Category: societe

  • Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Vous allez vivre quinze jours dans ce qui se fait de meilleur dans l’industrie. » C’est le message que laministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache (Ren.), a adressé aux 90 lycéens effectuant leur stage de seconde à Airbus helicopters Marignane, lundi après-midi.

    Quinze jours durant lesquels les stagiaires seront encadrés en groupes et par binômes, avec un tuteur pour deux. Tous les métiers du premier employeur de la région, qui compte 10 000 salariés, sont concernés. Car ici, on vient « découvrir les réalités de l’industrie », selon Pascal Kuhn, directeur du site de Marignane d’Airbus helicopters. Cette réalité, c’est « des métiers, la vie au travail », poursuit le directeur, et ce « pour les garçons comme pour les filles, tout le monde a sa place ». Il souligne ainsi qu’un tiers des stagiaires présents sont des jeunes femmes.

    Cette troisième édition du stage de seconde est « une vraie chance » pour le recteur de l’académie d’Aix-Marseille, Benoît Delaunay. Une idée partagée par la ministre : « On aurait adoré, à notre époque, que des grandes boîtes comme Airbus s’organisent pour vous accueillir et donnent la possibilité de découvrir ces métiers exigeants. »

    « Favoriser la mixité sociale »

    Ce stage à Airbus revêt une originalité. « Notre dispositif 1+1 prévoit que la moitié des stagiaires soient des enfants du personnel et l’autre moitié des enfants issus de lycées de quartiers prioritaires » souligne Pascal Kuhn. « L’idée est de favoriser la mixité sociale pour que les jeunes puissent avoir largement accès à nos emplois, reprend le directeur du site. Les apprentis sont formés en alternance, en bac pro, BTS puis diplômes d’ingénieur. Il y a une multitude de possibilités et un panel de carrières à construire que nous voulons montrer. »

    Après le briefing sécurité, les 90 stagiaires ont fait la connaissance du Super puma H225, hélicoptère polyvalent de 11 tonnes autant utilisé pour la recherche et sauvetage que pour la lutte contre les incendies, dans sa version civile. « Vous vous rendez compte que vous allez sauver des vies grâce à votre travail ? », glisse la ministre aux apprentis présents.

    Sabrina Roubache considère le stage comme « une mesure d’égalité des chances » pour ces lycéens. Mais relève aussi un « stress » au regard de la situation internationale : « On m’a demandé si le service militaire était obligatoire ou pas », lors des échanges avec les lycéens. Alors, ce stage est aussi un moyen d’« inverser l’état d’esprit », pour la ministre, affirmant qu’« on ne fabrique pas des armes pour tuer, mais pour se défendre ». Airbus helicopters est justement « en tête du marché militaire », comme l’affirmait le PDG Bruno Even, en février dernier.

  • La Poste confirme les fermetures estivales

    La Poste confirme les fermetures estivales

    Sollicitée par La Marseillaise suite aux annonces de fermetures estivales de bureaux de poste à Martigues (notre édition du 10/06), La Poste a détaillé ses mesures estivales.

    L’entreprise confirme que « le bureau de Poste de Martigues Jonquières ajustera ses horaires du 6 juillet au 29 août 2026 », en instaurant une coupure entre 12h et 14h. « Le bureau reprendra ses horaires habituels à compter du 31 août 2026 », précise La Poste, qui redirige les clients vers le bureau de Ferrières, confirmant une « fermeture estivale du 3 au 22 août inclus ». Outre Ferrières, les bureaux vers lesquels redirige La Poste sont ceux de Croix-Sainte et La Couronne, à Martigues, ainsi qu’à Saint-Mitre-les-Remparts.

    « Que La Poste sache

    que ça ne passera pas »

    La Poste n’a pas répondu à notre demande de précisions sur une demande de rencontre formulée par la Ville de Martigues. En attendant, le Comité de vigilance postale de Martigues s’est mis en campagne contre ces fermetures estivales, en annonçant deux actions de sensibilisation à l’issue de son assemblée générale de jeudi dernier (notre édition du 12/06).

    « On veut que La Poste sache que ça ne passera pas », affirme le président du comité de vigilance, Francis Fournier. « On va aller avec un tambour à la sortie des écoles pour annoncer à la population ce qui va se passer », poursuit l’ancien postier, donnant rendez-vous « à tout le monde » sur les deux initiatives et sous une forme ludique.

    En l’occurrence, le comité se rendra à la rencontre des habitants sur la place centrale de Notre-dame-des-Marins, mardi 23 juin à 16h30, ainsi que devant l’école Robert-Desnos, vendredi 26 juin à la même heure.

