Category: politique

  • À Martigues, un cahier de vacances dédié au climat et à la justice sociale

    À Martigues, un cahier de vacances dédié au climat et à la justice sociale

    Les vacances aussi sont politiques. Mercredi soir, les communistes de Martigues sont allés à la rencontre des passants sur le marché nocturne de Jonquières, ainsi qu’à la plage de Ferrières, pour distribuer leur cahier d’été « revendicatif », comme le précise Laetitia Sabatier, secrétaire de la section de Martigues du PCF.

    « C’est un tract sous forme ludique avec des mots croisés, des quiz, qui parlent de nos priorités », présente la responsable aux plagistes, accompagnée de la conseillère municipale (PCF) Mélaine Del Baldo. À l’intérieur, cinq questions portent sur la réduction des émissions mondiales de CO2, de la submersion du département à horizon 2100 ou de l’augmentation du nombre de jours au-dessus de 35°.

    « Il faut taxer les riches pour redistribuer »

    Les priorités dont parlait la secrétaire de section sont d’« électrifier les usages avec un mix énergétique entre les énergies renouvelables et le nucléaire », « végétaliser massivement pour limiter les effets du réchauffement climatique » ou encore « l’amélioration et la gratuité du transport public du quotidien et la relance du fret ferroviaire », exposées dans le cahier d’été distribué.

    Au centre de cette idée : « Lier la justice sociale avec l’enjeu climatique » pour Laetitia Sabatier, citant le Plan climat pour la France empreinte 2050 du PCF. « Prélever 10% du patrimoine des 10% les plus aisés permet de récupérer 5 milliards d’euros par an et rend possible l’investissement » nécessaire à ce plan, lit-on dans le cahier. « Je suis d’accord avec le principe de taxer les milliardaires pour redistribuer à l’Hôpital, l’école, la lutte pour le climat », approuve Jafar, qui profite de l’ombre des pins de la plage de Ferrières. Samir, son collègue, estime que « le problème, c’est que les entreprises qui rénovent font n’importe quoi et s’en mettent plein les poches », juge-t-il, en référence aux aides à la rénovation thermique faites pour avoir chaud l’hiver, mais oublient souvent le confort d’été. La climatisation, dans ce contexte, est envisageable « avec un mix énergétique nucléaire, géothermie, et chaleur de la mer »n avance-t-il.

  • Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Cinq ans d’études et un million d’euros demandés par la SNCF pour le projet de voie douce traversant le passage à niveau : la pilule a du mal à passer pour Benoît Gauvan, le maire (Renaissance) d’Oraison, depuis qu’il a appris cette nouvelle. « Je suis en colère, parce que le projet avançait bien et rapidement, et on se retrouve bloqués, scandalisés par le coût, déplore-t-il. Acheter un appartement sur les Champs-Élysées nous aurait coûté moins cher ! »

    Le projet, porté par le Département et la mairie d’Oraison depuis de nombreuses années, a pour objectif de relier Oraison à la gare de La Brillanne en mobilités douces. « Depuis le Covid et la démocratisation du télétravail, on a beaucoup d’Aixois et de Marseillais qui se sont installés à Oraison et qui font fréquemment des allers-retours », explique Benoît Gauvan. Cette voie douce d’1,6 km leur permettrait de rejoindre la gare à moindre coût environnemental, et en toute sécurité, alors que le trajet est pour l’instant très dangereux à parcourir à pied ou à vélo, selon le maire. « On a besoin de sécuriser de la sortie d’Oraison jusqu’à Intermarché, parce qu’on a beaucoup de gens qui y vont à pied, et que c’est très dangereux puisque les gens marchent sur la route pour faire le tour des platanes », précise-t-il.

    Le projet coûte très cher, puisqu’il nécessite de déplacer une partie de la voie routière pour laisser place à la voie verte, sur un terrain pentu.

    « Il s’agit d’un dossier pour lequel la SNCF est en relation avec le département, qui a récemment fait l’objet d’une convention de financement », a indiqué la SNCF, qui ne pouvait fournir plus d’éléments dans l’immédiat.

  • Jaurès, une pensée libre assassinée il y a 112 ans

    Jaurès, une pensée libre assassinée il y a 112 ans

    Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné par un nationaliste. Il est la première victime de la guerre. Son enterrement, le 4 août, coïncide avec le début du conflit.

    La pensée de Jaurès était éminemment libre, toujours en mouvement, liée intimement à l’action politique, mais aussi à la recherche historique et philosophique.

