Category: societe

  • 25 ans après, un nouveau restaurant étoilé à Toulon

    25 ans après, un nouveau restaurant étoilé à Toulon

    Sans faire de bruit mais à une vitesse déconcertante. Installé depuis décembre 2025 rue Molière, tout près de l’Opéra de Toulon, le restaurant Shanael et son chef, Anthony Denon, n’auront mis que quatre mois à obtenir leur première étoile au Guide Michelin. Une récompense attribuée en ce mois de mars par la prestigieuse institution, qui marque une étape importante pour le chef de 37 ans, d’autant plus qu’il s’agit de son premier restaurant, ouvert avec sa compagne Laëtitia.

    Pour autant, cette distinction n’a rien de surprenant au vu du parcours d’Anthony Denon, qui a déjà dirigé plusieurs établissements de prestige et décroché plusieurs étoiles. Formé à l’école hôtelière Médéric, à Paris, sa ville natale, il s’oriente dès ses 17 ans vers l’univers de la haute gastronomie et des palaces. Il travaille alors, au gré de son parcours, aux côtés de chefs renommés tels que Jean-François Piège, Christophe Saintagne et Alain Ducasse, qui lui offre sa première place de chef au restaurant Rech, à Paris. Dès 2018, il dirige le restaurant Papillon du chef Christophe Saintagne, avant de diriger les cuisines de l’Auberge du Jeu de Paume à Chantilly, dans l’Oise.

    L’anti-gaspi en mantra

    C’est là-bas qu’il développe un goût pour le végétal et un engagement contre le gaspillage en cuisine. Une identité qu’il confirme au restaurant Le Baudelaire de l’hôtel Le Burgundy, à Paris, qu’il rejoint dans la foulée, et qu’il met en lumière dans son premier ouvrage consacré à ce thème : Il en reste !, publié en 2022.

    Au Shanael, il affirme sa cuisine spontanée et vertueuse tout en sublimant le terroir sudiste et ses producteurs. Dans l’assiette, végétal et protéines se complètent grâce au talent et à l’expérience de ce chef d’origine guadeloupéenne, et par des influences venues d’ailleurs.

    Déjà auréolé d’une étoile au Jeu de Paume en 2020, puis au Baudelaire en 2022, Anthony Denon obtient cette fois une récompense consacrant son projet et sa propre équipe, qui met en valeur le territoire varois. Shanael dévient ainsi le premier restaurant toulonnais étoilé depuis 25 ans et la fermeture de La Chamade, du chef Francis Bonneau, en 2001. « Être à nouveau distingué par le Guide Michelin est une grande fierté. Pour mon équipe et moi, cette première étoile salue autant notre engagement envers la gastronomie française et le terroir toulonnais que notre investissement quotidien. Elle est le résultat d’un travail collectif entrepris avec ma femme Laëtitia, mon équipe et mes producteurs, rendu possible grâce au soutien de la ville de Toulon », se réjouit l’intéressé, non sans reconnaissance.

  • Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Une classe de primaire vient tout juste d’entrer dans le centre social de l’Horloge, installé dans le quartier du Jas de Bouffan et se dirige vers l’une des salles où sont exposés plusieurs kakémonos : le « Livre géant de la laïcité », exposition animée par des bénévoles de l’Observatoire pour la laïcité en Provence (Olpa).

    Depuis ce lundi 23 mars, le centre social organise sa troisième édition du Mois des Possibles, axé sur ce même thème. Un mois jalonné de différentes rencontres et activités à la fois ouvertes aux scolaires et aux adhérents du centre. L’événement se veut « transversal ». Parmi les grands rendez-vous, une séance de cinéma intergénérationnelle, ce mercredi 25 mars (dès 14h30), une grande journée de vide-greniers et une buvette « d’autofinancement pour les jeunes », le samedi 4 avril (dès 9h30) et un ciné-club le vendredi 17 avril (dès 14h30).