  • Les Rovenains ont fait grimper le compteur

    Les Rovenains ont fait grimper le compteur

    Tout au long du week-end, de nombreux participants se sont relayés sur les vélos connectés mis à disposition afin de contribuer à l’objectif fixé : parcourir collectivement 2 500km pour permettre le versement de 2 500 euros en faveur des enfants malades.

    Familles, sportifs, élus et habitants de tous âges ont ainsi apporté leur pierre à l’édifice dans une ambiance conviviale et solidaire. De nombreux kilomètres sont venus s’ajouter au compteur de La Carrairade. Plus de 2 000 km ont déjà été parcourus !

    Le défi se poursuit jusqu’au 1er juillet. Chaque cycliste, amateur ou confirmé, peut continuer à participer en faisant comptabiliser ses trajets passant par La Carrairade. Une manière simple et concrète de soutenir cette noble cause.

  • Près de 500 spectateurs à la soirée des sports

    Près de 500 spectateurs à la soirée des sports

    Ce rendez-vous est devenu une tradition pour les habitants, qui peuvent découvrir la richesse des activités sportives et de loisirs proposées par les associations locales et les services municipaux, au travers de différentes démonstrations. Près de 500 personnes ont répondu présentes à cette édition.

    Les spectateurs ont pu apprécier les prestations et démonstrations des clubs et associations : Le Rove Judo, Le Rove Karaté, l’Olympique Rovenain Football, Le Rove Zumba, le Club de plongée, le Tennis club du Rove, la Multi-Activité, l’Olympique rovenain Basket, la Gymnastique artistique et Ponpom dance crew.

    Moment fort de cette édition, le maire (PCF), Paul Sabatino, accompagné de son adjoint aux sports et à la jeunesse, David Guevara, a procédé à la remise du tout nouveau Prix du rayonnement sportif rovenain. Cette distinction inédite a récompensé deux ambassadeurs du sport local : Lana Arnaud, récemment sacrée championne de France par équipes de judo, ainsi que l’Olympique Rovenain Football, salué pour sa saison exceptionnelle.

  • Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Filiale de la caisse des dépôts et consignation, CDC Habitat, premier bailleur de France, compte poursuivre sa dynamique en région Paca. En 2025, 1 919 logements neufs ont été livrés, indique son directeur, Pierre Fournon, qui espère maintenir « ce train d’activité soutenu ». Dans un contexte de demande « forte » dans le locatif, « nous avons la volonté de continuer à produire de manière forte tout en travaillant sur notre patrimoine » poursuit-il. Au sein de son parc de 29 987 unités, le bailleur panache logements sociaux, intermédiaires et libre moyennant 422 millions d’investissements en 2025. Des logements répartis de Menton à Fos-sur-Mer, essentiellement « sur la frange littorale et le long des axes autoroutiers », précise le directeur interrégional.

    Démolition, construction, rénovation, l’entreprise sociale mène de front différents projets au fil des politiques publiques locales. On la retrouve notamment à Marseille sur un « recyclage d’habitat dégradé » à Saint-Mauront, avec une quarantaine de logements sociaux qui devraient être livrés à l’automne. Dans le cadre d’une concession d’aménagement pour le compte de la Métropole Aix Marseille, CDC Habitat est aussi partie prenante de la réhabilitation du parc Corot, vaste co-propriété dégradée, de six bâtiments. Le bâtiment A a été démoli, la tour C va suivre d’ici septembre-octobre.

    De la ville sur la ville

    À la Maurelette, un contingent de 756 logements, CDC Habitat va passer la main, la résidence faisant partie des quatre ORCOD-IN sur Marseille, un programme massif de travaux destiné à lutter contre le logement indigne par le biais d’une convention entre État, Ville de Marseille, Métropole, Agence nationale de l’habitat et Établissement public foncier.

    Sur son patrimoine, le bailleur « essaie de reconstruire de la ville sur la ville car le foncier est rare », précise Pierre Fournon. Comme Boulevard Schloesing (9e), où 56 logements vont être détruits pour en remettre 67 sociaux et intermédiaires. à Aix-en-Provence, la résidence Bellevue va passer de 42 à 100 logements.

    Pour ses 199 logements rénovés en 2025, CDC Habitat a aussi fait dans le qualitatif en agissant sur le confort thermique, à Roquefort-la-Bédoule, ou en tentant la peinture réfléchissante sur le toit terrasse à Canto-Perdrix, à Martigues.

  • À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    Depuis le 23 mai, les plus fragiles d’entre eux sont quasiment consignés à domicile ! », s’indignent Salim Siouani et Alberto Ruiz, du collectif KGBS, qui a interpellé le bailleur Unicil et le préfet.

