Category: societe

  • SOS Méditerranée, lueur d’espoir et d’humanité

    SOS Méditerranée, lueur d’espoir et d’humanité

    Toujours là. » C’est au sein de l’auditorium du Mucem à Marseille que SOS Méditerranée a dévoilé, vendredi, un rapport inédit : « En pleine tempête ». Le document revient sur les dix années d’opérations de l’association de sauvetage et de recherche en mer. « J’espère que le Mucem continuera à être ce que vous recherchez : un port sûr », martèle Cécile Dumoulin, responsable du département du développement culturel et des publics du musée. C’est dans ces lieux qu’en 2015 l’association, nouvellement fondée, avait organisé l’une de ses premières manifestations. Et c’est toujours ici que sont célébrés, ce samedi, ces dix ans en mer (lire ci-contre). « On partage ces valeurs républicaines et humanistes », insiste Cécile Dumoulin.

    En dix ans, SOS Méditerranée a secouru avec ses deux navires 43 418 personnes, au cours de 464 opérations menées en mer. Des enfants, des femmes, des hommes, qui, sans le secours des équipages auraient pu sombrer au fond de la Méditerranée. Dans ce rapport, l’organisation documente comment, au fil des années, les États européens se sont désengagés du sauvetage en mer, ont externalisé le contrôle des frontières et accentué la criminalisation de l’action humanitaire. Pour l’association, le point de bascule intervient en juin 2018, lorsque la coordination des secours est transférée des garde-côtes italiens aux garde-côtes libyens. Cette année-là, sont atteints des « sommets de harcèlement administratifs », assène Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée. Les équipes sont alors contraintes d’arrêter l’affrètement de l’Aquarius, qui a secouru entre mars 2016 et décembre 2018 quelque 29 523 personnes.

    Entraves de Rome

    et Tripoli

    Le deuxième navire, l’Ocean Viking est allé au secours de 13 895 rescapés entre août 2019 et juin 2026. Ce contraste entre les chiffres symbolise à lui seul la répression accrue. « On est beaucoup moins opérationnels, beaucoup moins efficaces dans notre mission parce qu’on ne nous transmet plus les alertes de détresse. En dix ans, on est passé de 70% des cas de détresse signalés par les autorités maritimes à 4% », déplore Sophie Beau. Entre 2020 et 2023, le navire a été détenu à trois reprises pour des raisons techniques, pour un total de 150 jours. Près de cinq mois durant lesquels les morts se sont accumulés dans ce cimetière marin qu’est devenue la Méditerranée.

    C’est également en 2023 que le décret Piantedosi que le gouvernement d’extrême droite italien impose aux navires de sauvetage de rejoindre immédiatement le port assigné par les autorités, souvent très loin de la zone de sauvetage.

    À ce tableau déjà sombre, s’ajoute la violence de Tripoli. « En août 2025 on a été pris pour cible, attaqués à balles réelles par les garde-côtes libyens alors qu’on patrouillait en eaux internationales », relate Soazic Dupuy, directrice des opérations de SOS Méditerranée, appuyant sur le « traumatisme » provoqué par cette épreuve. Face à toutes ces entraves, « on se retrouve très seuls, très impuissants », regrette-t-elle. Mais partout, des lueurs d’espoirs subsistent. « Depuis que la Méditerranée se vide des navires civils de sauvetage, on est plus en interaction avec les navires marchands », atteste Soazic Dupuy.

    « Résistance »

    L’association qualifie son action de « résistance ». Car cette semaine, le Parlement européen, phagocyté par la droite et l’extrême droite, a voté la mise en place de « hubs » de retour pour les migrants, soit des centres de rétention en dehors des frontières de l’UE. « La société civile n’a jamais été indifférente malgré tout ce qu’on entend de discours défaitistes ou sombres sur cet écrasement de nos valeurs fondamentales. En fait, beaucoup de personnes sont attachées à ces valeurs d’humanité, de solidarité, de fraternité et ça s’incarne très concrètement dans notre mission », insiste Sophie Beau.

    Les bénévoles n’ont jamais été aussi nombreux et conscients de cette mission vitale. « Nous sauvons des vies. Si notre bateau n’est pas là, ces personnes meurent en mer, cette évidence-là s’impose chez beaucoup de citoyens ». Et pour cause, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) recense 1 342 personnes disparues en mer depuis le début de l’année.

