Category: societe

  • À Nîmes, un projet contesté de parking-silo stoppé net

    À Nîmes, un projet contesté de parking-silo stoppé net

    C’est un premier signal politique envoyé depuis l’hôtel de ville. À peine installée, la nouvelle majorité municipale de Vincent Bouget a décidé de suspendre le projet de parking-silo prévu rue de l’Hôtel-Dieu, dans le quartier de la Placette à Nîmes. Porté par la Holding Tissot et GGL, ce programme devait faire sortir de terre un bâtiment de quatre niveaux, pour environ 318 places de stationnement, à l’emplacement de l’ancien Vaisseau 3008. Un projet validé dans les derniers jours de l’ancienne municipalité.

    « Comme nous nous y sommes engagés, la voix des Nîmoises et des Nîmois sera écoutée et guidera nos décisions. […] Je ne souhaite aucun passage en force », a tranché Vincent Bouget. Le maire de Nîmes a estimé que ce parking « entraînerait des nuisances insolubles pour les habitants » et demande désormais à son adjoint à l’urbanisme, Pierre Jaumain, de retravailler le dossier avec les riverains et le promoteur. La formule marque une rupture assumée avec la séquence précédente, accusée d’avoir imposé le projet sans écoute suffisante.

    Car à la Placette, la mobilisation ne date pas d’hier. Le comité de quartier, accompagné d’un syndicat d’immeuble et de requérants individuels, avait déposé en mars un recours contentieux puis un recours gracieux. En cause : un parking jugé « surdimensionné », susceptible d’entraîner « bruit, pollution, encombrement » et risques accrus autour de la sécurité de l’école. « Par son ampleur, ce projet dédié essentiellement au stationnement est défavorable au respect du cadre de vie des résidents », alertait le comité.

    Un premier test pour

    la méthode Bouget

    Pour le comité de quartier, le changement de ton est déjà notable. Après plusieurs mois d’alerte, ses représentants estiment désormais être davantage entendus par la nouvelle municipalité que par l’ancienne équipe. La mairie, elle, marche sur une ligne de crête. Pierre Jaumain affirme vouloir éviter l’affrontement juridique. « Nous ne sommes pas dans un esprit de contentieux. Je suis pour le respect de la parole des porteurs de projet ainsi que des habitants du quartier. » L’adjoint reconnaît aussi qu’il faudra composer avec un terrain privé et avec certains besoins de stationnement dans ce secteur proche du centre des congrès H2 et des hôtels haut de gamme. « Tout est question de proportion », souligne-t-il.

    Côté promoteur, la prudence domine. Propriétaire du terrain, Romain Tissot rappelle que l’opération relève d’un projet immobilier privé, autorisé après instruction par les services compétents. Sans détailler d’éventuelles évolutions, il se dit disposé à poursuivre les échanges avec la Ville pour chercher une solution équilibrée dans ce quartier en pleine mutation. Une réunion avec la municipalité doit permettre d’ouvrir cette nouvelle séquence. Après des années d’urbanisme mené au nom de l’attractivité, la nouvelle majorité affiche avec cette décision une autre boussole : l’écoute et le dialogue.

  • À Port-de-Bouc, des ateliers pour aborder la retraite en toute sérénité

    À Port-de-Bouc, des ateliers pour aborder la retraite en toute sérénité

    « Pour parler de retraite, on aurait pu rester au rez-de-chaussée », plaisante cette néoretraitée, au moment de gravir les escaliers de la maison des services au public de Port-de-Bouc.

    La structure a accueilli un petit groupe de cinq personnes, mardi après midi, pour aborder en douceur les questionnements, craintes voire appréhensions du passage à la retraite. « Le but de ces ateliers est de vous faire réfléchir différemment sur cette période de vie qui doit être investie à fond », pose Céline Jauras, sophrologue et intervenante de Neosilver. Cinq séances d’accompagnement sont programmées jusqu’au 16 juin pour mieux cerner les enjeux du bien-être à la retraite, dans le cadre du dispositif « Pour bien vieillir », créé par l’ensemble des caisses de retraite.

    « On n’est pas juste vieux »

    Cette première séance pose les bases d’une méthode. Les retraités présents sont invités à livrer leurs moindres états d’âme, à la manière d’un groupe de parole. Si tous partagent l’idée d’un nouveau départ, Arielle, coiffeuse durant 48 ans, remarque « qu’il faut s’imposer quand même pour ne pas être mis en retrait. On a des choses à apporter, on n’est pas juste vieux », estime-t-elle.

    En filigrane, la crainte de l’isolement est présente. « Tout ce qu’on avait envisagé pour la retraite est tombé à l’eau lorsque je me suis retrouvée veuve », relate Marie-Paule, retraitée depuis deux ans. Même écueil pour Jeanine, « c’est compliqué d’être toute seule », confie-t-elle. Michel, retraité de l’industrie, trouve son compte malgré une maladie de 10 ans et une greffe. « Le sport m’apporte beaucoup et amène des connaissances. Le foyer de personnes âgées aussi, comme l’office de tourisme », partage-t-il.

