Category: societe

  • Benoît Payan et Nicolas Isnard demandent à Patrick Bruel d’annuler ses concerts

    Benoît Payan et Nicolas Isnard demandent à Patrick Bruel d’annuler ses concerts

    Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, a demandé mercredi à Patrick Bruel de « ne pas maintenir son concert prévu à Marseille, le temps que la justice fasse sereinement son travail », d’après Ici Provence citant l’entourage de l’élu. Même son de cloche du côté du maire (LR) de Salon-de-Provence Nicolas Isnard, le même jour, qui enjoint le chanteur visé par plusieurs plaintes de femmes pour viol et agressions sexuelles d’ « d’annuler de lui-même ses concerts le temps que la justice se fasse ». Le chanteur doit normalement se produire le 4 juillet à Salon-de-Provence et en octobre à Marseille.

    Une pétition lancée par le collectif Salon féministe a réuni plus de 32.000 signature pour demander l’annulation de la tournée de l’artiste, invitant à « faire de cette tournée de la honte une tribune des idées féministes ».

    Les deux édiles ont emboîté le pas du maire (PS) de Paris Emmanuel Grégoire, qui a appelé, pour les mêmes motifs, le chanteur à « mettre entre parenthèses sa carrière », sur le plateau des 4 vérités de France 2 mardi matin.

  • Confrontation entre manifestants du Crif et pro-palestiniens devant le Mucem

    Confrontation entre manifestants du Crif et pro-palestiniens devant le Mucem

    Une manifestation se tient depuis 9h30 devant le Mucem, à l’occasion de la tenue du colloque « Faire face à l’anéantissement de Gaza », organisé ces 21 et 22 mai dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 .Plus tôt dans le semaine, le Crif Marseille avait appelé au rassemblement pour protester contre le rendez-vous culturel. Bruno Benjamin, président du Crif Marseille, reproche à l’événement un caractère trop orienté politiquement, ainsi que l’intervention de Francesca Albanese, en visioconférence, qu’il qualifie d’ « antisémite notoire ». En réaction, des militants pro-palestiniens, dont l’Union des juifs français pour la paix, le collectif Palestine Martigues ou le collectif chrétien contre le génocide, se sont eux aussi réunis devant les portes du Musée. Les deux groupes campent devant le l’établissement culturel depuis ce matin, séparés par un cordon de CRS.

  • Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Cette rencontre a eu lieu en présence de la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, pour promouvoir la transmission de la mémoire. Le Département propose chaque année à tous les collégiens du territoire la visite guidée de ce site de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • Les secrets du mammouth gardois de Durfort exposé à Paris

    Les secrets du mammouth gardois de Durfort exposé à Paris

    Snack, route, cuvée à son nom et désormais parcours pédagogique sur son histoire… À Durfort, le mammouth est partout. Cette petite commune gardoise de moins de 300 habitants près d’Anduze, est en effet le lieu où a été découvert l’un des joyaux de la paléontologie française. Seul spécimen français à avoir été reconstitué, il trône et domine désormais la Galerie de Paléontologie du Muséum d’histoire naturelle de Paris.

    Après avoir travaillé en collaboration avec le Muséum (dont tous les habitants de la commune peuvent désormais visiter gratuitement les collections), la municipalité axe maintenant ses projets autour de son mammouth. Un parcours pédagogique constitué de 13 panneaux a vu le jour près du cimetière, non loin de là où a été découvert le fameux squelette. Conçu pour les élèves mais aussi pour les touristes, ce parcours retrace l’histoire de la découverte du mammouth, détaille ses conditions de vie à l’époque dans cette région et présente les caractéristiques de l’animal disparu.

