Category: societe

  • L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    Un septuagénaire a perdu la vie suite à un incendie ce lundi dans le box dans lequel il était alors prise en charge aux urgences de l’hôpital de Hyères, son état demandant une surveillance rapprochée.

    Le sinistre rapidement maîtrisé s’est déclaré vers 4h15 du matin alors que 22 patients et 12 personnels étaient présents dans le service. Et malgré l’intervention des équipes sur place le patient est malheureusement décédé.

    Quatre membres du personnel intoxiqués ont été aussitôt pris en charge l’Hôpital national d’instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon, où très tôt dans la matinée leur état s’est révélé rassurant.

    Service des urgences fermé

    Suite au sinistre, dix-neuf patients ont été mis en sécurité dans d’autres services de l’établissement hyérois et deux autres patients transférés vers l’hôpital de Draguignan et l’hôpital toulonnais de Sainte Musse. Une cellule de crise a été immédiatement activée et le plan blanc déclenché.

    En attendant un diagnostic complet, la direction informe que le service d’accueil des urgences du centre hospitalier d’Hyères n’est pas en mesure d’accueillir des patients. Il est donc demandé à toutes les personnes qui ont besoin de soins en urgence de contacter le 15 ou de se rendre dans un autre service d’accueil des urgences de la métropole toulonnaise. Les consultations, le bloc opératoire, la maternité, le SMUR et tous les services d’hospitalisation fonctionnent eux normalement. Et aucune déprogrammation n’est prévue.

    « L’établissement adresse ses pensées les plus sincères à la famille et aux proches de la victime et les assure de son entier soutien », déclare la direction. « Une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte, notamment pour déterminer les causes de cet incendie », a fait savoir de son côté le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland.

  • Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Industrie

    Une année cruciale pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Nécessaire pour la décarbonation de la zone, la ligne très haute tension doit obtenir le feu vert de l’état, après les municipales de mars, le temps de réaliser de dernières études. En attendant, les projets commencent à se concrétiser. à Fos-sur-Mer, le site de production de panneaux photovoltaïques Carbon, désormais allié au leader chinois du secteur Longi, doit faire ses premières livraisons avant la fin de l’année. La construction d’une aciérie électrique par l’Italien Marcegaglia, un investissement à un milliard d’euros, doit démarrer au 3e trimestre, tandis que le lancement du projet d’acier décarboné Gravithy est attendu pour la fin de l’année, si l’investissement est définitivement confirmé. Le Grand port maritime de Marseille-Fos, de son côté, fêtera ses 60 ans en lançant les travaux de son nouveau siège social au J0, en plus de poursuivre le branchement à quai pour trois navires de croisière.

    Transports

    Enfin : le métro à Marseille va de nouveau rouler après 21h30, avec la mise en service progressive des nouvelles rames « Neomma » au premier semestre. De quoi tourner enfin la page des difficultés techniques rencontrées sur ce chantier XXL du plan Marseille en grand, qui doit encore se poursuivre avec l’installation de portes palières sur les quais pour permettre l’automatisation complète du métro. Avant cela, l’année commence par l’inauguration de l’extension du tramway jusqu’à Capitaine-Gèze au nord le 7 janvier, jusqu’à la Gaye au sud le 10 janvier, ainsi que celle du bus à haut niveau service entre les Pennes-Mirabeau et Marignane ce lundi. à Aubagne, le Val’tram permettra, à compter de cet été, de rallier la Bouilladisse en tramway.

    Reste à préparer l’avenir : une enquête publique doit se tenir, cette année, pour prolonger le tramway à Marseille jusqu’à la Castellane (16e arrdt.), une autre dès la mi-janvier sur les parcelles concernées par la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, alors que le chantier de la nouvelle gare Saint-Charles est officiellement lancé. Les marchés publics sont également lancés pour les premiers travaux préparatoires du tramway des Catalans. Enfin, l’aménagement cette année du rond-point de la Gaye (9e arrdt.) ouvre la voie à la relance du boulevard urbain sud.

