Category: sports

  • Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »

    Arysia Porter : « Les Harlem Globetrotters ont brisé les barrières raciales »

    La Marseillaise : Comment avez-vous rejoint les Harlem Globetrotters ?

    Arysia Porter : Après mes études secondaires et universitaires, je suis partie jouer au Mexique pendant environ un mois. Je comptais tenter ma chance en WNBA, la ligue majeure aux États-Unis. Mais avant cela, j’ai reçu un appel des Harlem Globetrotters de l’époque ; ils ont dit à mon agent qu’ils adoraient mes vidéos, car je publiais des vidéos de basket en ligne, notamment sur mes réseaux sociaux. Ils m’ont dit qu’ils adoraient ma façon de manier le ballon et ma personnalité, car j’ai un côté un peu gaffeur et j’aime répandre la joie autant que possible. Quand j’ai passé l’essai, je me suis dit que ça correspondait parfaitement à mon objectif : voyager à travers le monde et partager la joie, le bonheur et les rires grâce au sport que j’aime. C’était le meilleur des deux mondes.

    Vous êtes actuellement l’une des six femmes seulement à porter le maillot de cette mythique équipe. Est-ce que vous avez connu des difficultés à vous faire accepter dans ce milieu très masculin ?

    A.P. : Quand j’ai commencé à m’intéresser au basket, il n’y avait pas beaucoup de filles dans mon quartier qui y jouaient. Je jouais surtout avec les garçons et j’aimais bien leur montrer ce dont j’étais capable. Dès mon plus jeune âge, j’ai réussi à gagner leur respect et à leur montrer que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je pouvais les battre à plate couture. Aujourd’hui, je veux être un modèle pour les autres femmes et les petites filles qui grandissent, pour leur montrer que si on s’en donne les moyens et qu’on croit en soi, on peut faire tout ce qu’on veut. Dans la lignée de ce qu’a entrepris Lynette Woodard, première femme à faire partie des Harlem Globetrotters, en 1985.

    Comment décrivez-vous la vision des Harlem Globetrotters ?

    A.P. : Cette équipe a toujours regorgé d’innovateurs et de pionniers. C’est d’ailleurs comme ça qu’est née l’expression « ambassadeurs de bonne volonté », grâce à notre impact et notre capacité à voyager à travers le monde pour répandre la joie et la bonne humeur, et rassembler les gens. Même si vous ne connaissez pas grand-chose au basket, nous le présentons de façon tellement simple que, quel que soit votre âge, vous pouvez comprendre notre style. Et je pense que cet héritage, nous essayons de le perpétuer.

    Cette équipe a également été une source d’inspiration pour la communauté afro-américaine…

    A.P. : Je pense qu’on a donné le ton, qu’on a placé la barre plus haut et qu’on a brisé les barrières raciales. En 1948, Nat « Sweetwater » Clifton a été le premier Afro-Américain à intégrer la NBA. Et c’était parce qu’on avait battu les Lakers du Minnesota à deux reprises à l’époque. Et ça nous a permis d’atteindre un niveau d’excellence, un niveau professionnel exceptionnel. Et ça a donné un véritable coup de pouce, ça a transformé les choses en quelque chose de bien plus important.

    Vous habitez à San Antonio, ville dans laquelle évolue Victor Wembanyama. Un mot sur lui ?

    A.P. : Je pense que c’est l’un des plus grands joueurs de tous les temps. Et ici, à San Antonio, ils l’apprécient vraiment, son style de jeu est incroyable. Il est déjà un joueur d’élite, il cherche à trouver son rythme. Je le vois très souvent parce que je travaille depuis neuf ans pour les Spurs. C’est mon deuxième emploi, en fait. On profite pleinement de lui, c’est certain, et on espère qu’il se sentira comme chez lui ici à San Antonio. Il est vraiment super.

