Category: societe

  • Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    Le recrutement d’un agent administratif à Arles fait tiquer le préfet

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4 001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà dotée de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la préfecture, qui met l’accent sur la période « préélectorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégrée dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il. De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. « Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibéré, la décision devrait être rendue la semaine prochaine.

  • Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Un surveillant pénitentiaire a été condamné vendredi à Marseille pour corruption passive et violation du secret professionnel à trois ans de prison dont deux avec sursis. Il effectuera la partie ferme sous bracelet électronique. Il est interdit définitivement d’exercer toute fonction publique et il est privé durant cinq ans de ces droits civils et civiques.

    Romuald, 30 ans, affecté aux Baumettes en 2017 à sa sortie de l’École nationale de l’administration pénitentiaire, avait été pris en flagrant délit en août 2022 introduisant un sac d’objets et de denrées pour des détenus. L’information judiciaire a établi qu’il touchait 150 euros par sac et qu’il a également monnayé la fiche pénale de deux membres du narcobanditisme pour 200 euros chacune. Après 4 mois de détention provisoire, il a été libéré sous caution en décembre dernier.

    « Frérot, c’est bon »

    Des soupçons se portaient depuis quelque temps sur lui. Il avait fait l’objet de deux signalements de sa hiérarchie. Il ne mettait jamais de procédures disciplinaires et était souvent en retard à sa prise de poste, une tactique pour accélérer le contrôle d’entrée. Ce 2 août 2025, le surveillant entrait avec un sac contenant des lotions capillaires, des paquets de bonbons Haribo, du charbon à chicha, de la vodka, sept brosses à dents, du déodorant, sac qu’il abandonnait dans une poubelle du rez-de-chaussée du quartier pour hommes. Il a reconnu le faire à raison de « deux à trois fois par semaine » pour 150 euros par passage. Il dit n’avoir pas rentré de téléphones portables. « J’ai refusé car ça sonne au portique » ni de stupéfiants. Un ancien détenu entendu au cours de l’instruction l’accable au contraire disant qu’il était « plus connu qu’une pute du Jarret. Il faisait rentrer du shit à gogo. »

    De ses commanditaires, le prévenu n’a rien dit. « Je ne souhaite identifier personne par peur de représailles », a-t-il déclaré au juge d’instruction, expliquant que des individus se seraient présentés devant la crèche et l’école de la Cayolle de ses trois enfants, menaçant de s’en prendre à sa famille. « Je n’avais pas le choix. Ça a été l’erreur de ma vie de ne pas parler par peur des représailles », a-t-il dit. « C’est paradoxal car vous savez dire non pour les téléphones. Pourquoi n’avoir pas demandé à être extrait des Baumettes alors ? Ce n’est pas plutôt vos problèmes financiers ? », a insisté la présidente Joncoux qui ajoutait : « Ça parait antinomique d’avoir été payé sous la menace » et c’est guère compatible avec la familiarité d’une conversation sur WhatsApp avec un commanditaire : « Frérot, c’est bon, j’ai un petit contretemps. »

    La transmission de fiches pénales est l’aspect le plus dérangeant et sensible du dossier. Dans l’enquête sur un règlement de comptes commis le 22 août 2021 à la cité de la Marine Bleue (14e) qui a fait deux morts, les enquêteurs ont retrouvé dans la boîte à gants du véhicule d’un suspect deux fiches pénales, la photo d’un narcotrafiquant qui d’ailleurs vivait en concubinage avec une surveillante de Tarascon, mais aussi le planning de travail de l’agent corrompu.

    Ce dernier avait accès au fichier Génésis pour constituer le dossier des détenus arrivants. « J’ai juste transmis par peur. C’était pour 200 euros. Je n’ai pas réfléchi aux enjeux liés à ces fiches », a-t-il dit. « Mais enfin des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. Vous ne vous rendez pas compte de la gravité de les transmettre à ces gens-là dans le contexte marseillais de guerre entre clans ?! Le premier intérêt d’une fiche pénale, c’est la date de libération », lui a lancé le procureur qui exclut la thèse de la menace et qui rappelle qu’une fois connue d’un rival, la date de sortie d’un détenu laisse le temps au clan adverse de préparer un règlement de comptes.

