Category: social

  • En été, à Toulon, les maraudes restent plus que nécessaires

    En été, à Toulon, les maraudes restent plus que nécessaires

    Les fortes chaleurs ne sont pas plus ou moins supportables que le froid glacial de l’hiver. La mobilisation reste donc primordiale pour les acteurs associatifs qui viennent en aide aux personnes précaires et sans domicile, à l’image d’Un peu de toit, qui mène, chaque mardi, une maraude dans les rues de Toulon.

    « On aimerait bien faire plus, mais il n’est pas évident de mobiliser les bénévoles plus d’un soir par semaine, d’autant plus avec les départs en vacances », s’excuse presque Cathy Revest, présidente de l’association. Si elle n’a pas constaté plus de demandeurs qu’à l’accoutumée sur la dernière maraude, elle s’attend à en avoir davantage dans les semaines à venir, « comme chaque été. Les personnes dont nous nous occupons ne dorment pas forcément dans la rue. Certaines en situation de précarité viennent aussi demander », indique-t-elle.

    Une réalité qui rappelle que près d’un Toulonnais sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre 15% au niveau national et 18 dans la région Sud, tel que l’a annoncé le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Toulon dans un rapport paru en début de semaine. Cathy Revest espère que ces chiffres alarmants mèneront à des actions concrètes : « Nous avons eu une réunion avec le CCAS et les associations il y a un mois, pour évaluer la situation. Un lien est en train de se créer, alors qu’on avait toujours eu la sensation d’être méprisés. » Une autre réunion s’est tenue vendredi, durant laquelle la bénévole a demandé l’ouverture d’hébergements durant la canicule.

    En attendant, les maraudes vont se poursuivre. « L’objectif est de fournir au moins une bouteille d’eau par personne. On distribue aussi des gourdes. On a également laissé tomber les plats chauds au profit des salades, du chocolat froid et des fruits », détaille Cathy Revest, qui appelle aux dons de chacun, particulièrement de bouteilles d’eau.

  • À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    Comme dans tout ou partie des 124 magasins de l’enseigne, les employés de Brico Dépôt Toulon ont fait part de leur colère vendredi. « Nous sommes tous en grève, le magasin tourne avec des intérimaires », indique Christophe Laurent, vendeur et secrétaire CSE. En cause, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et l’augmentation du SMIC de 2,41 % réalisée en juin. « Le SMIC a rattrapé les salaires les plus bas. Il n’y a plus de différence entre un nouvel arrivant et certains qui ont cinq à dix ans d’expérience et qui sont encore sur de bas coefficients bas », dénonce-t-il.

    Négociations nationales en cours

    Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt, avec de nouveaux plannings « très aléatoires, gérés par un logiciel, qui suivent la fréquentation. Avant, on avait des équipes du matin et de fermeture, là on peut faire un matin, une journée, une fermeture dans la même semaine. Même les congés sont gérés par un logiciel, ça nuit à la liaison vie privée-vie professionnelle », souligne Nicolas Thibault, responsable CGT Brico Dépôt.

    Mis en cause également le manque de personnel, les démissions se succédant, et la charge de travail augmentant inexorablement, faute de remplacement. « Ça commence à faire beaucoup dans la même année. C’est pour ça que ça mobilise quasiment tout le monde », appuie Nicolas Thibault.

    En conséquence, plusieurs demandes ont été faites au niveau national par les syndicats : une revalorisation de 5%, une prime d’intéressement annuelle de 1 000 euros, une prime carburant et des embauches immédiates. Si les négociations, qui doivent être finalisées d’ici la semaine prochaine, n’aboutissaient pas, le mouvement pourrait être reconduit.

  • Les aides à domicile héraultaises toujours mobilisées

    Les aides à domicile héraultaises toujours mobilisées

    Nous ne serons plus invisibles. Nous ne serons plus silencieux. Nous ne serons plus les oubliés du social. Nous sommes les aides à domicile, nous sommes essentiels et nous ne lâcherons rien. » Céline Roig est en colère.

