Category: societe

  • Un homme menaçant et armé d’une machette abattu

    Un homme menaçant et armé d’une machette abattu

    Jeudi après-midi, peu après 16h30, un homme a été abattu par les policiers de la Seyne-sur-Mer, dans le quartier Berthe. L’individu aurait été vu en train de déambuler avec une machette à la main. Il aurait également menacé et giflé des enfants de 10 ans devant l’école maternelle Pierre Semard.

    Les policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain de la Seyne-sur-Mer, prévenus par une mère de famille, sont rapidement intervenus et ont tenté de maîtriser l’individu, à proximité du Collège Henri-Walon. Celui-ci proférant des propos incompréhensibles et se montrant toujours agressif et menaçant au moyen de son arme, et ce, même après avoir subi deux tirs de taser, les policiers ont ouvert le feu en sa direction à six reprises, dans le jardin d’une maison désaffectée, tentant, selon les informations transmises par le procureur de la République de Toulon, d’atteindre le suspect au niveau des jambes. Malgré l’intervention des sapeurs pompiers, qui ont tenté de le réanimer, l’homme est décédé quelques minutes plus tard.

    Deux enquêtes ouvertes par le procureur

    Aucun policier n’a été blessé et le suspect ne serait pas entré en contact avec les élèves de l’établissement scolaire tout proche. Pour l’instant, aucune information concernant son profil, son âge, ses antécédents judiciaires ou toute prise de substance psychoactive n’a pu être confirmée. Pas davantage que les motivations de l’individu.

    Le Procureur de la République de Toulon a décidé d’ouvrir deux enquêtes pour établir les circonstances de ce drame : la première pour les violences commises par le suspect à l’encontre des policiers, confiée à la division de la criminalité territoriale de la Direction interdépartementale de la Police nationale du Var (DIPN). La seconde, confiée en co-saisine à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et au cabinet de discipline du directeur interdépartemental de la Police nationale, sur les circonstances de l’ouverture du feu par les fonctionnaires de police.

  • Convention de Faro : 20 ans de patrimoine vivant, en marche

    Convention de Faro : 20 ans de patrimoine vivant, en marche

    « Il s’agit de mettre les citoyens au cœur du réacteur. Le patrimoine ne s’arrête pas à la pierre mais il est fait d’histoires et de mémoires plurielles », a introduit Perrine Prigent, adjointe au maire chargée du patrimoine, accompagnée de Marie Batoux, déléguée à la démocratie participative, en signant la convention dans l’auditorium du musée d’Histoire de Marseille. Au-delà du symbole, après les adhésions de Samia Ghali en 2009 et Lisette Narducci en 2011, alors respectivement maires des 15/16 et des 2/3, c’est la Ville qui s’engage. « Pour mettre la pression aux États afin qu’ils ratifient le texte », a précisé l’élue.

    Marseille c’est une histoire qui a démarré au début des années 2000, sous l’impulsion de la conservatrice au patrimoine Christine Breton déterminée à faire émerger les histoires qui font Marseille, dans les récits de ses habitants, mémoire vivante. Dans les quartiers populaires, se constituent des groupes de marcheurs qui dépoussièrent les vestiges des usines, défrichent un tunnel sous l’A7 pour déboucher sur le porche du château du roi René devenu pizzeria, déterrent l’histoire d’une bastide sous une cité ou remuent les poubelles qui obstruent la cascade du ruisseau des Aygalades, aujourd’hui destiné à reverdir Euroméditerranée.

    Dès 2007, La Marseillaise accompagne leurs pas et sort par la suite un tiré à part. En 2010, les marches donnent naissance à Hôtel du Nord, une coopérative d’habitants gérée par Prosper Wanner, où chacun se fait hôte pour faire découvrir Marseille autrement. « Chaque habitant dans sa diversité et par son récit est un facteur déterminant de ce qui constitue le patrimoine », assure Francesc Pla Castelltort pour le Conseil de l’Europe. Ou « je suis Marseille et Marseille c’est moi » dira Agnès de Saint-Louis (15e).