    « Dans le contexte national et encore plus précisément du quartier ou l’on est situé, venir parler de laïcité nous paraissait très pertinent », contextualise Laëtitia Olivero, coordinatrice jeunesse. Les personnels, sont d’abord passés par la case formation donnée par l’Olpa. « Qui nous a permis de comprendre que la laïcité était abordée comme un empêchement à quelque chose, alors qu’elle est surtout un outil de vivre-ensemble, dans le respect des uns et des autres, explique Géraldine Dewilde, directrice du centre social. Nous n’allions pas faire une programmation avec uniquement le prisme de la laïcité, qui est une porte d’entrée. »

    Le centre social, « un équipement de proximité dont la vocation est de permettre et de faciliter le lien social au sens large », souligne Géraldine Dewilde, se propose comme lieu neutre, à l’instar du cercle familial ou scolaire, pour aborder ces sujets-là. « On vient offrir un espace d’échange et de débat qui ne peut pas avoir lieu ailleurs, précise Laëtitia Olivero.Cela permet de faire passer des idées, permet aux participants de s’écouter. Sur cette question de l’ouverture, de la laïcité – qui est un outil d’émancipation, d’ouverture, le choix de ce que l’on croit ou non – avoir un endroit où l’on a le droit de dire ce que l’on pense et le droit d’entendre quelqu’un qui pense différemment, a du sens. »

    Un espace « plus ouvert, ou l’on porte des valeurs qui, on le croit, doivent apporter plus de facilité à faire société », complète Géraldine Dewilde.

    Informations à retrouver sur le site du centre social.

  • Un site de maintenance clé pour la mobilité des habitants de Marseille

    Un site de maintenance clé pour la mobilité des habitants de Marseille

    Un immense bâtiment, formé par des colonnes en béton blanc borde le boulevard Schloesing sur 150 mètres dans le 9e arrondissement, à quelques minutes du stade Vélodrome, s’inscrit dans le paysage urbain. Il s’agit du site de maintenance et de remisage des tramways de la ligne T3, mis en service en septembre 2025.

    Véritable colonne vertébrale de la mobilité au sud de Marseille, cet édifice de 30 000 m² accueille l’entretien de trente rames et, au-dessus, un parking relais de 600 places. En face de la station de métro Sainte-Marguerite Dromel, des stations de bus et de tramways, ce parking de 20 000 m² doit permettre aux usagers de stationner leur véhicule et d’utiliser les réseaux de transport en commun pour se rendre en ville.

    L’ouvrage a été conçu pour « exploiter de manière optimale la première phase de la prolongation de la ligne de tramway T3 vers le Sud et le Nord, entre Gèze et la Gaye », explique Christophe Soullier, directeur du pôle infrastructure de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Une structure réalisée compte tenu de l’incapacité du site de maintenance, situé à Saint-Pierre, d’accueillir une nouvelle génération de rames. À l’entrée du site, un ancien tramway de la ligne 68 trône en solitaire, la seule du réseau de la ville avant 2007.

    « Le bâtiment est technique »

    Le projet, dont le maître d’ouvrage est la Métropole, a coûté 70 millions d’euros. Il fait partie des seize projets de mobilités financés par le plan Marseille en Grand initié en 2021 par Emmanuel Macron. Pour ces seize projets, l’État subventionne à hauteur de 500 millions d’euros. « Certains ont déjà été livrés et d’autres non pas encore commencés », affirme Christophe Soullier.

    Les bruissements des outils des travailleurs dans les rames rythment la vie du bâtiment. Entre 50 et 70 personnes travaillent sur ces nouvelles rames.

    Lauréat d’un concours en 2017, l’agence Carta Reichen et Robert associés a réalisé la structure entre « architecture et ingénierie », indique Stephan Bernard, architecte et directeur général, au vu de la complexité de la tâche. « Le bâtiment est technique, mais nous l’avons conçu surtout comme un projet urbain, qui s’aligne dans le mouvement de la ville », poursuit-il. L’agence était déjà à l’œuvre pour la conception de la station du Capitaine-Gèze, terminus nord de la ligne 2 du métro. Les tramways sont entretenus : de l’équipement électrique sur le toit, jusqu’au système de frein. Ils passent par le nettoyage, avec le même système que les rouleaux pour les voitures dans les stations-service.

    En 2024, la Métropole avait annoncé l’étude de nouveaux projets, dont la possible prolongation de la ligne 2 du métro de Sainte-Marguerite Dromel jusqu’à la ZAC Vallon Regny.