    Une découverte rarissime

    Mais ce parcours n’est qu’une première étape pour la municipalité réélue aux dernières élections. « C’est un projet scientifique avant d’être un projet touristique », rappelle le maire Robert Condomines (SE). « Nous allons ajouter des QR codes sur les panneaux pour qu’il y ait un peu plus d’informations. On aimerait aussi qu’il y ait un moulage au sol du mammouth. Nous travaillons également pour créer une randonnée qui partirait du centre du village et mènerait jusqu’à ce parcours ». Pour cette découverte historique, il a fallu un sacré concours de circonstances. C’est en effet à bord de sa diligence en 1869, que Paul Cazzalis de Fondouce, accompagné de Jules Ollier de Marichard, deux savants spécialistes de la Préhistoire venus à Durfort pour organiser des fouilles archéologiques à la « grotte des morts », aperçoit une dent ressemblant à une molaire d’éléphant. « Ils vont alors organiser une fouille succincte et ils trouvent un crâne en mauvais état qu’ils envoient à la faculté de Montpellier. Cela va ensuite faire grand bruit dans plusieurs pays européens à l’époque », explique Élisabeth Vauclare, passionnée d’histoire, qui vient de rejoindre la nouvelle municipalité pour mener tous les projets autour du mammouth.

    Entre les guerres et les manques de financement, les fouilles s’organisent par intermittence. Finalement, ce sont trois squelettes qui sont découverts et celui en meilleur état est envoyé au Muséum, qui commande une restauration de plus d’un an en 2022. Ce spécimen est un mammouth méridional apparu en Afrique il y a plus de 7 millions d’années. Il s’est développé en Eurasie, entre 2 millions d’années et 700 000 ans avant notre ère. Il est donc contemporain du mammouth laineux et du mammouth des steppes. Celui de Durfort (7 mètres de haut, 4,5 mètres de large et devant peser plus de 10 tonnes) était en réalité un adolescent d’environ 25 ans qui mangeait 200 à 300 kilos d’herbe par jour et buvait 80 litres d’eau…

    De nouvelles fouilles ?

    L’hypothèse privilégiée (au vu de la position du squelette) est que ces mammouths vivaient dans la zone car il y avait un petit lac qui leur permettait de boire. Ils seraient alors tombés dans l’eau et n’auraient pas réussi à remonter. C’est la composition du sol qui aurait permis la conservation du squelette. Pour affiner cette hypothèse et déterminer plus précisément l’âge du squelette, de nouvelles fouilles ont eu lieu en 2022, auxquelles Élisabeth Vauclare a pris part : « Cette découverte est une histoire de dent. Le dernier jour de la fouille, on a découvert une dent d’hippopotame et une mandibule de cerf. Après analyse, le mammouth aurait plutôt vécu il y a 680 000 ans avant notre ère ».

    Ces nouveaux résultats ont été une surprise pour beaucoup de scientifiques puisqu’ils prouveraient que Durfort était l’un des derniers refuges de l’espèce. La municipalité travaille donc avec le Muséum et les collectivités pour relancer des fouilles. Mais celles-ci sont onéreuses car difficiles, puisque l’eau est présente partout dans cette zone dès que quelques mètres de terre sont creusés, nécessitant un important pompage. Pourtant, tous en sont persuadés : le sol de Durfort, où ont également été découverts des squelettes de rhinocéros, n’a pas livré tous ses secrets.

  • L’ARS Occitanie change de tête mais garde le cap

    L’ARS Occitanie change de tête mais garde le cap

    La valse des hauts fonctionnaires a bien plus de trois temps : François Mengin Lecreulx, ancien directeur général de l’ARS Normandie, passé par le cabinet de la ministre du Travail en 2024, vient d’être nommé directeur général de l’ARS Occitanie. L’énarque a pris ses fonctions le 27 avril, succédant à Didier Jaffre, qui a été promu de son côté directeur de cabinet de la ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées. Pour sa première conférence de presse tenue le 6 mai, François Mengin Lecreulx s’est montré soucieux de maintenir et renforcer une relation de proximité avec les acteurs locaux, notamment les maires ou les présidents de conseils départementaux, « les ARS étant souvent critiquées pour leur éloignement des territoires ».

