Category: societe

  • Florent Chevalier, l’acier dans le sang

    Florent Chevalier, l’acier dans le sang

    Né dans le métal, son père ayant un atelier de métallerie à Malijai, Florent Chevalier a choisi d’en faire lui aussi son métier. « Quand j’étais gamin, il m’emmenait à l’atelier. Au début, je ne voulais pas faire ce métier-là, mais au bout d’un moment, ça m’a plu et j’y ai pris goût », se rappelle-t-il. Il a baigné dedans depuis petit. « Au lycée, tous les week-ends, dès que je n’étais pas en cours, j’étais à l’atelier. »

    Un serrurier métallier, « c’est celui qui va construire tout ce qui est en métal dans un bâtiment. Portes, fenêtres, vérandas, pergolas, portails, rampes d’escalier… », explique le jeune homme, âgé de 21 ans. « C’est un métier assez physique, on doit lever des charges lourdes. Il faut être malin. On travaille une matière, principalement l’acier, qui impose beaucoup de discipline, qui est exigeante, dans le sens où c’est une matière qui est dure », précise-t-il. « On ne fait pas ce qu’on veut avec, et pas avec n’importe quels outils. Il y a beaucoup de connaissances, de gestes, de réflexes à avoir. Il faut du temps pour avoir quelqu’un de compétent. On dit qu’il faut 10 ans pour être autonome », ajoute le serrurier métallier.

    Le jeune bas-alpin décrit son métier comme « un métier passion ». « Il y a vraiment un aspect artistique », avance-t-il, évoquant également « la précision, l’ingéniosité que ça demande ».

    En plein tour de France

    Florent Chevalier est actuellement en formation en alternance chez les Compagnons du devoir et fait un tour de France « riche en rencontres et en partage », puisqu’il habite avec une soixantaine d’autres compagnons. Chaque année, il change de ville « pour travailler dans un endroit différent et apprendre son métier ». En ce moment, il étudie à Angers. Avant cela, il est passé par Cagnes-sur-Mer, Montpellier et Strasbourg. La journée, il est en entreprise, puis, le samedi et tous les soirs de la semaine, de 20h à 22h, il a des cours. « C’est dense. Mais quand on aime, on ne compte pas ! », lance-t-il. Il va même faire une étape à l’étranger, en Irlande, pendant un an.

    Florent Chevalier a un côté hyperactif : quand il ne travaille pas, il fait de la randonnée ou de la boxe. « Ne rien faire, c’est compliqué pour moi. J’aime bien me mettre au défi », lance-t-il. Originaire des Mées, le jeune homme reste très attaché à sa région et y retourne régulièrement. « Ce que j’aime bien, c’est que c’est entre la mer et la montagne. On est vraiment à mi-chemin entre le côté méditerranéen et le côté haute montagne. En une heure de voiture, on est sur des paysages complètement différents », décrit-il. Avant de rentrer chez les Compagnons du devoir, à l’âge de 17 ans, Florent Chevalier a passé un baccalauréat général à Digne-les-Bains.

    Le concours World Skills, dont il a remporté la médaille d’or en métallerie, l’a « vraiment amené à se dépasser ». « Pour moi, c’est vachement plus important que tout le reste », insiste-t-il. Quand il a appris qu’il avait gagné le concours, « c’était une grande joie, parce que ça faisait un peu plus de deux ans que j’y pensais tous les jours et que je m’entraînais ». « Cela m’a fait un bien fou de voir que mes efforts payaient. C’est quand on lâche rien qu’on peut avoir du résultat et être fier de soi », affirme-t-il. Le jeune homme a eu la chance d’être accompagné par les entreprises chez qui il était apprenti pour la préparation du concours.

  • Le Vitello tonnato de chez Yaya

    Le Vitello tonnato de chez Yaya

    Recette anti-gaspi par excellence à réaliser à la maison quand il vous reste un peu de rôti de veau de la veille, le Vitello tonnato est une entrée très appréciée de la cheffe Léa et à la carte de son restaurant Yaya.

    Une sauce onctueuse

    Pour commencer, dans un contenant assez haut et exigu type verre doseur, déposez la cuillère de moutarde, de thon, de câpres au vinaigre, le vinaigre des câpres (soit l’eau du bocal des câpres) et le jaune d’œuf. Mélangez avec le mixeur plongeant jusqu’à ce que les ingrédients soient assez bien crémeux. Montez ensuite à l’huile de tournesol de façon assez délicate sans interruption et en n’arrêtant pas de mixer comme pour monter une mayonnaise. Attention, la cheffe vous conseille d’aller doucement pour ne pas que celle-ci tranche. Quand le mélange s’épaissit et qu’il blanchit, n’hésitez pas à goûter pour, si besoin, rectifier l’assaisonnement. Une fois que la sauce est prête réservez.

