Category: politique

  • Le PCF plaide pour des moyens au Fregate F-100

    Le PCF plaide pour des moyens au Fregate F-100

    Après le secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi, c’est au niveau national que le PCF monte au créneau pour demander que « la société Hynaero avec son Frégate F-100 soit bénéficiaire des crédits nécessaires et suffisants afin de mener à bien et dans des délais les plus courts possibles cet avion bombardier d’eau qui fait cruellement défaut aujourd’hui et peut-être encore plus demain », dans un communiqué de la commission Défense et industries stratégiques du secteur international du PCF.

    Non que Jean-Charles Schmidt, responsable de cette commission, soit contre les projets en cours d’adaptation d’avions existants – il rappelle notamment que le Parti communiste avait porté dans les années 1980 la proposition d’adapter un avion militaire
    C -160 Transall – mais parce que « transformer un avion militaire ou un avion de ligne ne remplacera jamais un avion étudié et fabriqué pour la mission a laquelle il est dédié ».

    « Avec sa capacité de 10 tonnes d’eau, le Fregate-F100 apporte un bond capacitaire par rapport aux avions qui ont fait référence jusqu’à ce jour », apprécie encore Jean-Charles Schmidt, qui souligne également les « plus de 4h d’autonomie de vol » ou « une autonomie de plus de 3h de combat sur les feux à 250 km de la base de stationnement ».

    Le responsable communiste souligne enfin que pour la société Hynaero, qui devra être installée à Istres, ait les moyens d’aboutir « une partie des profits des grandes entreprises aéronautiques doit être mobilisée au service de la France et de sa population » et que « les actionnaires devront faire preuve de patriotisme et non d’égoïsme ».

  • Des modalités de fusion incertaines pour l’IRD

    Des modalités de fusion incertaines pour l’IRD

    Beaucoup de questions et peu de réponses. Le bilan de la réunion organisée par la présidente de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Valérie Verdier, n’a pas levé les interrogations des représentants de salariés présents, ce 28 juillet. À l’ordre du jour, les modalités du projet de fusion entre l’IRD et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), souhaitée par le Gouvernement.

    L’absorption, prévue au 1er janvier 2027, préoccupe le personnel, tant pour leur avenir professionnel que pour le modèle unique de l’institut, qui réalise des missions en partenariat avec les pays du Sud. « On a exprimé nos inquiétudes. On réfléchit actuellement à notre demande d’allocation de moyens pour 2027, mais les agents nous demandent si cette projection budgétaire a du sens », raconte Fabienne Cartieaux, secrétaire générale de STREM-CFDT, syndicat majoritaire de l’établissement. Et de préciser : « Mais la présidente a affirmé qu’il y aurait un budget pour 2027 ».

    Selon la syndicaliste, Valérie Verdier a aussi soutenu que les engagements de l’IRD s’étendaient sur trois ans, et qu’ils seraient « tous honorés ». Un discours qui se veut rassurant, également au niveau d’une potentielle réduction d’effectifs. La présidente a assuré avoir « à cœur de défendre le personnel », selon Fabienne Cartieaux, qui émet des doutes : « Concernant les postes supprimés, la question se pose pour les contractuels. Le CNRS ne pourra pas gérer cet afflux de nouveaux agents ».

    Une fusion

    bien trop rapide

    Un des autres enjeux abordés pendant la réunion est l’autonomie de l’IRD au sein du CNRS. « Comment pourrait-on garder notre autonomie ? Rien ne nous garantit que le conseil d’administration du CNRS votera un budget adapté à nos missions Sud, s’alarme la secrétaire générale. Normalement, toutes les instances paritaires doivent être consultées, au niveau de l’IRD, du CNRS et du ministère de la Recherche ». Des étapes brûlées, selon la syndicaliste. Le personnel demeure donc dans le flou après cette réunion. « On poursuit nos projets, en attendant de savoir à quelle sauce on sera mangés », conclut-elle.

