Category: sports

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Une première montagne à gravir pour débuter 2026 du bon pied. Grenoble débarque, ce jeudi (21h), au stade Maurice-David pour une confrontation au sommet face à Provence Rugby. Le club alpin, épouvantail du championnat, connaît de nombreuses difficultés cette saison et se retrouve 10e de cordée à mi-parcours. Même avec une année chaotique, le FCG reste un adversaire plus que redoutable. Surtout que les Provençaux vont devoir se relever après une dernière rencontre restant en travers de la gorge. À Mont-de-Marsan, ils ont chuté et Philippe Saint-André s’était plaint de constater que « trop de joueurs se croyaient déjà en vacances ». Une défaite amère alors qu’un succès aurait permis de se positionner 2e à la trêve de Noël.

    L’ex-sélectionneur du XV de France est apparu détendu en conférence de presse, heureux d’avoir eu des vacances d’hiver, « c’était une première pour moi à 58 ans » a-t-il lâché. Ses pensées étaient donc tournées vers cette partie face aux grenoblois. « C’est sûr qu’ils vont être prêts. En plus, je connais bien Pierre Caillet [nouveau membre du staff du FCG, Ndlr.], je l’ai coaché dans trois clubs différents, je connais son caractère. C’est sûr que les Grenoblois vont être déterminés, il ne faut pas oublier que l’on a gagné chez eux au match aller donc on est prévenus. »

    De la nouveauté au centre

    En effet, les Aixois ont vécu une avalanche de bonheur, le 3 octobre dernier, en s’imposant sur la pelouse du stade des Alpes face à Grenoble (23-24). Une victoire de prestige, tombée à pic, pour pleinement faire entrer le club dans sa saison 2025-2026. Pour préparer la confrontation retour, Provence Rugby est de retour sur le pré depuis samedi dernier. « On s’est entraîné samedi et dimanche, puis on a un peu fait notre plan le lundi. C’était comme une semaine normale, tout en sachant qu’on joue le jeudi soir. Après, il a fallu tout reprendre sur la justesse, sur le rugby, sur nos lancements, sur la précision. Je trouve les joueurs concentrés, déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Pierre Lucas n’a pas beaucoup été aligné depuis le début de la saison, mais il sera bien titulaire au centre en compagnie de Setareki Bituniyata. Ce dernier est ailier, pour autant, il a joué par trois fois dans cette position récemment. Une paire de centres new look donc, pour ce premier match de l’année. « Il va falloir beaucoup communiquer. En soi, quand on est une nouvelle paire de centres ou avec n’importe quel autre joueur, la communication est primordiale. On a travaillé dessus, pour avoir des repères rapides et de bonnes bases » analyse Pierre Lucas. Les Provençaux retrouvent également une charnière vitaminée avec Arthur Coville et l’impactant fidjien Caleb Muntz.

    Après les promesses aperçues en 2025, Provence souhaite confirmer le niveau de jeu affiché en battant Grenoble ce jeudi soir. Une victoire permettrait d’atteindre les cimes de la Pro D2, avant les autres rencontres de la semaine.

    PROVENCE – GRENOBLE

    16e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Provence : Drouet – Lapegue-Lafaye, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn

    Grenoble : Farnoux – Megdoud, Fusier, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Davies, Escande – Baret, Martel, Sirgel – Thompson, Duarte Madeira – Jonker, Ruffenach, Mary

  • Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    En 1995, au stade Francis Le Blé de Brest, le PSG, déjà, devenait le premier vainqueur d’une toute nouvelle épreuve, grâce à sa victoire, aux tirs au but (2 – 2, 6 – 5), aux dépens de Nantes.

    « L’idée était de créer un rendez-vous opposant le champion au vainqueur de la Coupe de France. Dans un match qui donnait alors le coup d’envoi de la nouvelle saison. Dans l’esprit du Charity shield anglais », se souvient Jean-Marc Michel. Journaliste à France 3 Côte d’Azur, il est alors également vice-président délégué à l’audiovisuel au sein de l’Union syndicale des journalistes sportifs de France, devenue depuis Union des journaliste de sport en France (UJSF). À ses côtés, le Marseillais René Espanat, alors président de l’Union, et Jacques Marchand, son fondateur, vont pousser l’initiative.

