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  • Opération de solidarité avec les étudiants à Emmaüs

    Opération de solidarité avec les étudiants à Emmaüs

    C’est en centaine que se chiffre le nombre d’étudiants qui viennent chez nous. Par éthique parfois, pour le dressing à 1 euro toute l’année, mais par nécessité pour la majorité d’entre eux », explique Nouara Bernou une des trois responsables d’Emmaüs Pointe-Rouge. Alors il est devenu une évidence que ce mois leur serait consacré, ce sera leur mois solidaire. « Moitié prix sur la vaisselle, les meubles, les matelas… » donne-t-elle pour exemple.

    Du côté d’Emmaüs Saint-Marcel, la solidarité est identique. Maxi-remise sur les meubles, les livres, et la vaisselle. « En plus le 1er samedi du mois, nous organisons une vente à thème “Jean et tenue militaire” avec une sorte de vide-grenier géant à tout petits prix dans la cour. Il y aura aussi des matelas neufs, des jeux de société, des petits luminaires, des rideaux, du linge de maison, des coussins… Et on espère aussi beaucoup d’ambiance », lance joyeusement Hami Kahia-Tani responsable à Saint-Marcel.

    La précarité ne cesse d’augmenter et touche désormais de nombreuses couches sociales. « On ne sait jamais ce qu’on va trouver et l’ambiance est toujours super sympa » résume une jeune dame à la Pointe-Rouge, les bras chargés de babioles. Vêtements, linge de maison, ceinture, hommes, femme, enfant, le dressing à 1 euro est clairement incitatif. Le concept fripier a pris un coup de jeune, le linge est propre et en bon état à prix imbattable.

    Suivre la mode

    Du côté de Saint-Marcel, on constate aussi une augmentation du public étudiant. « On les reconnaît, ils arrivent vers 15h, ils ne sont jamais pressés », livre Elizabeth bénévole depuis 15 ans à la communauté du 11e. Spécialisée sur le rayon textile, elle ne chôme pas pour installer au mieux la vente « Jean et tenue militaire ». Les rayons homme et femme sont distincts. Chaque article comporte une étiquette en couleur avec son prix allant de 5 euros jusqu’à 12 euros pour un jean entièrement neuf. Il y a aussi des sweats, des blousons, des tee-shirt et des shorts.

    « En fait je donne un thème pour chaque mois. Je prends soin de trier et de ranger les plus belles pièces toute l’année en prévision de chaque vente », explique Camélia la responsable textile avec un sourire malicieux. Elle a mis en place tout un procès qui permet un tel stock le jour venu. Hami, le responsable répond du tac au tac « je l’avais bien dit, nous sommes la ligue 1 du textile à Saint-Marcel ». Camélia de son côté continue son œuvre : « les saisons changent, nos vêtements aussi. La plus belle récompense est de voir repartir les gens heureux ». Il est vrai qu’ici pour moins de 15 euros, on peut repartir habillé à la mode de pied en cap. Imbattable.

    Emmaüs Pointe-Rouge.
    110 Trav. Parangon, 13008. Samedi : 10h–13h, 15h–17h
    .

    Emmaüs Saint-Marcel.
    46 Bd de la Cartonnerie, 13011. Samedi : 09h–12h, 14h–18h.

  • Selon l’Unsa, 48% des profs préoccupés par leur salaire

    Selon l’Unsa, 48% des profs préoccupés par leur salaire

    Trois chiffres parmi les 45 000 réponses des personnels sondés sont particulièrement révélateurs de l’état d’esprit de cette rentrée : « Ils sont 14% de plus qu’en 2024 à penser d’abord au salaire, 71% ne ressentent ni respect ni reconnaissance de leur travail et seuls 0,3% se disent confiants en l’avenir du système éducatif », relève Franck Delétraz, secrétaire départemental SE-Unsa et Unsa éducation.

