Category: societe

  • Une fête pour offrir un Noël aux enfants placés

    Une fête pour offrir un Noël aux enfants placés

    Une comédie musicale, un goûter de Noël, une distribution de cadeaux et de nombreuses animations en présence de personnalités engagées qui soutiennent l’association. C’est ce qu’ont contribué à mettre dans la hotte de ce père Noël solidaire, les bénévoles d’Enfance et Partage, pour la plupart éducateurs dans des foyers et maison d’enfants.

    Cet après-midi réunira des enfants issus de plusieurs maisons d’enfants du département, dont le plus jeune, âgé de 2 ans et demi. « Les enfants placés que nous accompagnons ont tous vécu des histoires marquées par la violence, le manque, les abandons, les déplacements incessants et l’insécurité affective, explique Corinne Aiache, la responsable de l’association, beaucoup n’ont jamais connu un vrai anniversaire, un Noël serein, une fête familiale ou un simple moment où ils pouvaient être des enfants comme les autres. Ils arrivent souvent avec peu d’affaires, peu de repères, peu de confiance, mais énormément de courage. » Ainsi les moments de joie, de respiration et de reconstruction que permet de leur procurer les actions de Sourire et partage se révèlent essentiels à leur équilibre. D’autant que « pour beaucoup, ce sera leur premier vrai Noël ».

    Une parenthèse dans un contexte dramatique

    L’opération intervient dans un contexte alarmant pour la protection de l’enfance. Depuis plusieurs mois, les professionnels de la protection de l’enfance, sclérosés par les injonctions contradictoires et le silence du Département, alertent : manque de moyens humains et matériels, structures saturées, difficultés à répondre aux besoins fondamentaux des jeunes, personnels épuisés, difficultés à recruter, situations de détresse qui se multiplient. « Et les enfants placés sont les premiers à en payer le prix », regrette Corinne Aiache. C’est d’ailleurs ce constat qui est à l’origine de la création de l’association, il y a un an et demi.

    Pour que l’événement soit des plus réussi, et qu’il ait lieu dans les meilleures conditions possibles, Sourire et Partage lance un appel urgent à la solidarité. « Chaque geste compte. Chaque don transforme réellement le quotidien d’un enfant. Sans la solidarité des citoyens, des entreprises et des médias, cet Arbre de Noël ne pourrait tout simplement pas exister. » Car c’est par des collectes réalisées toute l’année auprès d’entreprises et de particuliers pour réunir de quoi répondre aux besoins des enfants accueillis dans les Mecs, que fonctionne la jeune association.

    C’est ainsi qu’en mai dernier une grande fête avait pu avoir lieu dans le parc de Château-Fontainieu, réunissant près de 120 minots dans le 14e arrondissement. Sourire & Partage « remercie par avance toutes les personnes qui contribueront à offrir un Noël à ceux qui n’en ont jamais eu. Grâce à vous, nous pouvons écrire avec eux des pages plus douces, plus belles, plus humaines ».

    Pour des raisons de sécurité, de confidentialité et de protection des enfants placés, l’accès se fait uniquement sur confirmation préalable : corinne.elvi@hotmail.fr

  • Victime d’Hiroshima dans le ventre de sa mère

    Victime d’Hiroshima dans le ventre de sa mère

    L’arme nucléaire n’a pas sa place dans l’humanité », martèle Hideto Matsuura. Il est l’un des plus jeunes survivants de la bombe atomique. Le 6 août 1945, lorsque l’arme nucléaire est larguée par les États-Unis sur la ville d’Hiroshima, le bientôt octogénaire était dans le ventre de sa mère. Quelque 6 500 personnes ont été exposées de la même façon. Ils sont ce qu’on appelle des hibakusha, terme utilisé pour désigner les victimes des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.

    Le jour où, sous ordre d’Harry S. Truman, les Américains ont lâché la bombe sur les terres nippones, la mère d’Hideto Matsuura était seule, à l’arrière de sa maison. Son père était déployé sur le front, où le Japon combattait au sein de l’Axe. « Elle a vu un flash bleu et en même temps un grondement venant de la terre. La première chose qu’elle a faite, c’est essayer de retourner dans la maison, mais en le faisant, elle s’est évanouie. » Lorsqu’elle reprend connaissance, un énorme morceau de verre est logé dans sa cuisse ensanglantée ainsi que dans sa tête, sur son visage. L’habitation est en ruines, les vitres sont brisées, le toit est détruit. « En une fraction de seconde, plusieurs dizaines de milliers de vies ont été prises », relate l’homme dans son costume noir à fines rayures. Au total, les victimes des bombardements sont estimées entre 100 000 et 200 000 morts.

