Category: social

  • A Nîmes et Montpellier, la quasi totalité des lycées sont bloqués

    A Nîmes et Montpellier, la quasi totalité des lycées sont bloqués

    à Nîmes, le mouvement touche quasiment tous les lycées ce jeudi 1er octobre. Il y a eu des blocages ou tentatives de blocage à Camus, Daudet, Mistral, Voltaire, Saint-Vincent, Lamour, Hemingway, Raimu ou encore Gaston-Darboux. La situation a été assez tendue par endroits, avec feux de poubelles et de palettes. Face à quelques dégradations la police est intervenue, notamment à Camus et Saint-Vincent où il y a eu usage de gaz lacrymogène. À Mistral, le portail a été dégondé et les cours ont été annulés. Les groupes de lycéens se déplacent aussi d’un établissement à l’autre, ce jeudi.

    Mercredi 30 septembre, le maire de Nîmes Vincent Bouget (PCF) est allé à la rencontre des jeunes. « Les lycéens nîmois, comme dans de nombreuses autres villes du pays ont manifesté un profond mal-être sur leurs conditions d’apprentissage et sur les perspectives d’avenir», a déclaré le maire dans un message sur les réseaux sociaux. «Je suis allé à leur rencontre en début d’après-midi pour écouter leurs revendications. Ils dénoncent, comme leurs professeurs, les moyens alloués au service public d’éducation. Ils doivent être entendus », ajoute Vincent Bouget. « Quelques violences, qui relèvent d’une minorité, ont émaillé la mobilisation et je le regrette. Dans le même temps, il faut garantir la liberté de manifestation et l’expression pacifique des revendications. Entendre notre jeunesse et investir dans sa formation doit être une priorité nationale », conclut le maire de Nîmes.

    Dans l’Hérault, selon la préfecture une quinzaine de lycées du département de l’Hérault étaient concernés ce jeudi matin par le mouvement. Au cours d’une conférence de presse organisée ce matin, la préfète Chantal Mauchet a fait un point de situation.

    «Le phénomène est inquiétant et prend de l’ampleur. Il y a plusieurs points de blocages, notamment à Montpellier. Des interventions de la police ont eu lieu. C’est une situation très délicate que je suis attentivement. Il faut que les forces de sécurité agissent fermement pour débloquer mais avec tact méthode et proportionnalité, selon les mots du ministre de l’Intérieur, pour que cela soit efficace. Il faut que nous protégions tout le monde, y compris ces lycéens qui vont au contact, sont assez déterminés et dont certains sont déterminés avec cagoules et jets de pierre. C’est une intervention particulièrement délicate.»

    Le témoignage de l’Observatoire des libertés

    Dans un communiqué, L’Observatoire des libertés publiques de Montpellier rapporte que dés le mardi 29 septembre, des actes de violences policières ont été constatées : « Au lycée Jean Monnet, les lycéennes et lycéens ont entrepris le blocage des deux accès aux bâtiments vers 6 h 30. La mobilisation était pacifiste : toutes les personnes impliquées étaient non-violentes. Vers 7 h 35, deux équipages de la police nationale de l’Hérault sont intervenus sur site. Sans sommation, ils ont entrepris le déblocage physique d’un des deux accès : des lycéennes et lycéens ont été violemment poussés, tirés, frappés voire violemment projetés au sol. De nombreux fonctionnaires de police ne disposaient pas de RIO visibles.»

