Category: societe

  • Saint-Mauront et Félix-Pyat montent sur scène au parc Bougainville

    Saint-Mauront et Félix-Pyat montent sur scène au parc Bougainville

    Pilotée par le centre social Saint-Mauront–La Villette et réunissant la Cuisine du 101, l’Acelem, la Cie Duanama et LaMAM au sein du comité de pilotage, avec la participation d’une dizaine d’associations culturelles et de compagnies artistiques du quartier, et soutenue par la Ville, la fête organise sa 2e édition dans le tout nouveau parc Bougainville. Forte de 1 500 personnes l’année précédente, elle s’étend désormais sur deux journées.

    Ce vendredi, les élèves des écoles maternelles et primaires, Félix-Pyat, Édouard-Vaillant et Bellevue ont donné le ton en chorales, devant un public familial. « Une forme de répétition générale avant la fête des écoles tout en leur donnant un avant-goût de la scène », précise un directeur. Des représentations sur scène ont suivi et, jusqu’à minuit, les conférences dansées de Bouziane Boutelja, en partenariat avec LaMAM, ainsi que le plateau hip-hop ont enchanté le public. Tout en donnant un aperçu des talents et des activités proposées par les acteurs locaux du secteur.

    Repas et animations

    Ce samedi, la fête reprend à partir de 11h30 avec un repas partagé offert aux habitants du quartier. Les plats ont été concoctés par des collectifs et les grillades sont gracieusement proposées par la mairie du 2e secteur. Dès 13h30, un forum d’animations est organisé par les associations : bibliothèque et ludothèque éphémères, jeux de la marelle avec différentes variantes, jeux de quilles, jeux en bois, peinture dessin et initiation aux techniques de l’art urbain, le temps d’un atelier créatif ouvert à tous. Une balade est également proposée avec Méta 2 pour un tour d’horizon des fresques urbaines. Culture toujours, avec Kelemenis & Cie, qui, en prévision du 15e anniversaire de Klap Maison pour la danse, en septembre 2026, propose aux familles voisines de participer à cet événement festif.

    Des initiations sont également proposées à destination des parents avec le MPE13, qui invite à se familiariser avec les plateformes éducatives Pronote ou Superminot. Une formation destinée aux 16-30 ans est aussi prévue : le service jeunesse de la Ville présentera les différents dispositifs portés par la municipalité (Bafa, code de la route, BNSSA…). Enfin, un accès aux droits pour tous sera assuré par le collectif On le fait pour nous, qui présentera son activité « pour la défense de la mixité culturelle ».

  • [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    De vallées en cols, de villages en hameaux, vous êtes attendus ces samedi et dimanche pour participer à La balade du colporteur aux côtés de Pierre Peyret, accompagnateur en montagne.

    Une balade et bivouac gratuit dans la vallée du Toulourenc, entre Saint-Léger-du-Ventoux, Brantes et Savoillans. « Nous allons parcourir une vingtaine de kilomètres sur deux jours et nous dormirons en forêt », explique PIerre Peyret. « C’est une balade accessible à partir de 12 ans de niveau moyen. Ce sera l’occasion de découvrir les jolis villages et hameaux du Vaucluse dans lesquels on pourra s’y arrêter un peu pour boire un café par exemple. »

    Un secteur aux multiples facettes

    L’objectif de cette sortie organisée dans le cadre des Rendez-vous du Parc Ventoux en ce début de période estivale et de donner envie aux participants de découvrir ce territoire qui recèle de nombreux secrets et merveilles. « C’est un secteur que j’aime personnellement et que j’aime faire découvrir aux gens. C’est aussi un moyen pour celles et ceux qui aimeraient faire du bivouac mais qui n’osent pas y aller seuls de découvrir que c’est possible. Il suffit de savoir où aller », continue l’accompagnateur. « Ce que j’affectionne également dans ce genre de sorties c’est qu’elle se fait sur deux jours, ce qui nous laisse le temps de parler, de nous découvrir et de partager de beaux moments ».

