Category: societe

  • CAN 2025 à Marseille : le Vieux-Port est en partie fermé à la circulation

    CAN 2025 à Marseille : le Vieux-Port est en partie fermé à la circulation

    À 17h, l’Algérie affrontera le Congo à l’occasion des 8e de finale de la compétition. Puis à 20h, la Côte d’Ivoire jouera face au Burkina Faso.

    La zone concernée :

    Quai du Port : entre la rue de la Bonneterie et le Quai des Belges

    Rue de la République : entre la rue Coutellerie et le Quai des Belges

    Quai des Belges : de la rue de la République à l’angle du cours Jean Ballard

  • À Nîmes, Pissevin poursuit sa transformation

    À Nîmes, Pissevin poursuit sa transformation

    À Nîmes, le quartier de Pissevin poursuit sa transformation entamée il y a quelques années dans le cadre du Nouveau projet de renouvellement urbain (NPNRU) de la métropole nîmoise – qui concerne également les quartiers Chemin Bas d’Avignon-Clos d’Orville et Mas de Mingue. L’objectif étant de rénover le parc social où logent 16 000 personnes. Une aubaine pour les riverains, excédés par le trafic de drogue pourrissant la vie du quartier. Bien que les travaux se dérouleront sur plusieurs années afin de remodeler totalement le site, le projet de la Porte des Arts devrait émerger en partie en 2026.

    22 logements attendus

    Porté par STS Promotion, le projet de la Porte des Arts comporte deux îlots. Le premier, à proximité de la RN 160, est composé de deux bâtiments. L’un concerne un programme d’habitations de 22 logements collectifs avec autant de places de parking, le second sera réservé pour douze commerces de proximité sur une surface de près de 1 000 mètres carrés. D’un coût de 3,7 millions d’euros, ce premier îlot devrait être livré au second semestre 2026.

    Dans un second temps, un îlot sera construit au croisement de l’avenue des Arts et la rue Daumier. Ici, il n’est pas question de logements mais de la création d’une maison de santé pluridisciplinaire de 800m² à laquelle il convient d’ajouter une pharmacie en rez-de-chaussée avec 30 places de parking. D’un coût estimé à 2,5 millions d’euros, ce chantier devrait être finalisé au second semestre 2027.

  • La ferme abattait la volaille avec un agrément sanitaire suspendu à Aubagne

    La ferme abattait la volaille avec un agrément sanitaire suspendu à Aubagne

    Une ferme d’Aubagne et leurs deux gérants ont été condamnés lundi en correctionnelle à Marseille pour mise en vente de découpe de volailles malgré la suspension de l’agrément sanitaire suite au constat de nombreuses non conformités. Ils encouraient 6 mois de prison et 15 000 euros d’amende.

    « La ferme avicole des Espillières est surtout un abattoir de volailles produites dans la Drôme et les Alpes-de-Haute-Provence », décrit la présidente Liselotte Poizat avant d’exposer les faits reprochés aux deux gérants, père et fille, et à la société familiale. Le 6 juin 2023, des inspecteurs du service vétérinaire de la direction départementale de la protection des populations constataient la présence de cages à poules souillées de fientes hémorragiques, d’un vestiaire en désordre, de l’absence de mesures pour éviter les contaminations croisées et éviter les souffrances des poules et pintades lors du choc par électronarcose pour étourdir la volaille suspendue par les pattes, la tête plongée dans l’eau avant le saignage, le défaut de mise à jour du dossier d’agrément, etc. 4 mois plus tard, ils revenaient constater l’insuffisance des mesures correctives demandées sur les chocs électriques, l’absence de traçabilité de volailles, de plan de nettoyage, de vérification des carcasses et d’analyses microbiologiques. Une suspension d’agrément était notifiée le 24 février 2024 avec cessation immédiate d’activité.

    Près de 14 000 poulets écoulés

    Cinq mois plus tard, le 25 juillet suivant, des inspecteurs trouvaient à Marseille chez un distributeur de produits de la région du pays d’Aubagne des lots de la ferme d’Espillières mentionnant toujours le numéro d’agrément suspendu. Ils retournaient à Aubagne pour découvrir que la ferme avait continué à abattre et vendre 13 792 poulets pour une valeur marchande totale de 91 000 euros. Des rappels de produits étaient ordonnés.