    Si le salaire arrive en tête des sujets de préoccupation des enseignants, c’est que leur pouvoir d’achat a terriblement dégringolé. « La moitié des enseignants perçoit moins de 2 000 euros par mois. Dans les années 80 leur revenu moyen était de 2,3 fois le Smic, aujourd’hui il le dépasse à peine ». C’est sans compter la rémunération des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) « qui peinent à en vivre ». Sur les 16 000 élèves nécessitant un accompagnement dans les Bouches-du-Rhône, 7 000 restent en attente. Par ailleurs, « plutôt que fermer des classes, la baisse démographique pourrait être une opportunité pour renforcer la brigade de remplacements ». En somme, « on n’assiste pas à un rejet de l’école, mais à celui des conditions de travail et d’enseignement », résume Franck Delétraz.

    Adresse aux candidats

    Des résultats qui « en disent long sur les politiques menées », estime le syndicat, qui souhaite accompagner « dans le dialogue » la réforme de la formation mais « reste vigilant quant aux moyens de sa mise en œuvre ». Enfin, « après 10 ans de macronie, 91% des personnels considèrent qu’ils n’ont pas été entendus et demandent une vraie méthode de consultation ». C’est, avec l’exigence « d’une revalorisation salariale pour tous par la grille indiciaire et un statut éducation nationale pour les contractuels et AESH », ainsi que d’une « carte scolaire qui ne soit pas prétexte à une baisse budgétaire », un des points sur lesquels L’Unsa interpelle les candidats à la présidentielle, à l’exception de l’extrême droite.

  • « Toutes les tensions au Moyen-Orient mènent à la Palestine »

    « Toutes les tensions au Moyen-Orient mènent à la Palestine »

    La Marseillaise : Pourquoi cette région du monde qu’est le Moyen-Orient est-elle si souvent à feu et à sang ?

    Pierre Barbancey : Les grandes puissances occidentales n’ont jamais voulu comprendre une chose essentielle : sans résolution de la question palestinienne, c’est-à-dire le droit du peuple a son autodétermination, il n’y a pas de paix possible au Moyen-Orient. C’est ce qu’on voit dans l’actualité : toutes les tensions, tous les chemins mènent à la Palestine. Deux acteurs que sont les États-Unis et Israël se tiennent la main dans ce contexte, chacun avec ses buts propres, mais ils se retrouvent sur ce parcours.

    Quels sont les intérêts communs des États-Unis et d’Israël ?

    P.B. : Les États-Unis veulent la stabilité au Moyen-Orient par intérêt économique face à la Chine. Cette région leur est essentielle : 20% du pétrole et gaz mondial y transitent par le détroit d’Ormuz. C’est énorme. Les États-Unis ont besoin d’alliés, quel que soit le régime, qui travaillent sur une même longueur d’onde politique et économique. Cela passe par faire tomber les dirigeants des pays qui ne sont pas en phase avec eux, comme en Irak, en Syrie, en Libye, ou maintenant l’Iran, et on peut craindre pour l’Algérie. Ça vaut aussi pour les organisations et les milices comme le Hezbollah ou les Houthis. Dans ce jeu d’alliances, Washington est obligé de composer avec ceux qui refusent les accords diplomatiques avec Israël. Et depuis la chute de Saddam Hussein [Irak], la place du leadership régional est à prendre, on voit l’Iran et l’Arabie saoudite s’y essayer, comme la Turquie qui est un pays musulman non arabe. Israël postule aussi à ce titre, et c’est là qu’on voit les intérêts israéliens et états-uniens se retrouver.

    Comment Israël agit-il pour prendre ce leadership régional ?

