Category: sports

  • L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    Le premier essai s’est avéré concluant, pourquoi pas le deuxième également ? Les Olympiens de Roberto De Zerbi vont prendre part à un stage de cohésion à Rome, dès la semaine prochaine, comme ils ont pu le faire au mois d’avril 2025, afin de « consolider les liens naissants et les automatismes déjà existants dans l’effectif ».

    « Après le succès du stage de cohésion à Rome la saison dernière, le club a décidé de renouveler l’expérience. L’équipe repart dans la capitale italienne pour quelques jours de travail collectif à partir de lundi prochain, mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie. Ce stage s’inscrit pleinement dans la philosophie des dirigeants et de l’entraîneur qui voient dans ces rassemblements l’occasion idéale de souder le vestiaire et d’intégrer les nouveaux arrivants », a écrit le club phocéen au travers d’un communiqué, ce samedi 20 septembre au soir, dans l’espoir que ce deuxième stage aura un effet aussi bénéfique que le précédent.

    L’OM avait remporté trois de ses quatre dernières journées de la saison après ces quelques jours passés hors de Marseille, à commencer par un succès face à Brest (4-1), avant d’enchaîner par un match nul à Lille (1-1) et deux victoires sur Le Havre (3-1) et Rennes (4-2). Ce qui a permis aux Olympiens de retrouver la Ligue des champions cette saison.

  • Le rugby plaque Paul Willemse

    Le rugby plaque Paul Willemse

    Il s’écarte d’une vie de rugby. Imprégné du style de l’Afrique du Sud, son pays d’origine, il ne s’est jamais esquivé au moment de protéger la ligne de défense. Ni pour prendre la ligne d’avantage. Avec ce sens du sacrifice, propre à ceux qui respectent le collectif, il est allé au bout de ses plaquages, à gagner les collisions.

    Colosse impressionnant (130kg, 2,02 m), au regard doux, Paul Willemse, seconde ligne de Montpellier et de l’équipe de France (32 ans, 32 sélections), plaque sa carrière après s’être fait mal à la tête. « Arrêter après plusieurs commotions a été une décision très difficile », a-t-il témoigné sur Instagram, lundi 15 septembre, près d’un an après son ultime match.

    Le 5 octobre, dans un contact ordinaire avec le seconde ligne sud-africain du Stade français Juan John Van Der Mescht, Willemse a subi une nouvelle commotion, la dernière de sa carrière et la 6e en deux ans. « J’ai longtemps essayé de continuer, parce que quand on n’a vécu que pour une seule chose, c’est effrayant d’imaginer la vie sans. Mais aujourd’hui j’ai trouvé la paix avec cette décision », précise-t-il.

    Il se retire à regret, à reculons d’une vie de sportif de haut niveau, échappatoire à une enfance cabossée, et alerte sur les dégâts de ce jeu de plus en plus frontal. Où les blessures l’ont souvent privé d’une fin à la hauteur de son investissement.

    Paul Willemse grandit à Pretoria, ville des Bulls et de la légende Matfield, s’exile en Namibie à la suite du divorce de ses parents. Chassé de la maison par son père, « son idole », il suit sa mère et se distingue très vite dans le rugby. Champion du monde U20 au côté d’un autre ex-Montpelliérain, Wiaan Liebenberg, le seconde ligne est vite repéré en Europe. Tout d’abord à Grenoble (2014-15), avant d’être attiré à Montpellier par Jake White, ex-sélectionneur des Springboks champions du monde en 2007.

    « Blessure invisible »

    Depuis l’été 2015, Willemse s’impose comme la poutre du pack, avec des plaquages ou des percussions qui soulèvent les « Oh » du stade Du Manoir. En 174 rencontres, toutes compétitions confondues, il remporte deux challenges européens, perd une finale du Top 14 face à Castres (2018), et passe à côté de celle victorieuse de 2022 en raison d’une blessure à un genou.

    Pendant que le contingent sud-africain coupe quelque peu le lien entre le MHR et son public, il s’adapte et adopte le mode de vie français. Très vite, le puissant seconde ligne fait part de sa volonté de porter le maillot de l’équipe de France. Et obtient sa naturalisation à l’automne 2019.

