Category: societe

  • Fraude sociale : un patron ne déclarait rien ni personne

    Fraude sociale : un patron ne déclarait rien ni personne

    Un entrepreneur du bâtiment a été condamné, lundi à Marseille, pour avoir dissimulé l’emploi de trois salariés entre juillet 2020 et décembre 2022 sur ses chantiers de maçonnerie générale et de gros œuvre. « C’est un tropisme des procédures de travail dissimulé avec des prévenus absents qui continuent encore et toujours à faire pousser des sociétés ! », a déploré la procureure de la République, Anne-Sophie Larrouy.

    Gravité particulière dans un secteur accidentogène

    Erhan F., patron turc de 34 ans, qui ne s’est pas présenté à l’audience, a écopé lundi de 8 mois d’emprisonnement avec sursis et de 10 ans d’interdiction de gérer, conformément aux réquisitions du parquet. La présidente a qualifié les faits d’une « gravité particulière eu égard à l’activité accidentogène du secteur du bâtiment » et a ordonné la diffusion de la condamnation pendant un an sur le site du ministère du Travail.

    « Pas de déclaration à l’Urssaf. Aucune déclaration salariale. Aucune comptabilité déposée car il n’a aucun document comptable. Il s’est versé 21 510 euros, mais n’a déclaré que 2 000 euros de revenus par an. Convoqué, il a quand même reconnu avoir payé ses salariés en espèces. C’est tellement facile de créer des sociétés sans en avoir les compétences », a observé la présidente de la 6e chambre correctionnelle de Marseille, Stéphanie Donjon.

    « Sa fibre entrepreneuriale est dangereuse »

    La plainte de l’Urssaf déposée en novembre 2023 fait suite l’indifférence du prévenu au contrôle diligenté au vu de la distorsion entre ses revenus déclarés infiniment modestes – 2 000 euros par an – et son chiffre d’affaires que trois agents de l’Urssaf ont dû reconstituer à partir des données bancaires et des versements à des sous-traitants. Il en ressort une masse salariale de 42 000 euros sans déclaration sociale correspondante.

    Atteinte à la solidarité nationale

    « En deux ans, il n’a déclaré que 4 118 euros de salaire. Il s’en moque que tout le monde cotise pour tout le monde. Sa fibre entrepreneuriale est dangereuse », a dit la procureure. Si la société Provence Avenir Étanchéité a été radiée, le prévenu demeure gérant de Sud Sol Chape et apparaît en filigrane de la société Firtina Concept Bâtiment en redressement judiciaire. « Il continue encore et toujours et une situation d’inéquité pour les employeurs qui déclarent. »

    Partie civile, Me Luna Bayoumi rappelle que l’Urssaf défend ici « l’intérêt général en ce qu’elle collecte les ressources de la majorité des organismes de protection sociale qui financent nos prestations de santé, nos retraites ».

    Il ajoute : « Je souligne la gravité des faits qui portent atteinte à l’entièreté du système de solidarité nationale. Pour le prévenu, ce n’est pas grave, d’ailleurs, il n’est pas là aujourd’hui. Il n’a jamais retiré la mise en demeure que nous lui avons adressée, ce qui augmente l’impression qu’il n’a que faire de la Justice. Et en plus, il y a une autre procédure incidente ouverte sur une autre société contrôlée. »

  • Bruno Schiavo désigné titulaire pour le bus d’Or

    Bruno Schiavo désigné titulaire pour le bus d’Or

    C’était l’heure de l’affrontement au Centre bus de La Rose. Ce mardi se disputait la finale interne à la RTM afin de désigner le titulaire pour le challenge « bus d’Or » à Paris. Un duel disputé entre la jeunesse d’Aymen Allouache ( 20 ans ) du centre bus d’Arenc, lauréat du concours du meilleur jeune conducteur de France lors des Worldskills 2025, et l’expérience de Bruno Schiavo (49 ans), du centre bus La Rose, vainqueur de la première phase de sélection. Ils ont d’abord passé un exercice de conduite dans la matinée avant d’effectuer une épreuve dite en ligne, sur le terrain, dans l’après-midi. C’est Bruno Schiavo qui a été désigné titulaire pour le bus d’Or.

    Des ambitions de victoire à Paris

    Les deux conducteurs sont donc directement qualifiés pour la finale nationale à Paris. « On a deux très bons candidats avec le meilleur jeune conducteur de France (Aymen Allouache) et Bruno Schiavo qui est très expérimenté avec la double casquette de formateur. On essaye de mettre toutes les chances de notre côté et on ne monte pas à Paris pour être figurant », annonce Nicolas Covarel, directeur d’exploitation de la RTM, en charge d’organiser l’épreuve du jour.