  • Fibre Excellence : « Ni fermeture ni abandon » pour la CGT

    Fibre Excellence : « Ni fermeture ni abandon » pour la CGT

    « Si la liquidation du site de Tarascon devait être confirmée, une lourde responsabilité politique reste incontournable : celle d’un État qui refuse d’assumer son rôle de stratège industriel alors même qu’une solution de reprise existe » : le message de la CGT alors que le tribunal de commerce doit rendre sa décision ce mardi.

    L’audience de lundi, qui a retoqué la proposition de reprise portée par Matthieu Pigasse et affirmé qu’aucune offre existait pour le site de Tarascon, avant de vouloir examiner une nouvelle offre pour Saint-Gaudens, a provoqué une « profonde inquiétude et révolte » de la CGT.

    « Depuis des mois, les salariés et leurs représentants ont accompli un travail considérable pour préserver l’activité et ils ont contribué à bâtir un projet industriel crédible, à identifier un repreneur français solide, à élaborer un plan de diversification de l’activité et à sécuriser des engagements financiers », martèle le syndicat avant d’asséner : « Là où l’État aurait dû être moteur, ce sont une nouvelle fois les salariés qui ont pris leurs responsabilités ».

    Pour la CGT, l’affaire dépasse le seul cas de Fibre Excellence. Elle y voit un « abandon préoccupant » de l’État face aux fermetures industrielles et aux délocalisations des productions à l’étranger et souligne l’importance de la filière bois-papier-carton, « tant du point de vue industriel qu’environnemental ».

    Elle appelle donc l’État à utiliser le délai accordé pour le site de Saint-Gaudens « pour rechercher toutes les solutions permettant de consolider le projet industriel » et « d’empêcher la disparition du site de Tarascon ». Sans quoi, le syndicat prévoit de soutenir pleinement les mobilisations à venir.

    Andréa Goyard-de Castro

  • La gauche arlésienne mobilisée pour l’avenir de Fibre Excellence

    La gauche arlésienne mobilisée pour l’avenir de Fibre Excellence

    La décision du tribunal de commerce de Toulouse, attendue ce mercredi quant à l’avenir de Fibre Excellence, laisse place aux prises de position de la classe politique locale. Les réactions se sont multipliées depuis l’annonce, lundi à la mi-journée, du sursis de 48 heures accordé par le tribunal pour le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), en raison de l’émergence d’un potentiel repreneur. Quant à l’usine de pâte à papier de Tarascon, le tribunal a requis la liquidation judiciaire.

    « Une catastrophe sociale pour le territoire »

    Les élus de l’Union pour Arles, au conseil municipal et communautaire Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), dont Tarascon fait partie, ont rapidement réagi en parlant d’une « catastrophe sociale et industrielle pour notre territoire ». « L’État ne peut pas se contenter d’accompagner les conséquences. Il doit agir pour prévenir les fermetures, soutenir les projets industriels crédibles et protéger les filières stratégiques », considère le groupe d’opposition. Ce dernier affirme « rester pleinement mobilisé aux côtés des salariés et de leurs syndicats pour défendre chaque emploi et préserver une activité industrielle sur ce site ».

    Le maire d’Arles et président de l’Agglomération, Patrick de Carolis (Horizons), parle également d’une « perspective d’une gravité exceptionnelle » quand « un site industriel majeur, des centaines d’emplois directs et indirects et une part essentielle de l’avenir économique de Tarascon et du territoire arlésien » pourraient disparaître.

    Le vice-président du Département des Bouches-du-Rhône et ancien maire (DVD) de Tarascon, Lucien Limousin, s’est quant à lui tourné vers la préfecture de région. Dans un message adressé au préfet, l’élu rappelle qu’au-delà des 270 emplois directs concernés, la fermeture représenterait une « perte pour l’intercommunalité d’une recette annuelle de près de 800 000 euros et, selon le directeur de l’usine, de 100 millions d’euros pour les finances publiques ». D’autre part, l’ancien édile pointe le fait que « l’usine consomme plus d’un million de tonnes de bois par an provenant essentiellement de la forêt française » et s’interroge sur le devenir de cette ressource à l’heure où les grands incendies se multiplient.