    « Nous avions déjà tenté quelque chose, afin de diversifier les ressources de notre union, en organisant la revanche de St-Etienne – Bayern à Geoffroy Guichard [finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1976, Ndlr.] ». « Dans cet esprit, l’USJSF songeait à faire la même chose avec OM – Milan. » Mais finalement, une suggestion d’Arsène Wenger, manager d’Arsenal, et Jean-Marc Guillou, a permis de trouver la bonne affiche. « Une opposition entre le champion et le vainqueur de la Coupe, dans l’esprit du Charity shield anglais. »

    Le rire de Simonet

    Il restait à convaincre la Fédération française de football. Claude Simonet était alors président. « Je l’ai rencontré une première fois. J’ai tout juste pu finir mon exposé, que ce dernier m’a ri au nez ! », se souvient Jean-Marc Michel. Malgré ce premier échec, il n’a pas lâché l’affaire, et après que la France ait obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 1998, une nouvelle rencontre « a connu la même issue, nouvel éclat de rire de Simonet ! ». Mais du côté de l’Azuréen, il y a une certaine constance qui va lui permettre d’être récompensé.

    « Jean-François Renaud, lorsqu’il devient président de l’Union, rencontre Noël le Graët, lui-même président de la Ligue. Ce dernier souhaite nous rencontrer. Il est invité aux Micros d’or, que nous organisons chaque année à Tignes pour récompenser les meilleurs reportages audiovisuels. Arsène Wenger est là. Il lui parle de ce trophée des champions. Le Graët est emballé », poursuit le journaliste.

    Mais il fallait, encore et toujours, obtenir le feu vers de Claude Simonet. « Lui persiste dans son refus. Alors, Noël le Graët prend le taureau par les cornes et dit “alors ce sera la Ligue et l’USJSF qui seront les organisateurs et la Ligue prend tout en charge pour les coûts !”, le trophée était enfin né. »

    Dans les premières années, ce qui est devenu entre-temps l’UJSF et la Ligue des football professionnel vont travailler ensemble. « Nous étions visibles autour du stade, sur les banderoles d’annonce et une partie de la recette était reversée à l’Union. » Lorsque Noël le Graët a pris la présidence de la FFF, cette dernière a enfin rejoint l’aventure. Mais avec les changements à la tête de la LFP, l’esprit « Charity shield à l’anglaise » s’est estompé.

    La fin d’une idée forte

    « Il y a eu les délocalisations au Canada, en Tunisie, au Maroc. Le match a fini par ne plus donner le coup d’envoi de la saison, se déplaçant en fonction des impératifs de calendrier et des besoins de financement de la LFP qui veut faire du trophée sa vitrine dans des pays susceptibles d’acheter les droits de diffusion de la Ligue 1 », regrette Jean-Marc Michel.

    Comme il regrette « qu’il n’y ait pas eu plus de présidents comme Jean-Michel Aulas, qui en faisait un objectif majeur de ses débuts de saisons avec Lyon ». Ou que l’épreuve « ne soit pas restée dans l’idée anglaise, où le Charity shield finance des actions sociales ».

    Quant à l’UJSF, si elle touche toujours son écot de fondateur, son nom n’apparaît plus. Au grand dam de celui qui est à l’origine de cette compétition.

  • L’OM, un trophée pour écrire sa nouvelle histoire

    L’OM, un trophée pour écrire sa nouvelle histoire

    Ceux qui vont dans le Golfe persique sont généralement en quête d’or noir.

    Mais ce soir, lorsque Thomas Léonard donnera le coup d’envoi d’un classique PSG-OM, c’est tout autre chose que les Marseillais vont tenter de glaner, à deux pas des derricks tant convoités du pétrole et qui ont donné lieu à une guerre aux lourdes conséquences en 1992.

    Néanmoins, le trophée des Champions qui sera l’enjeu de ce duel, sera moins coûteux en vies humaines. Car, lorsque le vainqueur brandira la coupe argentée, seules des larmes couleront à flots. De bonheur pour celui qui aura gagné. De douleur pour le vaincu du jour.

    Et pour cette troisième confrontation entre les deux équipes, l’OM espère bien revivre les sensations de Radès, en 2010. Quand après avoir gagné la Coupe de la Ligue et le titre de champion, la bande à Didier Deschamps avait réussi le triplé gagnant.

