Category: societe

  • A Aix-en-Provence, Pierre Gauthier honoré pour ses quatre décennies au Roy René

    A Aix-en-Provence, Pierre Gauthier honoré pour ses quatre décennies au Roy René

    Quarante ans de carrière récompensés et une médaille du Mérite. C’est le parcours réussi de Pierre Gauthier, confiseur emblématique de la maison Roy René. Celui qui prendra prochainement sa retraite a reçu, le 23 juillet, une médaille du Mérite. Un témoignage de « reconnaissance pour le parcours d’exception » de ce salarié, explique l’entreprise dans un communiqué.

    C’est peu après son service militaire, en mars 1987, que ce dernier intègre la confiserie. « Il y découvre les gestes centenaires du calisson et la précision du nougat. Il ne repartira plus », raconte l’entreprise. Passé par toute la chaîne de fabrication, du conditionnement à la production des confiseries, il a travaillé toute sa vie à la préparation des célèbres calissons, nougats ou caramels à l’huile d’olive de la maison Roy René. « Une vie entière dédiée à l’art du confiseur provençal », saluée par cette dernière, qui ajoute la « rigueur et le soin » de Pierre Gauthier dans son travail.

    « C’est grâce à lui, et à tous ceux qui lui ressemblent, que nous pouvons affirmer fièrement que le Roy René, depuis 1920, ne transmet pas seulement des recettes, il transmet la passion d’être confiseur », souligne Laure Pierrisnard, directrice générale de la Confiserie du Roy René.

    Plus qu’une récompense individuelle

    à travers ce prix, la maison rappelle que « derrière chaque calisson, chaque barre de nougat, il y a des hommes et des femmes qui sont les véritables gardiens » du savoir-faire régional, au cœur d’une entreprise fondée il y a plus de 100 ans.

    En effet, la Maison met en avant le travail de ce confiseur : « Ses mains ont accompagné la transformation du petit atelier familial en premier fabricant de calissons d’Aix-en-France. » Pendant près de quarante ans, Pierre Gauthier, comme d’autres salariés, a vu l’entreprise se développer. Une adaptation « aux nouvelles machines et aux exigences croissantes d’une maison en plein essor », saluée par la direction dans son communiqué.

  • Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Des permanences de la mission locale sont organisées dans le cadre de la convention conclue entre la Ville du Rove et la mission locale de Marseille, afin de faciliter l’accès aux droits et aux services pour les jeunes de la commune. Ce service de proximité permet aux jeunes Rovenains âgés de 16 à 25 ans de bénéficier gratuitement d’un accompagnement personnalisé, au plus près de chez eux. Elles se tiennent en effet en mairie, de 9h à 12h, sans rendez-vous, et sont actuellement assurées par Yvette Hua.

    Cet accompagnement porte ses fruits. Depuis le début de l’année 2026, 18 jeunes ont déjà été accueillis ou accompagnés lors des permanences organisées au Rove. Parmi eux, deux sont entrés en formation, quatre ont accédé à un emploi et un a signé un contrat en alternance.

    En 2025, 33 jeunes Rovenains étaient inscrits à la mission locale de Marseille. Ils ont bénéficié de 215 entretiens, ateliers ou informations collectives, et 29 jeunes ont intégré un dispositif d’accompagnement, dont cinq en Contrat d’engagement jeune (CEJ) et 24 en Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea). Enfin, toujours en 2025, deux jeunes de la commune ont bénéficié du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) pour un montant total de 1 340 euros, ainsi que de 2 682 euros d’allocations Pacea, témoignant de l’importance de cet accompagnement pour favoriser leur insertion.

    Prochaine permanence le vendredi 31 juillet. À partir de la rentrée et jusqu’à la fin de l’année, les permanences sont programmées les vendredis 11 et 25 septembre, les vendredis 9 et 23 octobre, les vendredis 6 et 20 novembre, les vendredis 4 et 18 décembre.

  • Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Bientôt huit ans après le dépôt de plainte du 17 janvier 2019 sur la rafle du Vieux-Port, la justice se dirige vers la reconnaissance des crimes perpétrés à Marseille en 1943. C’est l’aboutissement du long combat « pour la mémoire des disparus et la conscience des vivants » mené par le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, son président Antoine Mignemi, 88 ans, rescapé des rafles, et l’avocat Pascal Luongo.