    Le partage est un premier rempart à la peur.

  • Cinq ans après, un nouvel hommage à Éric Masson

    Cinq ans après, un nouvel hommage à Éric Masson

    Le 5 mai 2021, Éric Masson, brigadier de police de 36 ans, était tué lors d’une opération de contrôle sur un point de deal, rue Râteau, dans le centre-ville d’Avignon. Depuis, chaque année, sa mémoire est honorée. Cinq ans après, une cérémonie était donc organisée, ce mardi en fin de matinée, sur le parvis du commissariat d’Avignon, où travaillait ce père de deux petites filles.

    L’une d’entre elles était présente, aux côtés de sa veuve et de son père, lui aussi ex-policier. Une cérémonie sans discours, avec passage en revue des troupes et Marseillaise a cappella, mais pas sans émotion. « On n’oublie jamais nos morts, son décès a marqué la police nationale, on accompagne sa famille et ses collègues », confie Virginie Brunner, directrice générale adjointe de la police nationale, qui avait le déplacement depuis Paris. Éric Masson figure parmi les 8 « victimes du devoir » recensées à Avignon. « C’est important de garder sa mémoire, cela rappelle que les policiers risquent leur vie », souligne le préfet Thierry Suquet, qui a déposé une gerbe.

    Comme Cécile Helle avant lui, Olivier Galzi était aussi de la cérémonie. « C’est très symbolique que mon premier dépôt de gerbe se fasse à sa mémoire », note le nouveau maire (DVD) qui s’est dit « triste et inquiet » lorsque le drame est survenu en 2021, d’autant que lors de l’assassinat d’Éric Masson, « son épouse travaillait chez Edeis quand j’en étais le vice-président ». « Sa mort est le symbole d’une police dédiée à la sécurité de notre ville, mais aussi celui d’un narcotrafic qui a commencé à gangrener notre ville », estime Olivier Galzi alors que, ce lundi soir, un mineur de 17 ans a été abattu à Monclar sur fond présumé de trafic de drogue (lire page suivante).

    Il y a cinq ans, Éric Masson, pensant intervenir pour une bagarre, était tombé sur une transaction de drogue. Au moment du contrôle, Ilias Akoudad avait alors tiré par deux fois mortellement sur le policier. En mars 2024, il avait été reconnu coupable de meurtre sur une personne dépositaire de l’ordre public, et condamné à 30 ans de prison dont 20 ans avec sûreté. L’an dernier, la Ville d’Avignon avait inauguré un square à la mémoire du policier, rue Râteau. Sa mémoire est également honorée cette année puisque les promotions d’écoles de gardien de la paix portent son nom. En juin prochain, le nouveau bateau de l’unité nautique de la police de Marseille sera également baptisé du nom d’Éric-Masson.

  • L’Occitane ouvre son usine aux visiteurs

    L’Occitane ouvre son usine aux visiteurs

    Ouvrir son usine aux visiteurs et leur faire découvrir le processus de fabrication : c’est ce qui a poussé L’Occitane en Provence à inaugurer un nouveau parcours de visite de sa manufacture de Manosque. « Nous avons fait le choix d’ouvrir nos portes au grand public dans un souci de transparence, attendue par le consommateur aujourd’hui », explique Camille Eyraud, cheffe de projet. En suivant le parcours, les visiteurs découvrent d’abord la zone de stockage, un énorme entrepôt de 5 000m2 où sont stockées les matières premières en grosses quantités, avant d’être amenées en production.

    L’histoire de L’Occitane et les sources d’inspiration de son fondateur, Olivier Baussan, sont également racontées au long du parcours de visite. L’accent est mis sur l’importance des rencontres qui l’ont poussé à fonder l’entreprise de cosmétique. « L’agriculteur qui lui a vendu son premier alambic a été un élément déclencheur », décrit Camille Eyraud, tout comme le maître savonnier qui n’avait pas de descendance et lui a donné ses premiers savons et machines, « une rencontre décisive ». Dans les années 1990, la rencontre avec un homme d’affaires autrichien pousse Olivier Baussan à ouvrir des boutiques à Hong Kong, New York ou encore Tokyo, raconte Olivier Dellac, guide de la visite. L’Occitane compte désormais à peu près 3 000 boutiques dans 90 pays.

    Le visiteur peut ensuite apercevoir les salles et les engins de pesée, où travaillent douze peseurs. « Il faut respecter le processus de pesée au milligramme près, sinon on perd et jette les matières premières », témoigne Fathi Kedir dans une vidéo.