    Vers 8 h, un équipage de la Compagnie Départementale d’Intervention de l’Hérault est arrivée en renfort des effectifs déjà présents, raconte l’Observatoire : « Les lycéennes et lycéens se sont alors assis, sur l’axe sur lequel circulait le véhicule, de manière pacifique. Les fonctionnaires de police sont sortis de leur véhicule, casque en main, en tirant, poussant et projetant là encore les lycéens. L’un d’eux a fait usage de gaz lacrymogène sur les lycéennes et lycéens à très courte distance. Aux lycées Jules Guesde, et Mermoz, les mêmes scènes de violences ont été rapportées. Au lycée Jules Guesde, un lycéen a subi une clef d étranglement par un fonctionnaire de police. Un élu municipal a, lui, été projeté au sol. »

    Du côté de la préfecture, on informe que « la contestation lycéenne a provoqué des blocages et des incendies dans au moins deux établissements de Montpellier ce jeudi 1er octobre. La police est intervenue. Les lycées Mendès-France et Jules-Guesde sont désormais fermés.»

    La CGT 34 réagit et apporte son soutien
  • Mobilisations lycéennes : le réseau RTM paralysé à Marseille

    Mobilisations lycéennes : le réseau RTM paralysé à Marseille

    Dans un contexte de mobilisations lycéennes, tout le réseau de bus de la RTM est paralysé ce jeudi matin. Plusieurs bus ont été incendiés, dont un devant le lycée Floride, dans le 14e arrondissement.

    Les élus CGT de la RTM ont demandé le retour des quatre secteurs par mesure de sécurité. «La priorité doit rester la protection des agents et des usagers, annonce le syndicat. Aucun agent ne doit être exposé inutilement à des situations dangereuses.»

    FO dénombre de son côté deux agressions sur des agents de la RTM, et annonce que ceux du dépôt Saint-Pierre devraient à leur tour exercer leur droit le retrait, le syndicat demandant aux agents de rentrer et d’arrêter le travail. «La situation devient trop tendue», alerte l’organisation, qui a appelé au droit de retrait sur les deux lignes de métro.

    Dépôts de plainte

    Dans un communiqué, ce jeudi matin, la RTM «appelle au calme et au respect du service public». Plusieurs bus ont été pris à partie aux abords de lycées dans l’est et le nord de la ville et des conducteurs ont dû quitter précipitamment leur véhicule indique la régie, qui confirme l’agression d’un chauffeur. «La RTM apporte son plein soutien à ses personnels et déposera plainte à la suite des agressions et dégradations constatées», annonce-t-elle en dénonçant des «comportements irresponsables».

  • Dans le Gard, l’École fait sa rentrée à moyens comptés

    Dans le Gard, l’École fait sa rentrée à moyens comptés

    La rentrée est passée, mais les difficultés, elles, restent bien installées. Classes fermées, postes vacants, AESH en nombre insuffisant, bâtiments surchauffés : dans le Gard, la FSU décrit une école publique sommée de faire toujours plus avec des moyens qui, eux, ne suivent pas.

    « Du point de vue de l’administration, la rentrée peut sembler réussie. Sur le terrain, le constat est beaucoup plus inquiétant », résume Pascale Thoirey, secrétaire de la FSU 30. Dans le premier degré, le syndicat dénonce notamment les fermetures de classes décidées à la rentrée, une fois les équipes et les familles déjà organisées. Enseignants déplacés après avoir préparé leur année, matériel commandé, élèves redistribués : « Derrière une ligne supprimée sur la carte scolaire, c’est toute la vie d’une école qui doit être réorganisée en urgence. »

    Pour la FSU, la baisse démographique devrait pourtant être l’occasion de faire respirer les classes. Moins d’élèves pourraient permettre de réduire les effectifs, de mieux accompagner. « Cette baisse du nombre d’élèves devrait être une opportunité pédagogique, pas un prétexte à de nouvelles suppressions de postes », insiste Pascale Thoirey. Le syndicat redoute au contraire de voir s’imposer une nouvelle fois la logique comptable.

    Dans le secondaire, les manques sont déjà visibles. Dans le Gard, 16 postes d’enseignants d’EPS sont vacants et 225 heures de cours restent non attribuées, soit l’équivalent de 13 temps pleins. Dix postes d’assistants d’éducation ont également été supprimés. Quant aux moyens de remplacement, ils servent déjà en partie à combler les postes laissés vacants, réduisant la capacité à répondre aux arrêts maladie ou aux congés maternité.