    Fathima, 27 ans, loge au 14e étage et reprend son souffle à l’aide d’un inhalateur pour l’asthme. « Ceux qui travaillent, les enfants et les personnes âgées, on vit ça tout le temps. » Son voisin du 12e décharge son coffre chargé de packs de bouteilles d’eau et témoigne : « Vendredi, un réparateur est venu, ça a tenu une heure. C’est infernal, on voudrait tous déménager tant c’est usant. » Sa mère a dû reporter ses séances de kinésithérapie. « Le 7 juin, je suis restée bloquée une heure et demie  », déplore également Miriama, à la santé fragile. Une octogénère a encore renoncé à deux rendez-vous pour dialyse.

    Unicil dénonce des pannes « liées à des actes de délinquance : portes vandalisées, stockage illicite, accès aux machineries bloqué », auxquelles « s’ajoutent des conditions d’interventions difficiles » qui ont exigé « l’intervention de la police ». Ce lundi, le bailleur a fait appel à un médiateur pour aider au portage. « Ce n’est pas notre cœur de métier, mais à la sortie du Covid, nous avons été sollicités pour cette mission de soutien aux locataires », explique Nourredine Bougrine, directeur de l’association Dunes.

    Fayçal est sportif et grimpe depuis 10h des milliers de marches les bras chargés. Le geste arrive un peu tard pour apaiser totalement la tension au pied de la tour. « La dernière fois, on a attendu cinq mois la pièce. Mais les charges sont toujours prélevées à 100% », regrette Mohammed, dont la femme, enceinte, a préféré partir chez ses parents pour s’épargner les 13 étages.

    Panne générale

    Devant le hall, les locataires ont repéré le technicien de la société TK Elevator, qui a repris le contrat de maintenance de l’ascensoriste Otis. En nage après sa descente dans l’étuve des machines pour faire tourner les moteurs, il doit maintenant essuyer les plaintes de personnes à bout. « Je les comprends, c’est invivable. Je suis venu en urgence. On priorise les immeubles de grande hauteur complètement bloqués », explique-t-il. Une urgence qui a duré près d’un mois. « On était en attente de pièces et les composants viennent de Chine. Les délais sont longs depuis Covid », justifie-t-il. L’ascenseur du A est réparé, « de l’eau renversée avait provoqué un court-circuit ». Pour le D, la situation reste précaire, avec un seul appareil remis en état : « La cabine est cassée. » Covid, Chine, deal, mauvais usages : autant d’arguments qui font réagir Salim : « Ça fait des années que les ascenseurs sont en panne dans les quartiers. Ces Marseillais ont droit à des conditions d’habitat dignes, incluant un service 24h/24. »

    Une situation qui est en effet loin d’être unique. Elle est même devenue légion pour les locataires des Iris (14e), aux Aygalades (15e) en passant par Frais Vallon (13e)… Le problème s’aggrave au sein des copropriétés dégradées sous tutelle d’un administrateur judiciaire, où les comptes bloqués plombent l’entretien, comme au Mail (13e), à Bel Ombre (11e) ou à la Maurelette (14e). Dans cette dernière, « je n’ai pas pu restaurer un ascenseur car il n’y avait pas d’électricité dans le bloc », confie le réparateur. À la Ville et à la Métropole, on se dit « conscient » de la problématique et un retour en régie est à l’étude.

  • Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Depuis le 11 mai, l’association des travailleurs de la Centrale de Gardanne (ATCG) mène une concertation publique autour du projet Bio-Méthane Provence (BMP), dont elle est à l’origine. Le projet, né de longues années de lutte après la fermeture de la tranche charbon de la Centrale, cause de nombreux licenciements, est également porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), en association avec Gazotech. Selon l’ATCG, le projet pourrait créer jusqu’à 150 emplois indirects.

    Cette démarche de concertation est volontaire, et non obligatoire. Les travailleurs de la Centrale ont saisi à cet effet la Commission nationale du débat public (CNDP). Si les rencontres publiques seront ensuite terminées le 16 juin, il reste possible de participer à cette concertation préalable jusqu’au 22 juin, via www.concertation-bmp.fr.

  • À Béziers, le Pôle d’échange multimodal inauguré

    À Béziers, le Pôle d’échange multimodal inauguré

    Après 30 mois de travaux et près de 49 millions d’euros investis (répartis entre l’État, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, la Ville et l’Agglo de Béziers ainsi que SNCF Gares et connexions), la gare de la cité de Riquet s’est refait une santé. En effet, ce 5 juin, le Pôle d’échange multimodal (PEM) a été inauguré devant un parterre d’élus. « Ce PEM a été fait pour créer de l’intermodalité afin d’inciter les voyageurs à prendre les mobilités décarbonées », souligne Hillaire Hautem, directeur régional de SNCF Gare et connexion.