    Une chaîne humaine

    Dans cette aventure sans fin, chacun apporte une nouvelle pierre. Également « embarquée » dans la dynamique de Christine Breton, Samia Chabani, directrice d’Ancrages, est allée « là où le regard se détourne, dans l’histoire de l’immigration et des bidonvilles, de leur effacement ». Le patrimoine c’est de l’humain, fait de joie et de douleur. L’événement était aussi l’occasion de présenter officiellement l’entrée au musée d’Histoire de Marseille des chaînes de Noailles, témoignage d’un patrimoine social et militant porté par les habitants du quartier, lié au drame des écroulements des immeubles de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018. Mystérieusement déposées devant le musée, elles symbolisent « une volonté de remettre le patrimoine sous la responsabilité du service public pour permettre à l’histoire de s’écrire dans toutes ses nuances », a souligné Laurent du collectif Noailles Debout, dans la lignée de Jean Jaurès.

  • La colère déborde partout en France

    La colère déborde partout en France

    Selon le ministère de l’Intérieur, 451 789 personnes ont participé aux manifestations en France (hors région parisienne) et la préfecture de police de Paris a dénombré 55 000 manifestants dans la capitale. Plus de 600 actions et manifestations ont été recensées dans tout le pays. Les cortèges ont réuni de 8 800 à 35 000 manifestants à Bordeaux, selon les autorités ou les syndicats, de 14 000 à 20 000 à Lyon, de 1 800 à 3 000 à La Rochelle et de 18 000 à 40 000 à Toulouse.

    Partout, l’intersyndicale a rassemblé plus de monde dans les rues que le mouvement né sur les réseaux sociaux « Bloquons tout », le 10 septembre dernier.

    « Nous avons recensé 260 manifestations dans toute la France », a salué Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, avant le départ du cortège parisien, se félicitant des nombreux piquets de grève.

    Dans le monde éducatif, près d’un enseignant sur six était en grève dans les premier et second degrés, selon les chiffres du ministère. Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a fait état de 45% des personnels de collèges et lycées grévistes. Selon le ministère, 23 lycées ont par ailleurs été complètement bloqués et des blocages filtrants ont été mis en place devant 52 autres établissements.

    Les agents de la fonction publique d’état étaient au total 10,95% sur 2,5 millions d’agents à faire grève, principalement dans l’éducation nationale, selon le ministère. Ce taux d’agents en grève est plus de deux fois supérieur à celui du 10 septembre, à l’appel du mouvement « Bloquons tout » (4,58% sur l’ensemble de la journée). Selon le syndicat L’Union étudiante, « 110 000 jeunes » étaient mobilisés, avec « 14 facs bloquées et 60% des universités mobilisées avec des actions diverses ».

    Dans les transports, le trafic était fortement perturbé, conformément aux prévisions, mais pas « bloqué », selon le ministre des Transports démissionnaire, Philippe Tabarot.

    Les pharmaciens se sont eux aussi mobilisés pour dénoncer la réduction des remises commerciales sur les médicaments génériques. Selon le syndicat de pharmaciens FSPF, environ 18 000 pharmacies sont fermées sur 20 000.

    « L’intersyndicale s’exprimera demain »

    Les huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires) ont appelé à une journée de manifestations dans toute la France pour peser sur les choix budgétaires du nouveau Premier ministre macroniste, Sébastien Lecornu, renouant avec l’unité.

    « On lance un avertissement très clair au gouvernement et à Sébastien Lecornu », a prévenu Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT. « On veut un budget de justice fiscale, sociale et écologique », a-t-elle ajouté.

    Dans le cortège parisien, Hervé Renard, délégué syndical CFTC de 57 ans, s’agace. « On demande encore aux ouvriers de faire des efforts. Je n’ai pas de dettes, moi. La dette de l’état c’est lui qui l’a faite, pas moi », tacle l’ouvrier du BTP.