  • Une semaine d’actions contre le racisme à l’université Aix-Marseille

    Une semaine d’actions contre le racisme à l’université Aix-Marseille

    « Réaffirmer sa détermination à faire de ses campus des lieux de tolérance, de respect et de sécurité pour toutes et tous. » Voilà l’ambition qu’affiche Aix-Marseille université (AMU), en cette semaine nationale d’éducation et d’action contre le racisme et l’antisémitisme. Pour l’occasion, l’établissement propose une série d’événements : accès gratuits à certains sites culturels, ateliers de sensibilisation, spectacles et conférence.

    Parmi eux : l’entrée libre au site-mémorial du Camp des Milles, sur simple présentation de la carte étudiante, jusqu’au 28 mars. Les intéressés découvriront l’engrenage des intolérances qui rendirent possible la déportation. La compagnie Ellipse proposera mercredi, entre 12h et 14h dans le Cube du campus Schuman à Aix-en-Provence, un atelier de « Danse pour l’inclusion ». Un rendez-vous accessible au grand public gratuitement sur inscription. Les participants travailleront en rythme sur la lutte contre les discriminations, en particulier dans le contexte des crises sociales et écologiques. La compagnie présentera son spectacle Reverse dans le théâtre du Cube le jeudi à 18h30. Une forme « d’ode à la désobéissance et à l’entraide face aux situations d’adversité », elle aussi accessible gratuitement sur inscription.

    La faculté de droit et de science politique de la Canebière (1er) accueillera, mercredi dès 10h, une conférence tenue par Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille. Ouverte aux étudiants AMU et co-organisée par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, elle abordera la politique pénale en matière de lutte contre les discriminations.

    Détails sur univ-amu.fr

  • Primaire et secondaire, ensemble contre la baisse des moyens

    Primaire et secondaire, ensemble contre la baisse des moyens

    Les lycées Jacques-Chirac (2e), Marie-Curie (5e), Montgrand (6e) et César-Baldaccini (ex-Rempart-Vinci, 7e), ont été bloqués une nouvelle fois, mardi 24 mars, par les élèves. Au lycée Denis-Diderot (13e), une réunion publique a été organisée conjointement avec l’école primaire Malpassé (13e), en fin de journée, à l’annonce de la possible suppression de postes et de classes à la prochaine rentrée. Des professeurs de l’école Gilles-Vigneault (5e), également concernée par des fermetures de classes, ont tenu un rassemblement devant leur établissement.

    « Du public de qualité »

    Au lycée Baldaccini, mardi matin, les élèves ont bloqué les entrées de l’établissement pour la troisième fois depuis le début du mouvement, le 5 mars. « Il s’agit d’un blocage filtrant, pour permettre aux élèves qui ont des examens de passer », précise Gwendal, lycéen et membre du syndicat Mouvement national lycéen (MNL). Une délégation d’élèves et d’enseignants a été reçue par la direction pour « clarifier nos revendications », explique une professeure. Le proviseur, présent, n’a pas souhaité commenter. Selon les personnels en lutte, l’annonce d’une réduction de 50h de la dotation horaire impliquerait, dans ce lycée, « la suppression d’un poste de CPE, de plusieurs spécialités et de classes dédoublées ». Une session de tractage s’est organisée dans l’après-midi, devant le collège Gaston-Defferre, à deux pas, « pour visibiliser notre lutte et parce que 50% de ces collégiens viennent ensuite à Baldaccini. Il faut se battre pour un enseignement public de qualité et éviter l’hémorragie vers le privé. »

    Les primaires en colère

    Les écoles primaires ne sont pas en reste. Devant l’annexe Pardigon de l’école élémentaire Vigneault, une trentaine de professeurs et de parents d’élèves se sont réunis à 16h, ce mardi. « On a appris par les syndicats que la suppression d’une, voire deux classes, était sur la table. Ça voudrait dire plus d’élèves par cours, mais aussi la fermeture d’un des bâtiments de l’école, donc moins d’espace pour nos enfants », explique Célia, parent d’élève. Pierre, un autre parent, ajoute : « Notre école est en REP+, on a vraiment besoin de maintenir nos conditions d’enseignement. On risque juste de mettre nos enfants en échec. »

    Une réunion de travail doit se tenir, ce mercredi 25 mars, avec la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) et les syndicats, pour arbitrer des ouvertures et fermetures de classes. « Cette année, la DSDEN n’a pas informé les syndicats des hypothèses de travail en amont de la commission, au prétexte des élections municipales, raconte Sébastien Boistel, représentant syndical FSU-SNUipp et professeur à l’école Malpassé. On ne les a reçues que le 23 mars, alors qu’on parle quand même de la possible fermeture de 50 classes rien qu’à Marseille. » Contacté, le rectorat n’a pas encore donné suite.