    Des tests sur des dons

    de peau

    Lors de la visite, Jean-Charles Lhommet, le directeur de la recherche, a insisté sur la lutte contre le réchauffement climatique, le travail en collaboration avec les producteurs et agriculteurs et l’agroécologie. « Il faut enrichir le sol en même temps qu’on le cultive », a-t-il avancé. L’Occitane travaille « en étroite collaboration » avec des coopératives de femmes au Burkina Faso et au Ghana pour s’approvisionner en karité.

    Pour tester et élaborer ses produits anti-âge, L’Occitane travaille avec de véritables peaux et cheveux issus de dons de chirurgie esthétique, a expliqué Valentine Bouvier, en charge de la valorisation des produits. Dans ses laboratoires de biologie cutanée, l’entreprise « cherche à comprendre comment se passe le vieillissement cutané », précise Valérie Cenizo, docteure en biologie, dans une vidéo projetée pendant la visite. L’Occitane utilise également des modèles de peau reconstruite de manière artificielle en laboratoire pour prédire les effets de ses produits. « L’idée est de comprendre les mécanismes naturels de la peau et des cheveux », relate Valentine Bouvier. Les travailleurs s’attèlent aussi à analyser la composition moléculaire de chaque extrait utilisé, afin de superposer des huiles essentielles complémentaires. Certaines formules demandent plus de 500 essais.

    800 personnes travaillent au sein de la manufacture, dont 200 au centre de recherche et de développement. Environ 60 millions d’unités de produits y sont produites. C’est l’une des deux manufactures de L’Occitane : une autre se trouve en Ardèche et emploie 200 personnes. « La palettisation est réalisée par un bras automatisé, ce qui supprime le port de charge humain », explique Samira Ouzaina, conductrice de ligne, dans une vidéo.

    L’Occitane travaille également avec l’organisation de lutte contre la pollution plastique en mer et de valorisation des déchets plastiques Plastic Odyssey. L’entreprise a financé son expédition en mer, qui s’est achevée à Marseille il y a quelques jours.

    À la fin du parcours, une exposition retrace les produits et les emballages de L’Occitane au fil du temps, dont certains sont inspirés des tubes de gouache de la mère du fondateur Olivier Baussan, qui était artiste.

    La nouvelle boutique, « complètement repensée » et « entièrement rénovée », a également été présentée. On peut y faire analyser sa peau à l’aide de caméras, se faire conseiller sur les soins adaptés et se faire masser.

  • Fermeture des épiceries de nuit : un arrêté peut en chasser un autre

    Fermeture des épiceries de nuit : un arrêté peut en chasser un autre

    Il faut reconnaître à Olivier Galzi un certain talent dans l’art de communiquer, voire mettre en scène son action politique. Déjà, pendant la campagne, ses pastilles vidéos faisaient mouche sur les réseaux sociaux. Élu maire (DVD) il y a un peu plus d’un mois, l’ex-journaliste TV reste très actif en la matière. Jeudi dernier, c’est directement via la page Facebook de la Ville qu’il annonce la « fermeture l’été des épiceries de nuit à 22h et non plus 23h30 ». Le tout en vidéo dans son bureau de maire, stylo en main pour parapher ledit arrêté.

    Dans le détail, l’arrêté s’applique du 1er mai au 31 octobre et impose aux « établissements de vente de produits à emporter (exceptés les restaurants et brasseries) et les épiceries de nuit d’être fermés entre 22h et 6h ». Une mesure en réalité déjà en cours depuis le 1er novembre et qui s’achevait le 30 avril. Au simple visionnage de la vidéo, on pourrait donc croire qu’Olivier Galzi instaure une mesure inédite, d’ailleurs largement appréciée à la lecture des multiples commentaires de la vidéo. La nouveauté réside dans le fait que, cette fois, la fermeture à 22h va s’appliquer durant la saison estivale, là où, auparavant, les épiceries pouvaient accueillir des clients jusqu’à 23h30, voire 2h pendant les trois semaines du Festival.

    Les deux arrêtés, celui en cours et son précédent, sont quasiment similaires dans leurs contenus et secteurs concernés. Le nouveau ajoute le boulevard Capdevilla (derrière la préfecture) dans son champ de restriction, quand l’intra intra muros Est, Avignon sud/Monclar, Ouest Lyon/Morières, Montfavet et Pierre-Semard demeurent. Les motivations autour de troubles à l’ordre public justifiant l’arrêté signé par Olivier Galzi sont quasi identiques à celui paraphé en octobre dernier par Catherine Gay, ex-adjointe à la sécurité de Cécile Helle. Il est fait mention que « l’activité génère un va-et-vient incessant, une consommation à proximité du commerce ou la présence permanente de personnes sur la voie publique, créent des nuisances sonores portant atteinte à la salubrité et à la tranquillité publique ».

