Category: societe

  • [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    La Marseillaise : En 2026, vous avez obtenu le label Tourisme et Handicap. Qu’a-t-il permis dans la prise en charge des personnes en situation de handicap
    à la mer
     ?

    Sophie Guérard : Ils nous ont guidés dans les équipements à mettre en place et de mon côté, j’ai rencontré les usagers et les associations afin de connaître leurs besoins. Aujourd’hui, notre volonté c’est d’être inclusifs pour tout type de handicap, donc on a différentes prises en charge. Si vous êtes en perte de mobilité, c’est essentiellement de l’aide humaine, puis le tapis rigide posé sur la plage permet d’aller jusqu’à l’eau sans s’enfoncer dans le sable. Pour les utilisateurs de fauteuil roulant, il y a l’hippocampe quand le handicap est léger. Il permet de s’immerger, puis la personne peut se lever grâce à la légèreté qu’apporte l’eau. Si le handicap moteur est plus lourd, c’est le tiralo qui va être utilisé. Il flotte et permet donc de se baigner. Pour les personnes déficientes visuelles, on a un dispositif qui émet des sons afin de savoir quand on s’éloigne de la plage. C’est un dispositif mobile qu’on installe sur demande.

    « À nous la mer » a été lancé en 2022 à la Pointe Rouge. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ? Envisagez-vous d’étendre le dispositif en dehors de la saison estivale ?

    S.G. : L’année dernière, on a tenté septembre et on a eu très peu de fréquentation. C’est un dispositif très coûteux donc cette année, on a préféré se concentrer sur les moments où on a vraiment du public. Le budget « À nous la mer » est de 360 000 euros pour cette saison. On a concentré les efforts sur juin, juillet et août, avec une augmentation de fréquentation très importante par rapport à l’année dernière. En juin, on a fait 76% d’augmentation avec 172 utilisateurs sur les trois plages, particuliers et établissements confondus. En juillet, on a eu une augmentation de 300% avec 623 personnes qui ont bénéficié du dispositif. On n’a que des retours positifs, les gens sont contents de pouvoir se baigner et aussi de pouvoir venir en groupe. Les saisonniers qui les accueillent sont formés au levage, au transfert, à la prise en charge des différents types de handicap. La plupart sont des étudiants, une grande partie en école de kiné. Ils font ça sur plusieurs années, donc ils sont vraiment investis sur le sujet. Les agents peuvent rester dans l’eau et donner leur main pendant 40 minutes si besoin. J’étais présente lors d’une visite d’un IME à Corbière en juillet. Ils étaient douze adolescents en situation de handicap. Ils ont été accompagnés au cas par cas dans l’eau. C’est rassurant pour eux d’être accompagnés humainement, sinon, ils ne se baignent pas. Cet été, on s’est aussi rendu compte, que ceux qui viennent pour la première fois se régalent et reviennent. Par exemple, une dame de 93 ans qui est venue en juillet avec sa petite-fille, en partant, elle a dit : « Je vais venir tous les jours. »

    Aujourd’hui, seulement trois plages sont équipées pour tout
    le littoral marseillais, d’autres ouvertures sont-elles prévues
     ?

    S.G. : On tente de mettre à disposition gratuitement toutes les aides dont les personnes en situation de handicap ont besoin pour pouvoir se baigner comme tout le monde. Pour l’instant, on est sur ces trois plages-là parce qu’il y a énormément de contraintes pour installer le dispositif et qu’on a pu le faire que sur ces plages. Il faut qu’il y ait un parking PMR, que ce soit facile d’aller jusqu’au dispositif, que ce soit des plages surveillées… Pour l’instant, on se concentre sur ces trois-là et on va renforcer leur capacité d’accueil au vu de la fréquentation importante de cet été.

    Une fois à la plage, l’accès est pensé pour les personnes en situation de handicap, mais ce n’est pas toujours le cas pour les transports en commun qui y mènent. Est-ce un sujet sur lequel vous travaillez ?

    S.G. : On sait que c’est éminemment compliqué quand on est une personne en situation de handicap moteur d’utiliser les transports en commun aujourd’hui. C’est un des axes d’amélioration prioritaire. On a déjà fait une réunion sur ce sujet avec Samia Ghali, la présidente de la RTM, pour mettre Mobil Métropole en corrélation avec le dispositif « À nous la mer » pour l’été prochain.

