Category: societe

  • Les fermes des Alpes s’ouvrent aux visiteurs

    Les fermes des Alpes s’ouvrent aux visiteurs

    Ici, le jeu, ce sera de trouver Charlie », annonce Aurélie. Devant elle, une trentaine de chèvres s’agitent dans leur enclos. Parmi elles, une brebis corse, à la laine sombre si longue qu’elle traîne au sol, se cache dans le coin. C’est Charlie, l’intruse que les visiteurs devront débusquer.

    Le temps d’un week-end, Aurélie et Amandine Chaix, éleveuses du Gaec de la Roche à Jarjayes, ont prévu toute une série d’activités pour les visiteurs. Elles participent pour la première fois à « De ferme en ferme », samedi 25 et dimanche 26 avril. « Il faut finir de tout préparer, on est un peu stressées, pour nous, c’est une grande première », confesse Aurélie, qui ne sait pas encore combien de personnes franchiront le seuil de la ferme. Les deux sœurs ont créé un parcours « petit paysan », destiné aux enfants.

    Au programme : parcours d’obstacles, slalom de tracteurs à roulettes et rencontre avec les animaux (lapins, chevaux, poules, vaches et chèvres). Le tout ponctué par une initiation à la traite et une démonstration de la transformation du fromage. « Le but est qu’ils voient comment c’est fait de A à Z, c’est quand même beau à voir », explique Aurélie, qui prépare des panneaux explicatifs disposés au fil du parcours.

    Le Gaec de la Roche est une ferme familiale depuis quatre générations. Aurélie et Amandine ont repris l’élevage caprin et bovin depuis 2015. Lait, fromage et saucisson de chèvres sont les principaux produits de la ferme et seront proposés à la vente aux visiteurs.

    Pour les deux sœurs, qui vendent leurs produits trois jours par semaine sur les marchés de Gap, Jarjayes et Espinasses, « De Ferme en Ferme » est l’occasion de créer du circuit court. « On souhaite faire de la vente directe avec les consommateurs plutôt que passer par la commercialisation. Mais, entre le marché à 6h du matin, les trois enfants à s’occuper, la traite et la transformation du fromage, c’est compliqué de dégager du temps », explique Aurélie. L’exploitation familiale est presque autonome, le foin et l’orge pour les bêtes sont produits sur place. « Nos grands-parents faisaient du lait et du maraîchage, c’est surtout ma grand-mère qui m’a transmis la passion. C’est une fierté de pouvoir montrer cet héritage », raconte Aurélie.

    Aller à la rencontre

    des producteurs locaux

    Organisés dans différents départements depuis 30 ans, les week-ends « De ferme en ferme » permettent au public de visiter des exploitations agricoles gratuitement. Et, pour la troisième année consécutive, les Hautes-Alpes participent. « La première année, on a voulu commencer petit avec deux territoires, le Buech et le Champsaur, et un petit objectif de dix fermes sur le circuit. Finalement, on a eu 18 fermes intéressées et 4 800 visites. Ça a hyper bien marché, retrace Coline Bourru, chargée de mission pour Agribio 05, association qui fédère les producteurs bio des Hautes-Alpes et qui coordonne l’événement.

    « On peut avoir une ferme à côté de chez soi et ne pas oser venir, avoir peur de déranger, rappelle Coline Bourru. L’idée est d’ouvrir ses portes pendant un week-end, montrer ce que signifie travailler sur une ferme avec des agriculteurs passionnés qui ont envie de partager leur expérience. Et une fois que vous savez où les trouver et à quels horaires, vous pouvez revenir les voir. » L’an passé, l’événement avait attiré plus de 5 000 visiteurs.

  • L’extravagance s’invite sur le Vieux-Port à Marseille

    L’extravagance s’invite sur le Vieux-Port à Marseille

    C’est au départ du théâtre de la Criée, en passant par le quai de Rive-Neuve, le quai de la Fraternité, puis le quai du Port, pour se terminer devant l’hôtel de ville, que vous avez rendez-vous à l’occasion de la grande parade annuelle organisée gratuitement dans le cadre du carnaval de la Ville, ce samedi.
    À partir de 13h30, petits et grands pourront profiter de stands de maquillage gratuits sur la place Bargemon, s’en mettre plein les oreilles avec les animations musicales, mais aussi se mettre en jambes grâce à un festin sonore proposé devant l’hôtel de ville.