    David Coquille

    « Des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. »

  • Au procès des bébés congelés, la cause des décès fait débat entre experts

    Au procès des bébés congelés, la cause des décès fait débat entre experts

    Les deux nourrissons retrouvés en 2022 dans le congélateur d’Aurélie S. sont-ils décédés accidentellement ? Là est tout l’enjeu des auditions de ce vendredi 20 mars, deuxième jour du procès devant la cour d’assises d’Avignon.

    Car l’accusée assure que l’un d’eux, pour lequel elle a fait un déni de grossesse, était mort-né et que l’autre est décédé suite à une chute dans les escaliers.

    Ont notamment été entendus dans la matinée des médecins qui ont réalisés les expertises médicales. Dans les deux cas, des tests dits de flottaison réalisés sur les poumons des enfants prouvent qu’ils ont respiré après la naissance et que les petites filles étaient donc « viables ».

    Pour le décès du premier-né, surnommé Ange ou X2, les avis des experts médicaux divergent. Celui-ci aurait vécu plusieurs jours. Le Dr Ben Slima estime que les blessures constatées sont imputables à des traumatismes liés à la naissance « sans assistance médicale ». Le Dr Ali Meddeb, lui, estime que la chute décrite par l’accusée ne correspond pas aux blessures. Tandis que le Dr Garnier, qui a réalisé des analyses supplémentaires, estime que les lésions sont dues à des traumatismes ultérieurs à la naissance, possiblement imputables à une chute. L’hypothèse d’une « fausse route » alimentaire est aussi évoquée, du lait maternel ayant été retrouvé dans la trachée, ce qui pourrait être lié à un traumatisme crânien. Mais chacun explique qu’un cerveau de nourrisson est particulièrement fragile et que les années de congélation, puis la décongélation de 48 heures, compliquent les analyses. Des avis divergents pointés par l’avocate de la défense, Charlotte Bres.

    Pour la deuxième, surnommée Allya ou X1, dont le cordon ombilical était encore attaché ainsi que le placenta, cette dernière serait décédée quelques heures après sa naissance et aurait également pu vivre « avec une assistance médicale adéquate », confirment les experts. Un décès qui serait dû « à un accouchement difficile », assure la défense. Si des traces de THC (le principe actif du cannabis) ont été retrouvées chez les deux bébés, dues à une consommation pendant la grossesse, l’analyse toxicologique précise que ce n’est pas compatible avec un décès dû à une intoxication.

    Les autres filles d’Aurélie S. entendus dans l’après-midi, n’ont rien vu venir pour le deuxième enfant. Quant au premier, la mère leur a assuré qu’il avait adopté par « un couple belge ».

  • Une mission pour sauver le crapaud des Alpes

    Une mission pour sauver le crapaud des Alpes

    « On n’en a récupéré que cinq, c’était le dernier soir. » Jeudi 12 mars marquait la fin de la saison pour Éliane Dupland et son petit groupe. Responsable de l’antenne locale de la LPO de Gap (Hautes-Alpes), elle se rend chaque soir au bord de la départementale 19 qui jouxte le lac de Pelleautier. À ses côtés, avec leurs seaux et leurs gants, des bénévoles, sympathisants ou personnes désireuses d’aider. Commence alors une drôle de cueillette : il ne s’agit pas de champignons ou de fruits, mais de batraciens. Lampe torche à la main et gilet jaune sur le dos, par petits groupes, ils ramassent les crapauds sur la route pour les déposer de l’autre côté. Ils leur évitent ainsi de se faire écraser par les automobilistes qui empruntent cette route fréquentée.