    Avec un bon couteau, faites des tranches très fines de rôti qu’il soit de porc ou de veau. Comme si vous faisiez des pétales. Déposez les tranches avec un peu de volume dans l’assiette et déposez par-dessus des cuillères généreuses de sauce sans pour autant noyer la viande. Ensuite, un filet d’huile d’olive pour hydrater le tout. Enfin, pour la décoration, pour relever le plat mais aussi faire un rappel de la sauce déposez sur le tout la cébette, les pickles d’oignon rouge, des tomates cerises confites que vous pouvez faire à la maison, de préférence l’été en pleine saison en les faisant fondre tout doucement au four avec de l’huile d’olive. Vous pouvez ensuite les conserver dans l’huile et dans un bocal. Enfin quelques câpres à queue cette fois, coupés en deux. Un peu de persil ciselé, un pompon de roquette et de nouveau un filet d’huile d’olive. Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – Un reste (de préférence) de rôti de veau ou de porc froid et déjà cuit

    – Une poignée de câpres au vinaigre

    – Une càs de moutarde, une de thon naturel émietté, une du vinaigre
    des câpres

    – Un jaune d’œuf,
    de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – Des câpres à queue, des pickles d’oignon rouge, quelques tomates cerises confites

    – Du poivre, de la cébette et du persil frais hâchés et une poignée de roquette.

  • Le nouvel ambassadeur du Vietnam rend visite à « La Marseillaise »

    Le nouvel ambassadeur du Vietnam rend visite à « La Marseillaise »

    Chaleureuse rencontre ce vendredi entre le nouvel ambassadeur du Vietnam en France et Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise.

    Le diplomate a tenu à se rendre au siège de notre journal sur la façade duquel une plaque commémore l’arrivée en France de Nguyen Ai Quoc, futur Ho Chi Minh, par le port de Marseille.

    « En venant ici pour mon premier déplacement officiel, je veux rendre hommage à cette histoire et dire que mon mandat commence sous le signe de cette fidélité indéfectible. Je tiens à vous dire un immense merci. Le Vietnam n’oubliera jamais l’affection que votre journal porte à notre pays », a indiqué l’ambassadeur rappelant « idéaux de liberté et de paix que nous partageons ».

    « Je souhaite que La Marseillaise continue d’être ce pont indispensable qui permet aux Marseillais et aux habitants de cette région de découvrir le Vietnam moderne. Nous avons tant de projets à porter ensemble, que ce soit dans l’économie maritime, la santé ou la culture », a-t-il poursuivi.

    Un jumelage en perspective

    Léo Purguette, a quant à lui souligné l’engagement internationaliste de La Marseillaise contre le colonialisme, pour la paix et l’indépendance du Vietnam. Il a appelé à « faire vivre l’amitié entre les peuples, notamment entre les jeunes générations comme une source d’espoir dans un monde qui se déchire » et soutenu l’idée d’un jumelage entre Marseille et une ville Vietnamienne pour y contribuer.

  • Lucien Molino. Été 47 et le 27e congrès de l’UD

    Lucien Molino. Été 47 et le 27e congrès de l’UD

    Marseille se trouvait, après la Libération, dans une situation difficile résultant des bombardements et des destructions de la guerre. C’est dans ces conditions que, par l’intermédiaire de Cristofol, Pierre Doize et de la CGT, les comités de quartiers organisèrent des équipes de choc volontaires travaillant le soir, les samedis, les dimanches et jours de fête : goudronnage de cours d’écoles, aménagement d’écoles maternelles et de jardins d’enfants, réfection des rues et des trottoirs, construction d’escaliers, pose de bancs sur les places publiques, élargissement d’un pont, mise en état d’un vieux lotissement. Les travailleurs bénévoles, aidés par la population, apprirent beaucoup de choses, y compris des faits scandaleux : le ministre socialiste Philipp obligeait la mairie à se procurer du ciment dans le Nord ou à l’Est pendant que notre ciment de Marseille et de ses localités allait à Bordeaux ou à Toulouse. La pénurie de ciment était énorme et, si nous en voulions, il fallait le payer mille deux cents francs de plus la tonne. C’est pour cela que nous avions décidé de la remise en activité d’une troisième usine à ciment moderne.