    Une école inclusive… sans les moyens

    « On demande aux équipes de rendre l’école inclusive sans leur donner les moyens de l’être réellement », résume Pascale Thoirey. Les AESH en sont l’un des exemples les plus criants : souvent recrutées sur des temps partiels imposés autour de 62%, certaines débutent avec seulement 800 à 900 euros par mois. De plus, des élèves censés être accompagnés toute la semaine ne le sont parfois qu’à temps partiel, les heures étant réparties entre plusieurs enfants. Et le manque de moyens ne s’arrête pas aux effectifs. La syndicaliste raconte le cas d’une collègue AESH qui a dû financer elle-même une formation en langue des signes pour accompagner une élève sourde, l’Éducation nationale ayant refusé de la prendre en charge.

    Comme si les tensions n’étaient pas suffisantes, la chaleur s’est aussi invitée dans les classes dès les premiers jours de septembre. Jusqu’à 38°C ont été relevés dans un atelier du lycée Hemingway à Nîmes. Plusieurs établissements nîmois ont même dû suspendre des cours. « Ma propre classe est à 30°C quand j’arrive le matin, à 7h », témoigne Pascale Thoirey. Ventilateurs, volets fermés, changement de salle : dans bien des établissements, l’adaptation repose encore sur le système D. « On ne peut plus considérer ces épisodes comme exceptionnels. Le bâti scolaire n’est pas adapté aux chaleurs que nous connaissons désormais, surtout dans certains quartiers », alerte-t-elle.

    À l’usure matérielle s’ajoute celle des personnels. Injonctions administratives, manque de médecins du travail, difficultés à accompagner les élèves, sentiment de ne plus pouvoir exercer correctement son métier : la secrétaire de la FSU décrit une fatigue qui dépasse largement le coup de mou de rentrée. « Des collègues très investis finissent par douter de leur utilité et de leur capacité à faire correctement leur travail. »

    La FSU entend porter ces revendications lors de la mobilisation interprofessionnelle du 29 septembre. Mais pour Pascale Thoirey, la question dépasse la seule journée de grève : c’est celle d’un service public d’éducation qui continue d’afficher de grandes ambitions tout en rognant, année après année, sur les moyens nécessaires pour les tenir.

  • Pays d’Aix : blocus au lycée Georges-Duby

    Pays d’Aix : blocus au lycée Georges-Duby

    Piquet de grève, 8h30, rapportent les élèves sur place. Parmi les motifs de cette mobilisation, « des conditions de travail et de vie au lycée devenues difficiles à supporter », liste Chloé. Des dégradations matérielles « notamment la chaleur dans certaines salles », des temps d’attente en cantine, sont, entre autres, pointés par les lycéens, qui pourraient de nouveau bloquer l’établissement ce jeudi matin. La mobilisation doit « rester pacifique », rappellent les lycéens. Selon nos informations, le lycée Valabre, à Gardanne, devrait aussi faire partie des établissements bloqués.

  • La CGT exige une table ronde pour Fibre Excellence

    La CGT exige une table ronde pour Fibre Excellence

    L’urgence frappe toujours aux portes de l’usine de pâte à papier, mise en liquidation judiciaire le 29 juillet dernier. C’est désormais sur la protection de l’outil et de l’activité industrielle qu’il faut se pencher. « Nous exigeons la tenue, dans les plus brefs délais, d’une table ronde associant les services de l’État, la préfecture, la Région Paca et les représentants des salariés », écrit l’UD CGT 13 dans un communiqué, en pressant l’État « d’exercer son autorité ».