    P.B. : Netanyahou applique le concept du Grand Israël : donc génocide à Gaza et nettoyage ethnique en Cisjordanie. Ses colons ne sont pas juste des terroristes isolés mais rentrent dans le cadre de la stratégie du gouvernement israélien. Cela déborde sur le Liban et la Syrie, car au lendemain de la chute de Bachar al Assad [Syrie], Israël a avancé sur le plateau du Golan occupé depuis 1967, et a repris depuis quelques jours. Ça rejoint la volonté des États-Unis de faire tomber les opposants pour mettre en place des régimes affaiblis, comme en Syrie, tandis que Trump fait d’Erdogan [Turquie] son grand ami. La Palestine est reléguée à l’arrière-plan, bien que revenue sur le devant depuis le 7 octobre avec plus de 70 000 morts recensés, plus d’un millier de Palestiniens tués en Cisjordanie, et des milliers sont dans les geôles israéliennes.

    Ce tableau traduit-il une nouvelle polarisation mondiale ?

    P.B. : Tout est lié, quand on parle énergie, pétrole et gaz. Depuis la disparition de l’URSS, il n’y a plus de guerre froide. Il y a des guerres d’influence, mais la nouveauté est qu’on peut retrouver des pays alliés sur une question mais pas sur une autre, les camps ne sont pas figés. Les Européens et les États-Unis ne veulent plus dépendre du gaz russe, il leur faut passer par le Golfe. C’était au cœur des discussions du sommet du G20 en Inde en 2023, où ils ont défini ces nouvelles routes, en concurrence avec la Route de la soie chinoise. Netanyahu y a présenté le nouveau Moyen-Orient, sans la Palestine, et la nouvelle voie qu’il a montré passe… par Israël. De l’autre côté, l’Iran fournissait des drones à la Russie, et malgré les embargos, la Chine continue de s’y approvisionner, dans un bras de fer avec Trump. La stratégie de guerre commerciale a été présentée comme alternative à la guerre létale, Trump parlait de 6 semaines, on en est à 3 mois. Depuis quelques jours les affrontements ont repris, prennent de l’ampleur, et touchent les civils iraniens. Et bientôt certainement la Jordanie.

    Assiste-t-on à un élargissement des conflits au niveau mondial ?

    P.B. : Dans un tel contexte, ces nouveaux paramètres amènent de nouveaux comportements, de nouvelles alliances, et tout n’est pas linéaire au fond. Jusqu’où cela peut aller ? Il y a des peuples derrière ces calculs, mais on leur demande assez peu ce qu’ils pensent.

  • À Avignon, les assos rattrapées par le lasso des finances municipales

    À Avignon, les assos rattrapées par le lasso des finances municipales

    Tout ne sera plus gratuit à Avignon », prévenait il y a une semaine le maire Olivier Galzi (DVD) pour préparer les esprits à la cure de rigueur des finances municipales. Ce dimanche, il invite pourtant la population à un « rendez-vous gratuit et incontournable de la rentrée », le forum des associations. Quelque 310 structures sont attendues sur la Barthelasse, entre les allées Roig, la Maison du parc et le centre de loisirs, de 10h30 à 18h.

    « Soutenir cette dynamique constitue une priorité pour la nouvelle municipalité : celle d’une ville qui accompagne ses forces vives, encourage les initiatives », appuie la Ville. De quoi certainement faire s’étrangler ou rire jaune bon nombre d’associations qui, en juin dernier en conseil municipal, ont vu leurs subventions être rabotées. Le maire estime que l’ex-majorité Helle (PS) a été trop généreuse, consacrant 10 millions d’euros par an. Précisons que sur quelque 2 000 associations au total, seules un peu plus de 10% sont subventionnées, la majorité d’entre elles ne demandant pas de subsides. Sans compter l’aide matérielle avec le prêt de locaux, estimés à 4 millions d’euros. Là aussi, la municipalité envisage de revoir la politique tarifaire et de réclamer une participation financière au cas par cas.