    S’organiser, produire et revendiquer

    Mais il fallut attendre octobre 1947. Les freins et les difficultés se multipliaient. Les services de production industrielle, encore dirigés par un socialiste, Lacoste, nous refusaient des bons pour le goudron alors que les raffineries de Berre en regorgeaient. Nous pourrions citer et multiplier les exemples qui permettaient ainsi aux travailleurs de voir ce qui se passait dans leurs propres usines ou ateliers.

    Le gouvernement Ramadier, un autre socialiste, sabotait, par tous les moyens, l’élan de production et de renaissance du pays inscrit dans le programme du CNT dont on ne parlait plus.

    Du 4 au 6 juillet 1947, le 27e congrès de l’Union départementale se déroula au centre Charles-Nédelec des Aciéries du Nord où 800 délégués participèrent pendant trois jours aux travaux.

    Ce congrès nous donnait comme mandat de défendre non seulement le pouvoir d’achat des travailleurs, mais aussi l’indépendance et la paix. Les événements avaient modifié les problèmes politiques, économiques et sociaux. Pourtant, nous maintenions notre mot d’ordre de bataille de la production, alors que les minoritaires essayaient de déclencher des grèves en entraînant des jeunes.

    De fait, la référence de l’action passée, à la grève générale insurrectionnelle confortait le courant majoritaire de la CGT dans sa condamnation de la grève des PTT ou autres. Les rapports préparatoires au congrès célébraient les exploits accomplis par les travailleurs des entreprises réquisitionnées, les mineurs, les équipes du gaz et de l’électricité, les métallurgistes, le bâtiment.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Le Secours populaire héraultais recrute des familles d’accueil

    Le Secours populaire héraultais recrute des familles d’accueil

    Offrir un peu de vacances à des enfants cet été, c’est le projet du Secours populaire français (SPF) de l’Hérault. Cette année encore, l’organisation appelle à se mobiliser ceux ou celles qui souhaiteraient aider des enfants de 6 à 10 ans en situation précaire à partir en vacances du 13 au 27 juillet et du 27 juillet au 10 août. L’année dernière, 18 familles du département avaient adhéré au dispositif. Une « bonne nouvelle », pour Anne-Marie Petit, coordinatrice des projets vacances de la fédération du SPF 34, qui espère bien cette année refaire encore mieux.

    Initié dans les années 1960, le projet « Familles de vacances » est un des piliers fondateurs de l’association. « Le programme d’aide aux enfants à partir en vacances est le plus vieux du Secours populaire », explique Anne-Marie Petit. Un projet d’aide remis en place par le Secours populaire de l’Hérault il y a une « quinzaine d’années ».

    « On cherche à offrir parfois ne serait-ce qu’une journée de pause à des enfants en difficulté. Pour la plupart, ils viennent de milieux précaires et de grandes zones urbaines. Dans l’Hérault, nous accueillons des enfants de divers horizons, on est en contact avec les fédérations de région parisienne, des Yvelines et de Strasbourg », témoigne la responsable. Une parenthèse souvent déterminante pour ces jeunes, pour lesquels les vacances restent un luxe inaccessible alors « qu’un enfant sur trois n’a pas la possibilité de partir », selon les chiffres du SPF.

    Devenir famille d’accueil

    Cette démarche d’accueil d’enfants en situation de précarité est assez facile, assure Anne-Marie Petit. « Pour devenir famille d’accueil, le principe est simple : correspondre à nos valeurs : accueil, partage et entraide. » Un modèle bien rodé pour les enfants et les familles, qui sont accompagnées dans cette action. « Nous suivons les familles qui s’engagent dans ce projet, on les rencontre, on s’assure que tout se passe bien pour les enfants et pour elles, c’est un projet conjoint », explique la représentante du SPF 34. Sorties, activités, moments en famille ou simples instants de repos loin de leur environnement habituel, la coordinatrice le certifie : « Cela change vraiment les choses pour ces enfants de 6 à 10 ans, changer d’air ça aide. »

    Cette année, 10 des 18 familles qui ont participé l’été dernier sont à nouveau au rendez-vous. Pour cette édition, le Secours populaire de l’Hérault espère bien inciter davantage de personnes à rejoindre « Familles de vacances ». « On aimerait avoir 7 familles de plus que l’an dernier, pour atteindre 25 familles », confie Anne-Marie Petit.