    Alors que les calomnies les plus infâmes de la réaction ont justifié par avance, sinon armé, le bras de son assassin, des hommes et femmes politiques de droite et d’extrême droite aujourd’hui, héritiers de cette réaction et falsificateurs de l’histoire osent se réclamer de Jaurès, sans la moindre vergogne.

    Collaborateur

    de la Dépêche

    Né le 3 septembre 1859, à Castres dans le Tarn, ce brillant élève du lycée de la ville est reçu premier à l’ENS de la rue d’Ulm, puis troisième à l’agrégation de philosophie. Il enseigne d’abord au lycée d’Albi, ensuite à la Faculté de Toulouse. Élu député en 1885, il fait partie des républicains qui soutiennent la politique des gouvernants de l’époque, notamment celle de Jules Ferry.

    Docteur ès lettres en 1892, il continue son activité politique évoluant dans la mouvance radicale-socialiste. Il est aussi un collaborateur régulier de La Dépêche de Toulouse future Dépêche du Midi.

    Aussi conseiller municipal de Toulouse, puis rapidement maire adjoint à l’instruction publique. Il écrit dans La Dépêche le 4 juin 1892 dans le contexte de l’affaire Dreyfus, « c’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race, l’humanité ». Ses mots résonnent dans la France de 2026.

    Les grèves des mineurs de Carmaux de 1892 à 1895 vont le voir s’engager résolument de leur côté. Il comprend alors que le prolétariat comme classe a en mains la clé du devenir de l’humanité ; il est la force sociale fondamentale capable de briser le système de la propriété privée des moyens de production, le système capitaliste. La classe ouvrière est la seule classe qui n’a aucun intérêt distinct de celui de la société globale, en conséquence, elle est la classe porteuse de l’avenir.

    Libre penseur et fort de sa vaste culture il connaît l’histoire et le rôle joué par l’Église au travers des siècles. C’est dans ce contexte qu’il a lutté contre l’obscurantisme, défendu l’émancipation et œuvré pour l’élaboration et le vote de la loi de séparation entre les Églises et l’État.

    Fondateur de l’Humanité

    En 1904, Jean Jaurès est l’un des fondateurs du quotidien L’Humanité. Et le rôle de ce quotidien est capital dans cette période. Le journal est de toutes les luttes. Il dénonce la catastrophe de Courrières et soutient les revendications ouvrières, tente d’arracher la France au « guêpier marocain » et surtout se dresse contre le péril de la guerre. Le 31 juillet, dans son ultime éditorial, Jaurès écrit : « C’est à l’intelligence du peuple, c’est à sa pensée que nous devons aujourd’hui faire appel si nous voulons qu’il puisse rester maître du sol, refouler les paniques, dominer les événements et surveiller la marche des hommes et des choses pour écarter de la race humaine l’horreur de la guerre ».

    Jaurès, symbole

    du pacifisme

    « Ils ont tué Jaurès »

    Jean Jaurès aura lutté contre la guerre les dix dernières années de sa vie. « Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage » disait-il. Il s’oppose notamment à la loi des Trois ans qui veut augmenter la durée du service militaire de 2 à 3 ans pour préparer l’armée française à une guerre avec l’Allemagne. Mais elle sera adoptée malgré son discours devant 150 000 personnes le 25 mai au Pré Saint-Gervais donnant lieu à la célèbre photo de Maurice-Louis Branger. Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné. La mort de la figure emblématique du pacifisme a été suivi du ralliement de la gauche française à « l’union sacrée ».

  • À Orange, le concert hommage à Queen aura finalement bien lieu

    À Orange, le concert hommage à Queen aura finalement bien lieu

    Le concert hommage au groupe Queen, prévu le vendredi 4 septembre, au théâtre antique d’Orange, est finalement maintenu. Le tribunal administratif de Nîmes devait examiner jeudi le recours déposé par le producteur contre l’annulation du concert. Il n’a finalement pas eu à se prononcer. David Hardit et le maire (RN) Jean-Dominique Artaud ont trouvé un compromis. Le spectacle avait été annulé par l’élu d’extrême droite, qui invoquait des raisons budgétaires après un éboulement ayant entraîné 300 000 euros de dépenses pour la commune.

