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![[C’est l’été] Semaine des familles à Allos](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/bb9efa889f1de74e354c9a03f636e016.png)
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Le feu n’est pas encore fixé, mais la situation s’améliore dans le massif du Gros Bessillon. Après une journée cataclysmique vendredi, durant laquelle 1 000 hectares ont été parcourus en quelques heures suite à une reprise du feu au sud-est de Correns, le travail des 1 500 sapeurs-pompiers a permis de limiter sa progression. Notamment grâce aux 675 largages effectués par les canadairs, avions Dash et hélicoptères bombardiers d’eau, dont 450 samedi, « un record », précisait le préfet du Var, Simon Babre. Des brûlages tactiques ont aussi été opérés pour éviter de donner du combustible à l’incendie. L’objectif principal : sécuriser les points chauds et éviter toute potentielle reprise. Deux ont eu lieu dimanche en début d’après-midi mais ont été rapidement traitées, offrant une fin de journée plus calme.
Un travail dans la continuité de celui mené samedi, journée durant laquelle le principal combat a peut-être été gagné, a minima de manière provisoire. Après une nuit de vendredi durant laquelle les sapeurs-pompiers avaient déjà procédé à des brûlages tactiques, l’après-midi était particulièrement redoutée avec un mistral et une chaleur intenses. Ce qui laissait craindre que le feu au sud de Correns ne franchisse une nouvelle vallée, et ne rejoigne un autre massif, ce qui aurait menacé les communes de Montfort, le Val, Vins-sur-Caramy et 3 000 à 4 000 hectares supplémentaires. Et déjà, la sécurisation des points chauds avait été fructueuse.
Dimanche soir, le bilan était de 1 850 hectares parcourus. Au vu de l’accalmie, l’ensemble des mesures d’évacuation et de confinement avaient été levées, et les axes routiers rétablis. « Mais de nouvelles mesures pourraient être prises », prévient le préfet.
Car lundi, ce dernier craint une nouvelle journée périlleuse, avec « un fort vent de sud-est et des rafales à 50 km/h ». « Les 1 500 pompiers mobilisés restent sur place », ajoute le directeur du Sdis 83 Eric Grohin. Par ailleurs, la gendarmerie a mené « une action forte en matière de sécurité », précise Simon Babre, avec plus de 500 contrôles effectués quant au transport, interdit jusqu’à ce lundi, de dispositifs allume-feu, tandis qu’une mise à feu volontaire, rapidement contrôlée, a été déplorée du côté du Muy.

Un feu s’est déclaré samedi 1er août, « impactant un fourgon de livraison, en bordure de la Route départementale 1 » à Bayons, a communiqué le Service départemental d’incendie et de secours des Alpes-de-Haute-Provence. 80 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, les flammes s’étant propagées dans la végétation, en zone montagneuse. Renforcés par un « groupe d’intervention feu de forêt supplémentaire composé d’engins du Vaucluse, de la Drome et de l’Ardèche, ainsi que des marins pompiers de Marseille », les soldats du feu poursuivent leurs efforts. Vers 19h dimanche, 50 hectares étaient déjà ravagés. Aucune victime civile n’est pour l’instant à déplorer. Dans la journée de dimanche un autre incendie a eu lieu sur la commune de Thorame-Basse. Le relief escarpé ne facilite pas la tâche de 70 sapeurs-pompiers. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le feu avait parcouru 25 hectares.

Alors qu’à l’issue d’une enquête de près d’un an, la procureure de Gap, Marion Lozac’hmeur, a annoncé jeudi que trois personnes seront jugées pour avoir abattu illégalement neuf loups dans les Hautes-Alpes, l’association One Voice a annoncé dans un communiqué être « partie prenante de la procédure ». « Neuf loups dans un seul département, et pendant ce temps, 85 autres ont été tués légalement en France depuis janvier, sur un plafond national de 227 pour une population estimée à 1 082 individus, très loin du seuil de viabilité que les scientifiques situent a minima entre 2 500 et 5 000 », s’indigne-t-elle.
