Category: societe

  • En Vaucluse, les services au taquet pour le Tour de France Femmes

    En Vaucluse, les services au taquet pour le Tour de France Femmes

    Une grande première, ça se prépare ! Le Tour de France Femmes passera pour la première fois par le mont Ventoux ce vendredi 7 août. Pour l’occasion, les services de la préfecture et du Département de Vaucluse s’activent afin que tout se déroule sans accroc.

    Une mission similaire à celle menée lors du passage du Tour masculin, déjà passé une vingtaine de fois sur les pentes du Mont Chauve. Sur le bord des routes, les agents en jaune des Routes de Vaucluse sont d’ailleurs à l’œuvre depuis la semaine du 20 juillet. « Nous sommes en train de préparer la mise en place d’éléments de sécurité. À savoir des ballots de paille, de façon à ce que, quand les coureuses passent, dans les giratoires, quand il y a des croisements, des choses comme ça, ils soient prévenus visuellement des éventuels risques de chute », précise Stéphane Boudier, chef du centre routier de Vaison-la-Romaine. Entre 150 et 200 ballots de paille seront installés d’ici le début de l’épreuve.

    Cette préparation a en réalité débuté il y a plusieurs mois Depuis que le parcours a été validé, les organisateurs s’entretiennent régulièrement avec les services routiers. « On voit ensemble les points singuliers. On voit même des endroits où il faut refaire des chaussées ou des choses comme ça, parce qu’il y a des risques, il y a des problèmes », poursuit le responsable.

    Sécurisation

    De son côté, la préfecture de Vaucluse rappelle aussi avoir mis en place de nombreuses mesures de sécurisation autour du parcours. À commencer par le déploiement de plus de 200 gendarmes du groupement vauclusien, qui viennent « en complément du dispositif permanent du ministère de l’Intérieur inséré au sein du Tour de France, mobilisant des forces de l’ordre et de sécurité attachées au Tour », précise la préfecture, dans un communiqué de presse. Les 6 et 7 août, 224 sapeurs-pompiers et 60 véhicules seront aussi mobilisés le long du parcours et en garde casernée. « Si l’attention des services portera sur l’intégralité des massifs forestiers, dans un contexte très sensible à l’éclosion d’incendies, une vigilance particulière s’appliquera autour du massif du mont Ventoux et de celui des Dentelles de Montmirail », est-il précisé. L’accès au massif des Dentelles de Montmirail sera d’ailleurs interdit au grand public durant les deux jours.

    Une cyclosportive est organisée au départ de Vaison-la-Romaine, le jeudi 6 août, la veille de l’épreuve, jusqu’au sommet du Ventoux. Pas moins de 12 000 cyclistes amateurs sont attendus. Sur ces deux journées, des mesures temporaires de circulation sont d’ailleurs mises en place. Tandis que, proche du sommet, trois grandes zones de stationnement seront autorisées. À savoir les Ermitants dès le 4 août, la Frâche uniquement le 7 août et celle du Mont-Serein, où des restrictions seront mises en place les 6 et 7 août.

    Tout en espérant voir une coureuse française lever les bras au sommet.

  • Des feux fixés, mais l’inquiétude demeure avec la canicule

    Des feux fixés, mais l’inquiétude demeure avec la canicule

    Le feu fixé à Gros Bessillon après huit jours de lutte

    L’important incendie dans le département du Var qui a parcouru environ 4 500 hectares en huit jours, menaçant plusieurs villages, a été déclaré fixé mardi soir et un homme soupçonné d’une dizaine de départs de feu dans cette zone a été incarcéré, ont annoncé les autorités. « Le feu est fixé mais le travail se poursuit et la vigilance reste de mise », a indiqué la préfecture du Var dans un communiqué, rappelant que près de 5 000 personnes avaient dû être évacuées de plusieurs communes du centre du département depuis le début du sinistre mardi dernier.

    Déclenché mardi 21 juillet en milieu de journée dans un champ situé sur la commune de Pontevès, l’incendie a dévoré un flanc du massif du Gros Bessillon et cerné plusieurs villages emblématiques de la Provence verte – entre mer Méditerranée et gorges du Verdon – dont Cotignac, Correns ou Barjols. « Certains quartiers de Correns et de Barjols restent soumis aux mesures d’évacuation car ils se situent à proximité ou à l’intérieur du périmètre du feu », précise la préfecture.