    À Marseille

    à Marseille, l’année s’ouvre sur le rachat attendu par la municipalité du foncier des Galeries Lafayette au centre Bourse, qui doit s’accompagner d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition de trois ans. D’autres projets doivent se concrétiser : c’est le cas de la médiathèque Loubon, à la Belle de mai, dont la livraison est attendue à la fin de l’année. Le plan écoles continue aussi à se dérouler : tandis que le maire (DVG) Benoît Payan annonçait, lors de la dernière rentrée, six nouveaux établissements livrés d’ici au mois de mars 2026, les chantiers devraient être lancés dans quinze groupes scolaires au moins, dont celui, emblématique, de Saint-André – la Castellane, la justice ayant désormais validé la rupture du contrat initial après les carences du groupe Impresa Percassi. Les aménagements des parcs se poursuivent eux aussi, à l’image de la création du nouveau parc de l’Annonciade, sur deux hectares au pied du massif de l’Étoile. Côté santé, tandis que les premiers coups de pioche ont été donnés pour le bâtiment parents-enfants de la Timone, le nouveau Samu doit ouvrir ses portes au mois d’avril, sur 4 500 m2 face à des besoins toujours plus importants. Les premiers travaux préparatoires du nouvel hôpital d’instruction des armées doivent aussi commencer sur le camp de Sainte-Marthe, pour une livraison en 2031.

    Côte grands événements, le parc Chanot (8e arrdt.) poursuit sa grande transformation : le bitume du grand parking doit être retiré pour accueillir, sur plus de 13 000 m², une esplanade de loisirs, ne laissant plus sa place aux voitures que lors de grandes manifestations.

    Logement

    Avec l’année 2026 s’ouvre une nouvelle période triennale pour la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) : de nouveaux arrêtés de carence, avec des amendes à la clé, doivent être pris pour les communes n’atteignant pas 25% de logements sociaux. à Marseille, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national, chargée de la réhabilitation du centre-ville, livrera ses premiers logements rénovés à l’automne. De manière symbolique, alors que commencent au printemps les premiers travaux dans les immeubles du haut de la rue d’Aubagne, le lieu ressource installé dans la « dent creuse » des effondrements doit ouvrir au début de l’année.

  • À Montpellier, une maison de l’alimentation solidaire

    À Montpellier, une maison de l’alimentation solidaire

    En 2024, 16% des Français restreignaient leur alimentation, faute de moyens financiers, selon une enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Une précarité encore plus prégnante à Montpellier, où 28% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Face à ce constat, la Ville de Montpellier s’est lancée dans une politique alimentaire ambitieuse. Avec notamment la constitution d’un réseau de « maisons de l’alimentation solidaires » (MAS) dont la première devrait ouvrir le 7 février prochain, dans le quartier de Celleneuve.

    Cuisiner ensemble

    Un nouveau lieu de vie, cogéré par trois associations membres du réseau Territoires à VivreS, à savoir l’Esperlutette, Vrac & Cocinas et la Caisse alimentaire commune (CAC), qui permettra aux personnes précaires d’avoir accès à une alimentation de qualité et locale. D’une surface de 350m² – à laquelle il faut ajouter 80m² de terrasse – cette MAS comportera notamment une épicerie solidaire et un café-restaurant à un tarif accessible. Aussi, est prévu une cuisine partagée. « Il y aura un aspect cuisine assez fort, avec des ateliers, des cours. Mais c’est aussi un lieu pour cuisiner ensemble, qui permet à ceux n’ayant pas de matériel de venir cuisiner et ils pourront repartir avec des plats, etc. Il y a une volonté de créer du lien, d’avoir une mixité sociale et du lien intergénérationnel », soutient Maire Massart, adjointe au maire de Montpellier déléguée à la politique alimentaire. Une aubaine également pour les agriculteurs locaux qui fourniront la MAS.

    La maison de Celleneuve sera la première d’un vaste réseau. « Cinq autres sont dans les tuyaux. Nous avons également deux autres projets en cours, afin d’expérimenter d’autres modèles pour savoir lequel fonctionne le mieux », précise Marie Massart.

  • « Ce que nous voulons en 2026 » en Occitanie

    « Ce que nous voulons en 2026 » en Occitanie

    Marie Dufresne, secrétaire de l’Union départementale CGT 30

    « Lutter contre la répression syndicale et l’extrême droite »

    Pour Marie Dufresne, secrétaire de l’Union départementale CGT du Gard, 2026 s’inscrira dans la continuité d’un syndicalisme de combat. « Pour l’année 2026, nous continuerons de revendiquer de meilleures conditions de travail et salaires pour les travailleurs et les travailleuses, et de les soutenir dans leurs luttes. » Dans un contexte inflationniste et marqué par la dégradation des droits sociaux, la CGT garde une ligne claire : accompagner les salariés sur le terrain, dans les entreprises comme dans les services publics.