    Rien, en revanche, sur les activités interlopes de certaines épiceries de nuit, comme la vente illégale de tabac, le trafic de drogues ou de bonbonnes de protoxyde d’azote. Des agissements illégaux dans le viseur des autorités préfectorales qui, depuis plus d’un an, multiplient les fermetures administratives. « Avignon sera une des villes les plus restrictives en la matière », se targue Olivier Galzi, bien que des arrêtés similaires aient été pris à Carpentras, Nîmes ou Marseille. « La grande nouveauté, c’est d’envoyer le signal qu’on respecte la liberté de consommer, on peut avoir besoin d’un commerce de proximité pour dépanner, mais à partir de 22h, la problématique n’est plus la même, on sait que certaines officines à ouverture tardive font partie de la panoplie du narcotrafic », expose le maire.

    « On s’y attendait, mais c’est une catastrophe »

    La forme de l’annonce a suscité quelques railleries à gauche, comme de l’écologiste et ancienne élue Christine Lagrange ou du secrétaire départemental du PCF, Julien de Benito, tous deux y voyant « un parallèle avec Donald Trump signant ses décrets d’un geste impérial ». « Sur un sujet aussi grave et structurant, tout ce qu’on trouve à dire, c’est que je n’aurais pas dû faire une vidéo, c’est le niveau zéro de la politique, ils ne sont pas en phase avec les administrés », réplique Olivier Galzi.

    Toutefois, sur le fond, Julien De Benito ou la Ligue des droits de l’Homme s’interrogent sur la légalité d’un tel arrêté. « Je sais que des avocats regardent, j’espère avoir une rencontre avec la mairie qui ne se rend pas compte des conséquences », réagit Maëlys, gérante d’une épicerie de la rue Thiers. Si elle reconnaît que certaines autres enseignes font dans l’illégalité, elle déplore une décision « qui pénalise tout le monde, surtout les gens honnêtes qui payent des charges ou prennent la carte bleue ». « On s’y attendait, mais c’est une catastrophe, j’espère que ce sera assoupli au moins pendant le festival où on reçoit beaucoup de touristes, si on ferme comme les autres supermarchés, il n’y a plus aucun intérêt à travailler », conclut la gérante.

  • À Aix, des parents mobilisés contre la fermeture d’une classe

    À Aix, des parents mobilisés contre la fermeture d’une classe

    À la sortie de l’école, dans la vieille ville d’Aix, les parents réunis distribuent des masques et des ballons colorés à leurs enfants. Mais l’heure n’est pas à la fête. « On manifeste contre la décision de la mairie et du rectorat de fermer la classe de petite section dès la rentrée, qui va naturellement entraîner la fermeture totale de l’école d’ici deux ans », explique Amandine, principale figure du collectif des parents de l’école Campra.

    Certains parents ont découvert cette situation en mars, comme l’explique Alice, maman de la petite Elora, 3 ans, qui aurait dû faire sa rentrée en septembre à l’école Campra, en petite section : « J’ai reçu un mail de l’école Grassi [située en dehors du Vieux Aix, Ndlr] m’indiquant que ma fille était inscrite pour l’année prochaine. Or, elle devait être scolarisée à Campra, notre école de secteur. » C’est par ce mail que des parents, stupéfaits, comprennent que la classe pourrait fermer. « La mairie ne nous a jamais envoyé de communiqué officiel. C’est en insistant auprès de la directrice de l’école, qui était défendue d’en parler, que nous avons eu des réponses à nos questions », complète Amandine.

    Un mouvement pour « l’école publique »

    Le cortège déambule jusqu’à la mairie, ce mardi, pour espérer faire pression sur les élus. Plusieurs policiers les escortent. Les enfants récitent avec émotion une version modifiée de « La Marseillaise ». « Fermer l’école, c’est fermer nos cœurs (…) C’est notre refuge, notre maison… »

    Parmi les manifestants, d’anciens élèves, mais aussi des enfants et parents d’élèves d’écoles alentour. « Ce mouvement, c’est celui de l’école publique », explique Habiba Zemouli, déléguée locale de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) : « Campra est la dernière école publique située dans le Vieux Aix. Le reste, ce sont des écoles privées. (…) L’école n’est pas un produit. » Elle ajoute : « Maintenant, les classes des autres écoles vont être en sureffectifs. »

    Le mouvement reçoit le soutien d’élus de l’opposition municipale à Aix, comme Clément Frel-Cazenave (écologiste). Selon lui, la situation peut encore évoluer : « On espère que le poids des parents d’élèves va faire annuler la décision. » Une pétition contre la fermeture a déjà recueilli plus de mille signatures. Une journée « portes ouvertes » contre la fermeture est prévue dans deux semaines à l’école, pour sensibiliser le plus grand nombre.

  • Solimut ouvre ses portes aux associations de solidarité

    Solimut ouvre ses portes aux associations de solidarité

    « Ce tiers-lieu a rempli sa mission avant même son ouverture », affirme Nadia Nasri, présidente du comité d’animation mutualiste de Solimut Marignane. La mutuelle inaugurait, mardi soir, un nouveau tiers-lieu installé au deuxième étage de l’agence sise place du 11 novembre, à Marignane.

