Category: societe

  • Décès de Christine Ruiz Picasso à Viens

    Décès de Christine Ruiz Picasso à Viens

    Elle était la femme du fils aîné du peintre. Elle a participé à des initiatives culturelles de la mairie du village. Elle venait durant un temps faire ses courses à Apt, et, notamment à la boucherie chevaline Roux (fermée depuis quelques années). Les propriétaires nous avaient confié qu’ils avaient des relations amicales avec elle et confirmé sa discrétion. La Marseillaise avait eu la chance de la rencontrer à une exposition à la chapelle Saint-Ferréol située au bas de la route de Viens. Elle s’était impliquée dans sa restauration. Nous saluons sa famille, ses amis, et les gens du village qui la connaissaient. Voilà une figure emblématique qui disparaît et qui laissera un souvenir indélébile dans la mémoire locale.

    José Vincentelli

  • À Montpellier, la caisse alimentaire commune recrute !

    À Montpellier, la caisse alimentaire commune recrute !

    Un projet solidaire qui promeut une alimentation saine pour tous. C’est l’esprit de la Caisse alimentaire commune, lancée à Montpellier en 2022 par un collectif d’associations et d’organismes de recherche, rejoint par la Ville et la Métropole. Une expérimentation inspirée du projet politique de la Sécurité sociale alimentaire, dont les initiateurs tirent un premier bilan positif.

    D’une cinquantaine de personnes au départ, le dispositif s’est élargi à 500 foyers participants et ambitionne de franchir, d’ici la fin de l’année, le cap de 800 à 900 cotisants grâce à un appel à participation au long cours. Les volontaires peuvent d’ores et déjà candidater*. Des tirages au sort, établis à partir de critères destinés à maintenir la diversité des publics et les financements, auront lieu chaque mois (prochain tirage au sort le 20 avril, il faut avoir candidaté avant le 14) pour sélectionner les nouvelles recrues.

    Le système est le suivant : chacun cotise mensuellement en fonction de ses moyens et reçoit un budget alimentaire en fonction de la composition de son foyer. Le montant des cotisations n’est pas imposé, mais suggéré par un guide élaboré par le comité citoyen, instance démocratique qui gère la caisse. À titre d’exemple, pour une famille monoparentale avec deux enfants disposant de 1 800 euros de revenus – « une situation assez classique », selon la sociologue Pauline Scherer, cheville ouvrière du projet – la cotisation mensuelle suggérée est de 55 euros pour toucher 180 MonA (équivalent de 180 euros). Créée en partenariat avec la monnaie locale La Graine, cette monnaie alimentaire (MonA) est utilisable dans un réseau d’une soixantaine de points de vente conventionnés selon une diversité de critères, notamment la qualité des produits.

    50% des participants sous le seuil de pauvreté

    « J’étais dans une situation financière difficile. Non seulement ce soutien économique m’a aidée à dépasser la galère dans laquelle je vivais, mais désormais j’achète des produits qui sont bons pour ma santé et celle de mes enfants. Avant ce n’était pas possible », témoigne Samira, 53 ans, membre du comité citoyen et expérimentatrice de la première heure. « Pour les gens qui ont peu de moyens, la caisse peut vraiment changer la donne sur la vie quotidienne », confirme Pauline Scherer à partir des premiers résultats issus de l’étude qu’elle conduit sur le projet. La caisse alimentaire commune a d’ailleurs fait le choix de surreprésenter, parmi les participants, les personnes en situation de précarité. « 50% vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui n’est pas représentatif de la population de Montpellier, autour de 19% », indique la sociologue. En revanche, 25% des foyers cotisent plus qu’ils ne reçoivent. Une proportion que les animateurs du projet aimeraient voir grandir, la caisse restant, aujourd’hui, financée à 50% par des subventions publiques (État, Ville, Métropole, Département, Région).