    « Je me suis embrouillée. Je n’avais pas compris que c’était suspendu. Je pensais qu’on avait encore un délai. C’était flou pour moi », explique Stéphanie, 42 ans, la gérante. « C’est une profession très réglementée avec des lourdeurs administratives. L’échange a été très compliqué. On n’arrive pas à être aidé. Je n’ai eu aucun retour et j’ai sous entendu que les mesures correctives étaient valables », dit-elle pour invoquer au final « des contraintes économiques et sociales. C’est toute une filière qui est touchée quand on arrête. Aujourd’hui on est 5 salariés, avant on était 11. On ne fait plus d’abattage, que de la vente de poulets vivants », conclut-elle en réprimant les larmes. Sa ferme est désormais en redressement judiciaire. La présidente précise que ses demandes d’agrément ont reçu des réponses négatives sur les questions du bien-être animal.

    « Quand il y a un scandale sanitaire, on se retourne toujours vers les services de l’État », expose le procureur Guillaume Bricier pour souligner l’importance des contrôles vétérinaires sur cette filière sensible. « La suspension n’est pas tombée subitement d’un coup. Elle est intervenue après un long processus de demandes correctives. Ici, les mises en demeure de régulariser sont restées vaines. De février à juillet, 13 792 poulets ont été abattus sans agrément sanitaire. Ce ne sont pas des petits volumes et cela pose un risque sanitaire. » De rappeler que ce ne sont pas des oies blanches au vu de condamnations antérieures. La ferme et les gérants ont déjà été condamnés pour pratiques commerciales trompeuses en 2020 tandis que le gérant – à la retraite depuis – a été condamné pour abandon d’un animal domestique et mauvais traitements dans les années 2013-2014. De requérir 5 000 euros d’amende contre les deux et 15 000 euros contre la société.

    « Les agents n’ont pas vu tout ce qui a été mis en place ? 100 000 euros ont été investis. Toutes les machines d’électronarcose sont conformes, tout est respecté sur la chaîne de l’abattage. Qu’est ce qu’il faut faire ? C’est profondément injuste », plaide la défense qui réfute toute souffrance animale. A l’entendre si la fermière a poursuivi l’abattage, c’était aussi pour limiter ses souffrances des volailles confinées. « Qu’aurait-elle fait de tout son stock ? »

    Serge, le père, gérant à la retraite, a écopé de 3 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Sa fille est condamné plus légèrement à 3 000 euros d’amende. La ferme avicole se voit infliger 10 000 euros d’amende, sans interdiction d’exercer comme requis par le parquet pour lui permettre de se relancer.

  • Procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence : les débats se dérouleront à huis clos

    Procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence : les débats se dérouleront à huis clos

    Dans la salle des pas perdus ce matin là, les parties civiles – toutes des femmes – sont entourées de proches et avocats. Elles remplissent ensuite rapidement la salle dans laquelle elles affronteront Cyril Zattara. Ce lundi, devant la cour criminelle départementale, le quadragénaire est traduit en justice pour viols aggravés. Le professeur de danse aixois, autoproclamé hypnothérapeute se tient vêtu de noir, épaisses lunettes vissées sur un visage pâle, crâne rasé, dans le box des accusés face à 19 femmes constituées parties civiles. 14 d’entre elles, dont les cas seront jugés au cours d’un procès de trois semaines, sont victimes d’un procédé rôdé exercé par Zattara : celui-ci les aurait drogué, avant de les violer. L’homme est aussi renvoyé pour atteintes à la vie privée, ayant enregistrés des femmes à leur insu (voir notre édition du 5 janvier). Il reconnaissait, pour certaines des femmes apparaissant dans ces fichiers « l’administration de substance et les avoir déshabillées par voyeurisme ». Un procès hors normes, dont les débats se dérouleront finalement derrière une porte close, à l’abri des caméras et du public.

    « On n’est pas 20 »

