Category: societe

  • Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi dans l’Hérault

    Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi dans l’Hérault

    Je ne comprends pas pourquoi pas moi », souffle dans le micro un jeune homme venu témoigner de son désarroi. Ce 16 septembre, ils sont une cinquantaine rassemblés sous les fenêtres du rectorat à l’appel du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), qui se mobilise chaque année pour dénoncer la sélection à l’entrée en master et aider les étudiants restés sur le carreau à se faire inscrire au forceps.

    « Je me retrouve sans master, malgré une double licence en droit privé et en droit public », confie Nermine. « Le seul argument qu’on me donne, c’est celui de la capacité d’accueil. Mais j’ai travaillé dur, j’ai fait des stages chaque été pour valider mon diplôme. Et aujourd’hui je me retrouve sans rien », poursuit cette jeune étudiante tunisienne de 23 ans, qui dénonce « une sélection sans logique. Des gens qui ont eu de moins bons résultats que moi ont été acceptés », soupire-t-elle, confiant avoir « frappé à toutes les portes. Cette mobilisation aux côtés du Scum est mon dernier recours ». Bientôt, son titre de séjour, conditionné à son inscription en master, arrivera à expiration. « Je vais me retrouver avec une OQTF [obligation de quitter le territoire français, Ndlr]. Je ne comprends pas cette rupture du droit à la poursuite d’études. C’est injuste. »

    « Violence psychologique, sociale, financière »

    « On parle d’étudiantes et d’étudiants diplômés, qui ont validé leur licence, donc dont le corps enseignant considère qu’ils ont le niveau pour entrer en master », insiste Fabien Bon, représentant du Scum. « Or ce sont ces mêmes enseignants qui, deux mois après, envoient des mails à ces étudiants pour leur dire : je ne te prends pas dans mon master », décrit-il, dénonçant une « violence psychologique, sociale, financière » [les étudiants qui se retrouvent sans affectation perdent leurs bourses, et souvent leur logement, Ndlr].

    Comme chaque année, le Scum va donc remuer ciel et terre pour tenter de faire inscrire sous la pression la cinquantaine d’étudiants sans fac recensés en cette rentrée, en impulsant des recours administratifs auprès du rectorat mais aussi en allant solliciter directement les présidences d’université et les enseignants concernés. « À Montpellier il y a 80 000 étudiants. Personne ne nous fera croire qu’on ne peut pas accueillir 30 ou 40 étudiants de plus », assène Fabien Bon. « L’an dernier, on a fait inscrire une trentaine d’étudiants sur les deux universités grâce aux démarches de recours et 14 via les mobilisations auprès des enseignants et des présidences d’université », rappelle-t-il.

  • « “Femme, vie, liberté”, c’est une lumière au bout du tunnel »

    « “Femme, vie, liberté”, c’est une lumière au bout du tunnel »

    La Marseillaise : Pourquoi c’est important pour vous de prendre part à ce forum ?

    Aïda Tavakoli : Je suis présidente de l’association We are Iranian Students qui défend les droits des étudiants iraniens. Le mouvement « Femme, vie, liberté » qui a commencé en 2022 a très rapidement dépassé les frontières de l’Iran. J’ai été appelée en tant que militante iranienne à participer à la marche du 4 octobre 2023 en Israël, organisée par les guerrières de la paix. C’est finalement ma mère qui s’y est rendue. Trois jours avant le 7 octobre, des militantes palestiniennes, israéliennes, et du monde entier ont chanté « Femme, vie, liberté », en arabe, en hébreu, en anglais. C’est un message, un projet de société tellement nécessaire qu’il me semblait important qu’il soit représenté ici, c’est une lumière au bout d’un tunnel dont on ne voit plus le bout. C’est une pensée politique qui existe trois ans après le soulèvement parce que des femmes et des hommes ont donné leur vie pour cela.

    Cela fait trois ans que Mahsa Amimi a été assassinée, déclenchant le mouvement « Femme, vie, liberté ». Quelle est la situation aujourd’hui ?