    L’incendie qui a mobilisé quotidiennement plus de mille pompiers avec d’importants moyens aériens, assistés de nombreux bénévoles, ne progressait plus depuis plusieurs jours mais avait connu de nombreuses reprises.

    Feu fixé, mais pas encore éteint

    au Bois noir

    Les flammes, qui ont parcouru 510 hectares sur le secteur du Bois noir, sur les communes de L’Argentière-la-Bessée et de Freissinières, sont désormais fixées par les sapeurs-pompiers.

    Après une semaine de haute lutte, le périmètre de l’incendie n’a plus évolué depuis près de quatre jours. Cependant, 120 sapeurs-pompiers et militaires, appuyés par 30 engins restent présents sur place car l’incendie n’est pas encore éteint. Une réactivation d’un foyer a été observée ce lundi soir d’après la préfecture, sur le secteur de L’Argentière. La préfecture prévient que de nombreux points chauds persistent sur l’ensemble du massif et présentent un risque de réactivation, notamment avec la remontée des températures, la sécheresse et les vents attendus dans les prochains jours.

    La gestion de cet incendie provoqué par la foudre et découvert dès le 15 juillet, a suscité des interrogations et critiques sur les réseaux sociaux, le maire de Freissinières évoquant même la création d’une commission d’enquête sur la gestion du feu. De son côté, la préfecture des Hautes-Alpes a rappelé la difficulté d’intervenir sur ce terrain accidenté et annoncé qu’un bilan complet de l’opération sera fait en septembre, avec une réunion de retour d’expérience.

    « Cette évolution favorable permet au territoire de retrouver son rythme estival », se félicite l’office de tourisme du Pays des Écrins. Au hameau de Pallon, le camping des Allouviers a ainsi rouvert ses portes et accueille à nouveau les vacanciers. De même pour les Élixirs d’Isabelle, et ce, dès mercredi, avec les visites du jardin et du caveau.

    Le mégafeu stabilisé, mais

    des inquiétudes liées

    aux températures annoncées

    L’incendie est « stabilisé » et ne « progresse pas », a déclaré en fin de journée mardi la préfète du département, Sophie Brocas. Pour autant, les pompiers ont fait face à « 14 reprises de feu, c’est très important, sur des zones qui avaient déjà été parcourues par le feu ». Ces récidives sont « un témoignage de la précarité de la situation », a averti le commandant Matthieu Jomain, du Service départemental de secours et d’incendie. Pour prévenir de nouvelles récidives, la Défense des forêts contre les incendies (DFCI) a réalisé 121 km de pare-feu, selon son président Bruno Lafon. Passées à midi en vigilance jaune canicule, la Gironde et les Landes s’apprêtent à vivre selon Météo France un « fort pic de chaleur ». Après une première hausse des températures mardi jusqu’à 33 à 35 °C dans les terres, le thermomètre atteindrait des maximales « souvent comprises entre
    38 et 41
     °C » mercredi, avec des vents un peu moins forts mais plus secs, et avant une nette baisse attendue jeudi. Par précaution, mardi, environ 4 000 personnes ont été évacuées des hébergements touristiques de Lacanau, « dans le plus grand calme, puisqu’on avait un peu de temps », s’est satisfait le maire Laurent Peyrondet. Depuis le début du mégafeu, 222 000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes. Les habitants de trois villes proches de Bordeaux évacuées dans le week-end, Le Haillan, Mérignac et Eysines, vont pouvoir rentrer chez eux « s’ils le souhaitent », a annoncé mardi la préfète de Gironde, mais à deux conditions. « Un, qu’ils laissent leur portable allumé et qu’ils suivent strictement les consignes de sécurité. S’ils reçoivent de nouveau un message FR-Alert, ils devront partir. Deux, avoir un sac prêt », a-t-elle précisé. Le feu n’étant pas « fixé », c’est-à-dire contenu, le retour du plus grand nombre dans leurs hébergements n’est à ce stade pas envisageable.