    Sans compter celles qui ont subi des séquelles liées aux radiations. « L’arme nucléaire est terrifiante et cela ne s’arrête pas à la destruction qu’elle peut causer. Des gens qui avaient réussi à fuir sans une égratignure et sans aucune brûlure ont commencé du jour au lendemain à présenter des marques violettes et tomber malade. De plus en plus de gens ont commencé à mourir », rappelle-t-il et insiste « les radiations n’ont pas d’odeur, ni de couleur, on ne peut pas les sentir ni les voir ». « Par chance, je n’en ai aucune », confie celui qui fêtera dans quelques jours ses 80 ans.

    À l’époque, les autorités minimisent : « Étant donné que les bombardements faisaient partie de la guerre avec les États-Unis, le gouvernement japonais ne les a rapportés que comme des bombardements, comme il y en avait tant d’autres lors de la guerre, et a interdit tout autre communiqué », raconte Hideto Matsuura. Les hibakushas vivent dans l’extrême précarité, peinent à trouver de quoi se nourrir, se soigner. Pointés du doigt car considérés comme contagieux, ils vivent comme des marginaux. Ces derniers fondent en 1956 Nihon Hidankyo, la confédération japonaise des organisations de victimes des bombes A et H, dont M. Matsuura est membre du conseil exécutif. Ce combat inlassable pour interdire l’arme nucléaire leur a valu de remporter le Prix Nobel de la paix en 2024. Son récit et celui des derniers hibakushas, précieux et rares, seront partagés en Paca et en Occitanie à l’occasion de leur tournée française*. « Continuons à lutter ensemble jusqu’à ce que le monde soit débarrassé des armes nucléaires », clame-t-il.

  • Le visage des souris révèle leurs pensées cachées

    Le visage des souris révèle leurs pensées cachées

    C’est un fantasme digne d’un scénario de science-fiction. Voire un cauchemar dystopique. S’il était possible de lire les pensées ? Et de manière simple : en filmant le visage. « C’est ce que nous sommes parvenus à faire pour la première fois chez la souris », résume Fanny Cazettes, neuroscientifique au CNRS, spécialiste des mécanismes de prise de décision au sein de l’Institut de neurosciences de la Timone (Aix-Marseille Université) et première autrice d’un article paru dans Nature Neuroscience.

    Tout part d’une étude publiée en 2023, alors qu’elle est encore en post-doctorat à la Fondation Champalimaud (Portugal). Avec son équipe, la chercheuse étudie avec des électrodes ce qu’il se passe dans le cerveau de souris devant résoudre des énigmes : choisir, entre deux distributeurs, celui qui délivre de l’eau sucrée. Sachant que les deux distributeurs le font de manière aléatoire. « La souris peut utiliser plusieurs stratégies », explique Fanny Cazettes. Choisir de rester un petit peu au niveau d’un distributeur malgré un échec, par exemple. Ou changer au moindre échec. « Nous nous sommes rendu compte que toutes ces stratégies sont représentées simultanément dans le cerveau – sous la forme de neurones qui s’activent -, aussi bien celle qui est exécutée que les autres », ajoute-t-elle.

    Éthique

    Au même moment, une autre étude montre que tout mouvement influence l’activité cérébrale. Même des mouvements inconscients comme faire tourner un stylo entre les doigts ou agiter la jambe quand on est assis. « Nous nous sommes dit que ces mouvements n’étaient peut-être pas si insignifiants et pouvaient être associés à des pensées en train de se produire dans le cerveau », se souvient Fanny Cazettes. Or, il se trouve qu’elle a le matériel pour le tester chez la souris : dans son expérience, les animaux avaient une caméra braquée sur le visage pour les filmer.

    En analysant les vidéos, un algorithme d’apprentissage automatique – une forme simple d’intelligence artificielle – parvient à associer des mouvements faciaux – position des oreilles, du nez, des moustaches, des joues… – aux stratégies élaborées, et notamment celles qui étaient pensées mais non-réalisées. « De manière surprenante, cela se fait de manière stéréotypée », précise la chercheuse. C’est à dire qu’une stratégie apparaît de la même manière sur le visage de toutes les souris. « Cela pourrait vouloir dire que nous pourrions lire les pensées aussi facilement que nous lisons les émotions sur le visage », ajoute-t-elle.