    De son côté, la section du PCF de Beaucaire, sur l’autre rive du Rhône, dénonce « l’hypocrisie d’un gouvernement qui prône la réindustrialisation du pays, alors qu’il mène une politique opposée à cet objectif ». Elle estime que « le démantèlement de l’usine, la dépollution et l’indemnisation des salariés auront un coût supérieur à celui du sauvetage de ce fleuron de notre indépendance économique ». Au niveau national, le PCF appelle à « une prise de participation publique du site de Tarascon pouvant aller jusqu’à la maîtrise, afin de préserver les emplois, les compétences et les machines et construire une solution industrielle. Il faut sécuriser durablement l’avenir de la filière, notamment par un prix de l’énergie compatible » avec son activité, une décision qui relève de l’État.

    Le RN chasse la CGT et FO de la maison des syndicats

    S’il est possible de trouver des mots de soutien dans son communiqué à l’égard des salariés, le maire (RN) de Tarascon, Alexandre Ducouret, a parallèlement décidé de chasser les syndicats CGT et FO de la maison des syndicats qu’ils occupent depuis 2014. Selon La Provence du 23 juillet, une procédure a été engagée par l’élu d’extrême droite afin de récupérer ce bâtiment. Selon le maire, il s’agit d’une décision budgétaire, visant à « récupérer les bâtiments donnés gratuitement à la CGT », qui « fait de la politique », explique-t-il à La Provence. Peut être n’a-t-il pas apprécié le cordon sanitaire dressé autour de lui lors de la conférence de presse tenue par les salariés, le 18 juin, à laquelle il avait tenté de s’inviter.

    Mais « défendre les emplois, c’est aussi défendre ceux qui les défendent », tance l’opposant arlésien Nicolas Koukas. « Les syndicats sont indispensables, ils sont en première ligne pour défendre l’avenir de Fibre Excellence et des emplois », estime l’élu d’opposition, considérant « préoccupantes » les situations de la Bourse du travail d’Arles et de la maison des syndicats de Tarascon, où les syndicats sont mobilisés pour conserver leurs locaux. « La cohérence, c’est défendre les travailleurs et les outils qui leur permettent de se mobiliser », conclut-il.

  • La France brûle, les moyens manquent

    La France brûle, les moyens manquent

    Posté devant les flammes de l’incendie hors-norme de Gironde, qui a brûlé 50 000 hectares et coûté la vie à deux pompiers depuis le 22 juillet, un sapeur témoigne sur France 3 Aquitaine : « On essaie de dormir 3 ou 4 heures par nuit, mais les organismes commencent à être touchés. Pour moi, comme pour les collègues, ça commence à tirer ». Le même jour sur franceinfo, un autre s’indigne : « Non, on n’est pas assez nombreux. Mais on fait comme on peut, parce que c’est la guerre. »

    Pourtant, les cris d’alerte ne datent pas d’hier. En 2021 déjà, dans le cadre d’un conflit social porté par les sapeurs-pompiers pour obtenir une meilleure rémunération, la CGT des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) pointait la perte de 1 000 camions dédiés à la lutte contre les incendies entre 2000 et 2020. « Le problème en France c’est que, schématiquement, nous n’avançons que lorsqu’on affronte une catastrophe. Un an plus tard, après les mégafeux de 2022 [60 000 hectares de forêt ont brûlé cette année-là dans le pays, ndlr], le Président a fait de grandes annonces et a promis de 1 080 nouveaux véhicules », note Sébastien Delavoux, sapeur-pompier et représentant syndical de la CGT Sdis. Des annonces positives, mais tardives et insuffisantes selon le syndicaliste : « D’abord parce qu’il faut attendre 2027 et 2028 pour que tout soit livré, ensuite parce que cette nouvelle flotte ne comblera pas le vide, car elle remplacera une partie des engins aujourd’hui devenus trop vétustes ».