    Autre axe majeur : la défense des libertés syndicales. « Nous nous mobiliserons contre la répression syndicale et en soutien à notre secrétaire générale Sophie Binet attaquée pour injure publique. »

    Une affaire vécue comme un symbole, souligne-t-elle. L’UD CGT du Gard se mobilisera aussi dans la campagne des élections professionnelles.

    Former les syndiqués

    La formation restera également au cœur de l’activité syndicale : « Comme chaque année, nous proposons des formations syndicales pour former les syndiqués sur leurs mandats et sur les propositions CGT pour une nouvelle société. » Un travail qui s’accompagne d’un combat idéologique : « Nous formons aussi pour lutter contre les idées d’extrême droite. » En 2026, la CGT du Gard entend donc poursuivre son rôle d’organisation de classe : agir, soutenir et mobiliser, comme réaffirme sa secrétaire départementale, décidée à ne laisser personne seul face aux pressions patronales et aux reculs sociaux.

    Axel Jolidon

    Fabien Bon, porte-parole du Scum, le Syndicat de combat universitaire de Montpellier

    « Un mouvement social pour en finir avec la précarité étudiante »

    S’il tire un bilan particulièrement négatif de l’année 2025, le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum) reste confiant et déterminé à continuer sa mobilisation en faveur du niveau de vie des étudiants.

    « Sur l’année scolaire 2024-2025, nous avons distribué 15 000 colis alimentaires aux étudiants, dénombre Fabien Bon, élu au conseil d’administration du Scum et porte-parole. Et ça ne suffit pas. La demande est tellement forte qu’on a dû ouvrir une épicerie solidaire sur le campus universitaire de Béziers. »

    Plus de logements étudiants

    Pour 2026, le syndicat aspire à la formation d’un « mouvement social déterminé et puissant ». Manque de places en master, secteur du logement en tension, frais d’inscription en augmentation pour les étudiants internationaux ou encore système de calcul des bourses jugé « infantilisant » et « injuste » , le Scum espère faire « reculer le gouvernement sur ses réformes qui précarisent les étudiants ». « Le logement est un problème central. En 2026, nous allons solliciter les candidats aux élections municipales pour qu’ils s’engagent à fournir du foncier à bas prix pour la construction de logements étudiants. Les pénuries, les loyers exorbitants, les appartements insalubres ou les propositions indécentes faites à des jeunes femmes en échange d’un logement, ce n’est plus possible. »

    Le Scum espère que plus aucun étudiant ne devra vivre en dessous du seuil de pauvreté. « On ne veut plus les voir attendre dans le froid pour quelques boîtes de conserve. »

    L.B.

    Magali Boisset, éleveuse de poules pondeuses et présidente du Civam bio 34

    « Il faut avoir plus de petits producteurs qui s’installent »

    Éleveuse de poules pondeuses à Vacquières, Magali Boisset espère de cette nouvelle année « avoir plus de jours de repos. Parce qu’il ne faut pas oublier que l’élevage c’est 7 jours sur 7, c’est un métier passion mais qui est épuisant parce qu’il n’y a pas de vacances, il n’y a pas de week-end. » Pour ce faire, celle qui est aussi la présidente du Civam bio (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural bio) de l’Hérault plaide pour « qu’il y ait plus de petits producteurs qui s’installent notamment en poule pondeuse par exemple, ou en production de volailles de chair afin de finaliser la structuration de la filière ». Ce qui permettrait -en plus d’avoir une alimentation de meilleure qualité car bio et locale- d’avoir des remplaçants qui tourneraient dans différents élevages.