    Un protocole doit être signé avant d’être validé, lundi en conseil municipal, puis homologué par le tribunal. Contre l’abandon de son recours, David Hardit consent à un important effort financier. « Je paye la technique, le repas de tout le monde et la Sacem, détaille-t-il. Lui ne paye que 20 000 euros contre les 41 000 prévus dans le contrat que j’avais signé avec le maire précédent. »

    Au total, le producteur devra débourser 40 000 euros pour maintenir ce concert. « Ça a fini par se régler parce que je veux absolument que les choristes jouent », précise-t-il. Tous sont bénévoles et avaient déjà réservé leur transport ou leur hébergement. « Ma victoire, c’est d’être allé jusqu’au bout, même au tribunal, pour que mes choristes puissent jouer. »

    Une « jurisprudence »

    Malgré cette issue, David Hardit estime que « la méthode du maire est indécente » et regrette qu’« il ait voulu priver » le public d’un concert gratuit. Il voit toutefois dans cette victoire un précédent : « Le fait que le concert ait lieu fait jurisprudence. Maintenant, je dirai à mes collègues producteurs : “Battez-vous, on peut les faire plier” ». Une satisfaction qui n’efface pas son amertume : « Je ne remettrai plus un pied à Orange ».

  • Brigitte Devésa et Renaud Muselier misent sur l’unité aux sénatoriales

    Brigitte Devésa et Renaud Muselier misent sur l’unité aux sénatoriales

    Dix jours après la présentation des quatre premiers membres de la liste en vue des sénatoriales, c’est à Aix, autour de la table d’un restaurant sur la Rotonde, que Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, introduit la totalité des membres qui la composent. En tête, Brigitte Devésa, sénatrice (UDI) sortante aixoise, suivie de Renaud Muselier, de Véronique Miquelly, maire (DVD) d’Auriol, et de Michel Pécout, maire (DVD) de Graveson. Des noms déjà révélés dans la presse.

    À ces premiers candidats s’ajoutent désormais les noms de Catherine Moyemont-Gaildry, Martial Alvarez, Anne Claudius-Petit, Philippe Ardhuin, Sophie Joissains et David Galtier, déjà engagés sur la liste en 2020. Pour Renaud Muselier, il s’agit d’« une liste représentative du territoire », réunissant six maires, une sénatrice sortante, un président de conseil régional, deux conseillers départementaux, quatre conseillers régionaux, six conseillers métropolitains, la présidente de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement, le président de 13 Habitat et un général de gendarmerie (2S).

    Le choix du « collectif »

    L’ADN de cette liste, selon lui, est celui d’une équipe « forte de son expérience, organisée, structurée » et « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles ». Il ajoute : « Dans ce combat, qui est un combat politique national, nous sommes une liste qui représente le président Gérard Larcher et la majorité sénatoriale ».

    Outre le soutien revendiqué du président du Sénat, la liste peut compter sur l’appui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et de Nicolas Isnard (LR), premier vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui coprésident son comité de soutien. Elle bénéficie également du soutien de Georges Cristiani, maire (DVC) de Mimet et surtout président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône.

    « J’espère que nous aurons le maximum de sénateurs. Les chiffres nous donnent quatre sénateurs, j’espère qu’on réussira à le réaliser », avance la sénatrice sortante, Brigitte Devésa. Pourtant, cette liste, qui se veut représentative de l’union de la droite et du centre, s’inscrit désormais dans un paysage où les candidatures se multiplient à droite. Dernière en date, la « liste des maires », lancée par Hervé Granier, maire (DVD) de Gardanne. Elle s’ajoute aux candidatures des sénateurs LR sortants Valérie Boyer, un temps pressentie sur la liste avec Renaud Muselier avant de s’en éloigner, et de Stéphane Le Rudulier. « Nous constatons une multiplication des candidatures qui ne peut qu’affaiblir la représentation d’une famille politique (…). Notre liste d’union des droites et du centre incarne la légitimité de nos valeurs (…). Dans un contexte où chaque voix compte, le rassemblement est une nécessité. L’intérêt général ne doit pas prévaloir sur nos ambitions individuelles », tacle Philippe Ardhuin, maire (LR) de Simiane-Collongue. De son côté, Georges Cristiani, se dit convaincu que « les maires des Bouches-du-Rhône seront conscients qu’à un moment, il faut choisir l’efficacité ».

    La division, estime Renaud Muselier, n’est « pas spécifique à notre famille politique ». En attendant d’éventuelles nouvelles candidatures, il espère que « d’ici là, ceux qui ont envie de tenter leur propre aventure feront le choix de revenir dans le collectif ». Si Brigitte Devésa « ne critique pas la candidature de M. Granier », elle note que « lorsqu’on divise, ce n’est pas bon. S’il a l’intérêt des maires, à défendre son territoire, il devrait faire attention ».