    Début de retour à la normale

    À Biscarrosse, l’incendie qui a détruit près de 200 bâtiments ayant été fixé, les habitants étaient de retour dans la ville mardi, oscillant entre désarroi et soulagement. Après « trois jours dignes de scènes de guerre », « tout le monde est content de rouvrir », assure derrière son comptoir une boulangère à l’entrée de la ville de 15 000 habitants hors saison, autour de laquelle jusqu’à 30 000 personnes ont été évacuées pour échapper aux flammes qui ont ravagé 3 700 hectares de pinède. Le brasier qui a sévi durant plusieurs jours, fixé dans la journée de lundi mais pas encore éteint, continue d’inquiéter. « Le feu peut reprendre. On peut avoir des mauvaises surprises », avait mis en garde la veille le préfet Gilles Clavreul, en maintenant bouclé une poignée de quartiers par précaution.

    Le pays entrevoit « le bout

    du tunnel »

    Si le vent menace de tourner au sud, la levée de l’ordre d’évacuation dans 13 communes donne un premier signal positif de la lutte contre les feux en Espagne. Le travail des pompiers et des militaires « dans des heures très difficiles, très critiques » a permis d’inverser « réellement la tendance et nous permet donc de commencer à entrevoir la lumière au bout du tunnel dans la lutte contre ces incendies, avec toutes les précautions nécessaires », a déclaré mardi le Premier ministre Pedro Sanchez.

    Mais le front le plus critique, au nord du lac artificiel de San Juan à 70 kilomètres à l’ouest de la capitale, préoccupe encore les autorités. Une nouvelle vague de chaleur arrive en Espagne et doit durer jusqu’à au moins dimanche, selon l’Agence météorologique nationale (Aemet), qui a alerté sur des risques « extrêmes » d’incendies.

    Une femme grièvement brûlée dans l’incendie qui a touché l’Andalousie le 9 juillet est morte des suites de ses blessures, a annoncé jeudi l’hôpital où elle était soignée, portant le bilan à 14 morts, en majorité des étrangers. Cet incendie, qui s’était déclenché dans la région d’Almeria, était parti d’un câble d’alimentation électrique le long d’une route nationale dans la zone de Los Gallardos, où la végétation était desséchée à cause de la chaleur, d’après les autorités.

  • Ces fumées polluantes qui touchent la région Sud Paca

    Ces fumées polluantes qui touchent la région Sud Paca

    « Bien que les concentrations polluantes dans l’air aient diminué ce lundi 27 juillet, cette situation devrait perdurer jusqu’à mercredi, où une modification de l’orientation des vents et une reprise de la canicule sont annoncées ». Dans un communiqué, l’association de surveillance de qualité de l’air dans la région, AtmoSud, alerte sur l’impact des fumées de l’incendie de Gironde dans notre atmosphère, car si les effets « ne devraient plus être directs, la présence de polluants “dilués” devrait persister », prévient-elle.

    Alors que dans le Sud Ouest, 2,5 millions de masques FFP2 vont être distribués et que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande de se mettre à l’abri, AtmoSud fait le point sur ce que nous respirons depuis le 19 juillet, date à laquelle les feux varois se sont déclenchés, sans oublier les feux des Hautes-Alpes, entre Freissinières et L’Argentière-la-Bessée, où les flammes restent activent dans la montagne (lire en page 5).

    AtmoSud a mesuré les impacts locaux de ces incendies via des capteurs éloignés de ces zones. Le 25 juillet à Manosque, des pointes horaires jusqu’à 109 microgrammes par mètre cube de particules fines PM10 (air dégradé), et 94% de particules « black carbon » (carbone suie) – liées à la combustion du bois – ont été relevées. Les champs de vent ayant rabattu les panaches du Var sur la vallée de la Durance. Sur Briançon, le 22 juillet, les microcapteurs ont également mesuré d’importantes pointes de particules PM10 (plus de 200 microgrammes par m3).

    Les feux de forêt sans précédent qui ravagent la Gironde depuis le 22 juillet s’ajoutent au facteur de dégradation de la qualité de l’air. Après une première incursion le 24 juillet, l’entrée sur le territoire de ce panache de fumée, annoncée par la plateforme nationale Prev’Air, a été confirmée dimanche en fin d’après-midi par les stations de mesure AtmoSud. Des niveaux élevés de particules fines (PM10) ont été relevés sur la trajectoire du panache.

    Des remontées

    venues d’Espagne

    Des remontées issues des incendies en Espagne ont également concerné les Alpes-Maritimes. AtmoPaca concluant que « la région Sud est actuellement le réceptacle de polluants atmosphériques qui proviennent de feux de forêts plus ou moins lointains – illustrant que ces polluants de l’air circulent sur plusieurs centaines, voir des milliers de kilomètres », appelant à la « plus grande vigilance » qui reste « de mise ».