    Un moment hors du temps
    Des restrictions de circulation à prévoir

    Du côté de la circulation, des restrictions importantes sont à prévoir, avec une interdiction de circuler et de stationner sur le quai de Rive-Neuve entre 8h et 18h, sur le quai des Belges de 13h à 18h, tout comme sur la rue de la République. La circulation sera également interdite sur le quai du Port jusqu’à 21h cette fois-ci.
    Les différents transports en commun ou les parkings situés à proximité des festivités sont donc à privilégier pour les familles souhaitant profiter de cet événement en toute tranquillité.

  • Le bus santé itinérant inauguré pour pallier les déserts médicaux dans les Alpes

    Le bus santé itinérant inauguré pour pallier les déserts médicaux dans les Alpes

    Sillonner les routes du Haut-Verdon à la rencontre des habitants isolés : tel est l’objectif du bus santé inauguré vendredi à Castellane. « Nos territoires ruraux ont un grand besoin de santé auquel le médicobus répondra », a insisté le maire du village. Nathalie Blanc, la directrice de la CPTS (communauté professionnelle territoriale de santé), à l’origine du projet, a expliqué avoir voulu apporter « une réponse concrète aux enjeux de santé du territoire » et « garantir un accès équitable aux soins des territoires ruraux où les inégalités d’accès sont une réalité quotidienne ».

    « L’évidence s’est imposée : aller vers les patients plutôt que d’attendre qu’ils viennent », a-t-elle conclu, espérant que le modèle inspire d’autres territoires.

    La première vice-présidente de l’intercommunalité a salué un choix « profondément politique de ne laisser personne au bord du chemin ». « Garantir l’accès aux soins n’est pas une option, mais une responsabilité collective », a-t-elle lancé, rappelant que certains renoncent aux soins faute de proximité. « L’offre de soins doit s’adapter au territoire, et non l’inverse ».

    « Aller vers est une solution »

    Jean-Charles Borghini, représentant le président de la Région, a qualifié le bus de « projet exemplaire » : « Il reste encore beaucoup à faire, mais aujourd’hui, nous franchissons une véritable étape. » « Face aux fragilités, aller vers est une solution, plutôt que d’attendre que les patients viennent aux soins », a avancé la préfète du département, Isabelle Tomatis. « L’accès aux soins ne doit jamais dépendre du lieu de résidence », a-t-elle martelé.

    Lancé début mars, le bus santé dessert des villages isolés du Haut Verdon, d’Allos à Rougon, trois jours par semaine.

  • De jeunes dignois s’initient à un chantier éducatif

    De jeunes dignois s’initient à un chantier éducatif

    Découvrir le monde du travail, financer un voyage en Corée du Sud, mettre de l’argent de côté… Nombreuses sont les raisons qui ont poussé Manon, Tim et Evan à participer au chantier éducatif du plan d’eau des Ferréols. Pendant cinq jours, ils ont repeint les sanitaires et la buvette du plan d’eau. « C’est une première expérience pour eux, avec un contrat de travail, qui leur permet d’être confrontés au monde du travail et d’apprendre à se lever tôt, à respecter l’encadrement et les impératifs liés au chantier », explique Damien Scano, président de l’association ADSEA 04 (Association Départementale de Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte), à l’origine du projet, en partenariat avec la Ville de Digne et le Département.

    « Les jeunes étaient demandeurs de participer à des chantiers. Pour eux, c’est un temps fort qui leur permet de discuter, de créer des liens de confiance et parfois même de se faire des amis », se réjouit Sonia Hinschberger, éducatrice spécialisée qui accompagne les jeunes au cours du chantier éducatif.

    « Inclusion et dynamisme »

    Le partenariat « historique » entre la Ville et l’association ADSEA remonte à 1998. « On est très heureux de pouvoir être initiateurs de projets comme celui-ci, pour l’inclusion et le dynamisme », avance Mathys Legay, adjoint au maire présent pour le dernier jour du chantier. La Ville paie les salaires des jeunes et fournit le matériel nécessaire pour le chantier, pour un coût de 3 000 euros, dont 700 euros de matériel. Deux éducatrices de l’association encadrent les trois jeunes.

    « C’est le premier chantier de la saison, mais on réfléchit aux prochains. Il devrait y en avoir un autre en été et un en automne », précise Caroline Deries, responsable du service jeunesse à la Ville de Digne.

