosson serait aménagé. Quel regard portez-vous sur ce choix ?

    M. B. :Notre stade (annexe de la Mosson, Ndlr) est dans une zone inondable. À part changer la pelouse, on ne peut pas agrandir, on ne peut rien faire. On n’a à notre disposition un seul stade pour 500 licenciés. Pour faire jouer tout le monde, il faut être polytechnicien. Quand il y a une volonté politique, il y a toujours des solutions. Et la volonté politique, elle y est maintenant. Je suis donc très content de la décision du maire qui désire rénover la Mosson et donc faire des travaux pour préserver le stade des inondations. Si on dispose de nouveaux terrains, on pourra accueillir plus de gamins. Et, le foot va rester à la Paillade. Jusque-là, le stade était ouvert une fois tous les quinze jours. Désormais, avec les travaux autour du stade, on peut créer des commerces, une brasserie…. On peut imaginer une salle de boxe ou d’autres clubs, et des bâtiments pour d’autres associations. Ces travaux vont nous permettre de nous développer. C’est mon avis, c’est aussi l’avis des Pailladins.

  • Le tennis, nouvel invité au pied des tours de la cité des Rosiers

    Le tennis, nouvel invité au pied des tours de la cité des Rosiers

    La cité des Rosiers a aussi le droit à ses cour(t)s de tennis hebdomadaires. Au pied des tours du quartier situé dans le 14e arrondissement, Guy Pinna, président de l’AS Time, a ouvert aux jeunes la possibilité de pratiquer le tennis. Dimanche 9 novembre, une première séance s’est tenue avec quelques habitants des environs et d’autres plus habitués à tâter la petite balle jaune.

    « Aux Rosiers, les gens n’ont pas de clubs de tennis autour. Les premiers sont à Saint-Jérôme ou à la Rose, mais ils sont chers. S’installer ici, c’était la priorité », décrit celui qui donne des cours dans les quartiers depuis la fin des années 1980. Frédéric Picarelli, adjoint à la maire des 13-14, était également présent pour afficher son soutien aux initiatives de Guy Pinna. « Je l’ai rencontré, un peu par hasard, il y a 3 ou 4 ans, et je me suis pris d’affection pour la personne. C’est formidable de donner un accès à ce type de sports dans des quartiers dits défavorisés. Il a tout notre soutien, ça fait plaisir de voir ce genre de projets. »

    De l’amusement

    à un prix inégalable

    Plusieurs familles ont répondu à l’appel, dont celle d’Adem Bakas, venue de la Viste. Ce jeune de 14 ans, maillot orange de l’OM sur les épaules, pratique le tennis depuis bientôt deux ans et va participer à l’Euro des quartiers, à Sarrebruck (Allemagne). Le départ pour la région de la Sarre est prévu le 4 décembre au soir. Cette petite délégation va traverser une bonne partie de la France en car pour participer à cet événement, organisé minutieusement par Guy Pinna et ses homologues d’outre-Rhin. Après ces 10 heures de trajet, place au jeu pour ces enfants ayant appris le tennis sur le tas. « Il a joué dans plusieurs clubs grâce à Guy, notamment à Gallia. Dans les quartiers, il y a du foot, du foot, du foot… C’est bien de voir autre chose », explique la mère d’Adem.

    Les installations des Rosiers sont sommaires. Les filets sont installés sur le city-stade placé derrière l’une des imposantes barres d’immeuble de la zone. L’un de ces filets est vieux, troué à de multiples endroits. Le second paraît sortir tout juste de l’usine. Il ressemble à l’un de ces modèles que l’on peut trouver chez une célèbre enseigne française d’équipements sportifs. Les terrains, eux, ne sont pas réellement délimités, l’objectif est déjà d’apprendre les bases aux enfants présents. Guy Pinna tente de montrer à une fillette de 9 ans comment taper dans la balle : « Fait rebondir la balle par terre et frappe devant toi », lui dit-il. Des échanges difficiles à lancer pour ces jeunes, mais de l’amusement et des sourires sur leurs visages poupons. Du 6e étage de la tour située au-dessus du court, une femme demande si son fils peut descendre jouer. Guy crie que « ce n’est que deux euros, qu’il vienne ! »

    Ces cours sont proposés à un prix défiant toute concurrence : 2 euros par séance pour les moins de 8 ans et 3 euros jusqu’à 16 ans. Une bouchée de pain par rapport aux tarifs pratiqués par un club de tennis plus traditionnel. Une habitante des Rosiers a, par exemple, inscrit son fils pour huit séances dominicales pour un total de 24 euros. Sans oublier que les balles et les raquettes sont prêtées. « Le Smuc m’a donné 200 balles. C’est vraiment énorme », souffle Guy Pinna.