    * contact@caisse-alimentaire-commune.fr

  • Dans les Alpes, la scène électro doit gravir des montagnes

    Dans les Alpes, la scène électro doit gravir des montagnes

    En ce début de mois d’avril, comme presque chaque vendredi soir, l’Antidote, bar situé sur le boulevard de la Libération à Gap, se prépare à accueillir un concert de musique techno. Le lieu devrait pourtant être cédé dans les prochains mois. Le repreneur, qui doit encore réunir les fonds, ne souhaite « a priori » pas poursuivre la programmation musicale. Avec la fermeture du Gorille en janvier, haut-lieu des musiques alternatives à Gap, c’est le dernier espace dédié aux musiques alternatives (techno, électro, punk…). Paradoxalement, Benjamin, propriétaire du lieu, ferme pour des raisons personnelles et non financières. Il explique même qu’organiser des soirées est très intéressant économiquement. « Un vendredi soir nous permet de faire le chiffre d’affaires de la semaine », affirme-t-il. « Ce n’est pas le public qui manque, ajoute Bassmount, l’un des trois DJ du collectif Osni Crew, qui se produit sur scène ce soir-là. LAntidote est plein à chaque soirée, tout comme l’était le Gorille avant sa fermeture. En attendant qu’un autre lieu ouvre, les gens cherchent des endroits… mais il n’y en a pas beaucoup. Nous, ça fait six mois qu’on ne joue qu’ici. »

    Malgré un intérêt manifeste du public, les difficultés s’expliquent selon lui par une certaine frilosité des pouvoirs publics. « La techno et les musiques underground ont encore une mauvaise image, c’est très difficile d’être soutenus, déplore-t-il. Il faut arriver à s’attirer le soutien des élus locaux mais c’est très long… » Pour y parvenir, son groupe organise depuis peu des ateliers d’initiation à la musique électronique, auprès du public scolaire ou dans des maisons de retraite, et participe à des fêtes locales.

    La réussite du collectif la Zinzaïe dans le Champsaur

    Un processus long mais qui peut s’avérer payant. Du côté du Champsaur, le collectif la Zinzaïe y est parvenu. Fondé en 2023 à Saint-Michel-de-Chaillol, il réunit une quinzaine d’adhérents et organise cinq soirées par an consacrées aux différents genres de la musique électronique. Une de leurs idées phares a été de relancer la fête votive de la Saint-Pierre, qui avait cessé d’être célébrée, et qu’ils organisent désormais chaque année au mois de juin. « C’est un environnement très différent de notre programmation habituelle, avec un grand repas, des jeux… Ça nous permet de faire vivre le village et nous offre une légitimité auprès des habitants » détaille Brice, l’un des fondateurs du collectif. Il raconte qu’au départ les autorités étaient « très frileuses » à l’idée de soirées techno sur le territoire, gendarmerie et préfecture s’inquiétant auprès du maire à la veille du premier soir. « Notre avantage, c’est qu’on est des gens du pays, on connaît le maire et les conseillers depuis des années, un atout que n’aurait pas quelqu’un qui voudrait s’installer », analyse Brice.

    Une difficulté que Mael Graneri, fondateur de Darkside Event, collectif qui démocratise la culture des musiques électroniques dans le département, a rencontrée à Gap. « Ce n’est pas pour viser qui que ce soit en particulier, mais on sent que ce n’est pas dans la culture politique locale du Gapençais, qui est moins réceptrice de ce type d’événements en dehors des programmations plus familiales », explique-t-il.

    Tous citent également les obstacles inhérents au territoire : un marché immobilier saturé, une géographie de montagne enclavée qui oblige le public à venir en voiture, et une offre ferroviaire réduite qui rend onéreux de faire venir des artistes d’autres villes. « Petit à petit, des projets alentour se montent, comme la salle du Nid Rouge à La Bâtie-Montsaléon, un espace culturel qui est en train de se concrétiser. Mais à Gap, on a dix ans de retard », résume Bassmount. En attendant, les trois musiciens du groupe, tout à leurs derniers réglages, se prennent à rêver que l’association Auprès de mon arbre, qui gérait le bar le Gorille parvienne à acquérir à nouveau une salle à Gap, et fasse à nouveau vivre les musiques alternatives tout au long de l’année.

  • Des espèces exotiques sous haute surveillance

    Des espèces exotiques sous haute surveillance

    Frelon asiatique à pattes jaunes, fourmi électrique, crabe bleu et cochenille tortue du pin. Réuni pour une deuxième session la semaine dernière, le comité départemental consacré à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes a fait le point sur le suivi de développement de ces quatre bestioles qui prolifèrent dans le Var et font donc l’objet d’une attention particulière.

    Après une première réunion en février pour évaluer l’étendue des dégâts pour élaborer un premier diagnostic et présenter les dispositifs mis en place, il s’agit cette fois-ci de voir leur efficacité, d’identifier de nouvelles actions à mener dans les prochaines semaines mais surtout d’informer le public sur les gestes réflexes à adopter si jamais il était confronté à ces espèces. De véritables fléaux quand elles sont identifiées parmi les cinq causes majeures de l’érosion de la biodiversité sur un territoire qui concentre 50% des espèces de métropole dont 61% végétales et 83% des oiseaux nicheurs.