    Entretien réalisé
    par Andréa Goyard de Castro

  • Les frais d’inscription différenciés agitent la rentrée universitaire

    Les frais d’inscription différenciés agitent la rentrée universitaire

    Aix Marseille Université (AMU) demeure, malgré « une année difficile pour notre pays » et des « nouvelles formes de conflits qui ont émergé partout dans le monde », un « sanctuaire ». C’est en tout cas ce qu’a défendu Éric Berton, président de l’université, dans son discours de rentrée solennelle lundi, dans ses locaux du Pharo (2e). Un « sanctuaire pour la recherche » d’abord, a-t-il plaidé, avec « une dotation préservée, et même en augmentation, quand les budgets de l’État diminuent dans tous les domaines ». Mais aussi pour les étudiants « quelles que soient leurs origines, leurs religions, leurs convictions, leur sexe ou leur genre ». Un pont parfait pour évoquer le décret gouvernemental de mai 2026, relatif aux modalités d’exonération des droits d’inscription des étudiants étrangers et contre lequel une quarantaine de personnes étaient mobilisées en parallèle, à l’extérieur des bureaux de la direction d’AMU. Concrètement, le texte indique qu’une université n’a la possibilité d’exonérer que 30% des étudiants étrangers hors Union européenne. Une politique jugée xénophobe par l’intersyndicale universitaire. « Sur le fond : cette mesure est une fausse bonne idée, issue de calculs peu rentables sur le long terme, a défendu le président. Sur la forme : ce texte s’impose à l’ensemble des universités. (…) Un décret ne se choisit pas à la carte. Il s’applique. » Sur les 5 500 étudiants extracommunautaires d’AMU, seuls 1 800 seront donc exonérés, a-t-il maintenu.

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • Les Amis de la Marseillaise récoltent 406 euros à Terres de résistance

    Les Amis de la Marseillaise récoltent 406 euros à Terres de résistance

    Notre lectrice martégale Farida Lahouas a gagné le gros lot : une peinture évocatrice du centre-ville de la Venise Provençale réalisée durant le festival par l’artiste Thierry Chauvelot. « C’est ma ville ! ça y ressemble tout à fait », observe notre lectrice ayant grandi dans le quartier de l’Île. « Il va maintenant falloir lui trouver une place pour le mettre en valeur à la maison », promet-elle. « Je suis lectrice et ravie d’avoir pu aider La Marseillaise », conclut Farida Lahouas. Frédéric Boffi, membre des Amis de la Marseillaise, indique vouloir « faire vivre le titre à chaque initiative, à chacun sa mesure ». Avec cette tombola, « les gens sont heureux et entendent parler de ce journal qui est irremplaçable », considère le militant, pour qui les 406 euros récoltés sont autant de « petits ruisseaux qui font de grandes rivières ». Et merci à tous !

    En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.

    D’importantes tensions de trésorerie, notamment liées à nos activités événementielles, nécessitent un soutien immédiat pour que nous puissions continuer à aller de l’avant

    « La Marseillaise » est à vous, elle compte sur vous !

    Les dons à La Marseillaise sont défiscalisés à hauteur de 66%, vous pouvez les réaliser en ligne ou en adressant un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à La Marseillaise 15, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille.

  • Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    « La montagne n’est plus épargnée du risque incendie », a déclaré le Colonel Alain Juge, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Hautes-Alpes. Lundi 7 septembre, il organisait, conjointement avec Philippe Bailbé, préfet du département, et Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis, une conférence de presse pour évoquer les premiers enseignements tirés de la lutte contre l’incendie du Bois Noir, qui a touché 482 hectares dans le territoire des communes du Pays des écrins cet été.

    Quelques heures avant, l’ensemble des acteurs de la lutte de cet incendie, dont les maires des trois communes concernées, se sont rassemblés pour comprendre les faits et écouter les « colères légitimes » et les interrogations des élus locaux sur la gestion de cet « évènement extrêmement complexe ». Pour contextualiser le déroulé des évènements, Nicolas Roux de Météo France a rappelé les conditions météorologiques exceptionnelles rencontrées par le département. « L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans les Hautes-Alpes, a-t-il expliqué, avec 30 à 50% de déficit des précipitations ». Résultat : « Un niveau d’humidité des sols très bas et une végétation particulièrement sensible ». « Avec les brises de vallées en plus, on est dans un contexte qui laisse le feu se développer rapidement », a ajouté Alain Juge.