    Durant plus d’une semaine huit ex-salariés, se sont relayés bénévolement, « pour maintenir les installations en état de fonctionnement et éviter de faire courir un danger à la population et une pollution au Rhône ». L’État s’est substitué aux liquidateurs défaillants en s’appuyant sur l’Agence de la transition écologique pour que la mise en sécurité du site soit assurée. « Il n’a pas été mis fin à la mission de Réaltec, mais celle-ci doit désormais agir dans le cadre fixé par l’Ademe » précise la préfecture des Bouches-du-Rhône.

    Or il est d’autant plus urgent, pour la CGT, de commencer à « travailler à une solution industrielle », qu’une centaine d’entreprises de la filière bois se retrouve sans débouché. Les ex-salariés sont force de proposition avec un projet inscrit dans la transition écologique. Les services de l’État « travaillent également au suivi des salariés licenciés et à la reprise du site. Ils répondront à toute demande de la Région d’organiser une table ronde », a encore assuré la préfecture.

  • Pas de repreneur pour les chaînes locales de BFM

    Pas de repreneur pour les chaînes locales de BFM

    Les chaînes locales de BFMTV ne changent pas de pavillon, mais accusent le coup. Après que CMA Media, branche dédiée aux médias de l’armateur marseillais CMA-CGM, avait annoncé fin juin sa volonté de vendre les BFM locales pour des raisons économiques, sa directrice générale annonce finalement qu’aucun repreneur assez solide n’a été retenu. « Aucune condition de reprise offrant des perspectives suffisamment solides et sécurisées pour l’activité et les équipes n’a été réunie », explique, ce mercredi, Claire Léost, directrice générale de CMA Media, dans un communiqué interne repris par nos confrères de l’AFP. Une nouvelle qui évite une reprise potentiellement sanglante pour l’emploi, mais qui n’évite pas une réorganisation qui s’annonce douloureuse.

    Onde de choc

    pour les salariés

    En effet, Claire Léost évoque une « transformation » desdites chaînes vers « une offre davantage consacrée à l’économie, aux entreprises et aux transformations des territoires » en lien avec La Tribune et BFM Business, également propriétés de la CMA-CGM. Surtout, la fermeture de deux chaînes est tout de même prévue : « L’activité de BFM Normandie et de BFM Dici ne serait pas maintenue. Le projet et ses conséquences sociales feront l’objet d’une procédure d’information-consultation. »

    De quoi faire réagir les salariés, qui ont rédigé une lettre ouverte et signée par 99,2% de 122 travailleurs des chaînes. « Nous refusons de subir encore davantage l’amateurisme qui semble guider les choix de notre direction depuis plus d’un an. C’est notre avenir à nous, salariés, qui est en jeu, même si elle, ne s’en est jamais souciée », écrivent les salariés. Ils font part de leur « souffrance et d’une profonde colère ». Et demandent à leur direction qu’elle tienne « ses engagements » notamment pour un plan de départ volontaire « afin de permettre aux salariés qui voudraient partir d’avoir une porte de sortie digne ».

  • Vaucluse : les accueils physiques des finances publiques sur un fil

    Vaucluse : les accueils physiques des finances publiques sur un fil

    Au lendemain des mobilisations de la fonction publique, les agents des finances publiques ont souhaité alerter, ce mercredi, sur une réorganisation des services qui devrait toucher à la fois usagers et salariés. Avec notamment la disparition de deux services comptables dans les communes de Vaison-la-Romaine et Monteux d’ici fin 2028.

    Les deux entités seront regroupées au sein d’un bâtiment situé au hameau de Serres, à Carpentras. Une réorganisation qui « affecte beaucoup le nord du Vaucluse où il n’y aura plus aucun point d’accès en physique de nos services », regrette Benoît Sautecœur, représentant syndical Solidaires DGFIP 84.

    Du côté de Michel Lafitte, directeur des finances publiques en Vaucluse, on assure que ces structures « accueillent un peu moins de 20 personnes par jour », ce qui serait « limite pour les faire fonctionner » et qu’il est donc « mieux de les regrouper ». Tout en jurant que la DGFIP « ne va pas toucher aux accueils des particuliers dans les deux prochaines années ».