    Quand Fabien Galthié prend les commandes de l’équipe de France, au lendemain du Mondial 2019, l’ex-entraîneur de Montpellier en fait l’homme de base de ses avants dans une sélection dominée par le jeu de mouvement des Toulousains. Jusqu’à l’éclosion d’Emmanuel Meafou, seconde ligne du Stade toulousain d’origine australienne, il empile sélections, tournois et tournées d’automne derrière le pilier héraultais Mohamed Haouas. Il remporte le tournoi 2022, mais ne peut participer à la Coupe du monde en France en raison d’une blessure à la cuisse. Et donc au monumental quart de finale devant l’Afrique du Sud, pays de ses racines.

    « Le rugby n’a jamais été juste un métier pour moi, c’était mon rêve d’enfant, ma passion, ma vie », précise Paul Willemse dans son message d’adieu. Il a toujours pris avec beaucoup de sérieux le jeu, mais aussi ses mots auprès du grand public et plus encore aujourd’hui ses interventions au sujet des commotions cérébrales.

    Pendant que plus d’un millier de joueurs anglophones attendent un procès pour blessures cérébrales graves (démences, perte de repères, trouble de la mémoire), que d’anciens internationaux français tirent la sonnette d’alarme à l’image de Sébastien Chabal, le printemps dernier, Willemse monte au créneau sans effet tapageur.

    « Par rapport aux autres blessures que j’ai eues dans ma carrière, pour moi ce n’était rien, car c’est une blessure invisible », mais « la commotion doit être vue comme la plus grave blessure qui peut te toucher, et je pense que ce n’est pas encore le cas », expliquait début juin Paul Willemse, invité d’un Grenelle sur les commotions cérébrales organisé par Provale, le syndicat des joueurs.

    Pour apaiser ses angoisses de l’après, l’ex-joueur de Montpellier s’engage à Nîmes, en Nationale 2, pour accompagner le staff technique. Cela ne va pas l’empêcher d’être l’un des ambassadeurs d’une cause majuscule du rugby moderne. Jusqu’à l’attaquer frontalement ?

  • Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    C’est peut-être bien le gros choc de ce début de saison pour Provence Rugby. Les Aixois se déplacent, ce vendredi (21h), à Vannes pour le compte de la 4e journée de Pro D2, chez des Bretons qui étaient encore en Top 14 il y a quelques mois. Une terre où il est difficile de l’emporter, le RC Toulon, Montpellier ou encore le Stade Français étant tombés la saison dernière au stade de la Rabine.

    Pour son retour en Pro D2, le RC Vannes vit des premiers matchs en demi-teinte. Une défaite à Mont-de-Marsan, un match nul à Brive et une victoire contre Soyaux Angoulême. Des résultats pas encore convaincants pour une équipe qui était annoncée parmi les gros prétendants au podium et à la montée. Mais la saison n’en est encore qu’à ses balbutiements et le championnat sera long jusqu’au mois de juin. Les Bretons comptent sur leurs 45 joueurs pour grappiller des places au classement. Un effectif avec une densité intéressante, taillé pour remonter, et un mélange homogène entre jeunesse et expérience.

    Parmi les joueurs ayant un pedigree supérieur : Anthony Bouthier, Pierre Boudehent, Michael Ruru, mais aussi Mako Vunipola. L’ancien international anglais (79 sélections) est arrivé à Vannes la saison dernière après avoir passé la quasi-totalité de sa carrière aux Saracens. Un renfort de poids, sans doute la meilleure recrue de l’histoire du club.

    Mieux apprivoiser les débuts de périodes

    Côté Provence Rugby, l’heure était au soulagement après cette très large victoire au stade Maurice-David contre Biarritz. Un succès 52-10 qui a permis aux Aixois de ne plus être en apnée. Thomas Salles respirait un peu mieux et y voyait plus clair pour la suite du championnat. « On avait à cœur de se racheter après nos deux premiers matchs. Je pense qu’on l’a bien fait. On s’est rassurés sur pas mal de points avec cette victoire, même s’il y a encore pas mal de boulot. » Le cap à garder est aussi celui des entames de périodes. Après avoir beaucoup trop concédé contre Soyaux puis Valence, les Provençaux se sont appliqués face à une équipe biarrote rajeunie et sans expérience. « On a marqué dès le début du match la semaine dernière, ce que nous n’avions pas réussi à faire auparavant. Nous avons été plus pragmatiques et cela va nous servir pour la suite de la saison », continuait Thomas Salles.