    Comme une soixantaine de personnes, cette aide à domicile de Présence Verte Services était devant les grilles du
    conseil départemental, à Montpellier, ce 23 juin afin de dénoncer les conditions de travail fortement dégradées de la profession. Un nouveau rassemblement après une première mobilisation, fin avril. Car les mesures gouvernementales
    -entrées en vigueur le 1er juin- n’ont guère convaincu les aides à domicile. « Les coefficients de la grille de rémunération ont été un peu revalorisés, ce qui représente 40 euros en net pour un temps plein. Mais 80% d’entre nous sont à temps partiel, ce qui fait que l’augmentation est de 20 euros en moyenne », soupire Christelle Fanjaud, déléguée CGT de l’association ADMR (Aide à domicile en milieu rural) Orb et Thongue.

    À cela s’ajoute une hausse de l’indemnité kilométrique, passant de 38 à 40 centimes. « Deux centimes pour parcourir plus de 10 km à chaque déplacement, parfois bien davantage. Deux centimes pour tenir debout un métier essentiel », se désole Céline Roig, également déléguée CGT de Présence Verte Services. Là où le bât blesse, c’est que ces mesures semblent être restées de simples paroles. « Qui va financer ? C’est au gouvernement de le faire, c’est lui qui a pris la décision », estime Christelle Fanjaud, craignant que ce soit aux associations de prendre sur leurs propres fonds afin de financer la mesure. Une délégation a d’ailleurs été reçue par le Département, qui partage le même constat. « L’État décide mais n’accompagne pas financièrement, on va faire remonter cette question de moyens. On ne les lâchera pas », soutient Patricia Weber, vice-présidente déléguée à la solidarité, qui annonce également des réunions tripartites avec les aides à domicile et employeurs.

    Des mesures prises pour répondre à l’urgence mais qui ne convainquent pas les grévistes, lesquelles réclament « une valeur du point à 8 euros, une indemnité à 60 centimes et un vrai parcours de formation. » D’autant que ça ne règle en rien les problèmes de fond que connaissent les aides à domicile, notamment une perte de sens du métier. À l’instar de Béatrice, administratrice dans une entreprise d’aides à domicile : « Il y a une pénibilité morale. Soutenir des déprimés à longueur de journée est fatigant. Je me fais insulter au téléphone au moins cinq fois par jour par des gens qui ne veulent pas d’aides à domicile blondes ou grosses ou des hommes, etc. » Sans parler des conditions de travail pouvant changer du jour au lendemain, rendant l’organisation de leur vie privée plus difficile. De fait, certains jettent l’éponge, le turnover étant important au sein des structures. Il est donc primordial de rendre plus attractif le métier. « Moins de salariés, moins d’associations et d’activités. Et pourtant les besoins augmentent. Les seniors sont de plus en plus nombreux et de plus en plus dépendants », fait valoir Céline Roig.

  • Précarité alimentaire : les associations fixent les besoins dans les Hautes-Alpes

    Précarité alimentaire : les associations fixent les besoins dans les Hautes-Alpes

    En 2026, la précarité alimentaire concerne 16% des Français, soit 8 millions de personnes. Or 78% des personnes en situation de précarité ne demandent pas d’aide par peur de la stigmatisation ou par manque d’information. Autant dire qu’il s’agit d’une urgence nationale. C’était d’ailleurs l’objet des Rencontres solidaires de ce vendredi, organisées par le Département des Hautes-Alpes et l’Agence de développement. Deux acteurs qui ont identifié cette urgence, puisqu’a été lancé un observatoire de la précarité alimentaire en décembre dernier.

    « Chaque association

    est dans son couloir »

    L’observatoire a déjà glané des premiers chiffres pour les Hautes-Alpes : 17% de la population, soit une personne sur six, y est en situation de précarité alimentaire. Encore jeune, le but de cet observatoire va être de continuer à récolter des chiffres et à faire le lien et donner une direction de travail aux différents acteurs : pouvoirs publics, services sociaux, associations, etc.