    A.T. : La situation est très difficile. Il y a beaucoup de lassitude, de désespoir et en même temps il y a un point de non-retour qui a été franchi. Une barrière de la peur, de la tétanie qu’insufflait le régime islamique qui a été détruite. On est plus proche de la chute du régime. La situation économique est extrêmement difficile : deux heures d’eau courante et d’électricité par jour même dans les grandes villes, 60% d’inflation, la classe moyenne n’existe plus. Mes cousines, éduquées, architectes ne peuvent plus s’acheter de la viande ni même des œufs. La précarité concerne tout le monde. Hemingway disait que les dictatures tombent comme les entreprises font faillite : progressivement puis soudainement. La désobéissance civile continue. On a vu les images de ces femmes qui se sont dévoilées dans un cimetière musulman et ont porté le cercueil d’une femme qui a été tuée. Il n’y a pas de retour en arrière après ça. Il y a des racines de ce régime islamique qui sont arrachées.

    Les frappes israéliennes sur l’Iran, mais aussi le Liban et le Qatar, ne sont-elles pas le prélude à une généralisation du conflit propice au maintien des obscurantistes partout ?

    A.T. : Il y a une émission en ligne lancée par des étudiants iraniens qui ouvre un dialogue démocratique entre des pro et des anti-régime. Ça demande un courage immense, au risque de l’emprisonnement, de la torture, de la pendaison. L’un des derniers numéros concerne votre question. L’étudiant disait au pro-régime : une population qui ne vous soutient pas même quand elle reçoit des bombes de l’extérieur, c’est la définition de votre chute. Je ne crois pas que quoi que ce soit aide ce régime à rester en place.

    Imaginez-vous deux États, Israël et Palestine coexister sans que les extrémistes religieux n’attaquent les droits humains et ceux des femmes ?

    A.T. : L’heure n’est pas à l’imagination mais au travail. C’est dangereux de sous-estimer l’ampleur du travail qu’il y a à faire. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Abandonner ce travail serait suicidaire, ce serait accueillir à bras ouverts le chaos, la mort et l’injustice. Ne rien faire, se dire « je n’y connais rien, j’espère que ça ira », c’est être complice de ce qui est en train de se passer là-bas.

  • « “Femme, vie, liberté”, c’est une lumière au bout du tunnel »

    La Marseillaise : Pourquoi c’est important pour vous de prendre part à ce forum ?

    Aïda Tavakoli : Je suis présidente de l’association We are Iranian Students qui défend les droits des étudiants iraniens. Le mouvement « Femme, vie, liberté » qui a commencé en 2022 a très rapidement dépassé les frontières de l’Iran. J’ai été appelée en tant que militante iranienne à participer à la marche du 4 octobre 2023 en Israël, organisée par les guerrières de la paix. C’est finalement ma mère qui s’y est rendue. Trois jours avant le 7 octobre, des militantes palestiniennes, israéliennes, et du monde entier ont chanté « Femme, vie, liberté », en arabe, en hébreu, en anglais. C’est un message, un projet de société tellement nécessaire qu’il me semblait important qu’il soit représenté ici, c’est une lumière au bout d’un tunnel dont on ne voit plus le bout. C’est une pensée politique qui existe trois ans après le soulèvement parce que des femmes et des hommes ont donné leur vie pour cela.

    Cela fait trois ans que Mahsa Amimi a été assassinée, déclenchant le mouvement « Femme, vie, liberté ». Quelle est la situation aujourd’hui ?

    A.T. : La situation est très difficile. Il y a beaucoup de lassitude, de désespoir et en même temps il y a un point de non-retour qui a été franchi. Une barrière de la peur, de la tétanie qu’insufflait le régime islamique qui a été détruite. On est plus proche de la chute du régime. La situation économique est extrêmement difficile : deux heures d’eau courante et d’électricité par jour même dans les grandes villes, 60% d’inflation, la classe moyenne n’existe plus. Mes cousines, éduquées, architectes ne peuvent plus s’acheter de la viande ni même des œufs. La précarité concerne tout le monde. Hemingway disait que les dictatures tombent comme les entreprises font faillite : progressivement puis soudainement. La désobéissance civile continue. On a vu les images de ces femmes qui se sont dévoilées dans un cimetière musulman et ont porté le cercueil d’une femme qui a été tuée. Il n’y a pas de retour en arrière après ça. Il y a des racines de ce régime islamique qui sont arrachées.

    Les frappes israéliennes sur l’Iran, mais aussi le Liban et le Qatar, ne sont-elles pas le prélude à une généralisation du conflit propice au maintien des obscurantistes partout ?

