Category: sports

  • Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Qui succédera à Valentin Ferron (Cofidis) au
    palmarès du Grand
    Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise ? À un peu plus d’un mois du départ, les équipes prétendantes à la victoire de cette 48e édition se sont déjà déclarées. Et comme chaque année, certaines des meilleures formations mondiales font le déplacement pour participer à l’une des plus belles compétitions du circuit européen, inscrite au calendrier UCI Europe Tour 2025 en catégorie 1.1. Cette classification attire donc tout naturellement de grosses écuries de l’UCI World Tour. Elles seront quatre cette année à se présenter sur la ligne de départ de la plus marseillaise des courses cyclistes : Alpecin Deceuninck (Belgique), Décathlon CMA-CGM, Groupama-FDJ et Lotto Dstny (Belgique). Toutes les quatre étaient déjà candidates au titre l’année passée, mais Lotto Dstny a entre-temps évolué, passant d’équipe Pro Team à World Team. Parmi les habitués, Décathlon, qui n’est désormais plus associé à AG2R La Mondiale, sera une nouvelle fois très attendue sur la ligne d’arrivée. Le prodige tricolore Paul Seixas et le grimpeur Nicolas Prodhomme avaient réussi à se hisser dans le top 10 de la dernière édition, au terme d’un finish au sprint mémorable sur le faux plat en direction du campus de Luminy.

    Les ProTeams font de l’œil

    Si Groupama-FDJ avait retenu le Marseillais Maxime Décomble pour cette course l’année passée, Sébastien Joly, directeur sportif de Décathlon CMA-CGM, pourrait aligner un autre ancien pensionnaire du VC la Pomme : Matisse Bonnet, qui a récemment intégré l’équipe U19. Toujours utile d’avoir un local de l’étape dans ses rangs. Comme le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise représente la première étape de la Coupe de France, les formations Pro Teams alignent toujours de grands noms. Neuf d’entre elles seront au départ du stade Vélodrome : Toscana Factory Team-Vini Fantini (Italie), MBH Bank CSB Telecom Fort (Italie), Caja Rural Seguros RJA (Espagne), Unibet Tietmat Rockets, Total Energies, Euskatel Euskadi (Espagne), Equipo Kern Pharma (Espagne), Burgos Burpellet PH (Espagne) et Cofidis, le tenant en titre. Toutes ces équipes, sauf les Italiens de MBH Bank CSB Telecom Fort, ont déjà participé à cette course et se retrouvent très souvent proches du podium, à l’instar de Kern Pharma, qui comme Décathlon, comptait l’année dernière deux de ses représentants dans le Top 10. D’ailleurs, Pau Miquel est le seul à avoir intégré le top 10 des deux dernières éditions.

    Six Conti visent l’exploit

    Et pour compléter ce peloton de haute volée, six équipes Conti tenteront de rééditer l’exploit réalisé par l’ancien Pommier Justin Jules, seul coureur à avoir remporté le Grand prix d’ouverture La Marseillaise en étant issu d’un club de troisième division. Quatre d’entre elles sont françaises et ont l’habitude d’être présentes au rendez-vous phocéen : CIC U Nantes, Nice Métropole Côte d’Azur, Saint-Michel-Préférence Home-Auber 93 et Van-Rysel Roubaix Lille Métropole. Deux nouvelles formations étrangères vont faire leurs premiers pas dans les hauteurs provençales : l’écurie italienne de Polti Visit Malta et le collectif suisse Elite Fondations Cycling Team, qui disputera en 2026 sa première saison en Continentale sous la houlette de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC la Pomme. Sur ces deux dernières années, au moins un coureur d’une équipe Conti a toujours réussi à entrer dans le Top 10. Avant cela, ce n’était plus arrivé depuis le double champion paralympique Kévin Le Cunff (9e en 2019).