    En 2020, dans un stade Félix-Bollaert de Lens vidé par le Covid, c’est dans l’indifférence que le PSG de Mauricio Pochettino avait pris sa revanche. Alors, ce soir, dans un stade Jaber al-Ahmad qui affichera complet, les deux équipes auront à cœur de décrocher le trophée dont le chemin, s’il est le plus court, n’est pas le plus facile. Surtout pour l’OM.

    Un OM qui a beaucoup à se faire pardonner, après sa défaite surprenante contre Nantes au Vélodrome (0-2), pour la reprise de la Ligue 1. Tandis que du côté parisien, disputer ce trophée sera un peu une routine. « Nous voulons lancer l’année 2026 sur une bonne base en le gagnant », confesse Marquinhos, le capitaine d’un PSG qui a presque tout gagné en 2025.

    Les Olympiens ont conscience d’avoir fauté dimanche. « Le moment est venu pour nous de montrer notre personnalité. Et nous voulons ramener le trophée à Marseille pour nos supporters qui n’ont pas pu venir », confie Leo Balerdi. Son entraîneur Roberto De Zerbi voit dans ce match l’occasion « de relever la tête face à l’équipe la plus forte d’Europe. Dans un match historique dans lequel nous devons écrire la nouvelle histoire de Marseille. En donnant sur le terrain le meilleur de nous-mêmes ».

    Les supporters olympiens seront là

    Ils n’arrivent pas de Marseille, ou d’autres régions de France. Mais près de 300 supporters seront au soutien de l’OM ce soir. « Il y a des expatriés, mais aussi des locaux, qui ont la ferveur que l’on vit dans les cafés les soirs de retransmission de match. Surtout lors des OM-OL et OM-PSG », indique Oussama Bihi. À ce contingent, d’environ 200 personnes, va s’agréger celui d’OM Nation Dubai, venu en voisins. « Nous sommes des expatriés au sang bleu et blanc. Certains étaient aux Winners, d’autres aux MTP, ou aux Yankee quand ils étaient à Marseille et nous avons profité de la proximité avec le Koweït pour faire le voyage », témoigne Sébastien.

    Ils seront les porte-drapeau de ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement. « Nous les comprenons. Les billets d’avion sont très chers. Et le voyage est long. Nous assurerons l’ambiance pour nos amis du pays. »

    À noter que plus de 52 000 billets ont déjà été vendus. Le match devrait être à guichets fermés.

    REPERES

    Le Koweït en bref

    Le Koweït est une monarchie constitutionnelle. Le pays est dirigé par un Premier ministre, son Conseil et un Parlement de 50 député élus. Néanmoins, les postes ministériaux les plus importants sont occupés par des membres de la famille royale. Et c’est le Cheik Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah qui prend au final les décisions importantes.

    1961

    C’est l’année de l’indépendance du Koweït. D’abord occupée par les Perses, la région a ensuite été une colonie de l’Empire ottoman, et ne l’a pas doté d’infrastructures importantes. Les Anglais s’en emparent en 1899 pour en faire un protectorat. Malgré les revendications de l’Irak voisin qui y voit son port naturel, le pays obtient son indépendance en 1961.

    1990

    Le 2 août, les armées irakiennes envahissent le Koweït. Sadam Hussein l’annexe dans la foulée et le pays devient la 19e région de l’Irak. En 1991, sous l’égide des Nations unie, une coalition comprenant les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, mais aussi l’Arabie saoudite, rassemble 500 000 hommes et déclenchera, en février 1992, l’opération Tempête du désert.

    98%

    Le pétrole et le gaz représentent l’immense majorité des ressources du Koweït, à hauteur de 98% des recettes publiques du pays. Le reste de ces revenus, autour de la pêche, l’industrie autre que le pétrole et le gaz, les perles, représentent les 2% restants.

    Concernant le tourisme, cette industrie est quasiment inexistante au Koweït.

