Category: sports

  • Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Jeune club de l’élite du hockey français, Marseille a récemment vécu plusieurs premières historiques. Autant d’étapes qui ont confirmé aux joueurs comme aux dirigeants que l’équipe se rapproche désormais du gotha tricolore de la discipline. Rien que cet automne, trois avancées majeures ont été réalisées, et une quatrième pourrait suivre si Marseille termine bien sa saison régulière.

    Première victoire

    sur la glace de Grenoble

    Un exploit proche de la mission impossible pour n’importe quelle équipe française. Dans sa jeune histoire, Marseille n’avait jamais gagné face à Grenoble, encore moins à la patinoire Pôle Sud. Le 3 octobre, dès la 7e journée de Ligue Magnus, les Spartiates l’ont emporté aux tirs au but face aux Brûleurs de Loups (3-2). Une performance XXL face aux champions de France en titre, qui ont laissé échapper des points à domicile seulement contre Rouen, cette saison. Le 14 novembre, les hommes de Luc Tardif Jr récidivaient en s’imposant 6-2, cette fois-ci au Pomge.

    Premier quart de finale

    de Coupe de France

    Les Spartiates ont eu la chance de jouer un quart de finale historique en Coupe de France. Historique, puisque c’était le premier du club à ce niveau, mais aussi car la rencontre en elle-même était unique. Mené 4-0 dans le deuxième tiers-temps, ce 16 décembre, Marseille est rapidement revenu à hauteur de Chamonix, son adversaire du soir.

    Un scénario exceptionnel, mais ce sont bien les Haut-Savoyards qui ont pris le meilleur sur les Provençaux (4-6). Après deux succès parfaits face à des formations de divisions inférieures (6-0 à Roanne et 4-0 à Strasbourg), les Spartiates ont échoué aux portes du dernier carré. L’aventure dans cette Coupe de France s’est donc arrêtée peu avant les fêtes de Noël.

    Premiers JO

    pour un Spartiate

    « Les Jeux, j’y pense forcément, mais les places sont chères. » C’est ce que disait Enzo Cantagallo à quelques semaines de l’annonce de la sélection française pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo (6-22 février). Le 23 décembre, le sélectionneur Yorick Treille a couché le nom du Marseillais sur sa liste. Jamais un Spartiate n’avait participé aux JO. Ce sera donc une première pour le joueur arrivé cet été en provenance de Rouen. Il ne sera pas tout à fait seul puisque le coach de Marseille, Luc Tardif Jr, sera assistant des Bleus durant la compétition.

    Vers une saison historique pour le club ?

    Alors qu’il reste 16 matches, avant la rencontre ce vendredi à Nice, les Spartiates sont 5e de Ligue Magnus. Les Marseillais n’ont jamais atteint une meilleure position à l’issue de la saison régulière. 5e en 2024, 6e en 2025, ils peuvent encore espérer une 4e place, objectif atteignable d’ici mars. Actuellement, ils ne comptent que trois points de retard sur Bordeaux, même si terminer 4e ou 5e revêt une importance moindre puisque les équipes à ces rangs s’affronteront au premier tour des play-offs.

  • Focus sur les enjeux de la 17e journée de Ligue 1

    Focus sur les enjeux de la 17e journée de Ligue 1

    Après deux semaines de pause, la Ligue 1 reprend ses droits.

    Et dès vendredi, le match d’ouverture de la 17e journée, qui clôture la phase aller, sera déterminant pour le haut du tableau. Lens, qui occupe actuellement la première place et compte un point d’avance sur son dauphin, le PSG, peut obtenir cette distinction, toute symbolique.

    Les Artésiens ouvrent le ban de la journée de reprise, avec un déplacement à Toulouse, ce vendredi à 20h45. En cas de succès au Stadium, les Sang et Or compteront quatre longueurs d’avance sur le PSG. Le champion en titre, qui est moins dominateur cette saison, sera le dernier à reprendre avec le derby de la capitale, face au Paris FC, dimanche à 20h45.

    Pour les hommes de Luis Enrique, qui ont ajouté la Coupe Intercontinentale à leur palmarès durant la trêve, le seul espoir de doubler Lens et un succès face au promu parisien. Résultat qui devra être assorti d’une défaite, ou d’un nul des Sang et Or vendredi, à Toulouse.

    Derrière ce tandem, l’OM va tenter de rester sur le podium. Les hommes de Roberto De Zerbi ont connu des hauts et des bas lors des derniers matches de 2025. S’ils sont troisièmes, ils le doivent à une meilleure différence de buts par rapport à Lille.

    Duels à distance

    Ainsi, au même titre que Lens et le PSG pour être champion d’automne, l’OM et Lille vont se livrer au deuxième duel à distance. Cette fois pour la troisième place.

    Les Lillois seront les premiers en action, samedi soir. Ils recevront Rennes, qui a entrepris de grignoter son retard sur le haut du tableau, après avoir raté son entame de saison. Les Olympiens connaîtront le résultat des Dogues au moment du coup d’envoi de leur match contre Nantes, dimanche (15h) au Vélodrome.

