Category: culture

  • Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    La célèbre Symphonie n° 3 Héroïque de Beethoven conclura le concert. Conçue en hommage à Napoléon Bonaparte, que Beethoven admirait comme une figure emblématique de la Révolution, la symphonie perdit sa dédicace lorsque Bonaparte se proclama empereur. Déçu, le compositeur raya son nom de la partition. Reste une Symphonie Héroïque dédiée « à la mémoire d’un grand homme », qui marque un tournant de l’histoire de la musique et affirme le génie du compositeur.

    En ouverture, Igor Stravinsky rend hommage à Claude Debussy avec la Symphonie pour instruments à vent, composée en 1920, deux ans après la disparition du musicien français. Stravinsky parlait d’un « hommage, mais non d’une imitation » : une œuvre sobre, mais traversée aussi par l’âpreté rythmique et la force expressive propres au compositeur russe.

    Le concert mettra également en avant le Double Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms, écrit à la fin de sa vie pour sceller la réconciliation avec son ami le violoniste Joseph Joachim. Cette page lumineuse, où les deux solistes dialoguent d’égal à égal, sera interprétée par Da-Min Kim, violon solo de l’orchestre, et Xavier Chatillon, violoncelle solo, deux musiciens emblématiques.

    L’Orchestre philharmonique de Marseille sera placé sous la direction de Lawrence Foster, qui a largement contribué au rayonnement de la formation. Ce dernier concert de la saison symphonique affiche complet.

  • À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    Cela fait plus de trente ans que Maria Pérez dirige le centre Solea situé rue Sainte. Passionnée de Flamenco, elle ouvre son école de danse en 1994 avec son mari Marc Bamoudrou pour transmettre la culture andalouse. En cette 8e édition, son festival reçoit, cette année, une attention particulière. « Le maire de la Union, en Espagne, Joaquin Zapata, animera la soirée de samedi. C’est un honneur ainsi qu’une grande marque de reconnaissance de l’accueillir en nos lieux », annonce-t-elle fièrement.

    Populaire et solidaire

    Le maire et directeur du Festival international espagnol du Cante de las Minas prendra la parole à 18h30, pour une conférence sur l’histoire, l’identité et l’évolution du Flamenco. Intervention qui sera suivie d’un concert du guitariste Joaquín Muñoz Fernández. Plus de place disponible pour cette soirée, qui promet d’être « explosive », selon la directrice.

    Un engouement qui s’accélère depuis trois ans et se confirme une fois de plus cette année. Une réussite due, selon Maria Pérez, aux « valeurs populaires et solidaires » que prône le Centre. « Nous avons à plusieurs reprises travaillé avec T’Cap 21, pour les jeunes trisomiques. Mais aussi pour A Pulso, un cycle d’ateliers de danse flamenca avec des femmes réfugiées ou en difficulté sociale, à Marseille et à Arles. » Une volonté donc d’unir à travers la danse, mais aussi de « combattre les préjugés », selon Claude Freissinier, directeur de la société Arts et Musiques. « La programmation de vendredi est aussi une manière de valoriser le Flamenco de nos quartiers. Mettre en lumière la communauté gitane de notre région avec, par exemple, l’intervention de Manuel Gomez, un guitariste de Martigues », confie-t-il.

    Quelques places sont encore disponibles pour la soirée de vendredi, qui s’ouvrira sur un bal sévillan à 19h. Au menu : des spectacles de Flamenco traditionnel puis la projection d’un film dédié au guitariste Yerai Cortés.

    Renseignements sur festivalflamenco-azul.com

  • À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    C’est acté. La librairie indépendante et généraliste Le Grain des mots, située sur le Jeu de Paume, va déménager prochainement à quelques encablures de son adresse actuelle, dans les locaux de l’ancien cinéma Diagonal Saint-Denis (fermé depuis 2007), situé face de la brasserie Le Dôme.

    Un heureux dénouement pour Romain et Tristan Demante, les deux frères cogérants du lieu, confrontés en août 2022 à un sérieux dégât des eaux qui les avait contraints à quitter leurs locaux historiques du 13 boulevard du Jeu de Paume pour s’installer, de façon provisoire, à quelques pas de là, au numéro 15, dans un local appartenant à la Ville.