    Renforcer l’offre de soins

    Le nouveau directeur a ensuite listé ses priorités, tout en veillant à s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur, notamment en reprenant « son ambition forte de recueillir la parole citoyenne », ou en poursuivant « les démarches déjà en cours pour rapprocher l’offre ambulatoire des besoins de la population à travers le réseau France Santé ». Concernant l’offre hospitalière, le haut fonctionnaire a également réaffirmé l’urgence prioritaire de finaliser les hôpitaux de Tarbes-Lourdes, Montauban, et Millau-Saint-Affrique, sous peine de perdre les crédits du Ségur de la Santé. « L’enjeu majeur de l’hôpital, c’est l’organisation de l’offre sur le territoire, a-t-il rappelé. Il faut donc investir aussi sur l’attractivité de la ressource médicale pour les jeunes praticiens hospitaliers, notamment à travers le soutien à l’innovation. » Autrement dit, continuer à développer l’intelligence artificielle au service de l’hôpital. François Mengin Lecreulx a aussi affirmé qu’une stratégie régionale de lutte contre le cancer serait dévoilée en juin : « Un travail formidable a été engagé ces dernières années, notamment en imagerie complexe. Il faut maintenant faire vivre cette infrastructure et l’amener aux publics les plus éloignés des parcours de soins. »

  • La Fête de La Marseillaise se plie en quatre dans le Vaucluse

    La Fête de La Marseillaise se plie en quatre dans le Vaucluse

    Chaque année à cette période, la fédération du parti communiste de Vaucluse et ses six sections, sont les chevilles ouvrières de la Fête de La Marseillaise. Cette fois-ci elles se plient en quatre peut-être un peu plus, à l’occasion de la 4e édition depuis le retour de notre titre dans le département en septembre 2022. Au moins un millier de personnes est attendu ce dimanche 24 mai dans le traditionnel écrin champêtre du parc des Libertés de l’île de la Barthelasse *, lors d’une journée à la météo pré estivale. « C’est la fête du journal La Marseillaise, organisée par les militants du PCF, qui permet de mettre en avant la qualité du journal qui relaye les luttes sur notre territoire, comme pas plus tard que ce matin [mercredi] où j’ai croisé un journaliste devant l’usine Eurenco (lire page 16) », resitue Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’exprimera à midi.

    Un événement bien sûr politique, « mais pensé comme un lieu d’échanges et de débats où se retrouve toute la gauche », précise le responsable politique. Le PCF, mais aussi le PS, LFI, Les Écologistes, Génération.s, l’Après et Debout tiendront un stand. Acmé politique de la journée, le traditionnel débat réunissant plusieurs partis, autour du numérique. À partir de 15h15, Alexandre Basquin (sénateur PCF), Thomas Dossus (sénateur Les Écologistes), Pierre-Yves Cadalen (député LFI) et un représentant socialiste débattront de l’emprise du numérique « qui bouscule nos vies avec l’intelligence artificielle, les grandes plateformes économiques, le traitement de nos données, tout cela sans que cela soit vraiment questionné par la population », décrit Julien De Benito. À 17h, une prise de parole de Delphine Jordan, ex-conseillère départementale de Vaucluse et membre de la commission nationale droits des femmes et féminisme, est prévue.

    Le théâtre à l’affiche

    Outre ce débat politique, la fête se veut un moment convivial et culturel. Un premier débat est programmé (10h30) autour du thème « Le roman noir est-il nécessairement social ? » Un choix savamment sélectionné pour rendre hommage à Roger Martin, écrivain engagé et chroniqueur dans nos colonnes, décédé tragiquement fin janvier dans sa commune de Pernes-les-Fontaines. « Trois de ses amis et auteurs, Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli dialogueront autour de la dimension sociale du roman noir », souligne Julien De Benito.

    Nouveauté cette année au programme, une pièce de théâtre, « Emballage », sera jouée à 14h. « On souhaitait renforcer le côté culturel de la fête, quoi de plus naturel que le théâtre à Avignon ? », livre le secrétaire du PCF 84. Écrite en 1970 par André Benedetto, la pièce a été réactualisée il y a 15 ans et sera interprétée par la compagnie La Parole Rouge. Le spectacle sera encore à l’affiche du Festival Off cette année au théâtre de la Rotonde. Mondialisation, chansons, réflexion et humour en sont le fil rouge. La musique reste partie prenante de la fête : le chanteur lyonnais Reno Bistan est attendu sur scène (16h30) pour un concert autour de la chanson française engagée et ses « chansons écolo-rigolotes ». À l’issue, c’est la Chorale sauvage qui prendra le micro.