    Nantes qui livrera le troisième duel à distance de cette journée de reprise. Les Bretons et Metz, qui sera à Lorient, sont à égalité de points, en queue de classement. Le perdant du jour sera seule lanterne rouge.

    17e journée

    Toulouse – Lens ven 20h45

    Monaco – Lyon sam 17h00

    Nice – Strasbourg sam 19h00

    Lille – Rennes sam 21h05

    OM – Nantes dim 15h00

    Le Havre – Angers dim 17h15

    Lorient – Metz dim 17h15

    Brest – Auxerre dim 17h15

    PSG – Paris FC dim 20h45

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. Lens 37 16 12 1 3 28 13 + 15

    2. PSG 36 16 11 3 2 35 14 + 21

    3. OM 32 16 10 2 4 36 15 + 21

    4. Lille 32 16 10 2 4 33 20 + 13

    5. Lyon 27 16 8 3 5 22 16 + 6

    6. Rennes 27 16 7 6 3 27 24 + 3

    7. Strasbourg 23 16 7 2 7 25 20 + 5

    8. Toulouse 23 16 6 5 5 24 19 + 5

    9. Monaco 23 16 7 2 7 26 27 – 1

    10. Angers 22 16 6 4 6 17 18 – 1

    11. Brest 19 16 5 4 7 21 27 – 6

    12. Lorient 18 16 4 6 6 19 28 – 9

    13. Nice 17 16 5 2 9 19 29 – 10

    14. Paris FC 16 16 4 4 8 21 29 – 8

    15. Le Havre 15 16 3 6 7 13 22 – 9

    16. Auxerre 12 16 3 3 10 14 25 – 11

    17. Nantes 11 16 2 5 9 14 28 – 14

    18. Metz 11 16 3 2 11 17 37 – 20

    Nayef Aguerd toujours sur le pont au Maroc

    Si Pierre-Emerick Aubameyang a déjà fait ses valises et est rentré à Marseille, Nayef Aguerd, l’autre Olympien de la CAN, poursuit son séjour au Maroc.

    Contrairement au Gabon du premier nommé, les Lions de l’Atlas marocains ont réussi leur phase de groupes et sont qualifiés pour les 8e de finale. Sortis premiers, ils seront opposés à la Tanzanie, dimanche. Nayef Aguerd sera aux côtés du joueur du PSG Achraf Hakimi et tentera de qualifier le Maroc pour les quarts de finale. Les deux hommes ne seront donc pas du voyage avec l’OM au Koweit, le 8 janvier. Date du Trophée des Champions, qui opposera les Phocéens au PSG dans ce pays du Golfe persique.

  • Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Frédéric Doutre se considère comme « le Petit Poucet des équipes professionnelles en France ». Nice Métropole Côte d’Azur est une formation nouvelle dans le paysage du cyclisme tricolore. Cinq années d’existence, quatre en tant que pro et peu de moyens pour concurrencer les géants de la discipline. Le directeur sportif rappelle le contexte lié à son collectif : « Nous sommes une équipe créée en 2021, qui a passé le cap chez les professionnels l’année suivante. Nous sommes alignés au niveau continental, c’est-à-dire le troisième et dernier échelon mondial. »

    Cette équipe vit grâce aux soutiens de quatre institutions que sont la Ville de Nice, la Métropole Côte d’Azur, le conseil départemental des Alpes-Maritimes ainsi que la Région Sud. L’objectif reste donc le maintien à ce rang avant d’espérer voir plus haut. En effet, obtenir un plus gros sponsor permettrait de passer un cap supplémentaire dans le professionnalisme. « Se maintenir, ce sera déjà très bien dans le climat actuel. Aujourd’hui, on voit de grosses équipes fusionner pour survivre. Dans un coin de notre tête, on a l’idée de trouver un gros partenaire, qui pourrait nous suivre pour basculer en Pro Teams [le 2e niveau mondial, Ndlr.]. Pour nous, ce serait le Saint Graal, comme le fait de participer à Paris-Nice », détaille longuement Frédéric Doutre.

    Objectif top 10

    Nice Métropole Côte d’Azur possède 10 coureurs sous contrat pour la saison à venir. Là aussi, ils ne combattent pas avec les mêmes armes que les plus grandes équipes du monde. Prenons UAE-Team Emirates, la formation de Tadej Pogacar. Cette dernière compte 29 cyclistes et un staff à rallonge pour encadrer les athlètes. Malgré les différences, même avec d’autres écuries françaises de niveau moyen, les Azuréens jouent leur va-tout. Ils ont ciblé des coureurs pouvant les aider à glaner de précieux points UCI. « Il y a Victor Papon, un excellent finisseur. Alexander Konijn, qui a déjà fait sept ou huit top 10, est un sprinteur régulier. Puis, il y a nos petits grimpeurs Laurens Huys, tout juste arrivé d’Arkea-B&B Hôtels, et Jaakko Hänninen », liste l’ancien patron du pôle France ultra-marins, basé à Hyères.