    Au-delà de la population, il y a aussi le cas des premiers concernés, les pompiers. « L’appareil respiratoire isolant (ARI) reste le seul équipement protégeant contre l’intégralité des polluants gazeux », explique la CFDT des Sdis, mais « avec ses 14 à 16 kg, il est impraticable sur plusieurs heures en milieu naturel : il reste au camion. Les masques de fuite et demi-masques de cabine ne servent qu’au repli. La cagoule devient donc, par défaut, l’unique barrière ». Une cagoule qui a subi des modifications, mais qui ont un coût : 70 euros en moyenne contre 20 euros, ne permettant pas à tous les Sdis de s’équiper. Et là encore, plus chaudes et plus lourdes à porter, elles seraient moins respirables.

  • Des cours gratuits pour que les petits Marseillais apprennent à nager en mer

    Des cours gratuits pour que les petits Marseillais apprennent à nager en mer

    À Marseille, un enfant sur trois ne sait pas nager. Pour y remédier et faire face aux nombreuses noyades de l’été, la Ville de Marseille a mis en place le dispositif « J’apprends à nager » en partenariat avec la Fédération française de natation (FFN) pour former les enfants dès leur plus jeune âge. Les apprentis nageurs s’engagent à venir participer à un cours d’une heure par jour avec un moniteur pendant une semaine. Ils apprendront à nager en mer et à la fin des sept jours, ils seront autonomes et se verront délivrer un diplôme de natation. À Marseille, 12 cours sont dispensés par jour : six ont lieu à la plage du Prophète, et six autres à la plage de la Pointe Rouge.

    « Avant le dispositif, il y avait 10 000 enfants qui apprenaient à nager par an, aujourd’hui, c’est plus de 30 000 », savoure Éric Méry, adjoint aux sports de Benoît Payan. « Dans les quartiers populaires principalement, on sait que le manque d’équipements ou de moyens peut être un frein à l’apprentissage, c’est pourquoi on essaie de faire en sorte qu’ils sachent tous nager avant de rentrer au collège », analyse-t-il avant d’ajouter : « Et apprendre la natation en mer est d’autant plus formateur que les enfants apprennent à s’adapter aux éléments naturels. Dans une piscine, on est rassuré par le bord, ici le bord c’est la plage. Or, 90% des noyades ont lieu en milieu naturel. »

    En ce vendredi de juillet au matin, c’est au tour des enfants du centre social Agora de la Busserine, de faire leurs premières brasses. Arrivés dès 8h30 dans l’eau, les huit jeunes participants apprennent en s’amusant. Ils s’éclaboussent, font l’étoile de mer, jouent avec les frites et font des jeux avec le moniteur. « Allez on fait le petit train à fond ! » « et 3,2,1… Planche ! » Dans le petit carré délimité par les lignes flottantes, tous sont ravis d’être là. À 9h30, lorsque les enfants sortent de l’eau et qu’on leur demande s’ils ont aimé, la réponse est unanime. « C’était trop trop bien ! », s’exclame Alya, 7 ans. Boubakar, 8 ans partage son avis : « J’ai hâte de revenir demain ! »

    Pour compléter l’apprentissage en mer, des piscines mobiles éphémères sont mises en place dans les quartiers les moins bien équipés. Elles permettent aux riverains de pouvoir prendre des cours de natation ou d’aquagym par exemple, sans avoir besoin d’aller jusqu’à la plage du Prophète ou à la Pointe Rouge. Des cours d’aisance aquatique sont aussi proposés aux enfants de 4 à 8 ans afin de les familiariser au milieu. Face au succès, la Ville prévoit de renouveler l’opération chaque été.

  • Sylvie Vinceneux : « La collecte du PCF aidera les sinistrés »

    Sylvie Vinceneux : « La collecte du PCF aidera les sinistrés »

    La Marseillaise : Comment est organisée cette collecte ?

    Sylvie Vinceneux : La fédération départementale du Parti Communiste Français du Var est le collecteur. Le but de la collecte, c’est d’aider les sinistrés. On prend uniquement des chèques pour faciliter la traçabilité. Chaque section locale sera chargée de les récupérer et l’ordre est à mettre au nom de la fédération du Var du Secours populaire. À la fin de chaque semaine, on enverra les chèques à l’ONG.