    « Ce chantier nous a appris la patience, on a beaucoup progressé depuis le début. On va plus vite et on est plus efficace », se réjouit Manon, 20 ans, qui a pour projet de travailler dans l’animation. Evan, 18 ans, compte mettre l’argent récolté de côté ; tandis que Tim, 16 ans, va l’utiliser pour financer son séjour en Corée du Sud. « Je connais les éducatrices depuis longtemps, je vais souvent les voir pour être aidée pour des papiers, pour mes CV », relate Manon, jogging taché de peinture blanche. « Ce serait bien qu’il y ait plus de chantiers comme celui-ci. J’ai progressé sur le fait de tenir toute la semaine », ajoute-t-elle. Le chantier a permis aux jeunes de réfléchir à leur orientation professionnelle, alors qu’Evan sort du lycée et que Manon cherche à travailler en centre aéré.

  • Roulez-Justice : les juges mobilisés pour l’état de droit

    Roulez-Justice : les juges mobilisés pour l’état de droit

    Roulez- justice ! » Ils sont une dizaine de magistrats et de juges, accompagnés de soutiens, à avoir garé leurs vélos au pied de la cour d’appel. Poing levé, t-shirts floqués du visage de Murat Arslan, ils pédalent pour demander la libération de ce juge turc, emprisonné abusivement depuis dix ans.

    « à l’occasion d’une tentative de coup d’État, en 2016, il y a eu une grande vague de répression en Turquie, déroule Laurence Blisson, déléguée locale du Syndicat de la Magistrature, organisateur de la mobilisation. Sur 14 000 magistrats, 4 500 démis de leurs fonctions ! Murat a été condamné à l’issue d’un procès d’apparat. »

    Partis de Strasbourg, là où leurs confrères allemands avaient bouclé un parcours similaire il y a deux ans, les participants se sont élancés pour une traversée qui doit s’achever à Vintimille le 1er mai. Tout au long du périple, des conférences sont organisées afin de « sensibiliser les citoyens aux questions liées à l’état de droit », poursuit Laurence Blisson. Car la deuxième raison de ce parcours reste sa défense. « Il est également menacé en France. Au plus haut niveau de l’exécutif, il y a cette volonté de porter atteinte à des fondements de l’état de droit, l’un d’entre eux étant la séparation des pouvoirs », conclut Laurence Blisson.

    Pour Margaux Kennedy, juge à Marseille en charge de lire la déclaration du Syndicat de la Magistrature, « c’est aussi une façon de se réunir, de créer des liens et réfléchir à des questions en dehors de réunions dans un tribunal ». Les deux causes, sont liées. « Les magistrats, dont la mission est de protéger les droits et libertés, demeurent un rempart contre l’exercice arbitraire du pouvoir », conclut le syndicat.

  • Jean-Jacques Micoud : « Le tourisme contribue au cadre de vie des Martégaux »

    Jean-Jacques Micoud : « Le tourisme contribue au cadre de vie des Martégaux »

    Marquée par une affluence concentrée sur le mois d’août, la saison estivale 2025 avait posé plusieurs enjeux. Un an après sa prise de fonction, Jean‑Jacques Micoud analyse le tourisme en pays martégal.

    La Marseillaise : Comment se passe
    ce début de la saison touristique
     ?

    Jean-Jacques Micoud : On a commencé par un vrai festival de la banane, lors de la fête des 20 ans de Camping Paradis, le 18 avril. C’était un peu le premier élément de la saison. Quatre ponts arrivent, il fait beau, on a de bons espoirs d’avoir du monde. Mars a été bon avec une fréquentation de l’office de tourisme en augmentation de 8 à 9% par rapport à mars 2025. C’est pas le reflet du territoire, mais un indicateur.

    Comment caractérisez-vous le fait touristique en pays martégal ?

    J.-J.M. : Il y a plusieurs indicateurs. L’année dernière, la fréquentation des hébergements marchands a augmenté de 8%, sachant que 53% des nuitées se font dans le secteur non marchand, chez les copains par exemple. Il faut aussi constater qu’il y a de moins en moins de saisonnalité, on vient à Martigues toute l’année. On peut aussi parler du taux d’intensité touristique, c’est-à-dire le nombre de lits par rapport à la population. On en dénombre 6 000 dans le secteur marchand, pour 15 000 au total. Pour une population d’à peu près 50 000 personnes ça nous donne autour des 30%. Ce taux est de 16% à l’échelle des Bouches-du-Rhône. Nous ne sommes pas loin d’un million de nuitées à l’année. Ça représente à la louche 200 000 personnes, en partant de la moyenne de 5 nuitées par séjour. Il faut ajouter les excursionnistes, qui ne viennent qu’à la journée, à peu près 150 000 personnes. Donc 350 000 touristes sur l’année, et ce ne sont que des fourchettes basses. Martigues est donc bel et bien une ville touristique et industrielle. Et c’est notre travail d’objectiver ces données.