    Cette solution prévue pour être transitoire aura finalement duré plusieurs années… « Ça fera 4 ans cet été qu’on a été contraints de déménager dans ce local. C’était bien pour 6 mois, mais ça a été dur et pénible de tenir aussi longtemps ici. On a eu 7 dégâts des eaux, le carrelage s’est effondré, sans compter qu’on n’a pas de vitrine, si bien qu’on est très peu visible », confie Tristan Demante, qui ne cache pas son soulagement de pouvoir enfin tourner la page de ce trop long chapitre. Non pas, comme c’était prévu, en réintégrant le local historique du Jeu de Paume ravagé par le sinistre de 2022, mais en acquérant un lieu tout proche.

    « Un pari sur l’avenir »

    Jusqu’ici locataire, le Grain des mots devient donc propriétaire. « C’est un pari sur l’avenir, mais on est confiants. On a une super équipe, une clientèle fidèle, un super lieu. Cette fois ce sera la bonne, on n’a pas vocation à déménager tous les 4 ans ! », plaisante Tristan Demante. « On ne remerciera jamais assez nos clients, qui nous ont aidés à tenir dans ces conditions difficiles. C’est la raison pour laquelle on a eu envie de les associer à l’annonce de la bonne nouvelle », poursuit le libraire.

    Ce dimanche 12 avril à 15h, tous ceux qui le veulent sont donc invités à participer, munis d’un carton symbolique, à une chaîne humaine reliant l’adresse actuelle à la nouvelle. « L’idée est de montrer qu’on ne va pas loin. Car c’est la grosse inquiétude qui est formulée quand on dit qu’on va déménager », relate Tristan Demante. Un clip vidéo de cette chaîne humaine sera réalisé, « qui nous servira le moment venu pour communiquer sur la date d’ouverture ». Elle reste en effet inconnue pour l’instant, même si on peut l’espérer pour la rentrée de septembre. Avant cela, des travaux, qui devraient débuter rapidement, doivent avoir lieu dans ces nouveaux locaux de 270 m², dont l’aménagement sera confié à un architecte. « On va être plus praticable, plus visible et lisible dans les rayons. » Davantage d’ouvrages seront également proposés, la librairie gagnant 50 m² sur son espace actuel. L’esprit, lui, restera le même, promettent les frères Demante : « celui d’Aline » [Aline Huille, leur mère, qui a fondé Le Grain des mots en 2003, Ndlr].

  • Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Fin janvier, lors de la présentation de son programme, Olivier Galzi (DVD) avait surpris l’auditoire en évoquant le partenariat prétendument méconnu entre le Louvre et le musée avignonnais du Petit Palais. « Apprenons à valoriser notre marque », enjoignait le candidat alors que pourtant, le musée a rouvert il y a deux ans, avec la venue de la directrice du musée du Louvre pour remettre à jour le partenariat qui fête ses 50 ans cette année.

    « Et si demain le Petit Palais d’Avignon devenait le Louvre Avignon ? », clame, lundi, Olivier Galzi sur ses réseaux sociaux, au sortir d’une rencontre à Paris avec le nouveau directeur du Louvre, Christophe Leribault. La publication du néo maire laisse à penser qu’il est à la manœuvre pour monter de toutes parts un rapprochement inédit. Ce que n’ont pas manqué de dénoncer, dans les commentaires, d’anciennes élues de l’ex-majorité de Cécile Helle. « La récupération ne fait aucun doute, le travail initié avec le Louvre ne date pas de ce rendez-vous et il a fallu des négociations et pour arriver au Louvre en Avignon », recadre Anne-Catherine Lepage (PCF) quand la conseillère départementale (DVG) et ex-adjointe, Laurence Lefèvre ironise : « L’annonce témoigne que finalement Olivier Galzi apprécie ce qui a été fait pour l’attractivité de notre ville. »

    On serait tenté de dire que le maire est passé maître dans l’art de faire du neuf avec du vieux. « Depuis la venue de l’ancienne directrice, rien n’a été fait, le partenariat est tombé à l’eau et s’enfonçait dans les limbes », assure Olivier Galzi auprès de La Marseillaise. Son rendez-vous de lundi lui aurait permis d’acter un nouveau slogan. « Une marque Louvre Avignon, simple et efficace, plutôt que l’ancienne illisible Musée du Petit palais Louvre en Avignon », annonce-t-il. Depuis 1976, le musée du Petit Palais abrite le plus important dépôt de peintures du Louvre en région. L’an dernier, une œuvre du peintre florentin Cimabue avait été prêtée.

