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  • [Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »

    [Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous après avoir remporté cette course ?

    Bryan Coquard : Je suis content, parce que je suis venu plusieurs fois et je n’avais jamais réussi à gagner. J’avais déjà passé la route des crêtes en tête, et le même jour, où j’ai été battu par Aurélien Paret-Peintre. C’est toujours compliqué ce Grand Prix La Marseillaise. Pour être honnête, c’est difficile à cause du sens du timing. Aujourd’hui, j’avais des bonnes jambes dans de bonnes conditions. C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière ce soir.

    Comment analysez-vous votre fin de course, où vous l’avez emporté de justesse au terme d’un sprint final massif ?

    B.C. : On avait vraiment étudié ce parcours, je me suis déchirré plusieurs fois sur cette arrivée. On va hyper vite avec un gros faux plat descendant. Mais, sur la fin du sprint, ça s’écrase un peu, limite ça remonte un peu. Et on la voit très loin l’arrivée. L’erreur qu’on fait tout le temps, c’est qu’on se dit : « Tu vois l’arrivée, c’est bon ». J’ai vraiment dit : « Les gars, aujourd’hui, on prend le risque de perdre. On attend un timing parfait ». Ils ont été incroyables. On est passé sur la droite comme on voulait. Et nous déposer parfaitement. Il a fallu aussi gérer les échappés, notamment Andrea Mifsud, celui qui s’est échappé dans le final. Mais un peloton a tellement d’inertie dans les deux derniers kilomètres qu’il faut 20-25 secondes, presque 30, pour pouvoir aller à la gagne. Et c’est souvent l’échec. Je stressais pas trop, j’avoue.

    Un mot sur votre coéquipier marseillais, Clément Izquierdo, qui vous a facilité la tâche aujourd’hui…

    B.C. : Il a fait une journée incroyable, tout le temps à l’avant. Il était chez lui, surmotivé, mais le week-end dernier il marchait déjà très fort. C’est un top coureur. Il a un super état d’esprit. Vraiment très collectif. On l’a vu gagner au mois d’août l’an passé en baroudeur, mais ce n’est pas juste un baroudeur. Clairement, c’est un coureur très fort. Un bon puncheur. Je pense qu’il fait vraiment partie de ces coureurs solides. Il va encore progresser. ça me fait vraiment plaisir de pouvoir le remercier avec une victoire comme celle-là.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Bryan Coquard règle le sprint avec autorité

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Bryan Coquard règle le sprint avec autorité

    Le cyclisme offre souvent des surprises car il est impossible de prévoir à l’avance certains aléas de course. La météo, les tactiques des autres équipes, les échappées… Tellement de paramètres à prendre en compte pour, peut-être, lever les bras sur la ligne d’arrivée. Parfois, les pronostics précédant l’épreuve ressemblent trait pour trait au classement final. C’est ce qu’il s’est passé, ce dimanche, lors du 58e Grand Prix de Marseille-La Marseillaise.

    À l’issue des 145 km de course, « Le Coq’ » était fier en passant devant le stade Vélodrome. Deuxième en 2021, Bryan Coquard (Cofidis) a en effet enfin accroché le Grand Prix cycliste à son palmarès suite à un sprint rondement mené sur le boulevard Michelet. Bien emmené par deux de ses coéquipiers, le sprinteur de poche (1,69 m) a choisi le côté droit de la route pour battre ses adversaires lors d’une course ensoleillée à Marseille et ses environs. Le très jeune Belge Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) est le dauphin du Français, alors que le Néerlandais Alex Molenaar (Caja Rural) complète le podium du jour.

    Un dernier tiers de course haletant

    La tension est montée crescendo lors de cette épreuve dominicale. La première partie de course a été douce, avec la traditionnelle échappée qui s’est mise en route avant le Pas de la Couelle, première difficulté du tracé. Ils étaient six à s’isoler à l’avant, dont deux coureurs de l’équipe locale AVC Aix. Thomas Brough et Joseph Brookes ont montré le maillot vert de leur formation avec brio. Le dernier cité, en tête les trois quarts de la journée, a même été élu meilleur combatif.