    La question est maintenant de savoir s’il serait possible de déterminer l’état d’un animal sans électrode dans le cerveau, juste en observant son visage. Et peut-être déterminer s’il est stressé ou présente certaines pathologies. Une autre question évidente est de savoir si cela pourrait être reproduit chez l’humain. Avec toutes les questions éthiques qui vont avec.

  • Foire de la Saint-Siffrein, 500 ans d’histoire à Carpentras

    Foire de la Saint-Siffrein, 500 ans d’histoire à Carpentras

    Il est depuis 33 ans maintenant la voix de la foire de Carpentras. Gérard Luc organise à l’occasion du 500e anniversaire de l’existence officielle de cet événement une conférence sur les origines de la foire de la Saint-Siffrein. Entre anecdotes, convivialité et photos historiques des différentes éditions, ce passionné souhaite embarquer avec lui les curieux pour une aventure à travers le temps autour de cet événement majeur dans la ville qui débute jeudi 27 novembre et se terminera le dimanche 30. « Je ne suis pas un historien ou un guide conférencier. Simplement un passionné de la foire de la Saint-Siffrein que je vis de l’intérieur depuis mon enfance et que j’anime chaque année avec bonheur », précise Gérard Luc.

    Du pèlerinage au commerce

    C’est un travail de recherches pendant plusieurs années qui lui ont permis de récolter documents, photographies et faits historiques qu’il partage au cours de cette conférence. « C’est en 1525 qu’une bulle du pape Clément VII officialise la création de la foire à la demande de l’évêque de Carpentras à l’époque, Jacques Sadolet », souligne-t-il. « Pour autant, on suppose que le format existait bien avant mais n’avait rien d’officiel. Carpentras était un lieu de pèlerinage pour Saint-Siffrein qui avait été nommé au VIIe siècle évêque de la ville et à qui on attribuait des dons divers. La coutume voulait donc que l’on passe dans cette ville du Comtat Venaissin une fois par an, le 27 novembre, date à laquelle il serait mort pour être lavé de ses pêchés. » Voilà pourquoi la date du 27 novembre est restée pour débuter la foire bien qu’aujourd’hui il n’y ait plus de connotation religieuse. « On pense que jusqu’à la Révolution, la foire alimentait le pèlerinage et inversement », continue-t-il.

    « Cette conférence je la veux à l’image de la foire conviviale, chaleureuse. C’est ce qui fait d’ailleurs la particularité de cet événement qu’on ne retrouve pas ailleurs. À cette période on prend le temps, on se retrouve », sourit Gérard Luc.

    Autre conférence prévue
    le 30
     novembre à 10h30
    au Cabaret

  • [#OnPasseATable] Velouté de légumes rôtis et panure dorée

    [#OnPasseATable] Velouté de légumes rôtis et panure dorée

    C’est une recette qui est parfaite pour les froides soirées d’hiver. Avec ses épices de Noël, ce velouté vous apportera réconfort et chaleur, à partager en famille.

    De beaux légumes rôtis

    Pour débuter la recette, épluchez et coupez vos légumes en morceaux grossiers. Inutile de peler la courge vous enlèverez sa peau une fois cuite. Si les carottes sont bio, c’est la même chose. Gardez les épluchures dans un petit plat pour en faire un bouillon si vous le souhaitez. Pour les légumes, déposez-les dans un grand plat qui passe au four avec les échalotes et les gousses d’ail. Ajoutez le bouquet de thym, les feuilles de laurier et arrosez d’un filet d’huile d’olive puis du sel et du poivre. Enfin, deux petites pincées de votre mélange 4 épices. Enfournez 45 minutes à 180°.

    Pendant ce temps, mettez à chauffer dans une petite poêle un généreux filet d’huile d’olive et la noisette de beurre, à feu doux pour ne pas que le beurre brûle. Quand tout a fondu, versez la panure panko et ne cessez pas de remuer pour ne pas qu’elle accroche et noircisse. Assaisonnez avec du sel et du poivre, si vous le souhaitez quelques herbes, à votre convenance.

    Une panure croustillante

    Quand elle est bien dorée et que la matière grasse est absorbée, sortez du feu et débarrassez dans un plat. En cas de surplus de graisse, déposez un essuie-tout au fond du plat.