    Mobilisation au collège l’Estaque

    Des parents d’élèves organisent un rassemblement, ce mercredi 25 mars, devant le collège l’Estaque (16e). Depuis le 12 janvier, un poste de professeur de français est vacant dans l’établissement. Conséquence : quatre classes de cinquième et quatrième se retrouvent sans solution de remplacement. Avec cette mobilisation, « nous souhaitons interpeller l’administration sur la situation et faire bouger les choses », explique Fabrice, l’un des parents d’élèves. Une pétition circule.

  • Jusqu’à 18 mois ferme pour avoir terrorisé les salariés d’Orange

    Jusqu’à 18 mois ferme pour avoir terrorisé les salariés d’Orange

    Vite identifiés, ces amateurs âgés de 19 à 21 ans, au casier vierge, ont reconnu avoir été payés pour en réalité déstabiliser un point de deal voisin. L’onde de panique au sein d’Orange et l’importante médiatisation ont provoqué le départ définitif de 90% des salariés du siège.

    « On ne vous demande pas de nom. On a compris que vous avez peur de représailles », les rassure le président Bonnifay. « Au départ, on nous a contactés pour péter une vitre. Moi, je filmais, mais le commanditaire nous a dit que c’était pas sérieux, qu’il fallait tirer », explique l’un des prévenus, Saliou, grand sénégalais de 21 ans, accusé avec les autres de dégradation et d’association de malfaiteurs. Il écopera de 3 ans de prison, dont 15 mois ferme, avec maintien en détention.

    « C’était l’aventure sous adrénaline »

    « On a été immatures », se repend Abou, 20 ans, vendeur à Plan de Campagne en fin de CDD. Il indique avoir répondu à une annonce sur Snapchat. « C’était l’aventure sous adrénaline. Au départ, c’était pour 2 000 euros. On s’est fait embobiner quand il a offert 1 000 euros de plus, on s’est dit “pourquoi pas ?” »
    « Et pour un zéro de plus, vous tuez quelqu’un ? », lance le président. « Non, ma mère m’a très bien éduqué ».
    – « C’est pas la DZ Mafia, qui tue partout où elle passe, qui vous a payés ? », tente la procureure. « Je ne veux rien savoir du commanditaire », se referme aussitôt le minot, payé au final 300 euros et coffré depuis à Luynes. Il écopera de 3 ans de prison, dont 18 mois ferme.

    Sur son téléphone, des annonces questionnent : « DZNG recrute sicario, mission enlèvement », « Cherche pilote au plus vite », « Cherche shooter bien bien payé. Pas de blabla, venez en DM », « Rabatteur 80 euros, secteur la Savine, Saint Loup même prix », « Poste charbonneur 300 euros », « Mission sicario dodo, 20 000 euros, tenue, arme fournies, itinéraire sera donné, contactez si prêt à bouger »… « Mission Dodo, c’est un assassinat vu le prix ! », lance un juge assesseur. « C’est vraiment un malentendu, j’ai cliqué sur un lien, j’ai rien à voir avec DZ Mafia ni aucun groupe. »

    « Les contrats sont de plus en plus confiés à de jeunes immatures », rappelle la procureure, Agnès Rostoker, devant ces « trois exécutants zélés d’une mission confiée par le crime organisé pour terroriser une société ». « Qui peut ignorer les cadavres semés par la DZ Mafia ?! Le motif le plus profond, ce n’est pas l’argent, mais leur fascination pour une organisation de tueurs et de psychopathes, leur adhésion profonde à des contre valeurs malsaines. » Pour avoir « fait le jeu d’une organisation criminelle qui pourrit notre société, la peine doit être exemplaire », annonce le ministère public, qui requiert cinq ans de prison, dont trois ferme, contre les deux premiers et deux ans, dont un ferme aménageable, contre le copain qui les a véhiculés.