  • L’éclosion rafraîchissante de Tadjidine Mmadi

    L’éclosion rafraîchissante de Tadjidine Mmadi

    Les supporters marseillais découvrent peu à peu les joueurs issus de leur centre de formation. Il y a eu Bilal Nadir, Darryl Bakola, Robinio Vaz et il y a désormais Tadjidine Mmadi. Le jeune ailier gauche (18 ans) est entré pour 21 minutes, dimanche, face à Bourg-en-Bresse. Un court laps de temps qui lui a permis d’adresser une passe décisive à Bilal Nadir avant de marquer d’une lourde frappe croisée dans la lucarne droite. L’histoire retiendra qu’il a inscrit son premier but professionnel au stade Marcel-Verchère, lors de cette rencontre de Coupe de France. Un temps de jeu parfaitement utilisé pour celui qui commence à se faire une place dans la rotation de Roberto De Zerbi.

    Une saison d’apprentissage

    Le coach italien a suivi ses préceptes en récompensant un joueur s’appliquant à l’entraînement, bien que son statut dans l’effectif soit moindre par rapport à ses coéquipiers. L’entraîneur souligne aussi qu’il n’a pas un grand nombre de choix sur le poste du joueur d’origine comorienne. « Tant qu’il s’entraîne bien… Je dois être juste avec tout le monde, qu’ils aient 17 ou 40 ans. Il méritait de jouer. Dans ce secteur, on a peu de joueurs disponibles. On a Paixao, Weah et Greenwood, donc j’ai parfois besoin de piocher des joueurs du centre de formation. »

    De par son envie, son imprévisibilité et son insouciance, Tadjidine Mmadi peut devenir un élément important pour la suite de saison des Olympiens. Des qualités qui plaisent évidemment à l’ancien entraîneur de Sassuolo et de Brighton. « C’est un joueur fort, qui peut être déterminant pour nous. Il prend de bonnes décisions, il a un bon 1 contre 1, donc on verra sa progression. Les jeunes peuvent faire des exploits et ensuite baisser de niveau. C’est peut-être le cas de Robinio Vaz en ce moment, mais je suis certain qu’il reviendra à son niveau », décrit Roberto De Zerbi.

    L’ailier pré-formé à Malpassé (13e), où il a débuté le foot, a vécu un automne intense. Six compétitions jouées entre l’OM et ses sélections chez les Bleuets. Mmadi était présent au Chili, pour disputer la Coupe du monde des moins de 20 ans. La France a terminé à la 4e place, mais le joueur a pu gratter du temps de jeu, bénéfique pour les mois qui ont suivi. Avant même de partir en Amérique du Sud, il s’était illustré en Youth League, avec un doublé sur la pelouse du Real Madrid. Une première prestation de haut vol, face à une équipe que l’OM retrouvera dès les 16e de finale de cette Ligue des Champions de la jeunesse (3 février). En tout, le nom de l’international français a été couché sur dix feuilles de match, pour quatre entrées. Une minute contre l’Atalanta, à peine plus contre Lille et Brest, avant ses exploits à Bourg-en-Bresse.

    Bilal Nadir n’a dit que du bien de son jeune coéquipier, dimanche, après la rencontre dans l’Ain. « C’est un bon garçon. Il est travailleur, avec une bonne mentalité. Il a beaucoup de qualités et, s’il prend son mal en patience, il peut réussir de grandes choses, ici, à Marseille. » Justement, Marseille va devoir s’habituer à voir le visage juvénile de Tadjidine Mmadi.

  • Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates

    Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates

    Les Spartiates sont tombés, ce mardi, face à une équipe de Briançon impeccable à la finition. Marseille termine l’année à domicile par une défaite 4-1 en ayant largement dominé les débats. Les locaux ont fait face à un gardien haut-alpin de gala.

    Marseille a effectué une pression maximale sur les Diables Rouges lors de ce premier temps. Une multitude de tirs (18 !) et de grandes occasions de buts tout au long des vingt premières minutes du match. Malheureusement pour les Bleus et Noirs, sans aucune réussite. Toute la patinoire a bien cru à une ouverture du score mais le palet n’a tapé que l’intérieur du poteau. Cette situation a amené à une interruption puisque les fans ont lancé leurs peluches sur la glace, comme prévu au premier but. Mais, encore une fois, ce palet n’était pas rentré dans la cage.