Pour One Voice, « le système marche à l’envers » avec « un éleveur indemnisé dès lors que la responsabilité du loup “n’est pas écartée” et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs ». Et de demander que « la logique soit inversée ».
Dans les Hautes-Alpes, les investigations avaient débuté en avril 2025 « à la suite d’un signalement d’atteintes à la faune sauvage » dans le nord du département, explique la procureure dans un communiqué sur ce « vaste coup de filet contre le braconnage des loups ».
Des mesures de surveillance sont alors mises en place par l’Office français de biodiversité (OFB), qui permettent de découvrir « des dispositifs de captation d’images installés à proximité d’une habitation ». Presque un an plus tard, le 28 mars 2026, au cours d’une de leurs observations sur ce site, les inspecteurs de l’environnement font des constatations leur laissant présumer qu’un loup vient d’être abattu « en dehors de tout cadre légal ». Le lendemain, OFB et gendarmes perquisitionnent et tombent sur un charnier d’animaux, vraisemblablement destiné à servir d’appâts, de « nombreuses » armes à feu et même un cadavre de loup.
Mardi, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de trois personnes, placées en garde à vue puis sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un procès devant le tribunal correctionnel en janvier 2027. Elles devront répondre de « destruction et de complicité de destruction illégale d’espèce protégée ».
Six autres personnes ont par ailleurs été entendues en audition libre. En France, l’abattage de loups est encadré par la loi, l’espèce restant toujours protégée. Il est interdit en milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux. Des « tirs de prélèvement » sont autorisés avec un nombre maximum de bêtes pouvant être abattues.

L’initiative est partie d’un constat : si associations et centres sociaux ferment leurs portes au mois d’août, beaucoup de familles ne partent pas. Pour la quatrième année, la mairie, dans le cadre de son contrat de Ville, relance ses Nocturnes 2026, soirées sportives et culturelles organisées trois fois par semaine, tous les mercredis, jeudis et vendredis du 29 juillet au 21 août, de 18h à 21h30. « L’idée est de remobiliser toutes les associations avec lesquelles on travaille pendant l’année, on leur demande de venir et elles proposent des stands d’activités », précise-t-on du côté de la municipalité.
L’événement, est coorganisé par l’association Fête le Mur, fondée par Yannick Noah et destinée à accompagner les jeunes des quartiers prioritaires par le tennis. « Un rendez-vous incontournable de l’été, précise Selma Mechiouki, présidente de l’association. Nous sommes convaincus que le sport en général est un véritable vecteur d’inclusion, d’éducation, de confiance en soi et de réussite pour tous nos jeunes. Les Nocturnes participent à cette dynamique. Elles permettent d’animer le quartier, de créer du lien social, d’offrir aux enfants et aux familles des moments de partage et de découverte ». L’événement des Nocturnes, s’ouvre particulièrement aux mineurs des quartiers populaires. Encadrés par des dizaines d’associations et structures, ils peuvent venir pratiquer, sur inscription, une multitude de sports mais aussi et depuis peu, des ateliers culturels. « Mais on a aussi des gens du centre-ville, même si l’événement s’adresse surtout à un public qui en a le plus besoin », précise la municipalité.
L’inauguration de cette saison s’est tenue vendredi 31 juillet, en présence des élus. Parmi lesquels Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville, Salah-Eddine Khouiel, élu du quartier du Jas-de-Bouffan, Hervé Liberman, élu aux sports et Michel Boulan, délégué aux sports pour la Métropole, alors que des dizaines de jeunes envahissent déjà le terrain du gymnase Yves Blanc, où les activités sportives se dérouleront. « Nous avons choisi de faire ça en nocturne parce que la journée, il fait une chaleur terrible, précise Elisabeth Huard. Et ici, on peut aussi regrouper les familles. » L’événement, toujours selon l’élue, permet aussi aux associations sportives de se faire connaître, à quelques semaines de la Journée des associations.