    Des « clés pour diversifier vos finances »

    « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », se justifiait Olivier Galzi lors du conseil municipal de juin. Ce dimanche au forum, on ne retrouvera plus l’Avignon volley-ball (AVB), club liquidé en juillet après plus de 60 ans d’existence dont la moitié passée dans des divisions professionnelles. En difficulté, le club avait vu en juin la Ville refuser de verser la seconde partie de la subvention annuelle, soit 115 000 euros. Depuis, un nouveau club Avignon volley Provence s’est constitué et sera présent au forum.

    Fin juin, Laurent Rochut, adjoint au spectacle vivant, avançait une baisse moyenne de 10% de subventions, mais avec des disparités, certaines étant plus amputées que d’autres, quand des associations, à l’inverse, étaient davantage subventionnées comme le Frames festival. Dans l’opposition, Anne Gagniard (PS) et Rémy Blanc (PCF) avaient fustigé la brutalité de ces décisions et l’absence de critères. « On l’a appris par voie de presse et nous n’avons toujours pas d’explications », déplore Julie Charrier, directrice du Parcours de l’art, festival d’art contemporain dont la 32e édition se tient du 16 au 25 octobre. L’association sera bien présente au forum malgré une subvention amputée de 7 000 euros, tombée à 15 000 euros. « Sur notre stand, on relaiera un appel à soutien avec une cagnotte », expose Julie Charrier, très inquiète sur la pérennité de ce festival considéré comme le second d’Avignon , « qui reçoit des scolaires et se déroule ensuite pendant les vacances permettant d’en faire un événement d’attractivité touristique ». Un rendez-vous avec Violeta Lukic, adjointe à l’industrie culturelle, est normalement prévu le 15 septembre « pour trouver des solutions face à cette sanction ». Et de faire remarquer que le Département a, lui, fait passer sa subvention de 5 000 à 7 000 euros.

    Preuve supplémentaire que les associations vont devoir se serrer la ceinture et rivaliser de débrouillardise, le forum organise l’après-midi une agora intitulée : « Et si on parlait budget et com’ sans s’ennuyer ? ». L’Aprova 84 (association de promotion de la vie associative de Vaucluse) animera ce rendez-vous pour « résoudre vos problèmes de communication » et livrer « des clés pour diversifier vos finances ».

  • Le Petit pavillon condamné pour travaux non autorisés sur la Corniche

    Le Petit pavillon condamné pour travaux non autorisés sur la Corniche

    Trois mois après son passage devant le tribunal correctionnel de Marseille, Georges Jacomino, gérant du restaurant Le Petit pavillon, situé corniche Kennedy (7e), a été condamné à une amende de 30 000 euros, dont 15 000 avec sursis.

    Sa société écope de 70 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, assortie d’une obligation de remise en état des lieux dans un délai d’un an sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l’expiration du délai.

    L’homme était poursuivi pour une série de travaux non autorisés pour partie sur le domaine maritime public, sur un site classé. Parmi eux : création d’un escalier en béton alors qu’il était prévu dans sa déclaration préalable en bois brut et plus petit, construction, sans autorisation, d’une nouvelle terrasse avec percement des fondations dans les rochers, création d’une véranda…

  • Les liquidateurs de Fibre Excellence sous surveillance

    Les liquidateurs de Fibre Excellence sous surveillance

    Il y a urgence à donner du temps ! C’est ce que demandent les salariés et leurs syndicats CGT et FO, la Région Occitanie ou encore l’Union des coopératives forestières. À Saint-Gaudens, comme à Tarascon. Et à Grand-Couronne, où le projet de relance de la papeterie Chapelle-Darblay est suspendu à l’avenir des deux sites.