    La finale se déroulera du 9 au 11 juin, à Paris. « Si je peux conduire à Marseille, je pense pouvoir conduire de partout. On n’a pas à rougir, on va monter sans pression dans la capitale », déclare Aymene Allouache. Bruno Schiavo complète : « On va à Paris avec détermination, on veut faire quelque chose de bien. On a une bonne équipe, de bons coaches. »

  • Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    La Régie des Transports Métropolitains (RTM) a organisé, ce mardi 5 mai, sur le site du dépôt de la Rose à Marseille, un challenge interne pour désigner le conducteur qui représentera l’entreprise lors de la prestigieuse compétition nationale du « Bus d’Or 2026 », du 9 au 11 juin à Paris. Une sélection qui a eu lieu en présence de la nouvelle présidente de la RTM, Samia Ghali et du directeur Hervé Beccaria. La première place est revenue à Bruno Schiavo du Centre bus la Rose. Il rencontrera désormais Aymene Allouache, du Centre d’Arenc qui a remporté le concours du meilleur jeune conducteur de France lors des WorldSkills 2025, pour une finale décisive qui désignera le représentant RTM au Bus d’or.

  • Les lycéens de la région restituent leurs travaux sur la Shoah

    Les lycéens de la région restituent leurs travaux sur la Shoah

    Au lycée Adam-de-Craponne, à Salon-de-Provence, le projet pédagogique retenu a été celui d’un format du type « C’est pas sorcier » au sujet des femmes des Sonderkommando, ces déportées chargées de faire fonctionner les fours crématoires des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. « Nous avons travaillé, sur l’année, à partir des cahiers nouvellement édités d’Alter Fajnzylberg, militant juif communiste interné à Auschwitz, rescapé des Sonderkommando », rapporte Nathalie Dupont, professeur de lettres de terminale.

    Depuis 2015, 47 000 lycéens ont bénéficié du dispositif « Mémoire et citoyenneté », financé par la Région Sud. Ce travail de mémoire sur l’univers concentrationnaire est mené sur l’année scolaire par les enseignants avec les élèves, en lien avec des historiens et des auteurs.

    Un voyage d’étude « vraiment marquant »

    Le parcours « hors les murs » débute au camp des Milles, ancien camp d’internement et de déportation, situé à Aix. Les lycéens se rendent ensuite au Mémorial de la Shoah et au Panthéon à Paris, avant de se déplacer en Pologne, au camp d’Auschwitz-Birkenau, pour un « voyage d’étude ».

    « Ça a créé une dynamique de classe forte, c’était touchant », confie Margaux, en classe de terminale générale au lycée Adam de Craponne. « Nous étions au camp d’Auschwitz en janvier, ce qui nous a permis de voir à quel point les conditions étaient terribles. C’était vraiment marquant », conclut-elle.

  • Alès : les élèves de Gilles Roumieux pensent l’écologie

    Alès : les élèves de Gilles Roumieux pensent l’écologie

    Comme chaque année depuis six ans, Gilles Roumieux va diffuser la prochaine brochure réalisée par ses élèves. Celle-ci s’intitule Touche pas à ma planète et permet de connaître les réflexions d’adolescents alésiens sur la menace du dérèglement climatique. Loin d’être anonyme, le travail réalisé au collège Jean-Racine d’Alès est désormais connu partout en France. Les cinq premières brochures se sont en effet écoulées à plus de 100 000 exemplaires. « C’est environ 20 000 brochures diffusées chaque année grâce au soutien de la Casden [banque coopérative de la fonction publique, Ndlr], qui les distribue dans tous les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation », précise le professeur d’histoire-géographie. La brochure sur le harcèlement scolaire, qui avait été accompagnée d’une exposition diffusée partout dans le Gard, obtient même régulièrement de nouvelles commandes.

    Après l’école, la démocratie, les écrans et le harcèlement scolaire, Gilles Roumieux s’attaque désormais à l’environnement, un « univers que je connais moins » que les thèmes précédents mais auquel « la sensibilisation des adolescents est essentielle ». Pour cette édition, le professeur a fait appel à la géographe Catherine Bernié-Boissard, qui signe la préface de la brochure. Celle-ci espère ainsi que ces écrits « puissent susciter un élan, rassembler et donner envie d’agir ».