    Enfin, plus d’une vingtaine d’associations seront également présentes tout au long de la journée, de même que des jeux pour enfants, exposition sur les 90 ans du Front Populaire, tombola et espaces de restauration/buvette.

    * Parc des Libertés, 4632 route de l’Islon sur l’île de la Barthelasse. Entrée libre de 10h à 20h30.

    ILS Y SERONT

  • Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra

    Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra

    Les élèves de maternelles paraissent encore plus petits dans le grand Foyer de l’Opéra de Marseille. Une petite quarantaine d’écoliers des maternelles Révolution et Saint-Louis, à Marseille, ont bénéficié d’une session d’éveil musical. Un moyen de démocratiser la musique classique et le chant lyrique. Pour la plupart, c’est une découverte : « Je ressens du calme et de la joie », exprime Lilia, élève de maternelle.

    Cette séance a été animée par Pascale Bonnet-Dupeyron, soprano, et Jean-Michel Muscat, baryton. En début d’atelier, ils ont chanté un duo d’opérette aux enfants « surpris par la puissance de la voix des chanteurs et le fait qu’ils chantent sans micro », raconte l’enseignante de la classe de Lilia. Les enfants se sont ensuite échauffé la voix, pour chanter en chœur « Pétrouchka », une chanson préparée en avance, sous les conseils des professionnels.

    Faire découvrir un univers

    L’opéra reste fréquenté par une population assez aisée. Pour le baryton, « c’est important de faire découvrir, dès le plus jeune âge, ce genre de musique qu’ils n’ont pas forcément l’occasion d’écouter ». Certains enfants n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de se rendre à l’Opéra sans ce dispositif mis en place par la Ville de Marseille, en collaboration avec l’Opéra et l’Académie d’Aix-Marseille. Surplombés par une peinture au plafond d’Augustin Carrera, les enfants forment finalement une ronde, tout en chantant au rythme de la mélodie de Caroline Dauzincourt au piano. « C’était mon moment préféré », assure la petite Narjess.

    Pour la deuxième année, cet atelier aura peut-être inspiré quelques enfants. « J’ai bien aimé répéter à la maison », raconte Nour. « T’aimerais bien continuer ? », demande la maîtresse. « Oui ! »

    Marie Moreau

  • Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    La céramique et le graphisme sont à l’honneur. L’exposition du Pôle Métiers d’art et du design d’Aubagne revient pour une nouvelle édition. Un événement à double enjeu qui permet d’exposer le travail des apprentis réalisé durant l’année, mais également de faire découvrir des formations avec des visites de l’école, des ateliers et des formations.

    « On alimente les candidats avec des ateliers pédagogiques et surtout les moyens de financement pour savoir comment intégrer notre école, qui est le seul centre de formation en région Paca qui propose de l’apprentissage en tournage en céramique », précise Renaud Andréani, responsable de la section pour les Métiers d’Art.

    « Journée portes ouvertes »

    L’exposition se dit très visuelle puisqu’elle propose des démonstrations de tournage de jarre à la corde encadrées par des formateurs privés, un enseignement de savoir-faire important pour les personnes qui veulent en découvrir encore plus sur les métiers manuels.

    La double casquette de cette exposition phare se présente aussi comme une forme de journée portes ouvertes : « On communique énormément sur nos prospects avec des chiffres clés notamment. C’est-à-dire que des personnes qui sont intéressées peuvent venir à l’exposition et ça leur permet de faire une forme de journée portes ouvertes. Ils viennent voir justement l’école, comment ça fonctionne et les trois dispositifs qu’on met en place », insiste le vice-champion de France de tournage.