    L’audience dédiée à l’étude des offres de reprise de Fibre Excellence au tribunal de commerce de Toulouse est prévue le 8 septembre. Carole Delga, présidente socialiste de la Région Occitanie, annonce qu’un acteur du secteur de la pâte à papier manifeste son intérêt. Il lui faut quatre mois pour transformer l’essai en offre ferme. À Tarascon, la mise en sécurité du site exige la prudence et les salariés ont proposé un plan sur six mois. Ces délais, l’État peut les donner en réunissant, d’urgence, autour de la table « les acteurs engagés sur ce dossier, exige la CGT à Montreuil. Cette réunion doit permettre aussi de traiter les graves carences en matière de sécurité constatées sur le site de Tarascon en dépit des alertes faites auprès de la préfecture et des solutions proposées par les salariés avec leur syndicat CGT ».

    C’est jusqu’à Jean-Louis Borloo qui s’en alarme. « C’est un drame. On ne peut pas laisser partir des bouts de tissus industriels. Ce n’est pas possible », s’est offusqué l’ancien ministre de l’Économie, ajoutant que Carole Delga faisait « un boulot formidable en région Occitanie. Il faut l’épauler. Merci le Premier ministre de vous en occuper », a insisté l’ex-député et président de l’UDI en référence à la demande de « nationalisation temporaire » de l’usine. Mais c’est l’ensemble de l’industrie qu’il faut relever, pas un seul morceau, si l’on veut éviter une immense casse sociale avec les 10 000 emplois induits par l’activité de Fibre Excellence.

    Toute l’usine, toute la filière

    Pour Tarascon, la présidente de la Région Occitanie a aussi prié « de ne pas démanteler ». Dans un communiqué, FO appuie, au nom de l’intersyndicale CGT FO CFDT : « Il est plus que temps de liguer toutes les forces pour exiger la nationalisation de Saint-Gaudens et de Tarascon. »

    À Tarascon, les salariés, toujours présents sur le site pour protéger l’outil industriel, ont une nouvelle fois alerté sur la présence de produits toxiques et dangereux ; trois incidents ont donné des sueurs froides au préfet Jacques Witkowski, qui a pris un arrêté en urgence le 3 septembre. Il y met en demeure la SELAS Egide de redémarrer la station d’épuration et la pomperie « immédiatement ». Ce 4 septembre, les inspecteurs des installations classées sont revenus constater que les liquidateurs n’ont rien mis en œuvre pour fermer le site de manière à garantir la sécurité des installations, des populations comme de l’environnement.

    « Des intervenants entrent sans pointage systématique. Des salariés de l’entreprise mandatée, censés travailler avec les anciens salariés de Fibre Excellence, ne parlent pas français et ces derniers ne disposent même pas de leurs numéros de téléphone pour les joindre en cas d’urgence », témoigne François Batista, responsable UD CGT 13, qui demande « la mise sous protection industrielle immédiate du site de Tarascon ». Pour « préserver toute cette filière industrielle qui permettrait d’assurer en particulier notre indépendance de production », précise les responsables FO de la Fédération Construction secteur Papier-carton et des départements des Bouches-du-Rhône et de Haute-Garonne.

  • Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Les joueurs du Rugby Club Toulonnais ont fait leur cartable et s’apprêtent à réaliser leur rentrée des classes. Quoi de mieux qu’un déplacement dans l’un des chaudrons du Top 14 pour se jauger sur cette entame de saison. Ce samedi à 19h05, le top départ du championnat offre à Toulon un déplacement à Jean-Dauger, à Bayonne. Un choc XXL pour commencer, devant une « peña » toujours bouillante.

    L’intersaison a été mouvementée du côté du stade Mayol avec une poignée d’arrivées emballantes sur le papier et l’intronisation de Franck Azéma en tant qu’entraîneur principal. Slimani, Albornoz, Cancoriet et bien sûr Gaël Fickou ont débarqué dans le Var. Enfant de La Seyne-sur-Mer, ce dernier va jouer le tout premier match de sa carrière avec le RCT. Il a même été immédiatement promu capitaine. Fort de ses 98 sélections avec le XV de France, Fickou souhaite directement embarquer les Toulonnais dans la bonne direction. « On a bien bossé durant toute la préparation et on a qu’une hâte : être sur le terrain. Cette année est hyper importante pour nous et on a cœur de bien débuter. »

    « Le championnat sera spectaculaire »

    Franck Azéma a aussi donné son avis sur l’attitude de son groupe : « Ils sont impatients. La présaison, pour les joueurs, c’est une période de souffrance. Maintenant, c’est derrière eux et il y a l’envie de savoir où chacun en est, sur la façon de jouer, de défendre. » L’ancien coach de Perpignan évoque aussi l’objectif d’avoir « un maximum de maîtrise » et d’être « clair dans ce que l’on a préparé ».