    Sortez les légumes du four après 45 minutes. Plantez une lame de couteau dans la courge, si elle ressort facilement alors c’est prêt. Laissez légèrement refroidir, enlever la peau de la courge à la cuillère, mettez le tout dans un blinder avec de l’eau ou du bouillon et mixez. Si besoin, recommencez l’opération en ajoutant une pointe de crème pour plus de douceur. Servez dans un bol et disposez sur le dessus la panure.
    Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – 2 tomates, 1 poivron rouge, 4 carottes

    – Quelques beaux morceaux de courge

    – 2 échalotes et 3 gousses d’ail

    – De la crème fraîche

    – Un mélange 4 épices en poudre (cannelle, gingembre, clou de girofle et noix de muscade)

    – Un bouquet de thym et 2 feuilles de laurier

    – Du bouillon de légumes

    – De la chapelure Panko

    – Une noisette de beurre, du sel, du poivre et de l’huile d’olive

  • Dimanche, c’est soupe de poissons !

    Dimanche, c’est soupe de poissons !

    Reportée d’une semaine à cause des conditions météorologiques, la seconde édition de la Fête de la soupe de poissons, lancée l’année dernière par la mairie, revient au Pradet dimanche, dès 8h, place Flamenq, pour une nouvelle journée festive. Un événement qui promeut le terroir local et sa gastronomie, à l’image du traditionnel Mondial de la moule, qui s’est tenu du 3 au 5 octobre.

    Il s’agit d’ailleurs de la raison d’être de cet événement, qui s’inscrit dans la logique du label « Nos Pradétans ont du talent », lancé en 2023, qui vise à mettre en valeur les savoir-faire locaux. En l’occurrence, et comme l’année dernière, c’est la poissonnerie locale Ecogel, spécialiste reconnu de la soupe de poissons et partenaire de cette journée, qui sera mise sur le devant de la scène. Une lourde tâche puisqu’il faudra nourrir plusieurs centaines de bouches, que le froid glacial de cette fin novembre ne devrait pas décourager.

    Des concours en pagaille

    Les festivités débuteront tôt le matin, place Flamenq, où les restaurateurs et commerçants seront déjà en éveil pour débuter une journée qui se promet conviviale et généreuse. Dès 8h, les compétiteurs pourront en découdre à l’occasion du très disputé concours d’éplucheurs d’oignons, un ingrédient primordial pour la préparation de la soupe de poissons. Ils seront encouragés par le Club Vespa Toulon, invité de l’événement, qui fera son arrivée à partir de 9h. Dans le même temps sera lancé le concours de pétanque, prérequis sine qua none à toute festivité provençale digne de ce nom.

    Il sera ensuite temps de se mettre aux fourneaux ! À 9h30 débutera la préparation de la soupe. Et comme celle-ci ne saurait exister sans sa sauce, un second concours sera organisé dès 10h pour consacrer la meilleure rouille. À 11h, place à un apéro provençal, agrémenté d’huîtres et d’anchoïades, d’animations musicales et d’un troisième concours : l’incontournable course des garçons de café.

    En parallèle, si le vide-greniers initialement prévu ne pourra avoir lieu, le marché local du Parc Cravéro et ses commerçants proposeront des produits de saison, pour mettre en avant le savoir-faire des talents de notre région. Si après ça on ne sait plus d’où l’on vient…

    Concours sur inscription au
    04.94.42.31.71

  • [#Kalliste] « Contre la mafia, l’exigence d’État : Marseille et la Corse unies »

    [#Kalliste] « Contre la mafia, l’exigence d’État : Marseille et la Corse unies »

    Mehdi est mort pour rien. Pour une logique de terreur qui s’impose dans les quartiers populaires de Marseille comme ailleurs.

    Notre association tient à exprimer un soutien profond à sa famille et à ses proches. Chaque fois qu’un jeune tombe, ce sont nos espoirs qui vacillent et ce qui se passe à Marseille fait tristement écho à ce que nous connaissons en Corse : l’emprise des réseaux criminels, la peur diffuse, une jeunesse devenue cible.

    On le voit aujourd’hui : de la Corse à Marseille, ce sont les mêmes voix qui refusent l’emprise mafieuse. Des collectifs citoyens, ici comme là-bas, appellent à soutenir la marche blanche de ce samedi 22 novembre et rappellent d’une même voix une urgence : que l’État prenne ses responsabilités et mette réellement les moyens pour lutter contre ce fléau.

    Failles sociales

    Car les mêmes dangers rodent : Marseille, Bastia, Ajaccio, quartiers Nord ou villages du centre corse… les lieux changent, pas les menaces. Les réseaux prospèrent sur les failles sociales, imposent le silence, testent la peur.