  • CAN : les Sénégalais vivent chaque match des Lions avec passion

    CAN : les Sénégalais vivent chaque match des Lions avec passion

    Durant la Coupe d’Afrique des Nations, chaque jour se transforme en une fête nationale. Les habitants font flotter les drapeaux à leurs fenêtres, enfilent le maillot de leur pays de cœur et se préparent à vibrer pendant 90 minutes au rythme de la rencontre du jour. Samedi après-midi, le Sénégal était à l’honneur, lors de la deuxième journée les opposant à la République démocratique du Congo. En plein cœur du quartier de Noailles, dans le 1er arrondissement de Marseille, des bars, des boutiques en tout genre et même des coiffeurs avaient installé une télévision pour l’occasion. Mais le grand rendez-vous du jour était prévu chez Mame Diarra, un restaurant « typiquement africain avec un penchant sénégalais », plutôt bien assumé dès l’accueil. Les serveuses s’étaient toutes habillées en confection avec le fameux maillot vert de la Terranga. Et le dress code était également le bienvenu pour la clientèle. « Celui qui n’a pas le maillot du Sénégal ne rentre pas ici », plaisante Doudou, propriétaire des lieux et grand passionné du ballon rond.

    Silence dans la salle

    « Vous avez déjà vu un Sénégalais qui n’aime pas le foot ? », sourit le patron originaire de M’Bour, à 80 kilomètres au sud de Dakar, qui a toujours diffusé la CAN depuis l’ouverture du restaurant en 2013. Histoire de « profiter de l’événement tous ensemble », ajoute-t-il. Après une première validation visuelle, les premières odeurs montaient rapidement au nez. Le match avait beau se tenir à l’heure du goûter, cela n’a pas empêché la quasi-intégralité des clients de commander les célèbres plats alléchants, et ô combien bourratifs, qui font la fierté de l’Afrique de l’Ouest : mafé (poulet cuisiné dans une sauce faite à base de pâte d’arachide) ; yassa (poulet ou poisson mariné et mijoté dans une sauce aux oignons), thiéboudiène (riz rouge avec du poisson), tout y est passé avant le coup d’envoi de la rencontre, avec un petit bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus) pour faciliter la digestion. Presque mécaniquement, tous les clients ont levé les yeux de leur assiette pour se tourner vers l’écran géant au fond de la salle. Tout le monde reste très silencieux, comme s’il s’agissait d’un moment solennel, sauf Doudou, qui sursaute à chaque occasion des Lions. Les serveuses avaient toujours un œil sur le match, malgré le flot de clients continu à l’approche du coup de feu. L’ouverture du score des Congolais a jeté un froid dans la salle. Seul le voisin du patron, l’un de ses amis marocains assez taquin, avait le sourire. Heureusement que l’ancien messin Sadio Mané a égalisé en seconde période, sous les applaudissements des clients et des cris de joie en cuisine. « Si on prétend à gagner la coupe, on doit gagner tous les matches », martèle Doudou, qui n’a pas digéré le score final (1-1).

    Mame Diarra. 30, rue de l’Académie, 13001 Marseille.

    Le Gabon proche de l’élimination

    Déjà défait par le Cameroun (1-0), le Gabon a connu sa 2e défaite, dimanche, face au Mozambique (3-2), malgré la réduction du score de l’Olympien Pierre-Emerick Aubameyang. Les Panthères joueront leur qualification mercredi (à 20h) contre la Côte d’Ivoire. Dans les autres matches du week-end, le Nigeria s’est imposé (3-2) face à la Tunisie. Le Bénin a disposé du Botswana (1-0) et le Soudan a pris le meilleur sur la Guinée équatoriale (1-0). L’Algérie est allé chercher sa 2e victoire contre le Burkina Faso sur un penalty de Mahrez (1-0).

  • Athlétisme : un retour gagnant de la Corrida du Vieux-Port

    Athlétisme : un retour gagnant de la Corrida du Vieux-Port

    Nul besoin de taureaux pour qu’une Corrida ait lieu à Marseille. Il suffit juste d’avoir quelques centaines de coureurs prêts à relever un défi de 5 kilomètres autour du Vieux-Port quatre jours après le réveillon de Noël. Le Stade marseillais université club (Smuc) a accueilli près de 900 personnes sur la ligne de départ, à l’occasion de la 14e édition de la Corrida du Vieux-Port, nom emprunté à la célèbre course brésilienne de São Paulo prévue chaque année depuis 1925.

    Course solidaire avec

    la Banque alimentaire

    « Les niveaux sont très mélangés, ce qui fait que les premiers rattrapent les derniers et sont obligés de zigzaguer comme dans un Corrida », explique Jean-Louis Moro, président du Smuc qui a créé cette compétition devenue incontournable dans la cité phocéenne en 2008.