    Quel est l’impact économique ?

    J.-J.M. : Si on se base sur la consommation départementale de 74 euros par personne et par jour, en comptant en moyenne 24€ d’hébergement, on peut l’estimer à près de 23 millions d’euros à l’année.

    Est-ce une fin en soi d’attirer du monde ?

    J.-J.M. : Le tourisme n’est pas une finalité mais un élément de l’attractivité du territoire. C’est un vecteur économique, d’aménagement du territoire, d’embellissement, de lien social qui contribue au cadre de vie et donc aux habitants. Un cercle vertueux qui ne veut pas juste dire hôtels campings restaurants. C’est comme ça que je travaille dans l’ombre pour porter ce nouveau regard. Le but n’est pas de faire plus tourisme mais mieux tourisme. On ne vient pas par hasard à Martigues, sa signature est « Bien plus que vous imaginez ». On commence par la Côte bleue, puis on découvre la ville, puis l’étang de Berre, puis le cinéma avec Provence Studios…

    Pourquoi l’office propose
    des activités payantes ?

    J.-J.M. : Car c’est le métier des prestataires qui les réalisent, nous ne gagnons pas grand-chose dessus. C’est une mise en lumière. Car nous sommes un lieu dans lequel on vient chercher des infos… Mais pas que ! On a une boutique, une salle d’exposition à destination des associations et des Martégaux. On va aussi recommencer la billetterie pour le Summer Festiv’Halles.

    Entretien réalisé par Antonin Maja

  • Aix-en-Provence, à la Rose des Vents, ils retapent leur espace

    Aix-en-Provence, à la Rose des Vents, ils retapent leur espace

    Dans l’une des pièces communes du centre social La Rose des Vents, une dizaine de jeunes âgés de 14 à 16 ans entament le déjeuner de ce vendredi midi. Quelques minutes plus tôt, élus, représentants de la Ville et éducateurs s’étaient rendus dans le quartier de Beisson, dans le nord d’Aix, pour les rencontrer à l’occasion d’un temps de « valorisation » de cette action citoyenne bénévole, dite ACB.

    Restaurer un lieu

    de vie commun

    Pendant une semaine, l’équipe, mobilisée sur la base du volontariat, s’est attelée à fabriquer une table destinée à cet espace partagé, « le calage », caché au-dessus de l’école des Lauves.

    « On a poncé des planches, on les a brûlées pour qu’elles aient cet effet. Pour le haut, on a peint des planches, déroule Djessim, 14 ans. On y a passé la semaine. J’ai l’habitude de bricoler chez moi, avec mon père. Mais cette fois, c’était un plus difficile. »

    Dans le lot, l’expérience professionnelle est une première. L’objectif affiché par la Ville est de « lutter contre les phénomènes d’exclusion et la délinquance juvénile, de développer la responsabilisation et l’autonomisation des jeunes (…) ». Pour Amine, 14 ans, c’est « une bonne expérience », pour passer le temps surtout. Dans le groupe, « on est du même quartier », explique ce jeune, qui se destine soit à l’orthodontie, soit à l’architecture. « Ils étaient sept prévus sur le chantier, ça a tellement bien marché qu’on s’est retrouvé avec beaucoup plus de participants », précise Mélodie, éducatrice spécialisée. En échange de leur engagement sur une semaine, la pièce commune devrait être équipée d’une télévision et d’une console de jeux, « et un canapé », précise Amine.

  • Des traces de l’âge de Bronze découvertes à Rassuen

    Des traces de l’âge de Bronze découvertes à Rassuen

    À Istres, les constructions fleurissent et les fouilles se multiplient. Intervenus sur le territoire ces dernières années, quatre archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sont venus présenter leurs résultats. Séverine Scalisi, spécialiste de la préhistoire, explique : « Le cœur de notre métier est d’intervenir dans le cadre de projets d’aménagement avant que les constructions ne détruisent des vestiges archéologiques. »

    À Rassuen, l’extension de la station d’épuration par Ouest-Provence a nécessité une évaluation du potentiel archéologique des parcelles. Un premier diagnostic réalisé en 2020 a mis au jour « un réseau de traces agraires modernes, un réseau plus ancien rattaché à l’Antiquité avec un puits de cette période, mais aussi un foyer de 3 mètres de diamètre dit à pierres chauffantes et un ensemble de fosses dans lesquelles on a retrouvé du matériel daté de l’âge du Bronze final 2B », soit 1300-1200 avant J.-C., poursuit Séverine Scalisi.