    Le but d’une telle initiative ? « Permettre aux associations et acteurs locaux du domaine social et de la santé de bénéficier d’un espace », selon Nadia Nasri, lors de la visite du lieu. Trois bureaux, une cuisine et une salle de réunion sont ainsi mis à disposition gratuitement par la mutuelle. Et les partenaires de Solimut n’ont pas attendu l’inauguration.

    Le projet a vu le jour il y a 5 ans avec les ateliers créatifs du Secours populaire. « Nous nous réunissons tous les lundis après-midi, entre femmes, à 10 ou 15 personnes à chaque fois », indique Myriam Garrassin, responsable du secteur santé du Secours populaire français des Bouches-du-Rhône. « C’est à la sortie du Covid qu’on voulait travailler la prévention à la santé. On a proposé de façonner des objets créatifs pour faciliter la parole, les personnes étant souvent malades ou seniors », développe la militante.

    « Porter un projet

    de société à plusieurs »

    Le lieu a quelque chose de symbolique. « C’est ici que je venais quand j’étais petite pour me faire charcuter les dents », plaisante Zaira Ghalmi, de l’Association des initiatives renouveau, lors de la visite. « J’étais dans une famille de 11 enfants. On venait ici car ce n’était pas cher contrairement au privé, et ils prenaient la mutuelle de mon papa », raconte-t-elle.

    Le centre dentaire a aujourd’hui laissé place à une autre initiative solidaire. « Chacun peut recevoir ses adhérents et développer des services à la population. La rénovation du local avec l’Addap13 a permis d’ouvrir deux chantiers d’insertion. Cela reflète les valeurs de notre mutuelle », selon Nadia Nasri.

    Des valeurs chevillées au corps. « Nous sommes une mutuelle engagée et solidaire, avant tout actrice de la santé », souligne Hélène Gaufichon, secrétaire générale de Solimut, estimant qu’« ouvrir notre agence sous forme de tiers-lieu permet d’avoir accès aux conseillers et à d’autres services » dans le même temps. « Nous souhaitons l’émancipation individuelle et collective, sans discrimination. Cet espace est une belle illustration de nos actions pour le vivre-ensemble », développe-t-elle.

    C’est aussi un carrefour d’engagement. « Quand on porte un projet de santé et de société, le mieux est de le faire à plusieurs », insiste la militante mutualiste. Plus de dix ans après sa création, l’ambition reste la même d’après Hélène Gaufichon : « Agir pour la transformation de la société avec tous les acteurs du mouvement social », dans la continuité de l’œuvre des mutuelles ouvrières à la racine de Solimut.

  • Des cigarières aux patronnes de bar, les Plus belles de Mai

    Des cigarières aux patronnes de bar, les Plus belles de Mai

    Quatre femmes, quatre soirées, quatre lieux. Et aussi du cinéma le 15 mai avec cinq portraits de Marseillaises, une balade urbaine, une exposition photographique au bar de la Poste et un final qui fusionne avec la Belle fête de Mai : une grande marche féministe, familiale et populaire, « la déferlante bleue » partira le 29 mai à 16h30 de la rue Clovis-Hugues, ex-rue Bleue du « quartier rouge », en référence aux blouses des ouvrières de la Manufacture des tabacs qui l’empruntaient et à qui la parade rend hommage.

    Des performances, du théâtre, de la danse, mais surtout un grand sens de la fête et de la fantaisie sont les ingrédients majeurs de la recette de ce festival porté par la mairie des 2e et 3e arrondissements, dans une volonté de « rendre leur place aux femmes dans l’espace public » souligne Emilia Sinsoilliez, première adjointe au maire de secteur, en partenariat avec RedPlexus et avec le soutien de la Ville. Mais il n’existerait pas sans l’énergie de toutes les belles volontés d’un quartier. Fait pour et avec ses habitants, il a été concocté au sein du Labo des désirs avec les artistes Ama Sofia, Mariane Duquennoy Savio, Marie-Khane, Jeannette Boulanger, Roxanne Jubert et Magali Revest. Dans les coulisses de la Salle des mouvements de la Friche Belle de Mai, des grands-mères, des mères et des jeunes filles ont participé à des ateliers chorégraphiques. À partir de trois propositions, « elles revisitent l’héritage des femmes méditerranéennes, font émerger l’impératrice qui sommeille en elles ou encore montent une bibliothèque des gestes d’enfants », résume Christine Bouvier, directrice de RedPlexus.