    Des effectifs en chute

    « On patrouille le long de la route, avec nos sceaux, on met les gilets, lampes frontales, torches, on enfile nos gants », explique Éliane. S’ils viennent par petits groupes de sept à quinze personnes, au total, ils sont 52 à avoir participé à la campagne de cette année. « On donne aussi aux voitures qui s’arrêtent une petite fiche qui les appelle à lever le pied pour les crapauds… Et pour ceux qui les ramassent », détaille Éliane. De son côté, la préfecture installe, à cette période, une limitation de vitesse à 50 km/h. « Et ils sont loin de tous la respecter, regrette Éliane. Au début, on a été victimes d’incivilités incroyables, voitures taguées, insultes, vol de notre matériel… Mais, au fil des ans, il y en a beaucoup plus qui ralentissent et qui comprennent. »

    Chaque année, des centaines de crapauds rejoignent le lac de Pelleautier à la fin de l’hiver. En majorité de l’espèce du crapaud épineux (Bufo spinosus), ils traversent les champs et, malheureusement, les routes pour rejoindre le lieu de leur naissance afin d’y pondre à nouveau. Or la mortalité routière fait chuter les populations de cette espèce déjà menacée.

    « En 2014, la première année où l’on a lancé ces opérations de sauvetage, on comptait 1 100 crapauds sauvés. Ça a diminué d’année en année. En 2021, on est tombés à 300 et même à 196 l’an dernier, alerte Éliane Dupland. Affolés, on a organisé une réunion technique le 24 février, à la veille de la campagne de cette année. » Plusieurs raisons à cette hécatombe ont été avancées : la circulation routière, bien évidemment, mais aussi les pratiques agricoles. Les intrants chimiques, les labours profonds ou encore la disparition des haies menacent les populations de crapauds qui vivent dans les champs et les bosquets. Il y a aussi les sécheresses causées par le changement climatique, qui affectent le lac de Pelleautier. En 2022, il était presque à sec. « Ça grouillait de têtards presque adultes. Ils étaient en train d’agoniser faute d’eau », se remémore Éliane.

    Le groupe milite pour l’installation de crapauducs temporaires. Ce sont des filets installés le long des routes, qui redirigent les crapauds vers des seaux que les bénévoles vident ensuite. « On l’a demandé dès la première année, mais on nous a dit que c’était trop cher. Un crapauduc temporaire coûterait 20 à 30 000 euros, regrette Éliane. Mais ce serait quand même un comble qu’on ne protège pas les animaux dans ce département où la nature est reine. »

  • La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    Praticien hospitalier au sein du centre expert contre le cancer depuis 16 ans et cheffe du service de chirurgie digestive de l’Institut Paoli-Calmettes

  • Le Conseil constitutionnel valide la loi d’organisation des JO d’hiver 2030

    Le Conseil constitutionnel valide la loi d’organisation des JO d’hiver 2030

    Une épine en moins dans le pied pour le comité d’organisation des Jeux olympiques ? La décision rendue ce jeudi par le conseil des sages en a tout l’air. Attaquée devant le Conseil constitutionnel par des députés de gauche, la loi relative à l’organisation des Jeux d’hiver en 2030 dans les Alpes prévoit toute une série de dérogations permettant d’enjamber le droit, quitte à susciter de sérieuses inquiétudes. En cause, le prolongement de l’expérimentation de vidéosurveillance algorithmique, déjà testée pendant les JO de Paris en 2024. Ou encore l’interdiction de paraître individuellement sur le lieu de l’événement ou à proximité pour toute personne qui « présente un risque sécuritaire ». Autre volet dénoncé, les nombreuses dérogations au droit de l’environnement. Le texte permet de comptabiliser au niveau national l’artificialisation des sols engendrée par l’aménagement des Jeux, diluant ainsi l’impact local dans les statistiques nationales.