    Une tombe et des objets domestiques

    Le secteur de Rassuen était connu des archéologues pour avoir été occupé « depuis le paléolithique supérieur jusqu’à l’époque contemporaine », avec une représentation de quasi toutes les périodes, « ce qui montre son attractivité » qui s’explique par la proximité de l’étang, véritable « réservoir alimentaire » mais aussi par sa situation géographique « surélevée et protégée ».

    Deux manques subsistaient : le début du néolithique et l’âge du Bronze. « Justement, la découverte du site vient combler ces manques », note l’archéologue. Une opportunité d’autant plus précieuse que « l’âge du Bronze final 2B est très mal connu et très peu représenté en Provence, donc d’avoir découvert ces structures-là était une occasion très importante de documenter ce hiatus ».

    De nombreux vestiges en creux ont été retrouvés par les équipes de l’Inrap, à l’instar de foyers datant de 4936 à 4542 avant J.-C. selon la technique carbone 14 (soit le début du néolithique), réutilisés par la suite comme dépotoir pour objets domestiques ; ou d’une sépulture dans laquelle des os d’un jeune adulte ou d’un grand adolescent étaient conservés.

  • Un homme abattu par la police municipale à Marseille, une enquête ouverte

    Un homme abattu par la police municipale à Marseille, une enquête ouverte

    Abattu jeudi en fin d’après-midi lors d’un contrôle routier boulevard des Libérateurs (11e), à côté de la déchetterie, par un équipage de la brigade cynophile de la police municipale, l’homme armé d’un couteau n’a pas survécu. La victime aurait tenté d’agresser les policiers municipaux indiquait le parquet, la Ville précisant qu’il était sorti de sa voiture muni d’une arme blanche, se dirigeant rapidement vers les agents, conduisant ces derniers à faire « usage de leur arme de service ».

    L’homme âgé de 25 ans, a priori défavorablement connu des services de police, sera touché par trois projectiles.

    Les policiers municipaux, « extrêmement choqués » ajoute la Ville, ont été orientés vers une cellule psychologique de l’hôpital de la Timone. Une enquête a été ouverte en flagrance et confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Le maire de Marseille a lui souligné « le courage des agents (…) face au danger [qui] assurent la sécurité des Marseillaises et des Marseillais au quotidien ».

    Ce fait divers remet également sur la table la question de l’armement de la police municipale. « Il est urgent de se demander : dans les villes où la police municipale doit être désarmée, auraient-ils eu une chance de survivre à une telle attaque ? » interroge le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, sur les réseaux, appelant au « pragmatisme ». Près de 80% des polices municipales sont équipées d’armes, létales ou non, selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales.

  • Trois élus marseillais ont lancé le City Nature Challenge

    Trois élus marseillais ont lancé le City Nature Challenge

    Le lancement de quatre jours de découverte a été lancé, vendredi, au stade nautique Florence-Arthaud. Pour la 3e année consécutive, la Ville de Marseille relève le défi du City Nature Challenge, jusqu’à lundi. Un défi scientifique reconnu dans plus de 666 villes dans le monde, avec pour objectif de faire découvrir la faune et la flore marine et une volonté de préserver la biodiversité.

    Dans la continuité de 2025

    C’est un challenge que les habitants avaient grandement relevé, l’année dernière avec plus de 15 202 observations recensées, le double par rapport à 2024. Pour l’ouverture du City Nature Challenge, trois adjoints au maire de Marseille étaient présents, ce vendredi : Hervé Menchon, délégué à l’environnement et à la biodiversité, Perrine Prigent, déléguée aux espaces verts, à la nature en ville et aux cimetières, et Capucine Edou, déléguée à la mer et au littoral, à la transition écologique et énergétique.

    « C’est une 3e édition qui bénéficie de l’élan porté par les deux premières années et qui fait preuve de beaucoup plus de cohérence et qui est beaucoup plus attractive », affirme l’adjoint Hervé Menchon.

    Pour cette première journée du challenge, une pêche à la main était au programme avec une découverte des espèces vivantes que certains minots ont pu capturer. Au menu également, un débat sur l’initiation à ce défi et une projection sur le travail à réaliser à l’avenir. Ces quatre jours de challenge seront conclus par une restitution des espèces, le 22 mai, au Muséum d’histoire naturelle.