Category: societe

  • Natation : le bassin flottant de La Seyne ne répond pas aux besoins des élèves

    Natation : le bassin flottant de La Seyne ne répond pas aux besoins des élèves

    On connaît l’importance de l’apprentissage de la natation pour tous à l’école, surtout dans une commune littorale comme La Seyne, où les enfants sont fréquemment exposés aux plaisirs, mais aussi aux dangers de la mer. Et savoir nager – une évidence qu’il est bon de rappeler – réduit significativement le risque de noyade, qui demeure l’une des principales causes d’accidents graves chez les enfants.

    Pour pallier l’absence d’infrastructure digne de ce nom et rendre possible ces apprentissages obligatoires, La Seyne-sur-Mer a mis en place une solution provisoire, qui reste loin de remplir les objectifs en termes d’acquisition de cette compétence pourtant considérée comme un savoir de base, au même titre qu’écrire ou savoir faire du vélo. C’est ce que rappelle l’opposition de gauche, Alternative progressiste.

    « L’acquisition du savoir-nager avant l’entrée au collège constitue un enjeu de sécurité publique, d’égalité des chances et de santé », rappelle ainsi Stéphane Sacco (GRS ), en insistant sur le rôle prépondérant que cela joue également sur l’autonomie des jeunes, leur permettant de profiter pleinement et en sécurité de l’environnement maritime de leur territoire.

    « L’installation d’un bassin flottant en mer pour apprendre à nager aux élèves de CM1 et CM2 est une mauvaise réponse à un vrai problème », ajoute Cédric Turco (PCF). Pour l’élu, également professeur des écoles sur la commune, « il est inadmissible qu’une ville comme La Seyne-sur-Mer ne puisse pas assurer correctement cet enseignement pourtant inscrit dans les programmes scolaires ».

    La deuxième ville du Var n’a toujours pas de piscine

    Un dispositif qui, explique-t-il, peut être particulièrement anxiogène pour les enfants déjà craintifs de l’eau ou de la mer. Un bassin installé en pleine mer, soumis au mouvement des vagues, n’offre pas le cadre rassurant dont beaucoup d’élèves ont besoin.

    Sans compter, insiste le conseiller municipal d’opposition, que cet aménagement « soulève aussi des questions de sécurité ». Parlant d’expérience, il évoque le risque lié aux plaques composant la structure, qui peuvent s’entrechoquer sous l’effet de la houle, emprisonnant les mains et les doigts des enfants.

    Autre problème, qui cette fois ne relève pas du risque mais de la réalité : la capacité bien trop faible de la structure à accueillir tout le monde, avec un nombre d’heures suffisant, et sa dépendance aux conditions météorologiques. Avec des séances souvent annulées. « Nous sommes loin des véritables cycles d’apprentissage dont bénéficiaient auparavant les élèves grâce à la piscine Aquasud, avec un suivi régulier et des conditions adaptées », tempête-t-il.

    Alternative progressiste rappelle également que « de nombreux enfants sont tout simplement oubliés », le dispositif ne concernant que les élèves de CM1 et CM2. « Le savoir-nager doit être accessible à tous les enfants de la ville, dès le plus jeune âge et dans la durée », pointe l’opposition.

    L’occasion de rappeler aussi que la commune, dirigée par le maire (RN) Dorian Munoz, est dans l’obligation de mettre à disposition les moyens nécessaires à l’enseignement de la natation : le maire doit permettre aux élèves de bénéficier, dans le cadre scolaire, d’un véritable apprentissage.

    Florence Guaddacha (GRS) évoque « une solution de circonstance », alors qu’il faudrait « un investissement durable ». La seule réponse sérieuse serait de doter enfin La Seyne d’une piscine municipale.

    « Les enfants seynois méritent mieux qu’un dispositif provisoire. Ils méritent un équipement pérenne, sécurisé et adapté aux besoins de toute la population », conclut Brigitte Cheinet (PCF).