    « On est très content parce qu’on n’a pas pu l’organiser l’année dernière à cause de problèmes financiers et on était un peu inquiets de ce redémarrage », poursuit le dirigeant du club omnisports historique de la cité phocéenne. Ce dernier s’est « marié » avec la Banque alimentaire depuis deux ans, où deux euros sur le prix de chaque dossard est reversé à l’association, en plus des dons que les participants ont pu faire via la plateforme d’inscription KMS. « C’est le moment de l’année où les gens sont un peu plus généreux que d’habitude », souligne Jean-Louis Moro, en observant les concurrents sur la ligne de départ.

    L’originalité de la Corrida du Vieux-Port reste les déguisements « plein d’audace et de créativité », à l’instar des traditionnelles sardines. « On a déjà eu des troupeaux de dalmatiens, et même des rois mages », note l’organisateur. D’ailleurs, en plus du premier à franchir l’arrivée, un prix est remis au meilleur déguisement.

  • Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Dire que les hommes de Pierre Mignoni étaient attendus au tournant après une énième contre-performance à l’extérieur relevait de la lapalissade. Et même si l’USAP, qui sortait de deux victoires lors de ses trois derniers matches (dont la première de la saison en Top 14 contre Clermont la semaine dernière), et montre un autre visage depuis quelques semaines, avait le profil du trouble-fête par excellence, le public de Mayol n’attendait rien d’autre qu’une victoire pour ce dernier match de l’année 2025.

    Le RCT tente d’emblée d’asphyxier l’USAP, mais les Catalans, dans la lignée de leur prestation de samedi dernier face à l’ASM, mettent beaucoup d’énergie pour résister aux coups de butoir des coéquipiers de Charles Ollivon. Il faut attendre 15 minutes pour voir ces derniers récompensés, sur une passe au pied de Garbisi, sauvée in extremis par le revenant Domon, qui sert Ludlam d’une astucieuse chistera pour le premier essai du soir (7-0, 15e).

    Mais en cette période de Noël, fidèles à leur mauvaises habitude, les Rouge et Noir font des cadeaux. Sur une mêlée en leur faveur, la passe de Sinzelle en direction de Garbisi est à contre temps. Une aubaine pour l’USAP, qui ne se fait pas prier pour contrer et égaliser grâce à Granell (7-7, 19e). Puis pour prendre les devants, Reus sanctionnant l’indiscipline de Toulonnais visiblement dans le doute sur pénalité (7-10, 28e). Une illustration parfaite de la récurrente perte de momentum de ses joueurs dénoncée par Pierre Mignoni depuis de longues semaines. Et la conclusion d’un triste premier acte, à la fin duquel ses nombreuses imprécisions, en dépit d’une nette domination, n’ont pas permis au RCT de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, mais bien sous la bronca de Mayol.

    Les entrants font la différence

    La pause fait du bien aux Varois, en supériorité suite au carton jaune de Beria avant la mi-temps, qui poursuivent et concluent leur domination grâce à Alainu’uese, fraîchement rentré, sur un maul porté consécutif à une touche (14-10, 46e). Un coaching gagnant qui en appelle un autre. Entré à la place de Domon (suspicion de commotion), Villière signe ses premières minutes de la saison d’un essai qui permet au RCT de respirer (21-10, 49e).

    Mais l’affaire est loin d’être rendue. En dilettante, toujours aussi imprécis dans ses enchaînements, le RCT se met à la faute (62e, 67e), offrant à Reus l’opportunité de ramener les siens à 5 points (21-16). Heureusement, il va s’offrir une fin de match digne de son rang. Alainu’uese signe d’abord le doublé sur un nouveau maul porté (26-16, 76e) pour l’essai du bonus, avant que Tomas Albornoz, malheureux sur ses deux transformations, ne signe son arrivée d’une superbe diagonale à destination de Dréan, auteur de son huitième essai de la saison (31-16, 78e). Sans briller, le RCT signe un sixième succès bonifié en sept matches à Mayol et retrouve le podium, avec son meilleur total de points depuis 10 ans. De quoi faire oublier la manière et conclure 2025 sur une bonne note.

    RCT 31 (7) – USAP 16 (10)

    13e journée de Top 14. Stade Mayol, 16 776 spectateurs.