    Penser une réponse durable

    Les déficits d’effectifs humains ont eux aussi été signalés par la CGT Sdis, dans un communiqué d’octobre 2025. Le document indique, notamment, que le nombre d’hommes de rang volontaires, regroupant les grades de sapeur et de caporal, est passé de 161 230 en 2002 à 123 453 en 2023. Une évolution préoccupante alors même que le risque incendie s’est étendu dans l’espace comme dans le temps depuis les années 2000, sous l’effet du changement climatique, selon le ministère de la Transition écologique. « Il faut interroger la centralité des pompiers volontaires et embaucher davantage de professionnels qui puissent garantir une disponibilité sur tout le territoire », souligne Sébastien Delavoux.

    Mais ces perspectives d’embauche restent limitées par les moyens des Départements, en charge d’une large partie du financement des Sdis. De quoi pousser l’association des Départements de France à réclamer, lundi, dans un communiqué, « l’ouverture immédiate d’une réforme du financement des Sdis, assortie de ressources nouvelles, pérennes et à la hauteur des risques auxquels notre pays est désormais confronté ».

    Au-delà des manques de moyens constatés directement chez les pompiers, Sébastien Delavoux dénonce des coupes budgétaires chez d’autres acteurs de la prévention : « Le nombre d’agents de l’Office national des forêts (ONF) est passé de 12 500 à 8 000 en vingt ans. Évidemment que ça dégrade l’entretien de la forêt. Leur travail ne se voit pas, mais est essentiel ».

    Dans un communiqué, mardi, la CGT nationale, qui souhaite « rendre obligatoire et automatique la libération effective des pompiers volontaires par leurs employeurs pendant les interventions », plaide elle aussi pour « renforcer les effectifs de pompiers professionnels et les moyens matériels ». Le syndicat réclame par ailleurs la sortie d’une logique de gestion de crise et l’engagement de véritables politiques de prévention, d’adaptation et de renforcement des moyens publics face à une crise climatique devenue durable.

    D’après les projections de Météo France, au sujet des feux de forêts, le nombre de jours à risque élevé devrait être multiplié par deux d’ici 2050, du fait du réchauffement climatique.

  • Le double sens porte Saint-Lazare inquiète des riverains d’Avignon

    Le double sens porte Saint-Lazare inquiète des riverains d’Avignon

    Alors que la mini-pelle a déjà commencé à buriner le goudron devant la porte Saint-Lazare d’Avignon pour permettre aux voitures de rentrer à nouveau dans les remparts, une vingtaine de personnes se sont rassemblées à quelques mètres pour s’opposer à cette décision.

    Didier Bally, membre du collectif Saint-Lazare, dénonce une « décision irréfléchie ». Il s’interroge ainsi sur la « précipitation » de cette opération qui fait partie d’un plan plus large. « Il n’y a aucun avantage, si ce n’est défaire pour défaire ce qui a été fait », insiste-t-il, estimant que cela augure « une modification plus importante de la circulation en intra-muros ».

    Il pointe également que cette circulation ne pourra emprunter, pour l’heure, la rue du Rempart-Saint-Lazare. Et que les véhicules vont croiser ceux descendant de la rue Carreterie, ainsi que les piétons et les cyclistes. « Ce qui pose aussi un problème de sécurité », estime-t-il.