    Parmi les soutiens présents figurait aussi Ludovic Perney, président de LR 13, qui appelle « l’ensemble des élus et grands électeurs LR à soutenir cette liste de rassemblement dans l’intérêt de notre territoire », soutenant que « dans une lecture à un seul tour, le rassemblement est la condition de la victoire ».

  • Airbus livre une nouvelle machine aux Forces spéciales

    Airbus livre une nouvelle machine aux Forces spéciales

    Cet hélicoptère promet d’amener les Forces spéciales françaises « partout où elles sont demandées », d’après l’ingénieur en chef des études et techniques de l’armement Nicolas, directeur du programme NH90 à la Direction générale de l’armement (DGA). Le premier Airbus NH90 version Forces spéciales a été livré par le constructeur marignanais à l’Armée de Terre, ce jeudi après-midi, à l’issue d’une cérémonie avec l’Armée et l’agence Nahema de l’Otan, chargée du programme NH90.

    D’un poids de 11 tonnes, permettant d’embarquer vingt personnes et jusqu’à 4 tonnes de matériel, cet exemplaire destiné au 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau-Uzein affiche un rayon d’action de plus de 800 kilomètres, soit un aller-retour Marseille-Lille à vol d’oiseau, porté à 1 600 kilomètres pour un convoyage, soit un aller simple entre Marseille et Athènes.

    Le rôle de cet appareil est de pouvoir « s’insérer de nuit en vol extrêmement bas pour transporter des commandos là où ils ne sont pas les bienvenus » détaille le PDG d’Airbus Helicopters Matthieu Louvot, en marge.

    L’hélicoptère est conçu pour être rapide et agile, en dépit du fait d’être le 2e hélicoptère le plus lourd de l’Armée. Son blindage composite n’est pas sa force. « Son avantage est qu’il se pilote facilement », explique Lionel Arlen, l’un des pilotes d’essai d’Airbus.

    « Son avantage est

    qu’il se pilote facilement »

    « Son agilité et sa mobilité se rapprochent d’un plus petit appareil », poursuit le pilote, en plus de sa capacité à voler bas où il est donc exposé aux armes légères comme les kalachnikovs. Dans ce contexte, la rapidité d’exécution permet de réduire le temps de réaction des adversaires. La caméra au nez de l’appareil, qui peut voir jusqu’à une dizaine de kilomètres, permet un affichage en trois dimensions du terrain survolé directement dans le casque du pilote. Autre élément distinctif, il s’agit du « seul appareil de série à disposer de commandes électriques qui procurent un confort de pilotage et permettent au pilote de se concentrer sur sa trajectoire », détaille l’ingénieur en chef Nicolas de la DGA, tout comme d’affiner l’opération du treuil de transport de matériel.

    La durée de vie opérationnelle de l’appareil est d’« une quarantaine d’années », d’après l’ingénieur en chef Nicolas, suivant les différentes améliorations possibles. D’ici à 2029, 17 autres appareils du même type seront livrés à l’Armée, pour un coût unitaire de plusieurs dizaines de millions d’euros, compris dans les deux milliards d’euros dédiés à l’ensemble des Forces spéciales françaises dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030.

    Après avoir quitté Marignane, l’appareil rejoindra Valence (Drôme) pour une période d’expérimentation. L’objectif est « de pouvoir projeter l’appareil en opération d’ici un an », selon le général Doutaud, commandant en second de l’Aviation légère de l’Armée de Terre.

  • L’État lance une mission sur l’avenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence

    L’État lance une mission sur l’avenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence

    Une mission « indépendante », « d’analyse et de propositions sur la situation et le devenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence » alors qu’elle « traverse une période difficile et inédite depuis sa création en 2016 », a été lancée par le gouvernement ce 29 juillet. Confiée à Dominique Busserau, ancien ministre, et à Jean-François Debat, président du Comité des finances locales, elle entend « proposer des évolutions » pour « renforcer l’efficacité de l’action publique ». Et débutera ses travaux fin septembre, histoire de « respecter la séquence budgétaire actuellement engagée » par la collectivité.

    Pour ce faire, ils se pencheront sur l’organisation institutionnelle, la « gouvernance », les compétences, les relations avec les communes qui la composent, les mécanismes financiers, la lisibilité et l’efficacité de l’action publique.