  • JO 2026 : onze candidats en lice pour être porte-drapeaux

    JO 2026 : onze candidats en lice pour être porte-drapeaux

    Sept noms pour les Jeux olympiques, quatre autres pour les paralympiques. Ils sont onze à être candidats pour porter le drapeau français lors des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques. Pour être précis, lors des JP, les porte-drapeaux ne défileront pas étant donné que l’ouverture se fera à Vérone, trop loin des sites de compétitions. Bref, Cécile Hernandez, Maxime Montaggioni, Lou Braz-Dagand, Jordan Broisin, Guillaume Cizeron, Adam Siao Him Fa, Victor Muffat-Jeandet, Chloé Trespeuch, Clément Noël, Kevin Aymoz et Julia Nirani Pereira sont les athlètes en compétition jusqu’au 30 janvier, date de la révélation.

    Pas une pression supplémentaire

    Les trois derniers sportifs cités ont pu échanger avec la presse, ce mardi, sur leurs envies et leur choix de se présenter. Le patineur grenoblois Kevin Aymoz a mis en avant que ce serait « une fierté de porter le drapeau. Je veux représenter le patinage et ses valeurs et représenter la communauté LGBT pour que ces personnes aient une représentation, que je n’ai pas eue quand j’étais plus jeune ». Le champion olympique en titre de slalom, Clément Noël, a avoué « ne pas être hyper fan du principe de candidature ». Ce dernier évoquait plutôt la magie et l’ambiance de l’olympisme, qui lui parlaient beaucoup plus.

    Elles ne sont que deux femmes en lice pour être porte-drapeau. La Niçoise Julia Nirani Pereira, vice-championne olympique 2018 de snowboard cross à 16 ans, justifiait ceci : « Je pense qu’il y aurait pu y avoir beaucoup plus de candidatures mais leurs épreuves sont peut-être trop rapprochées de la cérémonie d’ouverture. En tout cas, je suis contente que le snowboard soit beaucoup représenté. » Les trois athlètes racontaient en cœur que cette mission ne leur ajoutait pas de pression car « les JO en donne assez comme ça ». Pour rappel, ce sont les skieurs, snowboardeurs et patineurs eux-mêmes qui désigneront leurs porte-drapeaux. Qui seront les successeurs de Tessa Worley, Kevin Rolland et Benjamin Daviet, élus il y a quatre ans ? La réponse d’ici la fin du mois, une semaine avant cette fameuse cérémonie d’ouverture des XXVe Jeux olympiques d’hiver de l’histoire.

  • Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Entre Manuel Amoros et le Koweït, l’histoire a commencé en 1982.

    Le 21 juin 1982, avec l’équipe de France de football, il affronte la sélection nationale, qui dispute alors sa première – et seule – phase finale de Coupe du monde. « Ce qui s’est passé ce jour-là est gravé à jamais dans ma mémoire », se souvient celui qui débutait sa carrière d’international (82 sélection au total).

    Alors que les Bleus mène
    3-1, à la 80e minute, Alain Giresse inscrit un quatrième but. Mais en tribunes, le cheikh Fahad Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah ne l’entend pas de cette oreille. « C’était le président de la fédération. Il est descendu sur le terrain pour faire annuler le but ! »

    Avec le recul, Manuel Amoros comprend la colère du cheikh ce jour-là. « Il vivait un rêve et voulait que son pays devienne un vrai pays de football en rivalisant avec les grosses nations comme l’Arabie saoudite ou l’Iran. »

    Échange France-Koweït

    En 1990, quelques mois avant l’invasion irakienne qui donnera le coup d’envoi de la première guerre du Golfe, Manuel Amoros sera de la tournée de l’équipe de France au Koweït. « Le cheikh nous a parlé de ses projets de développement du football. »

    Il ne pourra pas les mettre en pratique, car il sera exécuté par l’armée irakienne le jour de l’invasion du pays, le 2 août 1990. Néanmoins, son projet sera relancé, une fois le calme revenu. Et Manuel Amoros en sera acteur.

    Début 2004, avec Michel Hidalgo et l’ancien joueur du FC Martigues, Jean-Marc Martinez, il intègre le staff technique de la fédération koweïtienne de football. « Nous avons senti qu’il y avait une réelle volonté de relancer le football. La tâche n’était pas facile, car les locaux n’étaient pas très fan de la pratique. »

    Néanmoins, le trio va vivre une belle expérience. « Nous avions face à nous des jeunes qui avaient soif d’apprendre. Qui avaient résisté aux sollicitations d’autres activités qui sont très nombreuses. Et je suis heureux d’avoir contribué à faire évoluer le football dans ce petit pays, où ce sport n’est pas forcément dans les habitudes », confie-t-il.

