Category: societe

  • Un nouveau magasin alimenté par les producteurs locaux à Digne-les-Bains

    Un nouveau magasin alimenté par les producteurs locaux à Digne-les-Bains

    Vin de Pierrevert, compotes de Volonne, œufs de Mirabeau, miel d’Entrevennes… Le nouveau magasin de producteurs, ouvert depuis vendredi sur la zone industrielle Saint-Christophe de Digne-les-Bains, propose les produits locaux d’une soixantaine de producteurs du département. Quatorze d’entre eux se sont associés et ont investi dans la société (une SAS) pour faire naître ce projet.

    « Il est difficile de se faire une place et de trouver des endroits où vendre nos produits dans le département. J’étais obligée d’aller jusqu’à Aix, tous les marchés sont déjà pris », témoigne Alessia Anciaux Bach, éleveuse de chèvres à La Robine-sur-Galabre et présidente de la SAS Producteurs du Pays dignois, à l’origine du projet du magasin, appelé La Chèvre et le Chou. L’idée est d’ailleurs venue d’un producteur qui avait sollicité la Chambre d’agriculture, car il avait besoin d’un point de vente.

    Ici, chacun à tour de rôle, une trentaine de producteurs tiennent des permanences et travaillent dans le magasin, conseillent les clients et alimentent les rayons, deux demi-journées par mois. D’autres déposent juste leurs produits sans donner de leur temps et ont alors un taux de commission légèrement plus élevé (30% au lieu de 23%).

    Pratique et accessible

    « On a mis beaucoup de temps à trouver un local. Beaucoup étaient hors de prix, ou pas libres tout de suite. On a même fait une pause d’un mois et demi tellement on était démoralisés », se rappelle la présidente de la SAS. « On voulait que ce soit dans la zone industrielle Saint-Christophe, car on est très nombreux à être sur le marché, mais certains habitants ne peuvent pas y aller », explique-t-elle.

    « On a pas mal de producteurs dans les marchés, mais encore faut-il être disponible ! Ici, c’est plus proche de chez nous », abondent Eliane et Jean-Jacques, couple de retraités venus pour l’ouverture du magasin, contents de découvrir de nouveaux producteurs. Le magasin est facilement accessible et ouvert de 9h à 19h tous les jours, sauf le dimanche. Les travailleurs des alentours peuvent ainsi facilement y faire leurs courses sur leur pause déjeuner.

    Seuls quelques produits viennent d’autres départements voisins : des agrumes, du riz de Camargue ou encore des noix d’Isère. Dans les étalages, on trouve des fromages fourrés aux marrons, des produits de cosmétique à la lavande, des infusions de plantes locales, du safran de Provence, des fruits et légumes, des yaourts, et, à chaque fois, une photo et une présentation de l’agriculteur qui a produit les aliments proposés.

    2 avenue Gutenberg, Digne.

  • [Entretien] « Pour l’instant, le manchot royal s’adapte bien. Mais jusqu’où tiendra-t-il ? »

    [Entretien] « Pour l’instant, le manchot royal s’adapte bien. Mais jusqu’où tiendra-t-il ? »

    La Marseillaise : Dans une étude parue dans « Science Advances », vous montrez que la date de ponte
    du manchot royal a avancé de 19 jours en 24 ans…

    Céline Le Bohec : Oui c’est dû à des changements environnementaux induits par le réchauffement climatique. C’est énorme. Il est commun de voir des avancements de ce type –par exemple sur des populations de passereaux en Europe–, mais c’est généralement de l’ordre de trois jours par décennie.

    Comment se porte le manchot royal ?

    C.L.B. :Plutôt bien. Considérée comme stable, l’espèce est capable de s’adapter rapidement aux changements environnementaux. Mais jusqu’où cela ira-t-il ? Nous l’ignorons. D’autant qu’il existe des points de bascule au-delà desquels une population peut s’effondrer soudainement.