    Finalement, les deux montées répertoriées ont été un moment de transition durant ce Grand Prix. Le peloton n’a jamais offert plus de deux minutes aux fuyards et ils ont fini par se faire reprendre dans la descente du col de l’Espigoulier. Mais il restait encore 50 km à parcourir. C’est à ce moment que la course est devenue plus folle. Au niveau de Cuges-les-Pins, Unibet Rose Rockets s’est porté en tête pour utiliser le vent à bon escient. La formation française a réussi à créer des cassures dans le peloton. 32 coureurs se sont retrouvés en tête, suivis par deux groupes de chasse.

    Lors de ce final avec beaucoup de dénivelés, ils sont cinq à avoir tenté de s’enfuir. Jordan Labrosse notamment, mais aussi le Marseillais Clément Izquierdo, offensif et en vue sur ses routes locales. Mais le peloton est revenu à chaque fois. Le champion de France 2024, Paul Lapeira, a attaqué en descente, prenant 20 secondes au maximum et se faisant rejoindre dans la Gineste. L’un des favoris venait de brûler sa cartouche : il ne gagnerait pas devant le Vélodrome. L’épreuve a ensuite même failli offrir une grosse surprise avec Axel Mariault et Louis Hardouin, coureurs d’équipes continentales, la troisième division mondiale. Les représentants de CIC Pro Cycling Academy et Van Rysel Roubaix ont cru à l’exploit, mais ont été repris au kilomètre par les équipes des sprinteurs.

    Cofidis a été la formation la plus maligne et la plus organisée sur cet interminable boulevard Michelet. Les lieutenants de Bryan Coquard ont verrouillé la tête du groupe et ont pu dérouler leur stratégie. Il suffisait de faire le boulot pour l’ex-spécialiste du cyclisme sur piste. à droite de la chaussée, il a évité les chutes pour s’imposer avec un vélo d’avance.

    Sur le podium, il a tout de suite remercié son équipe : « Aujourd’hui, j’ai gagné grâce au travail de mes coéquipiers. Ils m’ont parfaitement emmené et je n’avais plus qu’à réussir mon sprint ». C’est ce qu’il a parfaitement réalisé, alors que les derniers hectomètres ont été marqués par l’accrochage entre un cycliste Lotto-Intermarché et un autre de Élite Fondations. Le bruit sourd de l’impact sur le bitume a glacé le public. Les deux hommes se sont difficilement relevés, cinq minutes après cette chute. Le seul incident d’une 48e édition du Grand Prix à la hauteur des attentes et avec des spectateurs conquis.

  • Le tracé modifié pour des raisons de sécurité

    Le tracé modifié pour des raisons de sécurité

    C’est un choix fort qu’a fait l’équipe de direction du Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise. Pour assurer au mieux la sécurité des coureurs, elle a pris la décision de dévier le tracé et de ne pas passer par la route des Crêtes, l’un des lieux emblématiques de la course. « On a toujours eu comme souci principal la sécurité de la course. On ne déroge pas à la règle cette année et dans ce but, nous avons quelque peu modifié l’itinéraire. La route des Crêtes offre certes des paysages magnifiques, des reliefs particuliers et agressifs pour les cyclistes. Mais elle est dangereuse et mérite beaucoup d’attention. On arrivera à Cassis mais on attaquera directement la Gineste », justifie Marc Poggiale, nouveau président du Grand Prix, qui a pris la succession de Pierre Guille. « C’est sur demande de l’UCI, car il y a eu des chutes l’an dernier et en 2024 en bas de la route des crêtes côté Cassis », complète Jonathan Birou, directeur de la sécurité de la course.

    Un dispositif similaire

    à celui de l’an dernier

    Après une édition 2024 émaillée par quelques problèmes, notamment la présence d’une voiture extérieure sur le parcours, occasionnant un rapport négatif de l’UCI, la tendance s’est inversée en 2025, avec, cette fois, un rapport vert remis par l’organisation mondiale du cyclisme. Fort de cette reconnaissance, l’équipe du Grand Prix reconduit cette année, à peu de chose près, le même dispositif de sécurité : Jonathan Birou devancera les coureurs d’environ une demi-heure, fermant les routes sur son passage, y compris celles du départ fictif. Derrière lui, une « bulle sécurité » avec le directeur de course en tête, précédé par une voiture ouvreuse et 25 motards de la Gendarmerie, ainsi qu’une dizaine de l’Association motocycliste de sécurité routière (AMSR), et des ambulances. Les coureurs et les voitures des équipes suivront, tandis que la voiture-balai fermera la marche. « Rien ne peut se passer à l’intérieur de cet espace, sauf la course », certifie Marc Poggiale.