    « Nous sauvons des vies. Si notre bateau n’est pas là, ces personnes meurent en mer »

    43 418

    C’est le nombre de rescapés sauvés par SOS Méditerranée depuis mars 2016 avec ses deux navires, l’Aquarius et l’Ocean Viking, au cours de 464 opérations de sauvetage. Parmi lesquels figurent 10 524 enfants, dont 80% étaient non accompagnés.

    35 002

    C’est le nombre de personnes décédées en Méditerranée depuis le début du recensement par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Depuis le début de l’année, au moins 1 342 personnes ont disparu en mer. Ce qui fait de 2026 l’année la plus meurtrière.

  • À Nîmes, l’archéologie creuse son sillon populaire

    À Nîmes, l’archéologie creuse son sillon populaire

    À Nîmes, il suffit parfois de creuser un parking, de restaurer une arche ou d’ouvrir une tranchée pour que la ville, soudain, se mette à parler. Vendredi 12 juin, la Ville de Nîmes et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont renouvelé leur partenariat scientifique et culturel, en présence du maire Vincent Bouget et du président de l’Inrap, Dominique Garcia.

    Derrière la signature, une ambition : faire de l’archéologie non pas un luxe de spécialistes, mais « un moteur de connaissance, de transmission et de rayonnement pour la ville », dans cette ville où l’on construit souvent sur les strates du passé. Depuis plus de 40 ans, l’Inrap accompagne les transformations urbaines de Nîmes. Plus de 400 diagnostics et près de 140 fouilles préventives ont déjà été réalisés, révélant une richesse qui court de la Préhistoire à l’époque contemporaine.

    La ville sous la ville

    La célèbre mosaïque de Penthée, découverte en 2007 lors du chantier du parking Jean-Jaurès, ou encore les traces d’un amphithéâtre antérieur aux Arènes, rappellent que chaque aménagement peut devenir une porte ouverte sur le passé. « Nîmes a participé à la construction de l’archéologie préventive en France », a salué Dominique Garcia.

    Mais le partenariat ne se limite pas aux fouilles. Expositions, conférences, visites de chantiers, colloques, publications et bientôt atlas numérique doivent rendre ces savoirs accessibles aux habitants, aux scolaires, aux chercheurs comme aux visiteurs. « Ces recherches méritent d’être diffusées auprès de tous les publics », insiste Vincent Bouget. Le Musée de la Romanité, dont les collections reposent largement sur ces découvertes, demeure au cœur de cette dynamique.

  • Célébrer la nature au château de la Saurine

    Célébrer la nature au château de la Saurine

    C’est en pays d’Aix et plus précisément sur la commune de Meyreuil, dans le parc du château de la Saurine que l’association Arc Fleuve Vivant organise la deuxième édition de la Fête de la nature ce samedi entre 10h et 18h. « Nous organisons cette édition dans ce lieu majestueux avec un espace extérieur d’une quinzaine d’hectares au milieu duquel passe le fleuve de l’Arc », explique Stéphane Salord, co-président de l’association Arc Fleuve Vivant créée il y a trois ans.

    « Cette journée est un rassemblement associatif avec une cinquantaine d’associations présentes le jour de l’événement mais il y aura aussi beaucoup d’animations diverses et pour tous les âges parce que la nature, la biodiversité et l’environnement concernent les plus jeunes comme les plus âgés », détaille-t-il.

    Des rendez-vous pour petits et grands

    Stands associatifs, expositions, conférences et animations prévues rythmeront cette fête. « Le but c’est aussi d’ancrer différents éléments à travers les thématiques principales que sont la santé et l’environnement puisqu’on ne peut pas être en bonne santé dans une nature malade et la nature ne peut pas être en bonne santé si nous la polluons», campe Stéphane Salord avant de développer : « Il sera également question de débat de civilisation, c’est-à-dire que nous avons besoin d’un droit spécifique pour la nature et du développement d’autorités de contrôle pour le maintien de la biodiversité. Enfin, il est important de rappeler que la situation climatique est urgente, les alertes canicules sont de plus en plus précoces et nous ne sommes à l’abri de rien que ce soit pour les forêts ou pour la Méditerranée ».

    Un fleuve qui a façonné les paysages de Provence

    A l’ombre des arbres, cette journée est faite pour « flâner, prendre le temps et partager » le tout aux abords de ce fleuve témoin de l’histoire et acteur à part entière dans la création des reliefs que l’on connaît en Provence.