    Un autre versant
    du Mont-Ventoux

    Gourde, pique-nique, chaussures de marche et sacs de couchage seront de mise pour cette sortie qui, au-delà de vous faire découvrir de beaux paysages vous en apprendra davantage sur la faune et la flore du site, sur l’histoire du Ventoux mais aussi sur ces sentiers empruntés de manière ancestrale par les bergers et colporteurs. « Nous échangerons avec les participants sur tout ce qui touche au massif, on reviendra sur l’histoire de la paste en Provence aussi… », précise-t-il. Enfin, cette « randonnée belvédère » vous donnera l’opportunité de découvrir un autre versant du Mont-Ventoux. « Nous sillonnerons la face Nord du Ventoux, un côté que l’on a beaucoup moins l’habitude de voir et qui est beaucoup moins représenté aussi parce que l’image que l’on a du Géant de Provence c’est celle que l’on voit depuis Carpentras, Caromb ou Bédoin par exemple », poursuit Pierre Peyret. « Or là, c’est une nature beaucoup plus dure, brut qui s’offre à nous. L’occasion d’observer la faune qui peuple les lieux comme les chamois ou les loups par exemple et de parler du pastoralisme dans cette zone. »

    De samedi à 16h jusqu’à dimanche 16h. Balade gratuite.

    Réservation et inscription au : 04.90.63.22.74.

  • [On passe à table] Le ceviche traditionnel péruvien au leche de tigre

    [On passe à table] Le ceviche traditionnel péruvien au leche de tigre

    Un poisson bien frais

    Pour débuter cette recette traditionnelle que vous propose de réaliser Patricia, dans les règles de l’art, vous devez commencer par couper votre filet de poisson en cubes d’environ 2 à 3 centimètres pour garder de la mâche et éviter que le poisson ne cuise trop rapidement avec le citron vert. Réservez dans un plat. Pendant ce temps, épluchez et émincez finement l’oignon rouge. Il vous faudra ensuite le rincer trois fois à l’eau claire pour enlever toute son amertume et éviter qu’il prenne le dessus sur la préparation. Coupez les citrons verts en deux et pressez-les directement dans le mixeur. Attention de ne pas aller jusqu’au bout du citron pour ne pas qu’il soit trop amer dans le leche de tigre. Ajoutez ensuite une gousse d’ail, un morceau de céleri branche, du poivre blanc, du sel, quelques branches de coriandre en utilisant uniquement les tiges et non pas les feuilles que vous garderez pour plus tard. Quelques petits morceaux de piment antillais, un petit bout de gingembre pelé. Mixez le tout pendant une trentaine de secondes.

    Récupérez ensuite le cul-de-poule dans lequel se trouve votre poisson coupé. Ajoutez une pincée de sel et une de poivre. Une poignée d’oignons rouges, les feuilles de coriandre cette fois, émincées, de nouveau quelques petits morceaux de piment.

    Un savoir-faire unique

    Enfin, versez le leche de tigre sur le tout et mélangez bien à la cuillère. Pour le dressage, servez le poisson et sa sauce au centre de l’assiette et accompagnez de maïs grillés, d’un épi cuit et de quelques cuillerées de patate douce cuite au four avec de la cassonade et des clous de girofle. Pour terminer, vous pouvez agrémenter le tout de chips de banane plantain. Pour ce faire couper de fines lamelles de banane encore verte à la mandoline et passez à la friteuse.

    Servez tout de suite et bon appétit !

    Pour 2 personnes il vous faudra :

    – Un filet de dos de lieu noir de 240 g, cinq citrons verts 

    – Un oignon rouge et une patate douce, une banane plantain verte

    – Du gingembre, de la coriandre, du céleri branche, un piment antillais

    – Une gousse d’ail, du sel et du poivre blanc

    – De la cassonade et des clous de girofle

  • Les loulous ont rendez-vous au Fabuleux Festival de Vitrolles

    Les loulous ont rendez-vous au Fabuleux Festival de Vitrolles

    La Ville de Vitrolles, la librairie Quartiers Libres et l’association les bouqineurs.seuses vous attendent samedi et dimanche au domaine de Fontblanche pour une troisième édition de l’événement entièrement dédié à la jeunesse, le Fabuleux Festival.