    Le huis clos, ordonné par le président d’audience Roger Arata a d’ailleurs été une question en suspend, puis tranchée dès la première heure du procès, suivant ainsi la demande de Me Caroline Kazanchi au nom de sa cliente, plaidant pour que cette affaire soit abordée « dans la dignité ». « Le huis clos n’est pas un silence, ce n’est pas une absence, c’est un pouvoir pendant une procédure » poursuit Me Kazanchi. Les autres plaignantes elles, ne s’opposaient pas à la publicité des débats. « Je ne demande pas que le procès se fasse à huis clos, mais je peux comprendre que des victimes le demandent, et je ne m’y oppose pas, estimait en amont de l’audience Ludivine B. Quant à la suite du procès cette ancienne amie de Zattara estime que « s’il est difficile d’en attendre quelque chose, il [Zattara] a tellement menti et manipulé que même s’il présentait ses excuses, je ne suis pas sûre de pouvoir les croire. Mais on aura peut-être des explications », rapporte la jeune femme, avant de poursuivre : « Il y a eu des plaintes déposées en 2001, 2003 et 2012, on ne les a pas écoutées, comme malheureusement beaucoup de plaintes déposées pour viol en France. Il a continué parce qu’il savait qu’il s’en sortirait. Parler aujourd’hui, c’est une manière de me reconstruire : on a été réduites au silence. J’ai besoin que cette étape se passe pour entamer ma reconstruction. » Si les débats sont à huis clos, parmi les femmes, la parole se libère. « Je respecte profondément la position de la victime qui a demandé ce huis clos, notre vie privée a suffisamment été exposée. Celles qui demandent à être respectées dans leur intimité on le droit profond que cela soit respecté. Ce n’était pas mon choix, ça ne l’est toujours pas, parce que je n’ai rien à perdre, témoigne Flore P., ex-amie de Zattara. Je veux m’inscrire dans la lignée des Gisèle Pélicot et de toutes celles qui ont osé prendre la parole et m’ont donné le courage de la prendre aujourd’hui (…) on est face à un problème de société qui mérite que je sacrifie mon identité. Il est urgent que les gens prennent conscience qu’il y a un phénomène de fond qui se produit. Je connais beaucoup de personnes, ayant été proche de lui. Des femmes qui m’ont parlé, qui ne sont pas là aujourd’hui et qui ne peuvent pas pour diverses raisons porter cette parole. Je veux porter leur parole (…) on n’est pas 20, on est 40, 50, 100, 200… Quel pourcentage ose parler ? » poursuit face à la presse Flore P. « On attends de ce procès la reconnaissance de la qualité de victime de toutes nos clientes, et une forme de prise de conscience de la particularité de ce procès, qui fait résonner l’existence du caractère collectif du viol en série, qui aujourd’hui n’est pas nécessairement reconnu par le droit français », rappelait de son côté Me Marylou Diamantara, avocate de six des parties civiles en amont de l’audience. Zattara lui, encourt 20 ans de réclusion.

  • Avec l’extension du Zénibus, de 8 000 à 13 000 usagers quotidiens attendus

    Avec l’extension du Zénibus, de 8 000 à 13 000 usagers quotidiens attendus

    Marre des bouchons interminables aux heures de pointes ? Ce lundi 5 janvier, l’extension de la ligne du bus à haut niveau de service (BHNS) reliant les communes de Marignane, Saint-Victoret, Vitrolles et Les Pennes-Mirabeau a été inaugurée. Ce parcours sera désormais prolongé et la ligne dédoublée avec en moyenne un bus toutes les 10 minutes. Cette ligne permet ainsi de désengorger l’autoroute, de réduire le nombre d’automobilistes dans la zone et donc les émissions de gaz à effet de serre.

    Baptisées ZEN A et ZEN B, les deux nouvelles lignes permettront de rejoindre à l’Ouest, la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Technoparc des Florides à Marignane, et à l’Est Plan de Campagne. Ces nouvelles stations, dotées d’une accessibilité pour personnes à mobilité réduite (PMR), sont de nouvelles opportunités pour les travailleurs et les habitants. Entre 8 000 et 13 000 usagers quotidiens sont attendus.

    « On a souvent entendu dire que “Marseille en Grand” c’était beaucoup de paroles et beaucoup de promesses. Aujourd’hui ça se concrétise » se félicite le Préfet de la région Paca Jacques Witkowski. Ce Zénibus est « l’incarnation de mois de collaboration entre les collectivités locales, l’État et la métropole » s’exclame Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille-Provence, avant de souligner : « Accompagner la métropole, c’est aussi accompagner la transition écologique. » En effet, 22 de ces bus roulent au gaz naturel.

  • [Entretien] Gérard Noiriel : « Les conservateurs utilisent l’histoire à des fins politiques »

    [Entretien] Gérard Noiriel : « Les conservateurs utilisent l’histoire à des fins politiques »

    La Marseillaise : Vous tenez
    à Marseille une conférence théâtralisée sur l’histoire du racisme, que vous organisez depuis une dizaine d’année. Pourquoi est-il encore important de rappeler l’histoire de cette idéologie
     ?