    Que disent les projections ?

    C.L.B. : Pour la population des îles de Crozet, les modèles océanographiques indiquent que des masses d’eau de l’océan Austral – dont le front polaire, où le manchot va chercher sa nourriture en été – se déplacent vers le sud. Or il est capital qu’il puisse s’alimenter près de son lieu de reproduction en été pour pouvoir nourrir régulièrement son poussin de quelques semaines. S’il veut « suivre » ce front polaire, le manchot devra donc trouver des endroits où nicher, sans glace, plus au sud. Seulement, malgré le réchauffement, les plateformes de glace seront toujours présentes autour du continent blanc pour plusieurs décennies car il y a de l’inertie. Donc cela ne tiendra pas. Et la population pourrait perdre près de 70% de ses effectifs d’ici la fin du siècle.

  • [Science] Bien soigné, bien nourri, le manchot vit plus longtemps mais vieillit plus vite

    [Science] Bien soigné, bien nourri, le manchot vit plus longtemps mais vieillit plus vite

    Sur l’archipel de Crozet, au sud de l’océan Indien, les manchots royaux vivent à l’état sauvage. Ils chassent pour se nourrir et survivent dans un environnement parfois hostile, en moyenne 13,5 ans. Dans les zoos de Zurich (Suisse) et de l’île de Tenerife (Espagne), leurs congénères en captivité sont logés et nourris. La vie est facile… et plus longue : près de 21 ans en moyenne. « La différence vient principalement des soins prodigués et de l’absence de prédateur », souligne Céline Le Bohec. Mais la chercheuse CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et au Centre scientifique de Monaco montre dans un article paru dans Nature Communications que, s’ils vivent plus longtemps, les manchots en captivité vieillissent aussi plus vite. « Le lien entre style de vie et vieillissement ne concerne donc pas que l’humain », insiste Robin Cristofari, chercheur à l’Institut de biotechnologie de l’Université d’Helsinki (Finlande) et premier auteur de l’étude.

    L’impact de la sédentarité sur le vieillissement est soupçonné chez l’humain, poursuit-il : « C’est difficile à établir car nous avons du mal à mesurer la sédentarité. » Car nos modes de vie varient en fonction des âges. Le manchot royal est un modèle plus simple. Et de choix, car il nous ressemble : il vit longtemps et a peu de descendants. De plus, il bouge beaucoup à l’état sauvage : « Il nage pour chasser et peut faire près de 1 000 kilomètres en une semaine », souligne Céline Le Bohec.

    Miroir

    Enfin, il peut jeûner pendant des semaines. Alors le contraste est fort avec ses congénères en captivité qui font peu d’exercice et ont un accès à la nourriture régulier et sans effort. Les comparer est donc idéal pour étudier l’impact de la sédentarité.

    Les marqueurs du vieillissement observés sont dans l’épigénome. C’est-à-dire au niveau des molécules qui se greffent sur l’ADN à proximité de certains gènes pour les activer ou pas. « Des changements sur des gènes liés au vieillissement apparaissent plus tôt chez les individus en captivité », explique Robin Cristofari. Par exemple des gènes qui régulent la division cellulaire et la croissance de l’organisme. « Ils sont connus chez l’humain comme des “horloges épigénétiques”, permettant de déterminer l’âge d’un individu », ajoute-t-il.

    Moyennant un petit peu d’activité physique et quelques périodes de jeûne, des manchots en captivité pourraient-ils vieillir moins vite et vivre tout aussi longtemps ? « J’en suis persuadé, estime Robin Cristofari. Nous essayons de le vérifier. » L’étude se poursuit au zoo de Zurich. Mais elle nous tend déjà un miroir : « Notre mode de vie Occidental résonne beaucoup avec celui des manchots en zoo », s’amuse le chercheur. Accès à la nourriture sans trop d’effort, peu d’activité physique… « Des étapes désagréables de la vie sont peut-être importantes pour garder la santé », conclut-il.