    Surtout que se déplacer à Bayonne dès la 1ère journée n’est pas une mince affaire, même si Gaël Fickou pointe que « pour moi, il n’y a pas de lieu idéal pour commencer la saison puisque toutes les équipes sont redoutables. Le championnat sera spectaculaire et très serré ». Après une décevante 9e place l’an passé, Toulon veut plus et cela passe déjà par une bonne prestation dans le Pays basque.

    1ère journée de Top 14

    Stade Jean-Dauger (19h05)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    BAYONNE : Orabe – Leveque, Maqala, Mori, Tambwe – Du Preez, Coly – Bruni, Uhila, Fischer – Paulos, Geraci – Setiano, Martin, Bordelai

    TOULON : Jaminet – Rebbadj, Smaili, Fickou, Ferté – Garcia, Serin – Mercer, Ollivon, Abadie – Cancoriet, Rebbadj – Sinckler, Baubignt, Ametlla

  • Quel avenir pour le moustique tigre et la dengue en France ?

    Quel avenir pour le moustique tigre et la dengue en France ?

    Sa marche vers le nord semble inarrêtable. Depuis qu’il est apparu en 2004 dans le sud de la France, le moustique tigre s’est implanté dans 83 des 96 départements métropolitains –soit deux de plus que l’an dernier. Une colonisation qui s’accompagne d’un risque de transmission de la dengue depuis les premiers en 2010. « Ils sont aujourd’hui généralement concentrés dans le sud de la France, souligne Andrea Radici, chercheur de l’IRD au laboratoire Mivegec de Montpellier. Mais qu’en sera-t-il demain ? »

    Le spécialiste de la modélisation des épidémies a effectué des projections jusque 2085 en se basant sur deux scénarios de réchauffement climatique : l’un médian, l’autre plus pessimiste. Publiés dans Global Change Biology, les résultats sont assez clairs : dès 2050, presque toute la population française vivra probablement dans des régions habitées par Aedes albopictus – le nom scientifique du moustique tigre. Seuls les territoires les plus en altitude des Alpes et des Pyrénées seront épargnés.

    Forcément, le risque de transmission de dengue s’étendra à une grande partie du territoire. « Il faut tout de même un certain niveau de température pour que le virus puisse incuber au sein du moustique, précise Andrea Radici. S’il ne fait pas assez chaud, le moustique meurt avant de pouvoir le transmettre. »

    Fin de la trêve hivernale ?

    Et le risque pourrait s’étendre dans la durée avec des conditions favorables dès le printemps et jusqu’à l’automne. « Les épidémies autochtones de dengue dépendent de cas importés depuis un pays tropical qui arrivent sur le territoire à un moment où les conditions sont favorables », rappelle le chercheur.

    Le risque le plus fort sera dans les zones moyennement peuplées -comme les quartiers résidentiels avec maisons et jardins– où il y a suffisamment d’humains pour que le moustique puisse se nourrir de leur sang et suffisamment de gîtes pour pondre ses œufs (dans les récipients susceptibles de retenir de l’eau comme les coupelles des pots de fleurs ou les jouets pour enfants). Une étude récente a également montré le rôle de l’eau stagnante dans les bouches d’égout et les chambres télécoms sur la voie publique. « Les zones urbaines, très densément peuplées et sans espaces verts sont moins propices », souligne Andrea Radici.