    L’agriculture ne doit pas être abandonnée par l’État

    Et ainsi de militer pour la prolongation et la revalorisation du crédit d’impôt bio. « Il y a eu une diminution des aides pour l’agriculture biologique, notamment les aides de la PAC. Or, aujourd’hui, ce crédit d’impôt bio bénéficie à peu près à la moitié des agriculteurs en bio en France. Ce serait un signe fort de l’engagement de l’État », soutient Magali Boisset. Et il n’y a pas que l’agriculture bio qui a besoin d’être soutenue par les pouvoirs publics en ces temps difficiles. « J’ai une pensée pour les éleveurs bovins avec un espoir pour 2026 d’une vaccination générale et un soutien financier et psychologique auprès des éleveurs en difficulté. On est vraiment solidaire parce que se faire abattre tout son troupeau c’est vraiment dur à vivre économiquement et psychologiquement. Ce n’est pas parce qu’un animal est destiné à produire de la viande que l’éleveur n’est pas attaché à la bonne santé de son troupeau et de ses bêtes », insiste la présidente du Civam bio 34.

    L.D.

    Patrick Fustier, président du collectif « Sauvons le Nîmes Olympique »

    « Il y a enfin une vraie perspective d’éclaircie au Nîmes Olympique »

    Pour Patrick Fustier, président du collectif Sauvons le Nîmes Olympique, 2026 doit marquer un tournant. « Sportivement, on espère que le club va remonter en National. C’est le vœu de tous les supporters. Le Nîmes Olympique n’a rien à faire en National 2. » Le collectif veut aussi contribuer à mobiliser : « Continuer à fédérer les supporters pour qu’ils viennent au stade, c’est l’objectif. »

    Mais le chantier est aussi structurel. « On attend le départ définitif de Rani Assaf », explique-t-il, en espérant la rétrocession « du stade des Antonins, de la Bastide et de la marque Nîmes Olympique ». Les terrains d’entraînement sont à remettre à niveau : « Deux sont morts et occasionnent des blessures. » Un audit de la FFF a confirmé l’ampleur des travaux nécessaires, « et il va y avoir beaucoup d’argent à mettre ». Une étape indispensable pour espérer retrouver un centre de formation agréé.

    « Rejouer en Ligue 2 et aux Costières »

    Un autre enjeu majeur tournera autour des élections municipales. « Nous allons rencontrer tous les candidats à la mairie. On veut rendre publique leur position sur la rénovation des Costières et le retour du club dans son stade historique. » Le collectif prépare un questionnaire précis « pour que chacun dise clairement ce qu’il veut faire ». Et de regretter « l’opacité » de certains élus : « Ce n’est pas normal que des rapports sur le coût des travaux ne soient pas rendus publics. »

    Reste l’espoir, enfin. « C’est la première année depuis longtemps où il y a une vraie perspective. L’an dernier, on serrait les fesses pour ne pas descendre. Aujourd’hui, il y a un cap sportif et un cap sur les structures, même s’il reste des embûches. » Pour lui, la mission du collectif prendra vraiment fin « le jour où le Nîmes Olympique rejouera en Ligue 2… et aux Costières ».

    A.J.

  • 80e édition du Festival d’Avignon : découvrez ce qui vous attend en 2026 en Vaucluse

    80e édition du Festival d’Avignon : découvrez ce qui vous attend en 2026 en Vaucluse

    Un festival d’anniversaires

    Temps fort habituel du mois de juillet à Avignon, le Festival connaîtra sa 80e édition, du 4 au 25 juillet. Tiago Rodrigues, son directeur, qui a été reconduit en septembre pour 4 ans, a choisi le coréen comme langue invitée. Pour la seconde année, le festival Off alignera ses dates aussi sur le In. Le Off célébrera, lui, ses 60 ans. 2026 sera marquée par d’autres traditionnels festivals, comme l’Insane à Apt (14 au 16 mai) dont ce sera la 10e édition. Mais aussi Id-Ile sur la Barthelasse (5-6 juin) ou bien sûr les Chorégies d’Orange (19 juin-18 juillet), malgré une programmation réduite. À Avignon, Festo Pitcho, destiné aux enfants, fêtera ses 20 ans (28 mars-12 avril).

    Bonpas et déviation d’Orange se poursuivent

    En matière d’aménagements routiers majeurs, ce ne sera toujours pas l’année de la LEO (liaison Est-Ouest), tombé dans les oubliettes de l’État. Mais deux chantiers majeurs en la matière, pilotés par le Département, se poursuivent. À commencer par celui de Bonpas à Avignon sud. 2026 doit raccorder le giratoire, couvrir 85% du canal, construire un deuxième giratoire et réaliser huit des neuf ponts planifiés. Prévus pour durer jusqu’à fin 2027, les travaux visent à résorber ce point noir du trafic vauclusien, moyennant plus de 37 millions d’euros. Du côté d’Orange, la déviation routière entrera dans sa phase finale, avec la seconde section au Nord ouverte au printemps, et la première, au Sud, livrée pour début 2027.