  • [Les espèces qui peuplent nos parcs] Parc National des écrins : la marmotte

    [Les espèces qui peuplent nos parcs] Parc National des écrins : la marmotte

    Rongeur de taille moyenne, elle a un pelage variant du brun grisâtre au marron clair, sans distinction entre les sexes. Elle émet son sifflement typique, aigu et puissant au moindre danger. Véritable hibernante, elle n’est visible que d’avril à octobre, mais sa présence est repérable aux déblais de terre amoncelés aux entrées de ses terriers.

  • [Concert] La musique des âmes inquiètes

    [Concert] La musique des âmes inquiètes

    Le Festival de Pâques réunissait jeudi, dans la remarquable acoustique de l’auditorium du Conservatoire Darius Milhaud d’Aix, le violoniste Pierre Fouchenneret et le pianiste Romain Descharmes. Duo circonstanciel car ce dernier remplaçait au pied levé Théo Fouchenneret, le frère, souffrant. Le programme ambitionnait de balayer la forme duo violon et piano sur près d’un siècle. Le Rondo pour violon et piano de Franz Schubert et les sonates n°3 de Robert Schumann et n°1 de Béla Bartók un ensemble de trois œuvres comme trois paysages sonores.

    Enfant prodige, Pierre Fouchenneret obtient à 16 ans son premier prix de violon et de musique de chambre au CNSMD de Paris. Il fonde en 2013 le Quatuor Strada avec Sarah Nemtanu, Lise Berthaud et François Salque. Son violon mordant un rien métallique s’empare du Rondo (alternance de thèmes contrastants) avec une vigueur qui éloigne des interprétations plus viennoises attendues chez Schubert. Même constat pour la sonate de Schumann. Romain Descharmes, que le public de La Roque d’Anthéron connaît bien, joue part égale et le duo piano fonctionne à merveille. L’œuvre datée de 1853, précède de peu l’internement du compositeur pour aliénation mentale. Schumann encore en pleine possession de ses moyens créatifs, déploie son univers fiévreux et romantique. Les accents parfois rudes se font plus élégiaques dans le lent et retenu intermezzo central.

    Avec Bartòk, le piano se fait plus intrusif

    Avec Bartòk on pénètre aussi dans le territoire d’une âme inquiète. Le piano se fait plus percussif et le violon hésite entre violence rythmique et introspection méditative. La sonate, composée pour la violoniste hongroise Jelly d’Arányi, rappelle, dans l’allégro final, les paysages hongrois, avec des accents de czardas et des élans rhapsodiques.

    Si la musique de Bartòk exige une attention constante, elle n’est d’autant plus passionnante, une des plus sincères que le siècle dernier, avec ses grandes catastrophes, nous ait donné de partager. Plus apaisant en bis, la Berceuse de Gabriel Fauré, musique qui paraît en contraste soudain plus anodine après les paysages tourmentés peints par Bartòk et les tourments de Schumann.

  • Les chasses aux œufs à ne pas manquer

    Les chasses aux œufs à ne pas manquer

    Marseille

    La Ville donne rendez-vous aux enfants entre 2 et 10 ans pour la grande chasse aux œufs au parc Borély. Chacun partira à la recherche des œufs en chocolats, mais il faudra ouvrir l’œil car des œufs d’or se cacheront au milieu des autres…

    Samedi de 14h à 17h. Gratuit.

    Salon-de-Provence

    Le château de l’Empéri accueille les familles et propose des animations, des ateliers, une ferme pédagogique mais aussi une grande chasse aux œufs et des spectacles.

    Samedi et dimanche de 10h à 17h.Entre 4 et 6 euros.

    Aix-en-Provence

    De samedi à lundi, les enfants de 5 à 12 ans sont attendus à l’Hôtel de Caumont pour une visite de cet hôtel particulier suivie d’un atelier de fabrication d’un panier et un œuf de Pâques. Suivis d’une chasse aux œufs.