    A.T. : Il y a une émission en ligne lancée par des étudiants iraniens qui ouvre un dialogue démocratique entre des pro et des anti-régime. Ça demande un courage immense, au risque de l’emprisonnement, de la torture, de la pendaison. L’un des derniers numéros concerne votre question. L’étudiant disait au pro-régime : une population qui ne vous soutient pas même quand elle reçoit des bombes de l’extérieur, c’est la définition de votre chute. Je ne crois pas que quoi que ce soit aide ce régime à rester en place.

    Imaginez-vous deux États, Israël et Palestine coexister sans que les extrémistes religieux n’attaquent les droits humains et ceux des femmes ?

    A.T. : L’heure n’est pas à l’imagination mais au travail. C’est dangereux de sous-estimer l’ampleur du travail qu’il y a à faire. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Abandonner ce travail serait suicidaire, ce serait accueillir à bras ouverts le chaos, la mort et l’injustice. Ne rien faire, se dire « je n’y connais rien, j’espère que ça ira », c’est être complice de ce qui est en train de se passer là-bas.

  • « Pas d’autre plan que d’évacuer les colonies »

    « Pas d’autre plan que d’évacuer les colonies »

    La Marseillaise : Israélienne, femme rabbin pour la paix, comment vivez-vous la période en Israël ?

    Nava Hefetz : C’est dur. On est souvent menacés. On est parfois bannis de notre famille qui ne pense pas comme nous. Surtout depuis le 7 octobre, des amis ont coupé les liens. Mais ce n’est pas important au regard de l’enjeu.

    Le gouvernement israélien réprime son opposition parlementaire et commet ce que les institutions appellent un génocide. Israël est-il encore une démocratie ?

    N.H. : On est en train de perdre notre démocratie. Elle est formelle mais ne correspond plus aux valeurs démocratiques. On sent la répression, la répression est violente. Le clivage qui a lieu en Israël aujourd’hui, ce n’est plus vraiment un clivage droite- gauche mais un clivage messianiques-démocrates. Tant qu’il n’y a pas d’élection, on ne peut pas mesurer l’état du rapport de force mais sur le terrain nous sentons la pression des messianiques. D’ailleurs, le gouvernement Netanyahu ne tient que par les dirigeants des colons Smotrich et Ben Gvir. Donc Netanyahu laisse faire les violences notamment en Cisjordanie.

    Depuis cette nouvelle guerre, on assiste à une flambée d’antisémitisme. Comment l’analysez-vous ?

    N.H. : L’antisémitisme est un phénomène ancien. Il était latent et n’attendait qu’une étincelle. C’est très facile de mettre tous les Israéliens dans le même paquet, tous les juifs dans le même paquet comme si on était tous pro-Netanyahu. Ça fait cinq ans qu’Israël connaît des manifestations massives. D’abord pour la réforme judiciaire, puis on a enchaîné avec le 7 octobre et rien ne bouge. Les manifestations ne suffisent plus. Il faut être beaucoup plus incisif, il faut carrément stopper le pays si on veut changer.

    Croyez-vous aux sanctions économiques ?

    N.H. : C’est une chose qui n’a pas été essayée parce que les économies occidentales sont très liées à celle d’Israël. Moi, je crois que des mesures, par exemple sur les visas, pourraient créer un électrochoc.

    Que pensez-vous de l’initiative française pour la reconnaissance de l’État palestinien ?

    N.H. : C’est très tard mais mieux vaut tard que jamais. Il faut voir ce qui se passe à Gaza mais aussi en Cisjordanie. La politique des colons est d’étendre leurs emprises en multipliant les avant-postes. Il y a 900 barrages routiers qui enferment les villages palestiniens. Il y a une stratégie délibérée de rendre l’existence d’une Palestine souveraine impossible. 4 000 habitations sont en construction près de Jérusalem-Est dans ce but. Il y a aussi un harcèlement des populations palestiniennes proches d’Ébron où chaque nuit des jeunes colons délinquants viennent mettre le feu, vandalisent les commerces palestiniens, les voitures pendant que l’attention est à juste titre sur Gaza. Que fait la France contre ça ?

    Quel est, selon vous, le chemin de paix à emprunter ?

    N.H. : Il n’y aura pas d’autres plans que d’évacuer les colonies et de créer un État palestinien. On est ensemble, israéliens, palestiniens, militants. On ne lâche pas, on ne lâchera pas.

  • « Pas d’autre plan que d’évacuer les colonies »

    La Marseillaise : Israélienne, femme rabbin pour la paix, comment vivez-vous la période en Israël ?