    Face à cette réalité partagée, une même demande s’impose : il faut des moyens réels et durables. Prévenir, protéger, accompagner. Faire vivre la présence humaine, soutenir les familles, offrir des espaces et des perspectives à la jeunesse. Sans cela, aucune reconstruction n’est possible car on ne bâtit pas une société digne en laissant une génération exposée à la violence et au fatalisme.

    Notre association, depuis quarante ans, s’est toujours tenue du côté de la paix, de la culture, du lien, du refus de la violence. Aujourd’hui, nous le redisons : nous sommes avec ceux qui se lèvent. Avec la famille de Mehdi. Avec les citoyens qui marchent. Avec tous ceux qui veulent préserver la jeunesse, parce que c’est là que tout commence, et que tout peut encore se réparer.

  • Des associations récompensées pour leur projet de préservation de la biodiversité

    Des associations récompensées pour leur projet de préservation de la biodiversité

    Association créée en 2017 à Toulon Gilles Jarnot, Julien Burette et Sandrine Treyvaud, Ocean Quest France a pour objectif la défense du milieu marin, la protection et la réhabilitation des récifs coralliens français. Rassemblant 340 bénévoles formés et capables de partir en mission, l’association a été lauréate d’un appel à projet autour de la biodiversité lancé par la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale et dont le thème de cette troisième édition était « Faune et flore en danger : protéger et préserver les espèces menacées ». En ce sens et pour son projet « Mission Corail Med » l’association s’est vue remettre une dotation de 20 000 euros. De quoi « poursuivre [leurs] actions pour les deux années à venir ».

    Protéger et réparer
    les colonies de coraux

    L’objectif de ce projet, réaliser un inventaire des colonies de coraux Cladocora caespitosa, de Méditerranée afin de pouvoir remettre aux gestionnaires de différents sites répertoriés un compte rendu de la couverture en colonie de ces coraux et de leur état pour ensuite créer des partenariats et effectuer des suivis ou réhabiliter des zones qui en ont besoin. Le but de tout cela est simple, sauver et préserver les colonies de Cladocora existantes afin d’éviter leur disparition sachant qu’il s’agit de l’une des seules espèces de corail de Méditerranée capable de faire de la photosynthèse et actuellement en danger.

    Un travail de longue haleine sur lequel Ocean Quest France travaille depuis sa création par le biais de bouturage selon une technique naturelle et in situ. Depuis le début de cette initiative, près de 800 coraux ont été replantés aux Antilles et en Méditerranée.

    D’autres associations récompensées en Paca

    Par ailleurs, dans la région d’autres projets ont été sélectionnés et retenus dans les 60 lauréats comme le projet PastoraLoup de l’association Ferus à Arles, la première association nationale pour la défense et la sauvegarde de l’ours, du loup et du lynx en France a reçu une dotation de 40 000 euros. Ce fonds doit servir, selon l’association
    à « renforcer les actions de terrain et poursuivre le développement des équipes PastoraLoup » en formant « davantage de bénévoles et accompagner un nombre toujours plus important d’éleveurs partenaires ! »

    Du Côté du Vaucluse ensuite, c’est la branche départementale de France Nature Environnement qui s’est vue remettre 45 477 euros. Elle annonce d’ailleurs sur son compte Facebook avoir pour projet de créer « grâce à ce soutien, un refuge écologique de 1 520 m² à Villes-sur-Auzon, en faveur de la Pie-grièche à tête rousse et de la Tourterelle des bois, deux espèces parapluies emblématiques des milieux ouverts méditerranéens ».

  • Après l’évacuation, la résidence Saint-Michel dans le flou

    Après l’évacuation, la résidence Saint-Michel dans le flou

    « Je suis propriétaire et maintenant je suis logée dans un bungalow », lâche avec dépit une ancienne habitante du bâtiment Rosier 1 devant son immeuble évacué le mercredi 29 octobre dernier, dans la résidence Saint-Michel à Apt, tandis qu’une banderole avec l’inscription « On nous a vendu du béton pourri » flotte sous l’impulsion d’un mistral glacial quelques pas derrière elle.

    Ce vendredi 21 novembre, la municipalité aptésienne et la préfecture ont convié la presse pour faire le point sur la situation, plus de trois semaines après que 33 foyers ont dû quitter leurs logements après des alertes sur la structure du bâti de trois immeubles.