    120 salariés « sur la route »

    Autre point majeur de mécontentement, une réorganisation qui met 120 des 620 agents de la DGFIP de Vaucluse « sur la route », comme le résument les syndicats. Avec par exemple la disparition des antennes du service des impôts des entreprises de Carpentras et d’Apt ainsi que la trésorerie hospitalière de Carpentras. « Ce sont des personnes qui sont déjà installées, souvent avec femmes et enfants. Ça engendre du stress et des difficultés. Donc du mal-être et cela rend par conséquent un travail parfois bâclé », regrette Karim Ebn Rahmoun de la CGT Finances publiques. Des mouvements d’agents que Michel Lafitte « reconnaît bien volontiers » et dit comprendre que « cela génère de l’inquiétude ». Il assure que la direction « sait parfaitement gérer ce genre de choses » et que ce sera « accompagné du mieux que l’on peut », en évoquant par exemple des primes supplémentaires.

    Mais si ces évolutions concernent la période 2027 et 2028, les syndicats craignent également la suivante, jusqu’à 2030. De possibles fermetures ont été évoquées par la direction. « Nul besoin d’être grand clerc pour anticiper le démantèlement d’autres services », estime FO Finances publiques. « La DGFIP se transforme tout le temps. C’est ainsi », répond Michel Lafitte, qui n’a pas voulu décider au-delà de 2028 car il n’a « pas de certitudes », mais des transformations, comme la facturation électronique, « vont automatiser beaucoup de choses ».

  • Au lycée Saint-Charles, à Marseille, les élèves s’engagent pour leur avenir

    Au lycée Saint-Charles, à Marseille, les élèves s’engagent pour leur avenir

    Alors que de nombreuses mobilisations sont prévues, ce jeudi, dans différents lycées de la région, les élèves de Saint-Charles ont poursuivi, mercredi, leur action débutée la veille dans l’élan des manifestations pour le service public, en intersyndicale.

    À leur propre initiative cette fois, une trentaine de lycéens ont bloqué durant toute la matinée l’entrée à leur établissement à l’aide de grandes poubelles, ne laissant passer seulement les professeurs et les élèves en prépa. Ils soulignent l’importance d’une mobilisation qui les concerne tous. « On se bat pour nos droits, on le fait pour nous tous et pour les futurs lycéens », déclare Suzanne, une lycéenne, alors perchée sur une poubelle.

    Ils militent pour de meilleures conditions d’éducation et dénoncent une politique d’austérité pour les services publics, responsable des manques de moyens, de personnels et de matériels qui menacent, selon eux, le bon déroulement de leurs études. « On manque de moyens à cause des coupes budgétaires de Macron. En classe, on est passé de 29 élèves à 35, c’est juste pas possible pour étudier correctement », explique un élève qui a préféré rester anonyme.

    Les lycéens déplorent également la chaleur qu’ils endurent dans les salles de classe, une problématique de plus en plus alarmante avec l’augmentation affolante de la fréquence des canicules, ces dernières années. « On a hyper chaud le matin quand le soleil tape et chauffe les salles à mort, c’est invivable. On a qu’un seul ventilateur par classe, voire aucun. Ça devient tout simplement irrespirable, on ne peut pas se concentrer parce qu’on a trop chaud », se désespère Noé, un autre lycéen mobilisé.

    Ils condamnent par ailleurs la répression policière que rencontrent les actions lycéennes : « Quand on essaie de manifester comme on le fait, ils envoient les policiers. Il y a des jeunes qui se font tabasser alors qu’ils manifestent pour leurs droits », regrette Noé.