    « Le fleuve de l’Arc est un fleuve collinaire qui prend naissance dans la Sainte-Baume et son sillon se poursuit jusqu’à la commune de Berre-l’Etang où il se jette dans la mer », précise Stéphane Salord. « Peu connu du grand public, nous avons pour ambition à travers la Fête de la nature et grâce aux actions que nous menons au sein de l’association, de le remettre au cœur du village, de lui redonner toute son importance et sa superbe. Tant pour ce qu’on lui doit historiquement que géologiquement sans oublier que ce climatiseur naturel est un outil et in instrument de premier plan pour notre avenir. » Et de poursuivre : « C’est aussi un cours d’eau de 89 kilomètres qui est vecteur de biodiversité mais qui est menacé parce qu’en cette période il risque d’arriver à un débit proche de zéro. Nous observons également des épisodes de pollution et nous nous devons d’être des lanceurs d’alerte sur le sujet ».

    Samedi de 10h à 18h.

    Entrée libre

  • Le Collectif Tramway et Transports en Commun dépose un recours contre l’utilité publique du BHNS

    Le Collectif Tramway et Transports en Commun dépose un recours contre l’utilité publique du BHNS

    Malgré le début des travaux des infrastructures du BHNS, le CTTC ne lâche pas l’affaire. Jeudi, le collectif tenait une nouvelle réunion publique afin de réitérer son opposition au projet et sa ferme volonté de voir se réaliser celui du tramway, définitivement enterré par la Métropole TPM l’an dernier.

    « Le BHNS ne permettra pas de faire évoluer significativement la Métropole, en retard par rapport à toutes les autres de même envergure », justifie Maurice Franceschi, le président du collectif, en comparant Toulon aux autremétropoles. le déficit de transports en commun est mesurable à travers, notamment, la part modale des transports publics (autour de 7% à Toulon, contre 20%ailleurs).

    Un projet en défaut par rapport aux normes

    A contrario l’usage massif de la voiture  est de 65% à Toulon, leplus haut taux des 20 plus grandes agglomérations françaises, que le BHNS ne réduirait que de 0,8% selon le dossier de concertation du projet.

    « Pour convaincre les gens, il faut un gain de temps et de confort par rapport à la voiture », poursuit Maurice Franceschi. Or, « le tracé n’étant que 70% en site propre, le bus va subir les embouteillages ».

    Des arguments qui ont poussé, tel que nous l’annoncions le 12 juin, le CTTC à déposer un recours contre la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet. Et il en est d’autres : augmentation des émissions de gaz à effet de serre, manque de solutions de stationnements relais… Mais aussi la mise en défaut (ou l’absence de preuve contraire) du projet par rapport à plusieurs normes relatives aux aménagements et au respect de l’environnement : plans locaux d’urbanisme, schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux…

    Le coût du projet, estimé à 395 millions d’euros, « sans intégrer les 187 millions engagés pour le tramway depuis 2001, portant le total à 582 millions » fait aussi grincer des dents, dénonce Anne-Marie Reboul, membre du CTTC. Par ailleurs, alors que la Métropole aurait collecté près de 500 M d’euros auprès des entreprises pour financer l’initial projet tramway depuis 2001, le collectif a interpellé la Chambre régionale des comptes pour savoir ce qu’il est advenu des quelque 300 millions restants.

  • Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un nouveau drame a été évité à Noailles à deux cents mètres de la tragédie du 5 novembre 2018. Jeudi à 21 heures, un immeuble sous arrêté de péril, objet d’un projet de réhabilitation lourde de la SPLA-IN, s’est effondré en château de cartes au 3 Halles Delacroix / 16 rue d’Aubagne, dans un nuage de poussière. Sa façade a tenu. Le bâtiment, côté halles, n’est plus qu’une coque remplie de gravats.

    Quatre passants incommodés par les poussières respirées ont été pris en charge. Le sinistre a mobilisé 70 marins-pompiers, 22 policiers municipaux et plusieurs dizaines de policiers nationaux pour mettre le secteur sous périmètre de sécurité. La place des Halles Delacroix est interdite au public. Les rues adjacentes sont coupées et des commerces fermés. Cinq immeubles dont deux mitoyens ont été évacués, le temps d’un diagnostic structurel. « 17 personnes évacuées n’ont pas pu réintégrer hier soir. 10 ont été pris en charge en hôtel par la Ville, les 7 autres n’en ont pas exprimé le besoin parce qu’ils avaient d’autres solutions », indique l’adjointe au logement Audrey Garino. Des opérations de reconnaissance étaient en cours pour s’assurer de l’absence de victimes sous les gravats de ce bâtiment inoccupé.