    Ce drame de la Seconde Guerre mondiale a longtemps été occulté. L’opération Sultan a été ordonnée par Hitler et exécutée avec le concours du régime de Vichy et de la police française, du 22 janvier au 17 février 1943. Cette collaboration s’incarne dans un cliché mettant en présence Bernhard Griese, le chef des SS, et René Bousquet, le secrétaire général de la police de Vichy.

    « Je suis extrêmement heureux, confirme Me Luongo, dont le grand-père et les siens furent raflés. C’est une formidable nouvelle que nous avons annoncée aux victimes, aux membres du collectif, car en plus du crime contre l’humanité des rafles du Vieux-Port, les crimes de guerre de la destruction des Vieux-Quartiers sont reconnus aussi. »

    Selon le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, des magistrats du Parquet national anti-terroriste (PNAT) viendront, fin septembre, présenter aux plaignants cette décision historique à l’occasion d’une réunion publique exceptionnelle au Palais Monthyon. Des magistrats expliqueront aux parties civiles les conclusions du long travail d’enquête mené par le pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre. Depuis mai 2019, les investigations ont été confiées aux enquêteurs spécialisés de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), rattaché à la Gendarmerie nationale. Cette réunion doit être suivie d’une commémoration organisée par la Ville de Marseille.

    Interrogé, le Parquet national anti-terroriste en charge de l’enquête, au tribunal de Paris, s’est refusé à confirmer l’information. « Nous sommes en fin d’investigation. Nous travaillons sur une décision qui n’est pas encore prise. Cette décision ne sera matérialisée qu’à partir du moment où les victimes seront informées. »

    « 12 000 Marseillais ont été chassés des quartiers Saint-Jean et de l’Opéra et transférés à Fréjus. 1 500 d’entre eux furent déportés vers les camps de la mort, et parmi eux plus de 804 déportés parce que juifs », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, à l’occasion du premier hommage national rendu le 29 janvier 2023 pour les 80 ans des rafles des 22, 23 et 24 janvier 1943. Gérald Darmanin était venu, au nom du président de la République, « réparer cette injustice et signifier sa portée nationale ». L’État reconnaissait que cet épisode sombre de la Seconde Guerre mondiale était « bien trop peu relaté dans les livres d’histoire », un épisode dont il avait reconnu qu’il était « à la croisée de la grande histoire et des destins individuels, à la croisée de la honte de la collaboration et de la fierté de la Résistance ».

    Une mémoire occultée

    En mai 2019, le Pnat avait jugé « recevable » la plainte de 24 pages déposée au nom de huit Marseillais survivants et descendants (deux sont décédés en cours d’instruction) de la rafle du 24 janvier 1943 pour crime contre l’humanité. La plainte visait « toute personne ayant commis le crime contre l’humanité à Marseille, Fréjus et Oranienbourg (Allemagne), à l’encontre de la population civile du Quartier Nord du Vieux-Port, à Marseille, entre le 24 janvier 1943 [et] le 19 février 1943 et courant années 1944 et 1945, et en tout cas pour un temps non prescrit, en raison d’une atteinte volontaire à la vie, du transfert forcé de population, de la privation grave de liberté physique et des actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances et des atteintes graves physiques et psychiques ».

    La plainte détaillait combien la population civile, ces familles pauvres issues pour la plupart de l’immigration italienne et en particulier napolitaine, « a été ciblée pour son lieu d’habitation et ses origines, a vécu des arrestations arbitraires, des persécutions, des transferts forcés, des déportations et des atteintes volontaires à la vie, autant d’actes inhumains dans un plan concerté pour le compte d’un État, l’Allemagne nazie, mais aussi de l’État français de Vichy ».

  • Hébergement d’urgence, les associations à bout dans les Bouches-du-Rhône

    Hébergement d’urgence, les associations à bout dans les Bouches-du-Rhône

    Nous vous demandons, Monsieur le préfet, d’être le garant de l’inconditionnalité de la mise à l’abri des personnes vulnérables hors de toute autre considération que leur besoin d’un abri immédiat, sûr et digne. » Dans un long courrier, argumenté, en date 24 juillet, dont nous avons eu connaissance, le Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO 13), plateforme départementale qui gère l’hébergement, l’insertion et l’accès au logement des personnes sans abri, regroupant une vingtaine d’associations, dresse un bilan déplorable des dispositifs d’hébergement d’urgence.