    Reines et ouvrières

    Ces séances de travail donnent lieu à des spectacles présentés dans trois bars tenus par des femmes. Domi ouvre le bal au Bar Marius, ce samedi 9 mai, de 18h à 22h, avec les danses de Mariane Duquennoy-Savio et Ama Sofia de la Fabrique du bonheur, puis Adèle Diridollou, Emma Pocq et Camille Meyer du Collectif Moÿ Moÿ, suivis d’un karaoké. Le 16 mai, Vanny ouvre grand les portes des Délices de Praia aux performances de Barbara Sarreau et de Marie Khane Tomei puis à une improvisation du collectif Yessaï, guidé par Marion Colard. Et le 23, Camille accueille au Bar Jo, après une balade avec l’anthropologue Nathalie Cazals, la performance des chorégraphes Les voyageuses, les contes musicaux de Mo Abbas, le solo de danse de Sarah Sobhi Najafabadi de la Compagnie Anahita, et elle participe à une démo de danses tahitiennes avec l’association Moerani. Mais aussi, le 15 mai à partir de 18h, c’est Sofia, au Bar de la Poste, qui reçoit le vernissage de l’exposition de 15 tirages grand format de Jean-Claude Sanchis. À chaque soirée, des femmes restitueront les textes qu’elles ont écrits pour le projet « la femme arc-en-ciel », avec Nicolas Dupont.

    Un festival dont les femmes sont à la fois les reines et les fières ouvrières. Dans la lignée des cigarières, ces « belles », immigrées italiennes pour la plupart, qui ont organisé une grève en 1887 qui a mis un coup d’arrêt aux fouilles humiliantes des contremaîtres de l’usine à tabac. Poète et député socialiste, Clovis Hugues les a soutenues comme il l’a fait pour la Commune de Marseille.

    Tout le programme sur : mairie-marseille2-3.com

  • « David Bertin a voulu trop faire et trop vite, mais il veut mieux faire »

    « David Bertin a voulu trop faire et trop vite, mais il veut mieux faire »

    Après une journée et demie de débats dédiés au système d’exploitation intensive de locations saisonnières mis en place par David Bertin et au constat d’un recours imaginatif et décomplexé à un panel d’infractions, la 6e chambre correctionnelle a mis son jugement en délibéré au 2 juin.

    Avec beaucoup d’assurance, les avocats du professionnel de l’immobilier, de son ex-compagne et d’un intermédiaire ont tous réclamé en chœur la relaxe de leur client respectif, avançant des arguments qui ne devraient toutefois pas résister à l’analyse pointue d’une chambre aguerrie sur l’habitat indigne et les marchands de sommeil qui, depuis le drame de la rue d’Aubagne, défilent à leur barre. On retiendra l’observation faite par la présidente Lola Vandermaesen au prévenu contrarié que les subventions de l’Anah n’aient couvert qu’un tiers de ses rénovations : « L’argent public n’a pas vocation à ce que M. Bertin s’enrichisse, vous le comprenez ? »

    « Rien ne signalait que l’immeuble était en péril. Il n’y avait pas d’arrêté affiché, et en voyant des étais dans l’appartement, il a pensé que des travaux venaient d’être faits, sinon, jamais il n’aurait servi d’intermédiaire », a plaidé l’avocate d’Omar Mbarki, un ex-associé de David Bertin qui nie avoir mis en danger les deux sans papiers placés par ses soins philanthropiques dans les studios en péril, au 21 rue d’Anvers. « Je me suis laissé entraîner dans cette histoire par sympathie pour Cédric [le frère de David qui est maçon], il m’a dit “va voir mon frère il te donnera les clés” », se défend ce rentier de 61 ans, docteur en physique chimie et propriétaire de 17 appartements. Retenons que c’est lui qui a introduit David Bertin, rue d’Anvers, en lui vendant des appartements qu’il a divisés pour faire fructifier en meublés touristiques plutôt qu’en logements à loyers sociaux.

    « On a parlé de fuite en avant. Oui, David Bertin a voulu trop faire et trop vite, mais il a aujourd’hui une véritable volonté de mieux faire », a dit Laure Saint-Denis, l’avocate de David Bertin, contre qui 4 ans de prison, dont un ferme, ont été requis. Son client a été condamné en mai 2024 par la justice dracénoise pour blanchiment à une peine de jours-amende et surtout à 3 ans d’interdiction de gérer, peine définitive pour laquelle il a été mis en garde de ne pas la contourner en recourant à des gérants de paille.

    Colère à l’évocation du 10, cours Julien, en péril

    Une remise en question à laquelle voudrait croire l’avocat de la mairie, Me Jorge Mendes, s’il n’y avait tous ces dossiers qui s’accumulent et pas seulement des infractions au code de l’urbanisme. « Vous continuez à sous-louer sur Booking. Toute cette activité est illégale depuis le début car vous n’avez pas d‘autorisation de changement d’usage. »« De la location saisonnière, j’en fais un petit peu, mais plus comme avant. J’ai mis en bail mobilité meublé » – « Si, vous continuez au 10, cours Julien qui est aussi un immeuble sous arrêté de péril ! » – « C’est faux, je ne suis pas propriétaire ! » s’emporte le prévenu sous le coup d’une enquête préliminaire ouverte pour ce qui serait de la sous-location saisonnière dans plusieurs studios d’un appartement divisé d’une ex-compagne, qui a porté plainte contre lui.