    Pendant deux jours, familles, enfants, adolescents et passionnés de littérature jeunesse pourront profiter d’une programmation foisonnante mêlant spectacles, ateliers, rencontres, cinéma, musique, expositions et animations dans une ambiance festive et conviviale ouverte à tous, placée encore et toujours sous le signe de l’humour ! Cette année, la marraine de l’édition est Susie Morgenstern, auteure française et américaine de livres pour enfants et de littérature jeunesse qui sera présente lors de l’événement.

    Des activités pour tous

    Pour l’occasion, le week-end sera ponctué de nombreux spectacles et animations pour tous les âges dès la naissance et jusqu’à 14 ans avec des espaces divers qui s’articulent sous forme de quartiers adaptés en fonction des tranches d’âge de chacun.

    Ainsi, les loulous jusqu’à trois ans pourront participer à des ateliers, autour des émotions ou encore des comptines dans le quartier le Cirque des Pitchouns. Le quartier des Petits monstres s’adresse quant à lui aux enfants entre 4 et 6 ans où ateliers, fresques, cinéma contes et histoires les attendent. Entre 7 et 10 ans, rendez-vous donné au quartier À mourir de lire avec chasse aux trésors, ateliers lecture musicale ou encore cinéma et sérigraphie sont au programme. Enfin les ados auront de quoi se délecter dans le quartier de la place du Rire accessible dès 11 ans et jusqu’à 14 ans avec des ateliers autour de la lecture, des blagues, des mots mais aussi des jeux et challenge ou encore un plateau radio autour de l’humour et un escape game feront leur bonheur.

    Sans oublier que les enfants et leurs parents pourront rencontrer leurs auteurs ou illustrateurs préférés au sein de l’espace dédicaces ouvert en continu de 10h à 18h sur les deux jours de festivités.

    De 10h à 18h. Gratuit.

  • Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    La guerre est déclarée entre la communauté de communes et la crèche Hakuna Matata, ouverte en janvier à Saint-Maime : la direction et les parents craignent une fermeture, faute de subventions. Ce sont 37 familles qui risquent de se retrouver sans mode de garde et neuf salariés sans emploi. Cette crèche est « la plus remplie de l’intercommunalité », selon ses gérants. « Elle n’est pas en concurrence avec les autres, mais complémentaire : on ouvre plus tard le soir, si besoin le samedi », avance son président, Guillaume Santacreu. Selon lui, « un groupe de personnes a tout fait pour faire exploser le projet ». « Les personnes concernées font un blocage et nous mettent des bâtons dans les roues », affirme-t-il. Si la situation ne s’arrange pas, lui et sa sœur Victoria, directrice de la crèche, redoutent de devoir fermer à la fin du mois.

    « Comme j’avais peur que la crèche ferme, je me suis renseignée à celle de Saint-Michel-l’Observatoire, et la directrice m’a dit que la communauté de communes leur avait demandé de garder des places au cas où notre crèche fermait », affirme Léa, mère d’un des enfants gardés à la crèche Hakuna Matata. La majorité des enfants qui y sont gardés ont été refusés dans les autres crèches du territoire. Les listes d’attente sont longues pour réussir à décrocher une place. « Son père a dû arrêter de travailler pendant un an parce que la nounou a arrêté de le garder », témoigne Sarah Didierlaurent, mère du petit Sorën gardé à Hakuna Matata. « J’espère ne pas avoir à enlever mes enfants de cette crèche. J’en suis très contente : les horaires sont formidables pour ceux qui travaillent tard à Manosque. C’est pour ça que j’ai mis mes enfants ici », avance Léa.

    Un élan de solidarité

    Un véritable élan de solidarité a été initié par les parents d’enfants gardés à Hakuna Matata. L’une des mamans, qui a réussi à obtenir un rendez-vous avec le président de la communauté de communes, propose « une opération escargot dans son bureau », ou encore « une pétition en ligne à pousser sur tous les canaux possibles et imaginables ».