    Entre les jeunes venus jouer au foot dans les cages jouxtant les filets et ceux raquettes en mains, ils étaient une dizaine présents pour cette première ensoleillée. Pas une ombre au bilan pour le coach de ces tennis (wo)men en herbe, qui espère voir les inscriptions grimper. « J’ai placardé des affiches un peu partout dans le quartier et je vais continuer à le faire près des écoles notamment. Puis, avec le bouche à oreille, d’autres parents vont bien venir me voir », espère l’entraîneur, casquette de la République tchèque vissée sur la tête. La prochaine évolution serait d’obtenir un court permanent. Guy Pinna n’a pas manqué de le signaler devant l’adjoint, Frédéric Picarelli.

    « Dans les quartiers, il y a du foot, du foot, du foot… C’est bien de voir autre chose »

  • Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Celle-ci, il a fallu aller chercher. Largement derrière après 60 minutes, Provence Rugby n’a jamais lâché l’affaire. Les hommes de Philippe Saint-André ont renversé Aurillac avec trois essais de suite pour l’emporter 32-31 en Auvergne.

    Cette fois, la pluie n’a pas été l’amie des Aixois. La première période fut compliquée, les éléments se déchaînant. L’indiscipline provençale s’est traduite par des pénalités converties par les locaux. Leur ligne de mire a été bonne avec une réussite totale au pied. La conquête a encore une fois été le point fort des Provençaux avec un ballon porté jusque dans l’en-but. Cet essai de Maohi Suta fut le seul en 40 minutes. Aurillac en mettra deux avant le retour aux vestiaires (21-7).

    Remontée incroyable

    Sans cet ovale glissant, le score aurait largement pu s’alourdir pour Provence Rugby. Le Stade Aurillacois a eu les opportunités pour se détacher d’une manière presque définitive. Leurs offensives se sont soldées par des pertes de balles, durant le carton jaune donné à Gambini.

    Les finisseurs provençaux ont ensuite offert un second souffle inespéré à leur formation. Coville, Pifeleti ou Julien ont notamment perforé la défense adverse pour revenir dans la partie. Mené 10-31, Aix-en-Provence a renversé Aurillac pour s’imposer 32-31 en Auvergne. Un match permettant de s’installer confortablement dans le top 4 de la Pro D2.

    11e journée de Pro D2

    Stade Jean-Alric

    Essais : Suta (20e), Julien (63e), Tui (67e), Drouet (78e) pour Provence, De Jong (33e), Delarue (39e), Coertzen (58e) pour Aurillac ; Pénalités : Salles (56e, 71e) pour Provence, Papunashvili (6e, 11e, 34e, 41e) pour Aurillac

  • Les Bleus face aux Fidji pour tenter d’effacer la claque des Boks

    Les Bleus face aux Fidji pour tenter d’effacer la claque des Boks

    Face aux Fidjiens, qui ne sont jamais un adversaire facile, la première mission du XV de France sera symbolique.

    À savoir éviter une cinquième défaite consécutive. Après avoir perdu le dernier match du Tournoi face au Pays de Galles (13 – 14), les hommes de Fabien Galthié ont enchaîné trois matches perdus contre la Nouvelle-Zélande, et un dernier revers, il y a tout juste une semaine, au Stade de France contre l’Afrique du Sud.

    Dans cette série, c’est sans doute la dernière défaite qui a été la plus dure moralement. Car concédée en supériorité numérique après avoir mené au score en première période. La réception des Fidjis est donc celle du rachat obligatoire. Fabien Galthié, le sélectionneur bleu, a mis ses joueurs en garde jeudi. Le défi face aux Fidjiens ne sera pas facile.

    « Nous sommes ambitieux. toujours ambitieux », a-t-il insisté devant la presse, « mais là, c’est une autre forme de joueurs de rugby, de grande qualité. Vous les avez en club, vous savez très bien quel est le niveau individuel de ces joueurs. Nous ne pouvons pas les sous-estimer. C’est une équipe à prendre très au sérieux ».

    Et Galthié de rappeler que si les Bleus les ont battus lors de leur dernier rendez-vous à Nantes avant le Mondial-2023 (34-17), « la dernière fois que les Fidji étaient venus au Stade de France, ils avaient gagné », en 2018 (21-14), pour la seule victoire des joueurs du Pacifique en onze duels face aux Bleus.