    En juin 2025, la municipalité avait voté pour le Petit Palais la « mise en œuvre du partenariat, grandes orientations du projet scientifique et culturel et des interventions bâtimentaires nécessaires ». « Quand on a la chance d’avoir des œuvres du Louvre dans un musée municipal, il faut aller au-delà de l’ouvrir de temps en temps », pointe Olivier Galzi qui revendique « quelque chose de plus ambitieux pour améliorer l’effet de marque et en réduisant le cahier des charges budgétaire ». Le maire évoque un projet à 30 millions d’euros, quand la délibération de juin avoisinait « les 15 millions d’euros HT ». Quoi qu’il en soit, l’exposition annoncée pour les 50 ans cette année n’est plus à l’ordre du jour.

    Galzi et le trop-plein palestinien au Festival

    Invité mardi sur France Inter et interrogé sur la pièce qui l’avait marqué l’an dernier au Festival d’Avignon, Olivier Galzi a confié ne pas y avoir été présent. Ce qui n’a pas empêché le maire (DVD) de constater une omniprésence gênante à ses yeux : « J’ai été un peu choqué par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne », se hasarde-t-il estimant que « la culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser ». Des propos largement repris et qui lui ont valu de nombreuses remontrances. F.C.

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.

  • Laurent Nuñez veut interdire le concert de Kanye West

    Laurent Nuñez veut interdire le concert de Kanye West

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez étudie d’un point de vue juridique la possibilité d’interdire le concert de l’artiste américain très controversé Kanye West, prévu à Marseille, le 11 juin. Le rappeur américain a été l’auteur de propos antisémites et a fait l’apologie du nazisme sur les réseaux sociaux, avec des phrases aussi explicites que « j’aime Hitler ! »…

    Le ministre se dit très déterminé à interdire le concert et que toutes les possibilités sont étudiées, indique l’AFP. Le rappeur d’Atlanta est déjà au centre d’une polémique puisque trois de ses dates de concerts en festival à Londres ont été annulées, il a d’ailleurs été interdit d’atterrir au Royaume-Uni, suite à ses propos.

    Refus confirmé par la ville

    L’actuel maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) avait déjà confirmé sa volonté de s’opposer à ce concert qui se déroulera à l’Orange Vélodrome : « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait-il déclaré sur le réseau social X. Cependant, la probabilité que le concert ne se réalise pas reste minime. Le Conseil d’État avait notamment rappelé que l’interdiction du concert n’était possible qu’en cas de risque que les propos constituant une infraction pénale soient tenus ou reproduits et que, par la suite, l’événement puisse provoquer des troubles à l’ordre public.

  • Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    C’est une exposition à la fois immersive et en forte résonance avec l’actualité qui est organisée par la Frac (Fonds régional d’art contemporain) et le Département du Gard au Château d’Assas, sur la commune du Vigan. Natif de Clermont-Ferrand mais aujourd’hui installé à Sète, Damien Fragnon axe son travail sur la recherche de nouveaux émaux et de nouvelles textures pour interroger le rapport entre l’humain et la nature. Il a d’ailleurs régulièrement réalisé des œuvres éphémères installées dans des milieux naturels.

    Pour découvrir cette exposition, il faut d’abord lire un texte d’anticipation qui introduit le parcours proposé par l’artiste : « Nous sommes en mai 202. Un homme orangé et enragé décide de s’accaparer un morceau de glace au nord de notre planète Terre. Entre-temps, la musique The man who sold the world de Nirvana tourne comme une ritournelle dramatique et puissante. Un rappel qui dénonce la domination environnementale et l’inégalité des genres. Deux slogans se font face : « Drill, baby, drill » et « No Earth, No Life », celui d’une apologie de l’extractivisme et d’un mouvement de défense de notre terre. Nos terrains de vie précaire se renversent sous nos yeux, mais notre impuissance peut se transformer peu à peu en action de protection secrète. Depuis le 9 avril 202, un groupe d’individus dans les Cévennes s’empresse d’archiver et de récupérer tout signe de vie, de photographier les roches, les plantes pour créer un havre de force vitale dans un château pour résister au chaos ambiant ». Le décor est posé.