    Les militants pointent l’absence de consultation

    Également, l’obligation de consultation des citoyens pour tout projet à fort impact environnemental, à laquelle la loi prévoit de répondre par une « consultation par voie électronique » que les dénonciateurs du texte jugent insuffisante. « En l’état on nous promet seulement de nous prononcer après coup sur la couleur de la moquette », déplore Delphine Larat, juriste co-fondatrice du collectif citoyen JOP 2030 pour plus de transparence sur l’organisation des Jeux. Pour elle, tous ces contournements n’ont jamais été débattus démocratiquement : « L’installation des Jeux a été organisée avec des délais bien trop courts pour respecter le droit, et le Conseil vient ensuite légitimer toutes ces dérégulations pour tenir ces mêmes délais, au nom d’un intérêt général qui n’a jamais été discuté, ni étayé, ni argumenté. »

    Si une étape majeure a été franchie, la France n’est pas encore libérée de toutes ses obligations. Attaquée en justice devant des instances de l’ONU par des associations et collectifs de citoyens dont JOP 2030, elle devra répondre des accusations d’absence de consultation publique établie par la convention d’Aarhus. Traité international que la France a ratifié en 2002.

  • Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    À ce stade, l’événement n’est qu’un test. Ce samedi, 23 bénévoles de la Croix-Rouge, âgés de 7 à 83 ans, défileront vêtus des vêtements tirés de la boutique seconde-main de la structure, dans les alvéoles de la Fondation Vasarely, qui prête son lieu pour l’occasion. Au total, une trentaine de bénévoles se mobilisent pour que le défilé puisse avoir lieu. L’action, se veut avant tout « symbolique » pour l’instant, le défilé de mode n’est donc ouvert qu’à la presse. « C’est une phase de test, précise Bernard Greiner, directeur de la communication de l’union locale de la Croix-Rouge. Nous comptons sur les médias et les journalistes pour relayer l’information. » Et la portée de l’action. Deux intentions portent le projet. Celle, d’abord, de « montrer que l’on peut s’habiller de façon chic et classe à la Croix-Rouge », précise Bernard Greiger. Et ainsi faire la promotion des circuits courts de la mode.

    Valoriser la boutique

    L’association propose dans ses locaux aixois, situés cours des Arts et Métiers, tout un rayon de vêtements de seconde main : une boutique ouverte et accessible à tous, « sans conditions » où sont mis en vente de quoi habiller femmes, hommes, et enfants. « Ce que les gens ont tendance à oublier, ou ne pas savoir ! », précise Bernard Greiner, l’association étant davantage réputée pour ses actions sociales et caritatives. Autre intention derrière le projet, impulser l’achat de ces vêtements seconde main, qui permettent à l’association de maintenir sa trésorerie à flot. Comme d’autres associations, la Croix-Rouge pâtit des coupes budgétaires et de la baisse des subventions, et compte sur l’achat de ces vêtements pour poursuivre ses actions locales, notamment. Pour rappel, l’union locale de la Croix-Rouge est quotidiennement mobilisée sur 32 communes du Pays d’Aix. Si l’association tire un bilan positif de son action samedi, un défilé sera organisé à destination du grand public, cette fois-ci. « La Croix-Rouge espère un écho le plus large possible grâce à la diffusion de la captation vidéo et l’aide des médias », indique l’association.

  • Deux visites guidées sur les pas de Marcel Pagnol

    Deux visites guidées sur les pas de Marcel Pagnol

    En route sur les pas de Marcel Pagnol, l’Office du tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile propose deux visites guidées complémentaires pour découvrir les lieux chers du Provençal et son chemin de vacances d’été.

    La balade de 2h30 « Pagnol, entre nature et mémoire » invite les participants sur les traces du petit Marcel au Domaine de la Font de Mai. À travers ces « paysages qui ont nourri son imaginaire », le guide propose une découverte provençale « entre collines, restanques et évocations littéraires ».