    340 signaleurs bénévoles seront présents à toutes les intersections, et positionnés une heure avant la course. En complément, une vingtaine de policiers municipaux seront également présents, au départ, à Marseille, pour tenir des points de fermeture de route. « Des points seront également tenus sur tout le parcours par la gendarmerie, sur les lieux où il peut y avoir de gros rassemblements », ajoute Jonathan Birou.

    Ainsi, pour Marc Poggiale, « toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien, mais on ne peut jamais être sûr à 100% », avertit-il. La vigilance devra donc être maximale.

  • [DIRECT] Suivez le 48e Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    [DIRECT] Suivez le 48e Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    Nouveau parcours, sans la route des Crètes mais tout aussi palpitant. Retrouvez ci-dessous notre direct tout au long de la journée.

    (Patientez quelques secondes pour voir apparaitre notre direct)

  • Peloton, échappée, braquet… Le petit glossaire du vélo pour les nuls

    Peloton, échappée, braquet… Le petit glossaire du vélo pour les nuls

    Le peloton. Le groupe de coureurs le plus massif. Il se forme en début de course et dans le cas d’une course d’un jour, comme le GP la Marseillaise, il finit par exploser sous le coup des attaques (lire plus bas).

    L’échappée. Il s’agit du (ou des) groupe(s) de coureurs ayant décidé de prendre de l’avance sur le peloton, généralement dans les premiers kilomètres de la course.

    Le Grupetto. Le groupe se trouvant à l’arrière de la course.

    Une attaque. Ce terme désigne l’accélération d’un coureur pour prendre de l’avance sur le peloton ou l’échappée. Les coureurs derrière lui deviennent des poursuivants.

    Prendre la roue. Se placer derrière un coureur, à proximité de sa roue, pour bénéficier de l’aspiration (réduction de la résistance au vent et de la quantité d’énergie nécessaire pour pédaler, grâce à l’abri généré par le coureur devant soi). Quand ceci est effectué avec abus, sans prendre de relais, on parle de « sucer la roue ».

    Prendre un relais. Se placer en tête d’un groupe de coureurs pour permettre à chacun de bénéficier, à tour de rôle, des phénomènes d’aspiration.

    Remettre du braquet. Redoubler d’intensité dans son pédalage. Le braquet correspond aux « vitesses » du vélo, c’est-à-dire la distance parcourue sur un tour de pédalier grâce au rapport entre pignon et plateau : plus ce rapport est grand, plus la vitesse l’est.

    Coup de bordure. Un mouvement tactique durant lequel les coureurs se placent en file indienne, en biais, en bord de route, du côté opposé au vent lorsque celui-ci est latéral et important. L’aspiration se réduisant, et les coureurs à l’avant produisant un grand effort pour résister au vent, ils peuvent créer des écarts importants avec les coureurs derrière eux.

    Baroudeur, grimpeur, sprinteur, puncheur, rouleur. Les différents profils de coureur. Le baroudeur est un spécialiste des longues échappées (du début à la fin de la course), le grimpeur apprécie les parcours vallonnés, le sprinteur est puissant, rapide et capable de s’imposer sur une arrivée groupée, le puncheur est explosif et aime les montées courtes et raides, tandis que le rouleur est à l’aise sur les contre-la-montre et les longues étapes.

  • L’OM craque encore en fin de match

    L’OM craque encore en fin de match

    Les Olympiens étaient partis sur de bonnes bases. Allant chercher les Parisiens dans leur moitié de terrain, ils ont été rapidement récompensés par un but de Mason Greenwood, sur penalty. Pour ensuite continuer à pousser, mais sans parvenir à faire le break. A l’image de Timothy Weah achoppant sur Kevin Trapp (22e).

    A la demi-heure de jeu, les Marseillais, avec leurs recrues Quinten Timber et Ethan Nwaneri titulaires, ont petit à petit desserré leur étreinte. Ce dont profitèrent les joueurs de Stéphane Gilli pour sortir de leur coquille. Sans parvenir à tirer au but, malgré la fébrilité défensive marseillaise.