    Elle dénonce une politique publique ultra-restrictive avec « une sélection des demandeurs en fonction de critères de vulnérabilité », une « orientation réduite aux femmes victimes de violences intrafamiliales », un accès aux centres d’hébergement et de réinsertion sociale et d’urgence réservé aux seuls ménages issus d’hôtels « excluant de fait tous les autres ». Elle pointe également l’exclusion de l’accueil des mères isolées avec au moins un enfant de moins de 3 ans, au motif que leur prise en charge relève du Département. Autant de critères qui ont conduit à « un démantèlement complet des possibilités de mise à l’abri », s’indigne le SIAO.

    90 % des appels au 115

    sans solution

    Pire, « à ce jour, le 115 n’offre aucune solution pour 90 % des appels reçus malgré l’ouverture des haltes de nuit, 267 personnes restant quotidiennement sans réponse », déplore la plateforme. « Tout semble indiquer que (…) la politique publique d’accompagnement de la rue au logement sur notre département est aujourd’hui focalisée à l’excès sur le respect d’une cible de nuitées hôtelières de 1 500 personnes par jour, soit 547 500 nuitées par an », analyse le SIAO. Un potentiel de nuitées compromis par « les opérations de renouvellement urbain, les évacuations de campement, ou encore les dispositifs exceptionnels comme les plans Grand froid ou Canicule ».

    Violences sexuelles, exploitations, emprise… En tant qu’associatifs de terrain, « nous constatons quotidiennement les risques majeurs encourus par les femmes auxquelles aucune solution n’est proposée », témoigne le SIAO, ajoutant que pour les enfants, les conséquences sont tout aussi dramatiques avec rupture de scolarité, difficultés d’accès aux soins, insécurité permanente qui porte atteinte à leur développement. Un « coût financier et humain » qui « produira dans les années à venir son lot de malheurs », entre « violences, délinquances, traite d’êtres humains et trafics en tout genre », alerte le SIAO.

    C’est à la fois un « cri d’indignation » et « un combat » que porte la plateforme départementale, s’interrogeant « très sérieusement » sur son maintien au sein du dispositif. Décision que le SIAO prendra lors de sa prochaine assemblée générale, en septembre, en fonction de la réponse du préfet, prévient-il.

    Contactée, la préfecture se refuse à tout commentaire. À noter qu’un marché public pour l’hébergement d’urgence des personnes sans domicile en Provence-Alpes-Côte d’Azur a été lancé, en février, auprès des hôteliers. De quoi « optimiser le taux d’occupation de leurs établissements tout au long de l’année, sécuriser leurs revenus et s’inscrire dans une action à forte utilité sociale », vantait alors la préfecture. Selon le dernier bilan de la Dreets (Direction régionale de l’économie de l’emploi, du travail et des solidarités) Paca, en date de novembre 2025, quelque 20 070 personnes et 12 460 ménages ont sollicité le 115, en 2024, dans le département. Au final, trois demandes sur quatre n’aboutissent pas à un hébergement.

  • Des marins-pompiers dans le Sud-Ouest

    Des marins-pompiers dans le Sud-Ouest

    Pas moins de 153 marins-pompiers ont été engagés dans le Sud-Ouest, depuis le 23 juillet, indique le bataillon, ce lundi, précisant qu’ils sont 54 actuellement, les équipes ayant été relevées le matin.

    Leurs missions : procéder à des attaques contre les feux pour empêcher leur propagation notamment dans des zones non accessibles par voies terrestres, mais aussi protéger les bâtiments à usage d’habitation ou industriels, sans oublier les actions de noyage des lisières et des rondes préventives pour d’éventuelles reprises. Dans une vidéo, le bataillon indique également que les agriculteurs sont venus apporter leur soutien aux marins-pompiers pour les ravitailler en eau à Biscarrosse, dans les Landes. Plus grande unité de la Marine nationale, le BMPM compte plus de 2 500 militaires et civils au total et peut aussi intervenir à l’étranger, comme en août 2020, lors de l’explosion du port de Beyrouth, au Liban.