    Sur le chemin

    des vacances

    « À la croisée de la littérature, du cinéma et du patrimoine naturel », une deuxième visite guidée se combine pour « revivre symboliquement l’arrivée de la famille Pagnol sur les lieux des vacances d’été ». Le temps d’une journée, le parcours d’Aubagne au quartier marseillais La Treille propose une découverte intérieure exclusive de la Bastide Neuve, décrit comme « l’asile des vacances » de Marcel Pagnol par ses passionnés. La visite guidée se prolongera jusqu’à sa maison natale à Aubagne.

    « Pagnol, entre nature et mémoire » 13 et 20 avril

    « La Bastide Neuve, sur la route des vacances » 17 et 24 avril

    Inscription : www.tourisme-paysdaubagne.fr

  • Le Tour de France esquive les canicules mais pour combien de temps ?

    Le Tour de France esquive les canicules mais pour combien de temps ?

    Ivana Cvijanovic n’en croyait pas ses yeux. « Comment était-ce possible ? », s’amuse encore la chercheuse de l’Institut de recherche pour le développement au laboratoire Espace-Dev de Montpellier. Depuis cinquante ans, le Tour de France masculin a esquivé toutes les vagues de chaleur les plus extrêmes ayant frappé l’Hexagone. « Les coureurs arrivaient parfois dans une ville deux jours après un pic record », poursuit la climatologue qui a étudié les données climatiques sur le parcours de la célèbre course cycliste depuis 1974 et publie ses résultats dans Scientific Reports.

    L’idée était d’évaluer la dégradation des conditions sur le parcours. « De plus en plus de cyclistes disent souffrir de la chaleur », souligne Ivana Cvijanovic. Au-delà d’un certain seuil, le corps humain peine à réguler la chaleur et l’effort intense n’est pas conseillé. Mais cela ne dépend pas uniquement du thermomètre : « Une température très élevée dans un air sec est moins problématique qu’une température plus basse dans un air humide », précise la chercheuse. Raison pour laquelle nombre d’organisations sportives utilisent l’indicateur Wet-Bulb Globe Temperature (WBGT) qui prend en compte la température ambiante, l’humidité de l’air, le vent et les radiations du soleil. L’Union cycliste internationale considère qu’un WBGT supérieur à 28°C présente un « risque élevé ».

    Flexibilité

    Depuis 1974, les périodes et les lieux confrontés à ce seuil de 28°C s’étendent. Le Sud-Ouest de la France, autour de Bordeaux et Toulouse, est particulièrement exposé avec des valeurs de WBGT supérieures à 30°C parfois enregistrées dans l’après-midi. Tout comme les environs de Nîmes. Une zone à risque émerge également dans le centre de la France, incluant Paris.

    La bonne étoile qui a suivi le Tour de France jusqu’à présent pourrait donc ne pas l’accompagner éternellement. « L’organisation et les cyclistes pourraient être confrontés à des situations difficiles à l’avenir, souligne Ivana Cvijanovic. À moins qu’ils ne puissent être flexibles. » Par exemple en décalant les départs vers les heures plus favorables de la matinée ou en privilégiant les régions les moins à risque lors de la définition du parcours. « Les zones de montagne sont épargnées par des valeurs élevées de WBGT », note-t-elle.

    En attendant, Ivana Cvijanovic souhaite étudier l’effet de la chaleur extrême sur le corps humain lors d’un effort intense et prolongé. « Il subsiste des zones d’ombre », souligne la chercheuse. Et l’intérêt n’est pas purement sportif : « Cela aide à comprendre l’effet de la chaleur sur la population générale, notamment les personnes les plus vulnérables [voir interview, Ndlr] », précise-t-elle. Raison pour laquelle elle convoite les données physiologiques anonymisées des cyclistes. « Mais tout cela est très confidentiel, regrette-t-elle. Nous serions ravis qu’une équipe accepte de collaborer. »

  • Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    C’est quoi, l’équinoxe ?

    L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.

    Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.

    Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.

    Divers temps forts

    Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.

    Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.