    « Au départ, c’est une virée entre copains qui zonent le 31 décembre et boivent des Capri Sun à 1,30 euro », plaide Me Samir Bouchama pour le chauffeur relaxé pour association de malfaiteurs, mais condamné à un an avec sursis. « C’est un énorme gâchis, plaide Me Samuel Katz pour Saliou. Vous n’avez aucun élément qui oriente sur DZ Mafia. On donne en pâture ces trois-là à votre juridiction pour complaire. On se contente du menu fretin qu’on vous demande de broyer. Mais ce sont des pieds nickelés qui venaient casser quelques vitres. Ce ne sont pas des cramés, ils ont un avenir. »

    « C’est des minots qui ont fait n’importe quoi et qui viennent la tête basse. C’est pas si grave que ça, même si DZ Mafia a peut-être tiré les ficelles », plaide Me Bruce Blanc pour Abou.

    Constitué partie civile, la CFE-CGC d’Orange obtient un euro symbolique. Le syndicat majoritaire a rappelé que « le siège de Saint-Mauront ne peut plus recevoir de salariés parce que la peur est là ». Le groupe Orange, présent, a dit « le traumatisme des salariés pour leur siège victime de tirs à l’arme lourde ». Il obtient un renvoi au 19 mars 2027 pour l’indemnisation.

  • Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Au début du mois d’avril 2026, une flottille partira du port de Marseille en direction de Gaza. Elle ne porte pas seulement du matériel médical mais également du matériel pour tenter de reconstruire des moyens de subsistance (pêche, agriculture…) et d’éducation ; elle est un acte de rupture face à l’innommable et un moyen pacifique de dénoncer la barbarie qui s’exerce contre le peuple palestinien.

    Briser le silence et les complicités À Gaza, des enfants meurent de faim et des familles entières sont exterminées. Face à ce génocide, nous refusons le silence des « gouvernements complices ». Nous dénonçons

    • La responsabilité directe de nos dirigeants qui, par leur connivence avec l’état israélien cautionnent l’horreur.

    • Le silence des grands médias dans leur devoir d’informer sur la réalité du massacre.

    • La complicité active de grandes entreprises françaises, telles que Carrefour ou la BNP, qui participent au maintien d’un système d’oppression.

    Nous exigeons la levée immédiate et totale du blocus imposé par l’État israélien, un siège illégal et génocidaire.

    Marseille : Port de résistance et de dignité Marseille, ville d’exil et de solidarité, ne peut rester complice par son inaction. C’est pourquoi nous, habitants de l’Estaque et citoyens de tous les quartiers de Marseille, appelons à une mobilisation massive autour de la Flottille pour Gaza. Nous interpellons les élus de notre ville : l’heure est aux actes politiques clairs pour placer Marseille du côté de la dignité humaine.

    Nous demandons que le prochain conseil municipal vote le jumelage officiel de Marseille avec Gaza, un jumelage de résistance et de solidarité pour signifier à sa population qu’elle n’est pas seule

    Rejoignez le mouvement.

    La flottille ne transportera pas des armes, mais l’exigence que le droit à la vie et aux soins ne soit plus négociable. Ceux qui monteront à bord risquent leur sécurité pour porter notre message. Nous devons leur assurer un départ digne et une ville unie derrière eux.

    Signataires :

    La liste des signataires personnalités et organisations en soutien à la Tribune : Imotep pour les membres de IAM. Gari Greu du Massalia Sound System. Mousse et Hakim de Zebda ; Sanseverino Stephane ; Eric Antoine humoriste ; Mourad Musset de la rue ketanou ; Hazem pour le Molotof ; Toma Feterman de la Caravane Passe ; Hakim Hamadouche de Rachid Taha ; Gérard Meylan et Malek Hamzaoui de l’équipe de Robert Guediguian; Karim Dridi cinéaste ; Pierre Stambul de l’UJFP.

    Organisations déjà signataires : collectif 13 droit des femmes ; ATTAC Marseille ; Mrap ; Ufjp ; MassalaVox  ; «Éclosion 13» (avec les femmes artistes de Gaza) ; CQFD ; L’harmonie (estaque) ; Le donut ; FCP (festival Ciné Palestine) ; Association Rizoma ; MAGPAL (Marseille Gaza Palestinne)  ; Palestine 13 ( AFPS locale) ; Didac’Ressources.