    à 10h, 14h et 16h. 15 euros.

    Tarascon

    Chasse aux œufs, jeu de piste en famille, contes, jeux en bois et autres surprises vous attendent !

    Dimanche dès 9h30. De 5,50 à 9,50 euros.

    Six-Fours-les-Plages

    Une chasse aux œufs et aux énigmes est organisée dans le centre-ville au départ du parc Jean-Robert.

    Samedi de 15h30 à 17h. Gratuit.

    Tourves

    Le musée des Gueules Rouges se transforme en mine gourmande avec la chasse aux œufs et la vente d’une création originale, la Berline de bauxite faite en chocolat !

    Samedi de 14h à 17h. Gratuit.

    Avignon

    Dans le cadre du festival « Retour au jardin », vous êtes invités à aider l’équipe du Tipi à retrouver les œufs dans le jardin et repartir avec des plants potagers à mettre chez vous !

    Samedi de 10h à 12h. Entrée libre.

    Courthézon

    Maquillage, œufs à peindre, manèges, tir à l’arc, mascottes, pêche à la truite et surtout, chasse aux œufs et autres surprises au parc Val Seille.

    Samedi à partir de 10h. Accès libre.

    Allos

    Les petits gourmands sont invités à préparer leur panier pour partir à la recherche des trésors cachés dans le village au départ de la place du Dr Ernest Gireud.

    Lundi dès 10h30. Gratuit.

    Le Sauze

    Les enfants sont invités à partir à la recherche des œufs cachés au cœur de la station !

    Dimanche à partir de 11h. Gratuit.

  • Une chocolaterie artisanale nichée dans les vignes à Gigondas

    Une chocolaterie artisanale nichée dans les vignes à Gigondas

    Ding, ding, ding, les cloches enverront les chocolats et autres douceurs dans les jardins et les habitations des petits gourmands ce dimanche… Alors si vous êtes encore à la recherche de la perle rare à cacher quelque part chez vous ou à offrir, c’est dans le Vaucluse et plus précisément dans le village de Gigondas que vous pourrez trouver votre bonheur.

    Au milieu des vignes et de la garrigue, au bout d’un petit chemin de terre se trouve un endroit qui tend à être connu du plus grand nombre. Caroline Chochois, amoureuse du chocolat depuis toujours, y a ouvert en 2010 sa « petite chocolaterie » et vous accueille uniquement pour Pâques et pour Noël afin de vous faire découvrir ses chocolats artisanaux, qu’elle fabrique seule, manuellement dans son atelier-boutique. Bien loin des chocolats que l’on peut trouver en grandes surfaces, ici le produit brut est sublimé, travaillé avec délicatesse et subtilité pour un goût d’antan comme on en trouve encore que rarement. Et surtout, à des prix abordables, à partir de 2 euros et allant jusqu’à 24,50 euros pour le plus gros des œufs garni.

    Des sujets aussi adorables que gourmands

    Pour trouver cette mine d’or, il vous faudra mettre en route votre GPS mais, promis, ça en vaut le détour. Cette année, à la chocolaterie Lencieux les sujets se déclinent en plusieurs versions, toujours noir ou lait allant de la traditionnelle poule aux petits nounours, moutons et lapins adorable en version tricot en passant par des lamas et Moai inspirés du voyage.

    2126, chemin de Lencieu

    84190 Gigondas

    Ouvert ce samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

  • Deux ans après son décès, la lutte contre l’amiante continue

    Deux ans après son décès, la lutte contre l’amiante continue

    Il y a deux ans, Marie Josée de la Cruz, professeur d’école à Marseille, nous quittait après cinq années d’une lutte acharnée contre un cancer de l’amiante. Le lien avec l’école de la Savine, où elle a exercé pendant 14 ans, ne faisait aucun doute : le Dossier Technique Amiante (DTA) et le délabrement des locaux témoignaient de la dangerosité des lieux lorsqu’elle y travaillait.