  • [Contre les Violences faites aux mineurs] À Volx, des soupçons de maltraitance sur des enfants placés

    [Contre les Violences faites aux mineurs] À Volx, des soupçons de maltraitance sur des enfants placés

    Des mineurs placés par l’ASE « forcés à travailler dans des champs », une animatrice leur faisant des « bisous sur la bouche » et des « massages sensuels »… Plusieurs salariés d’une structure accueillant des enfants placés à Volx (Alpes-de-Haute-Provence) ont été licenciés, ces derniers mois, après avoir dénoncé des agressions sexuelles et des maltraitances sur les mineurs.

    La secrétaire du syndicat départemental de FO action sociale, qui a accompagné des salariés licenciés de la structure d’accueil, évoque « un climat de terreur et d’intimidation » et « une peur des représailles » chez les salariés, qui relatent des « pressions » et des « menaces » lorsqu’ils tentent de dénoncer les faits.

    Les salariés dénoncent également la « prostitution » d’une des jeunes filles placées au sein de la structure. Selon eux, le directeur envoyait les jeunes travailler sur son exploitation agricole, dans les champs, « ramasser des cailloux lorsqu’ils étaient punis ». Un enfant de 16 ans, qui s’en était plaint à l’école, aurait été « intimidé » par le directeur. « Tout est fait pour que les enfants ne parlent pas. Les salariés sont licenciés les uns après les autres dès qu’ils ouvrent la bouche », expliquent des salariés. « On est toutes sous cachets, on prend des antidépresseurs. Il nous a usées, regrette l’une des animatrices. C’est l’omerta, la pègre. »

    D’anciens salariés dénoncent également des insultes proférées par le directeur à l’encontre des enfants, comme « bande de petits PD », « bande de putes », ou « si t’es pas content, rendez-vous au dojo, je vous éclate ». Ils affirment également que le directeur parlait en détail de sa vie sexuelle et « d’échangisme » aux enfants. Un éducateur serait par ailleurs « très tactile » avec les enfants et aurait « dormi » avec une enfant placée, selon les salariés rencontrés. Cette enfant est cependant revenue sur ses déclarations par la suite.

    Le Département étudie

    le dossier

    Six salariés auraient été licenciés et l’un d’entre eux aurait démissionné. Deux autres ont attaqué le directeur aux prud’hommes. « On ne lâchera pas ce dossier », lance la secrétaire du syndicat départemental de FO action sociale. Toujours selon les anciens salariés rencontrés, le directeur aurait pour projet de partir en Algérie dans la semaine pour échapper aux poursuites, ce qu’il nie.

    Le syndicat FO a eu un rendez-vous, mercredi au Département, responsable de l’ASE, avec notamment la directrice adjointe du pôle solidarités, pour évoquer le sujet. Le syndicat a également réalisé un signalement au procureur et à la préfecture. « Le Conseil départemental prend ces signalements avec le plus grand sérieux. Dès leur connaissance, les informations reçues ont fait l’objet d’un examen attentif et les démarches nécessaires ont été engagées », indique le Département.

    Selon les anciens salariés, deux structures appartenant au même propriétaire, à Saint-Michel-l’Observatoire et à Volx, ont déjà été fermées après la perte de leur agrément.

    Rencontré sur place, le directeur nie les accusations et les insultes. Il explique que les enfants ramassaient des légumes sur son exploitation pour les consommer par la suite. Il accuse en retour les salariés licenciés de maltraitances sur les enfants.

    « Tout est fait pour que
    les enfants ne parlent pas »

  • [Contre les Violences faites aux mineurs] À Marseille, associations, collectifs et citoyens ne lâchent rien

    [Contre les Violences faites aux mineurs] À Marseille, associations, collectifs et citoyens ne lâchent rien

    Un long cri poussé devant les grilles du Palais de justice de Marseille comme un symbole de leur détermination. Représentants d’associations, de collectifs, élus et citoyens sont réunis ce lundi 15 juin pour rappeler au gouvernement qu’il est plus que temps d’agir après la mort de la petite Lyhanna. « Nous sommes à un tournant, il faut transformer cette colère en action, on sent que ça bouge, il ne faut pas lâcher », analyse Nathalie Tessier (PCF), adjointe au maire de Marseille en charge du droit des enfants.