    Jeudi, les gérants de la crèche ont réussi à obtenir un rendez-vous le 30 juin avec la CAF, le Département et la communauté de communes. Les gérants de la crèche demandent 180 000 euros, puis 150 000 euros par an à l’intercommunalité.

    Contacté, le président de la communauté de communes explique que l’intercommunalité « compte déjà quatre crèches publiques ». « On savait qu’une telle activité était vouée à l’échec. Je refuse toute participation », explique-t-il. Selon lui, il y a assez de places pour accueillir les enfants dans les autres crèches. Le sujet est inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire, qui aura lieu mardi à 14h30.

  • Un pique-nique revendicatif aux Vieux Salins

    Un pique-nique revendicatif aux Vieux Salins

    L’histoire est assez délirante. Un projet de construction dans les cartons depuis 2021 qui a obtenu contre toute attente un permis de construire, mais toujours au cœur d’une bataille juridique. Le promoteur aurait semble-t-il profité d’un tas de coïncidences rendant possible l’inconcevable.

    D’abord, la non-réponse de la Ville dans les temps ce qui a entraîné un accord tacite du permis de construire. Première incohérence.

    La deuxième concerne les manques évidents dans le Plan de préventions des risques inondation (PPRI). Comment, en effet, celui-ci peut-il indiquer un risque fort d’inondation sur une rive et pas sur l’autre, pourtant pas plus élevée.

    « C’est une zone blanche, pas bleue, parce que non évaluée, l’autre côté est rouge », souligne Caroline Moulin pour Hyères Écologie citoyenne, qui considère que « c’est vraiment du foutage de gueule ».

    En attendant, la construction de 140 logements et d’un parking en silo de 260 places à l’embouchure du Gapeau, aux Vieux Salins, soumis à des crues, est toujours d’actualité. Et ce malgré les procédures lancées pour faire annuler ce permis par la municipalité et la préfecture. Mais rien n’est joué, puisque des recours sont toujours en cours.

    Pour la maire de Hyères Véronique Bernardini (SE), autant opposée que son prédécesseur à ce projet, « les Salins ne sont pas un terrain à bétonner. Ils sont un patrimoine à protéger ».

    Ayant autorisé la manifestation citoyenne, elle considère que les habitants ont toute leur place dans ce débat et que leur mobilisation traduit l’attachement profond des Hyérois à l’avenir de leur territoire.

    Rendez-vous est donc donné dès 11h au 2 000 boulevard du Front de mer, aux Salins.

  • Les opposants à la ligne THT s’organisent

    Les opposants à la ligne THT s’organisent

    Une Zone à défendre (ZAD) va-t-elle voir le jour dans le sud du Gard ? C’est en tout cas la promesse de dizaines d’opposants au projet de ligne THT si une solution alternative n’est pas trouvée. Depuis l’annonce de cette ligne, la grande majorité des acteurs du territoire gardois a en effet fait part de son opposition à un projet qui doit pourtant permettre la décarbonation de l’industrie de Fos en créant une ligne électrique dite à très haute tension (THT) aérienne pour transporter l’électricité produite dans la vallée du Rhône. Cette ligne doit ainsi relier Jonquières-St-Vincent, près de Nîmes, à Fos-sur-Mer et traverser la Camargue.

    Sauf que ni les agriculteurs soucieux de préserver leur terre, ni les écologistes souhaitant protéger la faune très présente en Camargue, ni les acteurs touristiques voulant défendre la beauté des paysages n’acceptent l’installation de dizaines de pylônes de plus de 50 mètres. « La profession agricole réaffirme ici son opposition farouche à ce projet de ligne THT aérienne de 400 000 Volts qui viendrait défigurer ce territoire unique. Cela condamnerait l’agritourisme, réduirait à nouveau la surface agricole française et imposerait de nouvelles contraintes aux agriculteurs », ont ainsi écrit une douzaine de syndicats agricoles gardois début juin dans un communiqué. En fin d’année dernière, la Dreal Occitanie avait pourtant estimé que le tracé ferait peser une menace directe sur cinq espèces d’oiseaux, mettant ainsi du plomb dans l’aile au projet.