    A la pause, l’OM menait. Un avantage malgré tout logique. Mais que les hommes de Roberto De Zerbi se devaient de gonfler afin d’éviter une nouvelle désillusion.

    Au retour des vestiaires, alors que le Paris FC s’enhardissait, un coup d’accélérateur de Mason Greenwood, présent dans tous les bons coups, suite à un ballon récupéré par Pierre-Emile Höjberg, offrait le second but olympien à Pierre-Emerick Aubameyang à la conclusion. Le break olympien arrivait ainsi au bon moment.

    Pour la seconde fois de la soirée, une bonne moitié du stade Jean-Bouin laissait éclater sa joie, lançant quelques chants entendus habituellement au Vélodrome. Alors que pour Kevin Trapp, qui restait sur dix victoires en autant de matches disputés dans le but du PSG et l’Eintracht Francfort, se dessinait une première défaite face à l’OM.

    Les Marseillais avaient repris la main. Leo Balerdi avait le troisième but au bout de sa tête. Mais le montant droit de Kevin Trapp l’entendait autrement (74e). Il restait à assurer un succès sans concéder de but, afin d’apaiser certains doutes. Geronimo Rulli s’y appliquait devant Luca Koléosho (7e7). Mais ne pouvait rien sur la reprise de la tête, à bout portant, de Jonathan Ikoné. Jusque là tranquille, la soirée marseillaise se compliquait dans le money time. Après cinq interminables minutes de temps additionnel, et après un raté d’Amine Gouiri, Geronimo Rulli concédait un penalty dans les dernières secondes, offrant à Ilan Kebbal l’occasion d’égaliser. Que le Parisien ne loupait pas. Permettant ainsi à son gardien de but de conserver son invincibilité face aux Olympiens.

    PARIS FC – OM 2 – 2 (0 – 1)
    20e journée de Ligue 1.
    Stade Jean Bouin. 19 929 spectateurs.

    Arbitre : J. Pignard.
    Buts : Ikoné (82), Kebbal (90+4) pour le Paris FC, Greenwood (18 sp), Aubameyang (54) pour l’OM

    Avertissements : M. Lopez (43) au Paris FC, Medina (72), Traoré (82), Rulli (90+3), Nadir (90+5) à l’OM.

    PARIS FC : Trapp – Gory (Ollila, 61), Mbow, Kolodziejczak, Otavio, Sangui – M. Lopez ( c, Munetsi, 46 ), Camara (Geubbels, 85) – Kebbal, Krasso (Ikoné, 61), Simon (Koléosho. 61).
    Entraîneur : S. Gilli.

    OM – Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd, Medina – Weah (Murillo, 80), Höjbjerg, Timber (Nadir, 80), Paixão (Vermeeren, 80)– Greenwood, Aubameyang (Gouri, 67), Nwaneri (Traoré, 67).
    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Montpellier et l’après-Gasquet

    Montpellier et l’après-Gasquet

    Il a escorté pendant quinze ans le tournoi à la Sud de France Arena. Il était tout à la fois la caution mondiale, l’attraction locale et le maître du jeu à l’Open d’Occitanie. Richard Gasquet a étiré sa carrière jusqu’à 39 ans avant d’y mettre un terme avec un panache sobre en mai dans l’écrin de Roland-Garros.

    Le Biterrois n’est plus là mais le tournoi de Montpellier poursuit sa route, résiste aux vents contraires et aux aléas financiers, palpables lors de la précédente édition. La semaine prochaine, du dimanche 1er février au 8, il entame sa 16e édition avec un plateau plus éclectique et marqué par la présence Stan Wawrinka.

    Le Suisse poursuit sa tournée d’adieu entamée à l’Open d’Australie et marquée par un succès aux dépens du Français Arthur Gea au bout d’un match à rallonge. Wawrinka (40 ans), au fort caractère, a réussi la prouesse d’exister dans un début de siècle cannibalisé par les légendaires : l’Espagnol Rafael Nadal, le Serbe Novak Djokovic et Roger Federer, son compatriote.

    Tout comme l’Écossais Andy Murray, le Suisse s’est taillé une belle réputation grâce à ses succès lors de trois tournois du Grand chelem à Melbourne, Paris et New York. Seul, le tournoi estival de Wimbledon lui a échappé.