De l’autre côté du canal de Caronte, face au complexe pétrochimique de Lavéra, un cabanon se dresse encore là où les anciennes usines chimiques sont parties depuis longtemps. Mardi dernier, les pêcheurs ont enfilé leurs combinaisons pour s’adonner à une pêche des plus typiques du Pays de Martigues pour la première fois de l’année.
D’une action sur un levier, tout un ensemble de poulies vient tirer les câbles partant du cabanon sous l’eau. à mesure que les enrouleurs ramènent du câble, c’est un immense filet de pêche rouge qui sort de l’eau, sur toute la largeur du canal, soit plus d’une centaine de mètres, au point de bloquer la circulation des bateaux de plaisance. Dans leurs embarcations, les pêcheurs sont bien petits au milieu du canal, comparés aux pétroliers qui pourraient passer. Revenu bredouille, Thomas Boninu explique : « Le filet a été posé ce matin, il y a encore des réglages à faire ».
Ce n’est pas n’importe quel poisson que recherchent ces pêcheurs au calen, du nom du filet de pêche. Il s’agit des femelles du Muge testu, ou mulet à grosse tête, pleines d’œufs. Les poches entières sont prélevées, salées et séchées sur place à l’air libre pendant deux semaines pour donner la célèbre poutargue. « C’est très minutieux, c’est une fine membrane et ça peut vite se percer » explique Thomas Boninu.
« C’est la 4e année qu’on a remis le filet en marche. On ne vend qu’aux particuliers, par le bouche-à-oreille » détaille-t-il. À 180 euros la poche d’œufs, il s’agit d’un produit d’exception. « On est que deux en Provence à en faire » affirme-t-il. Le savoir-faire est bien gardé. « À 12 ans et demi, mon père venait me tirer du lit pour aller démailler des muges très tôt le matin » se rappelle-t-il. Si les muges sont « de plus en plus gros » avec les années, d’après le pécheur, ce n’est pas la seule activité : « On fait la poutargue jusqu’au 10 septembre et après on a d’autres activités, j’ai un bateau de pêche et je fais le marché de Carro » précise Laurent Lopez, le propriétaire des lieux.
« Revenez, les prochaines fois, il y aura plus de poisson » promet-il. Justement, l’office de tourisme a programmé des visites tous les mardis après-midi d’août à 14h30. Gratuitement sur réservation.
La réservation se fait à l’office de tourisme ou au 04.42.06.27.28.

« On n’est pas en capacité de répondre à toutes les demandes ». Le discours revient en bouche chez les assureurs depuis le 25 juillet. Nombre de voitures ont en effet été endommagées par la grêle : pare-brise fissurés, carrosseries impactées… et les appels aux assurances se multiplient. « Entre 20 et 30 par jour », explique l’un d’eux, soit « trois fois plus que d’habitude ».
Pour tous, le discours aux clients reste le même : se diriger vers les carrosseries agréées. Des garages partenaires, proposant généralement des prix avantageux, « négociés » par les assurances avec la promesse d’amener un important « volume de clients », explique Julien, agent général à Marseille. Si, au regard de la loi, rien n’est imposé, le client pourrait avoir à « prendre à sa charge la différence » dans le cas où un devis effectué par un garagiste non agréé serait supérieur à celui d’un carrossier agréé, explique Sam, gestionnaire en assurance chez GMF.
Des pratiques critiquées par les garagistes non agréés, comme Quentin, gérant de la carrosserie Arago. Lui a reçu une dizaine de véhicules endommagés par la grêle, mais sait d’ores et déjà qu’il n’aura « pas le droit de toucher la moitié d’entre eux ». Face à cette situation, certaines assurances s’organisent. « Deux centres de débosselage vont être ouverts temporairement, dans le 11e et dans le centre, des lieux particulièrement touchés », explique un agent d’Allianz. Un dispositif partagé avec d’autres assureurs, souligne-t-il.