    Nava Hefetz : C’est dur. On est souvent menacés. On est parfois bannis de notre famille qui ne pense pas comme nous. Surtout depuis le 7 octobre, des amis ont coupé les liens. Mais ce n’est pas important au regard de l’enjeu.

    Le gouvernement israélien réprime son opposition parlementaire et commet ce que les institutions appellent un génocide. Israël est-il encore une démocratie ?

    N.H. : On est en train de perdre notre démocratie. Elle est formelle mais ne correspond plus aux valeurs démocratiques. On sent la répression, la répression est violente. Le clivage qui a lieu en Israël aujourd’hui, ce n’est plus vraiment un clivage droite- gauche mais un clivage messianiques-démocrates. Tant qu’il n’y a pas d’élection, on ne peut pas mesurer l’état du rapport de force mais sur le terrain nous sentons la pression des messianiques. D’ailleurs, le gouvernement Netanyahu ne tient que par les dirigeants des colons Smotrich et Ben Gvir. Donc Netanyahu laisse faire les violences notamment en Cisjordanie.

    Depuis cette nouvelle guerre, on assiste à une flambée d’antisémitisme. Comment l’analysez-vous ?

    N.H. : L’antisémitisme est un phénomène ancien. Il était latent et n’attendait qu’une étincelle. C’est très facile de mettre tous les Israéliens dans le même paquet, tous les juifs dans le même paquet comme si on était tous pro-Netanyahu. Ça fait cinq ans qu’Israël connaît des manifestations massives. D’abord pour la réforme judiciaire, puis on a enchaîné avec le 7 octobre et rien ne bouge. Les manifestations ne suffisent plus. Il faut être beaucoup plus incisif, il faut carrément stopper le pays si on veut changer.

    Croyez-vous aux sanctions économiques ?

    N.H. : C’est une chose qui n’a pas été essayée parce que les économies occidentales sont très liées à celle d’Israël. Moi, je crois que des mesures, par exemple sur les visas, pourraient créer un électrochoc.

    Que pensez-vous de l’initiative française pour la reconnaissance de l’État palestinien ?

    N.H. : C’est très tard mais mieux vaut tard que jamais. Il faut voir ce qui se passe à Gaza mais aussi en Cisjordanie. La politique des colons est d’étendre leurs emprises en multipliant les avant-postes. Il y a 900 barrages routiers qui enferment les villages palestiniens. Il y a une stratégie délibérée de rendre l’existence d’une Palestine souveraine impossible. 4 000 habitations sont en construction près de Jérusalem-Est dans ce but. Il y a aussi un harcèlement des populations palestiniennes proches d’Ébron où chaque nuit des jeunes colons délinquants viennent mettre le feu, vandalisent les commerces palestiniens, les voitures pendant que l’attention est à juste titre sur Gaza. Que fait la France contre ça ?

    Quel est, selon vous, le chemin de paix à emprunter ?

    N.H. : Il n’y aura pas d’autres plans que d’évacuer les colonies et de créer un État palestinien. On est ensemble, israéliens, palestiniens, militants. On ne lâche pas, on ne lâchera pas.

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    Soutenir le droit international, exiger un cessez-le-feu général et rappeler que la guerre et la paix sont des choix politiques », ce sont les trois grands objectifs du rassemblement organisé dimanche en haut de l’esplanade Bargemon (2e), à l’occasion de la journée internationale de la paix, instaurée en 1981 par les Nations unies. Porté par le Mouvement de la Paix des Bouches-du-Rhône, le rendez-vous permettra à plusieurs syndicats et associations de s’exprimer autour des 8 piliers de la culture de la paix, concept imaginé par l’Unesco en 1992 et dont l’objectif est de repousser les guerres en s’attaquant directement aux causes des conflits. « L’idée c’est d’apprendre à l’humanité à vivre sans créer d’ennemi, en démontant toutes les dynamiques de dominations, car sans ennemi il n’y a pas de guerre », explique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. « Cet événement sera un acte de résistance contre la propagande de guerre, la course aux armements et la désignation d’un ennemi comme prérequis à la guerre », précise le communiqué de l’organisation pacifiste.