    « Impossible de chercher le feu »

    La lutte contre l’incendie a été inédite, marquée par un départ de feu « sournois et invisible », provoqué par un impact de foudre le 11 juillet. Les premières fumées ont été détectées le 15. « Il n’y avait aucun signe de feu, mais pourtant il progressait dans les racines », a précisé le directeur du Sdis. Les pompiers ont reçu les premiers appels et ont effectué une reconnaissance. « Mais il était impossible de chercher le feu, assure-t-il. C’est plus qu’un feu de montagne, c’est un feu dans une bande rocheuse de la taille de la Tour Eiffel, 330 mètres. C’est un contexte opérationnel extrêmement difficile ». L’incendie était inaccessible au sol, à cause du terrain très escarpé et des risques de chute de pierres. Après une phase de surveillance jusqu’au 18 juillet, le feu s’est développé et la lutte intensifiée. Jusqu’à 250 pompiers étaient mobilisés par jour. Les premiers moyens aériens ont mis plusieurs jours à arriver, faute de disponibilité. Des habitations et un camping sont évacués au vu des risques de chute de pierres. Le feu a finalement été déclaré éteint le 13 août, soit 33 jours avant son départ. Au total, sept pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie, principalement suite à des coups de chaleur. Aucun blessé chez la population et aucune habitation touchée n’a été déploré, et une étude de restauration post-incendie suivie d’un plan d’action va être réalisée, a expliqué Marie-pierre Michaud, cheffe du service Restauration des terrains en montagne de l’Office national des forêts.

    Malgré une « grosse mobilisation et une stratégie de lutte respectée », Alain Juge a évoqué les pistes d’améliorations. « Il faut réfléchir au niveau national : compte tenu du changement climatique, comment fait-on pour travailler avec des feux de plus en plus hauts en altitude et inaccessibles ? Comment projeter du monde sur place et assurer la continuité en eau ? ».

    Comme première réponse, le président du conseil d’administration du Sdis a déclaré réfléchir à du matériel à acheter, notamment pour limiter les risques pour les pompiers.

    Un second retour d’expérience, plus complet, sera établi à la fin de la saison des feux.

  • À Oraison, une journée pour apporter du répit aux proches aidants

    À Oraison, une journée pour apporter du répit aux proches aidants

    « C’est une partie des soignants qu’on oublie. C’est un rôle peu reconnu qui peut entraîner de la fatigue, du burnout. Ils s’occupent de quelqu’un toute l’année, alors c’est bien que de temps en temps, on s’occupe d’eux » : le maire (Ren.) d’Oraison, Benoît Gauvan, a présenté lundi la journée consacrée aux proches aidants organisée dans sa commune le 7 octobre, aux côtés de l’Ehpad des Tilleuls et d’Espoir’aidants. L’idée de cette journée est d’apporter du répit aux aidants, pour qui il est difficile de trouver du temps et de laisser la personne dont ils s’occupent. « Il y a souvent de la culpabilité, les aidants se disent qu’ils ne peuvent pas laisser un jour ou deux la personne pour s’occuper de soi, sauf que quand on s’occupe bien de soi, on peut encore mieux s’occuper des autres. On n’aide pas bien quand on n’est pas bien », a expliqué le maire, confiant que sa mère avait elle-même « laissé une partie de sa santé » pour s’occuper de sa grand-mère souffrante.

    Que ce soit des parents, des enfants, des conjoints, des voisins ou encore des amis, les aidants manquent de reconnaissance et de visibilité. Avec cette journée, l’idée est aussi de leur montrer « qu’ils ne sont pas seuls » et de partager leurs expériences, alors que leur situation tend à les isoler, avance Benoît Gauvan.

    « C’est une journée qui est destinée à offrir des informations et du répit aux aidants, mais c’est aussi pour permettre le repérage des aidants, et surtout faire connaître la situation des proches aidants au grand public », détaille Isabelle Simeray, directrice d’Espoir’aidants, une plateforme à destination des aidants des Alpes-de-Haute-Provence.

    Des témoignages d’aidants

    Pendant cette journée, deux psychologues animeront notamment un débat et évoqueront les difficultés rencontrées par les proches aidants. Trois personnes viendront témoigner de leur vie d’aidant. Des ateliers bien-être seront proposés pour permettre de prendre du temps pour soi et de se ressourcer. Des sophrologues et des réflexologues de Manosque et de Forcalquier seront sur place. Les personnes aidées pourront être prises en charge « afin de libérer les aidants de leurs contraintes », explique la directrice d’Espoir’aidants. Vingt partenaires animeront des stands et proposeront des activités au village des aidants, dans le château d’Oraison. Ce sera la septième journée des aidants organisée sur le département depuis 2019.