    Les tuniques bleu azur, en hommage à la Méditerranée, affichent leurs ambitions pour ce Grand Prix cycliste 2026. Ceux qui n’ont pas manqué une édition depuis leur passage professionnel souhaite aller chercher un gros résultat : le top 10. « A minima, car on a renforcé l’équipe, dit Frédéric Doutre. Le parcours a changé avec l’absence des crêtes et sa descente, c’est un facteur important, même si ça ne rend pas la course plus facile. Ce que l’on souhaite, c’est surprendre et être le plus efficace possible avec nos moyens. On aimerait bien chatouiller le top 5. »

    Cette saison, l’encadrement sportif souhaite éviter les blessures – « on touche du bois » – pour faire progresser l’équipe. « On a eu des blessés assez régulièrement avec un passage à vide entre mars et mai. On espère ne pas revivre ça et gagner en régularité sur la Coupe de France, avec plus de top 10. Ce serait déjà un bel axe de progression. » La première manche, à Marseille, pourrait donc servir de tremplin à cette jeune équipe cherchant à déjouer les pronostics.

  • Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Marseille dispose dans son schéma associatif d’un club hors-norme.

    Imaginez qu’en un même lieu, il soit possible de se préparer pour une randonnée autour du Mont-Blanc. Planifier l’exploration d’une grotte ou d’un gouffre. Se renseigner sur les pistes permettant la pratique du VTT avec un peloton d’amis. Ou encore, tout simplement, trouver le bon conseil pour une randonnée exceptionnelle dans les Calanques.

    « C’est ce que nos adhérents peuvent faire et cela depuis plus d’un siècle et demi, dans notre local qui donne sur le Vieux-Port ». Cette précision est donnée par Michel Gauch. Il est une des chevilles ouvrières, « bénévole, c’est important », qui investit la moindre minute de son temps libre pour aider un maximum de personnes, jeunes et moins jeunes, afin qu’elles puissent profiter du bonheur d’une activité physique en plein.

    Dans le local du 14 quai de Rive-Neuve, il s’active afin de faire vivre la doyenne des associations sportives de Marseille, née le 4 novembre 1875 en tant que section locale du Club Alpin Français. Plus connue sous l’abréviation CAF, elle est un acteur connu et reconnu de tous les adeptes de sports de pleine nature. Car elle gère, entre autres, plusieurs refuges de montagne et s’occupe du balisage, les fameux traits rouge et blanc sur les arbres et rochers, qui jalonnent les sentiers de grande randonnée.

    Sept héritiers

    Jusqu’en 1935, Marseille rayonnait sur toute la Provence. Mais, à partir de 1935, des clubs ont été créés pour coller au plus près des besoins des pratiquants. D’abord à Avignon, puis à Aix-en-Provence et Toulon (1961), dans les Alpilles (1985), à Aubagne (1986), Cassis (1997), jusqu’au petit dernier, né en 2012 à Gardanne.

    « Notre cœur d’activité, c’est bien sûr l’alpinisme », rappelle Michel Gauch. Mais, au fil des décennies, le CAF s’est ouvert à d’autres pratiques. Que ce soit le ski de randonnée, le trail, le VTT, le canyoning, la spéléologie ou encore l’escalade, « nous enregistrons une progression constante de nos licenciés. Rien qu’à Marseille, nous en avons 1 500 ».

    Afin de célébrer les 150 ans, le club a imaginé plusieurs temps forts. Il y a eu la soirée de présentation du livre retraçant la longue histoire de l’association. « Le plus dur a été de résumer les choses en 300 pages », plaisante Michel Gauch. Mais, ce qui fait la fierté des dirigeants, c’est la mise en place d’une randonnée de 150 km, autour et dans Marseille, qui arpente les itinéraires historiques des pionniers et a permis de retrouver certaines traces oubliées, du côté de Roquevaire ou de l’Espigoulier.

    Ouvert à tous, dès l’âge de 4 ans, le Club Alpin Français propose des activités adaptées à toutes les conditions physiques et à toutes les morphologies. « Nous avons également la possibilité de prêter le matériel pour ceux qui souhaitent faire de l’escalade, de la spéléologie ou d’autres activités qui nécessitent un équipement spécifique », précise Michel Gauch.

    « Partage »

    Le club propose également des sorties collectives, des camps d’été dans les Alpes, des randonnées à thème pour découvrir le patrimoine d’une ville ou d’un site naturel, et s’occupe de l’entretien des refuges de montagne. « Le principe est basé sur le partage, avec la présence d’encadrant diplômés de la Fédération française des clubs alpins pour que toute sortie se fasse dans les meilleures conditions de sécurité », insiste-t-il.

    Les permanences du jeudi soir transforment le local en véritable ruche. « Les gens viennent partager leurs expériences, se renseigner sur les formations d’encadrants ou, simplement, pour passer un bon moment et retrouver des amis », poursuit Michel Gauch. Certains passent même leur temps dans la bibliothèque, qui est une véritable mine d’or pour tout amateur de randonnée.