    Gérard Noiriel : Car ce sont des questions qui sont des enjeux civiques pour la société française d’aujourd’hui. C’est important parce que ça fait longtemps que je travaille sur les questions [de racisme et d’immigration] et j’ai le sentiment que nos recherches n’atteignent pas un grand public. J’ai créé cette association d’éducation populaire pour aller à la rencontre des gens qui ne lisent pas nos livres et pour rappeler l’histoire du racisme, ses discours de haine et aussi d’attirer l’attention sur les changements.

    Quels changements ?

    G.N. : Le racisme a évolué, ne serait-ce que parce qu’il y a eu des mobilisations antiracistes qui ont mené à des changements et depuis 1972 une loi qui condamne le racisme. Je ne dis pas ça pour minimiser le racisme actuel, mais pour caractériser ses nouvelles formes. Ce que j’ai aussi montré dans mes travaux, c’est qu’à chaque époque, les dominants, les réactionnaires, les conservateurs savent exploiter les failles du corps d’en face. Ils font des concessions quand ils ne peuvent pas faire autrement, pour reprendre l’initiative. C’est par exemple ce qu’ils ont fait avec le racisme anti-blanc. C’est une forme de réappropriation du thème humaniste de la lutte contre le racisme à des fins réactionnaires et il faut le prendre en compte.

    Pourquoi faire une conférence théâtralisée ?

    G.N. : Quand j’ai commencé ma thèse sur l’histoire de l’immigration, le Front national de Jean-Marie Le Pen était à moins de 5%. Aujourd’hui, le rassemblement national à exploser. Je ne peux pas me dire que je n’ai pas une responsabilité là-dedans, c’est donc ce qui m’a amené à travailler avec des artistes, avec des comédiens, qui eux savent mobiliser le langage des émotions pour convaincre des publics qui ne seront jamais convaincus par des arguments rationnels. C’est un modèle d’action contre le racisme qui n’est pas dans une logique de leçon de morale.

    Pourquoi ?

    G.N. : J’attire l’attention sur ce que j’appelle le racisme de l’intelligence. Les élites, parfois par bon sentiment, se croient souvent supérieures aux classes populaires parce qu’ils ont fait des études et peuvent stigmatiser des comportements populaires. L’extrême droite utilise alors cela en disant « regardez ces antiracistes qui méprisent le peuple ». Je pense que si l’on veut lutter plus efficacement contre le racisme, il faut éviter de donner des armes aux populistes. Surtout que le rapport de force n’est plus en notre faveur, avec Donald Trump aux États-Unis ou en France avec la montée des populistes de l’extrême droite. Il faut donc essayer de prendre du recul pour mieux comprendre les mutations actuelles, et trouver des réponses qui soient plus adaptées.

    Vous présenterez également mercredi à la librairie Maupetit votre nouveau livre, « Le Peuple français, Histoire et polémiques ». Qu’est ce qui a motivé l’écriture de ce livre ?

    G.N. : Je voulais m’intéresser à qui parle au nom du peuple et pourquoi le peuple ne peut jamais parler à la première personne. Je m’intéresse surtout au rapport entre le présent et le passé. On est dans des sociétés où ce qu’on appelle la mémoire joue un rôle de plus en plus important. La mémoire, c’est l’exploitation du passé à des fins partisanes. C’est-à-dire qu’on va juger pour réhabiliter des gens qu’on veut défendre ou accuser ceux qu’on estime être coupables. C’est pour ça que dans ce livre il y a dix chapitres où à chaque fois j’ai une phrase d’exergue qui montre comment les conservateurs utilisent l’histoire à des fins politiques. C’est un usage mémoriel de l’histoire. À partir de là, je rétablis ce qui nous apparaît comme étant la vérité historique.

    Vous avez un exemple ?

    G.N. : Dans le premier chapitre, je parle d’une formule de Macron [« les gens qui ne sont rien », Ndlr.] qui caractérise le mépris à l’égard des classes populaires. Je montre comment ça s’inscrit dans une très longue histoire du mépris des élites pour les milieux populaires et c’est cela qui nourrit le populisme. Et je montre que la domination des élites sur le peuple s’inscrit dans la longue durée. Je prends des exemples dans la Grèce antique. Les formes changent, mais ce mépris à l’égard du peuple reste.

    Entretien réalisé par Eva Janus

    Conférence théâtralisée sur le racisme, mardi 6 janvier à 17h30
    à L’Alcazar

    Présentation de Le peuple Français, histoire et polémique, mercredi 7 janvier à 17h
    à la librairie Maupetit.