    La SPLA-IN Aix-Marseille Métropole avait racheté en 2023 cet immeuble à Marseille Habitat pour 627 560 euros. Elle assurait les études de conception et des travaux de gros œuvre de ce chantier complexe et coûteux (8 120 000 euros, prix hors second œuvre). Sur les causes, un mur de refend au rez-de-chaussée se serait déstructuré lors de la dépose progressive du plancher bas en poutres métalliques, suscitant par précaution la veille l’arrêt du chantier. La décompression soudaine de ce mur porteur à 21h a emporté en château de cartes tous les planchers jusqu’à la toiture. L’immeuble sur cave étayée se trouvait pourtant « dans un état ordinaire sans pathologies importantes » écrivait en janvier 2025 le bureau d’études structure.

    Le principe général du projet structurel était de conserver au maximum les ouvrages en place en les renforçant. Le marché de travaux que La Marseillaise a consulté prévoyait la dépose précautionneuse et progressive du plancher bas du commerce, côté place Delacroix, la démolition de la dalle en béton côté cour intérieure et des colonnes de toilettes sur cour. Les travaux globaux devaient générer 485 tonnes de déchets sur plus de 1 000m² de plancher à curer/démolir.

    « Un immeuble de grande qualité »

    L’immeuble bâti en 1795 est protégé dans le secteur patrimonial remarquable de Marseille. « C’est un immeuble de grande qualité qui souffre à la fois d’un manque d’entretien et de transformations de son architecture, notamment au rez-de-chaussée par des adaptations aux usages commerciaux, menées en toute ignorance de ses compositions architecturales et historiques », décrivait la maîtrise d’œuvre (Groupement Atelier Cord / Chancel Architecture / SP2I / B.M.I / Raedificare SAS) dans le permis de construire délivré en juillet 2024.

    L’immeuble sur cave comprend cinq niveaux de logement avec deux commerces en rez-de-chaussée, l’un orienté rue d’Aubagne, l’autre sur la place des Halles Delacroix. La parcelle est formée de deux ailes articulées autour d’une cour centrale à ciel ouvert. Il était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, 3 commerces et 1 surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Le bailleur Erilia devait assurer le second œuvre. Il faut désormais tout reprendre.

    « La priorité, c’est de mettre les gens en sécurité. Quand on se retrouve encore devant des gravats, on pense au 5 novembre », réagit la conseillère d’arrondissement des 13-14, Lynda Kherbache, cousine de Cherif Zemmar décédé au 65 rue d’Aubagne, venue apporter son aide aux délogés. Le Collectif du 5-Novembre critique « des délogements gérés dans le chaos » avec une « SPLA-IN largement absente du terrain », une « gestion improvisée, approximative et profondément anxiogène » des délogés « ravivant des souvenirs que cette ville ne devrait plus jamais revivre ». Plus fondamentalement, le C5N interroge : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? » Contactée, la SPLAIN n’a pas souhaité s’exprimer.

  • L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    Entre deux lancés de hache, l’office de tourisme d’Aubagne, élus et acteurs locaux du tourisme se sont réunis, ce vendredi, à l’Entre 2 Lames à Aubagne. L’occasion de lancer les différentes festivités de l’été.

    Pascal Coudurier, directeur de l’office de tourisme d’Aubagne, a présenté quelques-unes des 300 animations qui sont proposées jusqu’au 15 septembre. Entre cinéma en plein air, concerts, sport en extérieur, ou activités familiales, « l’objectif est d’aider les communes à renforcer leurs programmes d’animations et d’événementiel », explique le directeur. Un total de 6 000 euros de prestations a été versé à chacune des communes du territoire.

    Parmi les activités proposées, un parcours guidé qui relie Aubagne à La Treille, avec une visite de l’intérieur de la Bastide Neuve, lieu emblématique de l’enfance de Marcel Pagnol. « Elle permet de marcher dans les pas de la famille Pagnol. Beaucoup d’écoles viennent, mais aussi des personnes âgées. C’est un sujet qui plaît et qui est indémodable, un peu comme Tintin », sourit Olivier Cheneau, responsable des guides à l’office de tourisme d’Aubagne.