  • Deux incendiaires présumés face aux juges à Toulon

    Deux incendiaires présumés face aux juges à Toulon

    Dans le premier dossier, les gendarmes de la communauté de brigades de Pierrefeu-du-Var ont placé en garde à vue, samedi, un mineur de 15 ans. L’adolescent est soupçonné d’être à l’origine de deux incendies déclenchés les 10 et 11 juillet, « près de son domicile dans la forêt de Valcros, à Cuers », indique Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, dans un communiqué. Au total, près de 600 m² de végétation avaient été détruits, nécessitant l’intervention de deux hélicoptères bombardiers d’eau.

    Selon les éléments communiqués par le parquet, le jeune homme a affirmé aux gendarmes avoir « provoqué accidentellement l’incendie du 10 juillet avec une cigarette mal éteinte, puis déclenché celui du 11 juillet en mettant le feu à des épines de pins à l’aide d’un briquet ». Doté « d’une personnalité fragile », il a été présenté à un juge des enfants le 27 juillet et sera jugé par le tribunal pour enfants de Toulon le 22 octobre prochain. D’ici là, il fera l’objet d’un suivi par la Protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire incluant une obligation de soins.

    La seconde affaire concerne un homme de 39 ans placé en garde à vue le 25 juillet à Ollioules. Selon le procureur, il venait de « mettre le feu à de la végétation située en bord de route, à proximité du supermarché Lidl d’Ollioules, d’où il venait d’être refoulé par un vigile en raison de son état d’ivresse ». Le parquet indique que le mis en cause a affirmé que cette mise à feu, avec son briquet, était « accidentelle », le briquet s’étant « bloqué » au moment où il allumait une cigarette. L’incendie, vite circonscrit par l’action des policiers et de deux camions de pompiers, n’avait provoqué qu’une « destruction de 40 m² de végétation et la dégradation d’un câble EDF ».

    Déjà condamné à trois reprises « pour des faits d’une autre nature et atteint d’aucune altération de son discernement selon le psychiatre qui l’a examiné », il sera jugé en comparution immédiate le 29 juillet du chef de destruction volontaire par incendie. Dans l’attente, le juge des libertés et de la détention l’a placé en détention provisoire.

  • Dans le Var, une lutte toujours plus intense contre le feu

    Dans le Var, une lutte toujours plus intense contre le feu

    Selon la préfecture du Var, « les reprises de feu se sont renforcées du côté de Barjols, Correns et Châteauvert », ce lundi. Mais ces réactivations, à Barjols et à Correns, « ont pu être circonscrites grâce à l’action des moyens aériens et des équipes au sol », précisait le point de situation des services de l’état, lundi à 22h. Les autorités soulignent que le feu « n’est toujours pas fixé » et que les sapeurs-pompiers « luttent toujours d’arrache-pied » pour contenir le feu « dans son périmètre ». Cette journée était signalée comme « à risque » par les autorités avec la reprise du mistral et des températures élevées. 4 500 hectares ont brûlé et des milliers de personnes évacuées.

    Les moyens aériens, jusque-là composés de trois hélicoptères bombardiers d’eau dont un lourd, ont été renforcés, avec « trois Canadair arrivés sur zone ». La nuit « devrait être plus calme avec la tombée du vent et un taux d’humidité de l’air plus important », espérait la préfecture, lundi soir. Avant d’ajouter : « Les 1 000 sapeurs-pompiers et leurs 270 engins au sol vont profiter de cette accalmie pour poursuivre le travail sur les lisières qui représentent un linéaire de 160 km en tout, afin de contenir le feu, alors qu’une brise de sud-est est attendue pour mardi après-midi ».

    Le bilan matériel s’est alourdi. Les services de l’état recensaient, lundi soir, 60 habitations touchées, dont 33 entièrement détruites. Dans des périmètres toujours sous consignes d’évacuations, les forces de l’ordre ont signalé, lundi, des personnes qui regagnaient leurs habitations. « Ces comportements les mettent en danger et entravent l’action des services engagés sur le terrain », condamne la préfecture.

    Une centaine de militaires est mobilisée de « en arrière du front, pour aider les sapeurs-pompiers à traiter les lisières », précise la préfecture. Les massifs ont également été mis sous surveillance avec 500 personnes sur le terrain et 50 patrouilles ont été déployées.