    L’exposition Les œuvres et les gestes du Pôle des Métiers d’Art et du design, le vendredi 22 mai, de 8h30 à 20h. Accès libre.

  • L’ex-footballeur Mamadou Niang remet un prix contre le harcèlement scolaire

    L’ex-footballeur Mamadou Niang remet un prix contre le harcèlement scolaire

    Qui de mieux que la jeunesse pour sensibiliser à la lutte contre le harcèlement scolaire ? Pour la cinquième année consécutive s’est tenu le prix régional « Pour en finir avec le harcèlement scolaire », à l’initiative de la Région Sud. À l’issue de cet après-midi, le Prix régional a distingué sept lauréats : trois pour le prix Vidéo (lycée Chiris à Grasse, lycée Jean-Moulin à Draguignan et lycée Lurçat à Martigues), trois pour le prix Affiche (lycée Dauphin à Cavaillon, lycée Impérial à Nice et lycée Janetti à Saint-Maximin) et un pour le Prix Autre Support (lycée Les Côteaux à Cannes). Pour la première fois, un coup de cœur du jury a été décerné (lycée Le Rocher à Salon-de-Provence). « Le harcèlement scolaire est un fléau qui touche un bon nombre de jeunes et pour nous, c’est inacceptable qu’ils aillent en cours avec la boule au ventre. On est mobilisés avec Mamadou Niang aussi, pour mettre un terme à ce fléau », déclare Ludovic Perney, 15e vice-président de la Région en charge de la Jeunesse, des Sports et de la vie étudiante.

    Investissement de la Region

    Un million d’euros sont investis chaque année par la Région Sud pour combattre le harcèlement scolaire. Ce qui permet de former des parents d’élèves et des agents afin d’être en capacité de reconnaître toutes formes de harcèlement. « On sait qu’aujourd’hui, nous savons que les formes ont changé, notamment avec le cyberharcèlement », annonce Ludovic Perney. « C’est une cause qui me tient à cœur, surtout en tant que père de famille. Sur le terrain, quand un joueur galère, on s’entraide, alors faites pareil au lycée », complète Mamadou Niang.

  • Martigues : une charte lie agents et profs en maternelle

    Martigues : une charte lie agents et profs en maternelle

    « Le travail conjoint constitue un pilier de la sécurité affective et matérielle des enfants et des adultes » fréquentant les écoles maternelles de Martigues, selon le maire (PCF), Gaby Charroux. Une vision qui conduit l’assemblée d’une partie des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) de la Ville à entamer une démarche de co-écriture d’une charte de collaboration, ce mercredi matin, salle Dufy.

    L’idée de cette charte est de « formaliser le travail complémentaire des Atsem et des enseignants au sein de l’école », d’après Estelle Vidal, du service enfance famille de la Ville, notamment pour clarifier les missions de chacun. Avec 72 classes de maternelles et 67 Atsem, le travail s’étend sur un an pour déboucher sur une mise en application de la future charte à la rentrée 2027.

    Un outil de référence

    Cette future charte « n’est pas un document administratif de plus sur le bureau, mais un outil de référence utile et vivant qui fixe des principes de respect, d’écoute et de reconnaissance », selon Nicolas Bouland, inspecteur de l’Éducation nationale représentant la direction académique. C’est dans ce sens aussi que Gaby Charroux insiste sur « le partenariat étroit et constant de la Ville avec l’éducation nationale » pour « garantir le cadre bienveillant et adapté aux besoins de chaque enfant ».

    Une collaboration à deux étages, dans la classe et les institutions, fruit d’une « spécificité de l’école maternelle française d’avoir deux agents de deux employeurs différents », note Thierry Vasse, vice-président de l’Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation, des villes et collectivités territoriales (Andev). Ex-directeur d’école, inspecteur et directeur général adjoint d’une collectivité, ce dernier est revenu sur l’histoire de la profession, débouchant en 2018 sur l’« appartenance à la communauté éducative » des Atsem et de « l’institutionnalisation du dialogue avec les parents ». Une montée en compétences qui s’accompagne de responsabilités à réglementer en bonne intelligence.