    La journée est financée par le département, l’ARS et Malakoff Humanis. La mairie d’Oraison prête ses locaux et son matériel. Des affichages vont être réalisés dans les pharmacies et les maisons de santé pour informer les aidants de cette journée. Un forum de soutien aux aidants est également organisé à Mirabeau, près de Digne, le 18 septembre.

  • Vaucluse : une meilleure collaboration pour lutter contre les fraudes

    Vaucluse : une meilleure collaboration pour lutter contre les fraudes

    Tout juste sortis de la réunion de rentrée du Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) ce lundi 7 septembre, la CAF et France Travail ont chacun signé une convention partenariale avec le parquet d’Avignon, celui de Carpentras ainsi qu’avec les forces de police afin de faciliter la lutte contre les fraudes.

    Un travail de collaboration existait déjà bien entre les organisations, mais la signature de ce document permet ainsi d’officialiser la chose, notamment avec des protocoles dédiés. « Tout ça, c’est de la coordination pour être au plus près du phénomène des fraudes et les enrayer un maximum. Pour pouvoir travailler de manière la plus fluide et efficace possible, il faut beaucoup de partenaires. Et puis il faut des circuits d’information et de traitement d’information. Et ces conventions, c’est ça », précise ainsi Hélène Mourges, procureure de la République à Carpentras.

    5 millions d’euros

    Objectif, « être le plus réactif possible dans les situations dont nous sommes saisis », pousse-t-elle. Du côté des partenaires sociaux, l’intérêt est aussi « de nous aider à déplacer la focale de nos contrôles un peu moins vers les salariés », précise Christian Delafosse, directeur de la Caf Vaucluse. « Aujourd’hui, on acquiert beaucoup d’informations à la source, les employeurs déclarent en direct tous les mois les revenus versés aux salariés, la CAF les récupère donc ceux qui tardent à déclarer ou qui déclarent pas ou qui confirment pas eux-mêmes des bons montants à un moment, ils finissent immanquablement par être rectifiés », ajoute-t-il. Tout en concluant qu’il y a un progrès à faire sur les « biens mal acquis », notamment en lien avec le trafic de stupéfiants. Avec comme exemple la possibilité de comparer déclarations aux services sociaux et les justifications données à la justice dans différentes affaires.

    Une collaboration au vu des sommes en jeu. La CAF de Vaucluse fait état de 700 dossiers redressés en 2025 pour presque 5 millions d’euros. Tandis que France Travail évoque 3 millions d’euros de préjudice depuis le début de l’année 2026. Une nécessité d’échanger également au vu des progrès des outils en termes de fraudes. « Lors d’un contrôle, on nous avait présenté un faux certificat d’assurance réalisé en moins de 10 minutes grâce à l’intelligence artificielle. Donc, on fait face à des personnes très agiles et il faut y faire face », confie Emmanuel Desjars, directeur interdépartemental de la police nationale en Vaucluse.

  • Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Construit en 1928, le Cercle Naval de Toulon constituait, jusqu’en 2016, un lieu de réception et de restauration de la Marine. Classé Monument historique en 2018, il accueillera, dès septembre 2027, l’École des Industries Avancées (EDEIA), école d’ingénieurs spécialisée en robotique et système embarqué, et le Collège des sciences navales, centre de recherche cofondé avec l’École des Mines Paris – PSL, associant aussi l’Ifremer et l’École navale. Ce projet est lié à la feuille de route André Jubelin, qui vise à renforcer l’industrie de défense française dans le cadre de l’augmentation du budget militaire 2025-2030, prévoyant notamment la création de 10 000 emplois dans le Var. Coût du chantier : 6,9 millions d’euros. Ad.B.

  • Ouverture d’une enquête publique sur le réaménagement de la RN296

    Ouverture d’une enquête publique sur le réaménagement de la RN296

    Supprimer et rétablir des accès riverains de la RN296 pour permettre une sécurisation du parcours et la mise au statut de route express, mettre aux normes l’échangeur de Puyricard et prioriser les transports collectifs entre l’échangeur des Platanes et celui de Puyricard : les trois axes principaux du projet d’aménagement de la RN296 qui sera soumis à enquête publique à partir de lundi prochain.