    Arbitre : Jonathan Dufort

    Points : 5E Ludlam (15e), Alainu’uese (45e), Villière (49e), Alainu’uese (76e), Dréan (78e) ; 3T Domon (15e, 46e), Garbisi (49e) pour le RCT ; 1E Granell (19e) ; 1T Reus (19e) ; 3P Reus (28e, 62e, 67e) pour l’USAP

    Carton jaune : Beria (40e) pour l’USAP

  • A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Meilleure équipe ex æquo du Top 14 avec Toulouse à domicile (six victoires en autant de matches, cinq bonus), il présente le 11e bilan hors de ses bases (une victoire, six défaites). La donne est la même en Champions Cup, avec une bouillie de rugby en guise de premiers pas à Edimbourg il y a trois semaines, puis une prestation d’un autre calibre face à Bath, à Mayol, une semaine après. Et au-delà de ces faits, c’est le contenu qui interpelle. Lors de leurs trois dernières sorties, les Rouge et Noir ont encaissé 59 points à Toulouse, 51 à Paris et donc 46 face à l’UBB, dimanche dernier, en n’en marquant que sept en retour. Fébriles, maladroits, dépassés dans l’intensité, les coéquipiers de Charles Ollivon ont cette fois perdu le fil dès les premières secondes, alors qu’ils avaient parfois su bien démarrer leurs matches à l’extérieur. Au point de réaliser « certainement, la plus mauvaise sortie » de sa saison, déplorait Pierre Mignoni.

    « Toulon ne mérite pas ça »

    « On avait une équipe de qualité ce soir, qui a battu le champion d’Angleterre (Bath). On a deux visages. C’est notre mystère à nous. Toulon ne mérite pas ça. Je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé », s’excusait même l’entraîneur du RCT, qui a semblé, pour la première fois, à court de ressorts.

    Mais à défaut de trouver tout de suite les clés qui lui permettront d’acquérir la constance nécessaire à ses ambitions, le club de la Rade va devoir bien terminer l’année, dimanche, face à une équipe de Perpignan dans une situation bien plus critique que la sienne. Bons derniers du Top 14, les coéquipiers de l’ancien Toulonnais Mattéo Le Corvec viennent toutefois d’enregistrer leur premier succès de la saison face à Clermont (26-20). De quoi redonner du baume au cœur dans la course au maintien.

    Pour bien terminer 2025 dans un stade à guichets fermés, Pierre Mignoni pourra notamment compter sur le retour de plusieurs blessés importants et de plus ou moins longue date (Domon, Villière, Ribbans, Brennan), et peut-être sur son nouvel ouvreur argentin Tomas Albornoz, qui s’entraîne depuis le début de semaine. Mais il devra se passer de Swann Rebbadj (genou) et Priso (commotion), qui viennent agrémenter la (trop) fournie infirmerie toulonnaise.

  • Jean-Louis Gasset, l’emblématique entraîneur a tiré sa révérence

    Jean-Louis Gasset, l’emblématique entraîneur a tiré sa révérence

    Un grand monsieur au grand cœur a rejoint le paradis du ballon rond.

    Jean-Louis Gasset, ancien milieu de terrain qui a passé la quasi-totalité de sa carrière à Montpellier, avant de se reconvertir comme entraîneur, est décédé vendredi matin à l’âge de 72 ans. « J’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean-Louis Gasset, ancien joueur et entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club. Profondément amoureux “de la Paillade” que son père avait cofondé avec Louis Nicollin, il avait accepté de sortir de sa “retraite” il y a quelques mois encore pour reprendre place sur le banc de touche et tenter de sauver le club d’une relégation annoncée », indique Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.

    Le club héraultais a rapidement confirmé le décès d’une de ses plus illustres figures. « Le MHSC a appris ce jour avec une immense tristesse la disparition de Jean-Louis Gasset. Fils de Bernard Gasset, l’un des membres fondateurs du club pailladin aux côtés du président Louis Nicollin, Jean-Louis a successivement été joueur, éducateur puis entraîneur de l’équipe à trois reprises, la dernière d’octobre 2024 à avril 2025. »

    De son côté, l’Olympique de Marseille a fait part de « sa grande tristesse » à l’annonce de la nouvelle. « Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur : il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport », déclare le club en lui rendant un hommage très appuyé.