    Renseignements sur le site https://www.ffcam.fr

  • [Rétrospective sport 2025 2/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    [Rétrospective sport 2025 2/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    Un Mondial La Marseillaise grandiose

    Si certains en doutaient encore, le Mondial La Marseillaise est bel et bien le plus grand concours de pétanque au monde. Cette 64e édition l’a démontré de la plus belle des manières. 4 784 triplettes, soit 14 352 joueurs, amateurs ou confirmés, se sont inscrits pour participer à la compétition. D’ailleurs, en comptabilisant le Grand Prix féminin Paprec et le Mondial Crédit Mutuel des Jeunes, sans oublier les autres concours annexes, comme le Handimondial ou le Mondial des CSE, les six jours de jeu ont finalement réuni plus de 16 000 participants.

    Le Mondial La Marseillaise est bien plus qu’un simple événement sportif. C’est une grande fête populaire, gratuite et ouverte à tous, où l’on vient s’amuser le temps d’une journée -ou parfois plus pour les plus chanceux- autour d’une partie de boules. Aujourd’hui, le Mondial attire des joueurs venus des quatre coins du globe. Outre plus de 90 départements français représentés, 26 pays ont fait le déplacement jusqu’à la cité phocéenne pour vivre ce grand moment. Et pour cette édition 2025, que l’on pourrait aisément qualifiée d’internationale, avec la remise de la Boule d’Or à l’Ukraine, qui favorise la réhabilitation physique et psychologique des soldats revenus du front à travers la pratique de la pétanque, une équipe Malgache est parvenue à soulever le trophée.

    150 000 spectateurs pour un show inédit avec le gratin mondial

    Côté compétition, les meilleurs boulistes de la planète ont tenté d’ajouter leur nom au palmarès du Mondial, devenu un événement aussi mythique que Millau. De quoi attirer plus de 150 000 spectateurs dans le décor somptueux du Parc Borély. Comme d’habitude, le bal a été ouvert avec le Mondial Crédit Mutuel des Jeunes et le Grand Prix féminin Paprec. Ce dernier a été remporté par Cindy Peyrot, associée à Sandrine Poinsot et Maëlle Bertrand. Il s’agit de la deuxième victoire de la pensionnaire de la Boule Tropézienne.

    14 352

    C’est le nombre de participants au concours principal du Mondial La Marseillaise à pétanque. C’est la première fois qu’une édition dépasse la barre
    des 14 000 joueurs.
    Le précédent record était de 13 872, en 2011.

    9 juillet : les Malgaches entrent dans l’histoire au terme d’une finale mémorable

    Tiana Laurens Razanadrakoto, dit « Tonnerre », Lova Satamandimby Rakotoarisoa et Yves Cédrick Rakotoarisoa ont créé l’exploit de remporter le Mondial La Marseillaise à pétanque en battant les grands favoris et tenants du titre Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais et Philippe Suchaud. Les Malgaches deviennent la première équipe étrangère à soulever le titre.

    C.K.

    2 février : Ferron triomphe au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise

    Le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise lance traditionnellement la saison vélo en France et même en Europe. La classique provençale est revenue, en 2025, à un coureur français. Au terme d’un sprint, non loin du campus de Luminy, Valentin Ferron s’est imposé devant le Belge Vincent Van Hemelen et l’Espagnol Francisco Galvan. Le cycliste de l’équipe Cofidis a remporté sa seule victoire de la saison, ici, à Marseille.

    Il était déjà 2e de l’édition 2023 derrière le Californien Neilson Powless. Cette course du 2 février a également fait office de tremplin pour un jeune talent tricolore. Paul Seixas, 18 ans à l’époque, s’est illustré avec plusieurs attaques importantes et s’est finalement classé 5e sur la ligne d’arrivée. Vainqueur du Tour de l’Avenir, il terminera également 8e de son premier Critérium du Dauphiné.

    P.G.

    Le RC Toulon doit encore franchir des étapes pour regagner les sommets

    De retour dans le dernier carré du Top 14 pour la première fois depuis 2017, le RCT a retrouvé, en partie, son lustre d’antan. Pas assez, toutefois, pour enrichir son palmarès.

    Si près, si loin. Voilà la maxime qui pourrait résumer l’année 2025 d’un RC Toulon qui monte en puissance depuis trois ans. Après une 4e place et une élimination en barrage en 2023/2024, les Rouge et Noir ont gravi une marche la saison suivante et atteint les demi-finales après avoir disposé de Castres en barrages. Mais l’aventure s’est arrêtée aux portes de la finale, face à l’Union Bordeaux-Bègles, au terme d’une rencontre qui a montré au RCT le chemin qui lui reste à parcourir pour titiller les Girondins et l’intouchable Stade Toulousain, son bourreau des dernières secondes du quart de finale de Champions Cup (pour sa seule défaite à Mayol depuis juin 2024).

    « Ces clubs ont un peu d’avance sur beaucoup de choses », reconnaissait Pierre Mignoni au soir de l’élimination. « L’objectif est de redevenir très attractif. 2014, c’est terminé. On est en 2025, le club doit se construire différemment. »

    Car ce RCT n’a plus les moyens du début des années 2010 et doit se montrer intelligent dans sa gestion d’effectif, entre jeunes promesses (Dréan, Ferté, Domon…) et l’arrivée de joueurs expérimentés (Brex, Nonu, Mercer…) pour les encadrer. Un mélange qui le place 3e à mi-saison 2025/2026, avec son meilleur total de points depuis 10 ans (38). Mais son irrégularité le freine dans son objectif de top 2, entre le meilleur bilan du Top 14 à domicile (6 victoires bonifiées en 7 matches) et défaillances chroniques hors de ses bases (5 défaites en 6 matches).