    « On a fait, mais on aurait aimé pouvoir faire mieux », lance la première magistrate de la capitale du Luberon, Véronique Arnaud-Deloy (LR), après des sollicitations de membres de l’association Ahdasami, qui défend les intérêts des habitants du quartier. L’avenir de cette résidence, construite dans les années 60 pour la création du 1er groupement de missiles stratégiques du plateau d’Albion en y installant 3 000 militaires, est un enjeu majeur pour la commune, car elle représente presque un tiers de ses habitants. « L’enjeu est surtout de trouver une solution pérenne. Il faut rappeler qu’il y a une crise du logement à Apt. On n’a pas de logements dans la ville et heureusement que des communes voisines nous aident. Aidez-nous, car on en a besoin », pousse la maire.

    Terrain instable

    « Les bâtiments sont mal construits et mal fondés à l’origine. On voit même dans les analyses qu’à certains endroits, il n’y a pas de ferraille dans le béton. C’est un sinistre immobilier pour la ville d’Apt. On lance de nouveaux diagnostics sur tout le quartier et on ne peut exclure d’autres évacuations », confie de son côté René Bresson, à qui la municipalité a confié la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage.

    Ouarda Belaid, présidente de l’Ahdasami et propriétaire d’un appartement évacué, appelle à ce que « les erreurs soient réparées par les responsables, au lieu de rejeter la faute sur d’autres », en visant l’État. Une action en justice devrait être menée prochainement par l’association.

  • Lucien Molino. Une bataille contre les spéculateurs

    Lucien Molino. Une bataille contre les spéculateurs

    Lorsque le ministre de l’Économie nationale, André Philip, vint tenir une conférence à la préfecture, il lui fut difficile de ne pas me recevoir avec les membres du CA. Nous dénoncions le dirigisme bureaucratique de ce ministre qui ne donnait aucun résultat, si ce n’est quelques augmentations de prix de gros. En janvier 1947, notre action fut payante. Tous les samedis, une réunion se tint à la préfecture : nous y faisions des propositions qui nous ont permis de faire triompher les points de vue de la CGT sur le ravitaillement.

    Pour le pain, nous avons obtenu la révision du prix de deux francs par flûte en juin 1947. Nous avions combattu la grève des patrons boulangers du 20 décembre 1946 qui coïncidait avec les élections municipales et avons réussi, grâce à notre initiative, à donner du pain à la population avec l’aide de l’Union des femmes françaises qui firent un travail important dans les quartiers.

    Donner à manger

    Par ailleurs, nous avons donné notre appui aux patrons boulangers pour obtenir la parité des prix de la farine avec Paris. C’est ainsi que depuis le mois d’avril la farine était abaissée de 128 francs par 100 kgs. Nous avons lié ainsi à nous une couche influente des classes moyennes, les 1 200 boulangers à Marseille. Nous avons également travaillé pour la remise en marche d’une usine de panification industrielle, rue Briffaut, qui fournissait à nos cantines du pain à 2 francs de moins par flûte que le prix pratiqué.

    Pour le vin, notre activité n’a pas eu de résultats positifs sur le plan local. Mais nous avons aidé à l’obtention sur le plan national d’une commission parlementaire d’enquête. Elle recherchait où était passé le vin mis à la disposition du ravitaillement et qui n’avait jamais été livré aux consommateurs.

    La quantité disponible était de 16 000 000 d’hectos pour 30 millions de rationnaires, en dehors de la part réservée de 5% aux vignerons, ce qui donnait 51 litres par rationnaire, chiffre jamais atteint et pour cause. Le scandale du vin fit couler beaucoup d’encre dans notre région et des personnalités importantes furent accusées de se remplir les poches au détriment des consommateurs.

    En ce qui concerne la viande, quel acharnement nous avons eu pour ravitailler Marseille et faire échec au plan des spéculateurs ! En nous opposant à la hausse des prix, nous avions obtenu la suppression des cartes d’acheteurs aux chevillards. Il y eut même des coups échangés. Le 17 février, dix d’entre eux ont fait l’objet d’une instruction judiciaire pour hausse illicite. L’exemple de Marseille a permis à l’Assemblée nationale de voter une loi, le 10 avril 1947, étendue à l’ensemble du pays. À cette occasion, nous avons exigé l’achat prioritaire de 364 bœufs aux chevillards, ce qui leur a apporté un coup très dur sans compter la rage.

    à suivre la semaine prochaine…