Samedi, midi et demi. L’heure du repas au centre d’hébergement de la salle François Mitterrand de Lorgues, où étaient accueillies jusqu’à 90 personnes évacuées en provenance du Val, de Montfort-sur-Argens et de Carcès, entre vendredi et dimanche. Dans les assiettes, taboulé fait maison, gigot d’agneau et boulettes de bœuf. Et surtout, une bonne dose de réconfort pour celles et ceux dont le quotidien a à nouveau été bouleversé par la reprise de l’incendie du Gros Bessillon vendredi. « À Carcès, on avait été très bien accueillis mais on n’avait eu que des sandwichs, là c’est un vrai bon repas » saluent Jacqueline et Frédéric, couple de retraités vivant à Montfort, dont c’est la deuxième évacuation. Ils passent la journée au centre, mais dorment dans un studio généreusement mis à disposition par une habitante de Lorgues, au vu de leur santé fragile.
Un élan de solidarité dont ils n’ont pas été les seuls à profiter. À leur table, Alexis, lui aussi résident de Montfort, a été contraint d’évacuer dans la précipitation, hâté par les cris des gendarmes venus sommer la population de plier bagage vendredi après-midi. « Je ne voulais pas partir, je suis resté dans le secteur, mais j’ai fini par ne pas avoir le choix », avoue-t-il, encore marqué par la vision « de la colline de Montfort dévorée par les flammes ». Toutefois, s’il n’a pas dormi de la nuit, c’est moins par inquiétude que pour l’avoir passée à discuter avec un élu lorguais, venu tenir compagnie aux évacués. « Je retiens davantage le merveilleux accueil qu’on a reçu que la peur du feu », s’émeut-il. À ses côtés, Maryline, sa voisine, qu’il a embarqué avec lui au moment de fuir. Tous deux ont tout juste eu le temps de préparer quelques bricoles et de prendre leurs animaux de compagnie sous le bras. « Ce matin, un bénévole m’a amené des affaires de rechange et d’hygiène », explique-t-elle. « J’avais oublié ma brosse à dents, et sans rien demander, on m’en a ramené une avec du dentifrice dans l’heure », ajoute Alexis, reconnaissant au point de vouloir emménager dans la commune dans les prochains mois.
Rien de plus naturel pour celles et ceux qui donnent de leur temps. C’est déjà la deuxième fois en l’espace de quelques jours, « et jamais deux sans trois », plaisante Jean-Louis, l’un d’entre eux, sous les protestations des autres, qui aimeraient voir la situation se calmer. Parmi eux, Pouranne Weise, conseillère municipale. Arrivée à Lorgues il y a quelques années, elle a décidé de s’y engager pour « l’esprit des habitants. Les gens sont très accueillants, à l’écoute des autres. » Illustration : au-delà des vivres et des vêtements, fruits de dons de particuliers, et de dotations du Secours Populaire, de la préfecture et de la mairie, une habitante, psychologue à la retraite, est venue écouter ceux qui en avaient besoin samedi matin.
Malgré tout, l’inquiétude reste dans un coin des têtes. « On va peut-être revenir dans une commune qu’on ne connaît pas », se prépare déjà Alexis. Verdict le soir-même, puisque les habitants de Montfort ont pu regagner leurs habitations au vue de l’évolution positive de la situation, le cœur du village ayant été épargné. La question de l’origine du feu revient aussi, forcément. « J’en suis persuadée, c’est prémédité », n’en démord pas Jacqueline, contrariée par « un sentiment d’impuissance » et qui imagine même « un complot d’État » comme explication à ces incendies intempestifs. Maryline, elle, redoute « des actes terroristes avec tous ces départs de feu simultanés. Quand on a annoncé l’incendie fixé, je pensais que c’était fini. J’ai l’impression d’être dans un film d’horreur ». Quoi qu’il en soit, elle sera désormais intransigeante : « Si je vois quelqu’un jeter son mégot, je n’hésiterai plus à appeler la police », assure-t-elle, dépitée par le coût de l’irresponsabilité, qui change « la Provence verte en Provence noire ».