    Dans un communiqué, jeudi soir, la CGT a indiqué : « Le gouvernement affaibli ne peut plus ignorer la colère, elle est légitime, elle grandit. L’intersyndicale s’exprimera demain pour tirer les leçons et ouvrir des perspectives pour la suite. »

  • Le diocèse conteste avoir tardé à agir face à des agressions sexuelles

    Le diocèse conteste avoir tardé à agir face à des agressions sexuelles

    « L’Église de Marseille s’efforce d’être à la hauteur de la confiance de tous ceux qui se tournent vers elle », insiste le diocèse de Marseille. Ce jeudi matin, c’est par un communiqué de presse que les autorités ecclésiastiques sont venues répondre à une enquête de l’hebdomadaire Paris Match, qui accusait le cardinal Aveline d’une gestion « erratique, voire complaisante », face à des signalements de violences sexuelles au sein de l’archevêché.

    Ainsi l’article indique-t-il que l’archevêque de Marseille n’a alerté le parquet qu’en 2019 pour des faits d’agressions par le curé d’Auriol, cinq ans après avoir été alerté. « Si le Cardinal Aveline avait reçu, au milieu des festivités de son ordination comme évêque auxiliaire une information à propos d’agissements du père Sighieri, il aurait sans aucun doute proposé à la personne, selon son habitude, de prendre rendez-vous », oppose le diocèse, qui rappelle qu’il a été suspendu dès septembre 2020, dix mois après le signalement au procureur et trois ans avant sa condamnation.

    Le communiqué indique aussi qu’il n’a pas connaissance d’abus par un formateur du séminaire d’Aix, relevant du diocèse d’Aix et Arles, malgré les accusations ciblant le recteur de la formation, qui avait reconnu un « manque de chasteté » à l’encontre d’une femme de 28 ans. S’il a été suspendu le temps de l’enquête préliminaire, il a réintégré son poste après le classement sans suite de la plainte.

    De même, le diocèse indique avoir immédiatement prévenu, en août 2020, la congrégation des Oblats de Marie Immaculée et demandé qu’un signalement soit fait au parquet après avoir été alerté avec des aveux filmés sur des faits d’agressions sexuelles présumées, dans les années 1990, du père Hours – ce qui sera fait à l’automne. Mais le cardinal « dément formellement » avoir invité une victime à « ne pas faire de vagues », comme le rapporte l’hebdomadaire.

    Enfin, « il n’a jamais été question de violences sexuelles ni même de gestes équivoques ou ambigus de nature sexuelle » en ce qui concerne le vicaire général de l’archidiocèse, accusé d’une relation « anormale » avec une famille, termine le communiqué. « Certes, il y a encore beaucoup à faire et à mieux faire », conclut le diocèse, « mais il est indéniable que […] des progrès ont été réalisés ». Promettant de poursuivre ces efforts.

  • 112 œuvres de Vasarely de retour à la Fondation

    112 œuvres de Vasarely de retour à la Fondation

    Un chapitre de l’affaire Vasarely se clôt. La juge fédérale de Porto-Rico confirme, ce 15 septembre « la saisie et le transfert en France de 112 œuvres originales de Victor Vasarely, retrouvées au domicile de Porto Rico de Michèle Taburno », résume un communiqué de presse de la fondation Vasarely, paru ce 17 septembre. Une étape dans le dossier judiciaire massif qui oppose cette dernière, belle-fille du plasticien à Pierre Vasarely petit-fils de l’artiste, aussi président de la Fondation Vasarely. Depuis près de trente ans, la Fondation Vasarely s’oppose judiciairement à Michèle Taburno, veuve de Jean-Pierre Vasarely, l’un des deux fils du peintre, autour de la propriété de centaines d’œuvres originales. En 1997, un arbitrage contesté attribue le patrimoine de la fondation Vasarely aux deux fils, les intérêts patrimoniaux sont gérés par Michèle Taburno, avant d’être annulé par la justice française en 2015. Pierre Vasarely st reconnu comme unique légataire universel et seul détenteur du droit moral de l’artiste. Malgré ces décisions, Michèle Taburno conserve et déplace de nombreuses pièces, notamment vers Porto Rico.