    Au micro, Annick Karsenty, présidente de Femmes Solidaires Marseille, une des 150 associations de la coalition féministe et enfantiste, prévient : « Tant que la loi intégrale et les moyens ne seront pas votés, tant que continuera l’impunité, nous n’arrêterons pas. » Elle rappelle l’existence de cette proposition de loi issue du travail de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), qui « prévoit des mesures contre la pédocriminalité en ligne, le renforcement des moyens et détections, des mesures prises en réponse au signalement, le suivi et l’accompagnement des victimes dès le signalement, la création d’une juridiction spécialisée dotée de moyens financiers et humains. » Ne reste plus qu’à la voter.

    Pas de démagogie

    Pour Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des Femmes, également présente, le constat « implacable » ne fait que renforcer la détermination. « Notre colère n’est pas de la démagogie, c’est le refus de l’habitude », insiste Stéphanie, du collectif enfantiste 13. Promettant de se rassembler tous les lundis, les manifestants prévoient une grande manifestation le 4 juillet.

  • [Contre les Violences faites aux mineurs] À Gap, un père jugé pour des viols incestueux

    [Contre les Violences faites aux mineurs] À Gap, un père jugé pour des viols incestueux

    D’après le dossier d’enquête, les faits auraient été commis entre 2018 et 2024. L’accusé, père d’une fillette aujourd’hui âgée de 11 ans, aurait commis à plusieurs reprises des agressions sexuelles et des viols durant ces années, au domicile familial, à L’Argentière-la-Bessée puis à Serres. En septembre 2024, après que l’enfant s’est confiée à sa tante, laquelle a alerté le personnel scolaire de son collège, un signalement est effectué.

    Selon les informations du dossier communiquées à la presse, le père se serait rendu en gendarmerie dès le lendemain du signalement pour porter plainte pour diffamation contre le personnel à l’origine de l’alerte. L’accusé évoque un geste accidentel, mais les enquêteurs le placent en garde à vue.

    De son côté, la jeune fille décrit plusieurs scènes d’agression et de viols commises au domicile familial. Le père reconnaît alors devant les enquêteurs des faits de pénétration et d’attouchements non consentis, des actes qu’il explique avoir commis sous le coup de la colère. Il affirme également avoir lui-même été victime de viol de la part de son grand frère durant son enfance. Il est mis en examen et placé en détention provisoire.

    L’accusé se rétracte après avoir reconnu les faits

    Quelques mois plus tard, l’accusé se rétracte, revient à sa version d’un geste accidentel et affirme que sa fille ment. Les analyses ont pourtant révélé des traces de son sperme sur les vêtements et les draps de la victime. Renvoyé en début d’année devant la cour criminelle des Hautes-Alpes, il comparaît à huis clos pour viols incestueux sur mineur. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle. L’avocat de la défense, Me Philip, a fait savoir que le prévenu conteste les faits. Me Lourenço, avocate de la victime, estime quant à elle que la condamnation ne fait aucun doute et que l’enjeu réside plutôt dans l’étendue de la peine prononcée.

    Le procès se déroule dans un contexte national déjà tendu, marqué notamment par le drame de l’affaire Lyhanna, une fillette de 11 ans enlevée et assassinée le 29 mai dernier à Fleurance (Gers). À 19h, plusieurs personnes se sont rassemblées devant le palais de justice pour réclamer une politique nationale d’ampleur contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

  • Pour le Festival d’Avignon, la Région réduit son programme de TER

    Pour le Festival d’Avignon, la Région réduit son programme de TER

    C’était une demande forte des Festivals In et Off d’Avignon : permettre au public d’éviter au maximum de prendre la voiture pour se rendre aux spectacles pendant les trois semaines de festival. En 2024 et 2025, la Région Sud a entendu le message, mettant en place une offre de TER nocturne renforcée, avec des départs jusqu’à 23h30 depuis la gare d’Avignon centre. « Avec les transports ZOU !, des horaires adaptés pour se rendre à Avignon : pour Arles, Cavaillon, Carpentras ou Orange, derniers retours depuis la gare d’Avignon centre à 23h30 », se félicitait Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région, lors de l’ouverture du Festival, l’an dernier.