    Le moment a aussi permis au monde associatif de pointer les manques ou les progrès à faire dans la lutte contre la précarité alimentaire. Ainsi, au moment d’évoquer les dispositifs de formation, Jean-Claude Eyraud, président de l’Union départementale de l’économie sociale et solidaire, a regretté un manque de coordination entre les structures : « Chaque association est dans son couloir. C’est normal que chacun fasse ses formations, vous défendez votre culture », a-t-il d’abord plaidé. « Mais on n’a pas parlé d’un sujet qui est préoccupant, c’est qu’on n’a pas de Banque alimentaire sur le territoire. On ne peut pas continuer comme ça, pour une raison simple : la pauvreté gagne du terrain et on nous signale encore des demandes d’aides supplémentaires. Si on n’arrive pas à casser les cloisons entre nous, on ne sortira pas de cette situation. »

    Le manque de logement sur le territoire complique aussi l’implantation des structures d’aide alimentaire. Robert Durand, de l’association Alisol, a rapporté que son collectif cherche depuis un an et demi un local à Veynes pour y implanter une épicerie solidaire, sans succès. « Soit les propriétaires veulent bien louer mais à condition qu’on fasse les travaux, soit, on entend des échos, que ça provoque de l’inquiétude dans l’environnement immédiat. En d’autres termes, on a peur des pauvres, ça dérange, ça gêne », a-t-il alerté. Face à cette impasse, il en appelle à revoir les conditions d’aides publiques : « Soit les pouvoirs publics nous louent un local, soit, l’autre cas, c’est d’avoir des subventions, mais elles nous sont refusées parce qu’on n’a pas de local, mais on n’a pas de local parce qu’on n’a pas d’argent. Peut-être la puissance publique devrait s’interroger sur la façon dont les subventions sont données », a-t-il proposé.

  • La FSU dénonce les coupes budgétaires métropolitaines

    La FSU dénonce les coupes budgétaires métropolitaines

    Le conseil métropolitain s’est tenu il y a deux jours. On voit que l’irresponsabilité est toujours de rigueur et que les conséquences seront dramatiques pour les services publics », commence Virginie Akliouat, secrétaire départementale FSU 13. Ce vendredi 26 juin, la FSU s’est réunie à la Bourse du travail pour faire un point, suite aux discussions du budget de la Métropole d’Aix-Marseille et le recul du vote à l’automne prochain. Le syndicat fait part de ses inquiétudes concernant les conséquences des économies budgétaires proposées par la Chambre régionale des comptes (CRC) à la Métropole, à la fois sur les services publics et sur les moyens humains. Parmi les points évoqués ce vendredi figure celui de la baisse des subventions réservées aux communes sur le budget de la Métropole. « Ce budget de solidarité sert à garantir une égalité d’accès aux services publics partout sur le territoire. Vouloir le couper, c’est forcément détériorer les services publics sur certaines communes, notamment plus pauvres. Pour nous, ça fait partie des éléments qui sont indispensables au bon fonctionnement des services publics de proximité », précise Virginie Akliouat.

    Des conséquences directes

    La FSU Métropole parle d’une crise structurelle du financement des collectivités territoriales. « Le service public est attaqué, on touche véritablement aux services de demain », affirme Serge Tavano, secrétaire général de la FSU Métropole. Il s’inquiète pour les agents de la fonction publique, qui risquent d’être impactés par le gel des recrutements. « Cette crise budgétaire va mener à la destruction d’emplois publics », ajoute-t-il. De son côté, Charlotte Bourgougnon, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp, évoque les conséquences directes sur les habitants du territoire. « Ces économies, qui ont été demandées à la Métropole, vont avoir des conséquences directes sur les écoles, les piscines et sur les équipements publics du quotidien. » Elle rappelle l’urgence à la fois climatique et sanitaire à laquelle font face les communes. « La question de l’amiante par exemple, est particulièrement prégnante dans les Bouches-du-Rhône. Ça fait des années qu’il y a des alertes sur un patrimoine scolaire vieillissant qui nécessite des opérations de désamiantage. C’est encore un exemple d’investissement qui ne peut pas être repoussé », dit-elle.

    « On tient à rappeler qu’il y a des services publics indispensables partout, à la fois à la métropole et dans les communes », conclut Virginie Akliouat. La FSU 13 a également annoncé qu’un mouvement de grève national de la fonction publique est prévu pour le 29 septembre prochain.