    Cette infrastructure routière longue de 5,6 km située au Nord-Ouest de la ville permet notamment la liaison entre l’A51 Sud en direction de Marseille et l’A51 Nord en direction des Alpes mais aussi les échanges avec le Nord-Ouest et le centre d’Aix-en-Provence ou encore la liaison A51 (depuis le Nord d’Aix) vers A8 (en direction de Lyon). Le projet porté par porté par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) vise à renforcer la sécurité routière, améliorer l’accessibilité et la desserte des quartiers nord d’Aix-en-Provence et de Puyricard et la performance des transports en commun pour encourager le report modal.

    Il va faire l’objet d’une enquête publique à partir du lundi 14 septembre jusqu’au vendredi 16 octobre inclus. La participation à cette enquête peut se faire de plusieurs façons, par courrier (adressé à la commission d’enquête à la mairie d’Aix-en-Provence) ou en ligne (via le registre numérique www.registre-numerique.fr/reamenagement-rn296 ou par courriel : reamenagement-rn296@mail.registre-numerique.fr) mais aussi en se rendant aux permanences de la commission d’enquête, au service de l’urbanisme – 3, rue Loubet 13100 Aix-en-Provence – le lundi 14 septembre (9h-12h), le mercredi 30 septembre (16h-19h), le jeudi 8 octobre (12h-15h) et le vendredi 16 octobre (13h30-16h30). Ou à la mairie annexe de Puyricard- place des Combattants, le jeudi 17 septembre (11h-14h), le mardi 22 septembre (9h-12h), le vendredi 25 septembre (13h30-16h30), le vendredi 2 octobre (13h30-16h30), le lundi 5 octobre (11h-14h) et le mercredi 14 octobre (13h30-16h30).

  • Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour ne pas résumer la démocratie municipale aux seules échéances électorales et aux débats en séance du conseil municipal avec l’opposition, réduite ici maintenant à l’extrême droite, la Ville prend le parti de réactiver ses conseils de secteur et de les doter d’un budget participatif. À charge aux habitants, associations et commerçants qui siégeront dans ses instances avec les élus de se faire force de proposition.

    « Je veux impliquer très concrètement les Toulonnais dans la vie de la cité », explique Josée Massi.

    En tout cinq conseils de secteur de 4 collèges de 5 membres chacun avec outre les élus, des représentants des habitants, des associations et des commerçants qui vont être désignés par tirage au sort le 28 septembre. L’appel à candidature est lancé depuis lundi (jusqu’au 22 septembre) et des urnes disposées dans les mairies annexes recueillent les formulaires d’inscription. La démarche est également sur le site internet de la Ville.

    « Le message que l’on adresse aujourd’hui aux habitants est très simple. Votre quartier compte, votre parole compte, et nous allons vous le démontrer par des actes », ajoute la première magistrate. Et de poursuivre : « Vous connaissez par cœur, ma méthode : écouter, concerter, décider. Donc, j’ai envie de dire aux habitants, engagez-vous ! »

    « L’objectif, c’est de faire monter les idées et les propositions de celles et ceux qui connaissent leur quartier au quotidien », confirme l’adjointe au maire à la Démocratie de proximité, Corinne Jouve.

    Les Toulonnais invités

    à s’engager

    Et d’insister sur « le budget participatif [qui] est une première à Toulon ». Et qui change tout puisque contrairement aux Comités d’intérêts locaux (CIL) qui recueillent essentiellement les doléances des habitants pour les transmettre à la ville, il s’agit ici de construire collectivement des projets. Même si la Ville garde la main décisionnelle, elle s’engage à motiver le cas échéant ses refus.

    Aux représentants de laisser s’exprimer leur imagination et leur créativité pour l’intérêt général. Que ce soit pour installer, une table de jeu d’échecs dans un parc, la création d’un jardin partagé, d’une fresque pour les plus classiques voire des projets beaucoup plus ambitieux.

    Les élus qui vont présider ces conseils de secteurs sont Brigitte Genetelli pour le Nord-ouest, Jean-Charles Brochot pour le Nord-est, Hélène Audibert pour le centre-ville et Saint-Jean du Var, Ali Khalfaoui pour les quartiers Ouest et Albert Tanguy pour ceux du Sud.

    Voilà, reste plus qu’à oser et rêver sa ville et son quartier comme les minots le font pour leurs écoles lorsqu’ils y sont invités.

    Une nouvelle respiration démocratique permettant de confronter les points de vue et de chercher ensemble des solutions. De faire de la politique en somme.