    Un parcours, 3 ambiances

    À travers ses sculptures en céramique, Damien Fragnon interroge en effet notre rapport au vivant à travers des œuvres colorées aux formes longilignes. Au Vigan, il propose ainsi un parcours conçu en trois ambiances oscillant entre fiction spéculative, fragilité écologique et gestes de préservation. « Chaque salle est pensée comme une ambiance, un parcours : un moment de contemplation, un temps de lenteur. C’est une forme de cocon où les informations extérieures paraissent lointaines. Les céramiques participent à cette suspension du temps ; chaque fragment d’émail est fortement matérialisé et permet au regard de prendre le temps. En toile de fond, les papiers peints nous enveloppent et nous permettent presque d’oublier où nous sommes », explique l’artiste, dont l’exposition est à découvrir* jusqu’au 19 juin.

    * Entrée libre du lundi au vendredi (9h30-12h/13h30-17h)

  • [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    Renaud Capuçon et Dominique Bluzet peuvent se targuer de l’honneur d’avoir fait venir, depuis quelques saisons, au Festival de Pâques l’immense pianiste Martha Argerich. Vendredi et samedi soir avaient, au Grand Théâtre de Provence (GTP), des allures de culte païen. Il n’est pas exagéré de dire que le public reçoit Martha Argerich comme un fidèle, la consécration eucharistique, tant il y a de ferveur quasi religieuse dans l’accueil qui lui est réservé. Avec plus de sobriété on peut proclamer la chance inouïe qui est donnée à la ville et à son Festival de compter dans ses murs une artiste aussi mondialement considérable. Le Concerto pour piano et orchestre n° 2 de Beethoven est, au bout des doigts de Martha Argerich comme un diamant brut posé sur le coussin de brocart de l’orchestre philharmonique de Munich et son chef Lahav Shani. La musique semble venir de contrées éthérées tant le toucher du clavier se fait léger et cristallin. Comme une évidence de la musique, une chose qui va de soi. Rarement Beethoven n’aura été élevé si haut. Avec Martha Argerich on est toujours à deux pas de la légende. Une Reine !

    La ville aura le bonheur d’accueillir le Philharmonique de Munich, en résidence, jusqu’en 2028 Le « Münchner Philharmoniker » a été dirigé par Gustav Mahler – il y a créé ses Quatrième et Huitième Symphonies. Mahler s’imposait donc au programme avec sa première Symphonie dite « Titan ». Titanesque, sans doute, cette œuvre-monde, mais jamais « Kolossale », un risque, toujours avec des chefs moins pointilleux. Lahav Shani tient, en guise de baguette, un délicat pinceau ou une brosse énergique. Sa palette est lumineuse, les couleurs transparentes. On entend le chant des oiseaux dans les trilles malicieux de bois. Le ton se fait klezmer dans l’adagio. Et puis arrive le flot de l’orchestre qui submerge l’auditeur comme un tsunami. Les cuivres se lèvent pour le final en apothéose. Un concert symphonique peut-être aussi un spectacle.

    Samedi, l’ambiance était plus feutrée : en duo Renaud Capuçon et Lahav Shani au piano. Une sonate de Mozart comme un petit meuble rococo un peu perdu dans le vaste GTP. C’est joli. On passe. La sonate de Debussy avec Martha Argerich et Renaud Capuçon est comme une leçon de construction musicale. L’Andante et variations de Schuman met en avant des musiciens du rang du Münchner ; Matias Piñeira au cor, suave et doré, les violoncelles Floris Mijnders et Marcel Johannes Kits, l’alto Jano Lisboa, tous grands musiciens. Enfin le Quintette pour piano, op. 44 de Schumann est une œuvre passionnante par sa fougue et ses recoins mélancoliques. On ne pouvait rêver meilleure réunion de talents que Martha Argerich au piano, Renaud Capuçon et Alexander Möck aux violons, Jano Lisboa à l’alto et Floris Mijnders au violoncelle. Dimanche carte blanche aura été donnée à Renaud Capuçon pour le Concerto pour violon n° 1 de Dmitri Chostakovitch. Lahav Shani dirigeait les Munichois dans la quatrième de Brahms. Brahms. Un beau point d’orgue pour un Festival de Pâques 2026 qui n’a pas dérogé à sa réputation d’excellence. Grâces en soient rendues à leurs fondateurs.