    Les habitants de l’Estaque et de Marseille membres du collectif de soutien à la Flottille : Agnès Mazzocco, Ambrine Brik, Aminda Huille, Anne Bonnaire, Anne Boluda, Anne Keller, Arianna Cecconi, Badra Delhoum, Cathy Chatzopoulos, Chadia Tachouaf, Christine Verniere, Claude Hirsh, Corinne Lefort, Daniella Failla, Djamel Khenouf, Djazaïr Yacoubi, Elisabeth Stephanus, Elise Meouchy, Emilie Ribaute, Fathi Bouaroua, Florencia Carlin, Florian Lando, Héloïse Roydiy, Henry Saint-Jean, Jean-Charles Mathieu, Kader Atia, Kevin Vacher, Léa Bouaroua, Luci Lando, Margo Chou, Michel Teule, Michèle Bitton, Mireille Lando, Myriam Guiral, Pierre Ciaravela, Philippe Stephanus, Raïb Setita, Régine Fiorani, Sarah Righl, Sophie Etienne, Sébastien Barles, Thierry Lando, Thierry Louchon, Thomas Figuera, Valentina Corro, Valerie Bournet, Youssef Khafif, Christophe Oudelin, Mohamed Bensaada, Manuel Bompard (député), Sébastien Delogu (député), Vincent Geisser, Aicha Sif, Nouriati Djambaé, Aicha Guedjali, Nicolas Memain, Philippe Foulquié, Cyrille Hanappe, Isabelle Bourboulon, Hubert Colas, Charles Hoarau, Samy Joshua, Sébastien Thierry, Samuel Wahl, Frédéric Michel, Laurent Mucchielli, Marc Mercier, Sophie Epstein, Jérôme Mazas, Soizic Beaumier

  • [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    L’un est une réplique, l’autre un original. Mais les deux sont les témoins d’une époque historique. Le Galeón Andalucía et le Pascual Flores, tous deux parrainés par la Fondation Nao Victoria, aurait du escale pour la première fois à Port-de-Bouc du 25 au 29 mars, et détonner dans le paysage des petits bateaux de plaisance.

    Le premier navire est un galion espagnol du XVIe siècle conçu à la suite d’un long processus de recherche historique par Ignacio Fernández Vial juste avant l’Exposition universelle de 2010 à Shanghai. Ce grand trois mats à la poupe décorée de l’Esperanza du Triana est une reproduction d’une unité des flottes de la Nouvelle Espagne, de Tierra Firme et du galion de Manille, qui commerçaient avec divers ports d’Amérique et d’Asie depuis les ports espagnols au cours du XVIIe siècle.

    Naviguer sur le Pascual Flores

    Le second est une goélette de 1917, l’un des 64 bateaux-pilotes de la flotte à voile de Torrevieja (dans la province d’Alicante), qui a compté jusqu’à 200 navires. Il servait au transport de fruits, de sel et de frets divers. C’est en 1999 que la municipalité de Torrevieja a racheté le Pascual Flores pour en faire un navire témoin de cette période florissante et l’ambassadeur de la ville. Il a été restauré pour devenir un navire-musée flottant avec l’aide de la Fondation Nao Victoria.

    Álvaro Paniagua est actuellement à bord de la goélette avec onze autres membres d’équipage et huit passagers, en provenance de La Spezia. « Il y a eu quelques améliorations faites sur le bateau ces cinquante dernières années, mais la manière de naviguer est plus ou moins la même qu’au début du XXe siècle, témoigne-t-il. Certes, nous avons un moteur mais les manœuvres sont demeurées inchangées. Nous n’utilisons par exemple ni treuil ni système hydraulique pour les voiles. »

  • Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Magistrats, avocats, scènes de crime, armes… Des lycéens de filière professionnelle de Martin Bret à Manosque ont pu découvrir lundi les coulisses et les rouages de la justice et de la police nationale. Le matin, ils se sont rendus au tribunal d’instance, où ils ont reconstitué un procès. L’après-midi, ils sont allés au commissariat, où les policiers leur ont montré une fausse scène de crime, les cellules de garde à vue ou encore leurs armes.

    Casser la barrière

    entre jeunes et policiers

    L’objectif de cette journée en immersion était de susciter des vocations et de « casser la barrière qu’il peut y avoir entre les jeunes et les policiers », explique Caroline Paolasso, vice-présidente à la politique de la ville de l’agglomération Durance Luberon Verdon, qui organisait l’événement avec le CDAD 04 (conseil départemental d’accès aux droits).