    Ce mardi, son avocate a voulu déminer une à une les accusations. À l’en croire, la mise en danger ne tient pas car l’arrêté de péril du 17 juin 2019 est illégal du fait de l’illégalité, selon elle, de la délégation de fonction consentie par Jean-Claude Gaudin à son adjoint Julien Ruas. C’est juste oublier les 777 pages du jugement – certes frappé d’appel – des effondrements mortels de la rue d’Aubagne, qui a condamné cet élu précisément pour les fautes commises dans la mise en œuvre des pouvoirs de cette délégation.

    On est prié de croire aussi que le péril grave et imminent au 21 rue d’Anvers est une vue de l’esprit. « Ses appartements ne montraient aucun signe de faiblesse. L’élément matériel n’est pas caractérisé, aucun élément moral ne démontre qu’il a sciemment voulu mettre en danger. » « Des locations ont potentiellement eu lieu pendant le péril, mais la relaxe s’impose dès lors que l’arrêté de péril est illégal. »

    Les abus de biens sociaux ? « L’infraction est très compliquée à caractériser. Rien n’est clair sur les versements. » La dissimulation de huit emplois ? « Il n’avait pas l’intention de se soustraire aux obligations sociales. Il a mal fait les choses, mais il a régularisé tardivement avec des chèques emplois-service. Ça vaut juste une saisine des prud’hommes. » Les escroqueries à l’Anah ? « Il a payé ses travaux et a transmis les sept baux. » L’obtention frauduleuse de crédits immobiliers ? « Un simple mensonge écrit ne suffit pas à caractériser le délit. Les traites ont été honorées. Les banques ne sont pas là. Dès lors qu’il n’a porté préjudice à la fortune de quiconque, il n’y a pas d’escroquerie. » Pour Me Saint-Pierre, « le portrait qu’on fait de lui ne colle pas à la réalité ».

    Le délibéré dans un mois devra, lui, coller à la procédure.

  • Les professionnels épinglés par la Sécu

    Les professionnels épinglés par la Sécu

    En proportion, ils sont certes moins nombreux à frauder la Sécurité sociale, mais les sommes escroquées sont bien plus importantes du côté des professionnels de santé que des assurés, notent les différentes caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) de la région, dans leur bilan 2025. À commencer par celle des Bouches-du-Rhône, qui l’a rendu public ce lundi 4 mai.

    S’inscrivant dans le sillage des résultats nationaux – 723 millions d’euros de fraudes détectés, soit une hausse de 15% par rapport à 2024 – la CPAM 13 estime avoir recensé et stoppé 50,2 millions d’euros. Un résultat qui a « triplé en quatre ans », dépassant largement « l’objectif initial fixé à 40 millions », se félicite la direction de la CPAM 13. Et d’en attribuer le mérite au « travail collectif » de « 70 agents spécialisés et formés : investigateurs, enquêteurs agréés et assermentés, rédacteurs juridiques, assistants statistiques, praticiens-conseils et enquêteurs judiciaires commissionnés ». Grâce à eux, « un préjudice de 17 millions a pu être évité, montant inclus dans le total des 50,2 millions », précise-t-elle.

    Sur la répartition des responsabilités, 58% des dossiers, faute ou abus, sont le fait des assurés (plus de 2 millions dans le département), liés aux arrêts de travail et aux droits à l’Assurance maladie. Parmi les 280 dossiers d’arrêts maladie litigieux, « les deux principales pratiques identifiées sont l’utilisation de faux arrêts et l’exercice d’une activité non autorisée durant la période prescrite », détaille la CPAM 13, évaluant leur montant à 2,6 millions. Concernant les fraudes aux droits, elles « résultent principalement du non-respect des conditions de ressources et de résidence », s’élevant à 4,4 millions d’euros de préjudice. Au total, les assurés sont responsables de 8 millions d’euros de fraudes, soit à peine 16% du montant financier total, bien qu’ils représentent plus de la moitié des dossiers repérés.

    Car ce qui coûte le plus cher, ce sont les détournements opérés par les professionnels de santé (21 000 dans le département). Bien que moins fréquents avec 24% des cas, ces derniers sont à l’origine de plus de « 72% des montants détectés et stoppés », avec des sommes moyennes par dossier souvent plus élevées. Soit, en 2025, près de 36 millions d’euros, quelque 3 millions de plus qu’en 2024.

    Les centres de santé,

    une priorité

    En cause « des acteurs qui ne sont pas issus de la santé et qui exploitent le système de santé à des fins financières, en mettant en œuvre des stratégies de fraude délibérées, structurées et parfois déployées à grande échelle », analyse la CPAM, avec dans la ligne de mire les audioprothésistes, les fournisseurs de dispositifs médicaux, les pharmaciens ou certains centres de santé. Ces derniers sont d’ailleurs devenus une « priorité forte pour l’Assurance maladie », dans « la continuité de la stratégie engagée depuis 2021 ». En 2025, les montants détectés et stoppés dans ce secteur dépassent 2,5 millions d’euros. Une « nette progression » avec des chiffres multipliés par six par rapport à 2024, année au cours de laquelle le montant détecté et stoppé s’élevait à plus de 400 000 euros. Plus de 2 millions sont « liés à des actes ou prestations fictifs facturés, mais non réalisés » et 390 000 euros sont attribués « au non-respect des conditions de prise en charge ou des règles de facturation ».