    Quant au fait d’y programmer le Trophée des Champions, « cela peut être un bon vecteur de relance. Le PSG et l’OM sont deux clubs dont la renommée dépasse les frontières françaises et sont très appréciés, y compris au Koweït. Le PSG pour son appartenance au Qatar, pays voisin, et l’OM grâce à son passé. Je pense que le stade sera plein, ne serait-ce que par curiosité. »

  • CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    Le bijou après l’ennui. 118 minutes après le coup d’envoi de ce huitième de finale, les Fennecs ont fait taire les Léopards. Le héros se nomme Adil Boulbina, entré en jeu au bout de la prolongation. Le jeune attaquant a emmené l’Algérie en quarts de finale, par rapport à une République Démocratique du Congo qui a tenu tout ce temps avant de craquer (1-0). À Marseille, klaxons, feux d’artifice vert-blanc-rouge et fumigènes ont rythmé le début de soirée. Le Vieux Port, piétonnisé jusqu’à minuit, a été investi par les fans, ivres de joie.

    Progressivement, les Fennecs ont mis la main sur le début de rencontre en privant la RDC du ballon. En réponse, les Congolais jouaient la carte physique. Ces derniers annihilaient le plus tôt possible les avancées de leurs adversaires, par des interventions assez rugueuses. Les occasions sont venues petit à petit avec une pression régulière sur la surface des bleus ciel, sans succès pour les joueurs du Suisse Vladimir Petkovic. Le premier gros frisson de la partie est même à mettre au crédit de la République Démocratique du Congo. Une erreur défensive a permis à l’ex-Olympien Cédric Bakambu de se présenter face à Luca Zidane. Le fils de Zinédine, présent en tribunes, a détourné en corner et Axel Tuanzebe a manqué le cadre de peu à l’issue de ce coup de pied de coin (25e).

    Finalement, les Léopards n’ont pas eu d’importantes frayeurs et leur portier Lionel Mpasi-Nzau n’a que peu utilisé ses mains durant la première période. Dans un stade Prince Moulay Hassan légèrement clairsemé, aucune des deux équipes n’a pris l’avantage après 45 minutes. Le manque d’imagination offensive était à l’origine de ce score resté nul et vierge.

    Un match assez terne et vide, avec des joueurs donnant l’impression de subir ce huitième de finale éliminatoire. L’ambiance a également baissé d’un cran dans les travées du stade de Rabat et cette partie fonçait sans détour vers la prolongation. Anis Hadj Moussa a bien eu l’une de ses frappes repoussées par le gardien congolais dans les dix dernières minutes, mais c’était tout.

    Une ouverture du score très tardive

    L’Algérie et la RDC se dirigeaient vers la séance de tirs au but quand Adil Boulbani, 22 ans, a surgi. Le joueur d’Al-Duhail, au Qatar, n’avait joué que 13 minutes depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations. Six minutes après son entrée dans la prolongation, le jeune algérien a décoché une lourde frappe du pied droit qui s’est logée sous la barre de Lionel Mpasi-Nzau (118e). Scène de liesse quelques instants avant la fin du match, les Congolais ne reviendront jamais. Les Fennecs joueront le Nigeria en quarts de finale de cette CAN marocaine, une rencontre XXL face à une nation qui survole ses matches depuis le début de la compétition. Un duel au sommet, déjà très attendu.

    Résultats

    ALGÉRIE 1 (0)

    RD CONGO 0 (0)

    Huitièmes de finale de la CAN

    Stade Prince Moulay Hassan de Rabat

    Arbitre : Mohamed Maarouf (EGY)

    Buts : Boulbina (118e)

    ALGÉRIE : Zidane – Belghali, Mandi, Bensebaini, Ait Nouri – Boudaoui, Bennacer – Chaibi, Mahrez, Maza, Amoura

    Entraîneur : V. Petkovic

    RD CONGO : Mpasi-Nzau – Kayembe, Mbemba, Moutoussamy, Tuanzebe, Wan-Bissaka – Elia, Mukau, Bongonda – Sadiki, Bakambu

    Entraîneur : Sébastien Desabre

  • Le Dakar met à mal les pilotes provençaux

    Le Dakar met à mal les pilotes provençaux

    Le Dakar 2026 est bel et bien lancé ! Après trois jours de compétition, un classement général commence à se dessiner dans les catégories auto et moto. Plusieurs pilotes du sud de la France étaient au départ à Yanbu, au bord de la mer Rouge. Les destins sont divers, mais tous ont connu des problèmes mécaniques sur le prologue et les deux premières étapes.