    Briançon a frappé aux moments idoines

    Complètement contre le cours de jeu, Briançon a trouvé la faille à deux reprises alors qu’ils jouaient à un de plus. Deux infériorités numériques sévèrement données par les arbitres et deux buts marqués par les visiteurs. Entre ces réalisations, Elias Ruusu avait permis aux Marseillais de trouver les filets. 4 tirs en une période, pour 2 buts, les Diables Rouges en réussite maximale. Grâce à de nouvelles supériorités numériques, les Haut-Alpins marquent deux autres fois au début du dernier tiers-temps. Au tour de Bisson puis de Cal de battre Libor Kasik. Le score est monté à 4-1, un écart trop conséquent pour espérer une remontée. Marseille s’incline donc pour sa dernière au Pomge, en 2025. Quatrième succès de rang à l’extérieur pour Briançon, qui continue sa remontée au classement de Ligue Magnus.

    Marseille 1 – Briançon 4 pour 27e journée de Ligue Magnus au Palais omnisports

    Buts : Ruusu (35e) pour Marseille ; Abramov (28e, 39e), Bisson (42e), Cal (48e) pour Briançon

    Marseille : Kasik – Pettersson, Lindgren, Bourgeois, Coulaud, Ruusu, Cantagallo, Corvez – Welsh, Bouvet, Nsonsa-Kitala, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Lavoie, Dair, Colotti, Joubert Entraîneur : Luc Tardif Jr

    Briançon : Outhouse – Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Bermont-Gonnet, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Bonnardel, Abramov, Persson, Dubois, Cal, Stromberg, Berard

    Entraîneur : Pierre Bergeron

  • Briançon arrive au Temple pour la dernière des Spartiates à domicile

    Briançon arrive au Temple pour la dernière des Spartiates à domicile

    S’il y a bien une discipline qui ne s’arrête pas durant les fêtes, c’est le hockey sur glace. Les autres sports collectifs sont en pause Noël, mais les Spartiates enchaînent les matches tous les deux à trois jours. Ce mardi soir (20h15), au Palais omnisports, Marseille accueille Briançon pour le compte de la 27e journée de Ligue Magnus. Une nouvelle rencontre à venir, ce sera déjà la septième du mois de décembre malgré la trêve internationale. Les six premiers matches n’ont pas apporté beaucoup de points aux joueurs de Luc Tardif Jr. 2 victoires, 4 défaites, dont une élimination en Coupe de France. Une partie folle où, malgré une remontée de quatre buts contre Chamonix, les Marseillais ont pris la porte lors de ce quart de finale (4-6).

    La dynamique est donc en faveur des Diables Rouges, puisque les Haut-Alpins restent sur trois succès de rang. Ils sont allés gagner sur la glace d’Angers, 2e du championnat, avant de s’imposer aux tirs au but à Anglet et d’éparpiller Chamonix au pied du Mont-Blanc (6-3). Trois déplacements victorieux de suite avant de voyager ce mardi aux bords de la Méditerranée. Briançon continue sa remontée et se positionne au 8e rang, dans une position très provisoire de barragiste, qui qualifierait l’équipe pour les play-offs. Bref, Marseille aura fort à faire face à une formation survitaminée, mais les locaux ne veulent pas manquer leur dernière représentation devant leur public, en 2025.

    MARSEILLE – BRIANÇON

    27e journée de Ligue Magnus

    Palais omnisports (20h15)

  • Ski alpin : un dimanche de rêve pour la Marseillaise Camille Cerutti

    Ski alpin : un dimanche de rêve pour la Marseillaise Camille Cerutti

    Une performance majeure lançant pour de bon sa saison olympique. La Marseillaise Camille Cerutti a brillé lors du week-end de Coupe du monde de ski alpin, à Val d’Isère (Savoie). Ce dimanche, elle a pris la 5e place du super-G avalin, réalisant le meilleur résultat de sa carrière, à 27 ans. Un déclic pour celle qui a joué yeux dans les yeux durant toute sa course avec des légendes comme Sofia Goggia et Lindsey Vonn, la « Speed Queen » aux 41 printemps. De la joie et une délivrance car son début d’étape en Savoie ne s’était pas bien déroulé. « Maintenant, je peux dire que c’était une très bonne journée mais ça a commencé en dents de scie. J’étais frustrée de ma course d’hier (samedi, 36e de la descente). J’avais à cœur de sauver mon week-end et de prouver que ce n’était pas mon niveau. »

    Cette piste et ce tracé correspondaient aux qualités de l’athlète licenciée à Risoul. « Après la reconnaissance, j’ai commencé à me dire que c’était peut-être pour moi. Les autres nations me le disaient aussi » raconte-t-elle, « vraiment contente » de son dimanche.