    Après avoir commencé sa carrière d’entraîneur à « La Paillade », Jean-Louis Gasset a été l’adjoint de Luis Fernandez à Istres, avant de collaborer avec Laurent Blanc aux Girondins de Bordeaux, au Paris Saint-Germain et en équipe de France. Avec le « Président », l’ancien milieu de terrain a réalisé à quatre reprises le triplé historique « Championnat de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions » (une fois avec Bordeaux en 2008-2009 et trois fois avec le PSG de 2014 à 2016).

    « Avec Laurent Blanc, on a vécu une période positive, on a gagné beaucoup de choses. Il a fait en sorte que les joueurs restent eux-mêmes et puissent s’exprimer. Il imposait très peu de restrictions et il avait un très bon adjoint [Gasset, Ndlr], un type vraiment fantastique », expliquait Zlatan Ibrahimovic en 2018, deux ans après avoir quitté le club de la capitale.

    Dernier carré olympien

    Après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur professionnel en 2017, « Papy Gasset » a repris en main Montpellier, Saint-Étienne et Bordeaux en tant qu’entraîneur principal. Il n’est jamais resté plus de deux saisons dans l’un de ces trois clubs. Sa carrière d’entraîneur a connu un nouveau rebond en 2022, lorsqu’il devient le sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Il a démissionné de son poste d’entraîneur au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, suite à des contre-performances face au Nigeria et à la Guinée équatoriale, alors que les Éléphants ont fini par remporter la compétition à domicile.

    L’OM lui met le grappin dessus dans la foulée, pour assurer l’intérim de Gennaro Gattuso lors de la deuxième partie de la saison 2023-2024, où il emmène les Olympiens jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa à Bergame. La saison passée, après avoir annoncé pour la deuxième fois de sa carrière sa retraite d’entraîneur, il a quand même fini par tenter de sauver son club de cœur, Montpellier, d’une descente quasi inévitable en Ligue 2.

    Il n’a finalement pas réussi sa mission, mais cette dernière aventure – alors que le club hongrois de Ludogorets lui a proposé un contrat au mois d’octobre qu’il a décliné, en considérant qu’il avait fait son temps – a démontré, si besoin était, que Jean-Louis Gasset était un homme de défis.

  • Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Après avoir organisé la 50e édition du tournoi qui porte de nos jours le nom de son père, Alain Revello était décidé à passer le flambeau. L’ex-tournoi de Toulon, qui a déménagé principalement dans les Bouches-du-Rhône en 2017, a été racheté la semaine dernière par le Varois Stéphane Abreu (53 ans), président de la société MOVE To Meet, une société toulonnaise reconnue pour son expertise dans l’organisation d’événements en France et à l’international.

    Cette transition marque « la volonté de pérenniser et renforcer l’un des rendez-vous internationaux les plus prestigieux du football de jeunes » et symbolise également « l’alliance stratégique entre une compétition sportive mondialement reconnue et un savoir-faire événementiel de premier plan ».

    La Sud Ladies Cup passe

    à la trappe en 2026

    Stéphane Abreu ne débarque pas dans l’affaire comme un cheveu sur la soupe. Sa société MOVE To Meet était un partenaire privilégié du tournoi Maurice-Revello depuis 18 ans. L’agence assurait notamment la gestion logistique et l’hébergement des délégations participantes. « Le tournoi Maurice-Revello m’accompagne depuis de nombreuses années. J’y ai d’abord été spectateur, puis partenaire hôtelier, avant de devenir prestataire du tournoi avec MOVE To Meet dès 2008. J’y ai découvert un événement d’envergure internationale, porté par des équipes engagées et particulièrement professionnelles. Reprendre aujourd’hui le flambeau est un honneur », souligne celui qui prépare activement l’édition 2026 avec ses équipes.

    Certains changements accompagnent l’arrivée de la nouvelle direction : la compétition débutera un dimanche et se terminera un samedi, pour être « en adéquation avec les attentes des sélections et des diffuseurs », comme l’a expliqué Stéphane Abreu à La Provence.

    Le Toulonnais souhaite également rendre l’événement « plus attractif », en améliorant plusieurs éléments parties prenantes de l’aspect événementiel, son fonds de commerce principal, comme « l’expérience des équipes, les hospitalités » et l’expérience des spectateurs.