    Lundi, en fin de journée, un camion-citerne « s’est retourné et est tombé en contrebas de la route alors qu’il se rendait sur un feu », précise la préfecture. Elle ajoute : « Les quatre sapeurs-pompiers du Var présents à l’intérieur ont été transportés vers les hôpitaux de Toulon et de Brignoles. Les premiers examens ont confirmé le caractère léger de leurs blessures. »

  • Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Comme chaque dimanche matin, dix chiens sauveteurs aquatiques de l’association Terre-neuve 13 s’entraînent avec leur maître dans la base nautique de Corbières. « Ils nagent la brasse avec leurs quatre pattes palmées comme des canards. Leur musculature est puissante, leur poil est huilé de sebum, c’est leur combinaison. »

    Etrangement, ce chien qui a un instinct de sauvetage très développé n’est intégré à aucune équipe de secours en France, alors que les noyades explosent. On est à l’opposé du Saint-Bernard en montagne. « On aimerait aider les maîtres-nageurs à surveiller les plages. En Italie, ils le font depuis 40 ans, c’est très efficace et en plus on est des bénévoles, mais en France, ça ne semble pas intéresser. On fait des démonstrations, de la surveillance de course de natation à l’occasion de la fête de la mer. Tout le monde nous félicite, dit que ce sont des chiens extraordinaires, mais ça s’arrête là », s’étonne avec regret Michelle Salel, la présidente de cette association qui forme au secourisme canin.

    Un nageur déjà palmé

    Équipés d’un harnais de sauvetage, Cara, Enjoy, Mikki, Ronan, Alba, Vick, Agathe et les autres aboient gaiement, impatients de bondir dans l’eau. Mais avant, Patrick, éducateur canin, les sociabilise, les fait s’exercer avec leur maître pour reproduire dans l’eau les ordres appris à terre. « Assis, pas bouger, suite au pied. »

    « Le Terre-neuve est un chien très têtu qu’il faut canaliser, lui apprendre des codes de sauvetage. C’est une éducation ferme mais douce qui commence à partir de trois mois », explique-t-il en tenant Ronan, un mâle de 6 ans qui pèse déjà 70 kilos. Dans le groupe, une chienne semble jouir d’un statut particulier. « C’est Cara la mamie, elle a 9 ans, elle est à la retraite. »

    En mer, le chien apprend à saisir un manchon, tirer une bouée. Il paraît lourd mais flotte sur l’eau. Sa nage ne consiste pas à battre frénétiquement des pattes avant mais à équilibrer sa brasse. « On fait toujours attention qu’avec ses griffes, il ne blesse pas la victime en s’approchant. » Avec une forte capacité pulmonaire, il peut tenir deux heures dans l’eau sans se fatiguer. Leurs pattes ont des membranes très développées qui relient les doigts jusqu’à la base des griffes. Le Terre-neuve est comme un nageur déjà palmé.

    La récompense pour un exercice réussi, ce sont toujours des félicitations du maître, beaucoup de câlins et parfois des friandises pour ces ours de mer totalement affectueux. « Ce sont des chiens puissants qui fonctionnent toujours en binôme de soutien avec leur maître. Le sauveteur va sécuriser la personne en détresse qui peut avoir des gestes de panique. Le chien lui s’occupe du paddle puis quand la victime est sécurisée, qu’elle tient bien le “rescue tube” ou les sangles de prise du harnais, le chien remorque tout le monde jusqu’au bord. Ils peuvent tracter une tonne en mer. » En plus du harnais de sauvetage, certains chiens sont équipés autour du cou d’un airbag. « C’est une sécurité ultime pour nos chiens qu’on déclencherait en cas d’urgence. C’est arrivé une fois pour un chien qui comme un humain a fait un malaise. Il a eu une hydrocution. L’airbag gonfle une bouée qui tient émerger la tête du chien hors de l’eau », explique Martine, la coordinatrice.