    Concrètement, une série de fiches a été établie à l’attention des habitants, des professionnels et des touristes dans le cadre d’une action de communication qui a démarré dès le début de ce printemps. Où l’on apprend que les stratégies de lutte sont très diverses, entre éradication et contention quand l’espèce est déjà trop installée.

    Un frelon bien installé

    Sur la fourmi électrique, arrivée d’Amérique du Sud et repérée pour la première fois dans le Var en 2022 à Toulon, des foyers se sont développés sur un peu plus de 7 hectares. Sa piqûre très douloureuse peut entraîner des inflammations sévères voire la cécité chez les animaux domestiques. Seule solution trouvée, l’insecticide même si des produits alternatifs sont à l’étude.

    La cochenille tortue du pin, originaire d’Amérique et introduite par l’homme en Italie, a elle infesté les pins parasols et maritimes du golfe de Saint-Tropez après être passée par Naples et Rome. Tel un vampire, elle suce la sève des arbres jusqu’à les tuer. Pour éviter sa propagation, les pépiniéristes, paysagistes et jardineries ont été sensibilisés, les arbres contaminés dans la nature sont élagués dans un périmètre contraint. Aucun traitement efficace n’a encore été trouvé.

    Plus connu, le frelon asiatique à pattes jaunes, qui a déboulé en France voilà plus de 25 ans est largement installé. Il faut donc vivre avec. Près de 85% de son alimentation étant composée de guêpes, de mouches et d’abeilles dont environ 40% domestiques, « il exerce une pression directe » sur les ruches note le comité départemental, en capturant les ouvrières à l’entrée. Il attaque aussi pour défendre son nid si un humain est à proximité, provoquant des piqûres multiples et des envenimations graves. Pas question de tenter de le détruire par ses propres moyens, prévient le comité, la chose devant être confiée à un professionnel.

    Dans l’eau saumâtre ou salée, on trouve enfin le crabe bleu, omnivore, dont la femelle est capable de pondre jusqu’à 2 millions d’œufs d’un coup. Tout ce petit monde pouvant parcourir jusqu’à 15 km, les équilibres écologiques locaux sont perturbés, le crabe entrant en concurrence avec les espèces autochtones. Outre sa surveillance étroite avec l’implication des pêcheurs et des scientifiques, le comité constate également que le crustacé est savoureux

    Infos sur fredon.fr/paca

  • Un chantier pour éviter le piège du narcotrafic

    Un chantier pour éviter le piège du narcotrafic

    Prévenir. C’est le leitmotiv de la Stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance (STSPD) de la Ville d’Aix-en-Provence.

    Un nouveau chantier éducatif, porté par l’ADDAP 13, se déroule de ce lundi 13 au vendredi 17 avril. Il s’inscrit dans le cadre du dispositif LIMIT’S (Limiter l’entrée des mineurs dans le narcotrafic). Il s’adresse à des jeunes éloignés du droit commun, en situation de vulnérabilité, afin de leur proposer un cadre structurant et valorisant. Plusieurs jeunes de 16 à 17 ans, résidant à Encagnane, vont participer au projet dont l’objectif est de favoriser l’acquisition de savoir-être professionnels, le travail en équipe, la valorisation de leurs compétences et l’amorce d’une réflexion sur leur avenir. Il se déroule sur trois sites : Lou Grillet, Cardolino et le parvis du Nautilus et comprend des travaux d’aménagement et d’entretien d’espaces verts, ainsi que des actions de sensibilisation à l’écologie et au recyclage.

    Les finalités sont diverses, expliquent l’ADDAP13 « tant pour les jeunes présents que pour les éducateurs ». Cela permet de proposer aux adolescents « une première expérience dans le monde du travail [respect du cadre et des horaires, comportement adapté] et une alternative à l’appât du gain généré par les réseaux de stupéfiants ». Recevoir un premier salaire « peut être une aide pour certains en situation de précarité ou une aide pour l’insertion socio professionnelle (code, permis de conduire par exemple). C’est aussi l’occasion de travailler au sein d’une association aux valeurs fortes : solidarité, réemploi, écologie… ». Mais aussi de « sortir du cadre de vie habituel et aller à la rencontre d’autres personnes aux expériences de vie particulières ». Pour les éducateurs, ces chantiers permettent notamment de « prévenir le risque de basculement dans la délinquance » et de créer ou renforcer le lien avec les jeunes pour faciliter un accompagnement individualisé à la suite du chantier. Un travail de dentelle.