    Le plus malheureux a sans doute été Neels Theric. Le motard aixois de 27 ans a eu le plus grand mal à boucler le prologue, samedi dernier. Sa machine a subi des ennuis majeurs. « La moto s’est arrêtée à 3 kilomètres de la fin et je n’ai pas pu la réparer, avec les moyens du bord. J’ai donc poussé la machine jusqu’à l’arrivée. J’espère ne pas avoir fait ça pour rien et que je pourrais repartir normalement demain. » Le jeune homme a perdu 2h43 sur une spéciale d’une dizaine de minutes pour la plupart des concurrents. En effet, les étoiles se sont un peu mieux alignées pour lui. 27 minutes perdues sur Edgar Canet, plus jeune vainqueur d’étape de l’histoire du Dakar (20 ans), et 18 minutes lâchées lors de l’étape 2, lundi. Theric est pointé au 64e rang à 3h28, temps qu’il a majoritairement perdu dès les premiers tours de roues. Sur ses réseaux sociaux, il se disait « heureux de partir dans le bon wagon pour la 3e étape ».

    Christian Lavieille

    sur la bonne voie

    Autre motard, du Var cette fois-ci, Thibault Boucherot avait surtout en tête de découvrir le Dakar, « de rouler à [s]on rythme et d’être finisher ». Pour le moment, son aventure se déroule correctement. 83e du prologue, 96e de la première étape et 71e de la suivante, il se situe en milieu de peloton. Des débuts encourageants pour le rookie de 41 ans.

    Lui en est à sa 23e participation au Dakar. Christian Lavieille est un habitué du désert et se trouve également dans une position correcte après trois jours. Il est 44e au classement général avec son co-pilote, pompier de métier, Valentin Sarreaud. 43e du prologue et 37e de la deuxième étape, il a connu des ennuis durant la première. Une 70e place à cause de problèmes moteur dès le 50e kilomètre. « On a limité la casse, malgré la poussière, pour perdre le moins de temps possible… C’est sûr que ce n’est pas la meilleure manière de commencer le Dakar, mais on va croiser les doigts pour que ça reparte dans le bon sens dès demain [lundi] », écrivait le pilote de 59 ans sur Instagram.

    Selon toute vraisemblance, il n’y aura pas de 15e succès sur un Dakar pour Stéphane Peterhansel. Aligné en compagnie du Gardois Michael Metge, « Monsieur Dakar » connaît certains désagréments depuis ce week-end. Près de trois heures de retard en si peu de temps, à cause d’ennuis mécaniques et de fuites à répétition sur la voiture des deux hommes. Leur rallye se déroule forcément moins bien que Nasser Al-Attiyah, leader auto, et Daniel Sanders en moto. Le roi sans couronne Sébastien Loeb se classe 5e, mais 10 jours de compétition, c’est encore long, surtout au milieu du sable, de la poussière et des rochers.

  • Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    En Italie, le début du mois de janvier rime avec la Befana.

    Cette sorcière qui est bienveillante avec les enfants sages, leur distribuant des friandises et de cadeaux. Mais elle montre son côté obscur à ceux qui n’ont pas respecté certaines choses. La question est donc, qu’a bien pu faire Roberto De Zerbi, durant la trêve des Confiseurs, pour qu’il subisse la punition de la Befana ?

    L’entraîneur marseillais estimait qu’avec deux entraînements quotidiens, durant la semaine qui a précédé la réception de Nantes, il avait pu bien préparer son match de reprise, dont on pouvait s’attendre à ce qu’il donne le ton d’un mois de janvier capital.

    Face aux Canaris, malgré l’enthousiasme procuré par les retours d’Amine Gouiri et Hamed Traoré, on a pourtant senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cet OM- là. « Nous avons mal commencé le match, même à 11 contre 11, nous étions sans énergie, sans ce qu’il faut pour jouer au football », a admis Roberto De Zerbi.