    « Événement iconique »

    La présence de Wawrinka va auréoler l’Open d’Occitanie, tournoi ATP 250 doté de 612 000 euros et soutenu par la Région. « Il ne reste plus que trois tournois ATP en France et Montpellier en fait partie avec Lyon et le Roller Paris Master, s’était félicité Kamel Chibli, vice-président de l’Occitanie en charge des sports lors de la conférence de presse. On peut parler désormais d’événement iconique. On a démontré qu’on avait largement notre place. On peut encore grandir. »

    Pendant plus d’une semaine, les organisateurs et son directeur Sébastien Grosjean espèrent attirer 60 000 spectateurs, record atteint la saison précédente, et générer un esprit festif autour du village des partenaires de 4 000 m². Ce rendez-vous permet à la Ligue régionale du vice-président Eric Largeron de satisfaire les 100 000 licenciés.

    Au lendemain de l’Open d’Australie, qui entre dans sa phase finale, Sébastien Grosjean s’active pour compléter son plateau. Le Montpelliérain Arthur Cazaux, qui soigne une blessure à un coude, ne sera pas une nouvelle fois au rendez-vous à la Sud de France Arena.

    À l’inverse, le dernier lauréat : Félix Auger-Aliassime (25 ans) tentera de préserver son titre. Le Canadien, qui a terminé la saison précédente au 5e rang mondial, aura pour principaux adversaires les Français Arthur Fils, de retour à la compétition après six mois d’absence, et Hugo Humbert, l’ex-numéro 1 français. L’italien Flavio Cobolli (n°22 mondial), vainqueur du tournoi d’Hambourg, bénéficie d’une invitation pour contrarier les favoris.

    Enfin, Valentin Royer, qui s’entraîne à la Grande Motte sous l’autorité de l’Héraultais Julien Gillet, aura son mot à dire. Avec la retraite de Richard Gasquet et l’absence d’Arthur Cazaux, il peut se faire une place au soleil.

  • Valentin Ferron, le tenant du titre

    Valentin Ferron, le tenant du titre

    La Marseillaise : Vous avez remporté la dernière édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise au terme d’un sprint final dantesque à Luminy. Comment avez-vous vécu cette victoire ?

    Valentin Ferron : C’est une course que j’affectionne. Je suis très content d’avoir remporté le Grand prix de La Marseillaise. C’est une course historique du calendrier français qui marque l’ouverture des courses en France. Je suis très fier d’avoir inscrit mon nom à ce palmarès. J’avais déjà fini deuxième en 2023. C’est un parcours qui me correspond bien, avec un final assez dur. Les années précédentes, c’était la route des Crêtes, donc il fallait faire un bel écrémage. En plus, je suis un coureur de début de saison, donc je suis souvent performant à La Marseillaise. Cela s’est confirmé l’année dernière, puisque j’arrive à m’imposer sur cette course-là. J’étais très fier de gagner cette course, qui est quand même une des courses prestigieuses en France de début de saison. C’était une très belle victoire.

    Vous venez d’évoquer la route des Crêtes, passage mythique du Grand prix qui ne sera pas présent sur le tracé de cette nouvelle édition. Comment analysez-vous ce nouveau parcours ?

    V.F. : La route des Crêtes était quand même une ascension assez dure qui permettait d’éliminer beaucoup de coureurs. Traditionnellement, on n’arrive pas à un gros sprint massif dans les rues de Marseille. C’est sûr que ça va être un scénario différent. Maintenant, ce sont les coureurs qui feront la course. Peut-être que la course va se décanter plus tôt. Peut-être pas. Peut-être qu’il y aura un gros peloton pour se disputer la victoire à Marseille. Ça va être une année un peu différente, avec un parcours qui varie un petit peu. Ça va être un autre scénario.

    Pour vous, quelle est la clé pour être performant au Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise ?

    V.F. : C’est déjà d’arriver très en forme, avoir fait une bonne préparation hivernale, être quasiment à son top niveau. Les courses sont de plus en plus dures à gagner. Le niveau est de plus en plus dense. Les courses sont de plus en plus exigeantes. Donc déjà arriver avec une condition physique irréprochable. Et puis après, le jour de l’épreuve, mettre en place la stratégie adéquate qui nous permet d’avoir le plus de chances de l’autre côté pour s’imposer.