    Une victoire en terres bretonnes serait un bon palier atteint par Provence Rugby dans la construction de sa saison. Ce vendredi soir, l’opposition monte encore d’un cran pour Philippe Saint-André et le reste de son équipe. Rendez-vous à 23 heures pour le résultat final.

    4e journée de Pro D2

    À 21h au stade de la Rabine

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Vannes : Bouthier – Benmegal, Roudil, Boudehent, Stevenson – Debaes, Ruru – Edwards (cap.), Augry, Pedemonte – Metz, Marks – Tafili, Cherry, Vunipola

    Provence : Drouet – Bituniyata, North, Finau, Cellio Zwiler – Salles, Coville (cap.) – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Rodda, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • Premier gros test pour les Spartiates

    Premier gros test pour les Spartiates

    Depuis leur accession en Ligue Magnus, lors de la saison 2023-2024, ils n’ont jamais réussi à commencer leur aventure par un trois sur trois. Suite à leurs victoires sur Anglet (3-2) et Gap (1-4), les Spartiates de Marseille ont l’occasion d’y parvenir, ce vendredi (20h), à condition de venir à bout de Rouen lors de cette troisième journée de championnat. Une équipe bien connue de Luc Tardif, puisque l’entraîneur marseillais a été formé et a débuté sa carrière professionnelle chez les Dragons, avant d’y revenir en 2009 pour remporter la Coupe de la Ligue, la Coupe de France et le championnat de France, par deux fois. Comme les hockeyeurs marseillais, les Rouennais ont pris six points sur les deux premières journées.

    Un adversaire en forme

    Après avoir brillamment battu les Gapençais (4-1), ils sont venus à bout des Bordelais (2-4), demi-finalistes la saison passée et bête noire des Spartiates. Parmi les joueurs à surveiller chez les Dragons, le tandem canadien composé de Chase Gresock et Michael Regush, qui ont déjà évolué côte à côte à Coventry, risque de mettre à rude épreuve la défense marseillaise. Ils cumulent déjà quatre buts et trois passes décisives en seulement deux rencontres sous le maillot normand. Comme face aux Rapaces de Gap, Luc Tardif va sûrement devoir compter sur un grand Libor Kašik dans les cages pour aller chercher la victoire.

    3e journée – Ligue Magnus

    À 20h, à l’île Lacroix, à Rouen

  • Aubagne défie un Versailles invaincu

    Aubagne défie un Versailles invaincu

    C’est un mastodonte du championnat de National 1 qui débarque ce vendredi dans les Bouches-du-Rhône. Versailles n’a pas laissé échapper un point depuis le début de la saison et se retrouve donc en pleine confiance avant d’affronter Aubagne. Le club dont le pilote de Formule 1 Pierre Gasly est actionnaire tourne à plein régime avec neuf buts marqués pour un seul encaissé en quatre matches. « Ils ont plein de qualités. En défense, c’est vrai, mais ils ont deux attaquants puissants, qui savent jouer la profondeur. Ils sont tactiquement en place, c’est une équipe qui est bien organisée », détaille le coach du Scaab, Gabriel Santos.

    Amélioration progressive du niveau de jeu

    Aubagne est actuellement sur une bonne dynamique après avoir pris l’eau en ouverture du championnat, à Caen (0-3). « Après avoir raté le premier match, nous nous améliorons petit à petit. En face, ils sont invaincus, cela nous motive de voir ce que l’on peut faire contre une équipe comme ça. Demain, on sera prêts pour aller chercher les trois points », explique l’entraîneur portugais. Satisfait du début de saison de son équipe, Gabriel Santos entend ne pas s’arrêter là. Deux victoires en un mois de compétition et l’envie de réaliser de plus grandes choses par la suite. Sa formation figure en milieu de tableau (8e), avant leur sixième rencontre en National 1. « Sur tous les matches que l’on joue, on attend la même chose : gagner. » Un objectif clair pour un club proposant des prestations encourageantes depuis l’ouverture du championnat version 2025-2026.