  • Le message de tolérance de Denise Toros-Marter

    Le message de tolérance de Denise Toros-Marter

    Le bruit s’élève d’une salle sombre du rez-de-chaussée du collège Albert-Camus. À l’intérieur, des élèves de 3e attendent l’arrivée de Denise Toros-Marter, qui vient les rencontrer pour la deuxième fois. Il suffit que la Marseillaise de presque 98 ans arrive sur la scène pour que le brouhaha cesse immédiatement.

    En novembre, les collégiens avaient interviewé la rescapée du camp de concentration d’Auschwitz pour réaliser un film dans le cadre du concours national de la Résistance et de la Déportation. Cette fois, ils présentent leur production à leurs camarades et à la principale intéressée, revenue spécialement pour l’occasion. « Un lien particulier s’est noué entre eux, ça a été un réel coup de foudre pour certains, ils l’appellent mamie Denise », confie la professeure principale Virginie Peugnet-Wysocki, qui voit depuis cet exercice des vrais changements : « Il y avait beaucoup d’amalgames à cause de l’actualité des tensions au Moyen-Orient. Le peuple juif était assimilé au gouvernement israélien par certains élèves, avec des propos racistes qui pouvaient en découler. Après la venue de Denise, j’ai constaté beaucoup plus de tolérance. »

    La relève de la jeunesse

    Malory se souviendra toute sa vie du moment privilégié passé avec la survivante de la Shoah. « Ça m’a énormément émue, j’avais les larmes aux yeux. Ce qui m’a marquée, c’est la force qu’elle a de raconter les horreurs qu’elle a vécues, de les ressasser pour que ça ne se passe plus jamais. En sortant, j’en ai parlé à mes amis et à mes parents. »

    La mission de transmission de Denise Toros-Marter est donc réussie. À la fin de la projection, elle rappelle aux jeunes : « Ne vous engrainez pas dans les partis extrêmes, qui sont des partis racistes, soyez solidaires peu importe les origines. Elles ne vous séparent pas, elles vous complètent ! »

  • Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    C’est un rendez-vous qui a « le goût du large et la mémoire des horizons », pour le maire (DVD) de La Ciotat Alexandre Doriol. Pendant une semaine, sa ville va vivre au rythme du nautisme et de la grande bleue avec le retour des Nauticales, du 14 au 19 avril, au port des Capucins.

    Organisé par la Métropole avec la participation de La Provence, le plus grand salon nautique à flot du Sud de la France accueillera près de 20 000 visiteurs et présentera près de 100 exposants, 79 marques et quelque 200 bateaux, entre voiliers, vedettes familiales, catamarans, semi-rigides ou encore bateaux électriques, offrant un panorama des tendances actuelles sur un espace d’exposition de 25 000m2.

    Trois tables rondes

    La navigatrice Isabelle Autissier, première femme à avoir accompli un tour du monde en solitaire lors d’une compétition en 1991 et militante écologiste, est la marraine de cette 23e édition placée sous le signe de la responsabilité. « Elle incarne cette alliance rare entre l’appel à l’évasion et le devoir de protection », affirme Alexandre Doriol.

    Au-delà des expériences immersives, des démonstrations, des initiations et des rencontres avec les professionnels et les pratiquants de sport de glisse notamment (avec un village dédié à ces sports de 1 000m2), cette édition offre un espace d’expression, de réflexion et de transmission des récits et des expériences de celles et ceux qui vivent la mer avec « Parlons Mer » s’intègre naturellement au programme du salon. Trois rendez-vous rythmeront la semaine : mardi, Isabelle Autissier, Nicolas Rouger et Christopher Pratt évoqueront la mer comme espace d’aventure, d’accomplissement, d’audace et de transmission. Mercredi, une conférence abordera les grandes questions du nautisme méditerranéen : transition, innovation, motorisations propres, emplois maritimes, structuration des filières. Samedi, les associations locales seront mises à l’honneur et dessineront les enjeux de préservation du littoral, d’éducation et de citoyenneté.

  • Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Tout juste arrivée sur la plage du Verdon, une petite fille pointe le doigt vers le ciel pour montrer son cerf-volant préféré à sa tatie. « Regarde, elle est là ma raie ! » s’exclame-t-elle, ravie. D’autres animaux marins sont sortis de la Méditerranée pour rejoindre les airs. Un banc de requins flotte au-dessus du sable, accompagné de crevettes, d’un bernard-l’ermite et d’un poulpe.