    Le slalom géant l’a délivré

    Une performance que la fonceuse des Bleues prend comme une revanche. En effet, elle avait déjà obtenu le meilleur résultat de sa carrière à Val d’Isère, avec une 11e place en 2021. Puis plus rien. « Après ce résultat, je me suis fait le genou et, depuis, je n’avais jamais réussi à accrocher un nouveau top 15. J’avais fait trois fois 16e, une fois 17e, je me suis dit que c’était peut-être un coup de chance ce top 15 à Val d’Isère. »

    Avec le ski affiché depuis le début de saison, fin octobre, la Marseillaise était proche d’obtenir une première référence. Une bourde au départ à Saint-Moritz l’a empêché d’entrer dans un premier top 10, mais elle a marqué ses premiers points en slalom géant (28e). Grâce à cette discipline, elle a repris confiance en ses capacités. Un coup de boost bienvenu avant les JO en février. « En fin de saison dernière, j’ai vraiment senti le besoin de refaire du géant. J’ai eu la chance d’avoir des coaches qui ont cru en mes capacités. Attaquer la saison en géant m’a fait beaucoup de bien. J’ai pris un top 30 alors que je suis meilleure en vitesse. Ça m’a un peu libéré », confie Camille Cerutti.

    La suite ? Justement, un géant, à Semmering (Autriche), le 27 décembre. Puis certaines impasses seront obligatoires avant les JO. « À l’approche des Jeux, je ferai des choix. Ce n’est pas possible de tout faire. L’objectif est d’arriver fraîche aux Jeux. » À Cortina d’Ampezzo, site olympique, Cerutti aura sa carte à jouer.

  • Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Le chapitre 2025 de l’histoire de l’Olympique de Marseille est désormais terminé. Chaque ligne a été écrite, apportant son lot de joie et de désarroi pour les supporters phocéens. Les Olympiens ont bouclé la moitié de leur saison, matérialisée par un retour remarqué en Ligue des Champions et une lutte pour le titre national toujours active. Ces quelques mois de football ont permis à certains joueurs de se démarquer. Trois seront mis en avant un peu plus bas, mais d’autres noms auraient pu figurer dans cette courte liste. C’est le cas de Pierre-Emerick Aubameyang, revenu avec succès d’Arabie Saoudite, mais aussi d’Igor Paixão, Brésilien aux dix contributions décisives, malgré sa préparation tronquée. Nayef Aguerd est à mettre en avant, lui qui a souvent porté la défense marseillaise depuis son recrutement.

    Mason Greenwood

    Footballistiquement, Mason Greenwood est le maillon incontournable de cet OM. Meilleur buteur de Ligue 1, il en est aussi l’un des meilleurs joueurs, sans aucun doute. En 22 matches disputés cette saison, l’ancien international anglais a inscrit 15 buts, réalisant également 4 passes décisives. Surtout, il a été une terreur dans les défenses adverses, laissant planer un frisson à chaque incursion dans la zone de vérité.

    Buteur dans toutes les positions, il a rarement été en difficulté. Même lors de mauvais matches comme l’OM-l’Atalanta où l’ex-Mancunien a tenté, a proposé, malgré le peu d’efficacité offensive. Le joueur a déjà passé un cap par rapport à sa première saison, où Roberto De Zerbi se plaignait parfois de son manque d’efforts. Sérieux 95% du temps, Greenwood n’est pas fait du même bois que les autres et le montre à chaque apparition.