    De nombreux intervenants

    La culture de paix s’articule donc autour de 8 modes d’actions : l’éducation, l’égalité, le respect des droits de l’homme, la défense des pratiques démocratiques, la liberté de circulation de l’information et des savoirs, le développement durable et désirable, la solidarité et enfin la démilitarisation des relations internationales. Autant de thèmes qui seront successivement abordés dimanche matin, par la SNUipp FSU 13, le Collectif 13 droit des femmes, le collectif Palestine en résistance, Résister aujourd’hui, Libre pensée, Florian le Pape, militant communiste, conseiller d’arrondissement PCF du Ve secteur à Marseille ou encore le journal La Marseillaise.

    « Il est primordial de rappeler l’importance de défendre l’égalité en général, mais aussi entre les genres, car les femmes sont systématiquement les premières victimes des conflits, rappelle Alexandra Brochus présidente du collectif 13 droit des femmes. Dans le cas de Gaza par exemple, 67% des personnes tuées sont des filles ou des femmes selon l’ONU. »

    Au cœur des revendications de la journée : l’exigence d’un cessez-le-feu à Gaza, « car c’est le premier objectif de la journée internationale de la paix : exiger un cessez-le-feu mondial », rappelle Michel Dolot.

    Focus sur Gaza

    « Ce qui se passe en Palestine est insensé. C’est d’une bestialité absolue. Et chaque aspect de la culture de paix est souligné par Gaza : les enfants n’ont plus accès à l’éducation, les journalistes sont tués, le droit international ignoré… », poursuit le porte-parole du mouvement pacifiste. « Nous aborderons notamment la nécessité d’une démilitarisation de la Méditerranée, car rappelons que la quantité d’explosif déversé sur Gaza c’est 4 ou 5 fois la quantité déversée sur Hiroshima », souligne Régine Fiorani, du Collectif Palestine en résistance.

    Le Mouvement de la paix ordonnera symboliquement au gouvernement français, qui doit reconnaître ce lundi l’État palestinien, de prendre sans délai des sanctions contre le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, comme cela s’est fait en Espagne par exemple.

  • À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    Soutenir le droit international, exiger un cessez-le-feu général et rappeler que la guerre et la paix sont des choix politiques », ce sont les trois grands objectifs du rassemblement organisé dimanche en haut de l’esplanade Bargemon (2e), à l’occasion de la journée internationale de la paix, instaurée en 1981 par les Nations unies. Porté par le Mouvement de la Paix des Bouches-du-Rhône, le rendez-vous permettra à plusieurs syndicats et associations de s’exprimer autour des 8 piliers de la culture de la paix, concept imaginé par l’Unesco en 1992 et dont l’objectif est de repousser les guerres en s’attaquant directement aux causes des conflits. « L’idée c’est d’apprendre à l’humanité à vivre sans créer d’ennemi, en démontant toutes les dynamiques de dominations, car sans ennemi il n’y a pas de guerre », explique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. « Cet événement sera un acte de résistance contre la propagande de guerre, la course aux armements et la désignation d’un ennemi comme prérequis à la guerre », précise le communiqué de l’organisation pacifiste.

    De nombreux intervenants

    La culture de paix s’articule donc autour de 8 modes d’actions : l’éducation, l’égalité, le respect des droits de l’homme, la défense des pratiques démocratiques, la liberté de circulation de l’information et des savoirs, le développement durable et désirable, la solidarité et enfin la démilitarisation des relations internationales. Autant de thèmes qui seront successivement abordés dimanche matin, par la SNUipp FSU 13, le Collectif 13 droit des femmes, le collectif Palestine en résistance, Résister aujourd’hui, Libre pensée, Florian le Pape, militant communiste, conseiller d’arrondissement PCF du Ve secteur à Marseille ou encore le journal La Marseillaise.

    « Il est primordial de rappeler l’importance de défendre l’égalité en général, mais aussi entre les genres, car les femmes sont systématiquement les premières victimes des conflits, rappelle Alexandra Brochus présidente du collectif 13 droit des femmes. Dans le cas de Gaza par exemple, 67% des personnes tuées sont des filles ou des femmes selon l’ONU. »

    Au cœur des revendications de la journée : l’exigence d’un cessez-le-feu à Gaza, « car c’est le premier objectif de la journée internationale de la paix : exiger un cessez-le-feu mondial », rappelle Michel Dolot.

    Focus sur Gaza

    « Ce qui se passe en Palestine est insensé. C’est d’une bestialité absolue. Et chaque aspect de la culture de paix est souligné par Gaza : les enfants n’ont plus accès à l’éducation, les journalistes sont tués, le droit international ignoré… », poursuit le porte-parole du mouvement pacifiste. « Nous aborderons notamment la nécessité d’une démilitarisation de la Méditerranée, car rappelons que la quantité d’explosif déversé sur Gaza c’est 4 ou 5 fois la quantité déversée sur Hiroshima », souligne Régine Fiorani, du Collectif Palestine en résistance.