    En parlant de stratégie, quelle a été celle de votre équipe l’année passée ?

    V.F. : On avait une bonne équipe au départ. On n’avait pas de gros favoris dans l’équipe, donc on avait plusieurs coups à jouer. On avait plusieurs hommes en forme qui étaient capables de basculer la route des Crêtes dans le premier groupe. Il y avait Benjamin Thomas, Damien Touzé et Sam Maisonobe. Après, on s’est mis d’accord. Moi, j’ai dit que je me sentais bien de faire le sprint, j’avais encore de l’énergie. Et c’est là où ils ont fait un formidable travail d’équipe pour revenir sur la dernière échappée de 4 ou 5 coureurs dans les derniers hectomètres de l’épreuve. Derrière, j’ai pu produire mon effort pour aller m’imposer. C’est sûr que gagner d’entrée de jeu, ça m’a fait beaucoup de bien. Ça ramène de la confiance, du moral aussi, ça montre qu’ils ne se sont pas trompés dans le recrutement. Ça amène aussi de la sérénité, ça valide le travail hivernal qui a été fait. Après, pour ma part, j’ai connu une saison un peu plus compliquée après le Grand Prix de La Marseillaise. Mais il y avait d’autres facteurs, d’autres aléas à prendre en compte.

    Depuis votre sacre à Marseille, comment s’est déroulée la suite de votre saison ?

    V.F. : En fait, j’ai été opéré justement au mois d’octobre d’une endofibrose de l’artère iliaque. Et voilà, c’est un peu ce qui a contrarié la suite de ma saison. Physiquement, ça va bien. Après, comme je viens de le dire, j’ai été opéré au mois d’octobre. Et voilà, je suis encore un peu dans la période de reprise un peu progressive. Et je ne serai pas apte pour faire le début de saison. Moi, je dois reprendre justement mi-mars.

    L’Étoile de Bessèges a pour habitude de suivre le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. En quoi l’épreuve gardoise est-elle différente de la course phocéenne ?

    V.F. : Déjà, c’est une course par étapes. Donc, ça se court différemment. Il y a plusieurs courses dans la course à Bessèges. Il y a des fois le gain de l’étape en jeu et parfois plus le gain du général. Chose qu’il n’y a pas au Grand prix de La Marseillaise. Après, il y a aussi beaucoup de points communs. Ce sont deux courses de début de saison qui peuvent parfois être un peu compliquées avec des conditions climatiques. Et aussi, les premières courses de la saison, chacun prend ses marques. Donc, c’est toujours une ambiance un peu particulière.

  • Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Même à 8 000 km de Santa Clara, lieu du Super Bowl la semaine prochaine, le football américain fait parler. Pour cause, le 7 février, les Blue Stars de Marseille débutent leur saison 2026. Avant de lancer leur année par ce match face aux Argonautes d’Aix-en-Provence, le club a réuni la presse pour évoquer les prochains mois, décisifs pour la suite de son projet. Le Cercle des nageurs de Marseille était l’hôte de ce rendez-vous, avec une prise de parole vue mer.

    Le président des Blue Stars, Didier Della Guardia, et le directeur sportif, Bavouang Souphanthavong, se sont exprimés sur les objectifs à court et long terme de leur équipe. « L’année écoulée a montré que nous étions un club soudé, familial. Celle à venir est aussi pleine de défis et d’ambition », explique le premier cité. Il n’oublie pas de mettre en avant la réussite des équipes de jeunes dans les trois disciplines que sont le football américain, le flag football et le cheerleading. Le « cheer » a même réussi à placer son équipe féminine au sommet européen qui aura lieu le 21 juin, à Lisbonne.

    Bavouang Souphanthavong a dressé les objectifs de l’année à venir avec notamment une participation aux play-offs, aller le plus loin possible dans cette phase finale et développer les jeunes du club. Pour cela, la ligne offensive a été renforcée et deux joueurs étrangers ont posé leurs valises dans les Bouches-du-Rhône. Les Américains Sterling Sheffield et Jemal Williams sont les joueurs recrutés pour voir plus haut. Les deux sont professionnels et ont joué dans différentes ligues nord-américaines. Sheffield est même brièvement passé par la NFL.