    Du XV de France titulaire samedi soir, seul le talonneur Julien Marchand était là lors de la défaite de 2018, entré à la 69e minute en remplacement de Guilhem Guirado. Et seuls huit seront reconduits après la claque contre les doubles champions du monde en titre sud-africains.

    Chamboulement

    Exit Fickou, le capitaine bleu contre les « Boks », remplacé dans ce rôle par le Rochelais Grégory Alldritt, à nouveau titulaire en 8. Nouvelle charnière, avec le Bordelais Lucu cette fois, pour accompagner le Toulousain Ntamack. Et nouvelle paire de centres donc, avec Barassi qui glisse en 12 au poste de Fickou pour céder son 13 à Nicolas Depoortere, aligné pour sa sixième sélection.

    Régis Montagne est maintenu au poste de pilier droit, le trident arrière Penaud – Ramos – Bielle-Biarrey est toujours là, mais la deuxième ligne a dû être chamboulée.

    Le vieux grognard toulonnais Charles Ollivon prendra place en deuxième ligne pour la première fois, en 4. Fabien Galthié a expliqué vouloir faire jouer « la compétition, la concurrence, l’émulation, sur le chemin qui va nous amener à la Coupe du monde 20275 » en Australie.

    France – Fidji

    2e test match d’automne.

    Stade Atlantique, samedi 21h10.

    Arbitre : Christophe Ridley.

    FRANCE : Ramos – Penaud, Depoortere, Barassi, Bielle-Biarrey – Ntamak ( o ), Lucu (m ) – Jégou, Alldritt ( c ), Jelonch – Méafou, Ollivon – Montagne, Marchand, Gros.

    Manager : F. Galthié.

    FIDJI : Rayassi – Ravutaumada, Ravouvou, Tuisova, Wainiqolo – Muntz ( o ), Kuruvoli ( m ) – Canakaïvata, Mata, Sowakula – Mayanavalua, Nasilasila – Doge, Ikanivere, Mawi.

    Manager : M. Byrne.

  • Carnoux a rendez-vous avec Piraé, l’ogre du Pacifique

    Carnoux a rendez-vous avec Piraé, l’ogre du Pacifique

    Le septième tour de la Coupe de France est une étape importante de la doyenne des compétitions françaises de football.

    C’est l’étape où les amateurs peuvent, enfin, se retrouver face à des professionnels, car la Ligue 2 fait son entrée dans la compétition. Mais c’est aussi le moment où sont intégrées les équipes des Ligues d’outre-mer. Pour cette édition, Carnoux a ainsi hérité d’un adversaire venu des îles, et quel adversaire, l’AS Piraé (ASP).

    Venue tout droit de Tahiti, cette formation, qui a vu passer dans ses équipes de jeunes l’ancien joueur professionnel Marama Vahirua, est l’ogre du football polynésien. Depuis 2020, l’ASP a engrangé quatre titres de champion de Tahiti, a participé à un Mondial des clubs à Abu Dhabi, en 2021.

    Il a aussi été demi-finaliste de la Ligue des champions d’Océanie en 2022 et finaliste de cette épreuve en 2024. En gagnant la Coupe de Tahiti cette année, l’AS Piraé va donc représenter l’archipel du Pacifique dans cette phase finale de la Coupe de France.

    Défense recomposée

    Côté Carnussien, c’est un peu un saut dans l’inconnu que s’apprêtent à effectuer les joueurs de Samir Tahrat. « Leur palmarès laisse à penser que c’est une équipe de qualité. C’est pourquoi nous abordons ce match avec une certaine humilité », confie l’entraîneur du CFC.

    Pour ce tour de Coupe, il a dû résoudre une équation à double inconnue. « J’ai deux suspendus et ce sont les gars qui composent ma charnière centrale habituelle », regrette-t-il. Sans Nasser Mbaé et Enzo Lanziani, « j’ai dû réfléchir à une nouvelle organisation. Et c’est le moment pour certains de se montrer », embraye-t-il.

    Les modifications de son axe défensif devraient être les seules retouches à son onze de départ habituel. « Nous avons la chance de jouer ce 7e tour chez nous. C’est, pour nous, l’occasion de faire aussi bien que l’an dernier, à savoir aller chercher un 8e tour. Et pourquoi pas, donner le coup d’envoi d’une belle épopée ? » Samir Tarhat aimerait bien que son groupe puisse ensuite croiser le fer avec une équipe professionnelle.