    7e journée de National 1

    À 19h30 au stade de Lattre-de-Tassigny, à Aubagne

    Arbitre : Arnaud Baert

    Aubagne : Gil – Mimb Baheng, Nehari, Chibani – Rocchia, Diaby, Hamek, Ali Hamidou – Chaban, El Kaddouri – Mayilla

    Versailles : Yavorsky – Tchato, Calvet, Moussadek, Fischer – Ben Brahim, Traoré, Basque, Renaud – Guillaume, Odzoumo

  • Les Aixois veulent assurer le coup avant Paris

    Les Aixois veulent assurer le coup avant Paris

    Après s’être bien rattrapés, vendredi dernier à Dijon (29-25), de leur ouverture de saison manquée, lors de la réception de Chartres (29-31), les pensionnaires de Provence Aix université club vont désormais rendre visite à leurs homologues bretons de Cesson-Rennes, ce vendredi (20h30), pour le compte de la 3e journée de Starligue. Un adversaire qui réussit aux hommes d’Eric Forêts, puisque le club aixois reste sur une série de six victoires consécutives en championnat face à eux. Leur dernière défaite contre « les Irréductibles » remonte au 27 mai 2022 (28-25).

    Une victoire cruciale en début de saison

    Ce déplacement en terres bretonnes est déjà très important pour les Aixois, en raison de l’adversaire qu’ils accueilleront la semaine suivante : le Paris Saint-Germain (dimanche 28 septembre, à 17h).

    Les coéquipiers de Matthieu Ong ne sont plus venus à bout des tenants du titre pour la onzième saison consécutive depuis le 22 novembre 2017, période où le gardien slovène Jože Baznik occupait déjà les cages de l’Arena du Pays d’Aix.

    La rencontre de cette quatrième journée de championnat s’annonce d’ores et déjà extrêmement difficile. Aussi, une victoire contre Cesson-Rennes, permettrait au Pauc de conforter sa place au classement et d’envisager avec un peu plus de sérénité la confrontation avec Paris. Dans le cas contraire, les handballeurs provençaux se retrouveraient dans une bien fâcheuse position dès le début de la saison.

    3e journée – Starligue

    À 20h30, à la Glaz Arena

  • Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Entré dans l’histoire de l’athlétisme en décrochant l’or mondial sur 10 000m dimanche, le Français Jimmy Gressier retrouve la piste du stade olympique de Tokyo vendredi pour les séries du 5 000m, conscient qu’il n’a « plus rien à prouver », mais qu’il ne peut pas « se reposer sur ses acquis ». « Je suis champion du monde du 10 000m. Je ne vais pas m’arrêter de courir pour autant », racontait au lendemain de son titre le Boulonnais de 28 ans, quelques minutes après sa cérémonie de remise des médailles. « Ce que j’aime, c’est la course à pied, la proximité avec le public, le partage. Je suis amoureux de la course à pied. Pour le 5 000 mètres, je vais me remobiliser, il y a encore tellement de choses que je veux accomplir », ajoutait-il. Dimanche soir, dans la touffeur tokyoïte, Gressier est rentré dans l’histoire de son sport en devenant le premier Français à remporter un 10 000m aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques. Au terme d’une course lente (28’55’’77) où aucun des favoris n’a placé d’attaque, il a fait parler son excellent finish pour décrocher au sprint l’or devant le favori éthiopien Yomif Kejelcha.

    Concurrence accrue

    Le Français est lucide sur la difficulté qui l’attend. Même sans son rival Kejelcha, le plateau reste extrêmement dense : Jimmy Gressier possède le 14e temps des engagés, avec un record sur la distance loin derrière ceux des Éthiopiens Hagos Gebrhiwet et Biniam Mehary, des Américains Grant Fisher et Nico Young ou même des Européens Jakob Ingebrigtsen et Andreas Almgren. Un plateau qui en impose.

  • Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les célèbres couleurs rouge et jaune du FC Martigues laissent désormais place au bleu et blanc de l’Olympique de Marseille. Les féminines du club phocéen, récemment rebaptisées « Les Marseillaises », ont posé leurs valises au stade Francis-Turcan, dans lequel elles disputeront ce vendredi (21h) leur deuxième journée d’Arkema Première Ligue face au Havre. « C’est une nouvelle étape dans le projet du club », souligne l’attaquante Mathilde Bourdieu, consciente de passer d’un OM Campus à 500 places à un stade « premium », qui peut accueillir jusqu’à 8 000 spectateurs, afin de répondre aux exigences de la Ligue.

    Toutefois, seule la tribune « Canal », composée de 3 000 places, sera dans un premier temps ouverte au grand public et un peu plus de 1 000 supporters sont attendus ce vendredi. Le prix des places varie entre cinq et douze euros. « C’est super pour notre image. On a hâte que les supporters viennent nombreux pour nous soutenir. On en a besoin », ajoute celle qui a pu s’entraîner pour la première fois avec ses coéquipières au complet, jeudi, sur la nouvelle pelouse naturelle financée par l’OM. « On se sent comme chez nous », sourit Bourdieu, qui a inscrit trois buts lors des deux premiers matches de la saison.

    En quête d’un premier succès en championnat

    Après la défaite à Lyon (3-1), où elles n’ont pas démérité face à l’un des plus grands clubs européens, Les Marseillaises ont dû s’employer la semaine passée en Coupe de la Ligue (LFFP) pour s’imposer face Montpellier (2-2, 3-4 aux tirs au but). Une bonne opération avant d’entamer leur premier match au stade Francis-Turcan avec un seul mot d’ordre : « Gagner », martèle l’entraîneur Dalin Anrifani. « Que ce soit Le Havre, Lens ou Paris, l’idée est de véhiculer l’image la plus compétitive possible pour prendre le maximum de points », poursuit-il. « On fait les efforts à 200%, c’est le fil rouge du collectif », insiste Mathilde Bourdieu, qui n’hésite pas à donner de la voix sur le terrain pour encourager et motiver ses coéquipières. « J’essaie de conseiller les filles qui n’ont pas joué en Division 1 pour leur donner de la confiance, même si elles en ont déjà. »

    Parmi celles qui ont roulé leur bosse au plus haut niveau, Marie-Charlotte Léger et Laura Bourgouin devraient faire leur retour sur le terrain. Aussi, l’internationale espagnole Marta Carro (34 ans), dernière recrue des Marseillaises, pourrait faire ses premiers pas sous le maillot olympien.

    2e journée – Arkema Première Ligue

    À 21h, au stade Francis-Turcan, à Martigues

  • Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    C’est l’action de la soirée qui a entraîné bien des regrets et doutes.

    Lorsque Istvan Peljto, après consultation de l’assistance vidéo, offre un second penalty à Kylian Mbappé, l’arbitre voyant une faute de main sur la chute de Facundo Medina, bousculé par Vinicius. Pour Roberto De Zerbi, il n’y a pas à hésiter. « Je pense qu’il n’y a pas penalty, c’est honteux, je suis désolé de le dire. Je l’aurais dit même si c’était de mon côté. »

    Du côté des observateurs présents au stade, il y a une certitude. « Pas de penalty, mais peut-être une compensation pour le carton rouge donné à Carvajal » ont confessé plusieurs journalistes espagnols ainsi qu’Ivan Guti, ancien joueur du Real, du temps des Galactiques.

    « Je ne veux pas faire de connexion »

    Cette décision ravive les doutes sur le supposé privilège dont bénéficierait la « Maison blanche » auprès du corps arbitral. En championnat d’Espagne, chaque sortie du Real connaît au moins une décision contestable. Mais mardi, Roberto De Zerbi a tenu à tempérer son propos. « L’arbitre est Bosnien, je ne veux pas faire une connexion. »

    Néanmoins, le doute demeure dans les esprits marseillais. Comme l’a fait savoir Medhi Benatia. « Subir un tel penalty, c’est un peu dur. Le joueur est sur le ballon, et le sanctionner me semble très sévère. »

    Samir Nasri est quant à lui plus direct. « Pour n’importe quelle équipe, on serait en train de crier au scandale. J’aimerais bien écouter les explications de l’arbitre pour savoir pourquoi il siffle penalty ! » a commenté le consultant de Canal+, diffuseur de la rencontre.