  • La Maison des arts Marseille sous le signe de l’hospitalité

    La Maison des arts Marseille sous le signe de l’hospitalité

    À partir d’un héritage que l’on connaît et que l’on respecte, nous allons proposer quelque chose qui n’a rien à voir, de très contemporain », rappelle Julie Kretzschmar, en ce vendredi 10 avril, sous un écriteau portant le nom du réalisateur moldave Emil Loteanu. L’un des vestiges du Théâtre Toursky, fondé en 1970 sur la butte de Saint-Mauront, dont la reprise par Les rencontres à l’échelle, le Théâtre Joliette et la compagnie Dans6T a été validée il y a tout juste un an devant le tribunal judiciaire. Après 53 années d’une riche histoire incarnée par le seul Richard Martin, place désormais à une aventure collégiale pilotée par ces trois structures, sous le nom de MAM, Maison des arts Marseille, qui accueillera le 3 mai la soirée de clôture de la Biennale des écritures du réel ou encore l’ouverture du festival des Rencontres à l’échelle le 2 juin.

    « Nous allons travailler le programme au semestre et non pas sur une année entière, avec la notion de temps fort », prévient Nathalie Huerta, directrice du Théâtre Joliette. Premier thème prévu à l’automne prochain, sous le signe de « l’hospitalité ». Une notion que la Maison des arts Marseille n’a pas attendue bien longtemps à mettre en œuvre, elle qui a déjà accueilli depuis la rentrée 2025 « une trentaine de compagnies. En septembre, on a ouvert un centre de danse pour lequel on a essentiellement communiqué en direction du quartier et du voisinage. On a une centaine d’adhérents. On a aussi ouvert un club sportif aux femmes du quartier. Nous voulons ouvrir le lieu au maximum », campe Géraldine Garnier, déléguée générale de la MAM. « On a vu depuis septembre des personnes entrer dans le lieu pour la première fois et trouver leur place petit à petit », souligne Bouziane Bouteldja, chorégraphe, danseur et fondateur de la compagnie Dans6T qui ne ménage pas ses efforts depuis quelques mois pour transmettre sa passion contagieuse pour le mouvement, entre autres à travers des « impromptus pour cours de récréation dans huit écoles du quartier ».

    Champ des possibles

    « Nous défendons l’idée d’un service public de la culture, à l’écoute des réalités sociales », affirme Nathalie Huerta à propos de la MAM qui est, à ce jour, presque exclusivement financée par la Ville de Marseille. « Pour l’instant », ajoute-t-elle, « on a aussi reçu une subvention de la Région. Elle est petite mais importante car elle témoigne d’une confiance. Et on attend une réponse du Département pour cet été ». Salle principale de 732 places dont les travaux d’étanchéité et de chauffage sont sur le point d’être achevés, salles destinées aux ateliers, aux résidences d’artistes, studios de danse, « cour pour les fêtes et guinguettes », bar, restaurant avec un projet d’insertion… Si la Maison des arts Marseille reste en chantier, elle poursuit son élan et constitue un bel outil pour explorer le champ de tous les possibles.

  • La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La 46e édition du festival international de piano de La Roque d’Anthéron se déroulera du 16 juillet au 16 août, mais les activités commenceront dès le 6 juin avec des Préludes dans différentes villes de la région, comme Aix-en-Provence, Gordes, Lambesc, Manosque, Marseille, Miramas ou Rognes. Il faut se préparer à être très occupés pendant toute cette période.

    Car le trio qui à la demande du président Jean-Louis Blanc a pris en charge les destinées du Festival a concocté des programmes qui vont inciter les amateurs de l’instrument roi à passer des journées entières entre Auditorium, allée de séquoias et salle de concerts, depuis les rencontres ou d jusqu’aux… découvertes à faire dès le matin, jusqu’aux soirées, voire Nuits du piano. Claire Désert, Nelson Goerner et Victor Julien-Laferrière, par des choix cooptés, assurent brillamment la continuité en recevant les grands noms des habitués, les incontournables de demain et même les amateurs les plus doués. D’ailleurs eux-mêmes seront aussi amenés à se produire S’il y a peu de jazz, la musique française trouve une large place, Messiaen fait un grand retour et Phil Glass lui-même se glisse entre Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms ou Satie. On vous propose aussi des concerts sous les séquoias, pour animer le parc en plus des soirées, de passer une heure avec… De quoi faire des festivaliers des amateurs très occupés.

    La billetterie est ouverte. Pour toute information 33(0)4.42.50.51.15 et info@festival-piano.com