    À ses côtés, Philippe Escoffier, également guide, est passionné par l’œuvre de Marcel Pagnol. « Je fais le plus beau métier du monde. Je suis avec des enfants, dans la nature, c’est une véritable transmission. C’est très interactif », témoigne-t-il. La semaine prochaine, Philippe Escoffier accueillera des personnes venant des États-Unis. Plus qu’une simple visite, l’activité permet de montrer que « le patrimoine provençal est toujours vivant », ajoute Olivier Cheneau. « Quoi de mieux si on sait d’où on vient ! »

    Des événements gratuits accessibles à tous

    Pascal Coudurier l’affirme, la saison estivale va être compliquée. « Les ménages disposent de 200 euros de moins pour partir en vacances. On passe de 1 900 à 1 700 euros de budget pour les familles françaises », développe le directeur.

    Alors pour faire face à cette baisse de budget, la plupart des activités proposées sont gratuites, l’objectif étant de s’adresser au plus grand nombre. « Toute personne peut assister à certaines pièces de théâtre où elle ne serait pas allée d’habitude. Et les bus sont gratuits pour tous dans l’agglomération, donc ça permet de se déplacer sans frais », explique Virginie Trapuni, conseillère municipale à Saint-Zacharie.

    Des événements qui profitent également aux acteurs du tourisme. « Ça divertit les vacanciers et ça les invite à réserver. Donc forcément, il y a plus de monde l’été », affirme Jean-Luc Decamps, hébergeur à Aubagne.

    Les habitants bénéficient, au premier plan, de ces nombreuses festivités. « Elles leur permettent de se réapproprier la ville, car le centre est désertique. L’objectif est aussi de favoriser le vivre-ensemble et de faire de l’accompagnement social pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances », explique Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne (DVG) sur la partie événementiel. Gérard Canavese, président de l’office de tourisme d’Aubagne, partage cet avis et défend un tourisme respectueux de l’environnement : « Nous souhaitons un tourisme raisonnable et raisonné qui se construit avec et pour les habitants », conclut-il.

    Programme à retrouver sur tourisme-paysdaubagne.fr

  • L’inquiétude grandit autour de la maternité

    L’inquiétude grandit autour de la maternité

    Lorsque la maternité de la clinique Saint-Louis a été suspendue en décembre 2022, tous craignaient qu’elle ne voit plus jamais le jour. Trois ans et demi plus tard, l’inquiétude n’est pas dissipée. Bien au contraire. « On constate qu’il n’y a pas de recherche active de la part de la direction de la clinique pour recruter du personnel alors que cette fermeture représente beaucoup de stress pour les familles. Nous constatons qu’il y a eu beaucoup plus d’accouchements d’urgence et de refus de soins. C’est aussi un gros problème pour les IVG non médicamenteuses », souligne Isabelle Boisson, membre du Collectif Maternité à défendre.

    Le Collectif a ainsi souhaité remettre la pression sur la direction de la clinique Saint-Louis qui « nous a déjà dit que la gestion de la maternité ne les intéressait pas ». Les travaux du nouveau bâtiment dans lequel est prévu un service maternité, ont pourtant débuté en octobre 2025 et devraient se terminer fin 2027. D’ici là, le Collectif espère donc qu’une équipe sera recrutée pour rouvrir la maternité. « Depuis que le chantier a débuté, nous n’avons aucune information de la part de la direction. Nous avons donc décidé de lancer notre propre annonce pour recruter du personnel et nous allons aussi contacter les organismes de formation partout en France », ajoute Priscilla Manzanares.

    Argent public

    Pour ce point presse, seuls deux élus avaient fait le déplacement : le maire de Colognac Rémy Menviel et celui de Mandagout, Emmanuel Grieu. Ce dernier a aussi souhaité alerter sur le gaspillage d’argent public puisque la direction de la clinique a touché 11 millions d’euros de l’ARS pour construire une nouvelle maternité dont l’ouverture est très loin d’être assurée.

    Lassés par ces années de combat, les élus du territoire, qui soutiennent pourtant majoritairement le travail du collectif, ne semblent plus à l’offensive sur ce sujet pourtant essentiel pour l’attractivité du territoire. En 2020, 77% des accouchements des quatre communautés de communes concernées avaient pourtant été réalisés à Ganges. Le Collectif a donc entrepris un nouveau travail : alerter tous les nouveaux élus après les élections municipales. Mais Emmanuel Grieu souhaite aller encore plus loin : « Nous pourrions organiser un week-end pour faire découvrir le territoire et les nouvelles infrastructures aux soignants. On l’a déjà fait pour les médecins mais pour cela, il faut que les élus du territoire se mobilisent. »

  • Les Pozzi du Renosu

    Les Pozzi du Renosu

    La Corse recèle des paysages uniques dont certains demeurent encore méconnus du grand public. Parmi eux figurent les Pozzi, ces étonnantes pelouses humides d’altitude qui constituent l’une des particularités les plus remarquables de la montagne corse.