    Autre priorité des agents de la CPAM, les établissements de santé et médico-sociaux, responsables de 18% des cas, « compte tenu des montants en jeu » : 11% du total des fraudes. Les contrôles ont notamment porté sur les dotations versées aux Ehpad, aux services d’hospitalisation à domicile, d’autonomie à domicile, « dans la continuité des années précédentes ». Ils « visent notamment à vérifier l’absence de remboursements indus sur l’enveloppe de soins de ville pour des dépenses déjà couvertes par ces dotations ». La CPAM 13 a remarqué une « amélioration de la qualité de facturation, avec un montant de 5,5 millions de préjudice, contre 7 millions en 2024 ».

    Pour endiguer le phénomène de manière générale, elle mise sur « l’action contentieuse » : pas moins de 1 175 procédures ont été engagées entre sanctions pénales, financières et administratives. Ces dernières ayant rapporté 4,8 millions d’euros. Côté pénal, 446 procédures ont été lancées, dont 313 signalements au procureur et 133 plaintes.

    À Marseille, un pôle d’expertise interrégional, agissant sur toute la région, a aussi été constitué avec onze agents, « dotés de certains pouvoirs d’officiers de police judiciaire, agissant sous l’autorité du parquet ». De quoi démanteler de véritables réseaux d’escroquerie. En témoignent des affaires sous le feu des projecteurs ces derniers mois (lire par ailleurs)…

    CHIFFRES

    1,5

    million d’euros de fraudes. C’est le montant évalué, entre préjudice subi et évité, par la CPAM des Alpes-de-Haute-Provence, pour 2025. Elle compte 139 750 assurés et 1 384 professionnels de santé.

    13,8

    millions d’euros de fraudes. Un « bilan record » pour la CPAM du Var, en « hausse de 15% » par rapport à 2024, face « à des réseaux de plus en plus organisés ». Elle mise sur la prévention pour « sécuriser le système et à éviter le versement de sommes indues ».

    43

    dossiers de fraude repérés par la CPAM 13 sont partis au parquet, 25 ont été pris en charge par le pôle d’expertise en co-saisine avec la gendarmerie, la police nationale ou l’Office nationale anti-fraude, 11 gardes à vue réalisées et 4,6 millions d’avoirs criminels saisis.

    DES AFFAIRES QUI SE MULTIPLIENT

    Un dentiste marseillais jugé fin mai pour des actes fictifs

    Du 27 au 29 mai se tiendra, à Marseille, le procès d’un chirurgien-dentiste marseillais, soupçonné d’actes fictifs sur un panel d’une centaine de patients pour un préjudice de 1,6 million d’euros, au détriment notamment de la CPAM 13.

    Un détournement à 58 millions d’euros

    Une affaire hors-norme de fraude a été rendue publique, le 26 mars, par la procureure de Paris, Laure Beccuau, impliquant sur toute la France plusieurs « structures et particulièrement des centres de soins dentaires », avec des actes fictifs facturés. Parmi eux, un centre marseillais, avec des notes établies au nom d’un dentiste décédé en 2021.

    Un chirurgien aubagnais qui surfacture

    Des centaines d’actes fictifs ou surfacturés en série ont été reprochées, le 22 octobre 2025, à l’ex-chef du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier d’Aubagne. Bilan : plus de 400 000 euros au préjudice de la CPAM 13.

    Un ambulancier marseillais multirécidiviste

    L’affaire est passée en justice en janvier 2025. Déjà condamné deux fois, le patron d’une société d’ambulance marseillaise a persisté à multi-facturer des prestations fictives massives à des organismes sociaux, jusqu’à 80 fois le même trajet. Préjudice : 1 647 000 euros. Il a écopé de 5 ans d’emprisonnement, dont 18 mois de sursis probatoire.

    De fausses ordonnances pour 3,2 millions d’euros

    La dirigeante de quatre sociétés de distribution d’articles médicaux et orthopédiques, basée à La Destrousse, a siphonné 3,2 millions d’euros en cinq ans à la CPAM. Elle a été jugée pour escroquerie et blanchiment en bande organisée, en juin 2025.

    Escroquerie au transport sanitaire dans le Vaucluse

    De fausses courses facturées et des salariés qui conduisent des ambulances sans diplôme… Six personnes ont été impliquées dans une vaste escroquerie aux ambulances, dans le Vaucluse, en juillet 2025. Montant de l’affaire : un million d’euros.

    M.R.