    Adam Benhammouda

  • Ces joueurs qui ont fait la navette entre Nantes et l’OM

    Ces joueurs qui ont fait la navette entre Nantes et l’OM

    Bako Touré a été le premier d’une cordée de 33 joueurs qui ont porté le maillot de Nantes et de l’OM.

    Fin des années 1950, le Malien permet d’abord au club marseillais de survivre dans une de ses nombreuses traversées du désert. En 1959, il entreprend un tour de France des clubs. Ses qualités de buteur le font repérer par Nantes. Et il sera un des principaux acteurs du titre conquis par les Nantais en 1966.

    Lorsque l’on évoque la navette entre le Lacydon et la Bretagne ligérienne, quatre noms sont les plus représentatifs. Le premier est Didier Couécou. L’attaquant racé était dans l’OM du doublé Coupe de France – Championnat en 1972. L’année suivante, il rejoint la Bretagne et dispute à nouveau la finale de la coupe, contre Lyon. Malgré son but, les Canaris s’inclinent (1-2).

    Dans son sillage, la tête de gondole suivante sera Didier Deschamps. Il arrive après que plusieurs défenseurs nantais ont rejoint Marseille (William Ayache, Jean-Pierre Bade, Claude Lowitz, Yvon le Roux) et précédera un certain Marcel Desailly.

    Après une acclimatation compliquée, celui qui avait été capitaine dans toutes les équipes de jeunes du FC Nantes, s’impose à Marseille. Il devient même le symbole d’un OM conquérant. Dont il sera le capitaine lors de la conquête de la Ligue des Champions, la première pour un club français, en 1993.

    Le Basque reviendra en 2009. Cette fois comme entraîneur. Et sa culture de la gagne offrira à l’OM six trophées en trois ans, dont un dixième sacre de champion de France en 2010, après dix-huit ans de disette.

    Le roi sans couronne

    Après lui, un autre Canari, originaire de la Réunion, va flirter avec un trophée. Dimitri Payet a lancé sa carrière en Bretagne, avec de rejoindre les clubs de Saint-étienne puis Lille. Et va vivre une finale de Coupe d’Europe avec l’OM.

    Meneur de jeu au toucher de balle sans pareil, il sera un acteur majeur d’une saison 2017-2018 qui verra les Olympiens atteindre pour la cinquième fois une finale continentale. En l’occurrence la Ligue Europa. Jouée dans l’antre du rival lyonnais, l’OM s’incline face à l’Atlético de Madrid (0-3).

    Dernier Nantais à s’être distingué à la fois avec son club formateur et à Marseille, Valentin Rongier. Recruté en toute fin du mercato estival en 2019, le natif de Mâcon va être l’homme de base du milieu de terrain phocéen. Affublé du surnom de « couteau suisse », celui qui avait pris le relais de Luis Gustavo s’illustre dans divers registres, sous la houlette de Jorge Sampaoli. Durant sa période olympienne, d’autres Canaris le rejoindront : Jordan Véretout, Amine Harit ou Quentin Merlin. Mais ils n’auront toutefois pas le même impact.

    Toutefois, le passage de Nantes à l’OM, ou vice versa, n’a pas toujours été un gage de réussite. Fabien Barthez, Raynald Pédros ou Claude Makélélé, pour ne citer qu’eux, peuvent en témoigner.

    L’étoile filante José Arribas

    À l’image de Didier Deschamps, un autre Basque passé par Nantes aurait pu marquer l’histoire olympienne.

    À l’été 1976, alors que l’OM vient de gagner sa neuvième Coupe de France, José Arribas débarque à Marseille. Ce Basque Espagnol a passé seize ans à Nantes, où il a forgé l’identité de ce que l’on appelle alors le jeu à la nantaise.

    Du côté marseillais, on espère que l’entraîneur trouvera les ingrédients pour une greffe. Malheureusement, cette dernière échoue. José Arribas quitte Marseille en février 1977.

    Christian Larièpe et Elie Baup feront le chemin de l’OM vers Nantes. Ils ne s’acclimateront pas au climat ligérien.

  • [Rétrospective sport 2025 1/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    [Rétrospective sport 2025 1/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    Roberto De Zerbi garde le cap malgré les remous

    Le 22 février, l’OM touche le fond sportivement avec une lourde défaite à Auxerre (3-0). Une soirée qui a failli coûter très cher aux Olympiens, avec le pétage de plombs du président Pablo Longoria et ses propos envers l’arbitrage dans les vestiaires du stade de l’Abbé-Deschamps. Car s’ils restent deuxièmes à 13 points du PSG, qui file vers un nouveau titre, ils voient alors Nice, Lille et Monaco revenir respectivement à 3, 5 et 6 longueurs.