    * Si vous êtes intéressé vous pouvez contacter
    l’association à cette adresse
     : famillesdevacances@spf34.org ou ce numéro : 07.77.31.44.14.

  • Les grimpeuses prennent l’ascendant sur les préjugés à Gap

    Les grimpeuses prennent l’ascendant sur les préjugés à Gap

    « Est-ce que celles qui voudraient faire de la course d’arête peuvent s’avancer ? » Ce mercredi soir au Café des Familles, comme tous les 18 du mois, le collectif des grimpeuses et montagnardes de Gap se réunit. Créé par plusieurs grimpeuses du Club Alpin Français (CAF), il permet à toute femme intéressée, de Gap ou du coin, d’organiser ensemble des sorties en montagne. « L’idée ce n’est pas d’interdire aux hommes d’y participer mais on veut que l’initiative vienne de nous », explique Pauline, l’une des créatrices du collectif.

    Se sentir capables

    Une volonté qui vient d’expériences partagées dans les sports de montagne, où le leadership est souvent pris par les hommes. « Dans un sport comme l’escalade de falaise, dans un binôme, il y en a toujours un devant qui prend plus de responsabilité pour ouvrir la voie, explique Elodie, venue pour la premier fois ce mercredi soir. Ce sont très souvent les hommes qui le font. Organiser l’escalade entre femmes permet d’être moins chapeautées par les présences masculines et se sentir capable et légitime de le faire. Bien souvent on est capables et pourtant ce sont les hommes qui font. » Après l’organisation des sorties, s’ouvre le repas partagé autour d’un moment de musique. Le but est aussi de créer du lien et de la solidarité. « Ce samedi, j’ai demandé aux filles de m’apporter des gâteaux à mon stand au marché de Gap. J’y récolte de l’argent pour aider une grimpeuse népalaise qui vient d’arriver, à se former comme guide de montagne », explique Pauline. Après la soirée, les activités sont organisées sur le groupe Whatsapp. À vos agendas !

    Pour tout renseignement : page Facebook dédiée ou écrire à grimpeuses.gap@gmail.com

  • Bains, coupes et épilations pour nos amis les chiens à La Ciotat

    Bains, coupes et épilations pour nos amis les chiens à La Ciotat

    L’objectif de la journée était de transmettre le savoir-faire des experts du toilettage aux jeunes apprentis. Magalie Delaye, toiletteuse professionnelle et grande championne Ciseaux d’or (compétition internationale de toilettage) en 2006, était présente pour partager son expertise, mais aussi pour enseigner aux apprentis l’épilation exigeante du Cairn Terrier. Le métier de toiletteur est ardu puisqu’il doit suivre les standards de coupe établis par les clubs de race et, dans un travail d’équilibriste, le goût de ses clients.

  • Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    En début de matinée, la fête n’a pas encore commencé. Les tables commencent juste à être installées, des dizaines de stands associatifs et d’activités commencent à être montés et à s’animer, petit à petit, sur le Campus Robert-Schuman. Ce jeudi, la seconde édition du « Campus d’Aix en Fête », lui-même intégré dans le dispositif CAP Étudiant, a été lancé. La première, s’étant tenue en octobre dernier. Deux finalités, à ce rendez-vous. « Que ce soit, d’abord, un moment festif, convivial, un moment de rencontre entre différents étudiants, via différentes animations, déroule Nicolas Mascret, vice-président d’Aix-Marseille Université (AMU), délégué à la vie étudiante. Second objectif, que les étudiants puissent prendre connaissance de tout ce qu’AMU leur propose en termes d’aide, de sport, de culture… Tout cela, via le festif. » Sur l’ensemble des sites d’Aix-Marseille Université (AMU), 162 associations existent, le campus aixois étant l’un des plus dynamiques, sur le volet. Mais « il faut faire connaître les services et ce qui existe aux étudiants, souligne Quentin Acquatella, vice-président étudiant AMU. Il y a beaucoup de choses à l’université, il faut aller plusieurs fois vers l’étudiant, ne pas attendre qu’il se mette à faire des recherches tout seul. D’ailleurs, l’événement est précédé de deux ou trois semaines de tournées des services sur le campus ». D’où ce second événement.