    Un « soulagement »

    S’enclenche alors une longue série de procédures. En 2023, le FBI a saisi 112 œuvres à sa résidence de Porto Rico à la demande de la justice française. Si la mise en examen de Michèle Taburno est annulée en 2025, la justice américaine confirme cette semaine le transfert de ces œuvres. À ce stade de l’affaire, quatre avocats et un notaire restent poursuivis dans la même information judiciaire, ouverte en 2019. Un mandat d’arrêt international a lui été délivré en 2018 contre Michèle Taburno. « Je le vis comme une délivrance après tant d’années de procédures que nous a fait subir Madame Taburno, réagit Pierre Vasarely, au sujet du retour des œuvres acté. Le coût financier pour notre institution reste toutefois énorme sans rien dire de la privation durant toutes ces années dans laquelle la Fondation s’est trouvée de ces œuvres majeures. » Le stockage des pièces, même déportées à Porto Rico, coûte près de 3 000 euros par mois à la Fondation. « C’est un soulagement. On ne peut voler impunément une institution reconnue d’utilité publique depuis 1971, devenue Musée de France en 2020 », ajoute Pierre Vasarely, qui rappelle que les œuvres saisies avaient été données à la fondation « de manière aliénable » par Victor Vasarely ainsi que son épouse, Claire Vasarely, dans les années 70-80. À ce stade, la date et les conditions de retour des 112 œuvres ne sont pas établies. « Nous attendons la décision du Tribunal de Porto Rico. Il s’agit d’une procédure qui oppose Mme Taburno à la justice américaine (…) Nous attendons que soit éventuellement purgé le recours ouvert contre ce jugement. Nous entreprendrons alors ce retour, précise Pierre Vasarely. Elle détient de très nombreuses autres œuvres, sans doute à Porto Rico, qui appartiennent à la famille et la Fondation. Une procédure en recel successoral est pendante, sur laquelle il doit être statué d’ici la fin de l’année. » Au retour des œuvres, un constat d’état devra également être effectué pour chacun d’entre elles, permettant d’évaluer leur état de conservation. « Elles ont vocation à être présentées dans nos espaces », assure le Pierre Vasarely.

  • Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    « L’offre est globalement favorable (…), mais l’accès aux soins et au soutien social peut être compliqué pour les publics fragiles », rend compte, le 17 septembre à l’Hôtel de Ville de La Ciotat, Florence Bekkar.

    Coordinatrice de l’Observatoire de la santé et de la qualité de la vie, elle présente une des conclusions du diagnostic territorial de santé, mené en 2024 à La Ciotat et à Ceyreste. « Il a porté sur les ressources, les manques et les besoins. » Parmi les constats, « la prévalence de certaines maladies augmente à cause du vieillissement de la population, la vulnérabilité des mères dans les familles monoparentales », donne-t-elle comme exemples.

    « Beaucoup d’initiatives existent à destination des personnes âgées mais il faut poursuivre les actions auprès des autres publics qui apparaissent comme des priorités. Je pense aux jeunes, petite enfance, enfance et adolescence, en matière sanitaire et sociale et notamment la question de la santé mentale, l’activité physique, le handicap. Je pense aussi aux publics précaires et vulnérables. »

    Elle a annoncé « la création d’un conseil local en santé mentale, instance de concertation entre les professionnels, les services psychiatriques, les usagers et les aidants ». La date n’est pas connue.

    Pour Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste, « ce contrat vise à diminuer les inégalités liées à la santé et au bien-être sur le territoire ». Pour Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat, « personne ne doit être laissé au bord du chemin ».