    Dans la foulée, l’OM va s’incliner au Vélodrome face à Lens (0-1) et au Parc des Princes, contre le PSG (3-1). S’ils vont reprendre du poil de la bête en enchaînant quatre victoires,
    dont un cinglant 5-1 contre Montpellier, les Marseillais effectuent une seconde retraite pour préparer les dernières rencontres de la saison 2024-2025.

    Après Mallemort à l’automne, Roberto De Zerbi opte pour un « ritiro » dans les environs de Rome. Où ses hommes vont vivre en vase clos. Au final, ce choix s’avérera judicieux : trois victoires et un nul permettent au club de décrocher la deuxième place du classement et un billet pour la phase principale de la Ligue des Champions (LDC).

    Crise et panique

    Du côté des dirigeants, la présence en LDCdoit permettre d’asseoir la politique de stabilité prônée par Pablo Longoria. Toutefois, malgré une campagne de préparation correcte, les bonnes résolutions volent en éclats à Rennes, pour le premier match de la saison 2025-2026.

    Au-delà de la défaite (0-1), une altercation violente dans le vestiaire, entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot, met le feu aux poudres. Entraînant le départ précipité des deux joueurs. Et une frénésie de recrutements qui va obliger Roberto De Zerbi à travailler dans l’urgence, alors que se présente la Ligue des Champions.

    Avec ses recrues de dernière minute, l’OM enchaîne cinq victoires, dont une symbolique face au PSG (1-0) et se mêle à la course à la première place. Une position que le club aura l’occasion de prendre à deux reprises. Mais, à chaque fois, une sortie pitoyable au Vélodrome, face à Angers (2-2), puis Toulouse (2-2), les prive du fauteuil de leader.

    En Ligue des Champions, le retour est encourageant. Malgré des décisions arbitrales contestables, qui les privent d’un point à Madrid face au Real, à Lisbonne face au Sporting et contre l’Atalanta au Vélodrome, les hommes de Roberto De Zerbi ont su se ressaisir. Grâce à leurs victoires contre Newcastle (2-1) et Saint-Gilles (3-2), ils ont leur destin en main pour aller chercher une place en barrage.

    Quant au championnat, ils sont sur le podium. Mais comptent 6 points de retard sur Lens, le leader.

    17 mai : l’OM composte son billet pour la Ligue des Champions

    En battant Rennes 4 à 2, grâce à deux doublés signés Mason Greenwood et Adrien Rabiot, l’OM assure sa deuxième place en Ligue 1, derrière le PSG. Dans un Vélodrome un peu moins garni que d’habitude, car une partie du Virage sud est fermée par décision de la commission de discipline de la LFP, les hommes de Roberto De Zerbi ont composté leur billet pour un retour en Ligue des Champions. Avec cette fois une qualification directe pour la phase principale du tournoi européen et l’ambition de faire mieux qu’une élimination en tour préliminaire par le Panathinaïkos, deux ans plus tôt.

    M.Ga.

    L’irrésistible dégringolade du FC Martigues

    Le club Sang et Or a connu un été terrible, qui l’a vu faire une chute sportive vertigineuse, de la Ligue 2 à la 3e division de district.

    La saison 2024-2025 était celle de tous les espoirs du côté du FC Martigues. Elle s’est achevée sur le pire des cauchemars.

    Sportivement, le club est passé tout près d’un exploit. Celui de se maintenir en Ligue 2 après avoir connu une accumulation de problèmes. Sans stade jusqu’au 24 janvier et obligés de s’expatrier d’abord au Vélodrome de Marseille, puis au Jean-Laville de Gueugnon, les Sang et Or ont aussi dû subir une erreur de casting, avec le recrutement de Thierry Laurey, un entraîneur qui n’avait pas le costume pour le club.

    L’arrivée de Hakim Malek et le retour à Francis-Turcan ont changé la donne sportive. Le club a entrepris de grignoter son retard. Et il ne lui aura finalement manqué qu’un point pour échapper à un retour au National.

    C’est ensuite en coulisses, dans les bureaux des instances dirigeantes du football français, que s’est joué le drame. L’actionnaire devait apporter 8 millions d’euros pour permettre au FC Martigues de repartir en National. L’argent n’est jamais arrivé. Entraînant une descente aux enfers des Sang et Or. Relégués dans un premier temps en Régionale 1, ils n’ont pas pu fournir de garanties suffisantes à la Ligue de Méditerranée. Cette dernière a envoyé le club en 3e division de district. Soit le plus bas niveau du football provençal. Cela malgré plusieurs appels, notamment devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), qui ont confirmé les sanctions.

    M.Ga.

    La belle épopée des poloïstes marseillais

    Ils rêvaient d’entrer dans l’histoire de la Ligue des Champions et ont effleuré la première finale de leur histoire. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, emmenés par leur capitaine Ugo Crousillat, avaient réussi à se qualifier pour le dernier carré de la compétition, en mai dernier à Malte, mais ils se sont inclinés face aux Hongrois de Ferencvaros. Cette belle épopée européenne confirme la place prépondérante qu’occupe le CNM dans le monde du water-polo. Qui sait, l’étoile tant convoitée arrivera peut-être en 2026.

    C.K.