    Un satisfecit qui a mal vieilli. Car, pour l’édition qui se profile (4-25 juillet), fini cette offre nocturne, a appris La Marseillaise. Sollicitée, la Région confirme la fin de cette « expérimentation » : « Le bilan 2025 a montré les limites du dispositif : un taux de remplissage trop faible, autour de 18%, un niveau d’utilisation insuffisant pour reconduire l’offre à l’identique. » La collectivité « propose d’ajuster le dispositif, en réduisant la voilure tout en maintenant une offre adaptée pour répondre aux besoins des festivaliers et des usagers ».

    Les JO plutôt

    que le Festival ?

    Selon la Région, « la desserte d’Avignon reste particulièrement étoffée, avec une combinaison de solutions ferroviaires et routières ». Mais les derniers départs depuis la gare centre sont très largement avancés par rapport aux deux dernières éditions : 19h53 vers Orange en semaine (20h17 le week-end), 20h21 vers Carpentras (22h21 le dimanche), 18h51 vers (20h28 le week-end) et 21h11 vers Arles (19h41 le week-end en raison de travaux). Bref, des horaires loin d’être compatibles avec des spectacles en soirée pouvant s’achever après 23h. Et si la Région parle « d’une offre routière renforcée » avec les lignes de bus, aucune ne se poursuit après 20h10.

    Un choix que déplore la CGT cheminots de Vaucluse. « À l’heure où on parle d’écologie et de décarbonation, le festival d’Avignon est une vitrine extraordinaire dont l’on se prive », regrette Loïc Guigou, secrétaire du syndicat, qui y voit surtout d’autres choix budgétaires vers une autre vitrine, « la ligne des Alpes pour les Jeux d’hiver 2030 ». Contactée, la direction du Festival renvoie à sa feuille de route 2026-2030, où « encourager l’usage du train et du TER » est au programme. « Soutenir une mobilité écoresponsable en soirée en période de fréquentation touristique et festivalière intense, c’est contribuer à la vitalité économique de tout un territoire de manière vertueuse, répond le Festival. Nous espérons que les autorités organisatrices de la mobilité joueront pleinement leur rôle dans l’évolution nécessaire des mobilités du public. »

  • À Gap, huit recrues chez les louvetiers

    À Gap, huit recrues chez les louvetiers

    Vous êtes les gardiens d’un équilibre, un équilibre discuté, parfois difficile à expliquer. » En accueillant les huit nouveaux lieutenants de louveterie et en leur remettant leur médaille, le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Bailbé, n’a pas éludé les aspects les plus délicats de leur mission. Dans un contexte où associations écologistes et éleveurs interpellent régulièrement l’État sur sa politique à l’égard du loup, jugée destructrice pour les uns, trop laxiste pour les autres, le préfet a salué cet engagement civique bénévole.

    « Préserver notre élevage, qui fait notre identité rurale, est indispensable, mais le braconnage d’une espèce qui reste protégée n’est pas acceptable non plus », a rappelé Philipe Bailbé devant les 22 lieutenants et les huit nouveaux. « Ce n’est pas chose aisée de maintenir le dialogue, de mettre de côté la part d’émotion, même si elle est légitime, a-t-il rappelé. Parfois, je le sais, il peut y avoir des moments rugueux, mais je sais aussi combien les éleveurs vous sont reconnaissants et savent les nuits que vous passez dans la pénombre pour protéger leurs troupeaux. »

    Le doyen médaillé

    « J’ai souhaité augmenter le nombre de louvetiers et le nombre de sorties compte tenu de l’intensité de prédation du loup, pour le repousser vers ce qui doit être son habitat naturel », a expliqué Philippe Bailbé.

    Les huit recrues ont reçu leur badge et signé la charte qui énumère leurs devoirs. Titulaires du permis de chasse depuis au moins cinq ans, elles devront suivre une formation, à la fois physique et théorique, avant d’être autorisées à porter une arme et, si nécessaire, à intervenir contre le loup ou le sanglier.