    Un « cri d’alarme »

    Si le président d’Aix-Marseille-Provence estime que cette mission est « une première étape pour trouver des solutions concrètes et durables » rappelant que ce territoire de deux millions d’habitants, est « quatre fois plus étendu que le Grand Paris et riche d’une diversité géographique unique en France », Nicolas Isnard (LR) persiste à demander des moyens pour « assumer nos responsabilités, renforcer l’attractivité et le dynamisme économique de notre métropole et améliorer la vie quotidienne de leurs habitants ». Un « cri d’alarme de l’ensemble des métropoles que le gouvernement doit entendre » martèle-t-il quand leurs missions sont « de plus en plus importantes, en matière de transports et d’aménagement du territoire notamment » et que « les différentes lois de finances n’ont cessé d’assécher [les] finances ».

  • Le Maroc célèbre ses liens internationaux

    Le Maroc célèbre ses liens internationaux

    Au-delà du traditionnel message d’hospitalité envoyé à l’occasion de la Fête nationale marocaine, le consul général Mohammed El Hamouli s’est adressé à une assistance nombreuse, réunie au domaine des calanques pour se féliciter de la « relation privilégiée » qu’entretiennent le Maroc et la France.

    Un retour au ciel bleu après des temps orageux qui s’est concrétisé par la signature d’un « partenariat d’exception renforcé ». Sébastien Lecornu, à l’occasion de son voyage officiel à Rabat mi-juillet a annoncé que les deux pays travaillaient à l’élaboration d’un traité bilatéral, qui serait « le premier que la France signera avec un pays hors de l’Union européenne ».

    Mohammed El Hamouli a rappelé que les liens d’amitié se tissaient aussi au plan local avec des jumelages et la récente signature d’un nouvel accord de partenariat entre les maires de Marseille et Casablanca. Sur le plan économique, c’est le Port de Marseille-Fos qui accueillera la liaison énergétique avec celui de Nador « pour transporter de l’énergie propre » entre les deux rives de la Méditerranée, s’est réjoui le consul général devant des diplomates du monde entier et des élus dont Samia Chabani pour la Ville de Marseille, David Galtier pour la Région mais aussi le maire d’Istres et vice-président de la Métropole, Robin Prétot.

  • [Entretien] Christine Hernandez, PCF : « Chaque olivier plantéest un acte de résistance »

    [Entretien] Christine Hernandez, PCF : « Chaque olivier plantéest un acte de résistance »

    La Marseillaise : Comment est née la campagne du PCF « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine », dont vous êtes la coordinatrice ?

    Christine Hernandez : La campagne est née au mois d’avril 2025, à l’initiative du Parti communiste (PC) du Val-de-Marne, à l’occasion de la Journée internationale de la Terre. La fédération souhaitait s’engager pour la Palestine, mais dans le cadre d’un projet concret de solidarité politique et financière, tout en menant une bataille politique pour l’existence d’un État libre et souverain en Palestine. Le PC du Val-de-Marne avait déjà fait une campagne de solidarité, appelée « Urgence Gaza, Urgence Palestine », qui avait récolté plus de 25 000 euros.

    Cette fois, l’idée était de créer une nouvelle campagne pour la Cisjordanie occupée, où existe une grave problématique de spoliation de la terre, de colonisation et d’annexion. Est donc venue l’idée d’une campagne de plantation, pour défendre une réappropriation des terres, devenue nationale en mai 2025.

    Le choix des oliviers est très symbolique…

    C.H. : L’olivier, en plus d’être un symbole culturel de l’identité palestinienne [pour son lien avec la terre, son ancienneté et sa longévité, Ndlr], représente aussi la paix, comme l’a défendu Yasser Arafat [leader de l’Organisation de libération de la Palestine entre 1969 et 2004 et président de l’Autorité nationale palestinienne de 1996 à 2004], dans son discours devant l’ONU en 1974.

    L’olivier est par ailleurs la cible de la colonisation israélienne depuis toujours. Depuis 1948 [année de création de l’État d’Israël, qui débouche sur la première guerre Israélo-Arabe, Ndlr], avec les expulsions et les accaparations de terres, mais surtout depuis la guerre des Six jours de 1967 [depuis laquelle une grande partie de la Cisjordanie est occupée par Israël, illégalement au regard du droit international, Ndlr]. Au total, un million d’oliviers ont été arrachés depuis le début de l’occupation militaire israélienne en 1967, dont 50 000 après le 7 octobre 2023.