    Côté plateau des poètes, le parvis a totalement été refait et une gare routière a été créée. « Avant la gare routière, il y avait un vieux bâtiment qui accueillait les tractionnaires et deux parkings, pour les visiteurs et pour les agents. Nous avons tout reconfiguré : un bassin de rétention d’un volume d’une demi-piscine olympique a été créé ainsi qu’un bâtiment commercial et un autre pour les agents pour leur prise de service », indique Maxime Assier de Pompignan, de la SNCF Réseau. À terme, 18 bus pourront être accueillis dans cette nouvelle gare. Mais le gros des travaux est, à n’en pas douter, la pose de la passerelle permettant une meilleure accessibilité aux quais pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Si cette dernière dessert les quais, elle relie également le plateau des poètes au canal du Midi, avec la création d’un second parvis. « Cela va permettre l’émergence d’une nouvelle polarité dans la ville  », soutient Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, saluant « une œuvre historique de rénovation et de transformation de cette vieille dame âgée de 165 ans  ».

    La LGV en ligne de mire

    À côté de ce nouveau parvis, un parking de 320 places pour les voitures, 78 pour les vélos et 25 pour les motos a été créé en lieu et place des anciennes Halles Sernam, utilisées auparavant pour le fret. « Un des objectifs de ce chantier était d’intégrer le PEM dans son environnement. La gare devient un objet du mobilier urbain. Ce pari est réussi à Béziers », reprend Hillaire Hautem. En effet, la gare n’a plus grand-chose à voir avec la bâtisse de novembre 2023. « Cette réalisation permet de concilier technicité et beauté. Béziers est magnifiée », observe Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie. Fer de lance de la collectivité socialiste, le train, outre son plébiscite chez les Occitans, est également loué pour sa faible empreinte environnementale. « Le rail a une place importante dans l’avenir car il permet d’avoir des transports décarbonés. Grâce à la science, on va développer des trains avec un impact environnemental moindre. Nous allons tester les trains à hydrogène à la fin de l’année. Le train hybride est une nécessité, la totalité du réseau ferroviaire n’est pas électrifiée », poursuit Carole Delga.

    L’inauguration de ce PEM marque également une étape dans la mise en service de la future LGV Montpellier-Perpignan (LNMP), la nouvelle gare étant dimensionnée pour accueillir des TGV. « La LGV est indispensable pour les trains du quotidien. La ligne la plus saturée de France est celle reliant Nîmes à Narbonne. Donc on doit développer l’offre voyageurs mais aussi le fret. Car quand on voit le chapelet de camions sur les routes, c’est dangereux, polluant et ça coûte », fait valoir la présidente de Région. Cela permettrait aussi d’assurer une continuité de grande vitesse jusqu’à Barcelone, la péninsule ibérique étant déjà équipée en ce sens.

    Voilà qui soulève l’épineuse question d’une seconde gare dans le Biterrois pour desservir la LGV, dont certains, à l’instar du maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard, souhaitent l’implantation à Villeneuve-lès-Béziers. « Les gares sont une question complexe. On doit travailler ensemble sur ce sujet et avec l’expertise de la SNCF. Car il faut garder à l’esprit, avec la prochaine ouverture à la concurrence, que ce n’est pas parce qu’il y a une gare que les trains vont s’arrêter  », insiste Carole Delga. La présidente socialiste doit rencontrer prochainement les édiles biterrois et narbonnais à ce sujet.

  • [Passerelle interculturelle] 45 traditions du patrimoine immatériel de l’Unesco racontent l’histoire de la Chine

    [Passerelle interculturelle] 45 traditions du patrimoine immatériel de l’Unesco racontent l’histoire de la Chine

    Avec cette mise à jour, la Chine compte désormais 45 traditions inscrites sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. C’est le plus grand nombre au monde. Ces traditions couvrent de nombreux domaines. Elles permettent de mieux comprendre la longue histoire de la Chine et la diversité de sa culture.

    La présence de la Chine sur les listes de l’Unesco a commencé en 2001, avec la reconnaissance de l’opéra Kunqu. Dans les années suivantes, d’autres traditions ont été inscrites, comme la musique du guqin, le Muqam ouïgour du Xinjiang et le chant long mongol. Ensemble, elles montrent la richesse de la culture traditionnelle chinoise.