    Modifications possibles

    Contacté par La Marseillaise, l’adjoint au maire délégué aux mobilités, Nicolas Donnadille, assure que cette mesure, qui fait partie du démantèlement du plan Faubourg, permet « d’ouvrir un accès supplémentaire au secteur nord-est d’Avignon intra-muros », estimant que les deux ouvertures existantes, que sont la porte Thiers et la porte Saint-Joseph, ne suffisaient pas. Tout en rappelant que « c’était un engagement de campagne ». Et que des évolutions sont possibles en apportant des « aménagements de sécurité ou de réduction de vitesse » pour dissuader ceux qui aimeraient se servir de ce nouveau passage pour éviter les embouteillages. Et d’assurer que des évolutions sont possibles si les retours des riverains sont négatifs.

    Pétition sur onparticipe.fr

  • LFI à la conquête des Alpes avec sa caravane et ses candidats

    LFI à la conquête des Alpes avec sa caravane et ses candidats

    Ce n’est pas par hasard que le quartier de Beaulieu, à Sisteron, a été choisi comme étape par LFI pour la tournée de sa « caravane populaire » : c’est un quartier populaire, et surtout, un quartier qui vote très peu. Le taux d’abstention y est particulièrement élevé. Et LFI a choisi de mettre l’accent sur la mobilisation des abstentionnistes, ou des personnes non inscrites sur les listes électorales.

    C’était le cas de très nombreux habitants croisés en porte à porte par les militants lundi soir, pour certains difficiles à convaincre. « Avoir une députée d’extrême droite ? Cela ne me dérange pas, c’est pas grave, chacun vote comme il veut », répond un habitant à Léo Walter, ancien député LFI du département. D’autres, plus réceptifs, apprennent avec les militants à s’inscrire sur les listes électorales. « 20% des gens sont mal inscrits ou pas inscrits », déplore Juliette Lanos, militante LFI à Clermont-Ferrand, qui s’est lancée dans la tournée de la caravane du Sud de la France. Trois autres caravanes populaires parcourent le Nord, l’Est et l’Ouest. L’idée est également de « montrer que les insoumis ne partent pas en vacances » et restent actifs même en dehors des périodes électorales, avance Édouard Richard, militant lillois. « Quand on discute, qu’on parle de fond, du programme, très vite, la diabolisation du personnage de Mélenchon passe au second plan », affirme Juliette Lanos.

    LFI a également profité de cette journée pour annoncer ses candidats pour les sénatoriales : Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx.

  • À Béziers, R. Ménard déroule le tapis rouge au Canon français

    À Béziers, R. Ménard déroule le tapis rouge au Canon français

    Et deux de plus ! Le Canon français – société détenue à 30% par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin – revient dans la cité de Riquet pour organiser deux de ses banquets on ne peut plus décriés les 18 et 19 septembre prochains aux Arènes. Car il faut dire que si les organisateurs mettent en avant le bien-manger et la festivité de la manifestation, il en ressort plutôt des propos racistes, sexistes tenus par certains de ses participants, comme lors de celui organisé à Caen, en avril dernier et révélés par Radio France.

    Mais pas de quoi inquiéter l’édile d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, qui a fait signer une convention de partenariat avec le Canon français, début juillet. Louant « un événement culturel à destination du grand public » participant à « la valorisation du patrimoine biterrois », cette dernière prévoit notamment le prêt de matériel (chaises, tables, barrières, conteneurs). La police municipale sera également mobilisée afin d’assurer la sécurité pour le banquet du 19. Un partenariat qui provoque l’ire des oppositions. « C’est une démarche politique pour mettre en avant les idées d’extrême droite et conservatrices. On met en scène une vision caricaturale de la France. Il ne faut pas être dupe. Il n’y a pas que des gens qui viendront faire la fête », dénonce l’écologiste Thierry Antoine.