  • À Montpellier, une semaine pour promouvoir un message de paix

    À Montpellier, une semaine pour promouvoir un message de paix

    Nous sommes dans un basculement. On considère qu’il y a un recul des notions de liberté et d’égalité dans le monde avec des rapports de force qui se sont accentués car nous sommes dans un système capitaliste en crise, qui n’a plus comme ressource que la guerre », soupire Bénédicte Rougy, membre du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap). Alors pour réaffirmer un soutien à la paix, est organisée à Montpellier pour la troisième fois la Semaine de la paix avec plusieurs manifestations, conférences-débat, projections de film.

    Un événement proposé par le collectif éponyme, regroupant une pléthore d’associations et syndicats tel que le comité montpelliérain du mouvement pour la paix, la LDH, l’AFPS 34, la FSU, la CGT Retraités, etc. Premier rendez-vous est donné dimanche 21 septembre pour la Journée internationale de la paix.

    Au programme, une manifestation pacifiste au départ de l’office de tourisme (16h) dans un contexte d’abandon du droit international, comme le montre notamment le génocide en cours à Gaza. « Il ne peut y avoir de paix sans justice, basée sur le droit international et son respect. Or, au Proche-Orient, un État est devenu un État voyou, qui ne respecte aucune résolution de l’ONU dont il est membre. Son dirigeant est sous mandat d’arrêt international et est en train de commettre un génocide devant les yeux du monde entier. Il se livre à la piraterie en Méditerranée à l’égard des flottilles qui essaient d’exprimer leur solidarité vis-à-vis de la Palestine », insiste Évelyne Duval de l’Association France Palestine solidarité (AFPS 34).

    80 ans d’Hiroshima

    La manifestation sera par ailleurs précédée par la projection du documentaire Innocence, réalisé par l’Israélien Guy Davidi (11h, au cinéma Utopia). « Il a récupéré des vidéos de familles israéliennes où l’on voit six jeunes instrumentalisés dès l’école, ils dessinent des chars, etc. Dès le départ, on montre que ces enfants ne sont pas manipulables, différents. Les enfants grandissent jusqu’au service militaire où ils finiront par se suicider, ne voulant pas être complices du gouvernement », détaille Monique Serot-Chaïbi, de l’AFPS 34. Un débat suivra la projection, animé par l’historienne Sophie Besis.

    Mais la semaine de la paix ne se focalise pas uniquement sur la situation au Proche-Orient. Également au programme, une conférence portant sur les guerres et la violence du système global, une nouvelle fois animée par Sophie Besis, mais cette fois-ci épaulée par le doctorant en droit public et membre de la LDH, Logan Girard (lundi 22 à 18h, avenue Saint-Charles). « Aujourd’hui on peut se poser la question de la violence comme mode d’organisation de la société et finalement la force. Il faut interroger ces notions pour bien les prendre en compte. L’important est de diffuser le plus largement ce message de paix, même si avec tout ce qui se passe dans le monde, notamment en Russie, est quand même particulièrement inquiétant », fait valoir Sophie Mazas, membre de la LDH de l’Hérault.

    Cette édition de la Semaine de la paix coïncide également avec la commémoration des 80 ans d’Hiroshima et Nagasaki. En ce sens, un hommage est organisé le vendredi 26 septembre à Plan-Cabanes à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. Au programme, une agora littéraire (15h), des témoignages sur cette catastrophe (17h30) ainsi qu’un débat portant sur le désarmement nucléaire avec Didier Latorre, représentant de Arrêt du nucléaire 34 (18h). « Les gens n’imaginent même pas le danger que représente la course au nucléaire. Notre rôle dans la semaine est d’informer sur ces enjeux, ne pas faire que ce soit des impensés », insiste Martine Ragonnet du Mouvement de la paix. En somme, une semaine pour prendre conscience de l’importance cruciale de la paix.

    Programme complet à retrouver sur lacarmagnole.fr.

  • Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    À la sortie du métro Gèze, à gauche du magasin Lidl, se tient ce mercredi et jeudi un drôle de village dans les locaux de l’association Banlieue Santé. Pendant deux jours les habitants du quartier peuvent se faire vacciner, faire faire leurs lunettes, prendre rendez-vous chez des professionnels de santé ou encore actualiser leurs droits.