    Un nouveau pôle patrimonial

    Adieu les archives départementales au sein du palais des Papes. Fin avril, le Département doit inaugurer, à Agroparc, le bâtiment Memento, son nouveau pôle des patrimoines. Depuis plusieurs mois, les services déménagent quelque 28 km d’archives. Le site de 11 600 m2, qui a coûté 31 millions d’euros, accueillera aussi le service archéologie ou les réserves des trois musées départementaux. Il sera un lieu d’expositions et de conférences.

    Des études pour rouvrir

    Fontaine-de-Vaucluse

    En théorie inaccessible depuis le printemps 2024 en raison du risque d’éboulement, le gouffre de Fontaine-de-Vaucluse est devenu hors d’atteinte, en mai dernier, avec la pose d’un portail. Joyau patrimonial et touristique, l’importante source de la Sorgue a fait l’objet d’une dizaine de scénarios pour envisager sa réouverture tout en le sécurisant et préservant l’aspect environnemental. Aménagements de mise en valeur, passerelles de contournement et dispositifs immersifs sont évoqués.

    Le Tour féminin au Ventoux

    Un an après le passage du Tour de France et l’arrivée au sommet du Ventoux, ayant vu la victoire du Français Valentin Paret-Peintre, le Géant de Provence recevra cette fois le Tour de France femmes. Le vendredi 7 août, la 7e étape reliera la Voulte-sur-Rhône (Ardèche) au Mont Ventoux. Un peu plus tôt dans l’année, le 13 mars, une étape du Paris-Nice arpentera longuement les routes vauclusiennes entre Barbentane et Apt, via Robion, Lourmarin ou la côte de Saignon.

    Réouverture partielle

    du Rocher des Doms, à Avignon

    Fermé depuis octobre 2024, le jardin du Rocher des Doms est en train d’achever sa mue et doit rouvrir au public en mars prochain. Une seconde phase de travaux est prévue ensuite, de septembre à juin 2027, mais l’essentiel de ce parc remarquable au-dessus du Rhône, dans l’intra-muros, sera rendu à la population. À Avignon aussi, la piscine du centre-ville Pierre-Reyne devrait rouvrir en fin d’année, après 18 mois de travaux de rénovation.

  • Ce qui va éclore sur la métropole : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans le Var

    Ce qui va éclore sur la métropole : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans le Var

    Le chantier d’extension

    du parc des Lices

    Parmi les grands chantiers qui seront prochainement livrés, on peut relever, pour ce qui concerne le Port du Levant, celui de l’extension et de la renaturation du parc des Lices, qui s’étendra sur 100 000 m². Ce poumon vert de la ville deviendra ainsi « la pierre angulaire d’un arc vert permettant de connecter la gare à la porte d’Italie ». Son agrandissement a été rendu possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes, opération permise par le regroupement des services autrefois installés au Pôle Famille du Port Marchand. Sur cet hectare de nature gagné en plein cœur de ville, 390 arbres ont été plantés, ainsi que 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    Une maison de services

    à La Beaucaire

    La Ville de Toulon a racheté, en 2025, l’ancien site de la Caisse d’allocations familiales (Caf) situé en plein cœur de la cité de La Beaucaire pour 3,8 millions d’euros. Le projet prévoit la construction d’un groupe scolaire, l’installation d’un centre social et d’une maison des services, ainsi que d’une petite médiathèque. Mais, aussi, un parc arboré de 12 000 m². Bien sûr, l’ensemble ne sortira pas de terre dès cette année, mais dans l’ancien bâtiment rénové de la Caf, où quelques mises aux normes étaient nécessaires, des services publics commenceront à ouvrir dès le début de l’année 2026.

    Le chantier de rénovation

    de l’école Saint-Roch

    Les travaux, débutés en octobre 2024, ont été planifiés en deux phases : une première portant sur l’école basse, dont le réaménagement devrait s’achever début 2026, puis la réhabilitation de l’école haute, prévue pour 2027. L’ensemble de l’établissement sera remis aux normes actuelles, tant en matière d’apprentissage que d’accessibilité. Coût total de l’opération : 8,9 millions d’euros.