    Un courrier aux agriculteurs met le feu aux poudres

    Mais l’État a tout de même lancé le 13 mai l’instruction de la Déclaration d’utilité publique et les propos d’Emmanuel Macron fin mai sur ce projet jugé « nécessaire » inquiètent les opposants, qui y voient une volonté de passer en force. « Il y a une très forte pression des industriels », précise Luc Perrin, qui gère l’Association de sauvegarde de la Terre d’Argence (Asta). « On s’est donc rencontré avec les Camarguais et il y a la volonté de passer à la vitesse supérieure. Ce qui a aussi mis le feu aux poudres, c’est l’envoi par RTE d’un courrier aux agriculteurs pour les avertir qu’il y aurait des visites sur leur terrain avec des prélèvements et des analyses de sol. Il y a un arrêté préfectoral de 2023 qui impose à tout le monde de laisser entrer les agents de RTE chez soi sous peine de sanctions. » Face à cette situation, les agriculteurs travaillent à des parades comme le traitement de leur terrain dont l’accès serait ensuite interdit. Ils travaillent même avec des écologistes pour trouver des tortues cistudes. Car si la présence de cette espèce est détectée, les prélèvements dans un rayon de 500 mètres sont interdits. Ce samedi 6 juin, une action est également prévue à Arles pour informer la population. Mais les opposants savent que cette mobilisation a peu de chance d’être suffisante. Beaucoup évoquent la possibilité de créer une ZAD. Des contacts ont déjà été noués avec des associations qui ont organisé la mobilisation à Notre-Dame-des-Landes pour s’appuyer sur leur expérience et s’inspirer de leur méthode. « S’ils veulent passer en force, ils auront Notre-Dame de Camargue. Il y a des gens qui sont prêts », confirme Luc Perrin.

  • À quand la fin du calvaire de la « dame de fer » de Borély ?

    À quand la fin du calvaire de la « dame de fer » de Borély ?

    C’est l’Arlésienne du patrimoine en péril. Depuis plus de vingt ans, on annonce, on promet, on applaudit sa restauration prochaine. Les délibérations, les appels d’offres, les communiqués se succèdent annonçant études préliminaires, diagnostics et plans de sauvetage de la grande serre en péril du jardin botanique du parc Borély, avenue Clot Bey (8e). Cette fois, c’est bon mais, encore un petit peu de patience.

    Cette pyramide de métal et de verre de 200m² est un témoignage précieux des techniques de ferronnerie puddlée de la fin du XIXe siècle. L’ouvrage gracieux de style Baltard, surmonté d’un chapiteau central avec des lanterneaux était à l’origine le jardin d’hiver du château de Montcalm près de Vauvert en Camargue, l’espace de réception de la richissime famille Noilly-Prat. C’est Edmonde Charles-Roux qui souffla l’idée à Gaston Defferre de la sauver du château en ruine. Ce fut fait en février 1982 avec un chèque de 500 000 francs. Démontée, transportée à Marseille, remontée et surtout adaptée en serre tropicale, la « dame de fer » a été inaugurée en mars 1984 avec une exposition d’orchidées.