    Dès l’annonce de sa maladie, sa priorité fut les autres : ses collègues, les personnels et, par-dessus tout, les enfants. C’est avec cette volonté qu’elle a co-fondé l’association AVALÉ 13 (Association des Victimes de l’Amiante dans les Locaux de l’Éducation du 13). Elle s’est battue contre la maladie, mais aussi contre l’inconséquence des pouvoirs publics qui laissent, aujourd’hui encore, des vies exposées au danger. Après de très longues et fastidieuses démarches, elle a gagné sa bataille pour sa reconnaissance en tant que victime du travail, mais elle est partie sans un mot de condoléances de l’éducation nationale (qui doit protéger ses agents) ni de la Ville (pourtant propriétaire donc responsable des locaux).

    Aujourd’hui nous n’oublions pas. Nous réclamons toujours l’accès aux Dossiers Techniques Amiante qui permettent de savoir où, et dans quel état, se trouvent les matériaux amiantés qui envahissent encore tant d’établissements scolaires.

    Nous attendons toujours la sécurisation réelle des bâtiments avec le retrait des matériaux amiantés, partout où ils se trouvent, alors que ce matériau est interdit depuis bientôt 30 ans.

    Nous attendons toujours qu’une véritable politique de prévention soit faite auprès de tous les agents afin qu’à l’avenir plus aucun ne risque sa vie au travail. Nous attendons toujours une révision des seuils de tolérance d’empoussièrement : 5 fibres d’amiante tolérées par litre d’air est un seuil inacceptable quand une seule fibre peut tuer. Il est inacceptable que ce « seuil de tolérance » serve d’excuse à l’inaction.

    Pour Marie Josée de la Cruz, pour les personnels et pour les enfants : nous ne lâcherons rien. Plus que jamais, son combat reste vivant.

  • La carte scolaire entérine 143 fermetures de classes dans les Bouches-du-Rhône

    La carte scolaire entérine 143 fermetures de classes dans les Bouches-du-Rhône

    Syndicats d’enseignants, élèves et organisations de parents d’élèves l’avaient exigé par la grève et dans la rue les 26 et 31 mars : l’école publique a besoin de plus de moyens. La carte est passée de 152 fermetures de classes programmées à 143 pour 88 ouvertures, après débat, « quelques avancées » pour les syndicats, mais les moyens restent « insuffisants ».

    Avec plus d’une trentaine de suppressions de postes envisagées dans l’académie d’Aix-Marseille pour le premier degré, dont une vingtaine dans les Bouches-du-Rhône, le CSA-SD qui se tenait vendredi matin en préfecture s’annonçait tendu. Des bougés ont eu lieu et la carte peut encore subir des modifications jusqu’à la rentrée en fonction des nouveaux inscrits ou de problématiques non encore débattues. Ce sont donc 105 fermetures de classes qui sont programmées ainsi que 38 classes dédoublées en éducation prioritaire pour 71 ouvertures, plus 14 en éducation prioritaire ainsi que trois en très petites sections.

    À Marseille, le centre-ville reste le plus touché par les fermetures, notamment dans les 1er et 2e arrondissements avec quatre classes en REP+ en moins et une autre à Franklin-Roosevelt (5e) où une classe avait déjà été supprimée à la rentrée dernière. En revanche, dans le 6e arrondissement l’école élémentaire Friedland regagne sa classe, comme celle de Saint-Barnabé dans le 12e et le secteur de Malpassé (13e) récupère une classe REP+ aux Oliviers.