    Mais pour cela, il faut d’abord venir à bout d’une formation tahitienne qui reconnaît un handicap. « Votre vent ! Nous ne sommes pas habitués et il nous cause vraiment des problèmes. Si nous arrivons à nous adapter, je pense que nous pouvons réussir quelque chose, face à une très belle équipe de Nationale 3 », confesse Heimano Bourebare. Le capitaine de Piraé aimerait être celui qui qualifierait pour la première fois un club tahitien pour le 8e tour. « La pelouse est un vrai billard, cela pourrait aider à développer notre jeu. »

    Carnoux – Piraé

    7e tour de Coupe de France

    Samedi 19h

    Stade Marcel-Cerdan.

    Arbitre : Valentin Ougier.

    CARNOUX : le groupe : Koceilat, Jasserand (gardiens), Djamacouné, Sylva, Sahnoun, Touili, Coulomb, Lavigne, Bencheikh, Djourhi, Goguey, Benarbia, Vacher, Sahraoui, Gomis, Béhé, Mokhtari, Moirabou.

    Entraîneur : S. Tahrat.

    AS PIRAE : Teave, Courtois (gardiens), Avearii, Bennett, Salem, Tihoni, Tau, Pito, Teamotuautau, Barsinas, Bourebare, Tanetoa, Gitton, Labaste, Tave, Terai, Ka. Lenoir, Ke. Lenoir, Tepo, Diarra, Holozet.

    Entraîneur : V. Terai.

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.

  • Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby a l’occasion de finir ce nouveau bloc de compétition d’une belle manière. Portés par leur victoire à Colomiers, les Aixois se déplacent de nouveau, ce vendredi (19h30), sur la pelouse d’Aurillac. Sauvés lors du match de barrages contre Chambéry la saison dernière, les Auvergnats vivent actuellement une année plus tranquille. Leur dizaine de points d’avance sur la zone de relégation leur donne de l’air et laisse penser qu’ils peuvent viser plus haut que leur 9e place actuelle. A domicile, ils n’ont été battu que par Vannes, leader de la Pro D2. Aurillac reste tout de même sur une lourde défaite sur le terrain de Valence-Romans (22-53), autre formation sensation de cette première partie de championnat.

    Quant aux Provençaux, la confiance est à son paroxysme. Ce succès, vendredi dernier, à Colomiers était un exploit, un coup de maître, comme nous l’avons titré la semaine passée. Cette victoire 12 à 10 dans la région toulousaine a offert aux joueurs de Philippe Saint-André un second succès à l’extérieur cette saison. Grenoble et Colomiers, deux gros de la Pro D2. En 2024-2025, Provence Rugby avait dû attendre le 10 janvier et la 16e journée pour enfin s’imposer hors de ses terres. « Le groupe a sans doute mûri, racontait Joris Cazenave la semaine dernière. Peut-être qu’on se déplaçait avec moins d’envie la saison dernière », ajoutera-t-il par la suite.

    Forte conquête

    et plusieurs absences

    Aix-en-Provence sait très bien que tout n’a pas été parfait à Colomiers, mais que son plan a fonctionné ce jour-ci. L’une des grandes satisfactions a été la mêlée. Un point sur lequel il faudra appuyer une nouvelle fois pour s’imposer en Auvergne. « La conquête nous a fait gagner le match, il faut féliciter les gros [les avants] » rappelait Joris Cazenave. L’indiscipline et les échecs au pied ont également rythmé cette partie en Haute-Garonne. Un mal profond depuis la saison dernière, même si les efforts offensifs sont toujours aussi conséquents.

    Trois absents majeurs sont à signaler avec les suspensions toujours en cours pour Guillaume Piazzoli et Teimana Harrison. Retours prévus à la fin du mois. Quant à Caleb Muntz, il est avec les Fidji pour affronter le XV de France, samedi soir, à Bordeaux. Lui aussi devrait être disponible pour la réception de Carcassonne, dans deux semaines.

  • Jean-Michel Leclercq accompagne l’élan sportif

    Jean-Michel Leclercq accompagne l’élan sportif

    Originaire du Pas-de-Calais, où il a effectué ses premières missions, Jean-Michel Leclercq a posé ses valises, à Marseille, le 1er mai dernier.

    Celui qui est désormais le délégué régional académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, est passé par plusieurs étapes avant de s’installer dans ses locaux, face à la gare Saint-Charles. « Je suis d’abord passé par Mulhouse, puis un crochet par Montpellier, qui m’a permis de m’acclimater à la Méditerranée dans ce qui est une très grande ville de sport. » Le voilà désormais Marseillais, placé sous la direction du recteur Benoît Delaunay, où il vit une nouvelle mission, « celle d’accompagner le territoire qui va accueillir les Jeux olympiques d’hiver en 2030 ».