  • Plusieurs régionaux sur la ligne de départ du Dakar 2026

    Plusieurs régionaux sur la ligne de départ du Dakar 2026

    Le désert saoudien accueille traditionnellement le premier grand événement sportif de l’année et ce sera encore le cas en 2026. Entre le 3 et le 17 janvier, plusieurs centaines de pilotes seront au départ du Dakar. Quinze jours de compétition, dont un de repos, 13 étapes et un prologue pour déterminer les vainqueurs dans chaque catégorie. Au total, 4 880 km à parcourir dans les dunes d’Arabie saoudite. Les participants relieront Yanbu à… Yanbu. Cette ville industrielle de plus de 300 000 habitants est posée sur la côte ouest, au bord de la Mer Rouge. Cinq des quatorze jours de course se dérouleront, au moins en partie, dans cette cité maritime.

    L’emblématique rallye-raid va, comme chaque année, réunir plusieurs pilotes du sud de la France. Parmi eux, Christian Lavieille, Neels Theric, Michael Metge ou encore Thibault Boucherot. Le premier cité n’est pas le doyen de la compétition, mais compte un grand nombre de participations. Le Varois, 59 ans, s’apprête à prendre le départ d’un 23e Dakar. Déjà auteur de trois top 10 durant sa carrière, il vise la victoire finale en auto, même si la concurrence sera féroce. « On veut se battre devant en deux roues motrices et essayer d’aller chercher une belle place au général, mais sur le papier, il y a beaucoup de voitures plus compétitives que nous. Dix pilotes peuvent gagner et c’est énorme. » Son co-pilote sera Valentin Sarreaud, sapeur-pompier de métier, originaire de Bagnols-sur-Cèze (Gard).

    Changement de véhicule avec Neels Theric. Seulement âgé de 27 ans, l’Aixois va démarrer dans quelques jours son 4e Dakar. Lui sera derrière le guidon de sa moto du constructeur chinois Kove Factory Racing.

    Le jeune homme compte construire sur son expérience et une dernière participation aboutie : « On a fait un bon Dakar 2025. La moto a été très fiable, on n’a pas été embêtés et c’est le grand point positif. Cette année, on veut montrer que la moto peut monter sur le podium en Rally 2. Sans prétention, mais c’est mon objectif et celui de l’usine », déclare-t-il, confiant.

    Excitant baptême du feu pour Boucherot

    Michael Metge ne sera pas derrière le volant, mais plutôt à côté d’une légende du rallye. Le Gardois sera le co-pilote de Stéphane Peterhansel, homme aux 14 sacres dans le sable du Sahara puis celui d’Arabie Saoudite. L’un des personnages emblématiques de l’événement qui participera, en 2026, une 37e fois à la course. Metge, lui, s’alignera à une onzième reprise au départ du célèbre rallye-raid organisé par ASO (comme le Tour de France).

    Thibault Boucherot fait partie d’une caste plus fermée, celle des motards rookies, qui vont donc effectuer leur premier Dakar. Ils sont 41 dans ce cas et le pilote originaire de Grimaud se lance dans l’aventure, sur une KTM. Dingue de moto et de l’épreuve, l’homme de 41 ans est chef d’entreprise dans la maçonnerie. Cette année, le Varois s’est senti prêt à entrer dans l’aventure et son rêve est devenu réalité. « Afrique, Amérique du sud, Arabie saoudite, j’ai suivi toutes les éditions du Dakar depuis mon enfance. Quand j’ai eu 40 ans, je me suis dit : il faut y aller maintenant ! Mon objectif est de passer la ligne d’arrivée du Dakar, quelle que soit la place. Je ne sais pas ce que je vaux, mais je n’ai aucun classement en tête. Je veux rouler à mon rythme et arriver au bout, ce serait déjà un bel exploit. »

    Plusieurs stars de la discipline viseront la victoire lors de cette 48e édition. À commencer par Sébastien Loeb, qui bute toujours sur la couronne de vainqueur dans cette épreuve. Le Qatari Nasser Al-Attiyah sera également présent, tout comme Carlos Sainz Sr, légende du rallye et père du pilote de Formule 1 du même nom. La belle histoire sera pour Mathieu Baumel. 11 mois après un accident qui lui a coûté sa jambe droite, le pilote de Manosque devient co-pilote du Belge Guillaume de Mévius.

  • Voile : le nouveau challenge de Gavino Puggioni

    Voile : le nouveau challenge de Gavino Puggioni

    Vendredi 2 janvier. Pour Gavino Puggioni, ce sera le jour du grand départ.

    Sur l’Alcyon, un 6.50 avec lequel il prépare la mini – Transat 2027, le Marseillais va relier Ajaccio au Pirée, 4 jours, en solitaire. « Ce sera pour moi un test, en vue de la grande course qui m’attend avec trois semaines en solitaire », avoue-t-il.

    Si ce marin autodidacte se lance dans la course au large, c’est par passion. Mais aussi pour relayer les voix de centaines de personnes qu’il a sauvées d’une mort certaine, lorsqu’il était logisticien à bord de l’Ocean Viking.