    Aucun bougé pour Aix-en-Provence qui perd 11 classes. Mais pour le reste du département, des fermetures ont aussi été annulées : la maternelle Anaïs-Gibert et la primaire Albaron d’Arles conservent chacune leur classe, comme les écoles élémentaires Simone-Thoulouze à Carry-le-Rouet, la primaire Claudie-Haigneré des Pennes-Mirabeau, la maternelle la Tour à Mimet et l’élémentaire de Saint-Étienne-du-Grès. Quant à Gardanne, si l’école Paul-Cezanne ne perd plus de classe, l’ouverture d’une classe REP à Beausoleil n’est plus à l’ordre du jour. Pour les classes en dédoublement, Istres est recrédité sur Jules-Ferry.

    Zéro inclusion

    Sur les moyens consacrés à l’inclusion, on ne note aucune ouverture mais une fermeture de classe Ulis pour élèves en situation de handicap, et cinq fermetures de postes en CMPP, Sessad, IME… enfin, zéro création de poste en classe recevant des élèves allophones (UPE2A). De même aucun poste de brigade n’a été annoncé en dépit de difficultés chroniques de remplacements. Enfin, les seuils de nombre d’élèves par classes ont été déterminés en fonction de l’indice de position sociale : 20 élèves pour un IPS inférieur à 75, 23 pour un IPS entre 79 et 95 et 26 pour un IPS de plus de 95.

    Dans la droite ligne du budget d’austérité Macron-Lecornu, cette carte scolaire répond « à une vision purement arithmétique, au lieu de ne permettre de profiter de la baisse démographique dans certains secteurs pour améliorer les conditions de travail des enseignants et assistants d’éducation comme les conditions d’apprentissage des élèves » estime Sébastien Boistel, élu au conseil syndical FSU-SNUipp 13, dont les élus ont voté contre la carte proposée par la Dasen. De même pour les élus des syndicats CGT et FO. L’Unsa s’est quant à elle abstenue et le SIAES n’a pas siégé. « Et pour les postes, les mouvements vont être difficiles à opérer », ajoute le syndicaliste. Dans le second degré, les mobilisations doivent encore tomber.

    « Une vision purement arithmétique »

  • Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Vous l’aurez compris, cette année le carnaval de La Ciotat fait la part belle aux animaux pour une nouvelle édition qui s’annonce féroce ! Qu’ils soient à poils ou à plumes, qu’ils nagent, qu’ils volent ou qu’ils rampent, l’ensemble des compagnies présentes mais aussi les 13 associations participantes se prêtent au jeu et ont confectionné leurs plus beaux costumes pour les uns, tandis que les autres proposeront des tableaux en rapport avec la thématique de cette nouvelle édition.

    Un bestiaire festif
    et des manèges à gogo

    Allant des ElecRo’frOgs pour la compagnie carpentrassienne Archibald Caramantran aux faucons de la compagnie Ballet Gawazi Alcoy venue tout spécialement d’Espagne, en passant par les papillons de la compagnie allemande Stelzen Art, c’est tout un monde qui s’offre aux petits comme aux grands. C’est un après-midi animé qui attend donc les familles où musiques et chars investiront les rues du centre-ville à partir de 15h30 et au départ du Port-Vieux pour une arrivée place de l’Escalet.

    Tout au long de la déambulation, le carnaval se déclinera en plusieurs tableaux. Poissons géants, félins colorés, oiseaux merveilleux et créatures champêtres composeront ce bestiaire festif et onirique en invitant tout le monde à y participer.

    Le même jour, la fête foraine, elle aussi rendez-vous annuel, prendra ses quartiers le long des plages et plus précisément sur l’esplanade Langlois pour y rester jusqu’au 26 avril. Manèges pour petits et grands, pêche aux canards qu’ils soient drôles ou à sensations, tirs aux ballons, cascades ou encore stands de confiseries divers et variés vous accueilleront tous les jours de 14h à 20h et les vendredis et samedis jusqu’à 22h.

    à noter que les mercredis 8, 15 et 22 avril, des animations surprises faites de mascottes, de dinos et de personnages de Zootopie seront au programme à partir de 15h.