    Redonner sa destination de serre botanique

    Par manque d’entretien, l’édifice s’est lentement dégradé. Depuis 22 ans, il est interdit au public pour des raisons de sécurité. En mars 2006, le conseil municipal avait voté un budget, porté en 2010 à 350 000 euros. Puis rien ne s’est passé comme prévu. L’appel d’offres n’a pas eu de suite. La Ville a alors déposé en douce en octobre 2015 un permis de démolir, stoppé net par les Affaires culturelles. La Ville a ensuite vite promis aux crédules que sa restauration serait vite achevée en novembre 2019. Six mois plus tôt, l’agence Fabrica Traceorum avait rendu un sérieux rapport de diagnostic sur son piteux état. Une ligne budgétaire de 2 millions d’euros lui a été consacrée pour la recycler en halle pour des expositions temporaires. Vu le montant de l’ardoise pour la sauver, l’adjointe aux parcs et jardins, Nassera Benmarnia, a revu le projet pour lui redonner sa destination originelle de serre botanique et l’ouvrir pleinement au public toute l’année. Une maîtrise d’œuvre a alors été lancée en mars 2023 confiée à un groupement d’entreprises piloté par l’atelier d’architecture Ugo Nocera, primé pour son projet de restauration et aménagement du phare de l’Espiguette. Un permis de construire a été délivré en février 2026 pour la « restauration complète » de la serre, validé par la Conservation régionale des monuments historiques, l’ouvrage bénéficiant de la protection attachée depuis septembre 2024 à la totalité du domaine Borély. C’est ce qui la sauve.

    Parcours de valorisation des plantations

    Quarante-trois ans après son remontage à Borély, « le cœur du projet, c’est le démontage intégral de la structure métallique. Elle sera nomenclaturée, traitée, renforcée et remontée sur de nouvelles fondations », explique l’architecte du patrimoine Ugo Nocera conscient des aléas et de la complexité de l’opération. « C’est un ouvrage très intéressant, bien dessiné, très proportionné. Il ne fait aucun doute que d’un point de vue historique, on est vraiment dans les premières structures en fer puddlé très pur, obtenu à partir de fonte brute, une période qui n’a pas duré longtemps avant de passer à l’acier. » 90% de cette charpente à valeur patrimoniale avec ses douze colonnettes en fonte seront conservés, décapés, renforcés et traités contre la corrosion. Les éléments irrémédiablement détériorés seront recréés. Toute l’opération vise à lui restituer « son intégrité architecturale, structurelle et fonctionnelle » tout en assurant sa mise aux normes, son accessibilité PMR avec désormais deux entrées et sa pérennité.

    Un nouveau système de chauffage par pompe à chaleur assurera une température stable toute l’année. Le sol en terre cuite sera constamment mouillé par un système d’arrosage qui maintiendra une ambiance humide. Les façades vitrées seront reconstruites à l’identique. L’espace intérieur sera réaménagé par l’architecte scénographe Flavio Bonuccelli afin d’offrir aux visiteurs un parcours de valorisation des plantations disposées autour d’un espace central de pleine terre. Ainsi après neuf à douze mois de chirurgie, la belle endormie renaîtra. Faudrait-il encore que le marché public de travaux sorte un jour. Encore une année ou deux de patience.

  • Une journée festive contre les croisières de luxe sur le J4

    Une journée festive contre les croisières de luxe sur le J4

    Le collectif Stop Croisières ne désarme pas avec une nouvelle journée contre les croisières de luxe sur le J4, ce samedi 6 juin. Alors que le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) prévoit d’y aménager un terminal, il dénonce une fuite en avant.

    Bis repetita

    L’activité de croisière « nuit au cadre de vie et à la santé des habitants, consomme des quantités insoutenables de ressources et d’énergie, et contribue au réchauffement climatique », estime-t-il. « Le Port en est à son 3e appel d’offres ! On ne lâchera pas », prévient-il.

    Le GPMM avait lancé, en 2021, un appel à projets pour un terminal dédié à la « petite croisière ». Projet qui avait avorté après la défection d’une partie du consortium qui avait remporté la mise.

    Le 9 février 2025, le Port a relancé un nouvel appel. Mais le 15 septembre, date butoir de l’offre, aucun candidat ne s’était présenté. Le GPMM assurait vouloir relancer l’affaire.

    De son côté, fin mai, l’association Marseille Provence Croisière s’est félicitée de son bilan 2025 avec 2,6 millions de passagers et 660 escales, une hausse de 8% en un an. Et prévoit 2,8 millions de passagers et 750 escales en 2026. Insupportable pour le collectif, qui promeut l’accès au littoral pour tous.