    Solidaires des agents publics

    Dans leurs revendications, ils expriment une solidarité ferme avec l’ensemble des lycées, mais aussi avec leurs professeurs et les agents des services publics avec lesquels certains lycéens ont partagé les manifestations de mardi. « On milite à Saint-Charles, mais on reste un lycée du centre de Marseille, on n’a pas toutes les galères que connaissent les établissements des quartiers nord qui sont encore moins pris en considération. On tient à manifester pour tout le monde, dont les professeurs qui sont de moins en moins bien payés et qui ne sont jamais remplacés et les agents d’entretien qui sont surexploités et très mal payés eux aussi », précise une autre lycéenne qui a préféré ne pas donner son nom.

    Les jeunes insistent sur leur légitimité à exprimer des revendications. « On aimerait se faire entendre, on n’est pas des jeunes de 16 ans qui veulent seulement sécher les cours, on est surtout des personnes révoltées. On va continuer notre lutte, même si l’on n’est pas écouté par l’État, car nous sommes les travailleurs de demain », conclut l’élève.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • Les syndicats bientôt à la rue à Bagnols-sur-Cèze ?

    Les syndicats bientôt à la rue à Bagnols-sur-Cèze ?

    Pour l’heure, la CGT a décidé qu’elle ne quitterait pas ses locaux à Bagnols-sur-Cèze. Cet été, la municipalité gérée depuis mars par Pascale Bordes (RN) a en effet annoncé aux quatre organisations syndicales (CGT, FO, CFTC, CFDT) et aux six associations concernées qu’elles devaient quitter les locaux Mendès-France qu’elles occupent. Après les attaques contre la culture (plusieurs spectacles annulés), contre les associations (baisse des subventions) et les centres sociaux (190 000 euros de subventions supprimées pour Mosaïque en Cèze), la municipalité d’extrême droite s’en prend désormais aux syndicats.

    « Contrairement aux associations concernées, on n’a pas été surpris », reconnaît Pascal Le Boulch, le secrétaire de l’Union locale CGT du Gard rhodanien. « J’espère qu’il va y avoir une prise de conscience générale sur la volonté de la maire de détruire le tissu associatif, culturel et sportif actuel, pour reconstruire ensuite quelque chose à son image. »

    Face à cette situation, l’Union locale CGT a tenu une assemblée générale le 10 septembre dernier où l’ensemble des présents a refusé de quitter les locaux. « Nous avons écrit à la maire et nous attendons désormais sa réponse. Nous ne demandons pas un délai, on veut juste qu’elle nous présente un vrai projet », explique Pascal Le Boulch. Le cégétiste ne comprend en effet pas pourquoi la date du 30 novembre a été fixée par la municipalité puisque celle-ci n’a présenté aucun projet sur l’utilisation de ces locaux par la suite.

    « Aujourd’hui, c’est hors de question qu’elle nous fasse quitter les lieux parce qu’elle a une idée et que peut-être, un jour, elle va la réaliser. L’assemblée générale a été claire, on ne bouge pas. Donc on restera dans nos locaux et on va continuer la lutte », prévient Pascal Le Boulch. En attendant une réponse de la mairie, et l’envoi de nombreux documents réclamés sur le statut de mise à disposition du bâtiment, le syndicat a en effet prévu de se mobiliser et d’aller à la rencontre de la population pour l’alerter sur les décisions prises par la maire.

    « Quand on parle de cette décision qui concerne aussi les associations, les gens ne trouvent pas ça normal et certains ne s’attendaient pas à ça. Je pense que la prise de conscience va arriver petit à petit », conclut le secrétaire de l’UL CGT du Gard rhodanien.

  • Avant leur départ, les pompiers soutenus en gare d’Aix-TGV

    Avant leur départ, les pompiers soutenus en gare d’Aix-TGV

    Mobilisés pour obtenir davantage de moyens humains et matériels, notamment à la suite des incendies qui ont touché le pays cet été, ils ont rejoint les mobilisations de la fonction publique. Avant leur départ, ils ont reçu le soutien de la CGT, dont les banderoles ont été déployées. Ils ont également été rejoints par des militants du PCF 13. Sur place, des tracts appelant à soutenir les pompiers ont été distribués.