    Les élèves réclament

    de l’instruction

    Si la jeunesse semble plus sensibilisée aux problématiques environnementales, Gilles Roumieux a été surpris par la distance mise par les élèves avec le danger encouru : « Ce n’est qu’un échantillon de 50 élèves, mais je remarque qu’ils sont conscients des dangers sans toutefois que ce soit leur préoccupation essentielle. Comme nous sommes dans une époque d’instantanéité, ils ont du mal à se projeter vers l’avenir, même s’ils constatent des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses. Je pense que ce travail a permis une prise de conscience. Seuls quelques élèves ont reconnu en parler en famille par exemple. »

    Si les élèves consentent à faire des efforts, dans le tri des déchets ou dans l’économie de l’eau par exemple, ils restent par contre réfractaires à modifier leur approche du numérique, pourtant très énergivore. Mais comme pour le harcèlement ou les écrans, ils sont demandeurs de plus d’instruction sur le sujet à l’école. « Ils voudraient qu’on en parle en cours de SVT de manière plus approfondie et qu’on les fasse participer à des actions. Ils ont dit qu’ils voudraient être davantage sensibilisés par des acteurs de terrain qui viendraient de l’extérieur. Ils pensent que l’école devrait faire davantage sur ce sujet », confirme Gilles Roumieux.

    Une cérémonie de remise des brochures aux parents sera organisée à la mairie d’Alès le mercredi 10 juin (17h30) et une dédicace des élèves est également prévue.

  • À Montpellier, les acteurs de la scène queer se retirent de la Pride

    À Montpellier, les acteurs de la scène queer se retirent de la Pride

    « Nous alertons sur des dysfonctionnements structurels qui empêchent la Pride de Montpellier d’être véritablement représentative de la communauté queer locale », annonce d’emblée le communiqué unitaire signé par Nuit Brune, Dragnigni, Folle de Rage, La Madrediosa, La Ruche, Support your local Girl Gang, VX Production et Queer Marche.

    Dans ce texte, intitulé « La Pride au peuple », ces acteurs de la scène queer, drag et militante montpelliéraine souhaitent mettre au clair les raisons de leur retrait collectif de la marche des fiertés qui aura lieu les 19 et 20 juin.

    Entre intimidations

    et pression financière

    Ces problèmes ne datent apparemment pas d’hier et leur gravité n’a eu de cesse de se révéler, notamment lors de la Queer Night 2026, le 1er avril dernier. Cet événement organisé par l’association Fierté Montpellier Pride et leur directeur artistique, au cœur des problèmes énoncés, a mis en évidence un fonctionnement déjà bien connu des acteurs en question : « Un système dans lequel une personne non élue par les adhérents peut se retrouver avec un poids déterminant sur des décisions artistiques, financières, relationnelles ou médiatiques qui concernent toute la communauté. »

    « Dans notre communiqué nous avons parlé de pressions, de risques de blacklist, de menaces autour de bookings, de pressions juridiques liées à l’usage du mot “Pride” et de situations où l’argent ou la visibilité deviennent levier de pouvoir », précisent conjointement les structures signataires. Un fonctionnement qui n’est pas inconnu au sein de l’association : « Fierté Montpellier Pride a commandité l’an dernier un audit interne qui révèle, noir sur blanc  : “une gouvernance manquant de clarté”, “une communication et une gestion relationnelle dysfonctionnelles”, “des tensions psychosociales », et une présidence “trop incarnée”. » Si cette prise de parole sonne comme un ras-le-bol des acteurs de la communauté queer, ces derniers rappellent que c’est avant tout une volonté que la Pride « soit construite avec la communauté qui lui donne son sens. »

  • Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Il est à la fois « impatient et stressé de ne rien oublier. » Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, n’est pourtant pas le perdreau de l’année. Voilà 20 ans qu’il parcourt la France en courant, au service de nobles causes : associations d’orphelins de la Police Nationale, de soutien aux enfants atteints de maladies rares ou porteurs de handicap… Plus de 5 500 km et 130 000 euros récoltés plus tard, le président de l’association « Les Foulées de l’Espoir » et ses compagnons de route se trouvent à la veille d’un nouveau défi sur les traces de leurs précédents périples.

    Des Pyrénées aux Alpes

    Du 20 au 29 mai, ils rallieront les Alpes depuis les Pyrénées. « Je cherchais qu’il y ait le plus de symboles possibles, à commencer par le départ et l’arrivée », indique Marc Arnal. En 2018, il avait traversé les Pyrénées d’Hendaye jusqu’à Cerbère pour les enfants du couple de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur (une agent administratif et un policier) assassinés à Magnanville. C’est donc à Cerbère qu’aura lieu le prologue de 6 km, ce mardi, en présence de la sœur du policier. En 2022, ils avaient parcouru la route des grandes Alpes de Thonon à Nice. « Normalement, elle s’arrête à Menton. Nous avons des liens étroits avec le Lion’s club de Menton, qui nous soutient et va nous accueillir. C’est pourquoi l’arrivée aura lieu là-bas », précise-t-il.