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • Le personnel du lycée Ampère de Marseille devant le rectorat

    Le personnel du lycée Ampère de Marseille devant le rectorat

    Jeudi, le personnel du lycée, à l’appel de la CGT éduc13, s’est mobilisé devant le rectorat, estimant, malgré les préconisations de l’instance, qu’« il appartient au recteur de décider des mesures à prendre ». Pour la CGT, en lutte depuis 2 ans, « seul un départ de l’ensemble de l’équipe de direction permettra d’apaiser les tensions avec les personnels ».

  • Le sort de la Bourse du travail d’Arles dans les mains de la justice

    Le sort de la Bourse du travail d’Arles dans les mains de la justice

    L’Union locale CGT et la Ville d’Arles étaient entendues au tribunal administratif de Marseille jeudi matin, dans le cadre de la procédure judiciaire opposant la collectivité et le syndicat pour l’occupation de la Bourse du travail par cette dernière.

    Depuis 126 ans, l’Union locale CGT d’Arles est installée dans ce bâtiment. Mais en septembre 2023, le maire Horizons Patrick de Carolis a fait savoir au syndicat que la convention d’occupation datée de 1995 et courant jusqu’en 2024 ne serait pas reconduite. En outre était annoncé le projet contesté de migration de l’Office du tourisme, à quelques dizaines de mètres seulement, dans les murs de la Bourse du travail.

    Délocalisation « inacceptable »

    En échange, deux bureaux sans fenêtres sont proposés à l’Union locale, « inacceptable » pour la secrétaire confédérale de la CGT Sophie Binet, venue en soutien en mars 2025. « Le syndicat est un occupant illicite, sans droit ni titre » affirmait le maire la même année, au moment de lancer la procédure au tribunal administratif. La CGT, à tous les niveaux, a maintes fois rappelé qu’elle ne céderait pas.

    Contactée, la Ville d’Arles n’a pas répondu à nos sollicitations. La décision de justice pourrait vraisemblablement être rendue sous quinzaine.

  • Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    La mobilisation a porté ses fruits. Ce jeudi 25 juin, 80% des quelque 110 salariés des entrepôts Adil Logistique, situés dans la zone d’activités Clesud à Miramas (qui stockent notamment les marchandises des magasins Gifi), étaient en grève. « La direction nous a convoqués hier lors d’un Comité social et économique extraordinaire pour nous annoncer une possible reprise par Katoen Natie », affirme le délégué syndical CGT Jean-Baptiste Guimard. La multinationale belge a récemment racheté Bils-Deroo, qui gérait déjà la logistique de Gifi dans le Nord.

    « D’ici le mois de juin 2027 maximum, les quatre dépôts pourraient être fermés et on serait obligés de partir dans ceux de Saint-Martin-de-Crau, à 30 minutes d’ici », poursuit le représentant CSE Mohammedi Hakli.

    Des négociations sur

    les transferts de contrats

    La CGT a immédiatement posé un préavis pour exiger l’ouverture de négociations autour des indemnités de départ et des transferts de contrats de travail. « Des avancées ont été obtenues sur le taux horaire, s’ils sont repris, rien ne garantit que ces acquis suivent, plaide Jérémy Zucchelli, secrétaire général de l’UL CGT de Miramas. Il faut que les salariés qui viennent de loin puissent avoir le choix de ne pas être envoyés à Saint-Martin-de-Crau. Une de nos revendications c’est par exemple une indemnité de trois mois de salaire par année d’ancienneté

    Les représentants des salariés ont été reçus par la direction dans la matinée. Elle devrait leur transmettre un calendrier de négociations incessamment. La grève n’est donc pas reconduite. De son côté, Adil Logistique assure que rien n’est signé. « C’est un projet de cession, rien ne change aujourd’hui. »

  • Le plan Horizon 2035 alarme les hospitaliers aixois

    Le plan Horizon 2035 alarme les hospitaliers aixois

    Alors que se tenait le conseil de surveillance du Centre hospitalier d’Aix-en-Provence-Pertuis (Chapp), où siègent notamment son directeur, Francis Saint-Hubert, et la maire, Sophie Joissains, une cinquantaine de personnels hospitaliers se sont engouffrés dans la séance pour exprimer leur inquiétude.