    Mais c’est surtout la participation de la municipalité qui a du mal à passer. « L’argent public n’a pas à financer ou à soutenir ce genre d’initiatives. D’ailleurs, Stérin ne paie pas ses impôts en France mais en Belgique », soutient Thierry Mathieu, du groupe Rassembler Béziers. D’autant que l’événement n’est pas gratuit, les heureux élus devront débourser pas moins de 80 euros pour s’offrir le billet – sauf pour l’édile et ses copains puisque 50 billets leur ont été offerts pour chaque soir. « Comment peut-on parler “d’ événement culturel grand public” lorsqu’il s’agit d’un repas à 80 euros par personne ? », s’indigne Catherine Vandroy, de Rassembler Béziers. La cité de Riquet étant l’une des plus pauvres de France, il y a peu de chances d’y retrouver beaucoup de Biterrois aux banquets. Mais Robert Ménard aura, une nouvelle fois, fait parler de lui.

  • Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine

    Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine

    Pour Sylvain André, le voyage en Palestine n’était pas une première. Le maire communiste avait déjà participé à un périple organisé par l’Association France-Palestine solidarité en 2014 où il avait déjà pu mesurer la colonisation de la Cisjordanie par Israël. « À l’époque, j’avais visité plus de villages et la situation était déjà dramatique. Mais la situation s’est profondément aggravée. Il y a eu plus de créations de colonies en trois ans que depuis 1967. Ce chiffre a été confirmé par le vice-consul de France », explique l’élu gardois qui représentait la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens.

    Pendant cinq jours, Sylvain André a en effet accompagné une délégation du PCF composée notamment de Vincent Boulet, responsable du secteur international du PCF et de la sénatrice Silvana Silvani. Ils ont ainsi visité Ramallah, Jérusalem et Naplouse où ils ont rencontré des dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le comité pour la libération de Marwan Barghouti (incarcéré depuis 2004 qui a de nouveau subi des violences ces derniers jours), le président du syndicat des journalistes palestiniens, d’anciens compagnons de route de Yasser Arafat, le secrétaire général du Parti du peuple palestinien (PPP), un responsable du Fatah, un député du PC israélien et même le consul et vice-consul de France avec qui ils ont fêté le 14 juillet. Une gerbe du PCF a également été déposée au mausolée de Yasser Arafat.

    « Le génocide continue »

    Tous ont confirmé l’accélération de la colonisation en Cisjordanie. « En plus, ce sont des colons particulièrement agressifs et violents. Il y a des bagarres avec les Palestiniens, ça peut aller jusqu’au drame, c’est arrivé plusieurs fois. Et ils sont toujours protégés par l’armée israélienne qui harcèle régulièrement les Palestiniens. Il y a plus de 800 checkpoints en Cisjordanie, qu’Israël ferme pour un oui ou pour un non », précise Sylvain André qui a également évoqué à plusieurs reprises la situation toujours dramatique à Gaza : « Les journalistes internationaux ne sont toujours pas autorisés à rentrer à Gaza et pendant ce temps, Israël en profite pour nettoyer toutes les preuves de crimes contre l’humanité. Le génocide continue. On n’en parle plus mais il y a encore beaucoup de morts. La situation sanitaire est catastrophique : beaucoup d’hôpitaux ont été touchés et le système d’assainissement a été détruit. Aujourd’hui, il y a des rats partout, des maladies reviennent… La gale est présente. »

    Ce voyage devait également renforcer l’alliance entre le PCF et l’OLP qui avait été signée par Fabien Roussel il y a plus d’un an. « L’idée c’est de pouvoir continuer à développer des coopérations avec les collectivités territoriales et des échanges de jeunes notamment autour du sport qui peut être un bon vecteur », conclut Sylvain André qui souhaite aussi que la population fasse pression sur l’État français pour qu’il engage des sanctions contre l’État d’Israël.

  • Le maire d’Alès visé par des menaces signées « DZ Mafia »

    Le maire d’Alès visé par des menaces signées « DZ Mafia »

    Le message est clair. Jeudi dernier, l’épouse du maire d’Alès, Christophe Rivenq (LR), découvre dans leur boîte aux lettres une enveloppe marquée d’insultes et de menaces de mort visant son mari, avec à l’intérieur deux balles de 9 mm. Des tags injurieux et menaçants étaient également retrouvés sur les murs de leur domicile. Le tout signé « DZ NG », pour « DZ Mafia Nouvelle Génération ». Une appellation interprétée par certains spécialistes comme le signe d’une recomposition du pouvoir entre les principaux leaders du groupe criminel marseillais DZ Mafia, et qui semblerait s’être progressivement implantée à Alès depuis l’été dernier, notamment dans le quartier des Cévennes.