    « J’avais envie de venir et spécialement à Marseille. J’ai eu cette opportunité et je l’ai acceptée. Ce que j’ai aimé, c’est la culture de la gagne, l’envie de gagner de cette association », raconte Sterling Sheffield. Jemal Williams a discuté longuement avec sa famille avant de prendre la décision de s’installer à Marseille, surtout qu’il est un jeune papa. Les deux hommes seront des maillons importants d’une équipe marseillaise ambitieuse.

    Une ligue Elite pour 2027

    Surtout que le championnat français va être bouleversé dès la saison prochaine. La Fédération française de football américain a acté la création de la Ligue Elite. Huit clubs, répartis dans deux poules nord et sud, s’affronteront dans cette ligue fermée de dix matches. « Le championnat sera télévisé. C’est un challenge supplémentaire pour nous, avec des investissements nécessaires », lance le président marseillais. Didier Della Guardia souligne également que les Blue Stars ont un budget « deux à trois fois inférieur » par rapport à Thonon et La Courneuve, les deux géants français aux palmarès longs comme un terrain de foot US. Une avancée, un défi pour les hommes de Bavouang Souphanthavong, qui utiliseront cette saison 2026 comme un tremplin vers cette nouvelle ère pour la discipline, sur le sol français.

  • Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Chassez les uns, les autres reviennent. Et heureusement. Alors que sept joueurs – et pas des moindres – ont rallié leurs sélections (Dréan, Gros, Ollivon, Serin avec les Bleus ; Brex et Garbisi avec l’équipe d’Italie ; White avec l’équipe d’Écosse) pour le tournoi des Six Nations, d’autres quittent enfin l’infirmerie (Jaminet, Lucchesi, Villière) et viendront pallier ces absences. Si l’opération reste numériquement négative, et que Pau comptera aussi des absents (lire ci-dessous), cette nouvelle est un soulagement pour Pierre Mignoni, après des semaines à devoir composer avec des dizaines de blessés : « On est à 11 matches d’affilée. Ça a été dur le week-end dernier, à l’image de celui d’avant. C’est bien de rentrer du sang frais, des garçons qui ont beaucoup d’appétit. Le but sera de faire un bon mix et de tout donner pour notre dernier match », se réjouit l’entraîneur, avant de souffler le week-end prochain.

    Au premier rang des affamés, on trouve Gabin Villière, qui a dû se contenter de miettes (30 minutes face à Perpignan le 28 décembre, avant de rechuter) : « Malheureusement, il n’a pas été épargné ces derniers temps. Mais là, je le trouve très bien. La blessure, c’est terminé. Il est plein gaz. Il va avoir de quoi de quoi travailler ce week-end. Il se sentait inutile, mais aujourd’hui, il va être utile », se réjouit son entraîneur.

    Retour de la concurrence

    Certains vont aussi pouvoir souffler, comme Teddy Baubigny, qui vient d’enchaîner huit titularisations en dix matches : « Il a trop joué. Jérémy Toevalu a répondu présent, il faut le signaler. Mais bravo à Teddy, il a tenu le coup. Pierre (Damond) et Gianmarco (Lucchesi) sont frais, ils vont prendre le relais », commente Pierre Mignoni. Une occasion que le premier cité, qui a fait son retour la semaine dernière, ne veut pas manquer : « La concurrence, il faut faire avec, c’est un axe de progression. J’ai 22 ans, j’ai envie de jouer, donc il va falloir que j’enchaîne les bonnes performances. »

    Autre retour : celui de Melvyn Jaminet, qui va venir titiller Marius Domon, homme fort ces dernières semaines : « Il fait de très bons matches. Ça permet d’élever notre niveau, et ça fait du bien à l’équipe », appuie l’intéressé.

    De quoi tirer le groupe vers le haut, d’autant plus après avoir vaincu le signe indien à l’extérieur, en allant s’imposer à Gloucester il y a deux semaines : « Je sais que les joueurs sont capables, ils savent aussi qu’ils le sont. C’est une question d’envie, de lucidité, de bonne énergie. Si on a ça, on sera dans le match », affirme Pierre Mignoni, qui espère aller chercher une victoire pour revenir à hauteur de son adversaire du jour.