    Du côté du Real Madrid, Xabi Alonso a botté en touche sur la question. « Je n’ai pas revu les images. Je ne peux donc pas me prononcer sur la question », a répondu l’entraîneur des Merengues.

  • L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    « Nous les avons peut-être trop regardés et été victimes du syndrome Bernabéu » Medhi Benatia

    Entamer sa campagne de retour en Ligue des Champions, c’est un peu comme si un élève de CM2 passait directement au lycée.

    Les Olympiens appelés à disputer le match d’ouverture à Santiago Bernabéu sont apparus pleins de bonnes volontés. Ils ont même su se surpasser à certains moments de la soirée, poussés par l’important contingent de supporters qui avaient fait le voyage. Malheureusement, il y a eu quelques petits moments de déconcentration payés au prix fort.

    Comme un écolier qui débarque dans la cour des grands, les Phocéens ont eu besoin d’un gros quart d’heure pour prendre la mesure de ce qu’ils vivaient. « Nous avons peut-être trop regardé le Real à ce moment-là, en étant victime du syndrome de Bernabéu », a reconnu Medhi Benatia. Il a sans doute revu ses premiers pas au plus haut niveau, avant qu’il ne devienne un taulier au Bayern ou à la Juventus.

    De son côté, Roberto De Zerbi estime plutôt que ses joueurs « ont eu un peu d’appréhension lorsqu’ils sont entrés sur la pelouse ». Pour l’entraîneur marseillais, la bascule a été l’expulsion de Dani Carvajal. « C’était le moment de prendre plus de risques. Nous aurions pu gagner, c’est dommage. »

    Abonnement régulier

    L’OM, en tant qu’intermittent de la Ligue des Champions, est visiblement loin d’une équipe comme le Real, qui non seulement y participe chaque saison, mais qui est aussi une des rares à pouvoir prétendre à une victoire finale dès la première journée. Malgré des participations régulières aux autres compétitions européennes, une finale et deux demi-finales, perdues, ces dernières années, cette expérience n’est pas suffisante pour exister en Ligue des Champions.

    Les Olympiens ont pu s’en rendre compte lors de leurs dernières participations. S’ils sont restés une équipe de haut niveau, ils doivent désormais réapprendre le très haut niveau. Ce qui passe par un abonnement régulier à l’épreuve.

    Roberto De Zerbi s’interroge sur les progrès à réaliser. « Je ne sais pas ce qu’il nous a manqué », soupire-t-il. Il revoit la seconde période, durant laquelle son équipe aurait pu faire la bascule positive. « Après le rouge, j’aurais aimé voir quelque chose d’autre. Je ne sais plus combien de minutes se sont écoulées entre cette expulsion et le penalty, mais j’aurais aimé voir plus de fierté, d’ambitions. »

    Quant au fait d’être en mesure de hausser le rythme, de répondre à l’exigence du très haut niveau, il est franc. « Nous sommes conscients que ce type de match doit être notre normalité. Quand vous vous habituez à jouer ce type de match, vous affrontez les choses différemment. Je pense au PSG maintenant. »

    Le PSG qui sera le prochain adversaire, dimanche au Vélodrome. L’OM aura là l’occasion de disputer son second match de Ligue des Champions. Même de manière officieuse, ce sera une manière de voir si la première leçon de très haut niveau reçue à Madrid a été retenue. Avec une touche d’espoir chez Roberto De Zerbi. « J’ai une grande équipe, très forte. Nous avons joué à notre niveau maximal au Real. Maintenant, j’espère que nous pourrons continuer à travailler dans ce sens. »

    Il admet ne pas être devin. « J’ignore ce que nous allons faire dans le futur, mais j’espère que nous arriverons à un niveau très haut. Nous avons bien travaillé à Madrid, j’ai aimé la manière dont nous avons joué. Maintenant, il nous faut voir le niveau que nous pourrions atteindre. »