    Après une consultation citoyenne pour faire « émerger une proposition alternative », l’année dernière, il s’agit ce samedi d’exposer les idées. Trois mini-conférences seront données par des enseignantes d’Aix-Marseille Université et un capitaine de marine marchande. Après une manif colorée, une baignade collective est prévue avant un coucher de soleil en musique.

    De 16h30 à 22h.

  • Aurore Bergé et le Centre hospitalier de Toulon signent une convention pour faciliter les dépôts de plainte des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé et le Centre hospitalier de Toulon signent une convention pour faciliter les dépôts de plainte des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé poursuit son tour de la région. En visite à Avignon, pour l’inauguration des nouveaux locaux dédiés à l’accueil des femmes victimes de violences, puis à Briançon, pour celle d’un banc symbolique contre les violences faites aux femmes, jeudi, la ministre déléguée à l’Égalité homme-femme était à Toulon, vendredi après-midi. Plus précisément à l’hôpital Sainte-Musse, pour découvrir le parcours patients dédié aux violences intrafamiliales.

    Première étape : la Maison des femmes. Depuis sa création en 2024, ce dispositif dédié à l’accueil, l’évaluation des besoins et l’orientation des victimes de violence, a déjà accueilli plus de 330 patientes. Il participe aussi à la diffusion des bonnes pratiques en milieu hospitalier, avec plus de 300 membres du personnel – médical comme administratif – formés, et mène son action en lien avec d’autres structures, telles que le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles du Var (CIDFF 83), qui apporte un soutien juridique.

    Il sera possible de déposer plainte à l’hôpital

    Sur l’aspect médical, les services d’urgences gynécologiques et obstétricales incarnent un lieu déterminant pour les cas de violences sexuelles. Là aussi, le personnel est formé pour repérer et prendre en charge les victimes, reçues ensuite par un référent violence.

    Le volet juridique, lui, est assuré par l’Unité d’accueil médico-judiciaire (UAMJ) et l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (Uaped). Lancées en 2023, elles accueillent des victimes de violences mineures et majeures engagées dans une procédure judiciaire à travers une prise en charge globale (médico-psychologique, médico-légale et judiciaire), en regroupant tous les acteurs concernés (médical, police, gendarmerie, justice, services sociaux).

    Tout l’esprit de la nouvelle convention signée, ce vendredi, par la ministre, la direction du centre hospitalier de Toulon-La Seyne (CHITS) et les services de police et de gendarmerie. Celle-ci va plus loin puisqu’elle permettra désormais les prises de plaintes de femmes victimes de violences au sein des hôpitaux de Toulon, La Seyne et de Hyères. Celles-ci n’auront plus à se déplacer : c’est un agent qui viendra directement à l’hôpital.

    Une avancée qui a pour but « d’éviter que la victime ne revienne en arrière sur la décision courageuse de déposer plainte et donc de quitter de manière définitive le conjoint violent », affirme Aurore Bergé. Mais il ne s’agit pas pour autant d’un couteau sous la gorge. La convention permet désormais aux victimes de conserver les procès-verbaux de leurs examens médicaux pendant trois ans. « C’est important parce que la parole met parfois du temps à se libérer », appuie Aurore Bergé.

    Sur la formation des policiers et gendarmes, et alors que le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, ciblé par une plainte pour viol sur mineur en août 2025, n’avait jamais été interrogé dans ce dossier par les enquêteurs (lire page 20), la ministre assure que « celle-ci existe, avec un guide d’entretien pour prendre la plainte », celles pour violences sexuelles demeurant « prioritaires sur tout autre motif quand on vient au commissariat ». Mais il faudra aller plus loin eu égard à l’évolution de la « définition pénale du viol, avec l’intégration de la notion de non-consentement, la question de la soumission chimique… »

    L’objectif est désormais d’étendre ce type de convention à « 100% des hôpitaux », indique Aurore Bergé. Avec, espère-t-on, un effet rapide. Rappelons que moins d’une femme sur cinq ose déposer plainte pour violence conjugale, et que 63 ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année.