    Le peuple français, aux éditions Taillandier. 21,90 €

  • La 5e Nuit de la solidarité aura lieu le 22 janvier à Marseille

    La 5e Nuit de la solidarité aura lieu le 22 janvier à Marseille

    Depuis 2022, la Nuit de la solidarité permet de mieux connaître les situations et les besoins des personnes sans-abri à Marseille, à partir d’un questionnaire anonyme portant sur leurs conditions de vie. Il s’agit également d’encourager l’engagement bénévole et solidaire au quotidien pour les habitantes et les habitants. Lors de l’édition 2025, 1 000 volontaires avaient répondu présents pour couvrir les 1er au 8e arrondissements.

    Depuis le 17 décembre dernier, les inscriptions pour participer à cette nouvelle édition sont ouvertes sur nuit-solidarite.marseille.fr

  • Le site d’Orange visé par des tirs de balles

    Le site d’Orange visé par des tirs de balles

    Moins d’un mois après la réouverture, le 15 décembre, du site d’Orange Massalia à Saint-Mauront, au cœur du 3e arrondissement de Marseille, des agents de sécurité ont découvert lundi matin des impacts de balles sur le bâtiment. « À ce stade, la date des tirs n’est pas connue même si tout laisse à penser que ces faits se sont produits en dehors des heures ouvrables. Une enquête a été ouverte. Les images de vidéoprotection sont en cours d’exploitation », indiquait en fin de matinée, la Préfecture de Police.

    Travail étroit avec

    la police

    Corinne Simon, la préfète de police déléguée, s’est immédiatement entretenue avec le directeur régional d’Orange et s’est rendue sur place dans la matinée, où des agents de la police technique et scientifique ont effectué constatations et expertises balistiques. Un renforcement de la présence policière a aussi été décidé avec une augmentation des rondes et patrouilles et la poursuite de la mise en place d’une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site, précisait encore la Préfecture.

    Sollicité, la direction d’Orange rappelait de son côté travailler « étroitement avec la préfecture de Police à travers un dispositif renforcé principalement pendant les horaires de travail, pour assurer la sécurité de nos salariés qui reste notre priorité. Des échanges sont actuellement en cours pour adapter ce dispositif et la direction maintient un dialogue constant avec les partenaires sociaux et les collaborateurs ». Une communication devrait être adressé ce mardi à tous salariés.

    Sur le site, resté ouvert lundi, la nouvelle s’est propagée tout au long de la journée sur fond de réunions avec les organisations syndicales et de réunions par service. « Deux bâtiments ont été touchés, et sur les quatre impacts de balles, trois ont perforé des vitres », raconte un délégué de la CFE-CGC.
    « On n’est plus sur les bagarres dehors, un tir au rez-de-chaussée aurait pu atteindre quelqu’un à la tête ».

    La CFDT qui estime de son côté que l’arrivée rapide de la préfète de police a permis « une prise de conscience de la gravité des faits », continue de réclamer une meilleure sécurisation des accès au site qui accueille jusqu’à 1 200 salariés, et un site de repli qui puisse désengorger Saint-Mauront. La CGT doit communiquer dans la journée.

    Le 28 novembre, en raison « d’événements répétés » et de « montée en tension sur le site » sur fond de narcotrafic et de bagarre entre dealers, après deux confinements, le site avait été temporairement fermé pour deux semaines. Orange avait placé ses équipes administratives en télétravail. Un tiers des salariés avaient fait leur retour lors de la réouverture.

  • Venezuela : à Avignon, Martigues et Toulon, les Provençaux concernés

    Venezuela : à Avignon, Martigues et Toulon, les Provençaux concernés

    Plus de deux cents manifestants se sont réunis devant l’Hôtel d’Avignon ce lundi 5 janvier dans un froid glacial contre « l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela et l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores ».

    Un peu serrés par les installations de Noël, pas encore démontées, l’esprit des fêtes a laissé place à la colère pour les membres et sympathisants d’un collectif unitaire constitué d’une quinzaine d’organisations, dont le PCF, LFI, la CGT, la FSU, EELV ou encore la LDH ou Pax Rhona. « Ils veulent faire pareil qu’au Chili dans les années soixante-dix. Trump veut s’emparer de leur pétrole », considère Bernard Recquerie, membre de France Amérique Latine en Vaucluse.

    Menace pour la France

    Des prises de parole se sont enchaînées sur le parvis de la place de l’Horloge entre les El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni jamais ne sera vaincu ») lancés par les manifestants. Comme Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF du Vaucluse, qui regrette la déclaration d’Emmanuel Macron, la qualifiant d’une « extrême gravité en se félicitant de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère ». Ou encore Fabienne Haloui, vice-présidente de la section LDH Avignon Orange Carpentras, qui dénonce une « violation flagrante des principes de l’égalité ». « La France aussi est sous la menace impérialiste », rappelle Vincent Gauthier, militant LFI, en citant, entre autres, l’interdiction de séjour aux États-Unis de l’ancien commissaire européen Thierry Breton.