    Lors de la visite de chantier, au mois de juin dernier, il ne restait plus que l’ossature de l’établissement dans sa partie basse. Plus de fenêtres. Plus de portes. Plus de pièces. Juste une charpente recouverte de tuiles, des cloisons et une dalle neuve coulée il y a quelques semaines.

    Une rénovation d’ampleur, menée par la Ville de Toulon en maîtrise d’œuvre interne, qui s’opère en site. Ce qui complexifie davantage la tâche. Les quelque 200 enfants scolarisés ont été regroupés en partie. Les CM1 et les CM2, eux, ont été accueillis dans l’école voisine André-Filippi.

    La plaine des sports

    du Mourillon

    De nouveaux aménagements sportifs et de loisirs verront le jour sur le site des plages du Mourillon, d’ici le mois de mai. Ils comprendront notamment l’installation de nouveaux équipements de glisse et la création de deux terrains de pickleball, d’un terrain polyvalent de beach et de tables de ping-pong. Cette plaine de sports ainsi nommée formera une continuité avec l’aire de pique-nique, sur laquelle des tables supplémentaires seront ajoutées. En cette année électorale de tous les dangers, il revient aux électeurs d’empêcher l’extrême droite de couper tous ces rubans.

  • L’un des plus grands vinaigriers de France est à Sausset-les-Pins

    L’un des plus grands vinaigriers de France est à Sausset-les-Pins

    En 2019, il installe ses premiers fûts dans son garage. En 2025, il travaille avec les plus grands. Son vinaigre est à la table du meilleur ouvrier de France Philippe Mille, du restaurant Mirazur – élu meilleur établissement du monde en 2019 – ou encore du Grand-Hôtel du Cap-Ferrat. Laurent Boyer a pour le moins réussi sa reconversion.

    À l’aune de ses 50 ans, le directeur commercial décide de changer de vie. « Je voulais travailler dans la gastronomie », explique-t-il simplement. Issu d’une lignée de vignerons, le Saussetois d’adoption avait « toujours vu (s)a grand-mère et (s)es parents faire leur vinaigre de manière artisanale ». C’est donc tout naturellement qu’il s’est dirigé vers ce produit, ressuscitant une tradition familiale.

    « C’est un savoir-faire qui s’est perdu, affirme-t-il. On est une poignée en France à travailler comme ça. » Et pour cause : quand un artisan met 15 à 20 mois à produire un fût de vinaigre, l’industrie, elle, prend une journée à grand renfort d’injection d’oxygène et de ferment acétique.

    À la recherche d’un local

    Mais à la fin, le résultat est bluffant. La gamme de Laurent Boyer compte dix bouteilles différentes, toutes produites à partir de vins naturels biodynamiques. Certaines ont un goût de miel, d’autres une fine acidité, d’autres encore un fond de nèfle. Pour celles qui sont macérées, le fruit ressort remarquablement en bouche. Pas étonnant que les grands chefs adoubent le Saussetois.

    Face à un carnet de commandes grandissant, Laurent Boyer se retrouve vite à l’étroit dans son garage. En 2023, la mairie débloque la situation en lui louant la cave de l’ancienne ferme du château de Sausset, à 200 mètres de chez lui. Après une rénovation express, ce nouveau lieu permet au quinquagénaire de tripler sa production, pour atteindre les 12 000 bouteilles par an. Et « chaque année, c’est mieux », affirme-t-il.

    Alors, Laurent Boyer cherche encore à agrandir. « Je suis à un tournant de mon activité, poursuit-il. Je suis connu et reconnu, maintenant, il faut voir si j’arrive à poursuivre mon expansion ou si je reste comme ça. » Lui veut relever le défi, même si, en autofinancement et avec des investissements gelés sur 18 mois, le risque est réel.

    « J’aimerais trouver un local d’au moins 100 m2 sur la Côte Bleue, car la mer a une influence sur le vinaigre. Dans l’idéal, j’aimerais y installer une boutique pour pouvoir faire de la vente directe. » Vu la pression immobilière sur le secteur, ce n’est pas une mince affaire. Mais Laurent Boyer a des atouts, au premier rang desquels sa volonté.