    Si le tournoi masculin va revenir à une formule à deux poules de cinq où les deux premiers de chaque groupe s’affronteront en finale, le pendant féminin – la Sud Ladies Cup, créée en 2018 et organisée ces dernières années dans le Vaucluse – ne verra pas le jour en 2026, suite à des pertes économiques qui mettaient en danger l’un de deux plus importants tournois internationaux de la planète.

    Hormis la France, grande habituée de la compétition et tenante en titre, d’autres grandes nations comme l’Espagne ou le Brésil seraient attendues pour cette 52e édition du tournoi Maurice-Revello, qui se tiendra du 31 mai au 13 juin 2026, sur « deux à trois départements », selon Stéphane Abreu.

  • OM : Jean-Louis Gasset s’en est allé à l’âge de 72 ans

    OM : Jean-Louis Gasset s’en est allé à l’âge de 72 ans

    Un grand monsieur a rejoint le paradis du ballon rond. Jean-Louis Gasset, ancien joueur qui a passé la quasi-totalité de sa carrière à Montpellier, avant de se reconvertir comme entraîneur, est décédé ce vendredi matin à l’âge de 72 ans.

    « J’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean-Louis Gasset, ancien joueur et entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club. Profondément amoureux « de la Paillade » que son père avait cofondé avec Louis Nicollin, il avait accepté de sortir de sa « retraite » il y a quelques mois encore pour reprendre place sur le banc de touche et tenter de sauver le club d’une relégation annoncée », indique Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.

    Le club héraultais a rapidement confirmé le décès d’une de ses plus illustres figures. « Le MHSC a appris ce jour avec une immense tristesse la disparition de Jean-Louis Gasset. Fils de Bernard Gasset, l’un des membres fondateurs du club pailladin aux côtés du président Louis Nicollin, Jean-Louis a successivement été joueur, éducateur puis entraîneur de l’équipe à trois reprises, la dernière d’octobre 2024 à avril 2025. »

    De son côté, l’Olympique de Marseille a fait part de « sa grande tristesse » à l’annonce de la nouvelle : « Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur : il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport », déclare le club en lui rendant un hommage très appuyé.

    Après avoir commencé sa carrière d’entraîneur à « La Paillade », Jean-Louis Gasset a été l’adjoint de Luis Fernandez à Istres, avant de collaborer avec Laurent Blanc aux Girondins de Bordeaux, au Paris Saint-Germain et en équipe de France. Avec le «Président», l’ancien milieu de terrain a réalisé à quatre reprise le triplé historique « Championnat de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions » (une fois avec Bordeaux en 2008-2009 et trois fois avec le PSG de 2014 à 2016).

    Après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur professionnel en 2017, « Papy Gasset » a repris en main Montpellier, Saint-Etienne et Bordeaux en tant qu’entraîneur principal. Il n’est jamais resté plus de deux saisons dans l’un de ces trois clubs. Sa carrière d’entraîneur a connu un nouveau rebond en 2022, lorsqu’il devient le sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Il a démissionné de son poste d’entraîneur au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, suite à des contre-performances face au Nigéria et à la Guinée Equatoriale, alors que les Éléphants ont fini par remporter la compétition.

    L’Olympique de Marseille lui met le grappin dessus dans la foulée, pour assurer l’intérim de Gennaro Gattuso lors de la deuxième partie de la saison 2023-2024, où il emmène les Olympiens jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa à Bergame. Après avoir annoncé pour la deuxième fois de sa carrière sa retraite d’entraîneur, il a quand même fini par tenter de sauver son club de cœur, Montpellier, d’une descente quasi inévitable en Ligue 2. Il n’a finalement pas réussi sa mission, mais cette dernière aventure a démontré, si besoin, que Jean-Louis Gasset était un homme de défis.

  • À l’OM, continuer de grandir pour retrouver les sommets

    À l’OM, continuer de grandir pour retrouver les sommets

    Chaque entraîneur le dira, il y a toujours des points à améliorer dans le jeu de leur équipe. Connaissant désormais la manière d’être et de fonctionner de Roberto De Zerbi, c’est aussi le cas pour le technicien italien. L’Olympique de Marseille a réalisé une solide première partie de saison avec un podium provisoire en championnat et une qualification se dessinant en Ligue des Champions. Autour de cette réussite, certaines choses restent fragiles et plusieurs axes sont à développer pour aller chercher un trophée en mai prochain.