    Pour cette 19e édition du festival du cerf-volant, une quarantaine de passionnés des quatre coins du monde se sont réunis à La Couronne à l’initiative de l’association Coup de Vent et de la Ville de Martigues pour trois jours, du 11 au 13 avril. Et le succès est au rendez-vous. Parents et enfants se pressent aux ateliers de fabrication. Pour Frédérique Riquier, à l’origine de cet événement, ça s’explique facilement : « C’est une activité qui est simple à pratiquer, écologique, et qui est familiale et intergénérationnelle ! »

    Sylvie, venue tout droit de Savoie avec son compagnon Marc pour présenter leurs créations, précise : « Il y a plusieurs écoles de cerf-volant. Il y a ce qu’on appelle le mono-fil, c’est ce qu’on a là : on fixe des animations faites maison sur un porteur. Il y a aussi du pilotable avec des manettes, qui trouve plus son public. »

    Une bulle pour rêver

    Le couple regrette l’absence de « relève » pour la pratique qu’ils affectionnent. Pour eux, le plaisir réside dans la création des structures et les voyages pour aller de festival en festival et sillonner l’Europe à la rencontre de personnes qui partagent la même passion. Marc développe : « 25% c’est la fabrication, 25% c’est le plaisir de faire voler et 50% c’est la joie d’être avec les copains. » Sylvie approuve : « C’est un prétexte. On se réunit autour d’une table et on partage des choses de nos régions et de nos pays respectifs. »

    « Le cerf-volant c’est quelque chose qui se partage, confirme Frédérique Riquier. Il y en a un qui a quelque chose en tête, un deuxième qui a un bout de solution et hop ! quelque chose de nouveau naît. Et puis il y a de la convivialité, on se connaît tous à force de traîner dans ces événements. On est des gens très différents mais on a tous à cœur de partager. On ne parle plus d’actualité, ni de religion, ni de politique, c’est une bulle qui nous protège un peu du monde extérieur et qui nous permet de rêver. »

    Et puis, au quotidien, « c’est une détente », reprend Marc. « De la même manière que les gens qui font du tricot, sauf que le tricot ça vole moins bien », plaisante-t-il.

    Leur ami Jean-Philippe, Marignanais de 52 ans passionné depuis ses 8 ans, préfère quant à lui l’aspect « modélisme ». Il assure : « Les éléphants roses, ça vole. Il suffit juste de trouver comment. » Lui n’a qu’une obsession : les airs. « C’est simple, je fais du kite, du parapente, de l’aviation… Y’a que ça qui me plaît. Il y a quelque chose de méditatif, on est pénard. »

  • Les Marseillais et la diaspora libanaise en soutien au pays du cèdre

    Les Marseillais et la diaspora libanaise en soutien au pays du cèdre

    L’hymne national libanais a résonné à deux pas de l’ombrière du Vieux-Port de Marseille pour lancer une mobilisation de solidarité avec le Liban qui se déroulait ce samedi matin. Plusieurs dizaines de Marseillais et membres de la diaspora se sont réunies pour montrer leur solidarité avec le peuple libanais, qui subit des attaques d’Israël depuis le 8 avril dernier, drapeau au cèdre en main. « Le mercredi 8 avril aurait pu être une date ordinaire, pourtant il s’est gravé à jamais dans les mémoires. En quelques heures, le cours de l’histoire a basculé emportant avec lui des vies, de l’espoir », expose, la voix grave, Liliane Nasser, historienne et auteure, au nom du « Collectif pour le Liban », à l’origine de la mobilisation. Avant de poursuivre : « Nous sommes réunis pour dénoncer une énième agression contre le Liban. Alors qu’il avait scrupuleusement respecté l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024, Israël a choisi, une fois de plus, la violence. » Plusieurs pancartes donnent le ton : « Gaza, Liban : L’impunité d’Israël continue » ou encore « L’armée la plus mortelle du monde ».

    Si Israël affirme viser les combattants du Hezbollah, les participants dénoncent surtout « une guerre de destruction aveugle contre des innocents ». « Plus de 400 morts et 800 blessés, pour la plupart des civils, depuis l’escalade du 8 avril… Des villages entiers ont été rasés, des écoles, des hôpitaux… Ce ne sont pas des dommages collatéraux », martèle Liliane Nasser. Le ministère de la santé libanais évoque plus de 1 900 personnes tuées depuis le 2 mars. Une minute de silence, de même que la lecture d’un poème, a été observée. Si une réunion est prévue entre Israël et Liban, ce mardi à Washington, des frappes avaient encore eu lieu, ce vendredi.