    Arthur Vermeeren

    Arthur Vermeeren est une satisfaction, lui qui aurait pu ne jamais débarquer à l’OM. Arrivé en fin de mercato, après l’embrouille Rabiot-Rowe, le milieu belge a atterri dans les Bouches-du-Rhône avec l’étiquette d’ancien crack en manque de références ces dernières saisons. Du haut de ses 20 ans, il a finalement explosé un soir d’Europe, où un faible Ajax s’est retrouvé acculé par l’activité du néo-marseillais.

    Ensuite, durant l’automne, Vermeeren a montré que le milieu de terrain olympien n’était pas le même lorsqu’il était sur le banc. Concrètement, l’entrejeu n’était pas aussi impactant quand le joueur formé au Royal Antwerp ne jouait pas. Le numéro 18 des Phocéens a déjà prouvé sa valeur et tente, lui aussi, de se montrer incontournable aux yeux du staff. L’option d’achat à 20 millions d’euros du Belge pousse forcément les dirigeants olympiens à réfléchir sur son cas lors des prochains mois.

    Gerónimo Rulli

    Gerónimo Rulli a aussi sa part de responsabilités dans le bon début de saison de l’Olympique de Marseille. Le portier argentin a réalisé quelques grandes prestations pour sauver de précieux points. S’il n’a pas été récompensé de ses exploits sur la pelouse du Real Madrid (13 arrêts, défaite 1-0), ses parades contre le PSG ou encore Strasbourg ont permis à son club de récupérer les trois points à chaque fois.

    Mais il y a encore des points d’amélioration pour l’ancien joueur de l’Ajax. Son jeu au pied peut encore offrir certaines sueurs et deux ou trois passages à vide ont coûté. Son erreur à Lille notamment (0-1), mais également un manque de sérénité à Saint-Gilles, malgré la victoire. Un Gerónimo Rulli en bonne forme assure forcément un gros résultat à l’OM. Il sera primordial de poursuivre cette dynamique lorsque de plus grandes échéances se présenteront.

  • [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    La Marseillaise : Quelle est votre source de satisfaction principale au travers de cette saison 2025 riche en événements pour votre club ?

    Patrick Sorin : Dans le cadre de notre projet « Ambition la Pomme 2028 », notre objectif principal reste la formation des jeunes. L’année qui se termine a été très intéressante parce qu’on est à 70 victoires toutes sections confondues. J’en profite pour parler de l’école de cyclisme, qui est d’ailleurs championne régionale pour la première fois, où l’on a cumulé tout au long de la saison plus de 100 podiums et 11 titres régionaux. On conforte donc notre place de leader régional sur le cyclisme sur route. Et j’estime qu’on est proche d’ailleurs du podium national sur la formation des jeunes. Je pense qu’on va atteindre la barre des 300 licenciés dans très peu de temps, dont une centaine de jeunes. Ce qui est extrêmement réjouissant dans un contexte national qui n’est pas celui-là.

    La section cyclo-sportive nommée « Cyclo Compèt », créée il y a moins d’un an, s’avère déjà être un succès. Quelle est la prochaine étape de ce projet ?

    P.S. : On s’est donné un objectif pour 2026. La Fédération française de cyclisme a créé, il y a quelques années, un trophée Label d’Or. Ça porte sur une quinzaine de cyclos sportifs en France. Il y a un classement par équipe annuel et national. Notre objectif est de nous retrouver en 2026 sur le podium de ce trophée Label d’Or. Nos cyclos sportifs concernés par cette section reçoivent des entraînements programmés de la part de Claire Lafforgue, notre directrice U19. Je suis très satisfait qu’il y ait une porosité entre les sections.

    Concernant l’organisation de vos événements, quel est le plan de bataille pour la saison à venir ?

    P.S. : Les Bosses de Provence, ça y est, c’est parti. La 31e édition, l’an prochain, aura lieu le 26 septembre. Mais on a un deuxième événement qui grandit aussi : celui qu’on organise au Ventoux chaque été avec Bernard Hinault et les urologues. Ça ne cesse de grandir avec un retentissement qui devient international puisqu’il y a des Belges, des Hollandais, des Anglais et des Suisses qui nous rejoignent. C’est super intéressant parce que les urologues invitent leurs patients atteints d’un cancer de la prostate et sortant d’une chimiothérapie, à essayer de monter le Ventoux. Toujours dans un esprit de solidarité et de convivialité.