    Un milieu de terrain en manque d’impact

    Geronimo Rulli a donné satisfaction, la plupart du temps la défense marseillaise a assuré et l’OM fait partie des meilleures écuries européennes sur le plan offensif. Mais, parfois, l’entrejeu olympien s’est montré frileux, discret et a été dominé lorsque l’adversaire imposait un rythme supérieur. Globalement, les milieux de terrain phocéens ont une marge de progression importante, qui pourrait offrir à l’équipe plus de sécurité sur certains matches. Ce secteur est clairement le moins impactant depuis cet été et Marseille a pu pêcher lors de rencontres disputées.

    Peu sont les déceptions individuelles depuis le début de la saison, mais s’il y en a, elles se trouvent donc au milieu de terrain. À commencer par Angel Gomes. Le joueur arrivé libre de Lille a réussi une préparation optimale avec des matches de pré-saison aboutis et prometteurs. L’Anglais s’est progressivement effacé, perdant peu à peu sa place, au profit d’un Arthur Vermeeren surprenant et irréprochable. Matt O’Riley a également excellé lors de ses premières semaines – jusqu’au match à Metz – avant de lui aussi baisser en qualité au cœur de l’automne. Le niveau de Pierre-Emile Hojbjerg a fluctué avec des points hauts et d’autres plus bas. Sans dénigrer le rôle dans le vestiaire d’un joueur de ce calibre et de cette expérience. À voir si les dirigeants vont se pencher sur une solution extérieure lors du mercato, même si la rotation de ce secteur est fluide depuis le mois d’août.

    Des irrégularités dans le jeu et des blessures

    Si l’OM n’est pas leader de Ligue 1 à la trêve de Noël, c’est parce que la formation de Roberto De Zerbi a connu des jours sans et quelques irrégularités préjudiciables. Des prestations creuses ou même des bouts de matches manqués ont plongé les Marseillais dans le doute.

    À Lille (0-1), par exemple, Marseille n’a pas vu le jour. Les regrets sont toujours présents à propos des rencontres face à Angers et Toulouse (2-2) et ces égalisations adverses dans le temps additionnel. Des points lâchés d’où la présence olympienne au contact de Lens et Paris, mais pas devant.

    Le sujet des blessures est revenu avec insistance ces dernières semaines. Toutes les équipes subissent des indisponibilités, qui chamboulent plus ou moins leur rotation. Plus que les lésions en question, c’est le flou autour de plusieurs cas qui ont laissé un sentiment étrange aux fans. Facundo Medina a souffert d’une entorse de la cheville fin septembre. Une torsion grave qui devait nécessiter deux mois de soins au maximum. Mais l’Argentin n’est revenu que dimanche, contre Bourg-en-Bresse. Situation similaire pour Hamed Junior Traoré qui a passé la barre des 100 jours d’absence pour sa blessure à la cuisse. « J’ai préféré être précautionneux, il est quasi prêt à rejouer », a répondu De Zerbi, dimanche. Reste que se rapprocher des grandes équipes européennes à tous les niveaux, est toujours l’objectif d’un Olympique de Marseille en progression constante ces trois dernières années.

  • La highline, un sport à la mode porté par une championne marseillaise

    La highline, un sport à la mode porté par une championne marseillaise

    Il faut avoir le cœur bien accroché pour jouer les funambules dans des spots à couper le souffle. Zoë Goultas, jeune Marseillaise adepte de ce genre de sensations fortes, va même plus loin dans sa quête d’adrénaline avec l’highline freestyle, pratique qui consiste à faire des figures en utilisant la sangle comme un trampoline. Elle en est depuis le mois dernier la championne du monde en titre. « Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est un sport hypersécurisé, parce qu’on est attaché », souligne Zoë, passionnée d’escalade et de danse avant de se lancer dans la highline à Marseille. « Je suis tombée amoureuse de la pratique et de la communauté présente autour. Il y a énormément d’entraide et de partage », poursuit celle qui envisage de créer une association pour « pouvoir conventionner des endroits et avoir une pratique un peu plus organisée. » « On voit que notre sport se développe, notamment en France où l’on constate plus de participation féminine », se réjouit Zoë, consciente du manque de soutiens financiers afin d’être un sport plus légitime.