    Les colons les brûlent, les détruisent ou les arrachent pour que les Palestiniens ne puissent plus vivre de leur production agricole.

    La campagne permet donc à la fois de soutenir les agriculteurs, de contribuer au maintien d’une souveraineté alimentaire, puisqu’on fait tout avec l’huile d’olive, mais participe aussi du maintien de l’existence d’un État de Palestine. En effet, planter permet de protéger les terres de la spoliation et de l’occupation militaire. Chaque olivier planté est donc un acte de résistance.

    Quel est pour l’instant le bilan
    de la campagne, lancée il y a plus d’un an
     ?

    C.H. : Depuis le début de l’opération, des communiqués de presse ont été diffusés partout en France, les fédérations se sont investies, des ventes militantes se sont également organisées dans les marchés ou lors d’événements politiques du parti. Cette mobilisation nous a permis d’obtenir, à ce jour, 54 000 euros et de planter plus de 11 000 oliviers en Palestine. 366 familles ont pu en bénéficier. Nous avons désormais un nouvel objectif de 100 000 euros pour poursuivre notre action.

    Une délégation du parti, rassemblant de nombreuses fédérations, s’est rendue en Cisjordanie du 10 au 22 juillet, dans le cadre de la campagne. Avez-vous pu constater ses impacts sur le terrain ?

    C.H. : Nous avons visité plusieurs villages de Cisjordanie occupée, notamment Sebastia, un village agricole situé au nord de Naplouse et qui a vu ses terres complètement confisquées. Grâce à cette campagne, des oliviers ont pu être réimplantés là où d’autres avaient été arrachés. Nous sommes donc directement allés voir les plantations. Certains oliviers ont été plantés dans des endroits très protégés, en dehors de la colonisation, d’autres plus près des zones occupées. Nous tentons en fait de répondre à deux problématiques. D’abord, celle des attaques faites aux agriculteurs, qui voient leurs arbres arrachés et qu’il faut donc remplacer. Ensuite, celle induite par la loi israélienne sur la propriété des absents, qui permet aux colons de s’approprier les terres non-exploitées, d’où l’importance de replanter partout.

    L’idée était aussi de contribuer à l’émergence de jumelages entre communes françaises
    et palestiniennes…

    C.H : Développer les coopérations entre villes françaises et palestiniennes était en effet un axe important que devait porter la délégation. L’objectif est de pérenniser ces coopérations sur la base, par exemple, de l’agriculture, de la jeunesse ou d’autres formes d’échanges. L’idée est de légitimer notre solidarité internationale et de l’inscrire dans la durabilité. La reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron n’a été suivie d’aucun acte politique fort. Pourtant, elle est insuffisante. Les jumelages permettent de légitimer institutionnellement toutes les relations avec les villes palestiniennes et c’est en ce sens qu’ils sont importants. Un jumelage pourrait d’ailleurs se concrétiser avec Sebastia.

    Vous avez aussi rencontré des acteurs locaux de la résistance…

    C.H. : Nous avons rencontré l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP), au sein de laquelle figure le Parti du peuple palestinien, qui correspond au Parti communiste palestinien. La campagne a été saluée comme étant un espoir pour le peuple palestinien. Les Palestiniens sont unanimes. Aujourd’hui, le constat est très aggravé. Mais cette campagne suscite un espoir. Elle permet de protéger la terre. Une chose est sûre, les Palestiniens cultivent l’espoir de rester sur leur terre. Et ils ont besoin, pour ça, d’une réelle solidarité internationale. La campagne permet d’y contribuer. L’olivier, c’est la paix, c’est l’espoir.

    Lien pour la cagnotte sur Hello asso ou
    sur le site du PCF.

    Une délégation du Parti communiste français (PCF), rassemblant plusieurs fédérations, s’est rendue en Cisjordanie, du 10 au 22 juillet, dans le cadre d’une campagne intitulée « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine ». L’initiative, lancée en 2025 par les communistes du Val-de-Marne, avant d’être reprise au niveau national, est menée en collaboration avec l’Association des agronomes arabes (AAA), basée à Ramallah. Son objectif : apporter un soutien concret au peuple palestinien face à l’occupation et la colonisation israélienne. Pour l’heure, 54 000 euros ont été récoltés et plus de 11 000 oliviers, symboles de l’identité palestinienne, ont été plantés.

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.