    Pourquoi avoir choisi une collecte d’argent plutôt de recueillir des dons en nature ?

    S.V. : Le Secours populaire nous a indiqué que le problème des dons en nature, c’est la logistique. Il faut retrier les dons, pour vérifier que rien ne soit périmé. Avec l’urgence de la situation, cela leur donne une charge de travail supplémentaire, ce qui n’est pas le cas quand ce sont des dons monétaires.

    Pourquoi avoir choisi le Secours populaire ?

    S. V. : Dans le Var, l’association est bien structurée, elle est connectée à l’ensemble du territoire, ce qui lui permet de répondre au mieux aux besoins des Varois.

    À quoi cet argent va-t-il servir ?

    S. V. : L’argent permettra de répondre aux besoins des sinistrés. Il faut penser à leurs besoins immédiats et futurs. Les assureurs mettent du temps à rembourser et ce n’est pas toujours à la hauteur des besoins des particuliers. Quand une personne a une voiture depuis 15 ans et qu’elle a été brûlée, l’assurance ne remboursera pas suffisamment pour l’achat d’une nouvelle voiture. Le Secours populaire pourra utiliser cette collecte pour répondre aux besoins des particuliers dans ces situations.

  • À Bollène, les enfants sauvent le dragon

    À Bollène, les enfants sauvent le dragon

    Du Néolithique jusqu’au milieu du XXe siècle, plusieurs civilisations se sont succédé sur le site de Barry, village accroché au flanc d’une colline au cœur du Vaucluse. Fermé au public par arrêté municipal depuis 2009, ce site emblématique de Bollène a retrouvé son accessibilité après plusieurs années de travaux de rénovation et de sécurisation.

    Pour marquer cette réouverture, l’office de tourisme propose pour la première fois une animation à destination des enfants et de leurs parents : l’escape game « Sauvez le dragon des grottes », accessible dès l’âge de 6 ans.

    L’occasion pour les enfants de devenir les héros d’une aventure grandeur nature pour découvrir le village troglodytique. L’objectif, résoudre des énigmes, observer leur environnement et relever des défis pour mener leur mission à bien.

    Infos et réservations : 04.90.30.36.83

  • Retraités, réfugiés et jeunes en insertion dans les champs à Val-Buëch

    Retraités, réfugiés et jeunes en insertion dans les champs à Val-Buëch

    J’ai de l’expérience en agriculture, j’avais une ferme en Syrie. Travailler dans ce chantier d’insertion me permet de rencontrer du monde, car je n’ai pas beaucoup d’amis ici. » Tamam Ibrahim, réfugié syrien arrivé en France il y a huit ans, a été au chômage pendant quatre mois avant d’être orienté par sa conseillère France Travail vers l’association d’insertion des Jardins du Buëch. Il a enchaîné les emplois de courte durée, sans jamais trouver de situation stable. « J’ai été carrossier, travailleur agricole, j’ai travaillé dans un hôtel… », énumère-t-il. Il compte renouveler son contrat au chantier d’insertion des Jardins du Buëch, jusqu’à la durée maximale autorisée : deux ans.

    « C’était moi le premier

    à être licencié »

    Un peu plus loin dans les plantations de haricots, Olivier, 60 ans, s’active à les récolter. Enfant de la Ddass, il n’a jamais appris à écrire correctement, et a ainsi du mal à trouver du travail, surtout depuis qu’il a dépassé les 60 ans. « À un certain âge, t’as plus de travail, c’est fini ! », lance-t-il à ses collègues, tous mobilisés pour la récolte. « Les patrons préfèrent former un jeune ouvrier plutôt que quelqu’un de 60 ans. » Olivier a enchaîné les emplois physiques et manuels, le transport de charges lourdes, avant d’arriver aux Jardins du Buëch. « Maintenant, il faut savoir écrire, se servir d’un ordinateur. Je n’ai jamais vraiment été à l’école petit, car les éducateurs ne s’occupaient pas tellement de nous tant on était nombreux », regrette-t-il. Ainsi, « quand c’était le moment de licencier, c’était moi le premier ». Il sera accompagné par l’association jusqu’à sa retraite, et espère ensuite « acheter un camion et partir sur la Côte d’Azur pêcher la daurade ».