  • Trois dimanches pour faire le plein d’iode à la Fête de la mer de Sausset-les-Pins

    Trois dimanches pour faire le plein d’iode à la Fête de la mer de Sausset-les-Pins

    Avis aux amateurs de fruits de mer : la Fête de la mer revient les dimanches 11, 18 et 25 janvier. Voilà bientôt trente ans que cette tradition prospère à Sausset-les-Pins, qui se pare de couleurs vives et d’effluves marins pour célébrer la Méditerranée et l’identité provençale.

    Une cinquantaine de pêcheurs, d’associations et de commerçants animeront les étals pour ces trois jours de fête. Paella, truffe, calamars, seiches en persillade, moules, huîtres, oursins… Il y en aura pour tous les goûts, même pour les enfants ! « Cette année, on a essayé de satisfaire les plus petits qui n’aiment pas toujours les coquillages avec des stands plus classiques, des jeux et des manèges », révèle Anthony Bicchierai, adjoint aux animations et au marché local.

    Raréfaction des oursins

    Les habitués se souviennent de cette grande fête populaire sous le nom d’oursinades. Il y a quelques années, la Ville a choisi de renommer l’événement pour sensibiliser à la raréfaction des oursins, « due au réchauffement des eaux, à la pollution et au braconnage », explique Anthony Bicchierai. « L’idée, c’est de se diversifier sur les produits de la mer. »

    La pêche à l’oursin est autorisée entre le 15 décembre et le 28 février, mais elle est strictement encadrée : chaque particulier ne peut récolter que deux douzaines d’oursins par jour. Pour les professionnels, la pêche est soumise à quotas fixés par le comité régional des pêches et à une autorisation spécifique. Sur la Côte Bleue, en l’espace de 16 ans, la densité de population est passée de 4 oursins par mètre carré en moyenne à moins d’un oursin par m2 selon les comptages d’avril 2023 du conseil scientifique du parc marin.

  • Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    La Métropole Aix-Marseille-Provence programme des études d’actualisation de trois nouveaux plans de protection de la forêt contre les incendies. Ces Plans de Massif pour la Protection des forêts contre l’incendie (PMPFCI) sont la déclinaison opérationnelle d’une stratégie globale définie par le plan départemental de Protection des forêts Contre l’incendie (PDPFCI) pour la décennie 2023-2032.

    Avec 24 massifs forestiers, les Bouches-du-Rhône sont l’un des départements français soumis au plus fort risque d’incendie de forêt sur la région méditerranéenne. Le département compte 185 000 ha de surfaces boisées, soit près de 30% de son territoire. Le mois de juillet 2025 a été particulièrement dévastateur avec le grand incendie des Pennes-Mirabeau qui a ravagé 750 ha et détruit ou endommagé 90 maisons, ou les incendies de Martigues des 17 et 20 juillet qui ont parcouru 240 ha de zones boisées. Les risques ne cessent de croître. On dénombre 250 départs de feux par an pour une surface brûlée de 1 900 ha par an, environ, dans le département. Près de 90% des départs de feu ont une origine humaine, accidentelle ou criminelle. En 2022, 477 feux avaient détruit 1 830 ha.

    Les études programmées par la Métropole porteront sur trois massifs implantés au nord, nord-est et nord-ouest d’Aix-en-Provence : d’abord le plus vaste avec 50 000 ha, le massif du Concors Sainte-Victoire labellisé Grand site de France. Sa dernière étude réalisée par l’Office National des Forêts (ONF) remonte à 2014. Cet ensemble paysager s’étend sur 17 communes et bénéficie d’une inscription Natura 2000 pour ses espèces et son habitat exceptionnels. Le grand incendie de la Sainte-Victoire d’août 1989, qui avait ravagé 5 000 ha, avait suscité une émotion nationale et marqué une prise de conscience sur la nécessité de refonder et de renforcer les moyens de prévention.

    Le massif des Quatre Termes, compris entre les communes de Lambesc, Pélissanne, Coudoux, Éguilles et Saint-Cannat, fait l’objet d’un plan à partir d’études de l’ONF en 2012. C’est l’un des massifs sensibles statistiquement le moins touché par les départs de feu.

    Le plan de massif des Collines de Lançon lié au précédent a été étudié en 2018. Très exposé au mistral, il présente un risque élevé, d’où son compartimentage et son fort maillage en pistes DFCI.