    Le Mouvement de la paix ordonnera symboliquement au gouvernement français, qui doit reconnaître ce lundi l’État palestinien, de prendre sans délai des sanctions contre le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, comme cela s’est fait en Espagne par exemple.

  • À Aix, un cortège soutenu par la jeunesse

    À Aix, un cortège soutenu par la jeunesse

    La foule double lorsque les étudiants rejoignent le mouvement intersyndical, déjà rassemblé sur le parvis du rectorat. En fin de mobilisation, la CGT estime à 2000 participants, contre 1 100 selon la police.

    En grande force, les étudiants en licence de psychologie, dont la rentrée des classes a été suspendue par des enseignants pour dénoncer le manque de moyens humains. « On est venus soutenir les travailleurs, mais aussi pointer du doigt les gros soucis que rencontrent les étudiants en psycho », souligne Noah, qui mène la foule étudiante, avec pour slogan : « On est jeunes, déters [déterminés], et révolutionnaires ». « Dans cinq ans, je suis une travailleuse aussi. Je ne veux pas débuter ma carrière sous-payée, précaire. J’ai cinq ans pour me battre et ça commence aujourd’hui », pointe Nina*, étudiante en première année sur le site Schuman. Les drapeaux du Poing Levé mais aussi de l’Union étudiante et d’Attac flottent parmi les plus jeunes du cortège. « La venue des jeunes est un très bon signe sur l’ampleur que peut prendre le mouvement, le fait que ça s’inscrive dans quelque chose qui est sociétal complètement », estime de son côté Céline Peccini, cosecrétaire de la FSU-Snuipp 13. Au-devant du cortège, l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU mène la foule, réunie derrière une banderole ornée des sigles des organisations signataires du mouvement de ce jeudi. FO, signataire, a rejoint le cortège marseillais.

    « Les sacrifices pour le monde du travail ça suffit ! Oui, d’autres choix sont possibles », peut-on lire comme message. Derrière, qu’ils soient vêtus d’un dossard floqué de leurs syndicats ou munis des drapeaux des différents partis politiques de gauche (PCF, PS, EELV), les revendications sont multiples. « On espère que les travailleurs pourront allier les revendications de leurs entreprises et personnelles au mouvement d’aujourd’hui », explique François Canu, secrétaire général de l’Union locale CGT. Et pour cause, commerçants, personnel médical du centre hospitalier ou de Montperrin, chauffeurs routiers ou encore enseignants ont battu le pavé du rectorat à la sous-préfecture d’Aix en passant par le boulevard Victor Hugo et la Rotonde. « Les revendications sont totales, surtout au niveau de l’éducation, la culture, les points les plus importants de la société. On nous prend pour des imbéciles et les infos ne sont pas officielles, on en a marre », pointe Alexandra, comédienne.

    Les travailleurs trinquent

    « Aujourd’hui, on lutte contre ce que le gouvernement propose avec un budget qui comme toujours s’en prend aux travailleurs et aux classes moyennes. Ce n’est pas à nous de trinquer. on a déjà subi la réforme des retraites, on ne veut pas perdre les avantages au travail pour lequel on s’est battus », scande Sébastien, employé dans l’agroalimentaire depuis trente ans. « Les Français travaillent pour survivre, pas pour vivre », pointe Karima, déléguée syndicale CGT, employée dans une chaîne de grande distribution. Les énergéticiens aussi, ont largement répondu présent, en grève depuis le 2 septembre, mobilisés à l’aube sur le site hydroélectrique de Jouques. « On a comme revendications de baisser le taux de TVA sur la facture d’électricité des usagers, passée à 20% au mois d’août sur l’abonnement. On souhaite qu’ils la repassent à 5,5%. On ne veut pas que nos salaires pèsent sur la facture d’électricité des usagers », estime Sébastien Artaud, délégué CGT Energies. Autant de revendications exposées lors des prises de paroles syndicales. « Nous voulons des mesures concrètes pour lutter contre la précarité », rappelle Luc Bresson, représentant CFDT. Jusque-là, les syndicats promettent « que nous allons nous revoir ! »

    « J’ai cinq ans pour me battre et ça commence aujourd’hui »