    Le 16 juin, lors du comité social et économique (CSE), le plan « Horizon 2035 » a été présenté aux organisations syndicales. Son contenu a immédiatement conduit les syndicats FO et CGT à coorganiser une action coup de poing. Ce jeudi, en début d’après-midi, représentants syndicaux et personnels étaient rassemblés sur le parvis des locaux administratifs – où élus et officiels se réunissaient – pour crier leur opposition à ce projet.

    Porté par la direction de l’hôpital, Horizon 2035 propose une « transition technologique, environnementale, sociétale et performative » de l’établissement, selon le Chapp, soit un plan qui « construit l’hôpital des dix prochaines années ».

    Pour les syndicats et les membres du personnel présents ce jour-là, cette stratégie n’est pas recevable. « Le directeur est arrivé il y a deux ans : il a ouvert les vannes (financières), on s’est demandé ce qu’il s’est passé parce que les directives gouvernementales ne changeaient pas (…). Au bout d’un an, il a dit : “on ferme les vannes”. Maintenant, on nous présente un projet qui nous demande de faire mieux, avec moins », dénonce Pascale Michaelis, pour la CGT. Elle poursuit : « Depuis des années, il manque du matériel, des médicaments, on n’arrive pas à faire des soins dans l’état où on est. Comment on va faire ? »

    « Pas de suppression

    de poste »

    Toujours au sein du syndicat CGT, on estime « qu’on ne peut pas programmer un projet d’établissement sur une boule de cristal. Les gouvernements se succèdent avec, comme objectif, de mettre à mal les hôpitaux publics. » De façon unanime, le syndicat FO et le syndicat CGT demandent que ce projet Horizon 2035 soit abandonné. « Mais aussi l’ouverture de négociations, la mise en place d’un véritable calendrier de mise en stage des personnels contractuels, le recrutement des personnels nécessaires… Il y en a ras le bol qu’on soit précarisés, qu’on tire toujours sur la corde ! », s’indigne René Salle, pour FO, qui a longuement témoigné des conditions de travail des hospitaliers, devant les élus. Les deux syndicats veulent aussi l’assurance d’un « maintien de tous les postes », possible conséquence, selon eux, de ce plan Horizon 2035.

    De son côté Francis Saint-Hubert assure que « oui, nous devons être mieux organisés. Non, nous n’allons pas supprimer de postes pour construire quoi que ce soit, parce qu’il ne s’agit pas de construire des murs et ne pas avoir de personnel dedans. » Le directeur de l’hôpital, en amont du conseil de surveillance, a d’ailleurs réexpliqué les fondements du plan Horizon 2035 qu’il porte. « Dans ce projet, il y a plusieurs volets. Un volet stratégique, un volet qualité, un volet sécurité, déroule Francis Saint-Hubert. Le cœur de ce projet, c’est le projet médico-soignant. Qu’allons-nous offrir comme service en médecine, chirurgie, obstétrique ? Comment développer l’ambulatoire ? (….) Ça nécessite qu’on réorganise nos services, qu’on travaille différemment, ça nécessite des investissements, de nouveaux équipements, qu’on revoit l’articulation de nos bâtiments, les flux, les organisations des entrées et des sorties (…). »

    Concernant le manque de visibilité financière dénoncé par les syndicats, il précise : « Régulièrement, le gouvernement accorde des crédits pour financer les investissements des hôpitaux. Si nous n’avons pas de projet, que nous ne sommes pas prêts, nous ne pouvons pas émarger sur ces crédits-là. »

    Avant les prises de paroles des syndicats devant le conseil de surveillance, le maire a assuré aux soignants qu’au « regard de ce qu’il se passe en France en ce moment, nous comprenons votre inquiétude. Nous croyons en notre projet d’établissement. Mais pour ma part, je n’accepterais jamais de suppression de poste. »