    Retrouver un territoire olympique est un peu un retour aux sources. « Quand j’étais dans le Pas-de-Calais, le territoire servait de base arrière des JO de Londres », se souvient-il. à Marseille, un de ses missions est donc « de mobiliser l’ensemble du territoire pour 2030, en se servant de l’héritage de Paris 2024 afin que les Alpes en bénéficient ».

    En tant que Drajes, des interventions sont programmées dans les établissements scolaires des six départements de la région Sud-Paca, « afin de faire découvrir ce que représentent les Jeux olympiques d’hiver pour notre pays, qui les accueillera pour la quatrième fois ». En rappelant que c’est à Chamonix, en 1924, qu’ont eu lieu les premiers Jeux hivernaux.

    Ces actions seront menées en collaboration avec Solidéo, la structure chargée de construire les lieux d’accueil de la manifestation. « Nous souhaitons accompagner une dynamique. Montrer que le mot héritage n’est pas utilisé au hasard. Et permettre à des personnes éloignées de la pratique sportive de s’en rapprocher. Utiliser le haut niveau pour qu’un grand nombre viennent sur l’événement. »

    Nager, c’est fondamental

    Au quotidien, d’autres initiatives sont mises en route, ou vont l’être. « Apprendre le savoir-vivre en montagne, dans un milieu particulier et fragile en faisant des Jeux un vecteur ludique d’apprentissage », en collaboration avec le Comité régional olympique et sportif.

    La Drajes était également présente sur le dernier Marseille – Cassis, « car la course pédestre est une belle rampe de lancement pour illustrer l’inclusion par le sport », insiste Jean-Michel Leclercq. Cette arrivée ancre sa délégation dans les activités de sport santé, où les établissements scolaires sont des acteurs majeurs.

    Une autre mission de la Drajes est de faciliter l’accès du plus grand nombre à la pratique sportive. à Marseille, une attention particulière est portée sur la nage et la pratique du vélo. « Acquérir l’aisance aquatique est fondamental, aussi important que savoir lire et écrire », insiste-t-il. D’où la mise en route du projet Bougainville, avec le soutien de l’état. Quant au vélo, « nous allons multiplier les interventions dans les écoles et collèges pour initier les jeunes aux fondamentaux », conclut-il.

    Les rendez-vous à venir sur Aix et Marseille

    Dans les semaines à venir, la Drajes sera partie prenante de deux événements majeurs.

    26 novembre : journée de sensibilisation à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport.

    En partenariat avec le CREPS et la MIPROF, la Drajes organise cet événement de 9h30 à 17h. Il réunira près de 300 participants sur la journée, issus de l’ensemble des publics du secteur sportif et associatif. Parmi les intervenants figurera Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la MIPROF et ancienne ministre déléguée chargée des Sports.

    Mercredi 3 décembre : opération Stade vers l’Emploi.

    Le dispositif Stade vers l’Emploi vise à rapprocher le monde du sport et celui de l’emploi en réunissant, le temps d’une journée, des demandeurs d’emploi, des recruteurs et des partenaires autour d’activités sportives favorisant la valorisation des savoir-être.

    La Drajes a souhaité contribuer à l’objectif préfectoral de 50 événements d’ici la fin décembre et soutient 14 opérations en région, dont celle du 3 décembre à Marseille, dans le 3e arrondissement, quartier prioritaire.

    L’événement se tiendra au Centre de loisirs et d’animation de la Busserade, en présence de la Drajes, de la Dreets, de France Travail, de la Ligue d’Athlétisme, d’une représentante préfectorale et de Philippe Lamblin, précurseur du dispositif.

  • Handball : Plan-de-Cuques martyrisé à Metz

    Handball : Plan-de-Cuques martyrisé à Metz

    Le leader du championnat a nettement dominé ce dernier match de Ligue Butagaz Energie, en 2025. Une victoire 44-23 des Messines face aux joueuses d’Angélique Spincer. Ces dernières n’ont tenu que le premier quart d’heure (8-8), avant de s’effondrer. Un cinglant 21-6 encaissé dans les 25 minutes suivantes et l’affaire était jouée. Le HBPC boucle cette première partie de saison avec trois défaites au compteur. Ce bilan place le club à la 4e place du classement, à égalité avec Nice, 3e. Après la trêve due au Mondial, il faudra conserver cette position pour être européen en fin de saison.