    Prévenir les mégafeux

    Pour ces trois massifs, il s’agit de dresser l’historique des feux et une cartographie sur les trente dernières années, avec l’analyse des départs de feu et les retours d’expérience sur les incendies marquants, l’état de ses ouvrages DFCI (pistes, citernes, vigies) ou encore l’examen des couloirs potentiels de propagation. Un état du milieu naturel comprenant la cartographie des obligations légales de débroussaillement et un inventaire de tous les équipements et travaux de DFCI sont requis.

    Cette actualisation doit permettre d’intégrer l’évolution du risque incendie dans les dix prochaines années au regard du changement climatique et de l’apparition des mégafeux supérieure à 1 000 ha qui ont un impact profond et durable sur les zones urbaines et économiques.

    Les orientations stratégiques devront déboucher sur un programme d’actions DFCI qui fera l’objet d’une concertation la plus large possible avec les acteurs locaux et départementaux : DDTM, conseil départemental, ONF, communes, Métropole, propriétaires forestiers, CCFF, sociétés de chasse, associations locales environnementales et autres usagers de la forêt.

  • Un million de visiteurs pour le Noël phocéen

    Un million de visiteurs pour le Noël phocéen

    Ce lundi matin, les chalets installés sur la Canebière ne se sont pas rouverts. Après plus d’un mois d’ouverture, réunissant un marché de Noël, une foire aux santons, une patinoire et une descente de luge, le Noël marseillais, organisé par la Ville, prend congé. Des animations qui ont attiré un million de visiteurs, selon la municipalité. Pour les commerçants, le bilan est mitigé : si les santonniers ont vu affluer les visiteurs, le marché, lui, a semble-t-il connu un peu moins de monde, malgré une saison tout de même correcte.

    « Depuis le Covid-19, on travaille pas mal, explique Jérôme Truffier-Douzou, qui vend ses santons à la foire depuis 15 ans. Il y a de plus en plus de jeunes qui veulent créer leur crèche. De jeunes couples, dans la trentaine, qui viennent avec leurs enfants. C’est assez nouveau ça. » Les artisans peuvent aussi compter sur les habitués qui reviennent chaque année, à Marseille, pour l’une des plus vieilles foires aux santons. Cependant, le santonnier remarque que, cette année, les dépenses des clients sont un peu plus timides. « On a vendu très peu de grosses pièces. On a travaillé autant que les autres années, mais pour des tickets de caisse plus petits. »

    Même constat du côté des commerçants du marché de Noël. Pour Andora, vendeuse de thé, « les clients ont moins acheté, en tout cas en plus petite quantité que les années précédentes ». Et ce, malgré un million de visiteurs pour la foire aux santons, le marché de Noël et le village des enfants réunis, selon les chiffres de la mairie. Une fréquentation qui serait légèrement en hausse d’après la municipalité. Pour les commerçants, le ressenti serait plutôt celui d’une fréquentation en légère baisse. Selon Mathias, qui tient un stand de vin chaud et bretzels depuis trois ans, « il y a un peu moins de monde que les années passées, mais ça reste une très bonne saison. Le pic de fréquentation, c’était du 10 au 25 décembre, où il y avait vraiment beaucoup de monde ». Une impression partagée par d’autres exposants.

    Une bonne vitrine

    Malgré cette baisse ressentie, le marché de Noël reste pour certains commerçants une belle occasion de se faire connaître. C’est le cas d’Elsa Blanchard, qui expose avec son association Ravage pour la première fois. Sur son stand : illustrations, photos ou vêtements upcyclés réalisés dans leur atelier situé près de la Plaine. « Pour nous, c’est une réussite, car il y a beaucoup de passage sur le marché, des Marseillais comme des touristes. Cela nous a permis d’augmenter nos ventes, mais surtout de nous faire connaître des Marseillais », sourit-elle.

    La patinoire et la descente de luge, situées à proximité de l’ombrière du Vieux-Port entre le marché et la foire, ont accueilli cette année plus de 48 000 visiteurs. Enfants et adultes ont pu profiter de sensations de glisse gratuites jusqu’à ce dimanche. Une animation qui se tient depuis maintenant trois ans. Les animations organisées ont donc su attirer Marseillais et touristes, mais le froid et le pouvoir d’achat ont peut-être rendu ces derniers un peu plus frileux côté dépenses.