    Cette rencontre, disputée à 15 heures, était synonyme de cauchemar pour l’Italien, avec des joueurs qui l’ont balayé entre Charybde et Scylla. « Le premier rouge a conditionné le match. Parce que nous avons pris le but juste derrière. En seconde période, nous avons essayé de créer quelque chose, sans avoir beaucoup d’occasions. Puis à neuf, cela a été encore plus difficile », a-t-il poursuivi.

    Aucune excuse

    S’il a parfois pris la défense de ses joueurs après une défaite, cette fois, Roberto De Zerbi ne leurs a trouvé aucune excuse. « Nous avons mérité de perdre. Tu ne peux pas penser gagner un match sans y mettre l’énergie nécessaire », a-t-il souligné.

    L’OM avait l’occasion de rester dans le sillage de Lens et du PSG et repousser Lille à trois longueurs. En étant battue par Nantes, elle rentre finalement dans le rang. « Au-delà de Lens et du PSG, nous devons nous regarder nous-mêmes. Si nous on fait ce genre de match, si nous ne mettons pas plus d’envie de gagner, nous n’avons que ce que nous méritons, c’est-à-dire pas mieux que notre troisième place », regrette-t-il.

    L’OM n’aura pas le temps de gamberger sur son humiliation nantaise puisqu’il va enchaîner trois déplacements, au Koweit, jeudi, pour le Trophée des champions, à Caen, le 13 janvier, en Coupe de France face à Bayeux, puis à Angers, le 17, où ils auront à se racheter d’un premier match raté au Vélodrome.

    L’OM va au Koweit en traînant les pieds

    Le Trophée des champions, qui verra l’OM affronter le PSG à Koweit city, jeudi, est en approche.

    La délégation marseillaise s’est envolée pour ce pays du Golfe dans la journée de lundi. Mais, avant de quitter la France, Roberto De Zerbi s’est livré sur son sentiment à propos du choix du lieu de la rencontre.

    « La Super-coupe de France, ou la Super-coupe d’Italie [qui se joue généralement à l’étranger, Ndlr.], doit se jouer dans le pays en question, devant les supporters des clubs », a-t-il confié l’avant-veille du match OM – Nantes. Avant de préciser : « J’irai au Koweït car c’est mon travail et nous sommes fiers de disputer ce match. Ce n’est pas un problème par rapport au Koweït qui va nous accueillir de la meilleure façon, mais je suis contre cette idée. » L’entraîneur phocéen précisant que c’est « [s]on avis. Ça ne veut pas dire que ce soit le plus juste ».

    De son côté, Facundo Medina songe aux supporters « qui ne pourront pas venir avec nous, ce qui est regrettable ». Lui voit l’enjeu sportif d’un duel face au PSG « tout aussi important que ceux du championnat. Nous ferons le maximum pour ramener ce trophée à nos supporters ». D’autant plus que depuis le non-match de dimanche face à Nantes, les Olympiens ont beaucoup à se faire pardonner.

    Comme l’a regretté Facundo Medina, l’OM sera privé de ses supporters au stade Jaber al-Ahmad. Ces derniers ayant refusé de faire le voyage, que l’OM était prêt à financer.

    Contrairement à leurs homologues parisiens, qui seront bien là.

  • Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Le score parle de lui-même. Une victoire 5-0 aux dépens de la Rhétie, classée sélection numéro 2 mondiale au sein de la CONIFA, association organisatrice des compétitions réservées aux micro-nations, et voilà la sélection du Rouet-Provence, représentant la principauté du Rouet, qualifiée pour la phase finale de l’Euro, qui aura lieu début juin 2026, en Sicile.

    Dans un stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins plein comme un œuf, malgré un mistral glacial, les hommes de Lucien Jaselme n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires venue des Grisons suisses. Moins de dix minutes auront suffi aux joueur au maillot jaune pour prendre la mesure du match. Qu’ils ont finalement gagné sur le score sans appel de 5-0.

    «Je suis fier de l’équipe, du fair-play montré et de ce que nous sommes arrivés à faire en moins de dix mois », confie le capitaine Jérôme Simonis, après avoir reçu le trophée des Calanquais qui était mis en jeu. Alors que la voix de Régine Pascal entonnant « Jésus est né en Provence », l’hymne rouégasque, retentit dans la nuit saussétoise.