    Le risque d’épidémie autochtone de dengue pourrait-il exister toute l’année ? Les projections indiquent que les conditions climatiques pourraient le permettre le long des côtes méditerranéennes et du sud-ouest. Le moustique tigre pourrait s’épargner la diapause – cette capacité des œufs à entrer en dormance pendant l’hiver, le temps que les conditions redeviennent favorables. Cette faculté, acquise par le moustique pour s’adapter à nos climats tempérés, deviendrait alors non-nécessaire. « Mais cela reste un scénario très hypothétique et très pessimiste », tente de rassurer Andrea Radici.

  • Un chantier solidaire pour lancer l’année de l’école de commerce à Aix

    Un chantier solidaire pour lancer l’année de l’école de commerce à Aix

    Les premiers jours en école de commerce ne se sont pas déroulés dans les amphithéâtres, mais dans le bruit des scies. Depuis lundi, les premières années de l’ESSCA (école supérieure des sciences commerciales) se relaient sur un chantier solidaire mené sur les pelouses de l’Institut des Parons, établissement médico-social spécialisé dans l’accueil de personnes en situation de handicap.

    Dossards floqués aux couleurs de l’école sur le dos, ils sont une trentaine à manier scies et ponceuses, à s’essayer à la découpe et à l’assemblage de planches de bois. D’ici la fin de la semaine, tout un mobilier extérieur doit être installé dans l’un des espaces verts de l’institut afin de compléter le nouveau pôle autisme, qui accueille une quarantaine de personnes.

    Provoquer le « déclic »

    Sur le vaste site de l’institut, plusieurs aménagements ont déjà été construits par des étudiants. Voilà six ans que l’ESSCA fait appel à l’entreprise britannique Splash Projects pour impliquer ses premières années dans un chantier solidaire en guise de séminaire d’intégration. « Les communautés, les associations avec lesquels nous travaillons décident ce dont elles ont besoin (…). Nos designers dessinent, puis le projet est mené par nos clients, explique Meg, de Splash. On crée des passerelles ! »

    Côté direction, l’initiative permet d’implanter, dès les premiers jours de cursus, les « valeurs de l’ESSCA », juge Claire Bourgeois, directrice du campus aixois. Cette année, ils sont une centaine d’étudiants à participer au projet et à se relayer. Le chantier, débuté lundi, a été bouclé et inauguré ce vendredi 4 septembre. « Surtout, c’est une manière de se rencontrer totalement différente. D’être présents pour aider, pour construire puis de voir une inauguration ou les parents des résidents sont là. Ils ont l’occasion de voir que ce qu’ils font est utile », poursuit Claire Bourgeois.

    Emmanuelle Bodu, responsable de l’expérience étudiante, estime « que ce qu’ils font aujourd’hui, c’est découvrir ce qu’est manager en équipe, travailler en s’ouvrant aux autres ». Sur les autres sites de l’école, dont les campus de Malaga et de Budapest, des chantiers similaires se déroulent simultanément. Parmi les étudiants, l’initiative a pu être une surprise. « On ne pensait pas faire des travaux la première semaine. On se sent utiles », estime Jade, entre deux coupes de bois. À ses côtés, Lou trouve que le projet s’inscrit dans l’idée qu’elle se faisait du commerce. « J’ai aussi choisi (ce cursus) pour le côté associatif, on va se retrouver devoir évoluer avec différentes valeurs, qu’elles soient sociales, environnementales. » Pour cette avant-dernière matinée de chantier, plusieurs résidents de l’Institut, les éducateurs, se sont rendus sur le site pour constater l’évolution des travaux. « Ces jeunes sont en devenir et, demain, ce seront peut-être des managers. Cette petite journée, ça peut faire des déclics », estime Thierry Pouplier, directeur de l’Institut des Parons. Globalement, participer à l’inclusion dans le monde du travail.