  • 170 caravanes bloquent le village d’Oraison

    170 caravanes bloquent le village d’Oraison

    Une ville en état de siège » : tels étaient les mots du maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Renaissance), pour décrire la situation tendue, dimanche soir : 170 caravanes de gens du voyage ont bloqué la commune et la sortie d’autoroute pendant plusieurs heures, tentant de rejoindre l’hippodrome, alors qu’une aire de grand passage est prévue pour les accueillir.

    « On a agi de manière respectueuse envers cette communauté en mettant à disposition ce terrain, en investissant, en faisant en sorte de les accueillir dans de bonnes conditions. Quand vous vous retrouvez dans une ville en état de siège, toutes les rues du village étaient bloquées, le rond-point d’entrée était bloqué, l’accès autoroute était bloqué, je trouve que le respect en face n’a pas été là », a-t-il regretté, lundi, lors d’une conférence de presse aux côtés de la préfète Isabelle Tomatis et du président de Durance Luberon Verdon Agglomération, Camille Galtier (DVD).

    « Quelle image on donne quand on demande à des maires de s’engager, de faire des aires permanentes et quand on envahit de cette manière-là un village qui a fait l’effort de le faire ? , s’est-il interrogé. « Hier, ils ont rasé quatre ans de travail d’acceptation par la population. »

    La préfète a elle aussi « regretté » et « dénoncé un comportement à la fois irresponsable et intransigeant de cette communauté », qui a refusé de s’installer sur l’aire de grand passage prévue à cet effet. « L’argument qui est avancé est de dire que l’aire ne correspond pas à la loi qui demande 4 hectares. Or, la loi dit aussi qu’il peut y avoir des dérogations de la part du préfet et c’est précisément dans le cadre de cette dérogation, parce qu’il était très difficile de trouver un terrain de 4 hectares à l’époque, que le schéma départemental avait validé le principe de deux aires d’accueil, explique la préfète. Nous sommes à la moitié de la mise en œuvre de ce schéma départemental, mais toujours étant, sur Oraison, il y avait une aire de grand passage prête à accueillir une communauté des gens du voyage, quand bien même elle n’avait pas annoncé son arrivée. »

  • Au 1er juillet, conduire une trottinette électrique sans casque sera interdit

    Au 1er juillet, conduire une trottinette électrique sans casque sera interdit

    Depuis plusieurs années, les trottinettes électriques ont envahi rues et trottoirs sans un cadre légal bien établi. Comme sur le port du casque. S’il est obligatoire hors agglomération, il reste conseillé en ville. Mais en Vaucluse, le préfet a décidé de durcir cette réglementation. À compter du 1er juillet, les conducteurs de trottinettes devront obligatoirement porter un casque, qui « doit être attaché », précise l’arrêté préfectoral pris le 8 juin dernier.

    Si par raccourci on ne parle que de trottinettes électriques, la décision s’applique en réalité au jargonnant EDPM (Engin de déplacement personnel motorisé). Et donc tous types de gyropodes, mono-roues ou hoverboards, qui « connaissent une progression rapide dans le Vaucluse », stipule l’arrêté. Régulièrement, en lien avec la police nationale, la préfecture organise des opérations de contrôle et de sensibilisation sur l’usage de ces moyens de transport. Une opération de sécurité routière est d’ailleurs prévue ce mercredi après-midi dans l’intra muros d’Avignon.

    Pour rappel, les trottinettes doivent être assurées. Leur conduite est autorisée à partir de 14 ans avec une vitesse limitée de 25km/h et obligation de porter un équipement rétro réfléchissant afin d’être le plus visible possible. La loi interdit aussi d’être à plusieurs sur l’engin. Une amende de 135 euros est possible « si vous ne respectez pas les règles de circulation ou si vous transportez un passager ». Enfin, en cas d’absence de casque, le contrevenant s’expose à une amende de 35 euros.

  • La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    Le sport automobile se retrouve régulièrement sous le feu des critiques concernant ses nuisances écologiques. C’est pourquoi les institutions tentent, depuis plusieurs années, de décarbonner cette industrie à travers différents moyens : promotion de l’usage électrique et du biocarburant, développement de l’hydrogène, ainsi que de lignes de transports en commun pour les déplacements des spectateurs, principal facteur de pollution des compétitions de sport mécanique (82%).