    C’est le 4e événement de ce type que la ville de Marseille organise cette année. Après Air Bel, Belle de mai et les Rosiers, c’est donc à Gèze que se retrouvent service de la Ville, assistance publique et hôpitaux de Marseille (AP-HM), sécurité sociale et associations. « La genèse de ce projet, c’est l’ambition de lutter contre les inégalités d’accès à la santé, explique Michèle Rubirola, première adjointe (EELV) au maire chargée des questions de la promotion santé. Parce que dans ces quartiers il manque de tout : praticiens, services publics… ». à l’entrée du bâtiment, des « passeports santé » sont distribués à toutes les personnes qui arrivent pour qu’elles puissent y inscrire leurs informations. Dans la première salle, les stands sont plutôt dédiés aux questions d’accès aux droits. La sécurité sociale y tient par exemple un stand pour aider ceux qui en ont besoin à faire leurs démarches.

    Préventions, vaccins et lunettes

    à côté, la maison des femmes est là pour venir en aide aux femmes victimes de violence. Souad Falhi, bénévole et diplômée en prévention en santé est là pour bien orienter celles qui seraient intéressées. « On fait de la prévention sur la santé, notamment sexuelle et reproductive. Quand il y en a besoin on peut les rediriger vers la maison des femmes ».

    Dans la cour, à l’arrière, d’autres associations sont présentes pour faire de la prévention, vacciner ou s’équiper en lunettes. Jeunes, personnes âgées, parents avec enfants, ils sont nombreux à s’arrêter au stand du centre de vaccination international de Marseille. Certains sont de passage sur leur pause de travail et en profitent pour faire un bilan de prévention. Nadia, la cinquantaine, est tombée sur le village santé par hasard. « Je ne connaissais pas l’endroit, mais en faisant mes courses, on m’en a parlé, explique-t-elle. Comme j’ai beaucoup de maladies chroniques, je voulais voir si tout allait bien. » Un peu plus loin, sur le stand de « droit de regard », les visiteurs choisissent leurs lunettes. « On est un opticien classique mais on pratique le 0 reste à charge, donc les clients repartent en ayant rien à avancer », explique l’opticien derrière des centaines de montures exposées.

    « Aller vers » les habitants

    Un village santé organisé par la Ville en partenariat avec l’AP-HM. « Les hôpitaux ont toujours été très concentrés à l’intérieur de leurs murs, explique François Crémieux directeur de l’AP-HM. Notre but est de sortir de cela pour aider à l’accès au soin et à la prévention. » L’organisation de ces villages répond à un besoin « d’aller vers » des populations qui peuvent être éloignées du système de soin. Mais pour l’adjointe au maire chargée de la santé ce n’est pas suffisant : « on ne fait pas que des événements one shot. On a ouvert 3 centres de soin avec l’AP-HM aux Aygalades, aux Flamants et à André Roussin pour avoir une meilleure couverture de soins à l’année car la santé devrait être un bien commun. » Un dernier village santé est prévu à Littoral Sud du 15 au 17 octobre.

    « La santé devrait être un bien commun »

  • Perpétuité pour avoir torturé un jeune dealer

    Perpétuité pour avoir torturé un jeune dealer

    El Kabir M’Saidie Ali, âgé de 20 ans au moment des faits et qui niait son implication, est resté impassible au moment où la Cour d’assises d’appel des Alpes-Maritimes a prononcé sa peine, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. En première instance, il y a 2 ans, devant les assises des Bouches-du-Rhône, il avait été condamné à 25 ans de réclusion pour séquestration accompagnée d’actes de torture et de barbarie.