    Et aussi

    Le PCF de Gardanne

    C’est via un communiqué que la section PCF de Gardanne et des élu.es du groupe Collectif Citoyen Gardanne Biver a tenu à réagir à « l’agression impérialiste contre le Venezuela ». Dénonçant les « prétextes fallacieux » et le « mépris le plus total du droit international », ils soulignent que la position du président Macron leur « paraît particulièrement irresponsable ». Condamnant cette invasion, ils appellent au « respect du droit international et de la souveraineté du peuple vénézuélien » et demandent une « réunion de la commission de sécurité de l’ONU ».

    CGT Paca

    Dans un communiqué commun, le comité régional de la CGT et les six unions départementales dénoncent une « agression militaire unilatérale ». « Les puissances financières ne s’encombrent même plus d’utiliser les structures politiques pour servir leurs intérêts », s’alarment les signataires, affirmant leur soutien au peuple vénézuélien.

    À Toulon
    À Martigues
  • Déjà 50 SDF mis à l’abri du froid au stade Vallier de Marseille

    Déjà 50 SDF mis à l’abri du froid au stade Vallier de Marseille

    Dimanche, 39 hommes sans abri ont dormi sur ces lits de camp et 38 femmes et enfants qui étaient à la rue ont été hébergés en hôtel. » Au stade Vallier, Audrey Garino est venue faire un point avec les équipes partenaires du SIAO (Ville, Samu social, Croix Rouge et Direction des services de solidarité de la préfecture), soit une vingtaine d’agents qui se relaient sur l’accueil.

    Il est 10h30 et une dizaine d’hommes y sont encore à se réchauffer. « Il y a déjà 50 inscriptions pour la soirée, précise l’élue municipale (PCF) en charge de la solidarité. On reste ouvert au moins jusqu’à jeudi ou vendredi. » Dans l’ambiance feutrée dans ce gymnase réquisitionné, encore plongé dans l’obscurité, ils sont quelques uns à émerger des couvertures sur les lits de camp. La nuit a été dure. « J’étais depuis une semaine près des Docks, mais avec le vent qui traverse le duvet, on n’arrive plus à dormir », explique Maxime, 43 ans, agent d’entretien intérimaire, qui vit depuis quelques semaines dans la rue, après 3 ans d’hébergement « à droite, à gauche ». Il a fait la route depuis Toulouse avec Ludo, 51 ans, parti se resservir une tasse de café et embarquer une madeleine « pour reprendre des forces avant d’aller faire la manche ». Ils rejoignent Tony, marseillais « à la rue depuis trois ans » à une table. Tous sont chaudement vétus, mais ont encore du mal à se réchauffer.

    « Le 115 n’a pas de place »

    « La douche est glacée », regrette Ludo. Habitué du dispositif d’urgence, Tony les rassure : « Il y a toujours un temps de mise en route. Le disjoncteur pète, après ça va… » Gilles Aspinas, délégué (PCF) aux affaires sociales confirme : « Vous pouvez y aller, tout est rétabli. » Pour Ludo, « le problème c’est le manque de logements sociaux, à la base ». Comme les deux autres, il est célibataire « donc pas prioritaire. Alors difficile de se remettre en selle. D’autant que je me suis fait volé mes papiers ». Tony lui indique les agents à l’accueil : « Les services sociaux sont réactifs, ils vont t’aider. »

    Hamad s’avance sur ses béquilles pour demander « un gros sweat ». Emmitouflé dans une parka élimée et trop large, il décrit : « J’ai tout perdu d’un coup, mon logement, mis en péril. Mon boulot, mis en liquidation. » En un an et demi de rue, il n’a décroché « que des jobs au black, du coup, personne ne me loue ». Comme les trois autres, il « refuse de squatter ». Depuis, sa « bascule », il a tenté comme les autres « le 115, à de nombreuses reprises, mais il n’y a jamais de place ».

    En novembre dernier, durant la première vague de froid de cet hiver, Vallier a abrité 81 personnes. Ces ouvertures récurrentes restent temporaires. Un manque de places structurel sur lequel la Ville alerte depuis des années les services d’un gouvernement loin de son objectif « Zéro SDF ».