    À Val Buëch-Méouge, près de Laragne, l’association propose du maraîchage ; mais, à Château-Arnoux-Saint-Auban, les personnes en insertion font également de la rénovation et de la communication. Les Jardins du Buëch ont été créés en 2001 par une équipe de psychiatres de l’hôpital psychiatrique de Laragne, « pour faire de l’accueil thérapeutique et de l’insertion au long cours pour un public désocialisé », explique Jean Busch, chef de culture et encadrant technique.

    L’association accueille désormais également des personnes en situation de handicap ou encore des jeunes éloignés de l’emploi, comme Lorenzo, 20 ans, titulaire d’un bac professionnel, orienté par sa mission locale après avoir travaillé en fromagerie, chez France Travail ou encore chez SFR. Le jeune homme suivra bientôt une formation de convoyeur de fonds.

  • A Aix-en-Provence, Pierre Gauthier honoré pour ses quatre décennies au Roy René

    A Aix-en-Provence, Pierre Gauthier honoré pour ses quatre décennies au Roy René

    Quarante ans de carrière récompensés et une médaille du Mérite. C’est le parcours réussi de Pierre Gauthier, confiseur emblématique de la maison Roy René. Celui qui prendra prochainement sa retraite a reçu, le 23 juillet, une médaille du Mérite. Un témoignage de « reconnaissance pour le parcours d’exception » de ce salarié, explique l’entreprise dans un communiqué.

    C’est peu après son service militaire, en mars 1987, que ce dernier intègre la confiserie. « Il y découvre les gestes centenaires du calisson et la précision du nougat. Il ne repartira plus », raconte l’entreprise. Passé par toute la chaîne de fabrication, du conditionnement à la production des confiseries, il a travaillé toute sa vie à la préparation des célèbres calissons, nougats ou caramels à l’huile d’olive de la maison Roy René. « Une vie entière dédiée à l’art du confiseur provençal », saluée par cette dernière, qui ajoute la « rigueur et le soin » de Pierre Gauthier dans son travail.

    « C’est grâce à lui, et à tous ceux qui lui ressemblent, que nous pouvons affirmer fièrement que le Roy René, depuis 1920, ne transmet pas seulement des recettes, il transmet la passion d’être confiseur », souligne Laure Pierrisnard, directrice générale de la Confiserie du Roy René.

    Plus qu’une récompense individuelle

    à travers ce prix, la maison rappelle que « derrière chaque calisson, chaque barre de nougat, il y a des hommes et des femmes qui sont les véritables gardiens » du savoir-faire régional, au cœur d’une entreprise fondée il y a plus de 100 ans.

    En effet, la Maison met en avant le travail de ce confiseur : « Ses mains ont accompagné la transformation du petit atelier familial en premier fabricant de calissons d’Aix-en-France. » Pendant près de quarante ans, Pierre Gauthier, comme d’autres salariés, a vu l’entreprise se développer. Une adaptation « aux nouvelles machines et aux exigences croissantes d’une maison en plein essor », saluée par la direction dans son communiqué.

  • Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Des permanences de la mission locale sont organisées dans le cadre de la convention conclue entre la Ville du Rove et la mission locale de Marseille, afin de faciliter l’accès aux droits et aux services pour les jeunes de la commune. Ce service de proximité permet aux jeunes Rovenains âgés de 16 à 25 ans de bénéficier gratuitement d’un accompagnement personnalisé, au plus près de chez eux. Elles se tiennent en effet en mairie, de 9h à 12h, sans rendez-vous, et sont actuellement assurées par Yvette Hua.

    Cet accompagnement porte ses fruits. Depuis le début de l’année 2026, 18 jeunes ont déjà été accueillis ou accompagnés lors des permanences organisées au Rove. Parmi eux, deux sont entrés en formation, quatre ont accédé à un emploi et un a signé un contrat en alternance.

    En 2025, 33 jeunes Rovenains étaient inscrits à la mission locale de Marseille. Ils ont bénéficié de 215 entretiens, ateliers ou informations collectives, et 29 jeunes ont intégré un dispositif d’accompagnement, dont cinq en Contrat d’engagement jeune (CEJ) et 24 en Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea). Enfin, toujours en 2025, deux jeunes de la commune ont bénéficié du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) pour un montant total de 1 340 euros, ainsi que de 2 682 euros d’allocations Pacea, témoignant de l’importance de cet accompagnement pour favoriser leur insertion.