    De nombreuses traditions reconnues par l’Unesco montrent une esthétique chinoise très particulière. La calligraphie chinoise, la gravure de sceaux et le papier découpé transforment des matériaux simples en formes artistiques. À travers les traits du pinceau, les sceaux gravés et les dessins découpés dans le papier, ces arts transmettent depuis des générations un sens unique de la beauté.

    Les savoir-faire traditionnels sont aussi une partie importante du patrimoine immatériel chinois. Les techniques de construction en bois, le tissage du brocart Yunjin de Nanjing, la sériciculture et les techniques de fabrication de la soie, ainsi que la cuisson du céladon de Longquan, montrent l’union entre l’utilité et l’art.

    Le reflet des 56 groupes ethniques de Chine

    Les fêtes et les coutumes populaires restent très présentes dans la vie quotidienne. La Fête du Printemps et la Fête des Bateaux-Dragons réunissent encore les familles et les communautés. Des traditions maritimes, comme les croyances et coutumes liées à Mazu ou la cérémonie Wangkang, se sont diffusées au-delà de leur région d’origine et sont reconnues dans différentes cultures.

    Le patrimoine culturel immatériel chinois reflète aussi les traditions des 56 groupes ethniques de Chine. Le Nanyin, le Grand Chant du peuple Dong, l’opéra tibétain et les arts Regong ont chacun leurs propres caractéristiques. Ensemble, ils montrent la diversité culturelle qui a façonné la civilisation chinoise au fil des siècles.

    D’autres formes de patrimoine conservent des savoirs traditionnels et des façons de penser anciennes. L’acupuncture et la moxibustion, le taijiquan et le zhusuan chinois, c’est-à-dire le calcul traditionnel avec le boulier, continuent d’influencer la vie moderne tout en transmettant une sagesse ancienne.

    En même temps, certaines traditions rencontrent des difficultés pour être transmises aux nouvelles générations. L’impression à caractères mobiles en bois, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises et le Meshrep ont été inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’Unesco. Cela montre l’importance de poursuivre les efforts de protection et de soutien.

  • Aubagne se lève pour la gratuité des transports

    Aubagne se lève pour la gratuité des transports

    On veut envoyer un message : la gratuité n’y touchez pas ! ». Devant la gare d’Aubagne, Maurice Marsiglia, président de l’Association se déplacer en liberté (Asdel), résume l’état d’esprit des plusieurs centaines d’habitants du Pays d’Aubagne qui manifestent pour le maintien de la gratuité des transports en commun, ce samedi matin.

    Il faut dire que les inquiétudes grandissent autour de ce conquis social en place depuis 2009 sur le territoire aubagnais. Après l’absence de vote du budget de la Métropole Aix-Marseille Provence face à un trou financier de 144 millions, la Chambre régionale des comptes recommande de « réinterroger » ce modèle. « Sa remise en cause serait catastrophique d’un point de vue écologique et social ! », dénonce Maurice Marsiglia, pointant un « triplement de la fréquentation » des transports en commun depuis la mise en place de la gratuité. « Ce n’est pas un symbole, c’est un combat », martèle Jean Pugens, membre du bureau de l’USR CGT 13 (lire ci-contre) et secrétaire de l’Asdel.

    Preuve de l’importance accordée à la gratuité, de nombreux élus de communes environnantes ont fait le déplacement mais aussi Jean-Pierre Squillari (DVG), le maire d’Aubagne.

    « Ce n’est pas une utopie »

    « Les transports en commun gratuits, c’est l’ADN du Pays aubagnais. Bien sûr que les recommandations de la CRC nous inquiètent, mais c’est le préfet qui va prendre la décision finale », explique l’édile. Avant de développer : « S’il se rend compte que nous luttons, que nous nous mobilisons pour conserver ces transports gratuits, on pourra orienter sa décision ». Marina Mesure, députée européenne insoumise va dans le même sens : « Depuis 2009, la gratuité des transports en commun est notre fierté en Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Ce n’est pas une utopie, c’est un quotidien. » Pour elle, plus qu’une question financière, c’est surtout un choix de société : « C’est une conquête sociale et écologique indispensable. Au moment où la planète brûle, c’est le sens de l’histoire. »

    Les retraités CGT devant la préfecture

    L’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône (USR CGT 13) organise, ce mardi 16 juin, une mobilisation pour défendre la gratuité des transports en commun pour les plus de 65 ans. Laquelle « a été obtenue en septembre 2025 après de nombreuses années de luttes », rappelle l’organisation, qui juge « qu’elle a fait la preuve de son utilité ». Le rendez-vous est fixé à 10h, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille.

    A.B.