  • Les Marseillais redécouvrent leur ville à bord des pointus

    Les Marseillais redécouvrent leur ville à bord des pointus

    Pour tous les âges

    Alors, durant la balade, elle n’hésite pas à faire profiter aux autres de ses connaissances. De passage à quelques centaines de mètres de la plage des Catalans, elle raconte à Sarah, une animatrice de MJC, l’histoire du musée subaquatique et de ses statues immergées dans la Méditerranée. De l’autre côté du pointu, Phil, le guide de cette sortie en mer, livre lui aussi son savoir sur la ville. À quelques mètres du port du Vallon des Auffes, il raconte l’histoire d’une immense bâtisse blanche, qui servait autrefois de bistrot, d’un bâtiment de la Légion étrangère où venaient « se réparer les soldats de retour d’Algérie ». Ou encore de la porte d’Orient, « hommage aux combattants marocains et algériens venus libérer la France pendant la Seconde Guerre mondiale ». À la barre, cet ancien cuisinier, devenu capitaine de bateau, dresse un constat : « La plupart des Marseillais ne connaissent pas la ville vue de la mer. » Ces activités sont l’occasion de faire découvrir ses secrets au plus grand nombre. Parmi les visiteurs, « des centres sociaux, mais aussi des personnes âgées », explique-t-il. À l’image de la quinzaine d’adolescents d’une MJC de l’Ariège présente ce jour-là. Des passagers dont les retours semblent positifs. Comme Joseline et Maryse, déjà présentes la semaine dernière. Ces deux Marseillaises ont décidé de revenir car selon elles, « rien que pour rester sur l’eau, ça vaut le coup face à ces fortes chaleurs ». Après une heure de balade, elles se disent toujours aussi « émerveillées par les paysages ». Convaincues de revenir, une nouvelle fois pour une escapade au coucher du soleil.

  • Concert hommage à Queen à Orange, une décision de justice attendue

    Concert hommage à Queen à Orange, une décision de justice attendue

    Le concert hommage à Queen se tiendra-t-il le 4 septembre au théâtre antique d’Orange ? C’est la question au cœur de l’audience qui se tient, ce lundi, devant le tribunal administratif de Nîmes. Le producteur du spectacle, David Hardit, conteste la décision du maire RN Jean-Dominique Artaud d’annuler l’événement, programmé par l’ancienne municipalité.

    Le spectacle gratuit devait réunir 600 choristes bénévoles. « Ce n’est pas normal qu’un maire annule arbitrairement un spectacle », tempête l’organisateur qui demande au tribunal « l’annulation de la décision du maire ».

    Le maire RN justifie son choix par « un arbitrage budgétaire ». Contacté par La Marseillaise, il invoque une dépense de 300 000 euros, après un éboulement bloquant une route depuis novembre. Et d’ajouter : « Le but est de rétablir l’équilibre financier tel que le recommande la chambre régionale des comptes. »

    Raisons budgétaires contestées

    Pour David Hardit, l’argument économique ne tient pas. « Il n’y a pas de souci de finances », balaie-t-il. Il s’appuie sur une attestation signée par l’ancien maire Yann Bompard (Ligue du Sud), faisant état d’un excédent de deux millions euros dans les comptes de la Ville en 2025. L’ancien édile y assure que « le spectacle ne menace absolument pas les finances publiques ». David Hardit conteste aussi les montants avancés par le maire actuel. « Il annonce 150 000 euros alors qu’avec la technique ça va lui coûter 75 000 au plus. » Selon lui, l’économie réalisée par le maire en cas d’annulation serait bien inférieure aux 100 000 euros annoncés : « Il nous doit 41 000 euros donc il économise 25 000 », assure-t-il, en référence au contrat signé avec l’ancien maire, qui prévoit le versement de 41 125 euros à la production.

    Le document stipule aussi qu’une annulation n’est possible qu’en cas de force majeure. « Dans le contrat, il n’y a pas les raisons budgétaires », martèle David Hardit. Pour le producteur, les premiers pénalisés restent les choristes. « Ils ont réservé hôtels, trains et ont dû poser des jours de congé, déplore-t-il. Et là on leur dit : “Restez chez vous“. » Il estime leur préjudice à près de 90 000 euros.

    Avant de saisir la justice, le producteur assure avoir « épuisé tous les recours ». Il dit même avoir proposé au maire de prendre à sa charge le reste du coût du spectacle. Si son recours est rejeté, il fait une promesse : offrir le spectacle à une autre commune.