    Des services à connaître

    L’objectif de cet événement, selon les organisateurs, reste surtout de « rompre l’isolement social ». « Une des problématiques [chez les plus jeunes, Ndlr] est celle de la santé mentale, souvent liée à l’isolement, poursuit Nicolas Mascret. L’idée est à la fois que les étudiants puissent vivre un moment collectif, ne pas se sentir isolés, grâce aux concerts, aux animations, mais aussi se rendre compte qu’à l’université, nous avons des centres de santé universitaires, ou l’on peut consulter des médecins, des psychologues, qu’on peut faire du sport, avoir des activités culturelles. L’idée, est de se rendre compte que l’on n’est pas seul. » L’événement, qui prévoit d’accueillir des milliers d’étudiants au cours de la journée, est en partie financé par la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), versée chaque année par les étudiants non-boursiers, mais aussi par le programme Ideal, spécifique à AMU. « Une façon de montrer aux étudiants ce qui peut être fait avec leur contribution », précise Nicolas Mascret. Pour cet événement, « il y a 120 personnels d’Aix-Marseille Université, du sport de la culture, des services de santé… », mobilisés, rappelle Nicolas Mascret.

  • Non à la justice expéditive, non aux procès criminels en un jour

    Non à la justice expéditive, non aux procès criminels en un jour

    Le Syndicat des Avocat.e.s de France dénonce avec la plus grande fermeté les consignes récemment diffusées par la Chancellerie aux procureu.re.s et aux président.e.s de tribunaux, leur demandant d’audiencer, sur une journée, les affaires jugées devant les Cours Criminelles Départementales (CCD) dans le cadre d’un « plan national de soutien à l’audiencement criminel ».

    Ce document, daté du 27 février et révélé par l’Humanité, s’inscrit dans une logique purement gestionnaire : « recalibrer l’audiencement criminel » dans un contexte d’« engorgement persistant », en limitant la citation de témoins et d’experts aux seules dépositions jugées « strictement nécessaires » et en visant, « chaque fois que le cas d’espèce le permet », une unique journée d’audience, y compris pour les cours criminelles départementales qui jugent massivement des affaires de viol.

    Le SAF, rappelle que seul le temps du débat judiciaire permet de débattre contradictoirement et oralement des preuves apportées par l’accusation. Il s’agit là de la garantie essentielle d’une justice rendue dignement qui permette la défense des droits des accusé.es et la réparation des victimes.

    Le viol n’est pas un sous-crime qui peut se juger en une audience calibrée à la journée.

    Faire croire qu’on répond à l’attente des victimes et à l’engorgement des juridictions par des audiences TGV visant à supprimer la citation des experts et témoins au procès c’est masquer l’absence d’une véritable politique de moyens et préparer, dans le même mouvement, d’autres régressions comme l’extension de la justice négociée en matière criminelle.

    Le SAF exige l’abandon immédiat de cette consigne et la fin des politiques de casse du service public de la justice.

    À défaut, le SAF appellera à toutes les mobilisations nécessaires, aux côtés de celles et ceux qui refusent de voir les procès criminels transformés en justice expéditive au mépris des droits fondamentaux et de la dignité des personnes.

    Par le SAF

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  • Les lycéens marseillais poursuivent leurs actions de blocage

    Les lycéens marseillais poursuivent leurs actions de blocage

    À Marseille, les lycées Périer (8e), Montgrand (6e) et Nelson Mandela (12e) faisaient partie des établissements bloqués. Au lycée Saint-Charles (1er). Dans celui-ci, « ce sont 77h qui vont être supprimées, on veut les récupérer ! On voit le budget de l’armée multiplié, alors que celui de l’éducation est totalement délaissé ! », lance Adèle, élève de premier qui participe aux actions depuis deux semaines.

    Les élèves dénoncent notamment la suppression de l’aide aux devoirs, des demi-groupes et de certaines options.

    Aux abords du lycée Victor Hugo (3e), l’inquiétude est double avec non seulement la baisse des moyens et l’interpellation lundi de trois élèves après un blocus. « On est là pour s’assurer que les élèves vont bien », explique les professeurs présents sur place tandis que la CGT des Bouches-du-Rhône « condamne les violences policières » et demande la levée des gardes à vue.

    « De mauvaises décisions »

    Côté lycéens, la colère est palpable : « On va nous enlever des sorties, des options, les seules choses qui nous motivent à venir, on les enlève », déplore Mowgli, élève au lycée Victor Hugo. « On veut qu’ils arrêtent de prendre des mauvaises décisions. On part déjà avec un désavantage, et là on va nous en rajouter », ajoute Mounir-Mohamed, élève de première.