    Des politiques sur lesquelles s’engage le Circuit Paul-Ricard, notamment au travers du compostage de ses biodéchets, l’installation de ruches et de panneaux photovoltaïques, la réduction et la surveillance des nuisances sonores, ou encore l’usage de voitures électriques pour ses équipes techniques. À cet égard, un comité consultatif environnemental est censé se tenir deux fois par an, pour présenter « les projets réalisés pour l’environnement, les résultats des études scientifiques commentées par des spécialistes, les innovations technologiques mises en œuvre afin de garantir la tranquillité publique », indique la direction du circuit.

    Problème : aucun ne se serait tenu depuis plus de deux ans, comme le rapporte l’association Groupe Vigilance 83. « C’est la seule rencontre où nous, voisins du circuit, pouvons faire valoir nos avis et ressentis sur la tranquillité publique, auprès des responsables du circuit, des maires, et des organismes d’État », affirme son président Michel Lahuet dans une lettre adressée au préfet du Var.

    Un comité prévu le 7 juillet

    Un signe, pour le Groupe Vigilance, que « la concertation environnementale n’est plus une priorité pour le nouveau directeur du circuit [Nicolas Deschaux, Ndlr.]. Les nuisances sonores et les troubles environnementaux s’amplifient avec (…) des roulages avec des nuisances sonores de 80 db ». Sur ce constat, l’association invite le préfet à se faire « témoin, du respect ou non, des voisins du Circuit ».

    De son côté, la direction du circuit informe qu’un comité « prévu le 10 mars a notamment dû être reporté au 7 juillet en raison de la période de réserve liée aux élections municipales », précisant qu’une réunion de concertation s’était tenue le 30 avril « en présence des représentants de la préfecture, ainsi que de membres des associations environnementales locales ».

  • Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Pièces textiles en crochet, coutelleries, santonniers, vignerons… Ce lundi, 15 artisans ont été labellisés « Fabriqué à Allauch ». Parmi eux, Camille Mougel, qui réalise des pièces textiles en crochet, comme des sacs ou des vestes colorées : « Ça valorise toute sorte d’artisan. Surtout dans l’ère de la plateforme Shein, où je me sens noyée. C’est super d’être reconnue par la qualité de son travail. »

    Crée en 2022, ce label traduit la volonté de la Ville de proposer une valorisation de l’artisanat local. « Il constitue un véritable engagement en faveur du patrimoine économique, artisanal et agricole. Il permet de consommer des produits issus d’un savoir-faire local », souligne Sandrine Freire, adjointe au maire, déléguée à l’économie locale et aux services en faveur de nos aînés.

    Pour obtenir ce label, plusieurs conditions sont requises : réalisation sur place, origine locale des matières premières, mais aussi s’inscrire dans une démarche responsable. L’objectif étant de supporter la tendance du « made in France » qui valorise la fabrication en circuit court. « Le zéro kilomètre est devenu important dans cette société. Il faut penser à notre avenir », affirme Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône.

    Mélanie et Justine Nivaggioli sont éleveuses à la Chèvrerie d’Allauch. Elles veulent perdurer cette tradition familiale. « Avec les produits industriels, on ne sait plus trop ce qu’on mange, ça vient souvent de loin. Ici, on a une agriculture raisonnée. Tout est réalisé sur la commune », expliquent-elles.

    Projet d’association

    Allauch a été la première commune de la Métropole à créer une marque de reconnaissance envers ses artisans, entrepreneurs et créateurs. « Nous sommes à jamais les premiers », sourit Daniel Salenc. Loin de mettre en concurrence ses artisans, le label a pour but avant tout de regrouper et de favoriser la cohésion. Un projet d’association des artisans labellisés va être mis en place à partir du 1er juillet. L’objectif : valoriser le savoir-faire, soutenir l’économie locale et fédérer les artisans autour de projets communs.

    Raphaël Ambrosino, maître artisan à la Coutellerie d’Alau, est reconnaissant de vivre dans une commune qui met en valeur ses artisans : « On vit dans un monde où avec un simple clic, on peut se faire livrer ce qu’on veut. Plus que le label, ma vraie récompense, c’est quand un client revient et qu’il a le sourire. »