    « Il faut passer l’examen du barreau, c’est très difficile, il faut s’accrocher », raconte aux jeunes Me Julie Okon, avocate à Manosque. Mais, « il ne faut pas se laisser effrayer par le travail. Quand on a envie, on y arrive », les rassure Me Emmanuelle Orta.

    « Pourquoi on a pas le droit d’aller en boîte de nuit quand on est avocat ? », demande un lycéen, étonné de la remarque de la bâtonnière qui leur a expliqué que, lorsqu’on était avocat, on ne pouvait pas « danser sur les tables en boîte de nuit ». « Notre attitude doit être irréprochable, nous représentons la justice partout, en toutes circonstances », lui répond Me Orta.

    « Est-ce que vous avez le droit de porter des armes à feu ? », « vos vitres, elles sont blindées ? », « est-ce que vos gilets arrêtent les balles de fusil à pompe ? », ont ensuite demandé les lycéens aux policiers manosquins.

  • La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic, qui a marqué le Vaucluse en 2025 avec plusieurs fusillades mortelles notamment à Avignon, restera en 2026, comme en 2025, « la priorité numéro 1 », assure le préfet Thierry Suquet, lors d’une conférence de presse pour faire le bilan de l’activité des services de sécurité publique au cours de l’exercice.

    Entouré des représentants des forces de police, de gendarmerie et des parquets d’Avignon et de Carpentras, le préfet chiffre cette lutte sur 2025 et entend la poursuivre. La préfecture affirme que 11 points de deal ont été fermés en un an. Il en resterait 19 sur le territoire, contre 30 en 2024 et 66 en 2022. Mais aussi 364 armes saisies, soit 11,7 % de plus qu’en 2024. Dans le même temps, 4 653 infractions à la législation sur les stupéfiants ont été constatées en zone police et gendarmerie. Une progression liée notamment à la loi contre le narcotrafic de juin 2025. Celle-ci a notamment permis 4 fermetures administratives de commerces dont le lien avec des activités illégales avait été constaté. « Quand c’est lié à la délinquance, ces fermetures sont très importantes car cela permet de taper dans le porte-monnaie. Les saisies, cela fait parfois plus mal aux délinquants que d’aller en prison », glisse le colonel de gendarmerie William Mialon.

    Du côté de la procureure d’Avignon, Stéphanie Aouine, qui affirme que le Vaucluse « s’est approprié très rapidement les nouveaux dispositifs », on se réjouit également d’une collaboration plus poussée entre les services dans ce combat. « C’est une stratégie qui paye. Il n’y a pas un jour où on ne travaille pas un dossier en lien avec le narcotrafic. Il faut être cohérent et coordonné sur ce sujet », ajoute-t-elle. « Les trafics et la délinquance s’adaptent. Ces dossiers nécessitent plus de technicité », ajoute Hélène Mourges, procureure de Carpentras, qui assure que sa juridiction a deux fois plus de dossiers liés au trafic de stupéfiants que d’autres de taille similaire. D’autant que le nombre de tentatives d’homicide a également augmenté de 28 % avec 45 faits en 2025. Et que « bon nombre de ces faits ont un lien, direct ou indirect, avec des réseaux criminels impliqués dans le narcotrafic », assure la préfecture.

    Violences familiales

    « Les stupéfiants, et les addictions en général, y compris à l’alcool, sont aussi présents dans énormément de dossiers de violences par exemple, notamment intrafamiliales », poursuit Hélène Mourges.

    La lutte contre les violences intrafamiliales est d’ailleurs pointée comme la deuxième priorité des forces de sécurité. Car celles-ci ont nettement augmenté sur le département avec une hausse de 32,5 % des interventions de la police et de la gendarmerie, avec 1 946 actes. Mais surtout quatre homicides en contexte familial.

    Mais aussi la lutte contre les violences faites aux femmes, dans un territoire qui a été le théâtre du procès des viols de Mazan. En 2025, il y a eu 3 842 plaintes de femmes majeures enregistrées, soit une augmentation de 7,2%. Et souligne qu’en 2025, il y a eu moitié plus de peines d’emprisonnement dans des affaires liées à ces violences. Tout en restant vigilants sur d’autres facteurs comme la sécurité routière ou encore les atteintes aux biens.