    D’autres passages emblématiques sont prévus, notamment au Luc, où vit Marc Arnal et où se trouve le siège des Foulées de l’Espoir. Près de 800 km, pour 6000 mètres de dénivelé positif. Pas de quoi effrayer celui qui a couru plus de 4000 km depuis décembre, à raison d’un semi-marathon par jour et d’une sortie longue (de 32 à 74 km) par semaine. « C’est trois fois moins de dénivelé que l’an dernier. Et je me sens encore mieux physiquement », assure-t-il.

    Au programme, entre 63 et 88 km de course par jour pendant dix jours, au profit de l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats. 15 000 euros ont déjà été récoltés. Un bon début pour Marc Arnal, qui espère tout de même battre le record de l’année dernière (20 380 euros). Encore un défi supplémentaire.

    Dons sur la page Facebook des Foulées de l’Espoir, ou sur la cagnotte en ligne

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • À Martigues, une histoire populaire qui redonne des repères

    À Martigues, une histoire populaire qui redonne des repères

    « L’histoire est à nous », dans le sens populaire du terme. C’est en tout cas ce que l’adjoint Pierre Dharréville (PCF) défend à l’heure d’annoncer la troisième édition du festival d’histoire populaire de Martigues, baptisé Pop’Histoire, lors d’une conférence de presse, lundi, au cinéma La Cascade.

    Un festival qui « manifeste une volonté d’appropriation collective de l’histoire, cette science qui permet de comprendre les mouvements du monde et de la société », poursuit l’élu, en la mettant à disposition sur l’espace public. C’est sur cet aspect public qu’insiste l’adjoint (PCF) Florian Salazar-Martin : « On a la chance, à Martigues, que les espaces soient ouverts, lorsqu’ailleurs, beaucoup d’espaces libres se rétrécissent. » « Pop’Histoire est imaginé comme un printemps populaire de l’histoire, un moment de fête pour réfléchir et s’amuser », complète Jean-François Szymanski, de la librairie l’Alinéa, également co-organisateur de la manifestation.

    Cette troisième édition passe un cap partenarial, notamment avec Aix-Marseille université (AMU), dont le président, Éric Berton, signe l’édito du programme avec le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux et dont plusieurs chercheurs participent à l’initiative. Mais aussi avec l’Éducation nationale, à travers plusieurs rendez-vous dédiés aux collégiens et lycéens martégaux.

    De 1936 à 2026,

    une histoire de luttes

    « Le va-et-vient entre le présent et l’histoire est essentiel quand les repères se perdent avec le déroulement permanent de l’actualité », présente Florian Salazar-Martin. C’est ce qui caractérise cette troisième édition qui, d’un côté, consacre l’essentiel de sa programmation à l’étude du Front populaire et des conquêtes sociales de 1936, avec parfois un angle féministe et, de l’autre côté, répond – indirectement – à l’actualité brûlante du contrôle des médias et de la culture par des personnalités d’extrême droite.

    Particulièrement à l’heure de la censure annoncée par Canal+, piloté par Vincent Bolloré, à l’encontre des artistes signataires d’une tribune dénonçant l’influence du milliardaire dans le cinéma. « On ne peut pas accepter de mainmise sur les artistes et les idées pour faire triompher un agenda antiféministe, raciste », tranche Florian Salazar-Martin. Pierre Dharréville souligne à cet effet le rôle de Jean Renoir, « figure du Front populaire à sa manière ». « Ce qui se passe avec le cinéma s’est passé récemment avec le livre, avec Bolloré et les éditions Grasset », rappelle Jean-François Szymanski, renvoyant à l’historien « Yohann Chapoutot, qui a pointé cette volonté des oligarques de disposer des outils qui façonnent l’opinion publique ».

    Pop’Histoire promet une riposte à sa manière. « Une réponse en actes, une résistance avec ses contradictions, une alerte importante », conclut le libraire. « Le Front populaire s’est construit dans l’adversité face au fascisme depuis les émeutes de 1934 jusqu’aux grandes conquêtes sociales », développe Pierre Dharréville, qui n’oublie pas de souligner la place des femmes dans cette histoire, également au cœur du programme. Comme pour rappeler la nécessaire convergence de ces luttes.

    La conférence d’ouverture de Pop’Histoire, dédiée à la lutte des femmes pour leur liberté, aura lieu jeudi 28 mai à 18h, au cinéma La Cascade.

  • La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.

    Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.

    Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».

    L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.

    Des joueurs

    au collège de Garéoult

    Dans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».

    Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.