    Entretien réalisé par Camille Kadoum

    Parmi les événements prévus dans
    leur calendrier, le Vélo Club la Pomme organisera au début du mois de juillet
    le championnat régional U15, U17 et U19, rebaptisé sous le nom de Grand Prix de Belconnen.

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • OM : le grand retour de Neal Maupay comme titulaire

    OM : le grand retour de Neal Maupay comme titulaire

    L’attaquant de 29 ans, entré en jeu pour deux petites minutes seulement face à l’OGC Nice récemment (21 novembre, victoire 1-5), n’avait plus été titularisé par l’entraîneur italien depuis le 6 avril 2025 lors de la réception du Toulouse FC au stade Vélodrome (victoire 3-2).

    Maupay méritait sa titularisation selon De Zerbi

    « Il a joué parce qu’il l’a mérité », lance l’entraîneur italien, justifiant son choix par les bonnes prestations de celui qu’il considère « comme son fils » aux entraînements de ces dernières semaines. Malgré son côté volontaire, Neal Maupay n’a jamais réellement existé dans cette rencontre. Que ce soit comme pivot devant la défense, dans la surface ou bien même en essayant d’être à l’initiative d’une action potentiellement dangereuse. Mais rien ne lui a souri à Bourg-en-Bresse.

  • L’OM termine par un festival

    L’OM termine par un festival

    Entre l’Olympique de Marseille et la Coupe de France, les choses n’ont pas toujours été évidentes. Le club phocéen a connu plusieurs mésaventures au cours de
    ces 25 dernières années, avec des défaites face à des écuries semi-professionnelles comme Andrézieux-Bouthéon, Carquefou ou Canet-Roussillon, pour ne citer qu’eux. Compte tenu de ces passifs, l’affiche du 32e de finale de la Coupe de France 2025-2026 face à Bourg-Péronnas, pensionnaire du championnat National dans lequel évolue Aubagne, pouvait susciter certaines craintes en amont.

    Mais les Olympiens ne sont pas tombés dans le piège de cette compétition, cette fois-ci, en plantant pas moins de six buts dans la partie. « On a fait un match sérieux », se réjouit Roberto De Zerbi, insistant sur le fait que la prestation de ses protégées n’était pas parfaite, à cause d’un trop grand nombre d’occasions de but concédées. L’avant-centre burgien, Sidi Cissé, s’est retrouvé à cinq reprises dans une situation favorable dans la surface. Heureusement pour les Phocéens, aucune de ses tentatives n’a fait mouche.

    « On sait qu’il y a toujours de mauvaises surprises qui peuvent arriver, sachant qu’on menait seulement d’un but à la pause », souligne le technicien italien, soulagé d’avoir ouvert rapidement le score grâce à une tête du capitaine Leonardo Balerdi sur un corner exécuté par Angel Gomes, intéressant dans le cœur du jeu olympien. Le défenseur argentin a ainsi inscrit son premier but de la saison, lui qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis le 21 janvier 2024 (2-2 contre Monaco). Mais le réel déclic est apparu en seconde période, où Mason Greenwood – meilleur buteur de Ligue 1 – est à l’origine d’un florilège de buts. Pierre-Émile Højbjerg et Igor Paixão, éléments moteurs de cette rencontre, ont suivi le mouvement, avant que les entrants Bilal Nadir et Tadjidine Mmadi concluent l’après-midi avec deux boulets de canon imparables. Et ainsi, terminer l’année 2025 en beauté. « J’ai dit à mes joueurs qu’on a fait un bon début de saison, positif, avec des résultats importants. Après, il faut toujours faire mieux », lance De Zerbi, conscient que le mois de janvier s’annonce déjà capital.

    BOURG-PERONNAS 0 (0) MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    Mmadi au top

    Âgé de 18 ans, Tadjidine Mmadi a inscrit son premier but avec l’équipe professionnelle, dimanche après-midi, pour sa troisième apparition seulement. L’international U20 français, récemment rentré de la Coupe du Monde avec les Bleuets, a déjà fait sensation cette saison en Youth League après son doublé face au Real Madrid. Il semble promis à un bel avenir.