    La victime a un parcours cabossé. Issu d’une famille réfugiée de République démocratique du Congo, placé dès l’âge de 2 ans, l’adolescent avait fugué à 16 ans de son foyer de Chartres (Eure-et-Loir) pour rejoindre Marseille et se « faire de l’argent facilement ». C’est l’été 2019, il arrive dans la deuxième ville de France, se fait engager dans un quartier. Il est interpellé, placé dans un foyer, d’où il fugue. En sortant, il va récupérer la drogue qui n’avait pas été saisie et tente de la revendre pour son compte dans la cité Félix-Pyat. « idée suicidaire », selon un enquêteur.

    Vite repéré, il est battu, entraîné dans un ancien local associatif où de nombreux jeunes se succèdent pour frapper ou regarder. Le soir tombant, il est ligoté à une chaise, les vêtements arrachés, les yeux bandés, un bâillon dans la bouche… et longuement torturé.

    Une quarantaine de brûlures de cigarettes, des brûlures au chalumeau au niveau des parties génitales… La douleur est telle que l’adolescent a raconté aux enquêteurs avoir essayé d’avaler son bâillon pour en finir. Il est secouru par un grand du quartier. « Il n’a plus de moteur, selon son avocat, Me Xavier Torré. C’est un mort-vivant. »

    Entre 2022 et 2023, un jeune de 17 ans et trois jeunes majeurs, impliqués à des degrés divers dans son calvaire, ont été condamnés à des peines de 5 à 10 ans de réclusion. Accusé d’être l’un des deux principaux tortionnaires – le second n’a pas pu être formellement identifié – M. M’Saidie « a sa place dans le box », avait insisté l’avocate générale, requérant une peine de 30 ans de prison.

  • De La Ciotat à Aix, pour un cessez-le-feu à Gaza

    De La Ciotat à Aix, pour un cessez-le-feu à Gaza

    « L’armée israélienne massacre encore et toujours des femmes et des enfants, bombarde des civils déjà apeurés, blessés, réfugiés, endeuillés et affamés mais le monde s’en fiche. Quelle honte pour l’humanité ! », peut-on lire sur une pancarte. Aux alentours de midi, mercredi, à La Ciotat, plusieurs dizaines de manifestants, venus à l’appel du Collectif Palestine La Ciotat* déambulent quai François-Mitterrand dans le Port-Vieux, devant quelques clients attablés à la terrasse des restaurants. Le cortège scande « Netanyahou assassin ! Macron complice ! », « Qui ne dit mot consent ! ».

    « On crie notre colère »

    Le Ciotaden Philippe Bonneau, très impliqué dans le soutien aux Palestiniens, prend la parole : « On est là aujourd’hui car depuis dimanche dernier, l’armée israélienne est rentrée dans la ville de Gaza, avec le projet de la raser. Un million d’habitants y vivent, et 200 000 sont déjà partis dans des camps soi-disant humanitaires. » Il continue : « Notre rassemblement vise à dire tout le mal de cette manœuvre d’extermination lente de tout un peuple en Palestine. On marche sur la tête et on crie notre colère ! Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat. » Depuis 69 dimanches maintenant, lui et d’autres citoyens et militants se rassemblent le matin sur les marches de l’église de l’Assomption à La Ciotat en soutien aux Palestiniens et en particulier à une famille élargie de 80 personnes qui vit sous des tentes à Khan Younès, au Sud de la bande de Gaza. Le groupe fait parvenir à cette famille de l’argent pour survivre. « Les Gazaouis connaissent la famine. Ils sont parfois obligés de mâchonner de l’herbe pour tromper la faim… », lance Philippe Bonneau. Pour lui, au-delà de la reconnaissance de l’État palestinien par Emmanuel Macron, « il faudrait des sanctions, que la France cesse ses exportations d’armes vers Israël. L’Espagne vient de le faire ».

    À la Rotonde à Aix-en-Provence, c’est une veillée aux flambeaux à laquelle ont participé, mercredi soir, plusieurs dizaines de citoyens, à l’appel du collectif Aix-Palestine, toujours pour exiger l’arrêt des massacres.

    « Il faudrait que la France prenne des sanctions contre Israël »