    Prochaine permanence le vendredi 31 juillet. À partir de la rentrée et jusqu’à la fin de l’année, les permanences sont programmées les vendredis 11 et 25 septembre, les vendredis 9 et 23 octobre, les vendredis 6 et 20 novembre, les vendredis 4 et 18 décembre.

  • Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Bientôt huit ans après le dépôt de plainte du 17 janvier 2019 sur la rafle du Vieux-Port, la justice se dirige vers la reconnaissance des crimes perpétrés à Marseille en 1943. C’est l’aboutissement du long combat « pour la mémoire des disparus et la conscience des vivants » mené par le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, son président Antoine Mignemi, 88 ans, rescapé des rafles, et l’avocat Pascal Luongo.

    Ce drame de la Seconde Guerre mondiale a longtemps été occulté. L’opération Sultan a été ordonnée par Hitler et exécutée avec le concours du régime de Vichy et de la police française, du 22 janvier au 17 février 1943. Cette collaboration s’incarne dans un cliché mettant en présence Bernhard Griese, le chef des SS, et René Bousquet, le secrétaire général de la police de Vichy.

    « Je suis extrêmement heureux, confirme Me Luongo, dont le grand-père et les siens furent raflés. C’est une formidable nouvelle que nous avons annoncée aux victimes, aux membres du collectif, car en plus du crime contre l’humanité des rafles du Vieux-Port, les crimes de guerre de la destruction des Vieux-Quartiers sont reconnus aussi. »

    Selon le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, des magistrats du Parquet national anti-terroriste (PNAT) viendront, fin septembre, présenter aux plaignants cette décision historique à l’occasion d’une réunion publique exceptionnelle au Palais Monthyon. Des magistrats expliqueront aux parties civiles les conclusions du long travail d’enquête mené par le pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre. Depuis mai 2019, les investigations ont été confiées aux enquêteurs spécialisés de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), rattaché à la Gendarmerie nationale. Cette réunion doit être suivie d’une commémoration organisée par la Ville de Marseille.

    Interrogé, le Parquet national anti-terroriste en charge de l’enquête, au tribunal de Paris, s’est refusé à confirmer l’information. « Nous sommes en fin d’investigation. Nous travaillons sur une décision qui n’est pas encore prise. Cette décision ne sera matérialisée qu’à partir du moment où les victimes seront informées. »

    « 12 000 Marseillais ont été chassés des quartiers Saint-Jean et de l’Opéra et transférés à Fréjus. 1 500 d’entre eux furent déportés vers les camps de la mort, et parmi eux plus de 804 déportés parce que juifs », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, à l’occasion du premier hommage national rendu le 29 janvier 2023 pour les 80 ans des rafles des 22, 23 et 24 janvier 1943. Gérald Darmanin était venu, au nom du président de la République, « réparer cette injustice et signifier sa portée nationale ». L’État reconnaissait que cet épisode sombre de la Seconde Guerre mondiale était « bien trop peu relaté dans les livres d’histoire », un épisode dont il avait reconnu qu’il était « à la croisée de la grande histoire et des destins individuels, à la croisée de la honte de la collaboration et de la fierté de la Résistance ».

    Une mémoire occultée

    En mai 2019, le Pnat avait jugé « recevable » la plainte de 24 pages déposée au nom de huit Marseillais survivants et descendants (deux sont décédés en cours d’instruction) de la rafle du 24 janvier 1943 pour crime contre l’humanité. La plainte visait « toute personne ayant commis le crime contre l’humanité à Marseille, Fréjus et Oranienbourg (Allemagne), à l’encontre de la population civile du Quartier Nord du Vieux-Port, à Marseille, entre le 24 janvier 1943 [et] le 19 février 1943 et courant années 1944 et 1945, et en tout cas pour un temps non prescrit, en raison d’une atteinte volontaire à la vie, du transfert forcé de population, de la privation grave de liberté physique et des actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances et des atteintes graves physiques et psychiques ».

    La plainte détaillait combien la population civile, ces familles pauvres issues pour la plupart de l’immigration italienne et en particulier napolitaine, « a été ciblée pour son lieu d’habitation et ses origines, a vécu des arrestations arbitraires, des persécutions, des transferts forcés, des déportations et des atteintes volontaires à la vie, autant d’actes inhumains dans un plan concerté pour le compte d’un État, l’Allemagne nazie, mais aussi de l’État français de Vichy ».