    Quelques jours après, lundi 20 juillet, Christophe Rivenq était exfiltré de son domicile par le RAID après le signalement d’une nouvelle menace et la suspicion d’une voiture piégée. Le soir même, des mesures de protection renforcées du maire étaient prises à la demande du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le parquet anti-criminalité organisée s’est saisi de l’enquête, tandis que le 22 juillet, une vidéo tournée par des membres se réclamant de la DZ Mafia et niant sa responsabilité était publiée sur les réseaux sociaux. Cette démonstration de force intervient dans un contexte de fortes pressions exercées localement par les forces de l’ordre contre le narcotrafic. Interrogée par Le Monde au sujet des violences qui se sont multipliées ces derniers mois dans la commune gardoise, une source policière souligne que « la DZ NG est active sur Alès. Et on connaît la dangerosité de cette organisation et leur capacité à faire monter des jeunes endoctrinés sur leurs actions violentes ». Dans une vidéo publiée sur Facebook, Christophe Rivenq s’est montré déterminé à poursuivre avec « la même fermeté » son combat contre le narcotrafic.

    « Je resterai debout »

    « Je resterai debout parce que, ce faisant, c’est la République qui reste debout », affirme-t-il, avant d’appeler à renforcer le pouvoir des élus pour leur permettre « d’être encore plus actifs pour protéger nos concitoyens ».

    Rapidement, l’élu a reçu des témoignages de soutien de la part de la présidence de la République, du Sénat et du gouvernement, mais aussi de nombreux élus locaux. Dès le 17 juillet, Paul Planque, élu d’opposition (PCF) à Alès, affirmait dans un communiqué la nécessité de faire preuve « d’unité et de fermeté » face à des actes d’une telle gravité. « La peur ne doit jamais dicter nos choix, ni faire reculer celles et ceux qui accomplissent leur mission avec courage. » Des communiqués de soutien ont également été diffusés par la section d’Alès du PCF, par le maire de Sète Hervé Marquès (LR) ou encore par les Écologistes du Gard, ces derniers affirmant que « la réponse à ce défi doit être à la hauteur de l’urgence et ne saurait se réduire à une logique sécuritaire répressive qui, comme le montre l’exemple des opérations “place nette”, s’avère inefficace pour démanteler les structures mafieuses ». Vincent Bouget, le maire de Nîmes, s’est rendu de son côté dès le 17 juillet à Alès. « J’ai pu l’assurer de tout mon soutien face aux injures et aux menaces de mort inacceptables qu’il a reçues, indique-t-il. La peur ne doit jamais dicter la loi. Les conditions du débat démocratique doivent rester respectueuses de l’intégrité de toutes et tous. »

    « La peur doit changer de camp, la DZ Mafia traquée »

    Toujours au sein du PCF, Sylvain André, maire de Cendras, a aussi apporté son soutien à l’élu, affirmant que ces menaces constituent des faits d’une extrême gravité : « La République ne doit pas flancher d’un millimètre face aux voyous. Quelles que soient nos sensibilités politiques, nous devons faire bloc derrière celles et ceux qui incarnent la République. Face aux intimidations, notre unité est notre meilleure réponse. »

    Pour la fédération du PCF du Gard, « la peur doit changer de camp. La DZ Mafia doit être traquée et empêchée de nuire. Pas de place dans notre démocratie pour les trafiquants. Nous sommes disponibles pour toute initiative publique », déclare son secrétaire départemental et vice-président du Département, Christian Bastid.