    Bastelica et Ghisoni ont en commun ceux du Renosu, situés au pied de l’un des plus hauts sommets de l’île. Les Pozzi se rencontrent généralement à proximité des grands massifs culminant à plus de 2 000 mètres d’altitude. Ces vastes étendues verdoyantes, mêlant prairies et zones tourbeuses gorgées d’eau, offrent un spectacle saisissant.

    Alimentés par les nombreuses sources et par la fonte des neiges, ils dessinent un paysage singulier où l’eau et l’herbe se côtoient au cœur de la haute montagne.

    Toute la richesse du patrimoine naturel corse

    Ces espaces sont étroitement liés à l’histoire du pastoralisme corse. Depuis longtemps, ils servent de lieux d’estive, permettant aux troupeaux de trouver durant l’été une herbe abondante et des points d’eau permanents. Ils témoignent ainsi de l’utilisation traditionnelle de la montagne par les bergers et de l’importance qu’elle a toujours occupée dans la vie des communautés insulaires.

    La Corse compte plusieurs ensembles de Pozzi, les plus connus étant ceux du Cuscionu et du Renosu. Ces derniers figurent parmi les plus appréciés des randonneurs, même si leur découverte se mérite. Selon l’itinéraire choisi, il faut compter environ deux heures et demie de marche et près de 600 mètres de dénivelé pour atteindre ces paysages d’altitude.

    Une fois arrivé, l’effort est largement récompensé. Entre les reliefs du Renosu, le silence de la montagne et les étendues verdoyantes qui s’étirent à perte de vue, les Pozzi offrent l’un de ces paysages qui rappellent toute la richesse et la diversité du patrimoine naturel corse.

  • Le Grand JT des territoires du 20 juin

    Le Grand JT des territoires du 20 juin

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de TV5 Monde

    VivaTech, Porte de Versailles à Paris, est le plus grand salon européen dédié à l’innovation et à la technologie. Bernard Arnault et le groupe LVMH y ont dévoilé leur « DreamGallery » et décerné leurs « Innovation Awards ».

    Cyclisme professionnel : La fondation TotalEnergies soutient le savoir-faire étudiant. Ce sont des jeunes en formation qui fabriquent à Tarbes (65) les trophées pour les vainqueurs des grandes courses cyclistes.

    Voler sur l’eau, c’est possible ! Découvrez le foil, une discipline spectaculaire où les pratiquants semblent planer au-dessus des vagues. C’est une entreprise de Savoie qui est le leader européen de la fabrication de ces planches.

  • Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    « Il n’y avait pas de Fête de la musique dans le quartier des Crottes. En 2024, nous avons décidé d’organiser un grand repas participatif pour et avec les familles. Après la sardinade, le méchoui, cette année, c’est la bouillabaisse », explique Rose Moogy cheffe du pôle des attentions chez Jeanne-Barret. Et d’ajouter : « Nous voulions créer des moments, notre lieu est connu des familles du quartier et apprécié, car les tout-petits peuvent gambader en toute sécurité. »

    Inventivité et marchandage sont au programme du chef cuisinier Christian Qui, de la Bouillabaisse Turfu. Deux rendez-vous sont calés sur le Vieux-Port pour acheter le poisson frais. « L’idée est de partager des moments de découvertes du port, de Noailles pour les épices et du gyotaku, l’art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons », détaille le chef engagé. Et d’ajouter : « La bouillabaisse, à l’origine, est un plat populaire, de pêcheurs, un plat de partage et de convivialité. »

    Du poisson, il en faudra pour tous. Dès le premier étal, la petite équipe achète chez Sandrine et Kyllian la caisse entière de 11 kg de pataclets. Un peu plus loin, un autre arrêt en mode grande quantité chez Atimet, soit 30 kg de daurade durement négociées. S’ensuivront 10 kg de fiélas (nom marseillais du congre) chez Jean-Claude Izzo pécheur à la palangre. Une seconde tournée permettra de trouver d’autres espèces.

    Chez Jeanne-Barret, une douzaine de bénévoles prépareront ensuite la bouillabaisse pour une centaine de convives le soir même. En musique, gratuit et ouvert à tous : libre à chacun d’apporter quelque chose à partager.