    Ses interventions à bord du navire de SOS Méditerranée lui ont appris à maîtriser plusieurs aspects de l’intervention en mer. « La priorité, c’est maîtriser la panique qui peut amener à la catastrophe, gérer le stress d’un sauvetage imminent qui peut mal tourner si la peur prend le dessus », détaille t-il.

    Pour Gavino, la course au large « est un bon vecteur pour transmettre des valeurs et faire comprendre que tout le monde peut se retrouver, un jour, dans la situation d’un migrant ».

    Pour tous ceux qu’il a sauvé des eaux. Pour tous ceux qui, chaque jour, mettent leur vie en danger en défiant la mer pour fuir la guerre et la faim, il a donc décidé de se lancer dans la mini – Transat. « Sur deux ans, je vais multiplier les sorties pour me qualifier. Et mon 6.50, qui reprend le slogan “Tous sur le même bateau” sur sa grand voile, sera un lieu de partage et de sensibilisation au sauvetage en mer. Le but étant de susciter des discussions et des échanges. »
    Les dons sont les bienvenus.

    www.tousdanslememebateau.org ou @gavino.minitransat
    @gavino_minitransat

  • Une reprise très dense pour les joueurs de l’OM

    Une reprise très dense pour les joueurs de l’OM

    En allant chercher à Bourg-en-Bresse leur billet pour les seizièmes de finale de la Coupe de France, les Olympiens se sont ajoutés une date dans un calendrier de reprise qui s’annonçait déjà chargé.

    Il y a à gérer un Trophée des Champions, synonyme de déplacement entre Irak et Arabie saoudite (lire ci-contre). Mais en revenant de l’Ain avec un succès 6-0, ce qui semblait logique eu égard à l’adversaire (dernier du National), l’OM va donc continuer son aventure en Coupe de France, avec un déplacement à Caen pour aller affronter Bayeux, club de Régionale 1, qui s’est donc ajouté aux autres matches déjà au menu du calendrier.

    En Ligue 1, quatre face-à-face attendent les Olympiens. Dès dimanche (15h), ils vont retrouver le Vélodrome pour en terminer avec la phase aller du championnat. Les hommes de Roberto De Zerbi seront opposés à Nantes. Les Bretons ont profité de la trêve pour changer d’entraîneur et lancer leur mercato d’hiver. Actuellement 17e, ils serviront de test pour des Phocéens qui ont su terminer l’année 2025 sur un succès important face à Monaco.

    Les trois autres rendez-vous de Ligue 1 seront un déplacement à Angers, le 17 janvier, qui avait été le premier adversaire à freiner les Marseillais au Vélodrome (2-2). La réception de Lens, qui est l’actuel leader surprise et qui avait lancé sa conquête des sommets en battant les Phocéens à Félix-Bollært (2-1). Enfin, le dernier voyage du mois de janvier, le 31, conduira l’OM dans la capitale. Avec un match inédit au stade Jean-Bouin, fief des rugbymen du Stade Français, contre le Paris Football Club des frères Lopez.

    Finir le travail européen

    Dans ce contexte, deux matches sont à part. La réception de Liverpool, le 21 janvier, et le voyage à Bruges, une semaine plus tard. Deux soirées où
    les coéquipiers de Mason Greenwood auront rendez-vous avec l’histoire. En effet, de ces deux confrontations va dépendre l’avenir européen de l’OM.

    Car en battant Newcastle au Vélodrome (2-1) et en allant chercher la victoire en Belgique, face à l’Union Saint-Gilloise
    (3-2), les Marseillais ont renversé leur situation et se retrouvent en position favorable en vue d’une qualification pour la phase finale de la Ligue des Champions.

    À la tête d’un capital de 9 points, les Olympiens sont proches de garantir leur billet pour les barrages. Mais ils peuvent faire mieux, car ils n’ont que trois longueurs de retard sur l’Inter, le Real, l’Atlético Madrid et Liverpool, dont les trois premiers occupent une place qualificative directe pour les huitièmes de finale.

    En cas de carton plein dans ses deux derniers matches, l’OM peut donc réaliser un bel exploit pour son retour dans l’épreuve reine du football continental. Premier élément de réponse, sur la capacité des Marseillais de Roberto De Zerbi de faire aussi bien que ceux de Didier Deschamps en 2012, avec la venue de Liverpool dans un Vélodrome qui s’en lèche déjà les babines de gourmandise footballistique.

    Le Trophée des Champions dans la ligne de mire

    Outre le championnat, la Coupe de France et la Ligue des Champions, les Olympiens auront un autre fer au feu en ce mois de janvier.

    Deuxième la saison dernière en L1, ils sont invités à disputer le Trophée des Champions, qui oppose habituellement le champion au vainqueur de la Coupe de France. Comme en 2020, le PSG a raflé les deux. L’OM sera donc l’adversaire des Parisiens et tentera de conquérir pour la troisième fois ce titre, après ceux glanés en 2010 face au PSG et 2011 aux dépens de Lille.

    Néanmoins, ceux qui souhaitent assister à la rencontre devront casser leur tirelire. Programmé au Koweit, le 8 janvier, il faudra débourser 1 000 euros pour s’y rendre.